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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00Bonjour à tous, il est 19h, soyez les bienvenus sur CNews.
00:03On va commencer par le flash de Sandra Thiambo. Bonsoir Sandra.
00:07Bonsoir, bonsoir à tous.
00:09Plusieurs explosions, dont l'une très forte, ont été entendues ce mercredi à Tel Aviv
00:14après une alerte aux missiles dans le centre d'Israël.
00:17Pas de blessés dans l'immédiat selon les secours déployés en nombre, comme ici à Ramadgan.
00:22La défense antiaérienne avait été activée pour intercepter les projectiles.
00:25Le Hezbollah pro-iranien a condamné ce mercredi, je cite, l'assassinat lâche du chef de la Sécurité nationale iranienne,
00:32Haril Haridjari, dont les obsèques ont eu lieu ce matin.
00:35Elle a assuré que cela ne brisera pas la volonté de la République islamique.
00:39Sur le terrain, le Hezbollah continue de mener des frappes en Israël pour venger la mort du guide suprême iranien
00:44Ali Khamenei.
00:46Et puis la présidente par intérim du Venezuela, Delsi Rodriguez Alimogé, le ministre de la Défense,
00:51Elle l'a annoncé ce mercredi sur Telegram, avant de remercier Vladimir Padrino,
00:55qui a dirigé les forces armées pendant presque tout le mandat du chef de l'État déchu, Nicolas Maduro.
01:02C'est beaucoup, Sandra.
01:05Et j'en profite pour saluer Mathieu Bocoté, Gabriel Cluzel, Marc Menon, Charlotte Dornelas.
01:11Bonsoir, je suis très heureuse de vous retrouver.
01:13Bonsoir.
01:14Au sommaire de Face à l'info ce soir, avec vous Mathieu Bocoté,
01:17la digestion du premier tour des municipales suite.
01:21Et vous vous pencherez sur le cas de la droite parisienne, unie malgré elle.
01:26Gabriel Cluzel, on restera à Paris avec ses affaires sordides et douloureuses d'agression sexuelle dans le péri-scolaire.
01:32Un scandale municipal, vous nous direz.
01:35Marc Menon, ce soir, un thème qui vous est cher, la laïcité.
01:38À Salon-sur-Saône, une élue et les filles a souhaité imposer le voile au conseil municipal.
01:42La justice lui interdit, mais on en parlera avec vous.
01:45Charlotte Dornelas, on quitte les municipales pour s'intéresser à la guerre au Liban.
01:49On fera un point sur la situation dans ce contexte global de guerre au Moyen-Orient.
01:54Enfin, Mathieu, dans votre second édito, à travers différents exemples,
01:57vous souhaitez montrer que la gauche transforme profondément les villes qu'elle gouverne
02:01en mettant en place un système qui, dites-vous, l'avantage, vous nous expliquerez.
02:06Face à l'info, on est ensemble pendant une heure sur CNews.
02:09Et c'est parti.
02:23Mathieu, si vous nous le permettez, je prends un petit peu de temps,
02:26quelques minutes avant votre première édito.
02:28J'accepte, j'accepte.
02:30Vous savez de quoi je veux parler ?
02:32Il est prêt à toutes les compromissions.
02:34Marc Menon, le France libre.
02:35Ah !
02:36Ah, c'est le nom du futur porte-avions, celui qui succédera au Charles de Gaulle en 2038.
02:42Écoutez Emmanuel Macron qui a donc dévoilé ce nom
02:45et qui, en l'annonçant, a rappelé l'importance d'être une nation puissante.
02:51Dans un monde où le champ des règles, comme je le rappelais il y a quelques jours à l'île
02:55longue,
02:56est un champ de ruines,
02:58où les crises surviennent n'importe quand et n'importe où,
03:01nous devons demeurer cette nation qui agit.
03:06Nos compatriotes le souhaitent et l'assument.
03:10Nos alliés attendent de nous que nous soyons au rendez-vous,
03:13capables, crédibles, déterminés.
03:16Et nos adversaires potentiels doivent savoir que la France est puissance.
03:23La France est puissance, la France est libre, c'est le nom de ce futur porte-avions.
03:29Qu'est-ce que vous en pensez ? Tour de table.
03:30Marc Menon.
03:34Le nom n'est pas très original, c'est joli, c'est poétique, ça donne une sorte de signature.
03:39Je pensais que vous alliez directement sur l'histoire.
03:44Non, et puis quand on succède au Charles de Gaulle, autant, oui, s'appeler comme cela.
03:50Après, la véritable question, c'est aujourd'hui, avoir un porte-avions,
03:55bon, on se donne bonne conscience, on se dit, on aura la vigueur, on aura la force, on va faire
04:00peur.
04:00Est-ce qu'un porte-avions, quand on voit les équipements de la Chine, quand on voit les équipements de
04:05la Corée du Nord,
04:06quand on voit les équipements de la Russie, est-ce qu'un porte-avions, ça fait véritablement trembler le monde
04:11?
04:12Moi, je crois, dans ma petite réflexion, qu'il nous faudrait aujourd'hui envisager une armée,
04:17une armée qui soit celle capable d'organiser des guérillas.
04:21C'est-à-dire que c'est ce que nous enseigne l'histoire, être capable de faire tomber les puissants,
04:26mais comme l'ont fait les Ukrainiens, comme le font actuellement les Ukrainiens face à la Russie.
04:33Vous nous entraînez dans un autre débat, moi j'étais juste sur le nom, France-Ulim, je n'avais demandé
04:39que cela.
04:41Pardon !
04:42J'imagine que malgré tout, un porte-avions, c'est mieux que pas de porte-avions quand même dans la
04:46guerre,
04:47donc je ne suis pas une spécialiste.
04:48Non, mais on pourrait voir ce débat sur, voilà, est-il encore utile d'avoir un porte-avions à l
04:52'air des drones, etc.
04:53Mais il y aura d'ailleurs des drones sur ce porte-avions, mais à l'air d'une guerre qui
04:58est plus volatile.
05:01Mais j'étais sur le nom.
05:02Non, mais moi je me suis dit, on a échappé au débat interminable sur précisément un nom qui aurait pu
05:06être moins consensuel,
05:08on va dire, là au moins ça porte le nom de notre pays, c'est très bien.
05:11Et puisse ce porte-avions trouver des soutiens en France aussi pour que la France demeure libre,
05:17puisque c'est bien l'enjeu.
05:19Gabrielle Cusel.
05:20Oui, moi aussi je suis plutôt agréablement surprise par ce nom.
05:25C'est de beaux mots, au-delà de l'évocation historique, la France est libre,
05:28puisque la France en effet restée libre.
05:30On nous avait annoncé un nom de femme peut-être pour faire dans l'air de la France.
05:35Voilà, exactement.
05:36Notre chef d'édition.
05:37Et puis c'est un nom qui rayonne à l'international, parce que c'est vrai que c'est important
05:40aussi,
05:41un porte-avions, c'est aussi une vocation de rayonnement, donc je pense que c'est bien.
05:47Et moi, contrairement à Charles Menon, je pense qu'il faut non seulement...
05:49À Charles Menon.
05:51Parce qu'on parle de nom, on les mélange un peu.
05:54C'est la France libre qui m'est montée à la tête.
05:57Contirement à Marc Menon, je pense qu'il faudrait deux porte-avions.
06:00La France n'en a sans doute pas les moyens, mais quand ce porte-avions est en révision,
06:04on n'en a plus, voilà.
06:06La mystique de la France libre est une des plus belles mystiques qu'il soit,
06:12c'est un méde fondateur en quelque sorte, c'est un méde inspirant,
06:14donc de ce point de vue, je ne peux qu'être d'accord et applaudir.
06:17D'accord, donc on enchaîne avec votre premier édito, si vous le voulez bien.
06:22On recentre sur les municipales la fusion de la liste de Pierre-Yves Bournazel
06:26avec celle de Rachid Adati, puis le retrait de celle de Sarah Knafo
06:29offre le mirage d'une droite plus ou moins unie.
06:31Qu'est-ce que cette séquence permet de comprendre sur ce qui rassemble les droites
06:35et sur ce qui les divise, Mathieu ?
06:38Alors, étrange séquence d'union des droites à Paris, mais aussi ailleurs depuis quelques jours.
06:43Alors, qu'est-ce qu'on a vu depuis le retrait de Sarah Knafo,
06:45depuis la fusion des listes ou Seck-Bournazel ?
06:47C'est que la condition de l'union des droites, ce n'est pas une union d'addition,
06:51mais une union de soustraction et de neutralisation.
06:54Alors, je m'explique.
06:55On nous dit dès le début, ce qui était factuel,
06:57Rachida Adati est la seule à pouvoir gagner.
06:59C'est la seule qui pouvait l'emporter sur les droites,
07:01c'est la seule qui avait la capacité de fédérer.
07:04Cela dit, quelle droite représente-t-elle ?
07:06C'est moins une droite idéologique ou une droite programmatique
07:08qu'une droite d'affect.
07:09C'est la droite méritocratique, si on veut,
07:12c'est la droite bourgeoise, c'est la droite des beaux quartiers,
07:15c'est la droite qui s'exaspère devant le côté gauche patchouli.
07:18Alors, ça, c'est cette droite-là, et elle pouvait rassembler.
07:22Mais à quelles conditions pouvait-elle rassembler ?
07:25D'abord, que Bournazel s'efface pour elle.
07:28Mais il acceptait de s'effacer à une condition,
07:30c'est qu'elle renonce de toute manière possible
07:33à la moindre union avec Sarah Knafo
07:34et que jamais même elle ne vote avec elle
07:37dans les gestions municipales.
07:41Donc, voilà l'union des droites qui s'opère
07:43dans l'idée où il y a quelqu'un qui se dit
07:44« j'accepte de m'unir avec vous »
07:46à condition que vous refusiez de vous unir avec elle,
07:49sauf que, étape supplémentaire,
07:51la troisième, donc Knafo, est absolument essentielle
07:53pour que cette union soit politiquement efficace,
07:56pour que la droite ne se suicide pas dimanche prochain.
08:00Donc, dans cette logique,
08:01que proposait Mme Knafo ?
08:03Parce qu'on entend quand M. Bournazel dit
08:05« jamais, jamais d'alliance avec elle »,
08:07on doit dire des choses absolument terribles.
08:09Quel était le programme de Mme Knafo ?
08:10Pour l'essentiel, c'est une forme de programme
08:12néo-poujadiste, dans le bon sens du terme,
08:15et très libéral,
08:16donc un programme sécuritaire,
08:18un programme anti-saleté,
08:20un programme de restauration des conditions de base
08:22de l'existence municipale.
08:24Donc, Mme Knafo, hier soir, accepte de s'effacer.
08:27Mais, s'effaçant, elle trouve à renaître.
08:29Donc, comme quoi, la politique,
08:31vous savez, c'est une période de renaissance.
08:33Donc, elle s'efface,
08:34elle consent à disparaître,
08:36mais consentant de disparaître,
08:37elle devient celle qui rend possible l'union
08:39et la victoire, peut-être demain.
08:41Dès lors, qu'est-ce que ça veut dire ?
08:43Ça veut dire que M. Retailleau la félicite.
08:45Donc, on a cette idée que la droite nationale,
08:47dans les circonstances,
08:48tout le monde juge qu'elle est essentielle,
08:49mais on jugera qu'elle est essentielle
08:51à condition qu'elle disparaisse,
08:52mais dès lors qu'elle disparaît,
08:53on reconnaît son sens des responsabilités.
08:55Tout cela est parfaitement normal.
08:57Déplaçons-nous un instant à Nice.
09:00À Nice, dans cette séquence-là,
09:01M. Retailleau, ce matin,
09:03tergiverse, on pourrait dire
09:04qu'il n'appuie pas de manière tout à fait enthousiaste
09:07la candidature de M. Estrosi.
09:09On comprend qu'il se met même à retrait.
09:11Il fait un nini, en quelque sorte,
09:13retaillant, en disant,
09:14je ne veux ni d'Estrosi, ni de Ciotti.
09:18À tout le monde, c'est le message
09:18qui est d'abord et avant tout compris.
09:20On le croit qu'il se met en retrait.
09:21Mais on oublie entre-temps
09:22que M. Ciotti s'est rallié à la bête immonde
09:24en se ralliant à Marine Le Pen,
09:25c'est-à-dire qu'il a rejoint
09:26le camp des pas-gentils.
09:28Dès lors, que fait la droite institutionnelle
09:30dont le principal souci consiste
09:31à recevoir les compliments
09:32de la gauche médiatique?
09:34Eh bien, la droite institutionnelle
09:35s'en va sanctionner, M. Retailleau,
09:37en disant que c'est inacceptable.
09:38Et dès lors, qu'est-ce qu'on a vu aujourd'hui?
09:40On a vu M. Barnier et M. Larcher, notamment,
09:43rappeler leur soutien à Christian Estrosi.
09:46C'est au nom, en fait, de...
09:48Je crois que c'est de la responsabilité, ils disent.
09:49Et M. Retailleau s'est corrigé,
09:51disons ça ainsi,
09:53en disant que les choses soient claires,
09:55parce que ce n'était pas en effet,
09:57que les choses soient claires.
09:57Ce matin, sur une autre chaîne,
10:00j'ai redit que je ne soutenais pas Éric Ciotti
10:02et que je désapprouvais son rapprochement
10:04avec le Rassemblement national.
10:06LR a conclu un accord avec Horizon,
10:07donc il nous dit que finalement,
10:09finalement, je résume,
10:11que finalement, il ne soutient pas Ciotti
10:14et il refuse de soutenir Estrosi
10:16tout en marquant une forme
10:17de préférence institutionnelle pour lui.
10:19Pendant ce temps,
10:20parce qu'on parle toujours d'union des droites,
10:21on voit comment ça fonctionne.
10:23Eh bien, Mme Laure Lavalette,
10:25on l'a vu hier,
10:25c'est une scène qui mérite d'être mentionnée.
10:27Eh bien, à Toulon,
10:28qu'est-ce qu'on entend dire,
10:29les gens qui se rassemblent contre elle,
10:31il y a cette formule absolument remarquable,
10:33digne de livre d'anthologie,
10:34des phrases politiques les plus bizarres.
10:35On ne parle pas avec Mme Lavalette,
10:37on ne peut pas lui parler.
10:39Donc, dès lors, on décrète...
10:40Imaginons que Mme Lavalette fasse, quoi,
10:4245%, 51%,
10:43c'est pas inimaginable.
10:44Nous avons ici une figure
10:45d'une liste de droite,
10:47contre elle,
10:47qui explique qu'on ne peut pas parler
10:49à cette dame.
10:50On ne peut pas.
10:50C'est comme si c'est pas hygiénique.
10:52Le problème, à travers cette logique,
10:54c'est est-ce qu'on peut parler
10:55à ses électeurs?
10:55On nous dit que oui.
10:56Donc, on m'expliquera un jour
10:57quel est le raisonnement
10:58tout à fait tortueux
10:59qui dit qu'on peut parler
10:59aux électeurs de quelqu'un,
11:00mais pas pour la personne
11:02qu'ils veulent élire,
11:03comme s'il n'y avait aucun lien
11:04entre les deux.
11:05Donc, à travers cela,
11:06qu'est-ce qu'on voit?
11:07Oui, maison de fou,
11:08mais ce qu'on voit,
11:09le point central,
11:09c'est que la droite ne peut s'unir
11:11qu'autour d'un programme minimaliste.
11:13On le constate.
11:14La droite arrive avec un programme
11:15du moindre mal.
11:16La droite arrive quand,
11:17au terme de ses contorsions
11:19et bannissant sa frange
11:20la plus militante,
11:21la plus décomplexée,
11:22donc qu'on appelle
11:22la droite nationale,
11:24bannissant la droite nationale,
11:25elle se condamne à se placer
11:26sous influence, en fait,
11:28de la gauche qui fixera
11:29les termes de ce qu'est
11:29la droite acceptable.
11:31Le résultat des cours,
11:32c'est que tout ce que propose
11:33la droite, au municipal
11:34comme ailleurs,
11:34c'est de ralentir
11:36la catastrophe progressiste.
11:37Son programme consiste à dire
11:38nous sommes les réparateurs
11:39de la gauche.
11:40La gauche fait un désastre
11:41de leur point de vue.
11:42nous réparerons,
11:43nous l'empêcherons
11:44d'aller trop loin.
11:45Notre objectif, par ailleurs,
11:46ce n'est jamais de déconstruire
11:48ce que la gauche a fait,
11:49ce n'est jamais de faire reculer,
11:51ce n'est jamais d'amener
11:51notre société
11:52dans une autre direction.
11:53Notre programme,
11:54ça consiste simplement
11:55à l'empêcher d'aller trop loin
11:56dans la prochaine étape.
11:57Ce qui fait qu'un résultat
11:58des courses,
11:59elle ne déconstruit jamais
12:00l'appareil technocratique
12:01de la gauche,
12:02elle ne baisse jamais
12:03vraiment les impôts,
12:04elle ne renvoie jamais
12:05vraiment les migrants
12:06qu'on pourrait juridiquement
12:07renvoyer,
12:08les OQTF et au-delà de ça.
12:09Elle n'abonit jamais
12:10vraiment les subventions
12:11aux associations,
12:12elle n'abonit jamais
12:13vraiment les lois
12:14qui entravent
12:14la liberté d'expression.
12:15C'est ce qu'on appelle,
12:16je crois,
12:16la droite de gouvernement.
12:18Mais Mathieu,
12:19qu'est-ce qui sépare profondément
12:20les deux droites
12:20et fasse que l'interdit moral
12:22qui touche l'une
12:23soit repris par l'autre ?
12:25Alors ça, c'est fascinant.
12:26On parle souvent,
12:27je l'ai souvent entendu,
12:28de l'hégémonie culturelle
12:29de la gauche.
12:29Mais le problème
12:30de ces formules
12:30qui semblent très éclairantes,
12:32c'est qu'elles sont tellement
12:32éclairantes qu'elles nous aveuglent.
12:33Et quelquefois,
12:34on oublie de creuser
12:35pour savoir ce que ça veut dire.
12:36Donc, qu'est-ce que c'est
12:37l'hégémonie culturelle
12:38de la gauche ?
12:39Ça réfère à la composition
12:40de l'espace public.
12:41Ça réfère aux règles
12:43qui structurent
12:43le débat politique.
12:44Et dans le débat politique
12:46qui est le nôtre,
12:47gauche et droite
12:47ne sont pas
12:48des équipes égales.
12:49On n'est pas avec
12:50un arbitre neutre
12:51et deux équipes égales
12:52sur un terrain
12:53qu'ils pourraient partager
12:53librement.
12:54La gauche,
12:55le point de départ
12:56du clivage gauche-droite,
12:58c'est que la gauche
12:59s'auto-proclame gauche
13:00et renvoie à droite
13:02tous ceux
13:02dont elle ne veut pas.
13:03Tant qu'on ne comprendra pas ça,
13:05on ne comprendra pas
13:05le clivage gauche-droite.
13:06Donc, c'est la gauche
13:07qui décide ensuite
13:08qui est la droite
13:09et qui est l'extrême-droite.
13:11C'est la gauche qui dit
13:12vous, vous êtes
13:12de la droite respectable
13:13et vous, vous êtes
13:14de l'extrême-droite.
13:15À partir de là,
13:16elle fixe l'environnement
13:17mental dans lequel
13:18tout s'évolue.
13:19Olivier Faure a eu
13:20une formule assez remarquable.
13:22Il a dit,
13:22je pense que c'est aujourd'hui,
13:23vous voyez comment
13:24quand je parle
13:25de l'imaginaire antifasciste
13:29à la Somme-Retailleau,
13:30Macron-Adoub-Dati
13:32qui évoque ses points
13:33de convergence avec Knafo,
13:34Mme Knafo siège
13:35avec le pire
13:36de l'extrême-droite
13:36au Parlement européen,
13:38des néo-nazis de l'AFD
13:39aux antisémites polonais.
13:41Toute la gauche
13:41doit se mobiliser
13:42et faire face à ceux
13:43qui ouvrent les portes
13:44du pouvoir
13:44à l'extrême-droite
13:45en 2027.
13:45C'est du génie,
13:46cette phrase-là,
13:47vous en conviendrez.
13:48Donc, qu'est-ce qu'on voit
13:48avec cela?
13:49La gauche dit,
13:50vous êtes la droite,
13:51vous êtes l'extrême-droite.
13:52Elle dit à la droite,
13:53vous ne demeurez respectable
13:54que si vous refusez
13:55de parler à l'extrême-droite.
13:56Mais là, à travers cela,
13:57il faut que la droite accepte.
13:58Est-ce que la droite
13:59accepte ce délire symbolique?
14:01Et bien évidemment,
14:02elle l'accepte.
14:03Donc, la fonction
14:04de la droite dite républicaine,
14:06son rôle,
14:06ça consiste à garder
14:07la frontière
14:08entre la droite
14:09dite républicaine
14:10et ce que la gauche
14:11appelle l'extrême-droite.
14:12Et la condition
14:13de son acceptation sociale,
14:14je le redis,
14:15c'est de chaque fois
14:16bannir, frapper d'interdit
14:18tous ceux qui voudraient
14:19faire tomber
14:19cette frontière artificielle
14:21entre les droites
14:21en disant
14:21qu'il n'y a pas d'extrême-droite,
14:23il n'y a qu'une droite nationale,
14:24elle ne mérite pas
14:25d'être diabolisée,
14:26elle ne mérite pas
14:26d'être nazifiée,
14:27elle ne mérite pas
14:28d'être bannie,
14:29elle est une composante
14:30légitime de notre coalition,
14:31mais comme on l'a vu
14:32depuis le début
14:32de cet éditorial,
14:33tout le travail
14:34de l'union des droites
14:35consiste à dire
14:35qu'on ne veut pas
14:36de cette composante
14:37pourtant essentielle,
14:38la plus combative,
14:39la droite dite nationale.
14:40On peut ajouter
14:40un facteur à ça,
14:41donc j'ai dit que la droite
14:42a intériorisé
14:43les interdits moraux
14:44et mentaux de la gauche,
14:51concept de gauche
14:52avec des références
14:53historiques de gauche,
14:54donc il y a un prix à payer
14:56à n'être qu'une gauche pâle,
14:57une gauche au ralenti.
14:58Il y a un prix à payer
14:59à ne pas connaître
14:59sa propre histoire,
15:00ses propres traditions,
15:01ses propres valeurs,
15:02son propre univers mental.
15:03Autrement dit,
15:04il y a un prix à l'ablation
15:05de la fonction cognitive.
15:07Autre élément,
15:08la droite n'est pas
15:08très courageuse
15:09parce que son principal souci,
15:11elle est souvent bourgeoise,
15:12la droite,
15:13c'est l'acceptation sociale,
15:14le prix à payer
15:15pour accepter
15:17d'être en désaccord
15:18avec les interdits moraux
15:18de la gauche
15:19et accepter de serrer
15:20à la main des proscrits.
15:21Ça peut représenter
15:22une peine de mort sociale.
15:23Qui, à droite,
15:24est prête à sacrifier
15:25ses véritables privilèges
15:26de ce point de vue?
15:27Et une partie de la droite,
15:28ne l'oublions pas,
15:28est sincèrement de gauche.
15:30Elle est moderniste,
15:31elle est progressiste,
15:31elle aime simplement
15:32un pour moins
15:32l'univers bureaucratique
15:33et souvent,
15:34elle est mondaine
15:35et bling-bling
15:35et elle ne veut pas
15:36véritablement
15:37de cette droite
15:37de gueux et de pouilleux
15:38qui parlent d'identité
15:39et qui font tâche
15:40dans le portrait.
15:40Si on revient à Paris,
15:41cette fois,
15:42la droite croit quand même
15:43pouvoir gagner,
15:44quels sont les espoirs
15:44de ceux qui votent pour elle?
15:46Alors, il y a,
15:46depuis hier soir,
15:47on nous dit,
15:48une dynamique pro-Dati.
15:49Et c'est possible
15:50parce que là,
15:51la droite est unie.
15:52Donc, elle peut théoriquement
15:53gagner.
15:53Au-delà de la sociologie
15:54qui joue contre elle,
15:55au-delà de la démographie
15:56qui joue contre elle,
15:57elle peut théoriquement gagner.
15:59L'appel de Dati
16:00est plutôt efficace.
16:01Elle dénonce
16:01la gauche sectaire,
16:03c'est son terme.
16:03Donc, elle cherche
16:04à mobiliser ses troupes,
16:05elle consent la polarisation,
16:07elle consent même
16:08à une forme de radicalisation
16:09nécessaire
16:09en nommant son adversaire.
16:11Cela dit,
16:12que souhaitent les gens
16:12qui vont voter pour elle,
16:13quel est le minimum
16:15de droite en ce moment?
16:17C'est stopper
16:17la tiers-mondisation
16:18de la ville,
16:19c'est restaurer
16:20la sécurité
16:21dans les transports,
16:22c'est stopper
16:22la multiplication
16:24délirante des HLM,
16:2540 % de HLM
16:26selon M. Grégoire,
16:27c'est éviter
16:28de faire en sorte
16:28que certains,
16:29on pourrait dire
16:29que tout Paris
16:30se calque en fait
16:31sur les arrondissements
16:32les plus insécuritaires.
16:33Nous verrons bien
16:34quel sera le résultat
16:35du débat ce soir,
16:36il y aura lieu,
16:36mais le fait est
16:37que la droite se contente
16:38d'un minimum vital
16:39dans les circonstances
16:40et elle y place
16:40toutes ses espérances.
16:43Quelques déclarations,
16:44Christian Estrosi
16:44dont vous parliez,
16:46il s'est livré
16:46au micro de CNews
16:47aujourd'hui
16:47après un premier tour
16:49des municipales à Nice
16:49à l'issue duquel
16:50Éric Ciotti
16:51est arrivé largement
16:52en tête,
16:53écoutez-le.
16:54Je remercie
16:55tous ceux
16:56qui se reconnaissent
16:57dans les valeurs républicaines
16:58du centre
16:58et de la droite
16:59et au-delà
17:00et qui aujourd'hui
17:02me témoignent
17:03de leur soutien.
17:04Edouard Philippe
17:04vous a contacté,
17:05est-ce que vous pouvez
17:06nous dire un petit peu
17:06ce qu'il vous a dit ?
17:07La même chose
17:09que tous,
17:09que l'ensemble
17:11du bloc républicain
17:12a le devoir
17:13de se rassembler
17:14autour de moi
17:15pour faire barrage
17:17au Rassemblement National
17:19au lieutenant
17:20de Mme Le Pen
17:21qui a la prétention
17:23de s'emparer
17:24de tout ce que
17:25nous avons réalisé
17:26pour mettre
17:27cette ville
17:28sur une grande trajectoire
17:29et de pouvoir
17:31ainsi rassembler
17:33comme nous l'avons fait
17:34à chacun
17:35de mes mandats
17:36les Niçois
17:37et les Niçois
17:37qui veulent voir
17:39leur ville
17:39continuer à prospérer.
17:41Et puis à Paris
17:42lors d'un rassemblement
17:43hier
17:43Sophia Chikirou
17:44a affirmé
17:44qu'Emmanuel Grégoire
17:45ne voulait pas
17:46d'accord avec
17:46LFI
17:47la candidate insoumise
17:48reste dans la course
17:49pour la mairie de Paris
17:50et appelle tout un chacun
17:51à voter pour elle
17:52écoutez-la
17:54Dimanche soir
17:55j'ai dû demander
17:56à Emmanuel Grégoire
17:58de me passer
17:58un coup de fil
18:00c'est pas très agréable
18:01il l'a fait
18:03Emmanuel m'a appelé
18:04il m'a dit
18:05je ne veux pas d'accord
18:07je ne le veux pas
18:09je dis bon
18:10dommage
18:12je dis ça va
18:13tu es serein
18:13il m'a dit
18:15oui
18:15je suis serein
18:19donc moi
18:20je pars de l'idée
18:21qu'Emmanuel Grégoire
18:22sait très bien
18:22ce qu'il fait
18:23il m'a dit
18:24pas d'accord
18:24de fusion
18:25ni technique
18:27ni programmatique
18:28il a déposé
18:29sa liste hier
18:29nous avons déposé
18:31notre liste hier
18:32nous sommes
18:33au rendez-vous
18:34du dimanche
18:3522 mars
18:36pour le deuxième tour
18:37donc je vous le dis
18:38très clairement
18:39à vous tous
18:40qui nous regardez
18:41qui êtes là
18:41sentez-vous libres
18:43de voter pour nous
18:44le dimanche
18:4522 mars
18:47sentez-vous libres
18:49votez librement
18:51ne votez pas
18:52sous contrainte
18:53et sous menace
18:53on reste à Paris
18:55Gabrielle Cluzel
18:56c'est l'angle mort
18:56de cette campagne parisienne
18:57selon vous
18:58l'éléphant au milieu du couloir
18:59dont personne ne parle
19:01ou presque quand même
19:02le drame sordide
19:03des agressions sexuelles
19:05dans le cadre périscolaire
19:06peut-on parler d'un scandale
19:07d'état ?
19:08alors en tout cas
19:09d'un scandale municipal
19:11vous savez à Paris
19:12les classes fer
19:13on en parle souvent
19:13les familles déménagent
19:15elles vont s'installer
19:16en banlieue
19:18on parle comme cause
19:19on parle des prix prohibitifs
19:21de l'immobilier
19:22on évoque la pénurie
19:23des places en crèche
19:24tout cela décourage
19:25mais ce qui est proprement
19:26effrayant
19:27et qui donne envie
19:28aux parents
19:28de prendre leurs jambes
19:29à leur cou
19:29avec leurs enfants
19:30sous le bras
19:31c'est la litanie
19:33des agressions sexuelles
19:36d'enfants
19:36par des animateurs
19:37périscolaires
19:38donc c'est dans les écoles
19:39maternelles parisiennes
19:40et elles s'amoncèlent
19:41alors on savait déjà
19:42tragiquement
19:43avec Philippine
19:45et Elias par exemple
19:46que les jeunes et adolescents
19:48étaient en danger
19:48dans nos rues parisiennes
19:50on sait que les petits
19:50sont aussi en danger
19:52à l'école
19:53c'est vraiment
19:53l'insécurité
19:55omniprésente
19:55alors en trois ans
19:57j'avoue que je n'ai pas eu
19:57les chiffres avant
19:58je n'ai pas réussi
19:59à les avoir
20:0052 animateurs
20:01soupçonnés
20:02de violences physiques
20:03ou sexuelles
20:04et essentiellement sexuelles
20:05ont été suspendus
20:06les plaintes des parents
20:07se multiplient
20:09la procureure des mineurs
20:11pour l'année 2025
20:11avait parlé
20:12de l'ouverture
20:13de 15 enquêtes
20:14pour agressions sexuelles
20:15dans des écoles maternelles
20:16à Paris
20:17et en 2026
20:18tout début de 2026
20:19donc il y a quelques semaines
20:20des plaintes
20:21pour de très jeunes enfants
20:23ont été médiatisées
20:24par des avocats
20:25et des parents
20:26se sentant impuissants
20:28face à l'inertie
20:30et l'omerta
20:31un avocat
20:32des familles
20:33Louis Cayès
20:33évoque même
20:34la possibilité
20:35d'un système organisé
20:37avec cooptation
20:39et complicité
20:40dans le crime
20:40puisqu'il se serait couvert
20:42mutuellement
20:42pour rester seul
20:44avec les enfants
20:44c'est vrai que ce qui est
20:45assez étrange
20:46c'est qu'il y a souvent
20:47deux ou trois animateurs
20:49accusés à la fois
20:50dans les écoles concernées
20:52donc il faut bien comprendre
20:53que ce sont
20:54de tout petits
20:55âgés de 3 à 5 ans
20:56avec toutes les difficultés
20:59de restitution
20:59de mémoire
21:00de langage
21:01que cela suppose
21:02et donc c'est la mairie
21:03qui est chargée
21:04des recrutements
21:05de ces animateurs
21:06ce ne sont donc pas
21:07des drames isolés
21:09ce n'est pas
21:10des loups solitaires
21:11du viol
21:12si j'ose dire
21:12qui faute à pas de chance
21:14seraient passés
21:14entre les mains
21:15et du filet
21:15on se rend compte
21:16qu'en réalité
21:16il n'y a pas de filet
21:19alors de l'avis
21:20de l'avocat
21:20et des parents
21:21donc la mairie de Paris
21:22entre Omerta
21:23et Déni
21:23a fait part
21:24d'une déconnexion
21:25et d'un mépris
21:26assez insupportable
21:28et ils accusent
21:29notamment la mairie
21:30depuis les premières révélations
21:31de n'avoir mis en place
21:34aucun plan d'action
21:35enfin en tout cas
21:36véritablement efficace
21:37et concret
21:38c'est la politique
21:40de la patate chaude
21:42et de la passe à l'aile
21:43on a parfois
21:43déplacé un animateur
21:45en le recadrant
21:46et en lui redonnant
21:47une nouvelle chance
21:48vous savez
21:48comme s'il avait volé
21:50un paquet de post-it
21:51et en courant
21:52évidemment
21:52le risque
21:53de récidive
21:55comme cela n'a pas manqué
21:56d'arriver
21:56dans le 7ème arrondissement
21:58où est le sacro-saint
21:59principe de précaution
22:01d'ailleurs
22:02après la révélation
22:03d'un nouveau drame
22:04dans le 12ème arrondissement
22:05l'opposition
22:06avait formellement demandé
22:07au premier adjoint
22:09chargé de l'éducation
22:10de saisir
22:11l'inspection générale
22:12de la ville de Paris
22:13pour lancer
22:14une enquête administrative
22:15globale
22:15sur l'ensemble
22:16du périscolaire parisien
22:17et quelques semaines plus tard
22:19il avait dit
22:19non non c'est pas la peine
22:20il y a des enquêtes locales
22:21il y a également eu
22:22un signalement
22:23au procureur de la république
22:25au titre de l'article 40
22:26du col pénal
22:27pareil
22:27pas de réelle réaction
22:29de la ville
22:30et puis moi
22:31j'avais été très frappée
22:32par l'intervention
22:34sur un plateau de télévision
22:35de Cécile Olivier
22:36qui est grand reporter
22:37pour elle
22:38et qui disait
22:39que le phénomène
22:40n'était pas nouveau
22:41puisque dès juin 2015
22:43un rapport
22:43de l'inspection générale
22:44de la mairie
22:45pointait déjà
22:46une gestion
22:46ce qu'ils appellent
22:47une gestion empirique
22:48c'est-à-dire
22:48une gestion
22:49on pourrait dire
22:49aux doigts mouillés
22:50de cas d'agression sexuelle
22:51avec manque de procédures
22:53des enquêtes administratives
22:55qui n'étaient pas systématiques
22:56des locaux inadaptés
22:58donc dix ans après
22:59on est au même point
23:01et la meilleure preuve
23:01qui ne s'est rien passé
23:02c'est que
23:03finalement
23:03les rapports
23:05qui sortent aujourd'hui
23:06préconisent
23:07les mêmes solutions
23:08qui étaient déjà
23:09recommandées en 2015
23:11en dix ans
23:11il ne s'est rien passé
23:12pourquoi Gabrielle
23:13remontait jusqu'en 2015
23:15et pas avant
23:16oui parce qu'il y a un effet
23:18spécifique à cette période
23:19alors s'agissant de l'école
23:20en effet
23:21on pourrait remonter
23:21bien avant
23:22il faut savoir
23:23qu'avant la circulaire
23:23de juillet 97
23:24il faut rendre
23:26au moins cela
23:27à Ségolène Royal
23:28parce qu'elle a eu ce mérite
23:29avant la circulaire
23:30de juillet 97
23:31donc qui a fait
23:32une procédure claire
23:33à suivre dans les écoles
23:34par les hiérarchies scolaires
23:36en cas d'accusation
23:38circonstanciées
23:39ou même de simples rumeurs
23:40elle disait exactement
23:42la marche à suivre
23:42et avant cela
23:43elle explique
23:45qu'on pratiquait déjà
23:46la politique
23:47de la patate chaude
23:47et la passe à l'aile
23:48à l'école
23:49je ne sais pas
23:49si vous vous souvenez
23:50une de ces interventions
23:51avait fait grand bruit
23:51parce qu'elle avait dit
23:52finalement on éloignait
23:53les enseignants pédophiles
23:55donc je parle
23:56de l'école publique
23:57je précise
23:59on les mutait
24:00très loin
24:01outre-mer
24:02ou dans des zones rurales
24:03reculées
24:04entendez loin
24:04des grandes métropoles
24:06alors pourquoi parler
24:07de 2015
24:07il y a eu un changement
24:09changement
24:10quelqu'un qui connaissait
24:11bien Ségolène Royal
24:12d'ailleurs
24:12ça a été la mise en place
24:14de la réforme
24:15des rythmes scolaires
24:16sous François Hollande
24:16alors c'était
24:17même avant
24:17c'était deux ans avant
24:182013
24:19c'est en 2015
24:20qu'on en a perçu
24:21les conséquences
24:22ça a été le passage
24:23de quatre jours
24:24à l'école par semaine
24:25à quatre jours et demi
24:26vous savez on voulait
24:26faire chic
24:27on voulait faire
24:27comme les gens
24:28dans le nord
24:29dans le nord de l'Europe
24:30voilà on trouvait ça
24:31très bien
24:32sauf que ça s'est fait
24:33dans la précipitation
24:34donc l'idée
24:35c'était d'arrêter
24:36l'école à 15h
24:37du mardi au vendredi
24:38et d'instaurer
24:39des temps périscolaires
24:41jusqu'à 16h30
24:42donc on a recruté
24:43en urgence
24:44tout un tas
24:45d'animateurs
24:46sans être regardants
24:47autant vous le dire
24:48pas de critères
24:48de sélection
24:49juste un casier judiciaire
24:51censé être vierge
24:51mais qui n'était pas
24:52toujours vérifié
24:53et les directeurs
24:54de périscolaires
24:55du reste témoignent
24:56en disant
24:56on nous a envoyé
24:57tout un tas de gens
24:58parfois un peu étranges
25:00que franchement
25:00les parents
25:01n'auraient pas
25:01nécessairement sélectionné
25:02pour garder leurs enfants
25:03et c'est un euphémisme
25:04et de toute façon
25:06ils ne le savaient pas
25:07et donc c'est à eux
25:09qu'on confiait les enfants
25:10et puis il y a
25:11une espèce de naïveté
25:12quand même
25:13ne pas avoir
25:14pressenti
25:14que tous ces prédateurs
25:16pédophiles
25:17verraient une aubaine
25:18dans cette ouverture
25:20de recrutement
25:21évidemment
25:21partout il y a des enfants
25:22et bien
25:23il y a des pédophiles
25:25qui tournent autour
25:26et qui pourraient
25:27et qui voient
25:28les façons
25:28de les approcher
25:29donc cette réforme
25:30a ouvert
25:31les portes
25:32de la bergerie
25:32aux loups
25:34et c'est vrai
25:35que dans la mesure
25:36où il n'y avait
25:36besoin d'aucune qualification
25:37et qu'il y avait
25:37très peu de contrôle
25:38et une grande pénurie
25:39et bien
25:42ça a été
25:43effectivement
25:45je parlais
25:46de filet
25:47ben non
25:47il n'y avait pas de filet
25:48ça a été
25:48une porte ouverte
25:50alors mi-novembre
25:51quand même
25:51face à la montée
25:52médiatique
25:53de tout cela
25:53la mairie de Paris
25:54a mis un plan
25:55en place
25:56un plan d'action
25:57pour faire face
25:57à ces violences
25:58sauf que ça a ressemblé
26:00quand même un peu
26:00à de la com
26:01j'ai relevé
26:03par exemple
26:03deux jours de formation
26:05prévus
26:06pour chaque animateur
26:07alors pardon
26:07on peine à imaginer
26:09qu'un prédateur
26:09devienne un gentil
26:10petit mouton inoffensif
26:11après deux jours
26:12de formation
26:13ça ressemble un peu
26:14au stage
26:14de déradicalisation
26:15des djihadistes
26:16vous voyez
26:16parfois la naïveté
26:18est criminelle
26:20certains s'étonnent
26:20quand même justement
26:21vous en parliez
26:22du sous-traitement médiatique
26:24de cette actualité
26:25qui est pourtant brûlante
26:26est-ce qu'il faut y voir
26:27l'effet de la campagne électorale ?
26:29très honnêtement
26:30on peut s'interroger
26:31parce que reconnaissez
26:32que c'est vraiment
26:32le traitement minimal
26:34vous souvenez
26:35que l'affaire Betaram
26:36avait été un véritable tsunami
26:38médiatique
26:39qui avait failli renverser
26:40le Premier ministre
26:41pourtant François Bérou
26:42n'était pas chargé
26:42de recruter directement
26:44le personnel
26:44de l'école en question
26:46mais là
26:47c'est un petit filet
26:48d'eau tiède
26:48comparé
26:49ça montre bien
26:50à quel point
26:51une grande partie
26:52des médias
26:53sont soumis à la gauche
26:54il ne faudrait pas
26:55gêner
26:55l'élection
26:57de M. Grégoire
26:58à la mairie de Paris
26:59et pardon
27:00mais cela rappelle
27:01un peu
27:01mutatis
27:01mutandis
27:02la minoration
27:03du meurtre
27:04de Sarah Halimi
27:05en avril 2027
27:07pendant l'entre-deux-tours
27:08pour ne pas faire
27:09le lit
27:10de Marine Le Pen
27:11alors
27:13pourquoi
27:14le drame
27:14de Betaram
27:15qui en est bien
27:16intéressait-il
27:17la presse de gauche
27:18et les politiques de gauche ?
27:19on se dit
27:20que c'était
27:21parce qu'il pouvait
27:22faire strike
27:23toucher à la fois
27:24l'école privée
27:25et le premier ministre
27:28visiblement
27:28ce n'était pas tant
27:29les victimes
27:30de la pédophilie
27:31qui les intéressaient
27:32que l'instrumentalisation
27:33qu'on pouvait en faire
27:34parce que sinon
27:34on les verrait
27:35aujourd'hui
27:36dans le même état
27:37d'émotion
27:38évidemment
27:39parce que
27:40les victimes
27:41restent les mêmes
27:42ce sont des enfants
27:43alors je prends
27:44par exemple
27:44Paul Vannier
27:45qui prétendait
27:46dans un entretien
27:47de France Info
27:48le 24 février
27:49il disait
27:50qu'il y a
27:50un grand tabou
27:51au contour
27:52de la question
27:52de l'école privée
27:53c'est dans le privé
27:54que la violence
27:55se concentre
27:56il prétendait
27:57qu'il y avait
27:57une volonté
27:57de fermer les yeux
27:59pour protéger
27:59coûte que coûte
28:00des privilèges exorbitants
28:01on voit bien
28:02que c'est faux
28:03et qu'il y a
28:03des violences atroces
28:04partout
28:05alors je ne veux pas
28:05faire de surenchère
28:06dans les horreurs
28:07et puis je vais vous dire
28:08en tant que catholique
28:09je pourrais un peu
28:09tomber d'accord
28:10avec Paul Vannier
28:10sur le fait
28:11que c'est peut-être
28:12pire dans des écoles
28:18juste de ne traquer
28:19la pédophilie
28:20que dans les écoles privées
28:21c'est bien de protéger
28:22les enfants
28:23des écoles privées
28:24mais c'est bien
28:25de protéger aussi
28:25tous les enfants
28:26ceux des écoles publiques
28:28aussi ont le droit
28:30à la même vigilance
28:31pour leur école
28:32alors vous me direz
28:33parlant de l'extrême gauche
28:34Sophie Chikourou
28:35elle avait demandé
28:36une commission d'enquête
28:37en décembre
28:38néanmoins
28:38tout cela ne lui a pas paru
28:39assez grave visiblement
28:41pour ne pas tendre la main
28:42en vue d'une alliance
28:43une main qui a été refusée
28:44on l'a vu
28:45vers Emmanuel Grégoire
28:47donc c'est un peu curieux
28:48et les filles
28:48qui dénoncent
28:49les alliances à droite
28:50ne vaut pas de problème
28:51ici
28:52et puis je terminerai
28:53peut-être sur un point
28:55quand on pense
28:55que c'est sous prétexte
28:56de protéger les enfants
28:57que l'État a interdit
28:59l'école à la maison
29:02et imposer l'intervention
29:03dans le cadre
29:04du programme EVARS
29:05d'intervenants extérieurs
29:07dont les parents
29:07ne doivent pas connaître
29:09l'identité
29:09pardon
29:10mais tout cela
29:11laisse songeur
29:13Merci beaucoup
29:13Gabriel Cusel
29:14dans un instant
29:15les chroniques
29:15de Marc Menand
29:17de Charlotte Dornelas
29:18et puis bien sûr
29:19le second édito
29:20de Mathieu Bocoté
29:22mais juste avant
29:22parce qu'il est 19h30
29:25on est sur CNews
29:26et ça va être l'heure
29:27du Flash Info
29:29avec Margot Siffer
29:31qui va nous rejoindre
29:32pour les toutes dernières informations
29:34bonsoir Margot
29:36Bonsoir Clélie
29:37Bonsoir à tous
29:38Donald Trump
29:39persiste et signe
29:41il critique à nouveau
29:42ce mercredi
29:42le refus de ses alliés
29:44de l'aider
29:44à sécuriser
29:46le détroit d'Ormuz
29:47il fait d'ailleurs
29:47planer la menace
29:48d'un désengagement
29:49des Etats-Unis
29:50dans le même temps
29:51les alliés de l'OTAN
29:52discutent de la meilleure
29:53façon de rouvrir
29:54cet axe stratégique
29:57une nouvelle batterie
29:58anti-aérienne
29:59Patriot déployée
30:00sur la base militaire
30:01d'Inzirlik
30:01dans le sud de la Turquie
30:03une base qui abrite
30:04des forces américaines
30:05l'annonce intervient
30:06après l'interception
30:07début mars
30:08de trois missiles balistiques
30:10tirés par l'Iran
30:10vers le territoire turc
30:12et puis le Pakistan
30:14et l'Afghanistan
30:14annoncent une trêve
30:15pour la fin du Ramadan
30:16l'Arabie saoudite
30:17le Qatar et la Turquie
30:18en avaient fait
30:19la demande
30:19mais Kaboul répondra
30:21à toute agression
30:22prévient le porte-parole
30:23du gouvernement
30:24même son de cloche
30:24du côté d'Islam
30:25Abad qui se dit prêt
30:26à répondre vigoureusement
30:28en cas d'attaque
30:31Dans une demi-heure
30:32on marque une très courte pause
30:33sur CNews
30:34et on se retrouve juste après
30:35restez bien avec nous
30:39CNews et c'est face à l'info
30:40qui reprend
30:41on parlait des municipales
30:42à Paris
30:43on va écouter
30:43des parisiens
30:44pour savoir pourquoi
30:45ils votent pour
30:46Emmanuel Grégoire
30:47qui se présente
30:48et qui sera
30:49au second tour
30:50dimanche
30:51Je me vote
30:52pour la même personne
30:53qu'au premier tour
30:54c'est-à-dire
30:55Emmanuel Grégoire
30:56Emmanuel pourquoi ?
30:57Parce que je suis satisfait
30:59du bilan
31:00de la mandature
31:01pour ces temps
31:02et je souhaite
31:03que je continue
31:03sur cette voie
31:04pour les prochaines années
31:05Je pense que c'est aussi
31:06le mieux placé
31:07pour faire barrage
31:09à Vachila Dati
31:10et à l'alliance
31:10qu'elle a faite
31:11avec ta droite
31:11parce que je pense que
31:13Paris est très
31:13très métonnée
31:14et qu'on a besoin
31:16d'un peu plus
31:17de nature
31:18et puis après
31:19c'est le côté social
31:22le logement
31:22qui est très important
31:24parce que c'est
31:24très tendu à Paris
31:25et que c'est difficile
31:26de se loger
31:28pour un
31:29trou
31:30on va dire
31:31très très très élevé
31:32pour l'instant
31:33Je vous rappelle
31:34que le candidat socialiste
31:35Emmanuel Grégoire
31:36est arrivé en tête
31:37lors du premier tour
31:39Marc Menon
31:40une question
31:41qui vous est chère
31:42la laïcité
31:43le voile a-t-il
31:44sa place
31:44dans les conseils
31:45municipaux ?
31:46Non
31:48Désolée
31:49j'allais justement
31:50le dévoiler tout de suite
31:51Non
31:51et même
31:51au titre de la laïcité
31:53c'est même la justice
31:54qui a tranché
31:55Pourtant
31:56à Chalons-sur-Saône
31:57deux élus et les filles
31:58ont tenté d'imposer
31:59le communautarisme
32:00et donc
32:00la justice a dit
32:02que ce n'était pas possible
32:02mais Marc
32:04surtout
32:04vous y voyez
32:05et vous y trouvez
32:06une confirmation
32:06de la ligne insoumise
32:09Oui
32:10alors
32:10notons quand même
32:11le maire
32:12Gilles Platret
32:13qui a été élu
32:14à 61%
32:16et qui avait dit
32:16voilà
32:17puisqu'il y a
32:19une liste
32:19et les filles
32:20s'il y a des élus
32:22ils les visaient
32:23eux
32:23parce qu'ils avaient
32:24revendiqué
32:25le fait de pouvoir
32:26porter le voile
32:27au conseil municipal
32:29raciste
32:30alors moi
32:30j'adore ça déjà
32:31comment peut-on dire
32:33raciste
32:33parce qu'on rappelle
32:34à quelqu'un
32:35qu'il doit
32:37admettre
32:37la règle
32:38de la laïcité
32:40la laïcité
32:40on n'affiche pas
32:41des signes religieux
32:42ça n'a rien à voir
32:43avec la race
32:44déjà la race
32:45ça ne devrait pas
32:46intervenir en tant que telle
32:47puisque
32:47aujourd'hui
32:48on admet
32:49que nous sommes tous
32:51issus
32:51d'une même branche
32:53généalogique
32:54et que par conséquent
32:55il n'y a pas de couleur
32:56il n'y a rien du tout
32:57alors c'est ça
32:58qui est intéressant
32:58parce qu'on s'aperçoit
33:00que la politique
33:01n'est plus la politique
33:02depuis la révolution
33:05le débat
33:06c'était quoi
33:06d'un côté
33:07vous aviez
33:08bon ceux qui espéraient
33:09le retour
33:10pendant un certain nombre
33:12de décennies
33:13et d'ailleurs
33:13ça s'est avéré
33:14leurs souhaits
33:15ont été confirmés
33:17avec
33:17la restauration
33:19on a eu
33:21Louis XVIII
33:22on a eu
33:23Charles X
33:24et puis après
33:25on a eu
33:25Louis-Philippe
33:26donc il y avait toujours
33:27un fin fond
33:28je dirais
33:29de royauté
33:30qui traînait
33:31il y avait les bonapartistes
33:32aussi
33:33et cette lutte
33:34a débouché
33:35sur la laïcité
33:37en 1905
33:38les républicains
33:39qui voulaient simplement
33:41que l'on reconnaisse
33:42et bien
33:43cet esprit
33:44de liberté
33:44et
33:45côté élection
33:46sociale
33:47c'était la lutte
33:49contre le grand capital
33:50si je puis dire
33:51c'était les journées
33:52infernales
33:53même les enfants
33:54travaillaient jusqu'à
33:55l'âge de 10 ans
33:5612-14 heures
33:57par jour
33:58et par conséquent
33:59comment faire en sorte
34:01que l'on puisse
34:02gagner
34:02une dignité
34:04que l'on puisse
34:05vivre dans une société
34:06où véritablement
34:08l'espoir
34:09soit offert
34:10à tout
34:10à chacun
34:11d'une vie
34:12meilleure
34:12et ce débat politique
34:14il a duré
34:15pendant des
34:16décennies
34:17forcément
34:18il y avait des fractures
34:19mais néanmoins
34:20et bien
34:20on tentait
34:21de répondre
34:23je dirais
34:23à une sorte
34:24de défi
34:25philosophique
34:26tel que
34:27les grecs
34:27essayaient
34:28de poser
34:29l'équation
34:30comment
34:31faire en sorte
34:32qu'un citoyen
34:33puisse avoir
34:35cette possibilité
34:37d'affirmer
34:38tout son potentiel
34:40et c'est
34:41comme ça
34:41que l'on a fait
34:42émerger
34:43cette idée
34:44de liberté
34:45d'égalité
34:46de fraternité
34:47mais alors là
34:48mine de rien
34:50petit à petit
34:51et pourtant
34:52on a été alerté
34:53il y a eu
34:54des chercheurs
34:55il y a eu
34:56des rapports
34:57dont celui
34:58mis sur
34:58la place publique
35:00par monsieur
35:01Retailleau
35:02de la montée
35:04de la montée
35:05de l'entrisme
35:06de la religion
35:07et que
35:09notre
35:10monsieur
35:11Mélenchon
35:12a récupéré
35:13cela
35:14mais alors
35:15avec une arrogance
35:16et un mépris
35:18de l'autre
35:19invraisemblable
35:20au mois
35:20de janvier
35:21à Perpignan
35:22en disant
35:23mais moi je suis
35:24maghrébin
35:24moi je suis
35:25maghrébin
35:26je suis né
35:27au Maroc
35:28etc etc
35:29et il faisait
35:30valoir quoi
35:30en filigrane
35:32de tout ça
35:32et bien l'idée
35:34que ce qui est
35:34important
35:35ce n'est pas
35:36de savoir
35:37comment on vit mieux
35:38mais comment
35:39il peut y avoir
35:40un peuple
35:40qui revendique
35:41d'être maintenant
35:42dans sa place
35:43au dépend
35:44de ce qui était
35:45une sorte de
35:46lignée
35:47et alors ça va
35:48beaucoup plus loin
35:49que ça
35:49avec Rima Hassan
35:50elle a accusé
35:53l'état
35:53d'être raciste
35:55il n'y a qu'une seule
35:56façon
35:57de s'affranchir
35:58des chaînes
35:58c'est-à-dire
36:00rappelons quand même
36:00quelle était la condition
36:01de vie
36:02de madame
36:04Rima Hassan
36:05elle est venue
36:06de Syrie
36:07elle était accueillie
36:08dans notre pays
36:09elle était à l'école
36:09de la république
36:10elle a pu obtenir
36:11des diplômes
36:12elle a pu s'affirmer
36:13dans le débat public
36:15et elle dit
36:16libérons-nous
36:17de nos chaînes
36:18où sont ces chaînes
36:19et on pourrait prendre
36:20les prendre tous
36:21les uns derrière les autres
36:22il faut élire
36:23ceux qui nous ressemblent
36:26et c'est là
36:27
36:27le centre
36:29
36:30la gauche
36:31est complice
36:32de cela
36:33parce que
36:34ils sont derrière eux
36:35en disant
36:36mais vive le voile
36:37vive dans les
36:38dans les piscines
36:39on a vu
36:40les écologistes
36:42à Grenoble
36:42et autres
36:43qui voulaient
36:44accorder
36:44les temps
36:45de natation
36:47pour les femmes
36:48n'ayant pas
36:50la décence
36:51de se placer
36:52dans cet esprit
36:54républicain
36:54qui revendrait
36:55leur tenue
36:56mais alors tout ça
36:57c'est des camps
36:57et bien ça émerge
36:59de façon
37:00très discrète
37:02en 1982
37:04avec les grèves
37:05d'Aulnay-sous-Bois
37:06chez Citroën
37:07que revendiquent
37:08à ce moment-là
37:09les ouvriers
37:11ils ne revendiquent pas
37:12des cadences
37:13moins infernales
37:14ils ne revendiquent pas
37:16un meilleur salaire
37:17ils revendiquent
37:19le droit
37:20à la prière
37:21et alors
37:21ce qui est extraordinaire
37:22c'est qu'à cette époque-là
37:24on avait créé
37:25une sorte
37:25de syndicat
37:27auquel ils adhéraient tous
37:28qui était ce que l'on appelait
37:29un syndicat patronal
37:31parce que
37:32comme ils ne demandaient pas
37:33spécialement
37:34une augmentation
37:35c'était compatible
37:36avec le système économique
37:38de l'exploitation
37:39du bougre
37:40venant d'ailleurs
37:41et la CGT
37:42s'érigeait contre ça
37:44et bien maintenant
37:45la CGT
37:46les communistes
37:46les socialistes
37:48sont pour
37:49cette bataille
37:51cette guerre
37:53
37:53on n'a donc plus
37:55un principe
37:56philosophique
37:57qui
37:58est l'objet même
38:00de ce principe
38:02de débat
38:03public
38:04mais simplement
38:06et bien de dire
38:07c'est une personne
38:08de couleur
38:09celle qui nous ressemble
38:11qui doit prendre la place
38:12on a
38:13véritablement
38:14atteint
38:15quelque chose
38:16d'innommable
38:18que des gens
38:20comme les grands philosophes
38:21ceux qui nous ont aidés
38:23à réfléchir
38:24ceux qui nous ont
38:25ouvert l'esprit
38:26ceux qui étaient
38:27les Voltaire
38:28les Diderot
38:29etc
38:29si ils nous
38:31entendaient
38:32ils seraient plus
38:33que je dirais
38:34effondrés
38:36ils seraient
38:37dans les lamentations
38:38et en nous disant
38:39vous êtes tombé
38:40bien bas
38:41et vous méritez
38:42ce que vous vivez
38:43à savoir
38:44et bien
38:44le grand remplacement
38:46revendiqué
38:47par monsieur Mélenchon
38:49merci beaucoup
38:50Marc Menand
38:51Charlotte Dornelas
38:52avec l'actualité internationale
38:54n'en jetez pas votre stylo
38:55Marc
38:56non il tombe de lui-même
38:57il tombe de lui-même
38:58je comprends
39:01la semaine dernière
39:02dans Face à l'Info
39:02vous aviez abordé
39:03la situation au Liban
39:04qui ne s'est pas arrangée depuis
39:06où est-ce qu'on en est
39:07sur ce front-là
39:08qui se poursuit en parallèle
39:09de la guerre contre l'Iran
39:11en effet cette guerre-là
39:12qui est à la fois
39:13évidemment liée
39:13à la guerre en Iran
39:14ne serait-ce que par son déclenchement
39:16on se souvient
39:16le Hezbollah avait frappé
39:17en Israël
39:18après la mort de Rameney
39:20et délié par son affrontement
39:21à mort
39:22entre le Hezbollah
39:23et Israël
39:23qui vit
39:24entre guillemets
39:26indépendamment
39:26du front iranien
39:28et évidemment
39:29cette guerre retombe
39:30comme chaque Libanais
39:31le craignait depuis le premier jour
39:32sur le pays tout entier
39:34or ces derniers jours
39:35la guerre a clairement
39:36changé d'échelle
39:37avec des frappes désormais
39:38dans Beyrouth
39:39et dans plusieurs quartiers
39:39de Beyrouth
39:40vous savez
39:41Israël a frappé
39:42la plaine de la Beka
39:43où se situent
39:44beaucoup de combattants
39:45du Hezbollah
39:46le sud du Liban
39:47et sont remontés
39:47au sud de Beyrouth
39:49et désormais
39:50dans plusieurs quartiers
39:51de Beyrouth
39:52et cela touche évidemment
39:53une population
39:54qui ne sait plus
39:54aujourd'hui
39:55où fuir
39:56le bilan
39:56qui est apporté
39:57par le ministère
39:58de la Santé
39:59au Liban
40:00est terrible
40:00on parle désormais
40:01d'un million de déplacés
40:02dans un pays
40:02de 4 millions d'habitants
40:03c'est quand même
40:04vraiment beaucoup de gens
40:05d'ordre d'évacuation massive
40:07qui concerne désormais
40:0815 à 20%
40:09du territoire libanais
40:10d'évacuation totale
40:11avec des personnes
40:12qui ne savent pas
40:13si elles pourront
40:13rentrer chez elles
40:14et de quelques mille morts
40:18aujourd'hui
40:19dans ce conflit là
40:20mais le Hezbollah
40:21devant ce désastre
40:22continue à frapper
40:23jouant sa feuille de route
40:24qui est désormais
40:25clairement iranienne
40:26on l'avait évoqué
40:27la semaine dernière
40:27c'est désormais absolument clair
40:29et Israël de son côté
40:31demeure plus déterminé
40:32que jamais
40:32à en finir
40:33avec cette menace
40:33du Hezbollah
40:34quitte à installer
40:35une zone tampon
40:36au sud du pays
40:37on l'avait également évoqué
40:38la semaine dernière
40:39qui est redoutée
40:40par les habitants
40:40qui refusaient
40:41de quitter leur maison
40:42la semaine dernière
40:43alors aujourd'hui
40:44certains disent
40:44voilà quand il y a
40:45des ordres d'évacuation
40:46il faut quitter
40:47on a vu exactement
40:48le même phénomène
40:49de l'autre côté
40:50de la frontière
40:51Israël a demandé
40:52à ses habitants
40:53d'évacuer
40:54on va dire
40:55les villages
40:55qui sont au nord
40:56d'Israël
40:56et qui sont à portée
40:57de tir
40:58du Hezbollah
40:59et beaucoup
40:59de ces populations
41:00ont refusé
41:01elles aussi de partir
41:01parce que c'est difficile
41:03évidemment
41:04de se déraciner
41:05encore plus
41:06quand vous avez l'idée
41:06que peut-être
41:07vous ne reviendrez pas
41:08chez vous
41:09mais la question
41:10au-delà de l'horreur
41:11quotidienne
41:12qu'est la vie
41:13pendant la guerre
41:14pour n'importe quelle
41:15population civile
41:16au monde
41:17c'est évidemment
41:18celle de l'Etat
41:19et de l'armée libanaise
41:20dans cette guerre
41:21on les sent décidément
41:22impuissants
41:23dans la guerre
41:24elle-même
41:24mais également
41:25en face d'un Hezbollah
41:26on l'avait dit
41:27dès le début
41:28de cette guerre
41:28l'Etat libanais
41:29avait proclamé
41:30ou plus exactement
41:31renouvelé
41:32le caractère illégal
41:32du Hezbollah
41:33parce que ce n'était pas
41:34de la branche armée
41:35du Hezbollah
41:36et aujourd'hui
41:37on sent un État libanais
41:38impuissant
41:39devant cette exigence
41:40qu'il s'était faite
41:41à lui-même
41:41et on le sent
41:42très craintif
41:43de voir basculer
41:44cette guerre
41:45en guerre civile
41:45au sein du Liban
41:47Quelles conséquences
41:48ces décisions du gouvernement
41:49a eues
41:50sur la situation ?
41:52Deux jours après
41:52l'interdiction
41:53c'est la communication
41:54en effet du gouvernement
41:55qui a expliqué
41:56qu'après cette décision
41:57de rendre illégale
41:58la branche armée
41:59du Hezbollah
42:00deux jours après l'interdiction
42:01donc c'était le 2 mars
42:02l'armée libanaise
42:03annonçait l'arrestation
42:04de 27 personnes
42:05je cite
42:05pour possession illégale
42:07d'armes et de munitions
42:08et trois autres membres
42:10du Hezbollah
42:10ont déjà comparu
42:11devant un tribunal militaire
42:12alors c'est quelque chose
42:13qui a fait beaucoup
42:13réagir au Liban
42:15puisqu'ils ont comparu
42:15devant un tribunal militaire
42:17pour des motifs similaires
42:18et ils ont été libérés
42:20sous caution
42:20donc on sent la fébrilité
42:22évidemment
42:22du pouvoir
42:23devant ces décisions
42:24et ça a provoqué
42:25évidemment
42:25une grande colère au Liban
42:27alors que la guerre
42:28se poursuit
42:28et lundi
42:29la justice libanaise
42:30a annoncé
42:31qu'elle avait engagé
42:31des poursuites
42:32contre quatre autres membres
42:33pour possession
42:34d'armes de guerre
42:35ils ont été déférés
42:36et présentés
42:36à un juge d'instruction
42:37on voit plus que la volonté
42:39d'éteindre le Hezbollah
42:40par ses décisions
42:42surtout la volonté
42:43de prouver sa bonne foi
42:45en ayant pris
42:46cette décision
42:46mais aucun affrontement
42:48alors on avait évoqué
42:49également cette question
42:50mais le chef de l'armée
42:51libanaise
42:51redoute depuis le premier jour
42:53en raison de la composition
42:54de son armée
42:55et de la composition
42:56de la population
42:57civile libanaise
42:58il redoutait l'affrontement
42:59il refusait
43:00l'affrontement armé
43:02entre l'armée
43:03et le Hezbollah
43:04il est clairement refusé
43:06désormais
43:06par le président
43:07libanais
43:08qui a précédemment
43:09dirigé l'armée
43:09c'était son métier
43:10encore récemment
43:11devant le risque
43:12d'affrontement
43:13encore une fois
43:13entre l'armée
43:14et une part de la population
43:15même s'il reconnaissait
43:16il lui-même
43:17une part de la population
43:19chiite
43:19qui était un soutien
43:20au Hezbollah
43:21qu'ils appelaient
43:22le mouvement de résistance
43:23pendant des années
43:23même si ce soutien
43:25s'est considérablement
43:26affaibli
43:27en raison de l'entrée
43:28dans cette guerre
43:28qui clairement
43:29ne regardait pas
43:29les libanais
43:31et la question
43:31que pose évidemment
43:32le gouvernement libanais
43:34notamment dans son affrontement
43:36et sa volonté
43:36de désarmement
43:37du Hezbollah
43:37c'est avec quels moyens
43:39quand on voit
43:40les moyens utilisés
43:40par l'armée israélienne
43:41en juin dernier
43:43depuis des années
43:44mais en juin dernier
43:44et encore aujourd'hui
43:46on se demande
43:46comment l'armée libanaise
43:47aujourd'hui
43:48au-delà du risque
43:49évidemment
43:49de désagrégation
43:51civile libanaise
43:52comment l'armée libanaise
43:53pourrait avec les moyens
43:55qu'elle a aujourd'hui
43:55et sans soutien international
43:56désarmer en effet
43:57le Hezbollah
43:58ce qu'elle avait tenté
43:59de commencer de faire
44:00avant la guerre
44:00mais cela attire aussi
44:02les critiques en interne
44:03cette fois-ci au Liban
44:04puisque le risque
44:05plus grand encore
44:06que l'affrontement
44:08entre l'armée
44:08et le Hezbollah
44:09c'est celui
44:10évoqué par Netanyahou
44:11lui-même
44:11qui dit
44:12si l'état ne le fait pas
44:13or il n'a pas
44:14les moyens de le faire
44:15il y aura des répercussions
44:16désastreuses pour le pays
44:17et le ministre
44:18de la défense israélien
44:19lui a parlé
44:20pour le Liban
44:21de perte territoriale
44:22donc affirmant en effet
44:24qu'Israël allait installer
44:25cette zone tampon
44:26dans le sud du Liban
44:27et de destruction
44:28d'infrastructures
44:29cette fois-ci
44:29plus celle du Hezbollah
44:30mais celle de l'état libanais
44:32et on voit dans les commentaires
44:33que l'état libanais
44:34semble presque
44:35une tierce personne
44:36qui parle du conflit
44:37entre le Hezbollah
44:38et Israël
44:39sans vouloir y prendre part
44:41tout en cherchant
44:42par tous les moyens
44:42à le stopper
44:43en étant évidemment
44:44lassé
44:45de subir les conséquences
44:47et lui
44:47cherche à le stopper
44:48désormais
44:49et depuis quelques jours
44:50déjà par la voie diplomatique
44:51et justement
44:52on en est où
44:53de cette volonté libanaise
44:54de négocier directement
44:55avec Israël ?
44:56Au point mort
44:57c'est ce qu'a déclaré
44:58aujourd'hui même
44:58Al Jazeera
44:59le ministre franco-libanais
45:01d'ailleurs de la culture
45:02monsieur Salamé
45:02et il a expliqué
45:04que c'était pour plusieurs raisons
45:05d'abord
45:06le Hezbollah frappe toujours
45:07et n'envisage
45:08aucune voie diplomatique
45:09sous le feu
45:10c'est la seule chose
45:11qu'ils ont concédé
45:12à dire
45:13dans le débat
45:14aujourd'hui
45:14et même s'il acceptait
45:16évidemment
45:16le précédent accord
45:17de cesser le feu
45:18qui avait été négocié
45:18d'ailleurs
45:19sous l'égide française
45:20n'a pas été respecté
45:22nulle part
45:23pendant les mois
45:24qui ont précédé
45:25cette guerre-là
45:26Israël de son côté
45:27refuse un cesser le feu
45:28et les négociations
45:29tant que le Hezbollah
45:30n'a pas rendu l'âme
45:31ou les armes
45:32et il existe par ailleurs
45:34un blocage interne
45:35qui est cette fois-ci politique
45:36dans la formation
45:37d'une délégation
45:38de négociations
45:39vous savez au Liban
45:39en raison du nombre
45:40de communautés
45:41évidemment
45:41la formation
45:41d'une délégation
45:42de négociations
45:43est difficile
45:45notamment dans la partie chiite
45:46de la représentation nationale
45:48alors la partie chiite
45:49qui n'est pas Hezbollah
45:50l'autre
45:50non sur l'idée
45:52d'une négociation
45:52qui avait été saluée
45:54mais sur les conditions
45:55de celle-ci
45:56et les conditions de celle-ci
45:57notamment sous le feu
45:58puisque le Liban
45:59ça n'aurait échappé
46:00à personne
46:01et en effet
46:02sous le feu
46:02et pourtant
46:03le Liban a reçu
46:04dans cette initiative
46:05le soutien
46:05de quelques acteurs
46:06internationaux
46:07mais surtout
46:07de la France
46:08qui a réaffirmé
46:09sa volonté
46:10je cite Emmanuel Macron
46:11de tout faire
46:11pour empêcher
46:12que le Liban
46:12ne sombre
46:13dans le chaos
46:14puisque c'est ça
46:14clairement
46:15qui menace
46:15aujourd'hui le pays
46:16et finalement
46:17le Liban
46:17et là on voit bien
46:18le cercle vicieux
46:19dans lequel est l'état
46:20libanais
46:20le Liban sollicite
46:21l'aide de la communauté
46:22internationale
46:23depuis d'ailleurs
46:24plusieurs mois
46:25qui lui répond
46:26cette communauté internationale
46:27qu'il doit d'abord
46:28appliquer les décisions
46:29du gouvernement
46:30c'est-à-dire
46:30l'illégalité
46:31et le désarmement
46:32du Hezbollah
46:32ce qu'il ne peut pas faire
46:34sans l'aide
46:34et les moyens
46:35de la communauté internationale
46:37et évidemment
46:37dans ce cercle vicieux
46:39l'armée
46:39se considère
46:40victime
46:41de cet état de fait
46:42et c'est la raison
46:43pour laquelle
46:43elle ne veut pas
46:44s'engager seule
46:45dans ce qu'elle appelle
46:46aujourd'hui
46:47un suicide
46:47mais le président français
46:49c'est donc
46:50c'est vraiment
46:51Emmanuel Macron
46:51celui qui a le plus soutenu
46:52la voie diplomatique
46:54entre le Liban
46:55et Israël
46:56mais il sait lui-même
46:57l'impasse de la situation
46:58puisqu'il a appelé
46:59toutes les composantes
47:00libanaises
47:00il a appelé Israël
47:01à venir à la table
47:02des négociations
47:03et du côté du Liban
47:04toutes les composantes
47:05libanaises
47:06à y participer
47:07or le problème
47:08est bien là
47:08la bonne volonté
47:09de l'état libanais
47:10ne lui assure absolument
47:11pas la souveraineté
47:12sur son territoire
47:13ni en face d'Israël
47:14qu'il ne peut évidemment
47:15affronter
47:16ni en face du Hezbollah
47:17comment le pourrait-il
47:18pour les raisons
47:19que j'évoquais tout à l'heure
47:20certains évoquent cependant
47:21et je le précise
47:22une prise de contact
47:23qui aurait été faite
47:24avec l'homme
47:25qui avait la charge
47:26des négociations
47:26pour les otages
47:27pour le compte
47:27d'Israël
47:30pendant la guerre
47:31avec le Hamas
47:31donc une prise de contact
47:33aurait pu être prise
47:34dans un pays
47:35enfin un tiers
47:37donc à suivre
47:38ces prochains jours
47:39Merci beaucoup
47:40pour ce point très complet
47:41Charlotte d'Ornelas
47:42Mathieu Bocoté
47:43votre second édito
47:45on revient au municipal
47:46la gauche
47:47on l'a vu
47:47mobilise une rhétorique
47:49antifasciste
47:49pour conserver
47:50ces grandes villes
47:51mais se pourrait-il
47:52qu'au-delà
47:53de l'idéologie
47:54elle défende aussi
47:55un système
47:56qu'elle a mis en place
47:57peut-être
47:57est-il avantage ?
47:58Oui
47:59alors vous savez
47:59j'ai une grande passion
48:00pour l'étude des idéologies
48:01mais il nous faut
48:03quelquefois
48:03étudier la politique
48:04autrement
48:05en s'intéressant
48:06à la gamelle
48:07en s'intéressant
48:08au pactole
48:09en s'intéressant
48:10à la question
48:11de l'argent
48:12et parce que
48:13c'est fondamentalement
48:13cette question
48:14que j'aborderai ici
48:15lorsque l'on parle
48:16de la gestion municipale
48:18de la gauche
48:18alors je citerai d'abord
48:19l'excellent Olivier Babot
48:21qui sur X aujourd'hui
48:22a eu cette phrase
48:23on sous-estime
48:25la panique
48:25que provoque
48:26la perspective
48:27de perdre
48:27la mairie
48:28d'une grande ville
48:29pour ceux qui gouvernent
48:30c'est tout un système
48:31de prébandes
48:32de rentes
48:33de subventions
48:34clientélistes
48:35et de pouvoir
48:35financer par l'impôt
48:36qui menace
48:37de leur échapper
48:38rien d'étonnant
48:39dès lors
48:40à ce qu'ils soient
48:40prêts à tout
48:41pour rester
48:41cette phrase
48:43me semble absolument
48:44remarquable
48:45parce qu'elle décrit
48:46très bien
48:46que nous dit
48:48Babot
48:48c'est un système
48:49confiscatoire
48:50qui se met en place
48:51on a une conception
48:52très poétique
48:53très romantique
48:54de la politique
48:55en démocratie
48:56on la voit au service
48:57du bien commun
48:57on met des majuscules
48:58partout avec démocratie
49:00liberté
49:00égalité
49:01droit
49:02état
49:02mais au final
49:03on oublie
49:04qu'il s'agit aussi
49:05de l'appropriation
49:06d'un instrument coercitif
49:07collectif
49:08au service souvent
49:09d'un clan
49:09au service
49:10d'une bande
49:11au service
49:12d'une tendance
49:13au service
49:13d'un parti
49:14qui utilise
49:15ces instruments
49:15coercitifs
49:16pour ses amis
49:17pour ses alliés
49:18pour ceux qui en dépendent
49:19et pour ceux
49:20qui en dépendront
49:20demain
49:21donc quand la gauche
49:22contrôle
49:23pas que la gauche
49:24mais la gauche
49:25le fait avec un certain zèle
49:26a le pouvoir
49:27dans une ville
49:27il y a tout un écosystème
49:29qui dépend
49:30de ce pouvoir
49:31donc des troupes
49:32de saletins banques
49:33des troupes
49:33de jongleurs
49:34des troupes
49:35de théâtreux
49:36toute une série de gens
49:36qui se croient avoir
49:37une vocation fondamentale
49:38à vivre sur leur passion
49:39et leur vocation
49:40sur le dos des autres
49:40grâce au portefeuille
49:41des autres
49:42des associations militantes
49:44des lobbies
49:44différents groupes
49:46des lobbies de défense
49:46des clandestins
49:47donc toute une série
49:48de groupes
49:49qui n'existe que par
49:51l'argent public
49:51dès lors où une administration
49:53un pouvoir
49:54qui est installé
49:54avec son système
49:55clientéliste
49:56est délogé
49:57et bien c'est tout
49:58cet écosystème
49:59qui est menacé
50:00et vous comprenez
50:01que les hommes
50:02sont parfaitement prêts
50:02à se battre
50:03pour des idées
50:03certes
50:04mais pour la gamelle
50:05encore plus
50:05et c'est pas nouveau
50:06alors à partir de là
50:08comment fonctionne
50:09le financement public
50:11dans une ville
50:11il y a le financement
50:13direct
50:13c'est donc la création
50:14d'organismes
50:15de structures
50:16des emplois publics
50:17et c'est des emplois
50:17ensuite qu'on ne peut pas
50:18révoquer
50:19quand une autre équipe
50:20prend le pouvoir
50:21il y a des subventions
50:23indirectes
50:23donc des subventions
50:24à des organismes
50:25dits indépendants
50:26mais qui dépendent
50:26de l'argent municipal
50:27des subventions
50:28à différentes associations
50:29des subventions
50:30à différents groupes militants
50:31donc il y a deux manières
50:32de distribuer l'argent
50:34ensuite imaginons
50:35quelqu'un qui voudrait
50:35mettre un peu d'ordre
50:36dans tout ça
50:36est-ce que c'est possible
50:37et bien non
50:38parce qu'il y a une très
50:38grande obscurité
50:39dans l'allocation
50:40des fonds publics
50:41au niveau municipal
50:42pas qu'au niveau municipal
50:44mais au niveau municipal
50:45particulièrement
50:46il y a une étude
50:47de génération libre
50:47qui a été réalisée
50:48par Édouard S
50:49et qui est relayée
50:50par Le Point
50:50qui nous dit
50:52un peu la même chose
50:53qui s'intéresse
50:53en fait au mode
50:54de subvention
50:55et d'allocation
50:56au niveau municipal
50:57un peu partout
50:57et qu'est-ce qu'on voit
50:58c'est un système
51:00d'une obscurité
51:01absolument remarquable
51:02c'est un système
51:03de dissimulation
51:04des dépenses
51:05d'éparpillement
51:07des dépenses
51:08d'externalisation
51:09des missions de la ville
51:09c'est important
51:10c'est-à-dire
51:10vous avez le budget
51:11de la ville
51:11mais ensuite
51:12vous créez
51:12des organismes
51:13pseudo-indépendants
51:14qui dépendent
51:15de l'argent
51:15de la ville
51:15mais qui ne relèvent
51:16pas du budget
51:16de la ville
51:17ce qui permet
51:17de dissimuler
51:18souvent
51:18ces dépenses
51:19différents
51:20ces investissements
51:21nombreux
51:22donc à la lumière
51:23de cela
51:23qu'est-ce qu'on peut voir
51:24je donne l'exemple
51:25de Marseille
51:25que nous donne
51:26Édouard S
51:26à Marseille
51:27je cite
51:28le système
51:30atteint
51:30des sommets
51:30d'opacité
51:31deux lignes comptables
51:32concentrent
51:33à elles seules
51:34des centaines
51:34de millions
51:35d'euros
51:35l'une intitulée
51:37autre personnel
51:38extérieur
51:38l'autre
51:39sobrement baptisée
51:40divers
51:41cette dernière
51:42représente
51:43à elles seules
51:4336,5 millions
51:45d'euros
51:45sans qu'aucun
51:46bénéficiaire
51:47ne soit identifié
51:48dans les documents
51:48publics
51:4936 millions
51:50d'euros
51:50dans une case
51:51appelée divers
51:51c'est assez remarquable
51:52qu'est-ce qu'on comprend
51:53à travers cela
51:54c'est que c'est un système
51:55qui disperse
51:55à coup de petites sommes
51:56souvent
51:57des petits montants
51:58souvent
51:58mais vous savez
51:58la plupart des gens
51:59ont un prix
52:00et il est beaucoup
52:00moins cher
52:00qu'on l'imagine
52:01et une petite subvention
52:02peut acheter
52:03quelquefois durablement
52:04le vote d'un homme
52:05pour ne pas dire
52:05pour toujours
52:06alors Génération Libre
52:07nous dit
52:08c'est compliqué
52:08c'est compliqué
52:09être capable
52:10de détailler
52:11ses dépenses
52:11mais grâce
52:12à l'intelligence
52:12artificielle
52:13il est possible
52:14aujourd'hui
52:14de créer
52:15finalement
52:15de mettre en valeur
52:17toutes ces données
52:18dispersées
52:18des administrations
52:19pour comprendre
52:20justement
52:20l'ampleur
52:21de la gabogie
52:22municipale
52:22mais vous semblez
52:23présenter
52:24la politique
52:25la politique municipale
52:26comme un système
52:28prédateur
52:29les français
52:29sont attachés
52:30pourtant
52:30à leur mère
52:32souvent ils le réalisent
52:33d'ailleurs
52:33vous avez tout à fait raison
52:34il se peut que
52:35les raisons pour lesquelles
52:36ils le réalisent
52:36soient en lien
52:37avec ce que je viens de dire
52:39imaginez
52:39vous me dites
52:40la droite
52:40va prendre le pouvoir
52:41je perdrai ma subvention
52:42qui me permet
52:43d'assurer ce théâtre
52:43créatif absolument
52:44essentiel et inclusif
52:45qui me permet
52:46sous le signe
52:46de la nudité cosmique
52:48de lutter contre le fascisme
52:49vous voulez pas faire ça
52:50vous voulez pas
52:51alors dans cette logique
52:52le pouvoir du maire
52:54on y est attaché
52:54pour une raison simple
52:55c'est que c'est peut-être
52:56paradoxalement le dernier
52:57pouvoir monarchique
52:58le pouvoir du maire
52:59c'est un pouvoir personnel
53:00c'est un pouvoir humain
53:01c'est un pouvoir
53:02on peut aller voir le maire
53:03en disant
53:03j'ai un problème
53:04peux-tu faire quelque chose
53:05pour moi
53:06c'est un pouvoir
53:06qui ne s'est pas perdu
53:07justement
53:08dans le marécage
53:10technocratique
53:10c'est un pouvoir
53:11qui n'est pas invisibilisé
53:12par la règle
53:13faussement anonyme
53:14c'est un pouvoir
53:15sur lequel on peut dire
53:16monsieur le maire
53:17madame la maire
53:18j'ai un problème
53:19pouvez-vous faire quelque chose
53:20donc on comprend évidemment
53:22que ce pouvoir
53:22les français y soient attachés
53:24mais
53:24mais
53:25si on fait l'histoire
53:26du dernier siècle
53:27dans le rapport au pouvoir
53:29si on fait l'histoire
53:29de ce dernier siècle
53:30qu'est-ce qu'on voit
53:31on voit fond
53:32on voit qu'on arrive
53:34à l'heure du fond
53:35on voit qu'on arrive
53:36à l'heure du flash
53:36moi je vais respecter
53:38le maître des horloges
53:38c'est bien
53:39merci beaucoup Mathieu
53:40ça vous sera rendu
53:42il est 20h sur CNews
53:44alors on retrouve
53:45Marc Gossifer
53:46pour les dernières informations
53:47et c'est une première
53:49depuis le début de la guerre
53:50l'aéroport Ben Gurion
53:52près de Tel Aviv
53:53touché par des débris
53:54ils font ensuite
53:55à des tirs de missiles iraniens
53:57l'armée israélienne
53:58ne précise pas
53:59la date de cet incident
54:01des avions privés
54:02stationnés à l'aéroport
54:03ont été endommagés
54:04le Qatar fait
54:06il y a quelques minutes
54:07d'un incendie
54:08dans la zone
54:09d'un complexe gazier
54:10un incendie
54:11qui intervient
54:11après une attaque iranienne
54:12Iran qui avait d'ailleurs
54:13menacé de s'en prendre
54:15aux infrastructures énergétiques
54:16dans le Golfe
54:184 missiles balistiques
54:19qui se dirigeaient
54:20vers la capitale
54:21ont également été interceptés
54:23et puis on connaît désormais
54:25le nom du futur
54:26porte-avions français
54:27nouvelle génération
54:28France Libre
54:29qui succèdera en 2038
54:31au Charles de Gaulle
54:32un nom en hommage
54:33à l'esprit français
54:34de résistance
54:35incarné par le général
54:36précisé Emmanuel Macron
54:38un navire amiral
54:39qui embarquera
54:40des drones
54:41et qui sera fort
54:42de trois catapultants
54:43merci Margot
54:44on retrouve le
54:45Mathieu Libre
54:46pour la suite
54:46de son second édito
54:48oui en fait
54:49je disais
54:49on doit se rappeler
54:50l'histoire
54:51du dernier siècle
54:52en fait
54:52ça commence d'ailleurs
54:53dans les années 20
54:54un peu partout
54:55le développement
54:56du pouvoir bureaucratique
54:57partout en Occident
54:58donc l'histoire
54:59du 20e siècle
55:00et maintenant du 21e
55:00c'est la multiplication
55:01des lieux de pouvoir
55:02qui permettent
55:03à la classe bureaucratique
55:04de s'étendre
55:05de s'installer
55:06et ensuite
55:07de ponctionner
55:08le bien d'autrui
55:09pour en jouir
55:09on doit penser
55:11le phénomène bureaucratique
55:12comme une forme
55:12de colonialisation
55:14ou de colonialisme intérieur
55:18dans nos sociétés
55:19donc une classe
55:19s'empare de la société
55:20laisse survivre
55:22évidemment
55:22un petit domaine
55:23d'économie
55:23pour être capable
55:24de produire des ressources
55:25mais ensuite
55:26pour être capable
55:26de les capter
55:26donc penser à la ville
55:27aux communes
55:28penser aux communautés de communes
55:29aux départements
55:30à la région
55:31penser au niveau national
55:32au niveau européen
55:34penser aux instances internationales
55:35penser à toutes les autorités administratives
55:38qui sont créées
55:39depuis ces dernières années
55:41penser à toutes ces autorités administratives
55:43au niveau
55:43encore une fois
55:44régional
55:44local
55:46national
55:47européen
55:48penser autrement dit
55:49au déploiement
55:50bureaucratique
55:51de ce qu'il faut bien appeler
55:51l'état total
55:52je ne dis pas totalitaire
55:53on s'entend
55:54mais d'un état
55:54qui considère
55:55que rien de ce qui est humain
55:57ne lui est étranger
55:58et dès lors
55:58il doit tout réglementer
56:00tout normer
56:00tout encadrer
56:01alors qu'est-ce que je dis
56:02à travers ça
56:03c'est que ce pouvoir
56:04qui s'est déployé partout
56:05il est difficile
56:06de le déconstruire
56:07on n'est même pas capable
56:08de stopper sa croissance
56:09au mieux
56:10on peut la ralentir
56:11alors je reviens à notre maire
56:13pourquoi l'aimons-nous
56:14parce qu'il représente
56:15l'exception à cette règle
56:16parce qu'il représente
56:17la possibilité
56:18de rencontrer
56:18la chose la plus étonnante
56:19qui soit dans les systèmes
56:20de pouvoir
56:21qui soit aujourd'hui
56:22un humain
56:22un être humain
56:23à qui on peut demander
56:24quelque chose de concret
56:25sans passer par 350 circuits
56:27de formulaires
56:28et de paperasse
56:28pour peut-être avoir
56:29une réponse
56:29on verra
56:30donc à travers cela
56:31oui le maire
56:32est la dernière trace
56:33d'un système politique
56:34antérieur
56:34d'un système de pouvoir
56:35pré-bureaucratique
56:36d'un système de pouvoir
56:37pré-technocratique
56:38et de ce point de vue
56:39si on veut avoir
56:40un projet politique
56:41pour la droite
56:41il y a certaines personnes
56:42qui se disent de droite
56:42ils cherchent un projet
56:43plutôt que de réenchanter le monde
56:45déconstruire
56:46l'immense gargantua
56:48étatique
56:48et bureaucratique
56:50ça pourrait être un projet
56:50vaguement intéressant
56:51pour ceux que ça intéresse
56:52Merci la main étendue
56:54merci beaucoup
56:54Mathieu Beaucoté
56:56Gabrielle Cluzel
56:56Charlotte Dornelas
56:57et Marc Menon
56:58on se retrouve évidemment
56:59demain dès 19h
57:00tout de suite
57:01c'est Pascal Praud
57:01et ses invités
57:02pour l'heure des pros 2
57:04très bonne soirée
57:05à vous tous
57:05sur CNews
57:06et ses invités
57:08pour l'heure des pros 1
57:08et ses invités
57:08pour l'heure des pros 1
57:08et ses invités
57:09pour l'heure des pros 1
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