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  • il y a 10 heures
1/ À LA UNE / Émission spéciale élections municipales

Si plus de 33 000 maires ont été élus au premier tour des élections municipales ce dimanche 15 mars, la campagne reprend dans les grandes villes où le jeu des alliances s'annonce décisif. À Paris, Emmanuel Grégoire (Parti socialiste) arrive nettement en tête devant Rachida Dati (Les Républicains). L'issue du second tour dépendra toutefois du report des voix de Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et de Sarah Knafo (Reconquête). Le premier a choisi de fusionner sa liste avec celle de l'ancienne ministre de la Culture, tandis que la seconde s'est retirée « pour battre la gauche », une décision qui devrait également favoriser Rachida Dati. Sur le reste du territoire, de nombreuses alliances se sont déclarées entre le PS et LFI, notamment à Toulouse, Nantes, Limoges, Clermont-Ferrand et Brest, toutes défendues par Olivier Faure, qui entend miser sur des accords locaux, tout en écartant la perspective d'une union à l'échelle nationale. À l'inverse, Emmanuel Grégoire à Paris et Benoît Payan à Marseille ont refusé les propositions d'alliance de LFI. Dans la cité phocéenne, où le candidat socialiste est au coude-à-coude avec Franck Allisio (Rassemblement national), le retrait de Sébastien Delogu (LFI) permet au maire sortant de rester le seul candidat de gauche. Dans l'ensemble, La France insoumise revendique une « magnifique percée », selon Jean-Luc Mélenchon. Le parti remporte notamment Saint-Denis dès le premier tour, tandis qu'à Roubaix, le député insoumis David Guiraud arrive largement en tête. De son côté, le Rassemblement national confirme son implantation locale : en tête dans au moins 58 communes (contre 11 en 2020), il conserve ses bastions et remporte plusieurs villes dès le premier tour, comme Le Pontet, Beaucaire, Perpignan, Fréjus ou encore Hénin-Beaumont. À l'heure de ces arbitrages déterminants, entre fusions, maintiens et désistements, quels seront les nouveaux équilibres pour le second tour ?

Invités :
- Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste,
- Virginie Martin, politologue,
- Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA.

- Elsa Mondin-Gava, journaliste politique à LCP,
- « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello.

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Transcription
00:00:05Musique
00:00:23Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Conte sur LCP.
00:00:26Je suis ravie de vous retrouver pour une émission spéciale consacrée aux élections municipales ce soir en direct de l
00:00:32'Assemblée Nationale.
00:00:33Pour m'accompagner Elsa Mondingava.
00:00:35Bonsoir Elsa.
00:00:36Bonsoir Adeline.
00:00:37Et Olivier Ravanello.
00:00:38Bonsoir Olivier.
00:00:38Vous allez bien tous les deux ?
00:00:39Très bien.
00:00:40Bien remis de la soirée électorale de dimanche ?
00:00:42Épuisé.
00:00:43Et prêt pour dimanche prochain ?
00:00:44Oui surtout.
00:00:45C'est parti pour le sommaire avec donc à la une de Chaque Voix Conte les dés qui sont jetés.
00:00:49Les candidats au second tour des municipales avaient jusqu'à 18h pour déposer leur liste.
00:00:55Alors désistement de dernière minute, ralliement in extremis, vous saurez tout de la photographie de cette ligne de départ
00:01:01et de ces alliances de l'entre-deux-tours qui sont en train d'agacer prodigieusement une partie de l
00:01:07'électorat.
00:01:08Nous rejoindrons par exemple Marco Pommier à Marseille où le candidat insoumis s'est désisté.
00:01:14À Paris c'est Sarah Knafo qui a jeté l'éponge.
00:01:16À Bordeaux l'économiste Philippe de Certines renonce également.
00:01:20Nous irons aussi à Toulon avec un duel entre deux femmes que tout oppose, Laure Lavalette et José Massy.
00:01:26Et pour analyser cette ligne de départ, j'accueille Anne-Charlotte Bézina.
00:01:31Bonsoir Anne-Charlène, constitutionnaliste, politologue.
00:01:34Merci d'être là aux côtés de Stéphane Zumsteg.
00:01:36Bonsoir Stéphane, directeur du département politique et opinion à Ipsos BVA.
00:01:41Merci d'être là ce soir et merci aussi à Virginie Martin.
00:01:45Bonsoir.
00:01:45Bonsoir Andy.
00:01:46Je rappelle que vous êtes politologue à Kedge Business School, cofondatrice du Think Tank Spiral Institute.
00:01:52Merci tous les trois d'être là ce soir pour parler de cet entre-deux-tours.
00:01:57Olivier Ravanello, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ?
00:02:00Je vais vous raconter une très vieille histoire.
00:02:01Elle est aussi vieille que moi d'ailleurs.
00:02:02C'est celle de l'Union de la Gauche du programme commun.
00:02:04Vous êtes mis à Épinay ?
00:02:0553 ans que ça dure.
00:02:08Et puis à suivre aussi les infos insolites de cet entre-deux-tours à ne pas manquer
00:02:12dans le journal de campagne tout à l'heure avec Valérie Brochard.
00:02:15Vous pouvez vous aussi interroger nos experts ou nous faire part de vos réflexions.
00:02:19Vous flashez le QR code qui est là.
00:02:20Et c'est Olivier Ravanello qui a la petite tablette pour nous transmettre absolument tous vos messages.
00:02:26Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:27Installez-vous confortablement.
00:02:28Chaque vous la compte.
00:02:29C'est parti.
00:02:37C'est vrai que c'est le moment le plus stratégique d'une élection et souvent le plus opaque aussi
00:02:41pour les électeurs.
00:02:42Le dépôt des listes pour le second tour des municipales est clos depuis 18h ce soir.
00:02:48Question flash pour commencer à vous trois.
00:02:50Quel est le fait du jour de votre point de vue ?
00:02:53Anne Charlène.
00:02:5418h, ce moment du mardi où finalement une nouvelle élection se joue sans les Français.
00:02:59Où on a l'impression qu'on rejoue le match alors qu'en fait il n'y a même plus
00:03:02de public.
00:03:04Stéphane Zumsteg.
00:03:04Alors moi c'est évidemment lié aux fusions ou non-fusions entre les socialistes et les insoumis
00:03:09mais de façon un peu détournée.
00:03:10Je voulais juste vous parler quelques secondes de Strasbourg.
00:03:13Pendant des mois et des mois on a expliqué que c'était la guerre entre le PS et les insoumis
00:03:17que les deux gauches étaient définitivement irréconciliables
00:03:20et on a assisté à ces nombreuses fusions.
00:03:25Parallèlement à Strasbourg la maire socialiste, membre du parti socialiste
00:03:28parce qu'elle est concurrencée par une liste, par une fusion entre les écologistes et les insoumis
00:03:32a décidé d'accepter le soutien d'une liste horizon.
00:03:35La sanction a été immédiate, Olivier Faure a pris la parole en disant
00:03:37elle s'est mise hors du parti socialiste.
00:03:39Tout ça contribue encore plus à brouiller l'image du parti socialiste
00:03:43qui était en guerre ouverte contre les insoumis
00:03:45qui fusionne absolument partout où c'est possible, en tout cas partout où c'est nécessaire
00:03:48et qui exclut l'une de ces maires historiques
00:03:52qui a tant fait pour le parti socialiste dans sa région.
00:03:54Et vous Virginie Martin, quel est le fait du jour aujourd'hui ?
00:03:58Peut-être deux retournements possibles avec d'une part à Paris le désistement,
00:04:02le retrait de Sarah Knafo qui réouvre un petit peu évidemment le match
00:04:07et aussi du côté de Marseille le retrait de la liste LFI de Sébastien Delogu
00:04:12qui là aussi réouvre le match et en tout cas redynamise les enjeux.
00:04:17Alors on va justement parler de Marseille dans un instant.
00:04:19Fusion, alliance, retrait, quels sont les accords trouvés entre LFI et les socialistes ou les écologistes ?
00:04:25Quelles alliances entre la droite et le centre ?
00:04:27Des candidats ont-ils franchi le cordon sanitaire en rejoignant l'ERN ?
00:04:30Résumé de cette dernière journée de tractation avec Thibaut Hénoc.
00:04:39Après 48 heures d'intenses tractations, la photo du deuxième tour des municipales est désormais connue.
00:04:4590% des communes ayant déjà élu leur maire,
00:04:48seuls 16 millions d'électeurs restent en course pour un second tour qui va concerner 2800 municipalités.
00:04:5560% de ces élections seront des duels, 30% des triangulaires
00:04:59et 10% environ des scrutins avec 4 candidats au plus.
00:05:04Des chiffres de matchs à 3 ou 4 en hausse par rapport à 2020
00:05:08qui attestent d'une fragmentation croissante du paysage politique.
00:05:12Une fragmentation et une confusion.
00:05:14A gauche, la question des alliances a créé de nombreuses tensions ces dernières heures.
00:05:21Dans une demi-douzaine de grandes villes, socialistes et insoumis ont ainsi fusionné leur liste
00:05:26face à la droite ou l'extrême droite, comme à Brest, Limoges ou encore Nantes et Clermont-Ferrand.
00:05:32Ou bien à Toulouse, où le maire sortant ne décolère pas.
00:05:36C'est une trahison des valeurs républicaines et démocratiques, c'est une alliance de la honte.
00:05:40A l'inverse, PS et LFI sont restés dos à dos à Paris, Bordeaux, Amiens, Rennes ou encore Marseille
00:05:47où le candidat insoumis, Sébastien Delogu, a finalement décidé de se retirer
00:05:52face au refus du maire sortant Benoît Payan de fusionner.
00:05:55Alors, alliance avec LFI ou non ?
00:05:57Une ligne fluctuante au PS qui a brouillé, un message au départ clair.
00:06:01Il n'y aura pas d'accord national entre le Parti socialiste et la France insoumise.
00:06:07Devenu au fil des heures plus ambigu.
00:06:09Je comprends parfaitement les choix qui sont faits.
00:06:12Je ne suis pas d'accord avec l'idée que tous les insoumis sont devenus en fait les clones de
00:06:17Jean-Luc Mélenchon.
00:06:17Aux grands dames de certains.
00:06:19Tout cela manque singulièrement de clarté.
00:06:20On ne peut pas dire il y a 15 jours que Jean-Luc Mélenchon tient des propos antisémites
00:06:27et ensuite constituer avec lui et son parti des pseudo-fronts antifascistes
00:06:33pour lutter contre la droite ou le centre-droit.
00:06:35Se maintenir, se désister, d'autres candidats ont eu à faire ce choix autant humain que politique.
00:06:42A Nîmes ou encore à Douai, des candidats de droite se sont retirés pour faire barrage à l'extrême droite.
00:06:48A l'inverse, à Draguignan, un candidat d'hiver droite a annoncé son ralliement au RN pour faire chuter le
00:06:53maire sortant.
00:06:54Dans ce paysage mouvementé, la campagne du second tour est désormais ouverte.
00:06:59Elle s'achèvera vendredi à minuit.
00:07:02Et si vous le voulez bien, on va commencer par Marseille avec le coup de tonnerre sur la cannebière à
00:07:07la mi-journée.
00:07:08Regardez.
00:07:10C'est dans cet esprit de responsabilité que nous prenons la décision de retirer notre liste
00:07:19et de ne pas participer au pari inconséquent de Benoît Payan.
00:07:24L'orgueil et l'ego d'un homme ne doivent pas participer et précipiter notre ville dans l'abîme.
00:07:35Sébastien Delogue, le candidat insoumis qui avait réuni 12% des suffrages au premier tour,
00:07:40choisit de se retirer.
00:07:41Il l'annonce à midi.
00:07:43Est-ce qu'Anne-Charlène Bézina, ça modifie vraiment la donne du second tour à Marseille ?
00:07:48Moi, il me semble que ce qui est important de rappeler, c'est que les consignes de vote,
00:07:54les désistements, etc. ne changent rien en réalité à l'opinion, au cœur même,
00:08:00de ce qui a influé sur les électeurs.
00:08:04Et donc, on n'est pas propriétaire de ces voix.
00:08:06Et il me semble, au fond, qu'il ne faut pas considérer,
00:08:09en tout cas, il ne faut pas qu'on tombe dans ce piège dimanche prochain,
00:08:11d'additionner les blocs des uns et les blocs des autres,
00:08:14parce qu'il me semble que tous ces éléments de tergiversation entre le dimanche et le mardi
00:08:21peuvent aussi amener à de l'abstention, voire même à du vote contestataire
00:08:24qui n'était pas initialement celui du premier tour.
00:08:27Donc, moi, je ne suis pas sûre que ça change vraiment la donne.
00:08:33Il me semble néanmoins que c'était totalement inconséquent de se maintenir.
00:08:36Et ça prouve quand même que la stratégie d'un PS qui tient tête peut être payante aussi.
00:08:42C'est-à-dire qu'au fond, le choix des alliances n'est pas nécessairement le choix de l'antifascisme.
00:08:47J'ai l'impression qu'en fait, on joue beaucoup sur les mots, on joue beaucoup sur les raccourcis d
00:08:51'idées,
00:08:51mais au fond, une liste PS qui est en tête et qui se maintient, c'est aussi la logique électorale
00:08:57implacable de toute élection.
00:08:59Donc, je pense qu'il faut rappeler ces principes de base.
00:09:02Stéphane Zumsteg, Angélène Bézina parle d'arithmétique, de mathématiques.
00:09:06Dans les instituts de sondage, est-ce que quand on prépare un sondage de l'entre-deux-tours,
00:09:11on additionne des voix ou est-ce qu'en effet, ça ne marche pas comme ça ?
00:09:16Parce que dans les appareils politiques, on a le sentiment que c'est les calculs qu'on fait.
00:09:19Ce que l'on regarde, c'est comment les électorats pourraient se reporter en supposant que des listes soient absentes.
00:09:24Dans le cas de Sébastien Delegu, c'était évidemment le cas.
00:09:27Malgré tout, le retrait de Delegu est incontestablement une bonne, voire une très très bonne nouvelle pour Benoît Payon.
00:09:33Est-ce pour autant que la situation est pliée à Marseille ?
00:09:36Non, parce que des réserves du côté du Rassemblement national, il y en a peut-être aussi.
00:09:41Martine Vassal, elle a obtenu quasiment le même score que Sébastien Delegu, 12%.
00:09:45Et où iront ces gens-là ?
00:09:46Quand on voit ce que sont devenus, ou comment votent aujourd'hui les gens qui se disaient de droite, RPR
00:09:52ou EMP,
00:09:52il y a encore 10 ou 20 ans, sur le pourture méditerranéen, le pari aussi, c'est de se dire...
00:09:58Enfin, le pari, en tout cas, l'hypothèse qui me paraît la plus crédible, c'est que le vote Vassal
00:10:01va se reporter bien plus,
00:10:02quand il ne s'abstiendra pas, évidemment, en faveur du Rassemblement national, qu'en faveur de la liste du printemps
00:10:07marseillais.
00:10:07Donc, c'est une bonne nouvelle, mais ça ne clôt pas complètement le dossier marseillais.
00:10:12Il y aura encore du suspense, surtout, vous avez raison, on n'est pas propriétaire de ces voix.
00:10:15Et il y a des gens qui se sont abstenus, il y a des gens qui vont aller voter.
00:10:18Et on ne sait pas dans quel sens, comme il y a des gens qui ont voté au premier tour
00:10:21et qui ne voteront pas.
00:10:22Parmi l'électorat de Sébastien Delogu, évidemment, c'est dans l'ADN des militants de gauche, des sympathisants de gauche,
00:10:26de lutter contre le Rassemblement national.
00:10:28Mais il y a aussi des gens qui ne supportent pas la gauche plus centriste, plus sociale-démocrate au sein
00:10:34de l'électorat LFI.
00:10:35Il y a des gens qui vont s'abstenir, parce qu'il est hors de question de voter pour,
00:10:38je vais employer un terme éculé, de social traître, parce que pas assez à gauche,
00:10:43ou parce qu'il y a une partie de cet électorat qui ne supporte pas et qui n'accepte toujours
00:10:46pas le pacte de non-censure
00:10:47qu'a passé le Parti Socialiste avec le gouvernement de Sébastien Lecornu.
00:10:51Ceci même, en dépit du fait que Benoît Payan ne soit plus membre du Parti Socialiste.
00:10:54Mais c'est lui qui incarne la gauche, la gauche dite responsable ou raisonnable, telle qu'il s'appelle eux
00:11:00-mêmes.
00:11:00Si on additionne le score de Benoît Payan dimanche 36,7 à celui de Sébastien Delogu, 12, on arrive à
00:11:0748, 49.
00:11:09C'est la lecture que vous faites aussi, Virginie Martin ?
00:11:11Il ne faut pas se dire que toutes les voix de gauche vont nécessairement se reporter sur Benoît Payan dimanche
00:11:16prochain ?
00:11:16Oui, c'est assez évident, surtout que Sébastien Delogu a quand même un discours extrêmement ferme,
00:11:22voire très critique à l'égard de Benoît Payan.
00:11:26Et depuis des mois et des mois, la campagne est extrêmement dure à Marseille,
00:11:29entre les deux hommes et même les deux listes, si je puis dire.
00:11:33Donc évidemment que comme un seul homme ou comme une seule femme,
00:11:37tous les 11-12% de Sébastien Delogu ne vont pas aller en masse comme ça vers Benoît Payan.
00:11:42C'est plus complexe que cela, évidemment.
00:11:45Néanmoins, il va récupérer, bien sûr, une bonne partie, je pense quand même, des électorats de Delogu.
00:11:51Mais si Delogu aussi, dans le rapport de force qu'a instauré Benoît Payan,
00:11:54il faut aussi comprendre, il faut aussi regarder que les scores de Sébastien Delogu n'étaient pas extraordinaires.
00:12:01Si Sébastien Delogu aussi se retire comme cela, et donc cède au rapport de force de Benoît Payan,
00:12:08c'est aussi qu'on voit que dans ses propres quartiers, notamment les quartiers nord,
00:12:11les arrondissements 13, 14, 15, 16, Sébastien Delogu arrive en troisième position.
00:12:18Après Benoît Payan, évidemment, mais après aussi le Rassemblement national.
00:12:23Donc il faut voir ça aussi. Il n'est pas en position de force.
00:12:26Il y a certains secteurs où il fait 3, 4, 6%.
00:12:29Donc vous voyez, ce n'est pas non plus le raz-de-marée LFI.
00:12:34Et donc là aussi, ça interroge la ligne stratégique de Jean-Luc Mélenchon,
00:12:38qui dit quand on croise précarité plus immigration, vague d'immigration, on a du LFI.
00:12:44Eh bien non, pas toujours, loin de là.
00:12:47Et on a même beaucoup plus de RN, beaucoup plus d'un PS un peu fort, plutôt qu'un LFI.
00:12:54Et Marseille, je trouve, vraiment peut être un idéal typique pour contrarier Jean-Luc Mélenchon
00:13:01dans les états-majors de gauche, en fait, de gauche classique, les sociotretes, comme vous en parliez.
00:13:06Mais vous voyez, c'est vraiment intéressant d'aller regarder secteur et arrondissement par arrondissement, bien sûr.
00:13:11Donc maintenant, évidemment que c'est une mauvaise nouvelle pour Franck Alizio.
00:13:16C'est évident pour le Rassemblement national.
00:13:18Le retrait de Delogu, évidemment, est une mauvaise nouvelle pour le RN, bien entendu.
00:13:24C'est quoi la mauvaise nouvelle pour le RN ?
00:13:26C'est le retrait de Delogu ou c'est le maintien de Martine Vassalle ?
00:13:29Alors, les deux.
00:13:30Les deux, j'ai envie de vous dire.
00:13:31Bien entendu, le retrait de Delogu qui fait finalement...
00:13:36Enfin, qui éclaircit le paysage à gauche, c'est très important pour Benoît Payon.
00:13:41Mais c'est vrai aussi que le maintien de Martine Vassalle n'aurait pas pu faire autrement autre chose.
00:13:48Sinon, ça veut dire quoi ?
00:13:49Ça veut dire qu'elle se désiste parce qu'Alizio a tendu la main en disant que les états-majors
00:13:53autour de Martine Vassalle doivent absolument dire qu'elle doit se retirer.
00:13:57Mais si elle se retire, ça veut dire quoi ?
00:13:58C'est qu'elle donne la ville potentiellement au RN.
00:14:01Ce n'est pas possible.
00:14:02Elsa, Franck Alizio et Jordan Bardella ont essayé d'appeler Bruno Retailleau.
00:14:07Il y a eu des... pas des tractations, évidemment, ce n'est pas le mot, mais il y a eu
00:14:10des coups de fil.
00:14:11Ce qui est assez étonnant dans ces coups de fil avec Martine Vassalle, comme vous disiez, c'est qu'en
00:14:14fait, certains voulaient qu'elle se maintienne, mais pour des raisons différentes les uns des autres.
00:14:18Et certains voulaient qu'elle se désiste, mais pour des raisons différentes les uns des autres.
00:14:21Puisque certains disaient, il faut qu'elle se retire justement parce que le risque, c'est Franck Alizio.
00:14:25Certains disaient, mais non, justement, il faut qu'elle permette l'élection de Franck Alizio en proposant une fusion ou
00:14:31en tout cas en faisant un accord avec le candidat du Rassemblement national.
00:14:34Donc c'est vrai qu'à la fin des fins, la seule solution, peut-être, c'était le maintien.
00:14:38En revanche, on sait bien que Renaissance, qui soutient Martine Vassalle, par exemple, eux, préféraient que Benoît Payan soit élu.
00:14:46Ils ne la soutiennent plus vraiment.
00:14:48On se souvient dans sa campagne, ce qu'on retient, c'est qu'elle a retenu le slogan de Pétain.
00:14:53Renaissance ne peut pas être d'accord avec ça.
00:14:54Donc en fait, si vous voulez, là, je pense qu'elle se maintient, mais elle se maintient peut-être pour
00:14:59que la ville ne soit pas récupérée par le Rassemblement national,
00:15:03même si dans son parti et dans ses électeurs, c'est ce que Stéphane Zumstek disait.
00:15:07Peut-être que certains de ses électeurs, eux, vont se reporter sur Franck Alizio au second tour.
00:15:11Il faut peut-être aussi, je ne sais pas si je...
00:15:14Il faut peut-être voir aussi l'idée de la composition des futures oppositions,
00:15:17parce qu'on a un peu le sentiment que celui qui gagnerait winner, c'est un peu vrai, d'ailleurs,
00:15:22parce qu'il y a cette prime majoritaire dans le scrutin municipal,
00:15:25mais se maintenir, c'est aussi assurer au moins une présence minimale dans un conseil municipal
00:15:30et dans une ville comme Marseille, où justement, on sait que l'idée de donner les clés au Rassemblement national
00:15:36était particulièrement problématique pour la droite, on va dire républicaine,
00:15:39eh bien, de ce fait-là, il y a peut-être aussi ce réflexe de se dire,
00:15:42on maintient quelques élus au niveau du conseil municipal.
00:15:45Marco Pommier, vous êtes en direct de Marseille avec nous ce soir.
00:15:49Quelle ambiance sur le Vieux-Port ?
00:15:53Le suspense est total ici à Marseille, Adeline.
00:15:57Du côté des équipes de Benoît Payan, on exprime une forme de soulagement ce soir
00:16:02après le retrait de Sébastien Delogu, l'insoumis qui a obtenu 11,9% des suffrages au premier tour,
00:16:09des voix qui pourraient profiter aux maires socialistes sortants pour le second tour
00:16:15sans se compromettre, je cite, avec la France insoumise, c'est ce que nous dit l'entourage de Benoît Payan
00:16:22qui nous confie aussi avoir vu venir le retrait de Sébastien Delogu à l'annonce ce matin de sa conférence
00:16:30de presse.
00:16:32De leur côté, les insoumis expliquent qu'ils ont voulu montrer qu'ils prenaient leur responsabilité
00:16:37face à l'extrême droite, contrairement, je cite, à Benoît Payan qui a refusé l'alliance avec la France insoumise.
00:16:44Alors qu'en pensent les électeurs de gauche, les premiers concernés finalement ?
00:16:48Propos recueillis avec Eva Billon.
00:16:50Je regrette qu'ils se retirent. Je vais mettre un ballgame blanc. Voilà.
00:16:56J'aurais souhaité une fusion des listes entre Benoît Payan et Sébastien Delogu
00:17:00parce qu'il est important que les électeurs qui ont voté pour la France insoumise
00:17:05puissent être représentés au conseil municipal.
00:17:09Je pense que s'il avait fait une alliance, il aurait perdu du crédit auprès de son parti politique
00:17:14et de sa famille politique qui est le PS.
00:17:17Donc je pense que c'est mieux pour sa carrière politique.
00:17:20Après, est-ce que c'est vraiment une bonne chose pour la ville ? Je ne sais pas.
00:17:22Pourquoi vous ne voulez pas d'alliance ?
00:17:24C'est Payan, c'est que son truc à lui et je trouve que c'est beaucoup mieux.
00:17:28qu'il sera élu, je pense.
00:17:31Je pense que Payan, il peut être le moins pire dans cette élection
00:17:35et on verra bien de toute façon dimanche ce qui se passera.
00:17:38Voilà, on rappelle, Marco, que Benoît Payan est arrivé au coude à coude
00:17:41avec Franck Alizio dimanche soir.
00:17:43Qu'en disent les électeurs de Franck Alizio, justement,
00:17:46que vous avez rencontrés cet après-midi ?
00:17:49Eh bien, du côté des électeurs RN, difficile d'avoir des témoignages face caméra
00:17:55malgré le très bon score, vous le disiez, de Franck Alizio au premier tour.
00:17:59Moins de deux points avec le socialiste Benoît Payan.
00:18:02Des électeurs RN qui nous ont quand même parlé,
00:18:04avec qui on a pu quand même discuter
00:18:06et qui nous ont confié, pour certains, leur scepticisme pour le second tour,
00:18:11estimant finalement que la réélection de Benoît Payan
00:18:14était presque acquise après le retrait de Sébastien Delogu.
00:18:17D'autres, en revanche, veulent y croire.
00:18:20Ils misent sur un report des voix des électeurs de Martine Vassal,
00:18:24la candidate LR qui a terminé troisième
00:18:26et qui se maintient en second tour, vous en parliez en plateau.
00:18:29Et si ce scénario du report des voix se confirme à Marseille dimanche prochain,
00:18:35alors le scrutin pourrait être extrêmement serré dans la cité fosséenne.
00:18:39Merci beaucoup, Marco Pommier, avec Eva Billon en direct de Marseille.
00:18:45Stéphane Zumsteg, mathématiquement, est-ce que Franck Alizio
00:18:47a encore une chance de l'emporter dimanche soir ?
00:18:51Il n'est pas le favori, très clairement.
00:18:53Le favori, c'est le maire sortant Benoît Payan,
00:18:55mais ce n'est absolument pas impossible.
00:18:57On a parlé de l'électorat de Martine Vassal.
00:18:59On ne sait pas où il doit aller, mais je pense qu'il ira plus en direction.
00:19:01Pour ceux qui voteront, les Vassal, premier tour,
00:19:03qui iront à nouveau voter au second tour,
00:19:04iront plus vers le RN que vers Benoît Payan.
00:19:08L'autre élément, c'est qu'on ne sait pas dans quelle mesure
00:19:11il va y avoir des fuites dans l'électorat de Sébastien Delogu
00:19:13du premier tour, des gens déçus,
00:19:14qui sont très clairement de la gauche radicale
00:19:17et qui ne veulent pas d'un maire social-démocrate.
00:19:20Donc il y a tout ça, il y a le troisième élément.
00:19:21Mais ces électeurs-là, ils vont s'abstenir, non, dimanche ?
00:19:24Ils peuvent s'abstenir, enfin, vous avez le choix,
00:19:26mais l'électorat de Delogu va massivement se reporter sur Benoît Payan.
00:19:29Ça, c'est une certitude, mais massivement.
00:19:30Une fois que je vous ai dit massivement,
00:19:31je suis incapable de le quantifier par rapport au...
00:19:33Chaque voix compte.
00:19:34Chaque voix compte, mais sur Marseille, c'est intéressant.
00:19:38Les Insoumis se sont retrouvés piégés, en fait.
00:19:40Piégés par l'intransigeance du maire sortant,
00:19:42mais qui ne l'a fait qu'appliquer, finalement,
00:19:44la doctrine qui était celle du Parti Socialiste
00:19:46jusqu'à 19h59 dimanche soir.
00:19:49Il a appliqué une doctrine
00:19:50ou il y a aussi quelque chose de personnel
00:19:51entre Payan et Delogu ?
00:19:53Alors, je ne sais pas.
00:19:53Il y a peut-être quelque chose de personnel.
00:19:55Je ne sais pas dans quelle mesure
00:19:55il a été soumis à la pression de Jean-Luc Mélenchon ou pas.
00:19:58Et c'est là où je veux en venir
00:19:58dans la perspective de l'élection présidentielle.
00:20:00Si Sébastien Delogu se maintenait,
00:20:03si, ça fait beaucoup de si,
00:20:04si le Rassemblement national gagnait la ville,
00:20:07qui était responsable, aux yeux de l'opinion,
00:20:08aux yeux de l'opinion de gauche en France ?
00:20:10Eh bien, les Insoumis, leur intransigeance,
00:20:12et donc Jean-Luc Mélenchon.
00:20:13Et Jean-Luc Mélenchon, il a besoin de rassurer
00:20:15l'électorat de gauche au sens large
00:20:16dans sa stratégie de rassemblement
00:20:18et de rassemblement dès le premier tour,
00:20:19comme il l'a fait en 2017
00:20:20et comme il l'a fait encore plus brillamment en 2022.
00:20:23Ça aurait été totalement illisible.
00:20:24Je pense que, je ne vais pas parler de LFI,
00:20:26je vais parler de Jean-Luc Mélenchon,
00:20:27il aurait vraiment laissé des plumes
00:20:29dans la perspective de l'après.
00:20:30Et l'après, c'est évidemment l'élection présidentielle.
00:20:32Bon, on va parler de l'autre désistement du jour.
00:20:35C'est celui à Paris de Sarah Knafo,
00:20:37qui n'a donc pas déposé de liste pour le second tour.
00:20:39Elle qui s'était qualifiée dimanche soir de justesse
00:20:42avec 10,1% des voix.
00:20:44Ce sera donc dimanche prochain,
00:20:46une triangulaire entre Emmanuel Grégoire,
00:20:48Rachida Dati et Sofia Chikirou.
00:20:51Katia Gilder.
00:20:52Après avoir appelé en vain
00:20:54à une alliance avec Rachida Dati,
00:20:56Sarah Knafo a fini par renoncer,
00:20:58à se maintenir au second tour.
00:21:00Par sens des responsabilités,
00:21:01par amour de Paris,
00:21:02par respect des Parisiens,
00:21:03à qui j'ai dit dès le premier jour de ma campagne
00:21:06que mon objectif était de battre la gauche,
00:21:08j'ai pris cette décision qui est lourde,
00:21:11une décision douloureuse,
00:21:12que je prends pour être responsable
00:21:15et pour la capitale de mon pays.
00:21:17Lui aussi a jeté l'éponge.
00:21:19Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizon,
00:21:22a accepté une fusion de sa liste
00:21:23avec celle de Rachida Dati, mais sans lui.
00:21:26Le collectif qui m'accompagne,
00:21:28mes colistiers, mes partis,
00:21:29souhaite le changement et je l'accompagne.
00:21:30Je permets cette fusion dans la clarté des principes
00:21:32contre l'extrémisme politique.
00:21:33Pour moi, le chemin s'arrête.
00:21:35Le chemin s'arrête puisque les Parisiens
00:21:37n'ont pas souhaité que je sois le prochain maire de Paris.
00:21:39Je le respecte profondément.
00:21:40Des tractations qui laissent un peu perplexe
00:21:43cet électeur parisien qui a voté
00:21:44pour le candidat Horizon au premier tour.
00:21:47Quand vous avez voté pour une liste qui disparaît,
00:21:48nécessairement vous vous posez la question
00:21:50de savoir pour qui vous allez voter au tour suivant
00:21:52si votre liste n'est plus présente.
00:21:54Bournazel et Dati, c'est pas tout à fait pareil,
00:21:56c'est pas la même historique,
00:21:57c'est pas le même pédigré,
00:21:58donc ça change vraiment.
00:22:01Dans ce quartier du 16e arrondissement de Paris,
00:22:04certains regrettent les divisions de la droite.
00:22:06Je ne vois pas pourquoi Bournazel ne veut pas aussi Knafo.
00:22:10Si le but est de faire barrage à LFI,
00:22:13je ne vois pas pourquoi les trois ne puissent pas s'unir.
00:22:15Je trouve que Rachida Dati aura beaucoup de mal
00:22:17à arriver à obtenir satisfaction
00:22:21parce qu'elle a un pourcentage moindre que le sortant.
00:22:26Malgré ses 12 points de retard sur son concurrent socialiste,
00:22:29la candidate soutenue par les Républicains
00:22:31et le Modem veut y croire.
00:22:33On a une chance historique de tourner la page.
00:22:35C'est pas une histoire de mathématiques.
00:22:37Nous, je l'ai toujours dit,
00:22:38la droite est le centre,
00:22:39notre électorat ne supporte pas la division.
00:22:42La division démobilise.
00:22:43Dans le camp d'en face,
00:22:45les partisans d'Emmanuel Grégoire,
00:22:47en tête avec près de 38%,
00:22:49sont plutôt confiants.
00:22:50J'ai voté pour la liste d'Emmanuel Grégoire
00:22:54et je vais re-voter pour lui dimanche prochain.
00:22:57Il va pour Emmanuel Grégoire.
00:22:59J'aime son programme et tout.
00:23:01Il est de gauche et je suis de gauche.
00:23:03Emmanuel Grégoire,
00:23:05qui a refusé de s'allier avec Sophia Chiquirou
00:23:08et ses 11,72%,
00:23:10résultat, l'Insoumise a décidé de se maintenir.
00:23:13Ce sont les électeurs qui ont fait ce choix
00:23:17et en votant pour nous,
00:23:18pour la liste du nouveau Paris populaire,
00:23:21ils ont souhaité dire
00:23:22nous existons,
00:23:23nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone,
00:23:27nos voix comptent.
00:23:28Des voix particulièrement en colère
00:23:30à l'image de cet électeur du 18e arrondissement
00:23:33qui reste sur sa position de vote.
00:23:35Moi, je suis un électeur de gauche
00:23:36et j'ai voté Chiquirou au premier tour.
00:23:40La perte de confiance que j'ai envers l'EPS
00:23:41date d'assez longtemps
00:23:42pour que je ne puisse pas mettre un bulletin Grégoire.
00:23:45À Paris, trois listes vont donc s'affronter
00:23:47pour ce second tour.
00:23:49Suspense pour avoir le nom du nouveau maire de Paris.
00:23:53Suspense, mais Stéphane Zumsteg,
00:23:55il me semble que vous aviez testé avant le premier tour
00:23:56les quatre figures où Rachida Dati
00:23:58pouvait l'emporter au second tour.
00:23:59Est-ce qu'une triangulaire sans Bournazel ni qu'Nafo,
00:24:03c'était faisable ?
00:24:05Oui, ça reste faisable.
00:24:06En tout cas, au soir du premier tour,
00:24:07c'était très clair qu'Emmanuel Grégoire
00:24:09était quasiment assuré de l'emporter
00:24:11s'il y avait les cinq listes là.
00:24:12Ce sont deux bonnes...
00:24:13S'il y avait une quinquangulaire.
00:24:14Une quinquangulaire, absolument.
00:24:16Là, ça a changé.
00:24:17La bonne nouvelle, la très bonne nouvelle
00:24:19pour Rachida Dati,
00:24:20ce n'est pas le ralliement.
00:24:21Enfin, le ralliement, ce n'est pas un ralliement
00:24:22puisque pour lui, je le cite,
00:24:23l'aventure s'arrête là.
00:24:24Pierre-Yves Bournazel, ce n'est pas ça.
00:24:25C'est évidemment le fait que Sarah Knafo,
00:24:27en le faisant très intelligemment,
00:24:29se désiste pour Paris,
00:24:31sans citer Rachida Dati,
00:24:32et c'est très bien vu.
00:24:33Et ça, c'est une très bonne nouvelle pour elle
00:24:35parce que quand on voit là encore
00:24:36la sociologie du vote en faveur de reconquête,
00:24:38en l'occurrence de Sarah Knafo,
00:24:39à Paris, l'extrême droite,
00:24:41l'extrême droite classique,
00:24:42le Rassemblement national,
00:24:42ça n'existe pas à Paris.
00:24:43La preuve, Thierry Mariani,
00:24:45à 1,5%,
00:24:45et lors des scrutins précédents,
00:24:47leur score, même leur score cumulé,
00:24:49était toujours très décevant.
00:24:51Mais ce sont des gens qui sont de droite,
00:24:53qui ne sont pas de droite radicale
00:24:54ou d'extrême droite,
00:24:54on peut l'appeler comme on veut.
00:24:55Ce sont des gens qui,
00:24:56encore un terme un peu traditionnel,
00:24:58un peu facile à sortir,
00:24:59c'est la droite trocadéro.
00:25:00C'est quoi ?
00:25:00C'est des gens qui ont voté RPR,
00:25:02qui ont voté UMP,
00:25:02qui ont voté LR,
00:25:03et qui maintenant...
00:25:04Des gens qui votaient Fillon ?
00:25:06Bien sûr, des gens qui votaient Fillon,
00:25:08et encore, Fillon,
00:25:09c'était la version light
00:25:10de ce qui est reconquête aujourd'hui,
00:25:12mais ce sont des gens
00:25:13très clairement de droite,
00:25:14avec un niveau de vie,
00:25:15un âge assez âgé en général,
00:25:19que la moyenne,
00:25:20des gens qui sont très libéraux
00:25:21sur les questions économiques,
00:25:22très conservateurs
00:25:23sur les questions sociétales,
00:25:24et qui se sont rédits,
00:25:26tout en venant de la droite
00:25:26dite traditionnelle,
00:25:27sur les questions d'identité,
00:25:29d'immigration, d'insécurité.
00:25:30Ces gens-là sont très clairement de droite,
00:25:32ont été de droite classique,
00:25:34et donc vont voter massivement
00:25:35pour Sarah Knafo.
00:25:37Maintenant, même si elle n'a pas annoncé
00:25:39son soutien à Rachida Dati,
00:25:41même si elle n'a pas cité Rachida Dati...
00:25:43Oui, elle dit que c'est pour battre la gauche.
00:25:44Même si Rachida Dati n'a pas demandé
00:25:46le soutien de Sarah Knafo,
00:25:47tout ça peut avoir aussi une influence
00:25:49sur le vote notamment
00:25:51des électeurs de Pierre-Yves Bournazel.
00:25:52Là encore, plutôt de droite,
00:25:54plutôt de centre-droite,
00:25:55ils peuvent être effrayés par le fait que,
00:25:56alors malgré elle,
00:25:57je ne sais pas si c'est le terme adéquat,
00:25:59Rachida Dati se trouve
00:26:01à la tête d'une liste
00:26:01qui n'a pas bougé,
00:26:02mais qui est colorée
00:26:03un peu plus de reconquête
00:26:05qu'auparavant.
00:26:05Et ça, ça aura forcément
00:26:07des conséquences.
00:26:09On a les noms ce soir
00:26:10de la liste Dati-Elsa.
00:26:12Qu'est-ce qu'on sait d'ailleurs
00:26:13des tractations qui ont débouché
00:26:15sur cette triangulaire,
00:26:16notamment les tractations
00:26:16Dati-Bournazel ?
00:26:18Alors, ce qu'on sait,
00:26:18c'est qu'il y a une mésentente connue
00:26:20entre Rachida Dati
00:26:21et Pierre-Yves Bournazel.
00:26:22Ils ont eu des mots
00:26:23très très forts
00:26:24pendant la campagne.
00:26:25Rachida Dati a dit
00:26:26que c'était l'incarnation physique
00:26:27de la droite la plus bête du monde.
00:26:28Déjà, c'était très très mal embarqué.
00:26:30Donc nous, ce qu'on nous raconte,
00:26:31c'est qu'il y a eu
00:26:32très peu de discussions
00:26:33finalement entre les deux.
00:26:34Ils ne se sont pas projetés
00:26:35sur l'entre-deux-tours vraiment.
00:26:37Et Pierre-Yves Bournazel
00:26:38n'a prévenu personne
00:26:40qu'il allait annoncer
00:26:41justement
00:26:42qu'il ne figurait pas
00:26:43sur la liste.
00:26:43On nous dit,
00:26:48donc il a pris
00:26:49tout le monde de court.
00:26:50Et évidemment,
00:26:51on voit ça comme une fusion,
00:26:52mais une fusion du coup
00:26:53du bout des lèvres.
00:26:54C'est-à-dire que ce n'est pas
00:26:54un soutien à Rachida Dati.
00:26:56C'est plutôt histoire de dire
00:26:57la plupart de mes colistiers
00:26:58sont favorables.
00:27:00C'est la fusion
00:27:00en se pinçant le nez.
00:27:01Voilà, mais moi,
00:27:02je n'y vais pas.
00:27:03Donc effectivement,
00:27:04côté horizon,
00:27:05il y a une partie
00:27:06qui est assez fâchée
00:27:07avec Pierre-Yves Bournazel
00:27:08qui considère que
00:27:09ce n'est pas une manière
00:27:10de faire les choses.
00:27:11Après, on rappelle aussi
00:27:12que Pierre-Yves Bournazel
00:27:12c'est monsieur élection
00:27:14au sein d'horizon.
00:27:15Donc on ne vexe pas non plus
00:27:16trop souvent celui
00:27:17qui s'occupe des élections.
00:27:19Et puis côté renaissance
00:27:21qui, je le rappelle,
00:27:22avait soutenu
00:27:23Pierre-Yves Bournazel
00:27:24et pas Rachida Dati,
00:27:25moi, un cas du Bloc central
00:27:26me disait non,
00:27:27je trouve qu'il y a eu
00:27:28un certain panache
00:27:29dans la décision
00:27:29de Pierre-Yves Bournazel
00:27:30finalement fidèle à ses valeurs.
00:27:32Pierre-Yves Bournazel,
00:27:33il sait très bien
00:27:33que le jour où il annonce
00:27:34qu'il fusionne
00:27:35et qu'il se retrouve
00:27:36sur la liste de Rachida Dati,
00:27:37il y a tous les montages vidéo
00:27:38des fois où il a répété
00:27:39qu'il ne le ferait pas.
00:27:40Donc, chez renaissance,
00:27:42on dit que ça avait
00:27:42un certain panache,
00:27:43manière de dire
00:27:44qu'on ne souhaite pas forcément
00:27:45que Rachida Dati
00:27:47soit élue au final.
00:27:48Et ce qui est intéressant
00:27:48effectivement sur l'électorat
00:27:49de Pierre-Yves Bournazel,
00:27:50c'est que c'est très difficile
00:27:51de quantifier
00:27:52ceux qui vont se reporter
00:27:53sur Rachida Dati
00:27:54et ceux qui vont se reporter
00:27:57sur Emmanuel Grégoire.
00:27:59Moi, on me dit quand même
00:27:59plutôt électorat Rachida Dati.
00:28:02Mais c'est vrai que
00:28:03s'ils ont voté
00:28:04Pierre-Yves Bournazel
00:28:04au premier tour,
00:28:05c'est bien qu'ils ne voulaient pas
00:28:06en tout cas,
00:28:07dès le premier tour,
00:28:08voter pour Rachida Dati.
00:28:09Et quand on se penche
00:28:10sur la constitution
00:28:10de la liste d'Ati,
00:28:11on voit donc ce soir
00:28:12Marlène Schiappa,
00:28:14macroniste historique
00:28:14de la liste Bournazel.
00:28:16En revanche,
00:28:16on a perdu Clément Beaune en route
00:28:17qui était numéro 3
00:28:18sur la liste Bournazel.
00:28:20Ça a chauffé ?
00:28:21Avec un message
00:28:22qu'il a publié sur ses réseaux
00:28:23qui n'est pas particulièrement
00:28:25tendre à l'intention
00:28:26de la candidate quand même
00:28:27où il estime que ça n'est pas
00:28:30sa manière de faire de la politique.
00:28:31Donc on voit bien
00:28:32que comme vous le disiez,
00:28:33il y a vraiment de la friture
00:28:33sur la ligne avec Renaissance
00:28:34au niveau du ralliement
00:28:36avec Rachida Dati.
00:28:37Quant à la coloration finalement
00:28:39Knafo,
00:28:41immanquablement elle y est,
00:28:42elle y sera.
00:28:43La question de la gouvernance
00:28:45à droite de Paris,
00:28:47c'est une gouvernance
00:28:48qui justement
00:28:49va être forcément
00:28:50un peu teintée
00:28:50de cet électorat
00:28:5216e, 17e,
00:28:53où on sait que le principe
00:28:55est quand même
00:28:55un Paris plutôt conservateur.
00:28:57Moi, il me semble
00:28:58que ce qu'on oublie
00:28:59de dire aussi,
00:29:00c'est qu'au fond,
00:29:01même le maintien
00:29:02de la liste Chikiru
00:29:04n'est pas de nature
00:29:05à affaiblir l'avance
00:29:06d'Emmanuel Grégoire.
00:29:07Bien au contraire,
00:29:07parce qu'il y a quand même
00:29:08une tradition à gauche
00:29:09qui est celle du vote utile.
00:29:10C'est ce qui avait justement
00:29:12joué en faveur de Jean-Luc Mélenchon
00:29:13au moment des présidentielles
00:29:15et notamment de la dernière
00:29:17où on s'était dit
00:29:17le vote utile à gauche
00:29:18étant celui-ci,
00:29:20il faut y aller.
00:29:20Et donc,
00:29:21il me semble que
00:29:22Sophia Chikiru,
00:29:23quand bien même
00:29:23elle se maintient,
00:29:24on le comprend
00:29:24pour des considérations
00:29:25finalement personnelles,
00:29:26voire même de guerre nationale,
00:29:29n'affaiblira pas,
00:29:30il me semble,
00:29:31l'avance qu'a Emmanuel Grégoire.
00:29:32Mais là,
00:29:34il me semble qu'on a vraiment
00:29:35un instantané
00:29:35de ce qui peut se passer
00:29:36en 2027.
00:29:37C'est-à-dire que
00:29:37la droite
00:29:38est plutôt défavorable
00:29:41à faire tomber
00:29:42totalement,
00:29:43officiellement,
00:29:43le cordon sanitaire
00:29:44avec la droite plus extrême.
00:29:46L'alliance avec le centre,
00:29:47elle est très complexe également.
00:29:49Mais la gauche,
00:29:51au moment de s'unir,
00:29:52elle-même,
00:29:53elle n'est pas très à l'aise.
00:29:54Donc en fait,
00:29:55il me semble que
00:29:56dans cette absence
00:29:57de représentativité totale
00:29:58de la campagne de Paris,
00:29:59il y a ce qui va se passer
00:30:00en 2027,
00:30:01c'est-à-dire la cacophonie
00:30:02qu'on a tous les jours
00:30:04dans les 11 jours
00:30:04Oui, parce que même
00:30:04pour les téléspectateurs
00:30:06qui nous regardent
00:30:06et qu'ils soient électeurs
00:30:08ou non d'ailleurs,
00:30:09ils regardent ce qui se passe
00:30:10à Marseille,
00:30:11ils regardent ce qui se passe
00:30:11à Paris,
00:30:12ils voient que Sébastien Delogus
00:30:13retire,
00:30:14ils voient que
00:30:14Sophia Chikirou
00:30:16se maintient.
00:30:17D'ailleurs,
00:30:18est-ce qu'Emmanuel Grégoire
00:30:18il prend un risque
00:30:19en se passant
00:30:20des voies insoumises
00:30:22Virginie Martin,
00:30:23Stéphane Zumsteg ?
00:30:24Ah oui, oui,
00:30:25il prend bien sûr un risque.
00:30:27Il prend son risque.
00:30:28Mais voilà,
00:30:28c'est ce qu'il dit,
00:30:29je prends mon risque,
00:30:30je prends mes responsabilités,
00:30:31il est aussi droit
00:30:32dans ses bottes.
00:30:33Voilà,
00:30:34après,
00:30:36après,
00:30:36moi ce que je trouve
00:30:37difficile quand même
00:30:38aujourd'hui,
00:30:39dans la stratégie
00:30:40de la France insoumise,
00:30:41c'est de dire
00:30:42dans telle et telle ville,
00:30:44finalement,
00:30:45on lutte contre la droite
00:30:46fasciste,
00:30:47alors que parfois
00:30:49il s'agit juste
00:30:49d'Olivier Galzy
00:30:50qui n'est pas...
00:30:52À Avignon,
00:30:53il est arrivé en tête.
00:30:54Qui n'est pas le premier
00:30:55des RN,
00:30:56on peut le dire.
00:30:57Et puis,
00:30:57à Marseille,
00:30:58on se retire logiquement
00:30:59parce qu'évidemment,
00:31:01il y a le RN
00:31:01très clairement.
00:31:02Et puis à Paris,
00:31:04alors qu'on a une candidate
00:31:05un petit peu sulfureuse
00:31:07qui arrive quand même
00:31:09de l'UMP,
00:31:10de la Macronie,
00:31:11etc.,
00:31:12ils auraient pu aussi
00:31:13avoir le même raisonnement
00:31:14puisque Manuel Bompard
00:31:16n'a de cesse de dire
00:31:17que maintenant,
00:31:17il faut toujours
00:31:18se désister
00:31:20quand il y a
00:31:21le centre-droit,
00:31:23la droite,
00:31:23parce que quelque part
00:31:25à la fin du jeu,
00:31:26il y a Bruno Rotaillot
00:31:27et donc quelque part
00:31:28le RN.
00:31:30Donc toutes les listes
00:31:31de droite
00:31:32sont devenues
00:31:32un petit peu fascistes,
00:31:34si je puis dire,
00:31:34à coloration fasciste.
00:31:36Et qu'il faut un peu
00:31:37s'opposer finalement
00:31:38à cette vague
00:31:39comme cela
00:31:40et donc avoir
00:31:41ces postures antifascistes.
00:31:42Et puis tout d'un coup
00:31:43à Paris,
00:31:44là c'est la grande exception
00:31:46et est-ce que tout ça
00:31:48va être tenu
00:31:49ou bien au contraire
00:31:50en tenant tête
00:31:51finalement
00:31:52à la gauche
00:31:54classique,
00:31:55traditionnelle
00:31:56d'Emmanuel Grégoire
00:31:57et en finalement
00:31:59elle aussi
00:31:59prenant ses responsabilités,
00:32:01est-ce que là
00:32:01Sophia Shikiru
00:32:02ne pousse pas
00:32:05son avantage
00:32:06de leader
00:32:08de la France insoumise
00:32:09qu'elle n'est pas
00:32:10tout à fait aujourd'hui
00:32:11finalement.
00:32:12Mais peut-être un peu plus
00:32:12que Sébastien Delogu.
00:32:13Bien sûr,
00:32:14mais là elle prend quand même
00:32:15une stature un peu plus nationale
00:32:17en disant
00:32:17je ne vais pas jusqu'au bout
00:32:19ou au contraire,
00:32:20je vais jusqu'au bout
00:32:21et je ne vais pas jusqu'au bout
00:32:22dans les fusions
00:32:23et autres,
00:32:24si je puis dire,
00:32:25négociations d'appareils.
00:32:27Le pari d'Emmanuel Grégoire
00:32:29il est double
00:32:30et il pourrait totalement
00:32:30s'avérer payant
00:32:31dimanche prochain.
00:32:32D'une part,
00:32:32c'est de se dire que
00:32:33dans ce duel qui s'annonce
00:32:35même s'il y aura
00:32:35trois listes effectivement
00:32:36mais tout ça va se résumer
00:32:37à un duel entre Emmanuel Grégoire
00:32:38et Rachida Dati
00:32:39pour la mairie de Paris.
00:32:41Il y aura un vote utile
00:32:42au sein de ces presque 12%
00:32:43de Parisiennes et de Parisiens
00:32:45qui ont voté
00:32:45pour Sophia Shikiru
00:32:47de se dire
00:32:47maintenant je vais en récupérer
00:32:49comme il y en a encore
00:32:49je ne sais pas
00:32:501, 2, 3, 4%, 5%,
00:32:52tout est envisageable
00:32:53mais je vais en récupérer
00:32:54parce qu'il y aura le front
00:32:56mais c'est le front anti-Rachida Dati
00:32:58d'un électorat
00:32:58je parle de l'électorat insoumis
00:33:00qui est très hostile
00:33:01en termes d'image
00:33:01quand il s'exprime
00:33:02à l'égard de Rachida Dati
00:33:04et le deuxième pari
00:33:05c'était de toute façon
00:33:06il avait bien compris
00:33:06que si jamais
00:33:07il y avait une fusion
00:33:09fustelle technique
00:33:10les Parisiens
00:33:11n'auraient pas été dupes
00:33:12et c'en était fini
00:33:12des reports
00:33:13on parlait tout à l'heure
00:33:14de l'électorat bournazel
00:33:15c'en était terminé
00:33:16il n'y avait pas une voix
00:33:17de Pierre-Yves Bournazel
00:33:18j'exagère
00:33:18mais pas énormément
00:33:20finalement
00:33:20qui se tournait vers lui
00:33:22et un dernier point
00:33:26est-ce que tout cela
00:33:27va profiter à Rachida Dati
00:33:28ou pas
00:33:29en tout cas
00:33:29la grande gagnante
00:33:30de ce désistement
00:33:31elle s'appelle Sarah Knafo
00:33:32elle aurait selon moi
00:33:34commis une faute politique
00:33:35si elle ne s'était pas
00:33:36en se maintenant
00:33:37parce que c'est quoi
00:33:38c'est évidemment
00:33:38elle est en faveur
00:33:40de l'accélération
00:33:41de l'union des droites
00:33:42donc se maintenir
00:33:43c'était faire
00:33:43alors là pour le coup
00:33:44c'était faire
00:33:44perdre Rachida Dati
00:33:45donc ça posait un problème
00:33:47de cohérence
00:33:47et même si Rachida
00:33:48après ce désistement
00:33:49même si Rachida Dati
00:33:51perd dimanche prochain
00:33:52on pourra dire
00:33:53c'est pas de ma faute
00:33:53la perdante
00:33:54moi j'ai apporté mes voix
00:33:55c'est bien que Rachida Dati
00:33:56n'était pas au niveau
00:33:58et si jamais Rachida Dati
00:33:59gagne
00:33:59elle dira
00:34:00c'est grâce à mes 10%
00:34:02de voix que nous avons gagné
00:34:03donc tout ça
00:34:03est une occasion énorme
00:34:05pour reconquêter pour elle
00:34:06de mettre en place
00:34:07en dépit de ce que veulent
00:34:08les républicains
00:34:09la fusion des droites
00:34:11j'ai une toute dernière question
00:34:12sur Paris
00:34:12un peu technique
00:34:13pardon Anne-Charlène
00:34:14mais une liste déjà déposée
00:34:16pour le second tour
00:34:17elle peut être retirée
00:34:19une liste déjà déposée
00:34:20pour le second tour
00:34:21peut-elle être retirée
00:34:22est-ce que maintenant
00:34:22que c'est fait
00:34:23pas après ce soir
00:34:24non non là vraiment
00:34:25on a l'instantané
00:34:26de ce qui va se passer dimanche
00:34:27mais il y a une parade
00:34:29vous ne pouvez pas mettre
00:34:30de bulletin
00:34:30vous ne présentez pas
00:34:31de bulletin de vote
00:34:32alors ça fait un peu
00:34:33peut-être un peu ridicule
00:34:34pour une partie de l'électorat
00:34:35mais c'est déjà arrivé
00:34:36en tout cas
00:34:36dans l'histoire
00:34:37avant de passer
00:34:38aux autres alliances
00:34:39entre socialistes
00:34:40et LFI
00:34:40dans d'autres villes
00:34:42je voudrais qu'on parle
00:34:43des mots
00:34:44de cet entre-deux-tours
00:34:45avec Olivier Ravanello
00:34:47c'est quelle histoire
00:34:58on ne commence pas
00:34:59quelle histoire
00:35:00sans le point d'exclamation
00:35:01on est d'accord
00:35:02Olivier
00:35:03c'est pas possible
00:35:03en ce moment
00:35:05les mots ont un sens
00:35:06c'est aussi ce que vous
00:35:07vouliez nous rappeler
00:35:07Olivier ce soir
00:35:08l'histoire que l'on raconte
00:35:10dans cet entre-deux-tours
00:35:10elle est fondamentale
00:35:11et à gauche
00:35:12on est très créatif
00:35:14dans ce narratif
00:35:16des alliances
00:35:16extrêmement
00:35:17prenez accord
00:35:18c'est un joli mot
00:35:19accord
00:35:19c'est assez simple
00:35:21on est d'accord
00:35:22il y a un accord
00:35:24on n'est pas d'accord
00:35:25il n'y a pas d'accord
00:35:26ni au premier
00:35:26ni au deuxième tour
00:35:27jusque là
00:35:28c'est à peu près simple
00:35:29sauf qu'il y a des adjectifs
00:35:30qui viennent
00:35:31accord national
00:35:32ah c'était pas pareil
00:35:33il fallait donc comprendre
00:35:34que c'était plutôt
00:35:35au niveau local
00:35:36que ça allait se jouer
00:35:37alors qu'est-ce qui s'est passé
00:35:38au niveau local
00:35:39au niveau local
00:35:39on a dit fusion
00:35:40c'est quand même très chaud
00:35:42une fusion
00:35:43un couple fusionnel
00:35:44vous ne faites plus
00:35:45la différence
00:35:45entre l'un et l'autre
00:35:46donc comment on fait
00:35:47pour que la fusion
00:35:48elle soit un peu
00:35:49moins fusionnelle
00:35:49on va chercher le mot
00:35:51le plus froid
00:35:51de la langue française
00:35:52technique
00:35:53et vous avez une fusion
00:35:55technique
00:35:55c'est un peu
00:35:56le principe
00:35:57de la douche écossaise
00:35:58adaptée à la politique
00:35:59et qu'est-ce que ça donne
00:36:01ça donne que par exemple
00:36:02à Toulouse
00:36:03à Toulouse
00:36:04on fusionne
00:36:05même s'il n'y a pas
00:36:06de risque RN
00:36:07à l'horizon
00:36:08à Marseille
00:36:09là où le RN
00:36:09est à l'horizon
00:36:10on fusionne alors
00:36:11ah mais non
00:36:11on ne fusionne pas
00:36:12on ne prend pas
00:36:13la main tendue
00:36:14de Delogu
00:36:14mais à Paris
00:36:15où il n'y a pas
00:36:16de risque RN
00:36:17on pourrait peut-être
00:36:17fusionner
00:36:18ah mais non
00:36:18là non plus
00:36:19on ne prend pas
00:36:20la main tendue
00:36:20de Chiquirou
00:36:22à Limoges
00:36:23ah oui à Limoges
00:36:23ça passe
00:36:24à Nantes aussi
00:36:25ça passe
00:36:25mais alors à Nantes
00:36:26autre chose
00:36:27autre nouveau mot
00:36:28il n'y a pas
00:36:29de programme commun
00:36:29un programme commun
00:36:31c'est un vieux mot
00:36:32ça en langage socialiste
00:36:34le programme commun
00:36:35c'est un vieux mot
00:36:35qui nous ramène
00:36:36à la même idée
00:36:37à la même épine
00:36:38presque on pourrait dire
00:36:39l'union des gauches
00:36:41socialistes et communistes
00:36:42réunis pour pouvoir
00:36:44aller prendre le pouvoir
00:36:46le principe c'est toujours le même
00:36:47on a deux identités
00:36:48on n'est pas pareil
00:36:49et à un moment donné
00:36:50pour gagner
00:36:50on se rassemble
00:36:51en 71
00:36:52le tout jeune parti socialiste
00:36:55se réunit à Épinay
00:36:56et la question est sur la table
00:36:57est-ce qu'on fait
00:36:58une alliance
00:36:58avec les communistes
00:36:59alors pour ce qui est
00:37:01de la question
00:37:02de l'identité
00:37:03la première composée
00:37:04écoutez
00:37:05il y en a un
00:37:05il s'appelle François Mitterrand
00:37:06qui met assez clairement
00:37:07le point sur les i
00:37:09celui qui ne consent pas
00:37:11à la rupture
00:37:12avec l'ordre établi
00:37:14politique ça va de soi
00:37:15c'est secondaire
00:37:17avec la société capitaliste
00:37:20celui-là
00:37:22je le dis
00:37:23il ne peut pas être
00:37:24adhérent
00:37:25du parti socialiste
00:37:27alors je ne sais pas vous
00:37:28mais moi j'ai compris
00:37:28j'ai à peu près tout compris
00:37:30y compris dans les intonations
00:37:31de voix
00:37:32vous voyez que
00:37:33quand on parle
00:37:33de la manière
00:37:34dont on va s'y prendre
00:37:35en revanche
00:37:38quand on est sur la conviction
00:37:39là on porte le verbe
00:37:40haut et fort
00:37:41mais il y a quand même
00:37:42la question de la tactique
00:37:43est-ce qu'on va faire
00:37:43une alliance
00:37:44ou pas une alliance
00:37:44mais là cette fois-ci
00:37:45c'est Pierre Moroy
00:37:46qui répond
00:37:47camarades
00:37:48l'essentiel de notre position
00:37:50peut s'exprimer ainsi
00:37:53la gauche a besoin
00:37:55du concours
00:37:56du parti communiste
00:37:58et après évolution
00:38:01de la participation
00:38:02du parti communiste
00:38:03pour battre la droite
00:38:05et la réaction
00:38:06et pour pouvoir
00:38:07avoir en France
00:38:08un gouvernement de gauche
00:38:10je ne suis pas vous
00:38:11mais j'ai compris
00:38:12là encore
00:38:12c'est clair
00:38:13c'est limpide
00:38:13c'est assez simple
00:38:14alors à cette époque
00:38:15on faisait de la politique
00:38:16à gauche
00:38:16avec des mots-clés
00:38:18qui parlaient immédiatement
00:38:19alors on parlait de motion
00:38:20on déposait une motion
00:38:22et puis on votait
00:38:23sur des motions
00:38:23et le vainqueur
00:38:24du coup
00:38:24a incarné
00:38:25la ligne politique
00:38:26du parti
00:38:26alors ça
00:38:27la ligne
00:38:28camarades
00:38:29il ne faut pas y toucher
00:38:29c'était tabou
00:38:30pendant quelques temps
00:38:31et puis
00:38:32on se réunissait
00:38:34derrière les noms
00:38:35de famille
00:38:35on mettait un hist
00:38:36ou un lien
00:38:37et puis ça faisait
00:38:37que moi j'étais
00:38:39mitterrandiche
00:38:39vènementiste
00:38:40troicardien
00:38:41fabusien
00:38:41en gros la chambre
00:38:42était à peu près rangée
00:38:44aujourd'hui
00:38:45à l'époque
00:38:46des punchlines
00:38:46c'est vrai
00:38:47que tout ça
00:38:48apparaît un peu
00:38:49là on n'entend pas
00:38:50trop parler
00:38:50des foristes
00:38:51non on n'entend pas
00:38:52du tout parler de ça
00:38:53alors ça pop up
00:38:54à gauche et à droite
00:38:55mais on n'a pas
00:38:56la même lisibilité
00:38:57et c'est ça en fait
00:38:58le fond du sujet
00:38:59c'est que
00:39:00cette vision
00:39:01et cette façon
00:39:02de faire de la politique
00:39:02peut-être un peu rigide
00:39:03avait un grand mérite
00:39:04c'était celle
00:39:05de la lisibilité
00:39:06qui est indispensable
00:39:08pour un électeur
00:39:09cette lisibilité
00:39:10c'est sans doute
00:39:11celle qui évite
00:39:12le côté
00:39:13c'est tous les mêmes
00:39:14ils font leur tambouille
00:39:15et puis ils font
00:39:16des combinations
00:39:17entre les deux tours
00:39:18et puis c'est surtout
00:39:19ce qui évite
00:39:21d'aller à la pêche
00:39:21le dimanche
00:39:22jour des élections
00:39:23on dit de quoi
00:39:24on a un problème
00:39:25de lisibilité
00:39:26du côté du parti socialiste
00:39:27à l'issue
00:39:28de ce premier tour
00:39:29et de ces alliances
00:39:30avant le second tour
00:39:31clairement
00:39:32je vais même aller
00:39:33complètement
00:39:33dans le sens
00:39:34d'Olivier Ravanello
00:39:35la fusion technique
00:39:36ça n'existe pas
00:39:38parce qu'il y a
00:39:39beaucoup de candidats
00:39:39qui essayent de mettre
00:39:40une réalité juridique
00:39:41derrière
00:39:41mais si c'est un terme
00:39:42très connu
00:39:42très convenu
00:39:43ça voudrait dire
00:39:44en réalité
00:39:45on participe
00:39:46ensemble à l'élection
00:39:47mais nous ne travaillerons
00:39:48pas ensemble
00:39:48à l'issue de l'élection
00:39:49mais qu'est-ce que ça veut dire
00:39:50précisément pour un électeur
00:39:51c'est un électeur qui donne sa voix
00:39:53c'est un électeur qui donne sa voix
00:39:54pour travailler ensemble
00:39:55donc c'est le principe même
00:39:57de la trahison du politique
00:39:58et il me semble
00:39:59alors déjà
00:40:00le baromètre du Sevipov
00:40:01auquel on a travaillé
00:40:03cette année
00:40:03est quand même
00:40:04le plus catastrophique
00:40:05des 17 vagues
00:40:06ça veut dire que
00:40:07la défiance
00:40:09l'emporte partout en France
00:40:10le dernier bastion
00:40:11qui nous restait
00:40:12c'était la démocratie locale
00:40:13aujourd'hui
00:40:14il me semble précisément
00:40:15que ces accords d'appareil
00:40:17alors encore une fois
00:40:18ça peut se justifier
00:40:19de travailler ensemble
00:40:20pour essayer de ne pas éparpiller
00:40:21des voix etc
00:40:21mais l'absence de clarté totale
00:40:24dans le programme
00:40:25dans la manière
00:40:26dont finalement
00:40:26on fait des fronts
00:40:28ou pas
00:40:28ça ça me semble être
00:40:30vraiment symptomatique
00:40:31de ce qui fait
00:40:31que les français décrochent
00:40:32et je rajouterai un dernier point
00:40:34c'est que
00:40:34je regrette
00:40:35que
00:40:36peu avant
00:40:37l'élection municipale
00:40:38on nous ait toujours
00:40:40parlé
00:40:40de cordons sanitaires
00:40:42que ce soit d'un côté
00:40:43ou de l'autre
00:40:43mais jamais
00:40:44il y a eu l'affaire
00:40:45Quentin de Ranck
00:40:46qui a suscité aussi
00:40:47cette
00:40:49il y a eu une actualité
00:40:51liée à
00:40:52cette friandise
00:40:53du côté de la droite
00:40:54de retourner
00:40:55l'expression de cordon
00:40:55est-ce que ça aurait existé
00:40:56sans l'affaire Quentin de Ranck
00:40:57à Lyon ?
00:40:58je n'en suis pas sûre
00:40:59et je crois vraiment
00:40:59qu'elle a infusé
00:41:01dans l'opinion
00:41:01mais pas tant que ça
00:41:02au moment électoral
00:41:03en réalité
00:41:04parce que
00:41:05précisément
00:41:05le vote au moins local
00:41:07ça doit être
00:41:08un vote d'adhésion
00:41:08la proximité
00:41:10la vérité
00:41:10de la politique
00:41:11qui change la vie
00:41:12c'était le général de Gaulle
00:41:13qui disait ça en 59
00:41:14c'est ça
00:41:15qui a disparu
00:41:16et moi pour 2027
00:41:17ça m'inquiète
00:41:17on pourrait citer Nantes
00:41:20où la mère sortante
00:41:21qui est numéro 2
00:41:21du parti socialiste
00:41:22Johanna Roland
00:41:23elle jurait avant le premier tour
00:41:24qu'elle ne ferait pas
00:41:25d'alliance avec les mélenchonistes
00:41:26elle s'est résolue
00:41:27à conclure cette alliance
00:41:28pour sauver son écharpe
00:41:30elle avait récolté
00:41:3035% des voix
00:41:31au premier tour
00:41:33Johanna Roland
00:41:34elle revendique ce soir
00:41:34un front antifasciste
00:41:36on peut citer aussi
00:41:37les alliances
00:41:38socialistes insoumises
00:41:39à Toulouse
00:41:39à Limoges
00:41:40à Clermont
00:41:40Brest à Avignon
00:41:41on peut même citer Tulle
00:41:43Tulle
00:41:44fief de François Hollande
00:41:45où il est député
00:41:46le maire sortant
00:41:47qui était un proche
00:41:47de François Hollande
00:41:48a fusionné aujourd'hui
00:41:49là aussi avec la liste
00:41:50PCF LFI écologiste
00:41:52alors que François Hollande
00:41:53avait pendant toute la campagne
00:41:55estimé que tout rapprochement
00:41:56avec LFI au second tour
00:41:57serait une compromission
00:41:58pour la gauche socialiste
00:42:00et hier soir
00:42:01Olivier Faure
00:42:02au 20h de France 2
00:42:04un peu gêné
00:42:04aux entournures
00:42:06je ne sais pas vous
00:42:07mais il m'a donné l'impression
00:42:08vous savez ce sketch
00:42:09ce sketch des inconnus
00:42:11qui font la différence
00:42:12entre les bons
00:42:13et les mauvais chasseurs
00:42:14et là hier soir
00:42:15on avait l'impression
00:42:16qu'il faisait la différence
00:42:17entre les bons
00:42:18et les mauvais insoumis
00:42:20mais vous parliez tout à l'heure
00:42:22de problème de lisibilité
00:42:24de la stratégie du Parti Socialiste
00:42:25c'est bien pire que ça
00:42:26parce qu'en plus
00:42:26ça s'accompagne
00:42:27d'un sentiment de sauf qui peut
00:42:29on a l'impression
00:42:30parce que le Parti Socialiste
00:42:31vous avez cité Nantes
00:42:32on aurait pu citer
00:42:33Clermont-Ferrand
00:42:34ou Brest
00:42:34dans des fiefs
00:42:35des fiefs historiques
00:42:36du Parti Socialiste
00:42:37il a enregistré
00:42:37des scores très décevants
00:42:38très décevants
00:42:39dimanche dernier
00:42:40pas partout
00:42:41mais en tout cas
00:42:41dans un certain nombre de villes
00:42:42et les fusions
00:42:43ont été immédiates
00:42:43parce que certes
00:42:44il y a des fusions
00:42:45avec les insoumis
00:42:46pour gagner à Limoges
00:42:47gagner à Toulouse
00:42:48mais il y a surtout
00:42:49des fusions
00:42:49pour sauver ces villes
00:42:50ce ne sont pas des fusions
00:42:51de conquête
00:42:52parce que là
00:42:52on pourrait très bien dire
00:42:53que finalement
00:42:53c'est l'union de la gauche
00:42:55la gauche a toujours été unie
00:42:56vous parliez du Parti Socialiste
00:42:58on est dans la lignée
00:42:59de la tradition
00:43:00de cette union de la gauche
00:43:01et y compris
00:43:01comme on a pu la connaître
00:43:02avec la NUPES
00:43:03et le nouveau Front Populaire
00:43:04là il y a ce sentiment
00:43:05de ville
00:43:06de mauvais résultats
00:43:07le Parti Socialiste
00:43:09aurait été en danger
00:43:10et aurait pu perdre
00:43:12beaucoup de villes
00:43:12sans cette alliance
00:43:14et le côté
00:43:15il y a le côté
00:43:16on change de stratégie
00:43:17tous les deux jours
00:43:18mais malheureusement
00:43:19pour le Parti Socialiste
00:43:19j'ai un peu peur pour lui
00:43:21que ce soit aussi
00:43:22que ça entretienne l'idée
00:43:23d'un parti
00:43:24qui vend son âme
00:43:24en partie
00:43:25ça peut être exprimé
00:43:26par une partie de l'opinion
00:43:27notamment l'opinion
00:43:28la plus centriste
00:43:29parce que vraiment
00:43:31là c'est la fusion
00:43:32à tout prix
00:43:32pour sauver
00:43:33sauver les ciels
00:43:33alors je discutais justement
00:43:35avec un député socialiste
00:43:36on prenait le cas
00:43:37de Limoges
00:43:38eux effectivement
00:43:39ils reconnaissent
00:43:40qu'en point de vue national
00:43:40il y a une grande illisibilité
00:43:42mais ils me disent
00:43:43à Limoges
00:43:43en fait on a un programme
00:43:44qui est très proche
00:43:46la réalité
00:43:47c'est qu'on ne s'accorde pas
00:43:49on ne fusionne pas
00:43:49juste pour reconquérir la ville
00:43:51on a un programme
00:43:51qui est très proche
00:43:52Damien Modet
00:43:53n'est pas un insoumis agitateur
00:43:55il n'a pas eu
00:43:56de prise de parole
00:43:57outrancière
00:43:58c'est quelqu'un
00:43:58qui travaille énormément
00:43:59et donc en fait
00:44:01le député avec qui je discutais
00:44:02il n'est pas proche
00:44:02des insoumis
00:44:03mais il me dit juste
00:44:04là à Limoges
00:44:05on veut regagner la ville
00:44:07l'insoumis
00:44:07on peut très bien
00:44:08travailler avec lui
00:44:08pourquoi pas s'allier
00:44:09ça s'est toujours fait à gauche
00:44:11pourquoi pas
00:44:11mais ils le disent partout
00:44:12dans toutes les villes
00:44:13où ils fusionnent
00:44:13ils expliquent qu'il n'y a
00:44:14quasiment pas de différence
00:44:15entre eux et les insoumis
00:44:16c'est pour ça que je trouve
00:44:17qu'au contraire
00:44:18je ne pense pas
00:44:18que l'électorat soit dupe
00:44:19la stratégie est au contraire
00:44:21très lisible je trouve
00:44:23je ne la trouve pas du tout
00:44:24illisible en définitive
00:44:25il y a une espèce de
00:44:27voilà une parole
00:44:30assez démonétisée
00:44:30tout de même
00:44:31d'Olivier Ford
00:44:31depuis des mois
00:44:32et des mois
00:44:33et des mois
00:44:33il dit on ne veut pas
00:44:34d'accord national
00:44:35très bien
00:44:35mais finalement
00:44:36ils en ont fait
00:44:36avec la NUPES
00:44:37ils en ont fait
00:44:38avec le nouveau Fonds populaire
00:44:38ils en font régulièrement
00:44:40l'exception
00:44:41ça a été quoi
00:44:41ça a été les européennes
00:44:42avec Luxman
00:44:43qui arrive tout de suite devant
00:44:45et ils n'en font rien
00:44:46pardon
00:44:46entre temps
00:44:47il y a eu le 7 octobre
00:44:50le 7 octobre
00:44:51c'est avant 2024
00:44:53oui
00:44:53mais entre temps
00:44:55et après tout ce qui s'est passé
00:44:56y compris avec l'affaire
00:44:57Quentin de Ranck
00:44:59il y a eu
00:45:00une forme de
00:45:02de rupture
00:45:04idéologique
00:45:04oui
00:45:05d'accord
00:45:06oui mais alors
00:45:07attendez
00:45:07on savait très bien
00:45:09personne n'a été dupe
00:45:10quand Olivier Faure dit
00:45:12on ne fera pas d'accord
00:45:13national
00:45:14avec LFI
00:45:15on savait très bien
00:45:16que le lendemain
00:45:18des résultats
00:45:18les accords avec LFI
00:45:20allaient arriver
00:45:21c'était l'évident
00:45:22c'était écrit d'avance
00:45:23donc on voit bien
00:45:24quand même
00:45:25que les principes
00:45:26et les belles paroles
00:45:28comme cela
00:45:28se fracassent
00:45:29complètement après
00:45:30sur le terrain
00:45:31ils sont même
00:45:32LFI
00:45:33enfin le PS
00:45:34va même
00:45:35derrière LFI
00:45:36à Toulouse
00:45:37avec un député
00:45:38avec Picmal
00:45:39qui n'est quand même
00:45:40pas le plus humain
00:45:42parce qu'Olivier Faure
00:45:43a maintenant aussi
00:45:44dit qu'il y avait
00:45:45certains LFI
00:45:46qui étaient plus humains
00:45:47que d'autres
00:45:48c'est pour ça que je disais
00:45:49les bons et les mauvais
00:45:49voilà
00:45:50je rebondissais
00:45:51sur cela
00:45:52exactement
00:45:52donc vous voyez
00:45:54c'est quand même
00:45:54ils se dédient quand même
00:45:56sur leur valeur
00:45:57tout ça pour
00:45:58in fine
00:45:59tout de même
00:45:59garder des postes
00:46:01enfin il faut quand même
00:46:01appeler un chat un chat
00:46:03et ceux qui ont eu
00:46:04une attitude
00:46:04très
00:46:06très nette
00:46:07Trottman
00:46:08Benoît Payan
00:46:08comme Payan
00:46:09comme Grégoire
00:46:10comme Emmanuel Grégoire
00:46:11s'il gagne
00:46:12est-ce qu'ils peuvent
00:46:13incarner un renouveau
00:46:15national
00:46:15c'est ça qui est important
00:46:18moi je suis tout à fait
00:46:19d'accord avec cela
00:46:19c'est à dire que
00:46:20le pari effectivement
00:46:21d'Emmanuel Grégoire
00:46:22ou de Benoît Payan
00:46:23mais aussi de Trottman
00:46:25par exemple
00:46:25à Strasbourg
00:46:27qui est difficile
00:46:27puisque là alors
00:46:28c'est carrément
00:46:29la trahison absolue
00:46:30bien entendu
00:46:31puisqu'elle ne veut pas
00:46:32aller du côté
00:46:33d'Europe Ecologie
00:46:34Les Verts
00:46:34qui préfère en plus
00:46:35d'aller du côté
00:46:35d'Alafi
00:46:36donc finalement
00:46:37elle fait
00:46:39un accord
00:46:40on va dire
00:46:41technique ou pas
00:46:41on ne sait plus
00:46:42avec Horizon
00:46:43tous les deux
00:46:44finalement
00:46:44vont être punis
00:46:45du côté d'Horizon
00:46:47et elle
00:46:47Trottman
00:46:48du côté du PS
00:46:49jusqu'à quand
00:46:50je ne pense pas
00:46:51très longtemps
00:46:51mais on a exactement
00:46:52l'inverse aussi à Lille
00:46:53enfin c'est quand même
00:46:54très compliqué
00:46:55mais effectivement
00:46:57si la ligne
00:46:58je mettrai Trottman
00:46:59dans le lot
00:47:00même si c'est
00:47:01un peu particulier
00:47:01mais si la ligne
00:47:02Emmanuel Grégoire
00:47:03Payan
00:47:04est payante
00:47:05là on pourrait
00:47:06peut-être
00:47:07effectivement
00:47:07voir une ligne
00:47:09un peu anti
00:47:10Olivier Faure
00:47:11poindre
00:47:11avec des
00:47:13Jérôme Guelge
00:47:14des Karim Boamram
00:47:15des Meyer Rossignol
00:47:16à Rouen
00:47:17etc
00:47:17cette ligne existe
00:47:19elle existe
00:47:20elle existe aussi
00:47:21évidemment
00:47:21à place publique
00:47:22via Raphaël Glucksmann
00:47:24on l'a entendu
00:47:24tout à l'heure
00:47:25cette ligne existe
00:47:26je voudrais vous faire
00:47:27écouter une archive
00:47:27c'est pas très vieux
00:47:28ça date du 4 mars dernier
00:47:30c'était Jean-Luc Mélenchon
00:47:31lors d'une réunion
00:47:32à Bondy
00:47:33écoutez
00:47:34ils disent
00:47:35au deuxième tour
00:47:36non plus
00:47:37il n'y aura pas d'accord
00:47:37alors tout le monde entend
00:47:39ah ils rompent l'accord
00:47:40penses-tu
00:47:41vous savez ce que c'est
00:47:42c'est des gros combinards
00:47:44ils vont pas nous coûter
00:47:45trop cher je pense
00:47:46à acheter
00:47:47pour le deuxième tour
00:47:48là où on les achètera
00:47:49mais
00:47:51mais quand même
00:47:52quand ils disent
00:47:53il n'y aura pas d'accord
00:47:53national
00:47:54ça veut dire
00:47:54faites votre tambouille
00:47:56faites votre tambouille
00:47:57localement
00:47:58et ils sont tous là
00:47:59à se dire
00:48:00aïe aïe aïe
00:48:00pourvu qu'on y arrive
00:48:01avec la droite
00:48:01sans les insoumis
00:48:03Stéphane Zumsteg
00:48:05elle est redoutable
00:48:06cette archive
00:48:06parce que en fait
00:48:08il a théorisé
00:48:09ce qui arrive aujourd'hui
00:48:10Jean-Luc Mélenchon
00:48:10non ?
00:48:11Jean-Luc Mélenchon
00:48:12n'en pense qu'on veut
00:48:12c'est un grand politique
00:48:14il avait la vision
00:48:15c'est un grand stratège
00:48:17mais il avait raison
00:48:18avant les autres
00:48:18après
00:48:19est-ce que
00:48:20là encore
00:48:21il sort très clairement
00:48:23gagnant de ce premier tour
00:48:24je pense qu'il sortira
00:48:25à nouveau gagnant
00:48:26en termes d'image
00:48:26je ne parle pas
00:48:27en termes de villes
00:48:27qui basculeront
00:48:29il est remis en salle
00:48:30il est mis en salle
00:48:31ou il est remis en salle
00:48:32dans la perspective
00:48:32de la présidentielle
00:48:33c'est ça pour l'instant
00:48:34en tout cas
00:48:34on verra dimanche prochain
00:48:35c'est le principal enseignement
00:48:36de ces élections municipales
00:48:37même s'il est un peu tôt
00:48:38pour faire le bilan global
00:48:39vous avez Jean-Luc Mélenchon
00:48:40le Jean-Luc Mélenchon
00:48:41de 2017 et 2022
00:48:42c'est-à-dire celui
00:48:43qui était en capacité
00:48:44d'asphyxier la gauche
00:48:45qui se remet petit à petit
00:48:46en scène
00:48:47je n'ai aucune idée
00:48:47de comment se passera
00:48:48l'élection présidentielle
00:48:49de 2027
00:48:50mais en tout cas
00:48:50s'il y en a un
00:48:51dont l'image
00:48:52était abîmée
00:48:53qui était carbonisée
00:48:54toute chose
00:48:55qui était répétée
00:48:55jour après jour
00:48:56pendant des mois
00:48:56et des mois
00:48:57c'était peut-être vrai
00:48:58en tout cas
00:48:58ce n'est plus le cas aujourd'hui
00:48:59et quand on voit
00:49:00la pléthore de candidats potentiels
00:49:02face à lui
00:49:02dans le reste de la gauche
00:49:03et des gens
00:49:04qui n'ont pas forcément
00:49:04toujours la même envergure
00:49:06politique que lui
00:49:07ça a été le cas
00:49:07déjà en 2022
00:49:08et en 2017
00:49:09il a aussi été aidé
00:49:11dans ses scores
00:49:11par un niveau
00:49:12qui n'était pas le même
00:49:13des autres candidats de gauche
00:49:14je ne dis pas
00:49:15que 2027
00:49:16va être la copie de 2022
00:49:17en ce qui concerne la gauche
00:49:19mais toujours est-il
00:49:19que lui personnellement
00:49:20en tant que présidentiable
00:49:21est l'un des principaux vainqueurs
00:49:23il faut attendre dimanche prochain
00:49:24il n'y a pas de raison
00:49:24que ça change
00:49:25un tout petit mot Anne-Charlène
00:49:26et après je voudrais
00:49:26qu'on passe à la stratégie
00:49:27du rassemblement national
00:49:28il me semble qu'en politique
00:49:30le gros mange le petit
00:49:31et que en fait
00:49:32tout ce qu'on a dit
00:49:32c'est juste ça
00:49:34excusez-moi
00:49:35mais à partir du moment
00:49:36où à gauche
00:49:37les listes communes
00:49:39étaient déjà déposées
00:49:40étaient déjà faites
00:49:40depuis longtemps
00:49:41faire ce front
00:49:42à partir de l'affaire
00:49:44Quentin de Rank
00:49:44c'était trop tard
00:49:45et ça Jean-Luc Mélenchon
00:49:46on est très conscient
00:49:47donc il a tout intérêt
00:49:48à extrémiser au maximum
00:49:49sa position
00:49:50puisqu'il sait
00:49:51qu'on lui mangera dans la main
00:49:51donc au fond
00:49:52c'est pas très difficile
00:49:53de théoriser
00:49:54ce que théorise
00:49:54Jean-Luc Mélenchon
00:49:55c'est trop tard
00:49:56pour rompre les liens
00:49:57et au fond
00:49:58il sait qu'en plus
00:49:59il part avec l'avance
00:50:00de 2022 en 2027
00:50:01donc il a le sentiment
00:50:02d'être la voix
00:50:03qui représente la gauche
00:50:04à charge
00:50:04pour ceux qui veulent
00:50:05faire mieux
00:50:05de faire mieux
00:50:06c'est lui-même
00:50:06qui l'a dit
00:50:07je voudrais qu'on s'intéresse
00:50:08maintenant à la stratégie
00:50:09du RN
00:50:09parce que tous les yeux
00:50:11du rassemblement national
00:50:11seront tournés dimanche prochain
00:50:13vers Toulon
00:50:13où sa députée
00:50:15Laure Lavallette
00:50:15est arrivée largement
00:50:16en tête au premier tour
00:50:17mais elle va affronter dimanche
00:50:18la mère sortante
00:50:19d'hiver droite
00:50:20José Massy
00:50:21à laquelle s'est rallié
00:50:22le candidat LR
00:50:23Michel Bonus
00:50:24là aussi
00:50:25chaque voix va compter
00:50:26reportage de Clément Perrault
00:50:27avec Stéphanie Despierre
00:50:33la nuit a été courte
00:50:34pour Laure Lavallette
00:50:35pas question de souffler
00:50:36dès lundi matin
00:50:37elle repart en campagne
00:50:39malgré 42% des voix
00:50:41au premier tour
00:50:42pour la députée RN
00:50:43la victoire n'est pas assurée
00:50:45ça va être serré
00:50:46on le sait
00:50:46je pense que c'est
00:50:47peut-être celui
00:50:48qui en a le plus envie
00:50:48qui va gagner
00:50:49et je peux vous dire
00:50:50que niveau de l'envie
00:50:50on est très très haut
00:50:53la candidate rejoint
00:50:54sa permanence
00:50:55où son équipe
00:50:56méthodique
00:50:57décortique les résultats
00:50:58de la veille
00:50:59bureau par bureau
00:51:00le 96-44-Lors
00:51:0226-Massi
00:51:0317 bonus
00:51:05objectif
00:51:05identifier les secteurs
00:51:06de la ville
00:51:07où il faut faire campagne
00:51:08pour le second tour
00:51:09le pont du Lasse
00:51:10on est quasiment stable
00:51:11par rapport aux législatives
00:51:12sauf que ça ne vaut pas assez
00:51:15et bonus
00:51:16mange pas mal
00:51:17donc là-bas
00:51:18il y a une belle réserve
00:51:19direction donc
00:51:20le quartier du pont du Lasse
00:51:22entourée d'une nuée
00:51:23de journalistes
00:51:24la candidate
00:51:25cherche à mobiliser
00:51:26les abstentionnistes
00:51:27je ne pensais pas
00:51:28qu'il y ait autant
00:51:28de différence
00:51:29ouais c'est pas mal
00:51:30d'autant plus que la gauche
00:51:31a déjà voté pour elle
00:51:32donc elle n'a pas
00:51:33beaucoup de réserve de voix
00:51:33mais nous il faut qu'on aille
00:51:34encore chercher
00:51:35ceux qui n'ont pas voté
00:51:36je suis sûre que vous avez
00:51:37des gens autour de vous
00:51:38qui n'ont pas voté
00:51:38il faut vraiment leur dire
00:51:39de se déplacer
00:51:40à mesure où il se retire
00:51:41essayent aussi de récupérer
00:51:43une partie des électeurs de droite
00:51:44puisque le sénateur
00:51:46les républicains
00:51:47Michel Bonus
00:51:48arrivé 3ème
00:51:49s'est retiré
00:51:50moi je ne vais pas voter pour vous
00:51:51au premier tour
00:51:52vous avez voté Michel ?
00:51:53oui
00:51:53mais je vais voter pour vous
00:51:54voilà c'est exactement
00:51:56ce qu'on veut entendre
00:51:56parce que si tout le monde
00:51:57fait ça on gagne
00:51:58mais tous les électeurs
00:51:59ne sont pas aussi convaincus
00:52:01Toulon ça sera jamais
00:52:02une ville Front National
00:52:02mettez vous ça en tête
00:52:04ils gagneront jamais
00:52:05je pense qu'ils confondent tout
00:52:06monsieur
00:52:07confondent tout
00:52:07puisqu'il me parle de Jean-Marie Le Pen
00:52:09alors que c'est Laure Lavalette
00:52:10mais je crois que vous n'avez pas subi
00:52:11mais pour la plupart des gens
00:52:12c'est la même chose
00:52:13Toulon a déjà été FN
00:52:162995 à 2001
00:52:18la mère sortante
00:52:19veut donc éviter
00:52:19que l'histoire ne se répète
00:52:21au lendemain du premier tour
00:52:23José Massy choisit
00:52:24la stratégie inverse
00:52:25de Laure Lavalette
00:52:26la discrétion
00:52:27à l'abri des regards
00:52:28elle discute
00:52:29avec les autres listes
00:52:30à rebours du RN
00:52:32pour qui Toulon
00:52:32est un enjeu national
00:52:33son équipe
00:52:35joue la carte locale
00:52:36finalement on représente
00:52:37le rassemblement
00:52:37local
00:52:37le rassemblement
00:52:38pour Toulon
00:52:40c'est une candidate
00:52:41qui est une candidate
00:52:42du rassemblement national
00:52:43on n'importe pas
00:52:44des sujets nationaux
00:52:45dans la campagne
00:52:46on ne divise pas
00:52:47on cherche véritablement
00:52:48à rassembler
00:52:49à avoir une vision
00:52:49d'une ville apaisée
00:52:51adjointe depuis 2014
00:52:52José Massy a pris la tête
00:52:54de la ville
00:52:54en 2023
00:52:55après la condamnation
00:52:57pour recel
00:52:58de détournement de fonds
00:52:59du baron
00:52:59les républicains
00:53:00Hubert Falco
00:53:02dimanche
00:53:02elle a obtenu
00:53:0329% des voix
00:53:04plus de 10 points
00:53:05derrière le RN
00:53:06mardi matin
00:53:07elle prend finalement
00:53:09la parole
00:53:09nous sommes
00:53:10vous le savez
00:53:11dans un moment grave
00:53:12chacun doit prendre
00:53:14ses responsabilités
00:53:15nous avons connu
00:53:17le front national
00:53:18en 1995
00:53:20cela était un désastre
00:53:22José Massy a refusé
00:53:23toute fusion
00:53:24avec d'autres listes
00:53:25elle croit quand même
00:53:26en ses chances
00:53:26alors on se retrouve
00:53:27dans une position
00:53:28où en effet
00:53:29vous avez dit
00:53:29il me manque des points
00:53:31bien sûr
00:53:32je suis confiante
00:53:34sinon j'y vais pas
00:53:36même si elle n'emploie
00:53:37jamais la formule
00:53:38de front républicain
00:53:39elle espère
00:53:40que les Toulonnais
00:53:41feront barrage au RN
00:53:45mathématiquement
00:53:45alors j'ai compris
00:53:46qu'il ne fallait pas
00:53:47additionner
00:53:48mais quand même
00:53:49si José Massy
00:53:51récupère les voix
00:53:51de Michel Bonus
00:53:52parce que tous deux
00:53:53s'étaient engagés
00:53:54mutuellement
00:53:54à se retirer
00:53:55en faveur de l'autre
00:53:56s'ils arrivaient
00:53:57troisième
00:53:57Michel Bonus
00:53:58est arrivé
00:53:59troisième
00:54:00c'est ce candidat LR
00:54:01qui est arrivé
00:54:02troisième dimanche
00:54:03il avait obtenu
00:54:0315,7% des voix
00:54:05José Massy
00:54:06pas loin de 30
00:54:0729,54
00:54:08et Laure Lavalette
00:54:0942%
00:54:10Laure Lavalette
00:54:12pas tellement
00:54:12de réserve de voix
00:54:13pas beaucoup
00:54:14de réserve de voix
00:54:15vous avez raison
00:54:16mais beaucoup de scie
00:54:16pour qu'elle le perde
00:54:17aussi
00:54:18il faut que les reports
00:54:19on additionne les scie
00:54:20alors
00:54:21on additionne
00:54:21nous n'avons eu de cesse
00:54:23de le répéter
00:54:23durant cette émission
00:54:24et il faudrait aussi
00:54:25deuxième condition
00:54:26que la gauche éliminée
00:54:27que les électeurs de gauche éliminés
00:54:29jouent le jeu
00:54:30de la droite
00:54:31donc ça fait beaucoup
00:54:31l'issue elle est totalement
00:54:33incertaine à Toulon
00:54:34c'est très compliqué
00:54:34c'est là le vrai match
00:54:35des droites
00:54:35qui se joue dimanche soir
00:54:37en fait c'est à Toulon
00:54:37il y a Nice
00:54:38il y a Nice
00:54:39parce que l'on parle
00:54:41du Rassemblement National
00:54:42moi je pense que
00:54:43la progression du RN
00:54:44elle est plus notable
00:54:45au premier tour
00:54:45qu'au second tour
00:54:46de ces élections municipales
00:54:48il y a un élément
00:54:48qui est essentiel
00:54:49on a parlé de Perpignan
00:54:50on a parlé d'Enin Beaumont
00:54:51juste deux chiffres
00:54:53Louis Alliot
00:54:54à Perpignan
00:54:55il est élu en 2020
00:54:56pour la première fois
00:54:57mais au premier tour
00:54:57il obtient 36% des voix
00:54:59à l'époque
00:54:59cette année 51%
00:55:00c'est aussi la démonstration
00:55:02pour le RN
00:55:02que quand il est aux manettes
00:55:03quand il est au pouvoir
00:55:04il y a une capacité à gérer
00:55:06alors on en pense
00:55:06là encore ce que l'on veut
00:55:07mais le discours
00:55:08il est tout rodé
00:55:09pour le Rassemblement National
00:55:09c'est à dire
00:55:10mais nous avons dirigé
00:55:11une ville
00:55:11et nous sommes réélus
00:55:12dès le premier tour
00:55:12c'est bien la preuve
00:55:13que nous savons gérer
00:55:15on sait gérer des villes
00:55:16c'est pour ça que le RN
00:55:17a besoin de laboratoires
00:55:18et si on sait gérer des villes
00:55:20implicitement derrière
00:55:20c'est facile
00:55:20et bien on saura gérer la France
00:55:24après néanmoins
00:55:24quand même
00:55:25cette élection
00:55:25elle est un peu
00:55:26en trompe-au-l'oeil
00:55:27pour le RN
00:55:27parce qu'elle n'est pas
00:55:29si spectaculaire que cela
00:55:30et si efficace
00:55:31parce qu'on voit
00:55:33finalement
00:55:33là où ils sont forts
00:55:34ils sont très forts
00:55:35et ils deviennent
00:55:36de plus en plus forts
00:55:37ils ont leur bastion
00:55:38évidemment
00:55:39le nord post-industriel
00:55:41l'arc méditerranéen
00:55:42c'est certain
00:55:43ils consolident leur place
00:55:44ça c'est certain
00:55:45c'est certain
00:55:46ça ne veut pas dire
00:55:47qu'ils vont gagner
00:55:47Toulon
00:55:48qui est plus complexe
00:55:49évidemment
00:55:50mais néanmoins
00:55:51on voit qu'ils peinent
00:55:52à nationaliser un vote
00:55:53il y a eu un début
00:55:54il y a quelques années
00:55:56de nationalisation
00:55:56du vote RN
00:55:57on voit aujourd'hui
00:55:59qu'il est en train
00:55:59là de stagner
00:56:00considérablement
00:56:01mais surtout
00:56:01est-ce que cet entour de tour
00:56:02ne rappelle pas cruellement
00:56:03au RN
00:56:04qu'il n'a aucune réserve
00:56:05de voix entre deux tours
00:56:06oui bien sûr
00:56:07mais ils ont l'expérience
00:56:08de 2014
00:56:09qui est vraiment
00:56:11un peu au fer rouge
00:56:11par rapport à eux
00:56:12puisqu'ils ont eu le sentiment
00:56:13qu'il y avait un cordon
00:56:14sanitaire contre eux
00:56:15et que de ce fait
00:56:16avec la prime majoritaire
00:56:17ils avaient été
00:56:17complètement sortis du jeu
00:56:18je rappelle quand même
00:56:20qu'il me semble
00:56:20que le mot
00:56:21qu'on n'a pas trop entendu
00:56:22c'est celui-ci
00:56:23notamment dans les consignes
00:56:24de vote de Bruno Retailleau
00:56:25par rapport à un Jacques Chirac
00:56:27justement augmenté
00:56:28dans le temps de la gauche
00:56:29si on remonte
00:56:29dans le temps de la droite
00:56:30dans ses municipales
00:56:31la question de savoir
00:56:32s'il va y avoir
00:56:33vraiment des mobilisations
00:56:34très puissantes
00:56:35anti-RN
00:56:36du côté de la droite
00:56:37ça je ne suis pas sûre
00:56:39que ce soit vraiment le cas
00:56:40qui plus est dans le sud-est
00:56:41qui est plutôt
00:56:42en train de basculer
00:56:43vers le RN
00:56:44donc le cas de Toulon
00:56:45je suis d'accord
00:56:46il n'est pas forcément
00:56:47complètement représentatif
00:56:49parce que
00:56:49il y a quand même
00:56:50une véritable progression
00:56:51une notabilisation
00:56:52et ce n'est pas anodin
00:56:53que le premier à prendre
00:56:54la parole dimanche soir
00:56:55ce soit Jordan Bardella
00:56:56pour tendre la main aux autres
00:56:57d'ailleurs 48 heures plus tard
00:56:58est-ce que vous avez compris
00:56:58ce qu'il voulait dire
00:56:59quand il parlait aux droits de Saint-Sert
00:57:02c'est un peu comme
00:57:02les bons chasseurs
00:57:03non je crois
00:57:04il y a les bons à l'air
00:57:05et les mauvais à l'air
00:57:06les bons d'hiver droite
00:57:07et les mauvais d'hiver droite
00:57:09il y a des droites
00:57:10qui vont devenir
00:57:11Éric Ciotti
00:57:12avec l'UDR
00:57:13et puis il y a les autres
00:57:15parce que
00:57:15mais néanmoins
00:57:16même s'ils n'ont pas de réserve
00:57:17on va avoir aussi
00:57:18dimanche prochain
00:57:19qui vont quand même
00:57:20gagner sans problème
00:57:21une dizaine
00:57:22vingtaine de villes
00:57:23attention ça aussi
00:57:24c'est important
00:57:24ils sont quand même
00:57:26en balotage favorable aussi
00:57:28via l'UDR
00:57:29d'Éric Ciotti
00:57:29à Nice
00:57:30il ne faut pas l'oublier
00:57:31donc c'est pas une progression
00:57:33nationalisation
00:57:34Hague, Carcassonne
00:57:35Nîmes, Agen
00:57:37Draguignan
00:57:38Sifour
00:57:38enfin il y a un cluster
00:57:39Var, Bouches-du-Rhône
00:57:41Paca en général
00:57:42qui est très important
00:57:43Gare aussi
00:57:44c'est quand même
00:57:45pas rien
00:57:45mais en tout cas
00:57:46c'est vrai
00:57:46moi je pense que c'est ça
00:57:47l'enseignement du RN
00:57:48la nationalisation
00:57:50est compliquée pour eux
00:57:51ils sont en train de perdre
00:57:52ce qu'ils avaient
00:57:53à un moment donné
00:57:54les périphéries des villes
00:57:55ils sont en train de les perdre
00:57:56un dernier mot Stéphane
00:57:57attention à l'effet de l'oub
00:57:58des élections municipales
00:57:59nous n'avons fait que parler
00:58:00ce soir et les autres
00:58:00jours précédents
00:58:01des très grandes villes françaises
00:58:02c'est-à-dire les territoires
00:58:03où le rassemblement national
00:58:04est à l'échelle globale
00:58:05le plus faible
00:58:06ce sont les derniers territoires
00:58:07qui lui sont encore hostiles
00:58:08ou en tout cas réticents
00:58:11toujours dans cette logique
00:58:11de nationalisation
00:58:12oui il y a toute la France
00:58:13des petites villes
00:58:14et des petits villages
00:58:15où le RN
00:58:15est en progression spectaculaire
00:58:17depuis pas depuis 10 ans
00:58:18depuis 2 ou 3 ans
00:58:19et ça on n'en a pas parlé
00:58:20et dans le cadre d'une élection
00:58:21mais toujours dans les mêmes bastions
00:58:22dans le cadre d'une élection nationale
00:58:23c'est aussi parce qu'ils ne présentaient
00:58:24pas de candidats
00:58:25et qu'ils ont justement
00:58:27revendiqué 763 listes
00:58:27mais dans le cadre d'une élection nationale
00:58:28ce sont tous les français
00:58:28qui votent et pas les français
00:58:29des centres-villes gentrifiés
00:58:31des villes riches
00:58:31pour schématiser
00:58:33c'était celle dont on a parlé
00:58:34et les grandes villes
00:58:35les grandes villes en plus
00:58:36viennent contredire
00:58:37ce qu'on disait précédemment
00:58:39dans les analyses sociologiques
00:58:41et électorales précédentes
00:58:42on disait toujours
00:58:43que les grandes villes
00:58:43ne votaient pas RN
00:58:44aujourd'hui on a
00:58:45on a deux contre-exemples majeurs
00:58:49Nice d'un côté avec l'UDR
00:58:51et le RN avec Marseille
00:58:53parce que quelle que soit
00:58:54la victoire ou non
00:58:55du RN dimanche prochain
00:58:57le score d'Alizio
00:58:59restera historique
00:59:00il faudra s'en rappeler
00:59:01parce que quand on parle
00:59:02des villes gentrifiées
00:59:03les grandes villes
00:59:04Marseille en fait aussi partie
00:59:06Merci à tous les trois
00:59:07si vous voulez bien
00:59:08on va poursuivre
00:59:09cette émission spéciale municipale
00:59:11avec toutes les informations
00:59:14insolites
00:59:14qui n'ont pas échappé
00:59:15à Valérie Brochard
00:59:17c'est journal de campagne
00:59:22Alors c'est un peu
00:59:23ce que disait Stéphane à l'instant
00:59:24Bonsoir Valérie
00:59:25Bonsoir Aline
00:59:26Il ne faut quand même pas perdre de vue
00:59:28que 33 305 maires
00:59:30sont déjà élus
00:59:31et ne vont pas passer
00:59:32par le second tour dimanche prochain
00:59:34Exactement Adeline
00:59:34et certains d'entre eux
00:59:35ont même été élus
00:59:36tenez-vous bien avec
00:59:37100% des voix
00:59:39pas une seule voix
00:59:40n'a manqué pour élire
00:59:41Michel Fournier
00:59:43dès le premier tour
00:59:44dans la commune des Voivres
00:59:45dans les Vosges
00:59:46son visage vous dit
00:59:47sûrement quelque chose
00:59:49Adeline
00:59:49puisqu'il est également
00:59:50ministre de la ruralité
00:59:51il nous a accordé
00:59:52quelques minutes
00:59:53cet après-midi
00:59:54et vous allez le voir
00:59:55il a le triomphe modeste
00:59:57comme beaucoup de maires
00:59:59de futurs maires
01:00:00au premier tour
01:00:01avec une seule liste
01:00:02il y a forcément
01:00:05100% de
01:00:07comment dirais-je
01:00:08de bulletins positifs
01:00:10un maire c'est fini
01:00:12un maire n'est jamais seul
01:00:13il a des adjoints
01:00:15il a un conseil municipal
01:00:16ce scrutin dit
01:00:17et ce scrutin dit
01:00:18dans les communes
01:00:19de moins de 1000 habitants
01:00:20il est très important
01:00:21parce que c'est une équipe
01:00:22c'est une équipe
01:00:23un programme
01:00:24et ce n'est pas le seul
01:00:25à triompher
01:00:26sur son territoire
01:00:27je voulais aussi vous parler
01:00:28d'Yves Bahu
01:00:30j'aime bien
01:00:32m'occuper
01:00:33de mon village
01:00:35mon grand-père
01:00:37a été avant moi
01:00:38alors
01:00:38c'est la continuité
01:00:41la continuité
01:00:42que lui offrent
01:00:43les 100%
01:00:44des suffrages exprimés
01:00:46à prier
01:00:47dans l'aile
01:00:48prier
01:00:48un score divin
01:00:49pour ce maire
01:00:50âgé de 93 ans
01:00:52reconduit
01:00:52pour un 12ème mandat
01:00:54d'ailleurs son affiche
01:00:54de campagne
01:00:55c'était prier pour moi
01:00:56c'est un truc comme ça
01:00:57c'est possible
01:00:58alors il y a
01:00:59les élus au premier tour
01:01:01et puis il y a aussi
01:01:02le casse-tête
01:01:03des égalités parfaites
01:01:04il y a des communes
01:01:05où à la voie près
01:01:07on n'a pas réussi
01:01:08à départager
01:01:08deux candidats
01:01:09et donc il va y avoir
01:01:09un second tour
01:01:10vous avez raison
01:01:10Edline Coma
01:01:11Loisy
01:01:12dans l'est de la France
01:01:13entre Nancy et Metz
01:01:14alors il y avait
01:01:15deux listes
01:01:16conduites par deux candidats
01:01:17Adrien Roussel
01:01:19et Mathieu Boulangeau
01:01:20qui ont recueilli
01:01:21chacun
01:01:2392 voix
01:01:23vous le voyez
01:01:2392 voix
01:01:24pile d'un côté
01:01:25et de l'autre
01:01:26alors un second tour
01:01:27est organisé
01:01:28ceux qui n'ont pas pu
01:01:29se rendre aux urnes
01:01:29dimanche dernier
01:01:30je peux vous dire
01:01:31Edline
01:01:31qu'ils ont une sacrée
01:01:32pression sur les épaules
01:01:33pour dimanche prochain
01:01:35les faiseurs de mer
01:01:36alors si jamais
01:01:37l'égalité parfaite
01:01:38perdure
01:01:39au second tour
01:01:40le départage
01:01:41se fait
01:01:41selon l'âge moyen
01:01:42des candidats
01:01:43de la liste
01:01:44c'est l'article 262
01:01:45du code électorat
01:01:47du code électorat
01:01:48je crois qu'on acquiesce
01:01:49exactement sur ce plateau
01:01:50et la victoire
01:01:51revient à la liste
01:01:52la plus
01:01:52la plus jeune
01:01:53la plus âgée
01:01:54bien entendu
01:01:55Edline
01:01:56c'est la règle
01:01:56qu'on appelle
01:01:57le bénéfice de l'âge
01:01:59le bénéfice de l'âge
01:02:00c'est très beau
01:02:00dit comme ça
01:02:01vous vouliez aussi
01:02:02nous parler
01:02:03du cas particulier
01:02:04de Narbonne
01:02:05où le maire sortant
01:02:06a failli
01:02:07être élu
01:02:08dès le premier tour
01:02:09d'une voix
01:02:09d'une voix
01:02:10d'une voix
01:02:11d'une voix
01:02:11le maire sortant
01:02:12Bertrand
01:02:13Malky
01:02:13atteint
01:02:14exactement
01:02:15la moitié
01:02:15des suffrages
01:02:17et rate
01:02:17sa réélection
01:02:18dès le premier tour
01:02:19pour une seule voix
01:02:20une voix
01:02:21que le maire sortant
01:02:22a peut-être eu
01:02:23au téléphone
01:02:23écoutez
01:02:24une de nos colissières
01:02:26de nos 47 colissières
01:02:27a eu
01:02:28la pauvre
01:02:29un souci de santé
01:02:30dimanche matin
01:02:31elle a été prise
01:02:32aux urgences
01:02:33et le soir
01:02:35je me prends
01:02:36des nouvelles
01:02:37de sa santé
01:02:38et elle est en pleurs
01:02:39elle me dit
01:02:39non mais ça va
01:02:40tout va mieux
01:02:40mais c'est ma faute
01:02:42c'est ma voix
01:02:43puisque figure-toi
01:02:44que je n'ai pas pu
01:02:45aller voter
01:02:46à cause de ces soucis
01:02:47de santé
01:02:47donc elle était
01:02:48elle se responsabilisait
01:02:50sur cette
01:02:51faim de voix
01:02:52alors que bon
01:02:53ce n'est pas
01:02:54forcément la sienne
01:02:55et puis sa santé
01:02:56était prioritaire
01:02:57non évidemment
01:02:58ce n'est pas forcément
01:02:59la sienne
01:02:59mais c'est vrai
01:02:59qu'elle doit
01:03:00en avoir gros
01:03:01sur la patate
01:03:02comme on dit
01:03:03face à Bertrand
01:03:04Malquier
01:03:04et bien deux listes
01:03:05se sont qualifiées
01:03:06au second tour
01:03:07celle du Rassemblement
01:03:08National
01:03:08menée par Frédéric Falcone
01:03:10que nous avons tenté
01:03:12de joindre aujourd'hui
01:03:12mais qui a refusé
01:03:13de répondre à nos questions
01:03:15et la liste
01:03:16d'hiver gauche
01:03:16de Nicolas Sainte-Cluc
01:03:18alors pour lui
01:03:19cette voix manquante
01:03:20c'est une véritable
01:03:21aubaine
01:03:21un second tour
01:03:22inespéré
01:03:23il faut maintenant
01:03:23remobiliser
01:03:25dans nous
01:03:25le deuxième tour
01:03:27pour nous
01:03:28c'est important
01:03:28parce qu'il faut
01:03:29mobiliser maintenant
01:03:30les personnes
01:03:31qui considèrent
01:03:32que cette municipalité
01:03:34de droite
01:03:35ne les satisfait pas
01:03:37donc on est là
01:03:38sur la mobilisation
01:03:40il n'y a que ça
01:03:41qui pourra faire en sorte
01:03:42que les gens
01:03:43pourront peut-être
01:03:43écrire une nouvelle histoire
01:03:46preuve s'il n'en fallait
01:03:46qu'une seule voix
01:03:48peut tout faire basculer
01:03:49chaque voix compte
01:03:50exactement
01:03:50excusez-moi
01:03:51je vous le répète
01:03:52tous les soirs
01:03:52exactement
01:03:54vous vouliez aussi
01:03:55parler du second tour
01:03:57dans l'aube
01:03:58qui va opposer
01:03:59deux candidats
01:03:59on ne s'attendait pas
01:04:00à ce que ces deux noms-là
01:04:01soient sur des affiches
01:04:02un jour
01:04:02exactement
01:04:03je vous emmène
01:04:04dans le village
01:04:04d'Arcy-sur-Aube
01:04:06où le second tour
01:04:07va faire sourire
01:04:08les amateurs d'histoire
01:04:09et de géopolitique
01:04:10puisque parmi les trois listes
01:04:12qui vont s'affronter
01:04:12et bien les électeurs
01:04:14devront choisir
01:04:15entre celles menées par
01:04:16Antoine Renaud
01:04:17Zielinski
01:04:18et celles
01:04:19de Charles Hitler
01:04:21ah oui
01:04:21Hitler contre Zielinski
01:04:22voilà
01:04:22avec doté
01:04:23alors il se présente
01:04:24face à Annie Souka
01:04:25Annie Souka
01:04:26c'est un petit peu
01:04:26moins chargé
01:04:27historiquement
01:04:28en parlant
01:04:28voilà
01:04:30merci beaucoup Valérie
01:04:32et merci à tous les trois
01:04:33d'être venus ce soir
01:04:34sur le plateau
01:04:34de chaque voix compte
01:04:35merci Elsa
01:04:37et merci Olivier
01:04:38le second tour
01:04:39c'est dimanche prochain
01:04:40nous on vous donnera
01:04:41d'ailleurs rendez-vous
01:04:42sur LCP Public Sénat
01:04:43avec Elsa
01:04:44dès dimanche
01:04:45pour vivre et décrypter
01:04:46ce second tour
01:04:47à partir de 19h30
01:04:48d'ici là
01:04:49on vous souhaite
01:04:50une excellente soirée
01:04:51sur la 8
01:04:51dans un instant
01:04:52c'est débat doc
01:04:52avec Jean-Pierre Grassien
01:04:53cette émission
01:04:54est rediffusée
01:04:55tout à l'heure
01:04:55à 23h30
01:04:56passez une belle soirée
01:04:57à demain
01:04:57à demain
01:04:58à demain
01:05:06Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:09Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:15Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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