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La maire de Paris a annoncé qu’elle ne briguerait pas de troisième mandat lors des élections municipales de 2026. Les socialiste vont devoir choisir un candidat pour lui succéder, et la droite, de son côté, est divisée. Cet épisode de Code source est raconté par deux journalistes de l’édition de Paris du Parisien, Alexis Bisson, en charge de la politique, et Florent Hélaine, chef de cette édition.
Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Production : Clémentine Spiler, Clara Garnier-Amouroux, Thibault Lambert et Clara Grouzis - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network
Archives : INA, RTL
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00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Le 25 novembre, la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé qu'elle ne sera pas candidate à sa
00:17succession en 2026.
00:19Elle a désigné un dauphin, le sénateur socialiste de Paris, Rémi Ferraud, mais le PS est divisé.
00:25L'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, s'est porté candidat huit jours plus tôt.
00:32De son côté, Rachida Dati, la maire du 7e arrondissement et ministre de la Culture, espère devenir la candidate unique
00:39des macronistes et des républicains, mais la droite aussi est divisée.
00:43La campagne électorale pour les municipales 2026 à Paris est lancée.
00:47On fait le point dans Codesources aujourd'hui avec Alexis Bisson, en charge de la politique, à l'édition de
00:52Paris, du Parisien, et Florent Hélène, qui dirige cette édition.
01:05Anne Hidalgo est officiellement maire de Paris, donc une semaine après son élection a été enterrinée par le vote du
01:11Conseil de Paris ce matin.
01:12À 54 ans, elle devient la première femme à prendre la tête de la capitale.
01:17Florent Hélène, rappelez-nous comment l'ancien maire, Bertrand Delanoé, avait choisi Anne Hidalgo pour lui succéder.
01:23Elle s'était lancée en septembre 2012 et elle avait été élue en mars 2014.
01:28Ce qui surprend quand on se replonge dans cette campagne de 2014, c'est à quel point Anne Hidalgo s
01:33'était lancée tôt dans la campagne.
01:34Donc le 4 septembre 2012, c'est quand même 20 mois avant l'élection.
01:38On y voit deux objectifs pour elle.
01:41Le premier, c'est de se faire connaître, parce qu'elle souffrait d'un déficit de notoriété.
01:44Elle était première adjointe de Bertrand Delanoé, mais on sait que c'est le maire de Paris qui prend toute
01:49la lumière.
01:50Et c'était aussi le moyen pour elle d'empêcher la concurrence, en étant désignée très tôt par Bertrand Delanoé,
01:55qui l'a très vite poussée sur le devant de la scène pour dire, voilà, c'est Anne Hidalgo, mon
02:01choix, ça doit être elle la candidate socialiste pour l'élection 2014.
02:05Cette fois-ci, l'histoire est plus compliquée pour plusieurs raisons.
02:08On va voir ça dans cet épisode de Codesources.
02:11Anne Hidalgo a annoncé le 25 novembre qu'elle ne se représentera pas en 2026, mais dans son parti, le
02:17PS, il y a deux candidats à sa succession.
02:21Pour bien comprendre, on commence cet épisode de Codesources le 11 janvier 2024.
02:25Emmanuel Macron choisit la maire du 7e arrondissement, Rachida Dati, l'ancienne ministre de la Justice, comme ministre de la
02:32Culture.
02:32Et très vite, une rumeur court, Alexis Bisson, il y aurait eu un accord entre Rachida Dati et le président.
02:39Personne ne s'y attend, ça prend un peu tout le monde de court, on a du mal à comprendre
02:42pourquoi Rachida Dati a ce poste.
02:45Très vite, il y a cette petite musique qui tourne dans les médias, on comprend en fait qu'il y
02:49aurait eu un pacte entre Rachida Dati elle-même et le président Macron.
02:53Alors ce pacte, il dit quoi ? En gros, Rachida Dati dit banco pour aller au gouvernement.
02:58Mais en retour, elle demande au président Macron de lui laisser le champ libre pour les municipales de 2026.
03:05À savoir, en gros, tu ne mets pas de candidat macroniste et tu me laisses le champ libre pour faire
03:10l'union LR-Macron.
03:11Donc un pacte pour aider Rachida Dati à potentiellement devenir maire de Paris. Ça, on sait si c'est vrai
03:17?
03:17Ça a toujours été démenti. Quasiment au lendemain de la nomination de Rachida Dati au ministère de la Culture, le
03:23Parisien fait une interview.
03:24Je demande à Rachida Dati si cet accord est vrai. Et à sa manière, elle m'envoie un peu balader
03:30et me répond.
03:31Vous imaginez bien que ce n'est pas une discussion qu'on a quand on a une discussion pour être
03:35nommé ministre.
03:36Les réactions sont parfois virulentes après cette nomination, notamment Alexis Bisson dans le cas d'Anne Hidalgo.
03:41Bien sûr, la gauche ne va pas se priver de cogner sur sa rivale favorite.
03:47On ne se prive pas de lui rappeler qu'elle-même a beaucoup critiqué par le passé le président Macron.
03:52En marche, c'est quoi ? C'est des traites de gauche, des traites de droite ?
03:56Donc là, on crie à la trahison forcément.
03:59Anne Hidalgo, elle-même, dans un tweet, va écrire « Bon courage aux acteurs du monde de la culture ».
04:05C'est Emmanuel Grégoire, qui est donc le premier adjoint en place d'Anne Hidalgo, qui va taper le plus
04:10fort.
04:11Lui, il va carrément sur le terrain judiciaire et dans un tweet, il écrit « Avant, un ministre mis en
04:16examen devait démissionner.
04:17Maintenant, une mise en examen pour corruption peut être nommée ministre ».
04:21Il faut rappeler qu'à cette époque-là, déjà, Rachida Dati est mise en examen pour corruption dans l'affaire
04:26Nissan.
04:29Florent Hélène, entre Anne Hidalgo et son premier adjoint, Emmanuel Grégoire, les relations sont tendues à cette période.
04:35Elles le sont depuis le retour d'Anne Hidalgo à la présidentielle de 2022,
04:39où elle avait été candidate et elle avait fait un score très très faible de 2% environ.
04:44À son retour, Anne Hidalgo retrouve un Emmanuel Grégoire bien installé dans le fauteuil quasiment de mer.
04:50On voit qu'il a su gérer l'hôtel de ville, qu'il est devenu quasiment un peu incontournable.
04:56Et à ce moment-là, Emmanuel Grégoire laisse filtrer qu'il a eu le sentiment d'être devenu un peu
05:00indésirable.
05:02Début 2024, c'est donc le moment où Emmanuel Grégoire s'affranchit clairement d'Anne Hidalgo.
05:06Il déclare que le moment est venu de s'affirmer davantage.
05:10Et ça, forcément, ça ne plaît pas à Anne Hidalgo.
05:12Et là, il faut faire un petit retour en arrière, un flashback.
05:15Dès le mois de février 2023, un article du Figaro avait expliqué en résumé
05:20qu'Emmanuel Grégoire préparait son équipe de campagne pour les municipales 2026, Alexis Bisson.
05:26Oui, alors il ne le dit pas encore officiellement, mais on comprend que dans sa tête, sa décision est déjà
05:32prise.
05:33Il veut en être pour 2026.
05:35Il fait savoir qu'il se prépare depuis longtemps, qu'il se prépare méthodiquement.
05:39Et qu'il a pour ça déjà constitué autour de lui une équipe qui travaille en vue de ce scrutin
05:442026.
05:45Et du côté de la maire Anne Hidalgo et de son entourage, c'est Silence Radio.
05:49Mais on a tous bien compris que la bataille des municipales, elle commence déjà à ce moment-là.
05:53On en revient à 2024, arrivent les élections européennes du dimanche 9 juin.
05:58Victoire du RN de Jordan Bardella.
06:01Emmanuel Macron dissout l'Assemblée.
06:03Le premier adjoint d'Anne Hidalgo y voit une opportunité.
06:06On a l'impression qu'il tente un coup politique.
06:08Il décide de quitter son poste de premier adjoint pour se présenter aux élections législatives.
06:14Alors officiellement, il dit que c'est pour aider son parti à faire face à la menace du Rassemblement National.
06:18Sauf que la menace à Paris, elle n'existe pas.
06:21On sait que jamais le Rassemblement National n'a fait de score important.
06:25Ce qu'on peut plutôt supposer, c'est que c'est pour prendre son envol définitivement, pour sortir de l
06:30'ombre.
06:31Car il a un déficit de notoriété lui aussi.
06:33Et donc il a besoin de se faire connaître.
06:35Il a besoin d'exister au-delà d'Anne Hidalgo.
06:38Et donc il se présente aux élections législatives.
06:41Et puis c'est peut-être une manière de quitter cette relation toxique.
06:44Ça, ce sont des mots que nous disent certains élus pour décrire à quel point les relations étaient tendues entre
06:49les deux à cette époque-là.
06:50Comment réagit Anne Hidalgo à l'annonce de cette candidature d'Emmanuel Grégoire aux législatives ?
06:56De manière publique, elle ne dit rien, comme si ça ne lui faisait rien.
07:00En interne, on sait qu'elle le prend très mal.
07:02D'abord car une démission d'un premier adjoint, ça ne fait jamais bon genre.
07:06Et puis elle a déjà connu ça en 2018 avec le départ de Bruno Julliard, qui était à l'époque
07:10son premier adjoint,
07:11qui lui était parti de manière fracassante.
07:12Vous avez annoncé votre démission avec des mots très durs, des vifs désaccords.
07:17Vous critiquez une mère inconstante, une gestion inefficace et solitaire.
07:22Quand on n'y croit pas, quand on n'y croit plus, ce qui est mon cas,
07:25il est préférable d'être honnête et donc d'en tirer les conséquences.
07:29Emmanuel Grégoire, il le fait de manière un peu plus élégante,
07:31en restant respectueux envers Anne Hidalgo, mais tout de même ça jette un froid.
07:35Et puis ce qui ne plaît pas à Anne Hidalgo, c'est qu'il se présente dans une circonscription
07:40que l'ami Al-Arage, une très proche d'Anne Hidalgo, convoitée.
07:43Et donc ça aussi, ça n'arrange pas les affaires.
07:50Emmanuel Grégoire est élu député de Paris dans la 7e circonscription
07:53dès le premier tour, le dimanche 30 juin, avec près de 51% des suffrages.
07:58Au soir du second tour, quel est le bilan pour la gauche à Paris ?
08:01Qui est en position de force ?
08:02Paris prouve une nouvelle fois qu'elle est plutôt ces dernières années une ville de gauche.
08:06La gauche remporte justement 12 circonscriptions sur 18,
08:10contre 9 par rapport aux précédentes élections législatives,
08:13dans un contexte un peu particulier,
08:14puisqu'il y a un accord entre plusieurs partis politiques.
08:18Et là-dedans, le PS a une place un peu moins importante que ces dernières années.
08:22Les 6 autres reviennent au macroniste.
08:25Donc c'est un gros coup dur pour la droite, qui n'a plus aucun député à Paris.
08:28À droite, Alexis Bisson, au mois de septembre,
08:31l'alliance à venir entre LR et les macronistes, pour ces municipales,
08:35semble se confirmer.
08:36Début septembre, il y a donc une réunion politique
08:38qui doit se tenir dans un restaurant du 16e arrondissement.
08:41On nous dit clairement que ça va préfigurer l'accord
08:44entre les macronistes et les républicains en vue des municipales de 2026.
08:48Rachida Dati doit être présente ce jour-là,
08:50aux côtés des deux députés macronistes qui viennent d'être élus.
08:55Finalement, pour des questions d'agenda, le rendez-vous est annulé,
08:57mais on a tous bien compris que LR et les macronistes ne se cachaient plus.
09:02Toujours à droite, il y a un candidat déclaré depuis longtemps.
09:04C'est un conseiller de Paris, ex-député, Pierre-Yves Bournazel.
09:08Il a eu l'investiture du parti d'Edouard Philippe, horizon pour ces municipales.
09:12Qui est-il en quelques mots, Florent Hélène ?
09:14Et est-ce qu'il peut avoir ses chances dans ce scrutin ?
09:17Alors, ce n'est pas un novice en politique.
09:18Il est conseiller de Paris depuis 17 ans.
09:20Il a aussi été conseiller régional, député.
09:24C'est un ancien de l'UMP.
09:25Aujourd'hui, il est donc proche d'Edouard Philippe.
09:27Il a essayé d'être candidat en 2014 sans y parvenir.
09:30Idem en 2020, puis il s'est rallié à Benjamin Griveaux.
09:33Donc, il a vraiment un ancrage à Paris ancien.
09:35Malgré tout, il a un déficit de notoriété dont il n'arrive pas à se défaire.
09:39Ça va être son grand défi pour lui pour 2026.
09:42Et puis, il est un peu coincé entre d'un côté la gauche qui est très forte à Paris
09:46et la droite qui est naturellement tournée vers Archie de la Dati.
09:49Donc, il faut qu'il arrive à trouver sa place entre les deux.
09:52De son côté, la maire sortante, Anne Hidalgo,
09:54semble hésiter à l'automne à se présenter en 2026.
09:57Et ça se voit à l'occasion d'un remaniement à la ville de Paris
10:01au début du mois de novembre.
10:03Le directeur du cabinet d'Anne Hidalgo s'en va après six ans de service.
10:07Oui, cet homme, il s'appelle Frédéric Lénica.
10:09On dit de lui que c'est un peu la tour de contrôle à la mairie de Paris.
10:13Et on apprend donc qu'il va faire ses cartons
10:16et qu'il s'en va, là, dans le courant du mois de décembre.
10:20Et il n'est pas le seul.
10:21On nous dit en coulisses qu'il y a une dizaine de départs en interne qui se préparent.
10:26S'il y a autant de départs qui commencent à être envisagés,
10:29c'est que tous ont bien compris qu'Anne Hidalgo ne repartira pas
10:33et qu'eux, ils pensent aussi à leur avenir
10:35et à peut-être d'autres plans de carrière pour les mois à venir.
10:39Le 11 novembre, le Parisien interroge un fidèle d'Anne Hidalgo
10:43qui a envie de se présenter en 2026.
10:45C'est le sénateur socialiste de Paris, Rémi Féraud.
10:49Qui est-il d'abord, Alexis Bisson ?
10:50Rémi Féraud, c'est l'ancien maire du 10e arrondissement de Paris.
10:54Il a aussi été le premier secrétaire fédéral de la section socialiste de Paris.
10:58Et il est surtout le président du groupe majoritaire au conseil de Paris,
11:03qui s'appelle donc Paris en commun.
11:04Et Rémi Féraud, il est aussi connu pour être un très proche d'Anne Hidalgo.
11:08Et donc, que dit-il dans Le Parisien le 11 novembre ?
11:11Ce jour-là, depuis plusieurs mois, on comprend qu'Anne Hidalgo pousse de plus en plus
11:15pour que ce soit lui qui lui succède, qu'il soit en quelque sorte son dauphin.
11:21Et donc ce jour-là, dans Le Parisien, il va simplement livrer une petite phrase
11:24qui est « Je me prépare ».
11:25On a dû beaucoup pousser pour qu'il consente à dire cette petite phrase.
11:30Il n'en dira pas beaucoup plus ce jour-là dans notre article du Parisien,
11:33mais tout le monde a bien compris que s'il pouvait le dire,
11:37c'est qu'il avait l'accord en haut lieu.
11:38Florent Hélène, le 18 novembre, le Parisien publie un sondage sur les municipales à Paris
11:43et un nom est mis en avant, celui de Gabriel Attal,
11:46l'ancien Premier ministre, issu du PS avant de rejoindre Emmanuel Macron,
11:51aujourd'hui ouvertement déçu du macronisme.
11:54Que dit ce sondage à son sujet ?
11:56Alors, il faut bien comprendre qu'on a demandé aux Parisiens,
11:59non pas leurs intentions de vote, mais qui ferait un bon maire de Paris à leurs yeux.
12:02C'est pas la même chose.
12:03Et donc c'est Gabriel Attal, pour 42% d'entre eux,
12:06qui ferait un bon maire de Paris et c'est celui qui arrive le plus haut.
12:10Derrière, arrivera Rachida Dati avec 39% et puis Anne Hidalgo à 28%.
12:14Et donc on a été un peu surpris et on est allé à la rencontre des Parisiens
12:18pour comprendre pourquoi est-ce que Gabriel Attal ferait à leurs yeux le meilleur maire de Paris.
12:22Et en fait, c'est tout simple, il dégage une image de quelqu'un de plutôt chaleureux
12:25et de compétent avec son passé en tant que Premier ministre.
12:29Et Gabriel Attal, il est vraiment intéressé potentiellement par la mairie de Paris ?
12:33Officiellement non, et d'ailleurs il n'a jamais commandé ce sondage comme on a pu l'entendre.
12:38Gabriel Attal, après avoir été Premier ministre,
12:40il a plutôt des ambitions présidentielles en vue de 2027.
12:45Ce qui est sûr, c'est que Gabriel Attal n'a jamais caché son affection pour la mairie de Paris.
12:52Un de ses proches nous racontait d'ailleurs que Gabriel Attal trouve que c'est l'un des plus beaux
12:56mandats en politique.
12:58Ce qui est sûr, c'est qu'il a dû regarder attentivement ce sondage
13:01et que ça peut aussi, pourquoi pas, lui faire une porte de sortie
13:05si d'aventure les portes de la présidentielle lui étaient bouchées.
13:09Florent et Hélène, la même enquête d'opinion sondent les Parisiens au sujet du bilan d'Anne Hidalgo.
13:13Sondage Ipsos réalisé du 7 au 13 novembre sur un échantillon représentatif de 800 Parisiens.
13:19Alors, qu'est-ce que ça donne quand on parle du bilan d'Anne Hidalgo ?
13:23Qu'est-ce qui vous frappe ?
13:23Les résultats sont quand même très partagés.
13:2546% jugent que l'action d'Anne Hidalgo est bonne ou excellente,
13:29et donc 54% médiocre ou mauvaise.
13:31Après 10 ans de pouvoir, ce n'est pas si mauvais que ça,
13:34ce n'est pas si catastrophique que ça, c'est même plutôt bon.
13:36Sauf que, ce qui est assez frappant, c'est que sur les problématiques du quotidien,
13:40c'est-à-dire la sécurité, la circulation, la propreté,
13:43les résultats sont beaucoup plus critiques,
13:45et on sait qu'au moment d'aller voter, c'est ce qui pèse le plus.
13:49Le lendemain, Florent et Hélène, vous publiez une interview
13:51de l'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire,
13:54devenu député de Paris,
13:56et il annonce dans cette interview qu'il est officiellement candidat au municipal 2026.
14:01Alors, il est déjà persuadé à cette heure qu'Anne Hidalgo ne se représentera pas,
14:05et donc il faut qu'un nouveau cycle s'ouvre.
14:07C'est déjà une première pique à l'encontre de la maire de Paris,
14:10mais surtout il s'inscrit dans le cadre du PS,
14:12donc il brille d'abord l'investiture du parti
14:14pour ensuite se présenter au nom du PS à la mairie de Paris.
14:17Il est conscient de son déficit de notoriété, encore une fois,
14:20il est plus connu que son possible concurrent Rémi Ferro,
14:23mais il sait qu'il a du travail à faire en la matière,
14:26et il nous dit que son objectif, surtout, c'est de réconcilier les Parisiens,
14:28qu'il les trouve un peu divisés ces dernières années,
14:31et donc là, c'est encore une fois une seconde pique à l'encontre d'Anne Hidalgo.
14:34Le lundi 25 novembre au soir,
14:36Anne Hidalgo annonce au journal Le Monde qu'elle ne sera pas candidate en 2026,
14:40c'est une confirmation, elle dit pourquoi ?
14:43Anne Hidalgo, elle explique déjà que cette décision est la prise depuis très longtemps,
14:46avant même l'organisation des Jeux Olympiques.
14:49Elle dit qu'en fait elle est fidèle à ce à quoi elle s'est engagée,
14:52à savoir qu'elle ne ferait que deux mandats,
14:54et surtout, elle explique qu'elle fait cette annonce suffisamment tôt
14:57pour laisser la possibilité à l'équipe qui la remplacera de se réparer suffisamment tôt.
15:07Et elle présente le sénateur Rémi Féraud comme son dauphin.
15:10Il a, dit-elle, la solidité, le sérieux et la capacité de rassemblement nécessaires.
15:16Mais on l'a dit, Emmanuel Grégoire, son ancien premier adjoint,
15:19est aussi candidat à l'investiture PS pour les municipales.
15:23Concrètement, ça veut dire qu'il va y avoir une primaire à gauche ?
15:26Au Parti Socialiste, en tout cas, c'est sûr,
15:29puisqu'il y aura donc un duel entre Emmanuel Grégoire et Rémi Féraud.
15:32Peut-être que quelqu'un d'autre s'invitera dans la bétail,
15:34mais pour l'instant, ce sont les deux candidats naturels.
15:37Une primaire à gauche, c'est plus compliqué,
15:38parce que ça voudrait dire réunir les écologistes et les communistes
15:42avec les socialistes sur une même primaire.
15:44Et là, ce sera quand même beaucoup plus compliqué.
15:46Dans ce podcast, pour la droite et les macronistes,
15:48on a parlé de Rachida Dati ou de Gabriel Attal.
15:51À gauche, donc, Emmanuel Grégoire et Rémi Féraud sont candidats dans le camp du PS.
15:56Et on l'a dit, ils souffrent tous les deux d'un manque de notoriété.
15:58Oui, c'était un des enseignements de notre sondage.
16:01C'est que les deux sont très, très peu connus,
16:03très loin des Dati, des Hildago et des Gabriel Attal.
16:06Mais quand on les interroge tous les deux sur cette problématique,
16:09tous les deux nous répondent qu'à ce stade-là, c'est plutôt normal,
16:12qu'une notoriété, ça se construit.
16:14Et donc, il n'y a pas de panique.
16:16Ils citent souvent l'exemple de Bertrand Delanoé
16:18et d'une certaine Anne Hidalgo,
16:19qui, elle, aussi était à l'époque très peu connue.
16:23Et Rémi Féraud, il a une formule assez marrante
16:26qui dit, avant d'être connu, on n'est pas connu.
16:30Florent Hélène, le fait d'avoir deux potentiels candidats
16:32pour l'instant qui ne sont pas du tout connus,
16:34est-ce que c'est une chance pour la droite à Paris ?
16:37Ce qui est sûr, c'est qu'ils se frottent les mains
16:38parce qu'ils vont avoir une chance face à un candidat
16:39qui sera moins connu que leur leader naturel,
16:42Rachida Dati, très probablement.
16:44La seule chose, c'est qu'il faudra qu'ils partent unis.
16:46Pour l'instant, ils ne le sont pas du tout.
16:47Au conseil de Paris, il y a Francis Piner
16:49qui a claqué la porte du groupe Changez Paris de Rachida Dati,
16:51qui est quand même un poids lourd politique à Paris.
16:54Il y a Geoffroy Boulard, le maire du 17ème,
16:56qui est parti également, qui a fondé un autre groupe
16:58avec Pierre-Yves Bournazel notamment.
16:59Et donc, le groupe de Rachida Dati
17:01n'est plus la force d'opposition à Paris.
17:03Et donc, en 2026, s'ils veulent gagner,
17:05il va falloir que tous, ils se réunissent
17:06pour faire front commun.
17:15Merci à Florent Hélène et Alexis Bisson.
17:18Cet épisode de Codesource a été produit par
17:20Clémentine Spiller, Clara Grosis,
17:22Clara Garnier-Amourou et Thibaut Lambert.
17:25Réalisation, Julien Moncouquiole.
17:27Codesource est le podcast d'actualité du Parisien.
17:30Nous publions un nouvel épisode
17:31chaque soir de la semaine, du lundi au vendredi.
17:33Si vous aimez Codesource,
17:35n'hésitez pas à en parler autour de vous,
17:37à liker ce podcast
17:38ou à le partager sur les réseaux sociaux.
17:40Et puis, on vous invite également
17:42à écouter le second podcast du Parisien,
17:44Crime Story, une nouvelle affaire criminelle
17:46racontée chaque samedi dans Crime Story.
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