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Elle vient de proposer sa candidature pour mener l’union de la gauche aux européennes 2024 et s’apprête à faire ses débuts dans TPMP sur C8, en tant que chroniqueuse. A presque 70 ans, l’ancienne ministre de l’écologie et finaliste de l'élection présidentielle en 2007 continue de faire parler d’elle.
Pour Code source, Pierre Maurer et Marcelo Wesfreid, journalistes au service politique du Parisien, reviennent sur le parcours de Ségolène Royal, marqué par les désillusions et ses multiples retours.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network
Archives : France 2, BFMTV, C8, INA, Europe 1, RMC
#politique #électionprésidentielle #segoleneroyal
Pour Code source, Pierre Maurer et Marcelo Wesfreid, journalistes au service politique du Parisien, reviennent sur le parcours de Ségolène Royal, marqué par les désillusions et ses multiples retours.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network
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00:02Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez Code Source, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11L'imogée de son poste d'ambassadrice en 2020, battue aux élections sénatoriales l'année suivante,
00:17Ségolène Royal n'a pas encore dit son dernier mot.
00:20A 69 ans, l'ancienne ministre socialiste fait parler d'elle en cette rentrée.
00:24Elle devient chroniqueuse chez Cyril Hanouna dans Touche Pas à Mon Poste
00:27et quelques jours avant ses débuts dans l'émission, fin août, elle avait annoncé, à la surprise générale,
00:33son intention de créer une liste en vue des prochaines élections européennes en 2024.
00:38Alors que signifie cet énième retour médiatique et politique ?
00:42Et qu'est-ce que le parcours de Ségolène Royal ces dernières années nous dit sur elle ?
00:46Élément de réponse dans Code Source avec deux journalistes du service politique du Parisien,
00:50Pierre Morer en charge de la gauche et Marcel Ovest-Fred, le chef adjoint de ce service.
01:05Pierre Morer, cette année, à la fin du mois de juin, le Parisien dévoile l'arrivée d'une nouvelle recrue
01:10à la rentrée dans l'émission de Cyril Hanouna, Touche Pas à Mon Poste,
01:13une recrue qui n'est autre que Ségolène Royal.
01:16Oui, c'est une surprise pour tout le monde à ce moment-là,
01:18puisque Ségolène Royal avait été écartée peu à peu de plusieurs chaînes télé ces derniers mois.
01:23En fait, on comprend qu'elle va présenter une chronique une fois par semaine
01:27pour décrypter un sujet de l'actualité politique.
01:30Elle doit débuter cette chronique le jeudi 14 septembre,
01:34et cela correspond plutôt bien à l'ancienne finaliste de la présidentielle de 2007,
01:39puisque depuis un an, elle cherche à revenir en politique.
01:42Alors, au-delà de cette émission, on va voir ensemble pourquoi Ségolène Royal fait tant parler d'elle en cette
01:48rentrée,
01:48mais avant cela, on va retracer son parcours ces dernières années.
01:52Pour rappel, Ségolène Royal a été la compagne de François Hollande,
01:55avec qui elle a eu quatre enfants.
01:57Sous l'étiquette du Parti Socialiste, elle a effectué plusieurs mandats locaux pendant plus de 30 ans,
02:02conseillère générale, députée des Deux-Sèvres, présidente de la région Poitou-Charentes.
02:07Elle a été ministre dans les gouvernements de Lionel Jospin entre 1997 et 2002.
02:13Le moment phare de sa carrière politique, c'est l'élection présidentielle de 2007.
02:18Elle accède au second tour face à Nicolas Sarkozy.
02:21Je remercie du fond du cœur les près de 17 millions d'électeurs
02:25qui m'ont accordé leur confiance et je mesure leur déception et leur peine.
02:31À partir de là, Marcelo Vesfret, ça se passe beaucoup moins bien pour elle.
02:352007, c'est vraiment l'acmé de sa carrière,
02:38puisqu'elle est la première femme en France à accéder à la finale de la présidentielle.
02:42Et derrière, c'est la descente, presque la descente aux enfers, ou en tout cas une dégringolade.
02:47Tout commence avec le congrès de Reims en 2008.
02:50Elle brigue le poste de première secrétaire du Parti Socialiste.
02:53Elle n'obtient pas cette place et c'est Martine Aubry qui prend la tête du Parti Socialiste.
02:58Ensuite, elle tente de se relancer et de briguer la désignation à la primaire de 2011.
03:04C'est une vraie désillusion puisqu'elle arrive quatrième derrière Arnaud Montebourg.
03:08C'est quasiment humiliant quand on a été comme ça finaliste de la présidentielle.
03:11C'est beaucoup de choses données et beaucoup de déceptions.
03:15Pour tous ceux qui m'ont soutenu, c'est très dur.
03:18Et enfin, dernière étape, 2012.
03:20François Hollande vient d'être élu à la présidence de la République
03:24et elle est battue aux législatives sur fond de dissidence face à un autre socialiste.
03:29Le résultat de ce soir est le résultat d'une trahison politique.
03:35Cette descente aux enfers s'arrête finalement en 2014.
03:38François Hollande est au pouvoir depuis deux ans.
03:40Elle est à ce moment-là nommée dans le gouvernement Valls.
03:42Un poste très important, à savoir ministre de la Transition écologique.
03:46L'écologique est un thème sur lequel elle est présente depuis des années
03:50et l'énergie avec toute la question nucléaire notamment.
03:53Pendant la présidentielle de 2017, elle apporte son soutien à Emmanuel Macron
03:57et prend ses distances avec le Parti Socialiste.
04:00Une fois élu président, Emmanuel Macron lui confie un rôle.
04:03Lequel ?
04:04Elle est désignée ambassadrice pour les négociations internationales sur le climat
04:09pour les pôles, Antarctique-Arctique.
04:11Elle prend en fait la succession de Michel Rocard qui est décédé en juillet 2016.
04:15Alors elle est censée participer à différentes instances comme le Conseil de l'Arctique
04:19qui permettent de faire discuter à un certain nombre de pays
04:22qui ont des influences sur ces territoires.
04:25Ce n'est pas le plus grand poste de la diplomatie
04:27mais c'est un poste qui permet d'avoir des moyens d'abord
04:29et puis de jouer un rôle, de rester positionnée sur quelque chose qui est un marqueur pour elle
04:33puisque Ségolène Royal s'est longtemps présentée, continue à dire qu'elle est la présidente de la COP21 de Paris.
04:40En fait, elle a partagé cette responsabilité avec Laurent Fabius à l'époque.
04:45Au fil du temps, elle n'hésite pas à prendre la parole pour critiquer ouvertement le président et sa politique.
04:50Oui, alors notamment sur la perspective d'une réforme des retraites, sur l'hôpital public, sur les services publics.
04:56Il y a eu plusieurs problèmes dans le mode de gouvernance.
04:59Une accumulation de décisions mal préparées
05:02qui ont frappé très directement le niveau de vie des plus modestes d'entre nous.
05:07Tous les citoyens qui ont voté pour Emmanuel Macron
05:09n'ont pas voté pour casser le système de retraite, pour casser l'hôpital public.
05:13Elle s'exprime de plus en plus ouvertement,
05:16faisant fi de devoirs de réserve que n'importe quel ambassadeur est censé avoir.
05:21Au mois de novembre 2019, la cellule Investigation de Radio France publie une longue enquête
05:25qui met en doute l'implication de Ségolène Royal à son poste d'ambassadrice des pôles.
05:30Que dit cet article en résumé ?
05:32Alors l'enquête pointe notamment des frais de mission très élevés,
05:37voiture avec chauffeur, des collaborateurs qui sont emmenés ici ou là
05:41pour des missions qui ne semblent pas avoir de rapport direct avec la question des pôles.
05:46Il y a même une enquête qui est ouverte auprès du parquet national financier
05:50qui se soldera par un classement sans suite.
05:53Il n'empêche, au-delà de la question des moyens financiers,
05:56c'est vrai et ça s'est avéré qu'elle a été assez peu présente sur ces missions purement diplomatiques.
06:04Est-il vrai que le président de la République va mettre un terme aux fonctions de Ségolène Royal ?
06:08C'est effectivement à l'ordre du jour ce matin du Conseil des ministres.
06:11Deux mois plus tard, le vendredi 24 janvier 2020,
06:14elle est limogée de son poste d'ambassadrice.
06:16Ce n'est pas une surprise pour elle ?
06:18Non, elle l'avait déjà un petit peu anticipée en créant d'ailleurs une association,
06:23en essayant de monter un peu au créneau,
06:24en essayant quelque part de se victimiser un petit peu
06:27en expliquant que sa liberté de parole, elle y tenait, elle la garderait.
06:32En réalité, la situation était absolument intenable
06:35et donc elle est limogée en Conseil des ministres,
06:38ce qui est quand même assez cocasse
06:40quand on pense qu'elle a été nommée deux ans plus tôt par le chef de l'État.
06:43Un an après son limogéage, en février 2021,
06:46Ségolène Royal annonce qu'elle se présente aux élections sénatoriales
06:50qui doivent renouveler de moitié la Chambre haute.
06:53Marcel Ovest-Fret, pourquoi le Sénat ?
06:55Alors, c'est moins par amour immodéré de la Chambre haute,
06:59on ne va pas se raconter l'histoire,
07:00que parce qu'elle cherche à ce moment-là à se relancer avec un mandat d'élu.
07:04Elle fait partie des gens qui sont toujours les yeux rivés sur l'élection qui arrive.
07:08Il se trouve qu'il y a à ce moment-là un renouvellement partiel du Sénat.
07:12Elle prépare son coup, elle réadhère au Parti Socialiste dans sa section de Boulogne,
07:17là où elle a toujours habité en région parisienne.
07:19Elle se présente et l'avantage à ce moment-là,
07:22elle choisit une circonscription des Français d'étrangers.
07:24C'est-à-dire qu'elle n'a pas besoin d'avoir un attachement particulier à un territoire.
07:28C'est des élections qui couvrent des zones extrêmement larges,
07:32avec un corps électoral très faible,
07:34ce qui laisse un peu ouvertes toutes les possibilités.
07:36Elle le dit aussi en privé,
07:38une élection est toujours un tremplin pour l'élection suivante.
07:43Cette candidature, Pierre Maurer,
07:44elle est vivement critiquée, notamment par les socialistes.
07:47Oui, parce qu'en fait, Ségolène Royal présente sa liste
07:50comme une liste qui dépasse les clivages,
07:53un peu à l'image de ce qu'avait fait Emmanuel Macron en 2017.
07:56Et la direction du PS lui reproche notamment la présence d'un ancien proche
08:00de François Fillon sur la liste.
08:02Et le Parti Socialiste décide de miser sur le candidat officiel du parti
08:07qui s'appelle Yann Chantrel.
08:09Le scrutin se déroule le dimanche 26 septembre 2021
08:12et Ségolène Royal est battue très sévèrement.
08:15Puisante, humiliante, défaite très lourde, très sévère, très sévère.
08:19Elle a eu 11 voix.
08:20Elle ne recueille que 2% des suffrages,
08:23soit 11 voix sur 533.
08:25C'est une véritable claque pour elle,
08:27d'autant qu'elle avait repris sa carte au Parti Socialiste,
08:30spécifiquement pour l'élection sénatoriale.
08:32Et elle finit par concéder,
08:34quand même plutôt dépité d'ailleurs aux Parisiens.
08:37J'espérais davantage,
08:39ce serait malhonnête de dire le contraire.
08:42Mais jamais abattue,
08:43elle accuse à nouveau le PS d'avoir joué la division.
08:47Après ce résultat,
08:48elle ne se présente pas à l'élection présidentielle de 2022.
08:52Chez les socialistes, c'est une autre personnalité,
08:54la maire de Paris, Anne Hidalgo,
08:56qui se lance dans la course.
08:57Mais sa campagne ne décolle pas.
08:59Le mercredi 16 février 2022,
09:02Ségolène Royal est invitée sur le plateau de BFM TV.
09:05Qu'est-ce qu'elle dit pendant cette interview ?
09:07Eh bien, elle prend très clairement position
09:09pour le candidat de la France insoumise,
09:11Jean-Luc Mélenchon.
09:12Il faut que les responsables se réunissent
09:14et disent quel est,
09:14même si à tel ou tel,
09:16à tel ou tel défaut,
09:17regardons aussi ce qui nous rassemble
09:19et pas ce qui nous divise.
09:20Quel est le vote utile à gauche ?
09:21Et le vote utile à gauche,
09:22c'est Jean-Luc Mélenchon.
09:23C'est une petite déflagration
09:24dans le microcosme politique
09:26et particulièrement à gauche,
09:27parce que la campagne d'Anne Hidalgo,
09:30elle est au plus bas.
09:31La candidate socialiste
09:33n'arrive jamais à décoller.
09:34Et ce soutien de Ségolène Royal
09:37à Jean-Luc Mélenchon
09:37se révélera déterminant
09:39pour les insoumis,
09:41notamment dans les analyses
09:42qu'ils feront après la campagne
09:44sur la bascule du vote
09:46des électeurs socialistes
09:47pour l'ancien sénateur socialiste,
09:49Jean-Luc Mélenchon.
09:50Cette déclaration,
09:51j'imagine qu'elle ne contente pas
09:52tout le monde à gauche.
09:53Mais évidemment,
09:54beaucoup sont surpris,
09:55puisque en quelques années,
09:56Ségolène Royal est quand même passé
09:58d'Emmanuel Macron
09:59à Jean-Luc Mélenchon,
10:00qui, sur le fond politique,
10:02n'ont rien à voir,
10:03ne défendent pas la même chose.
10:04Donc,
10:06Ségolène Royal fait le grand écart.
10:07Par la suite,
10:08Ségolène Royal apparaît régulièrement
10:10sur les plateaux télé
10:11pour commenter l'actualité.
10:12Elle est même recrutée
10:13sur BFM TV
10:14en tant que chroniqueuse.
10:16Marcelo Vesprette,
10:17c'est quelqu'un dont la parole
10:18compte encore à ce moment-là ?
10:19D'abord,
10:19elle a une notoriété
10:20comme très peu de personnalités politiques l'ont.
10:23Elle a été finaliste
10:24de la présidentielle,
10:24donc elle est connue.
10:25Elle a été sur les affiches
10:26dans tous les villages de France.
10:28Elle a une liberté de ton.
10:30Ce n'est pas une apparatchique.
10:31Elle dit des choses
10:32qui sont un peu,
10:33des fois,
10:34des flagratoires.
10:35Parfois,
10:36on s'y perd un petit peu
10:37dans la cohérence
10:38de ses discours
10:39parce qu'elle peut dire
10:40parfois
10:41une chose et son contraire
10:42avec un petit brin
10:44d'opportunisme
10:45dans ses propos.
10:46Mais en tout cas,
10:46ça devient une bonne cliente,
10:48comme on dit,
10:49pour les médias.
10:50Elle est d'abord chroniqueuse
10:51sur LCI,
10:51puis chroniqueuse à BFM.
10:53Donc,
10:53c'est un personnage
10:54qui intéresse.
10:55Et elle,
10:55elle y trouve son compte
10:56puisqu'elle a besoin
10:57de se relancer.
10:57Elle n'est plus un personnage
10:58actif politiquement.
11:00Elle devient à ce moment-là
11:02commentatrice médiatique.
11:04Le 1er septembre 2022,
11:06toujours sur BFM TV,
11:08elle est interrogée
11:08sur la guerre en Ukraine
11:10et plus précisément
11:11sur des frappes
11:12de l'armée russe
11:12qui viennent d'avoir lieu.
11:14Racontez-nous cette séquence,
11:15Pierre Morer.
11:15Ce jour-là,
11:16en fait,
11:16les Russes ont bombardé
11:18une maternité ukrainienne
11:20et ça fait immédiatement
11:21le tour du monde.
11:23Et malgré les preuves flagrantes,
11:25Ségolène Royal met en doute
11:26ces crimes de guerre
11:28de l'État poutinien.
11:29Elle dénonce notamment
11:30une propagande de guerre
11:32par la peur
11:32de la part du président ukrainien
11:34Volodymyr Zelensky.
11:35Vous pensez bien
11:36que s'il y avait eu
11:37la moindre victime,
11:38le moindre bébé
11:39avec du sang,
11:40à l'heure des téléphones portables,
11:42on les aurait eus.
11:42En gros,
11:43elle tient en direct
11:44des propos complotistes.
11:46Et cette séquence
11:47déclenche une très vive polémique.
11:48Oui,
11:49puisqu'elle tient des propos
11:50qui avalisent la propagande
11:51du régime de Vladimir Poutine
11:53en pleine guerre
11:54alors que la France
11:55s'est positionnée.
11:56Et face à la polémique,
11:58elle finit carrément
11:59par être écartée de l'antenne
12:00par le patron de BFM TV,
12:03Marc-Olivier Fogiel.
12:04En clair,
12:05Ségolène Royal
12:05devait revenir sur la chaîne
12:07en plateau,
12:08en direct,
12:09pour s'expliquer
12:10de cette sortie.
12:11Mais elle ne s'y est pas présentée
12:12ce qui a précipité son départ.
12:14Cette séquence
12:14l'a vraiment décrédibilisée ?
12:16À partir de ce moment-là,
12:17son image est quand même
12:19terriblement abîmée.
12:21Donc s'ensuit une période
12:22de véritable creux médiatique
12:24pour elle.
12:25Son seul moyen d'expression
12:26reste son compte Twitter
12:28où elle continue d'être active
12:30et elle s'attèle
12:31à l'écriture d'un nouveau livre.
12:34Cette année,
12:35au mois d'avril,
12:36Ségolène Royal
12:36accepte l'invitation
12:38de Cyril Hanouna
12:39dans « Touche pas à mon poste »
12:40pour faire la promotion
12:41de son dernier livre.
12:43À un moment,
12:43l'animateur lui demande
12:44si elle pourrait
12:45refaire campagne
12:46pour la présidentielle.
12:47Oui,
12:48elle dit qu'une campagne
12:49présidentielle,
12:49c'est extraordinaire,
12:51qu'une campagne présidentielle,
12:52elle pourrait en refaire une
12:54et on comprend à l'image
12:56et dans ses mots
12:57qu'elle ne serait pas contre.
12:58C'est magnifique
12:59parce que c'est un dialogue
13:00avec le peuple,
13:01avec les gens,
13:02c'est extraordinaire
13:03une campagne présidentielle.
13:04Donc Cyril Hanouna
13:05la relance
13:05et l'interroge
13:06sur ses ambitions
13:07pour 2027.
13:08Vous le referiez ?
13:10Une campagne présidentielle ?
13:11Oui.
13:11Bien sûr, je le referie.
13:12Et elle n'écarte pas
13:13cette perspective
13:14en disant que
13:15c'est l'histoire
13:16qui décidera.
13:17Les gens sont tellement
13:18fatigués,
13:18des égaux
13:20et des itinéraires personnels.
13:23Je ne sais pas,
13:23c'est l'histoire
13:24qui décidera.
13:25C'est le moment
13:25qui décidera.
13:26Moi, je ne demande rien.
13:30On en revient donc
13:31au début de cet épisode.
13:32Pierre Moraire,
13:33après ce passage
13:33dans Touche pas à mon poste,
13:34on apprend fin juin
13:35que Cyril Hanouna
13:36a décidé de recruter
13:38Ségolène Royal
13:39dans l'émission.
13:40Au début de l'été,
13:41elle fait aussi
13:42beaucoup parler d'elle
13:42après une série de tweets
13:44qui font polémique.
13:45Oui, Ségolène Royal,
13:46elle aurait du mois de juillet,
13:47elle tweet avec frénésie,
13:48un peu sur tout
13:49et n'importe quoi.
13:50Elle a commencé
13:51par une histoire
13:52de glaçons
13:53où elle dit
13:54qu'on ferait payer
13:55les glaçons
13:56dans les bars,
13:56ce qui s'apparente
13:57à une fake news.
13:59Mais plus particulièrement,
14:00elle tweet beaucoup
14:01sur la disparition
14:03du petit Émile
14:04qui inquiète le pays
14:05puisqu'elle s'interroge
14:07sur l'enquête policière
14:09en disant
14:09est-ce que les policiers
14:10ont bien fouillé
14:11les maisons alentours,
14:12etc.
14:13Ces interrogations frénétiques
14:15exprimées sur Twitter
14:16entraînent
14:17de nombreuses railleries
14:19d'internautes
14:20et de responsables politiques,
14:21notamment dans son ancien camp,
14:23le PS.
14:23Marcel Ovest-Fred,
14:25le dimanche 30 juillet,
14:26vous signez
14:26dans Le Parisien
14:27avec Pierre Moraire
14:28un papier intitulé
14:29« À quoi joue
14:30Ségolène Royal ? »
14:31Vous pensez
14:32qu'elle prépare quelque chose ?
14:33Oui, parce que le passage
14:35d'un certain silence médiatique
14:37a tout à coup
14:37une frénésie de tweets
14:39apparaît un peu
14:40comme une sorte
14:40de préparation d'artillerie
14:41on dirait
14:41dans le vocabulaire militaire.
14:43Derrière, on sait
14:44qu'elle va nous préparer
14:46une rentrée
14:46où elle a déjà
14:47cranté quelques rendez-vous.
14:48Elle sera chez les Insoumis,
14:50elle sera à la rentrée
14:51politique des socialistes.
14:54Derrière, elle fait son retour
14:56sur les plateaux.
14:57On vient d'en parler
14:58avec Cyril Hanouna.
15:00Tout ça commence
15:01à ressembler à quelque chose
15:02d'un peu orchestré,
15:03à quelques mois
15:03des élections européennes
15:05de juin 2024.
15:07Donc on se dit
15:07avec Pierre,
15:08il y a sans doute là
15:09quelque chose
15:09qui n'est pas juste
15:11un peu d'agitation médiatique
15:12mais sans doute
15:13quelque chose
15:14qui s'apparente
15:14comme une préparation
15:15en vue d'une initiative politique.
15:18Tous les deux,
15:18vous vous mettez
15:19à passer des coups de fil
15:20et les politiques
15:21que vous contactez,
15:21Pierre Morer,
15:22ne sont pas tendres
15:24avec elle.
15:24Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
15:25Pour beaucoup
15:26de ses anciens camarades socialistes
15:27Ségolène Royal,
15:28ça fait des années
15:29qu'elle se perd,
15:30qu'elle va là
15:31où le vent l'amène
15:32et qu'ils ont bien du mal
15:34à croire encore
15:35dans son potentiel.
15:37Certains vont même
15:37jusqu'à la comparer
15:38à Gérard Depardieu,
15:40le célèbre acteur,
15:41à la peine
15:41pour participer
15:42à des films
15:42depuis ses accusations
15:44de viol.
15:45Et d'une certaine manière
15:46pour eux,
15:46comme lui,
15:47Ségolène Royal,
15:48c'est une ancienne rockstar
15:49de la politique
15:49qui n'arrive pas
15:50à lâcher la rampe.
15:51On en vient à la date
15:52du vendredi 25 août.
15:54Ce jour-là,
15:54Ségolène Royal est invitée
15:55aux journées d'été
15:56de la France Insoumise
15:57à Châteauneuf-sur-Isère
15:59près de Valence
15:59dans la Drôme.
16:00En fin d'après-midi,
16:01elle fait une annonce.
16:02Je vais conduire une liste
16:03pour les élections européennes.
16:05Une liste d'union.
16:06Oui,
16:06c'est une totale surprise.
16:07En fait,
16:08Ségolène Royal,
16:08elle prend tout le monde
16:10de court
16:10en annonçant
16:11qu'elle a l'intention
16:12de prendre la tête
16:13d'une liste d'union
16:14des gauches,
16:15notamment avec le soutien
16:16des défis.
16:17Et en espérant
16:17que cette dynamique
16:18d'union
16:20va rencontrer
16:20les aspirations profondes
16:22de l'électorat de gauche...
16:24Elle est relancée
16:24plusieurs fois
16:25par les journalistes
16:26sur place
16:26qui sont tous interloqués
16:28et elle répond bien
16:30oui, oui,
16:30c'est mon intention.
16:31Je veux porter
16:32une liste d'union
16:33aux européennes.
16:34Vous l'avez dit,
16:35à ce moment-là,
16:35tout le monde est surpris.
16:36Pourquoi ?
16:37C'est une décision
16:37qu'elle a l'air
16:38d'avoir prise sur le coup ?
16:39Il y a un certain flou
16:41qui est entretenu
16:42à ce moment-là
16:42de la part de Ségolène Royal
16:44et de la part
16:45des dirigeants
16:46de la France Insoumise.
16:47En tout cas,
16:48ce qu'on peut expliquer,
16:49c'est que ça fait déjà
16:49un moment
16:50que Ségolène Royal
16:51discute avec les dirigeants
16:53de la France Insoumise,
16:54notamment Manuel Bompard,
16:55Jean-Luc Mélenchon,
16:56et qu'avant
16:57de faire cette déclaration
16:59aux Amphis,
17:00aux universités d'été
17:01de la France Insoumise,
17:03elle a eu un entretien
17:04avec Manuel Bompard
17:05et Jean-Luc Mélenchon.
17:07Déjà,
17:08au mois de juin,
17:09Manuel Bompard
17:09confiait notamment
17:10aux Parisiens
17:11que s'il fallait mettre
17:13Ségolène Royal
17:13tête de liste
17:14aux élections européennes
17:15pour réunir toute la gauche,
17:16lui, ça ne lui posait pas
17:17du tout de problème.
17:19Factuellement,
17:19rien n'a été
17:22véritablement acté
17:22entre eux
17:23et cette déclaration
17:24de Ségolène Royal,
17:25elle sert à la fois
17:27Ségolène Royal
17:27et les dirigeants
17:29de la France Insoumise.
17:29Donc,
17:30sa volonté
17:30de rassembler
17:31tout le monde
17:32derrière elle
17:32pour présenter
17:33une liste commune
17:34de gauche
17:35aux européennes,
17:35comment est-ce qu'elle est
17:36accueillie
17:37par les autres partis ?
17:38Eh bien,
17:39plutôt froidement,
17:40puisque la NUP
17:41s'est divisée
17:42depuis de longs mois
17:44sur la question
17:45de partir ensemble
17:46ou non
17:46à l'élection européenne.
17:47Les Verts,
17:48depuis le début,
17:49ont dit qu'ils iraient seuls
17:50et cette proposition
17:51de Ségolène Royal
17:52ne change pas
17:53leur volonté.
17:54C'est aussi le cas
17:55des socialistes
17:55qui répètent
17:56depuis longtemps
17:56que si les Verts
17:58n'acceptent pas
17:58de faire une liste
17:59avec les autres partenaires
18:00de la NUP,
18:01ils n'iront pas non plus.
18:02Donc,
18:02finalement,
18:03cette initiative,
18:04cette proposition,
18:05c'est un peu
18:06un coup d'épée
18:06dans l'eau,
18:07d'autant qu'une semaine
18:08plus tard,
18:09une semaine après
18:10cette proposition
18:11de Ségolène Royal,
18:12la direction
18:13de la France insoumise
18:14fait un communiqué
18:15où elle répète
18:16sa volonté,
18:18en tout cas,
18:18sa proposition
18:19de former une liste
18:20avec une tête de liste
18:21écologiste
18:22et rappelle
18:23que sa chef de file
18:24pour les élections européennes
18:25est l'eurodéputée insoumise
18:27Manon Aubry.
18:29Pierre Mauraire,
18:30malgré ce que vous venez
18:31d'expliquer,
18:32Ségolène Royal estime
18:33qu'elle peut quand même
18:34rassembler à gauche
18:36Ségolène Royal,
18:37c'est un animal politique
18:39et pour l'instant,
18:40elle est convaincue
18:41que sa proposition
18:42est bonne
18:43et elle travaille déjà
18:44à sa future campagne
18:45et en tout cas,
18:46elle est très loin
18:47d'abandonner
18:49l'idée
18:49de porter
18:50une liste d'union
18:51de la gauche
18:52aux Européens.
18:52Marcel Ovest-Fred,
18:53Ségolène Royal
18:54n'arrêtera jamais
18:55la politique ?
18:56On peut dire ça
18:57comme ça.
18:57Tout à l'heure,
18:58on l'a eu au téléphone
18:58juste avant ce podcast
18:59et elle nous disait
19:00oui, il y a des fenêtres
19:01qui se ferment.
19:02On vient d'en parler,
19:03le fait que sa liste d'union
19:04pour l'instant
19:05est fraîchement accueillie
19:05par ses partenaires
19:06mais quand une fenêtre
19:07se ferme,
19:07une autre s'ouvre,
19:08elle nous a dit.
19:09Ça veut dire quoi ?
19:10Ça veut dire qu'elle pense
19:11que la vie politique
19:12n'est en fait jamais écrite
19:13jusqu'au dernier moment.
19:15Elle a 69 ans
19:16mais en politique,
19:17est-ce que c'est si vieux que ça ?
19:18Bayrou a plus de 70 ans,
19:20Mélenchon a plus de 70 ans,
19:22le président brésilien
19:23a été réélu,
19:24il a 77 ans,
19:26Biden a 80 ans passé.
19:28Vraiment,
19:29en politique,
19:30en fait,
19:30vous pouvez,
19:30tant que vous avez
19:32du dynamisme continué.
19:33Elle,
19:33elle sent des coups,
19:34elle se dit
19:35qu'il y a encore
19:35des choses à jouer.
19:36Elle a réussi
19:37à éclipser,
19:38à être en tout cas
19:39l'un des événements
19:40politiques de cette rentrée.
19:41Elle se dit
19:42que même si ça semble compliqué,
19:43elle a toujours
19:44sa bonne étoile.
19:55Merci à Pierre Morer
19:56et Marcelo Vestfred.
19:57Cet épisode de Code Source
19:58a été produit par Raphaël Pueillot
20:00et réalisé par Pierre Chaffanjon.
20:02Code Source,
20:03c'est le podcast quotidien
20:04d'actualité du Parisien.
20:05Nous publions un nouvel épisode
20:07chaque soir de la semaine,
20:08du lundi au vendredi.
20:09Alors abonnez-vous
20:10sur votre plateforme audio
20:12préférée pour n'en rater aucun.
20:13Et puis si vous avez des choses
20:15à nous dire,
20:15si vous voulez nous faire des retours,
20:17c'est possible à cette adresse
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