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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:03Oui, vous êtes à l'entente, bravo.
00:00:08Ça arrive, ce n'est pas grave.
00:00:11Gabrielle et Charlotte étaient en grande discussion.
00:00:15On peut commencer, tout le monde est là, mais également Valérie Acknain.
00:00:19Bonsoir Valérie pour le JT du soir.
00:00:21Bonsoir Christine et bonsoir à tous.
00:00:23À la Une, 27e jour de conflit au Moyen-Orient.
00:00:26Le Liban saisit le Conseil de sécurité de l'ONU pour des actions israéliennes qui menacent la souveraineté de leur
00:00:32pays, disent-ils.
00:00:34Une décision motivée par le bombardement de la plupart des ponts du Litanie,
00:00:38fleuve qui sépare une partie du sud du reste du pays,
00:00:41ainsi que le déplacement massif des habitants et la progression des troupes israéliennes sur le territoire libanais.
00:00:48Dans ce contexte, les chefs de la diplomatie du G7 se réunissent à l'abbé des Vaudes de Cernay dans
00:00:53les Yvelines.
00:00:54Une réunion sous la présidence de Jean-Noël Barraud.
00:00:57Objectif, envisager une désescalade du conflit, mais aussi aborder la hausse généralisée des prix du pétrole.
00:01:03Notez que le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, retenu à Washington, ne rejoindra ses homologues que demain.
00:01:11Dans le reste de l'actualité, le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro est de retour devant la justice américaine à
00:01:17New York,
00:01:18aux côtés de son épouse, une apparition publique particulièrement scrutée.
00:01:23Enfermée dans une prison de Brooklyn depuis sa spectaculaire capture par l'armée américaine début janvier,
00:01:28Nicolas Maduro ne s'était pas exprimé depuis une première audience devant le tribunal fédéral de Manhattan le 5 janvier.
00:01:35Il est poursuivi pour quatre chefs d'accusation, dont narcoterrorisme.
00:01:39Le Parlement européen durcit sa politique migratoire et approuve la création de hubs de retour pour migrants.
00:01:46Cela permettrait aux États membres d'envoyer hors des frontières européennes des migrants
00:01:50dont la demande d'asile a été rejetée dans des centres en dehors de l'Union européenne.
00:01:55Le dispositif a été validé par une grande majorité de redéputés à Bruxelles.
00:02:00Enfin, cette information qui a de quoi réjouir les mordus de l'épopée napoléonienne.
00:02:05Un chapeau de Napoléon Ier sera exposé à partir du 6 juin au musée Condé du château de Chantilly dans
00:02:11l'Oise.
00:02:11Ce bicorne de feutre noir sera la pièce maîtresse de l'exposition prévue jusqu'au 4 octobre.
00:02:17Et son histoire est extraordinaire car il s'agit de l'un des quatre chapeaux emmenés par Napoléon Bonaparte
00:02:23dans son ultime exil sur l'île de Saint-Henel.
00:02:27Merci beaucoup ma chère Valérie. Désolée pour le petit bruit qu'il y a eu sur le plateau.
00:02:33On peut donner des noms, Gabriel Cluzet.
00:02:36C'est la peur.
00:02:37Merci ma belle Valérie Acna.
00:02:40Au sommaire ce soir, aujourd'hui en Espagne,
00:02:45Noela Castillo, 25 ans, a été euthanasiée, violée collectivement par des migrants à 13 ans
00:02:54dans un centre de l'État censé la protéger.
00:02:57Elle a ensuite tenté de se suicider.
00:03:00Elle est devenue paraplégique avec des douleurs insupportables.
00:03:04Les tribunaux ont validé son droit à mourir.
00:03:07On a euthanasié la victime, passé bourreau.
00:03:10Tour de table des mousquetaires ce soir.
00:03:13Le député LFI Antoine Léaumant compare l'arrivée des colons en Nouvelle-Calédonie
00:03:18à un grand remplacement par la force et la démographie.
00:03:22Au même moment, à Saint-Denis, Bali Bagayoko demande aux nouveaux arrivants
00:03:27de s'assimiler à la culture locale.
00:03:29Deux poids, deux mesures, LFI condamne la colonisation,
00:03:33sauf quand elle profite à ses électeurs, l'édito de Mathieu Bocoté.
00:03:38Donald Trump l'assure cet après-midi.
00:03:40L'opération militaire américaine en Iran est extrêmement en avance sur le calendrier.
00:03:45Après 26 jours, les objectifs sont déjà atteints, selon lui.
00:03:49Mais la tension monte autour du détoit d'Hormuz.
00:03:52Un débarquement américain pourrait être imminent pour ouvrir le Golfe.
00:03:56L'issue se joue-t-elle maintenant ? Le regard de Marc Menon.
00:04:00Arnaud Friand, soldat mort pour la France après 22 ans de service,
00:04:04n'a pas eu d'hommage national aux Invalides, ni la présence du chef de l'État,
00:04:10de la République, président de la République.
00:04:11Quelques jours plus tard, Lionel Jospin, ancien Premier ministre,
00:04:15a reçu les honneurs complets avec éloge funèbre d'Emmanuel Macron.
00:04:19Pourquoi cette différence de traitement entre un héros tombé au combat et un homme politique ?
00:04:24Est-ce que cela interroge le sens des priorités de la nation ?
00:04:27L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:04:29L'Europe durcit sa politique migratoire.
00:04:32Le Parlement européen approuve la création de centres en Union européenne
00:04:36pour renvoyer les migrants déboutés afin d'accélérer les expulsions.
00:04:40Dès juin 2026, le texte prévoit également de rompre avec le départ volontaire,
00:04:45d'allonger les détentions, de faciliter les expulsions.
00:04:48Objectif, faire vraiment appliquer les ordres d'expulsion,
00:04:51qui ne le sont aujourd'hui qu'à 20% de décryptage de Charlotte Dornuas.
00:04:55Et puis, Loana, star de Loft Story, morte à 48 ans dans la solitude,
00:05:01incarnait l'ère de la télé-réalité.
00:05:03Célébrité instantanée, vie exposée 24h sur 24,
00:05:07puis chute dans l'addiction et l'oubli.
00:05:09Elle annonçait notre époque, exhibitionnisme permanent sur les réseaux sociaux,
00:05:14où l'on vit pour être vu au risque de se perdre.
00:05:17Triste symbole d'une humanité qui se met en scène, Loana.
00:05:21Que dit son histoire de notre société contemporaine ?
00:05:24L'édito de Mathieu Bocoté.
00:05:26Une heure pour tout se dire avec nos mousquetaires et sans tabou.
00:05:29Et c'est parti.
00:05:43D'abord, avant de commencer avec votre édito, Mathieu Bocoté,
00:05:47écoutons justement pour vous lancer Antoine Léaumant, député LFI de l'Essonne,
00:05:53qui explique à ses collègues en commission des lois
00:05:56comment fonctionne la colonisation à la différence de l'immigration et en en débat.
00:06:03C'est comme si, dans le Tarn, il y avait 10 habitants
00:06:06et qu'il y en avait 5 qui arrivaient de l'extérieur avec des armes
00:06:11et qui imposaient leur loi par la force.
00:06:13Ces 5-là, ces 5-là font des enfants
00:06:16et font tellement d'enfants qu'ils finissent par être plus nombreux
00:06:19que les enfants de ceux qui sont déjà dans le Tarn.
00:06:22Ils sont arrivés par la force, ils ont fait des enfants
00:06:26et les voilà plus nombreux que les habitants initiaux du Tarn.
00:06:29Et ils disent, on va voter !
00:06:31Et ils gagnent !
00:06:35Non mais, comme dit Charlotte Dornelas,
00:06:37Antoine Léaumant a voulu se porter à la défense des indépendantistes calédoniens
00:06:42et plus largement des canaques en cherchant donc à distinguer
00:06:46colonisation et immigration.
00:06:47Mathieu, au même moment, la nouvelle star de LFI, Bali Batayoko,
00:06:52invite ceux qui viennent de l'extérieur de Saint-Denis
00:06:55et qui s'y installent à s'assimiler à la culture de la ville.
00:07:00Votre analyse ?
00:07:01Alors, c'est la semaine de la grande clarification chez LFI.
00:07:05On nous demande quelquefois pourquoi on revient aussi souvent sur LFI
00:07:08parce que c'est un parti qui fait bouger les lignes idéologiques,
00:07:11qui est très clair dans ses intentions
00:07:13et il faut prendre au sérieux ce que nous dit LFI.
00:07:16Dans les circonstances, il y a donc deux déclarations importantes cette semaine.
00:07:20Enfin, il y en a eu plusieurs, soyons honnêtes.
00:07:21Il y a eu deux déclarations importantes ces 48 dernières heures
00:07:23parce qu'on aurait pu en donner beaucoup d'autres depuis le début de la semaine.
00:07:27Et que nous disent-elles ?
00:07:28Fondamentalement, elles nous expliquent ce que LFI entend par le fameux grand remplacement.
00:07:33Grand remplacement en Nouvelle-Calédonie, très mal.
00:07:37Grand remplacement en France, très bien.
00:07:40Point de départ, il y a donc un débat sur la modification du corps électoral en Nouvelle-Calédonie.
00:07:46Est-ce que les gens qui n'appartiennent pas au peuple premier
00:07:49ou alors qui ne sont pas arrivés avant une certaine date,
00:07:52est-ce qu'ils peuvent participer au corps électoral nouveau ?
00:07:55Et LFI nous dit non, parce qu'étendre le corps électoral,
00:07:59l'ouvrir à ses électeurs nouveaux,
00:08:00ça consisterait à noyer les Canaques dans une majorité d'origine étrangère
00:08:05qui les rendrait donc étrangers dans leur pays de toujours.
00:08:09Et je vais redire la citation pour la décomposer.
00:08:11Donc, il nous dit, imaginez dans le Tarn, il y avait dix habitants
00:08:15et qu'il y en avait cinq qui arrivaient de l'extérieur avec des armes
00:08:18et ils imposaient leurs lois par la force.
00:08:20Ces cinq-là font tellement d'enfants qu'ils finissent par être plus nombreux
00:08:23que les enfants de ceux déjà dans le Tarn.
00:08:25Ils sont arrivés par la force, ils ont fait les enfants, les voilà plus nombreux.
00:08:28Donc, ils disent, on va voter.
00:08:30Et ils gagnent.
00:08:31Donc, qu'est-ce qu'il nous dit ici ?
00:08:33Il nous dit, deux peuples, finalement, vont en cohabiter en Nouvelle-Calédonie.
00:08:37Donc, deux peuples, ou dans le Tarn, dans ce cas-là.
00:08:39Donc, deux peuples.
00:08:40Donc, il comprend que les personnes qui sont issues de l'immigration,
00:08:42qui s'installent quelque part, qui arrivent trop nombreux
00:08:45et qui ne s'assimilent pas, il considère que c'est une dépossession.
00:08:48Il prend en sérieux l'idée qu'un peuple, ce n'est pas qu'une communauté juridique.
00:08:52C'est une communauté de culture.
00:08:54C'est même, à l'entendre, une continuité sur le mode presque généalogique.
00:08:57Un peuple avec ses propres enfants.
00:09:00Je parle ici sur le mode de l'EFI.
00:09:01Il décrit donc ce que certains appellent un grand remplacement.
00:09:06Mais il nous dit, c'est très grave là-bas, mais ce n'est pas la même chose en France.
00:09:10Parce que certains lui posent la question, mais ce n'est pas la même chose.
00:09:12Ils disent non, parce qu'immigration et colonisation, ce n'est pas la même chose.
00:09:15Pourquoi ? Parce que dans l'immigration, il n'y a pas de domination.
00:09:19Donc, il n'y aurait pas de domination dans ce que tant de Français vivent aujourd'hui,
00:09:22comme une submersion migratoire qui les met en minorité dans leur propre pays.
00:09:25Il dit, ce n'est pas la même chose parce que vous n'êtes pas dominés.
00:09:28Il n'y a pas de domination ici aujourd'hui.
00:09:30Donc, c'est assez intéressant la distinction utilisée, la logique décoloniale ou recoloniale de l'EFI.
00:09:36Deuxième déclaration, celle du maire de Saint-Denis, Baligayoko, je ne vais pas le prononcer correctement,
00:09:44contre la gentrification.
00:09:46Alors, contre la gentrification, c'est dans un podcast décolonial, parole d'honneur, je crois.
00:09:51Il dénonce notamment la gentrification, donc l'embourgeoisement de la ville essentiellement par des Blancs.
00:09:56Il faut comprendre, c'est le mot « coder » aujourd'hui.
00:09:59À tout le moins, c'est ainsi que je le comprends, ce qu'il y a derrière le mot gentrification.
00:10:02Je le cite.
00:10:04« Ceux qui sont venus, donc qui sont installés, sont les bienvenus à une condition,
00:10:09qu'ils participent à la communauté de destin,
00:10:12c'est-à-dire de respecter ceux qui sont ici, qui ont toujours été ici
00:10:15et qui ont fait l'identité de ce territoire. »
00:10:19Qu'est-ce qu'il nous dit ici ?
00:10:20Qu'il y a donc une identité à Saint-Denis.
00:10:22Qu'il y a des populations qui sont là depuis toujours.
00:10:25Qui sont-elles ?
00:10:25Il nous dit que ce sont les immigrés.
00:10:27Donc, il y a une longue histoire de l'immigration des Bretons, dit-il, jusqu'à aujourd'hui.
00:10:30Donc, on comprend que pour lui, l'identité de la Seine-Saint-Denis, c'est l'immigration.
00:10:33Et ceux qui veulent s'installer en Seine-Saint-Denis
00:10:35doivent dès lors prendre le pli de cette nouvelle capitale,
00:10:40capitale de la Nouvelle-France.
00:10:41Donc, ils doivent s'assimiler.
00:10:43Donc, c'est le retournement du logiciel assimilationniste
00:10:46diabolisé pendant des années en France.
00:10:48L'assimilation, désormais, c'est bon pour ceux qui s'installent à Saint-Denis.
00:10:51Et on comprend que ceux qui ne veulent pas,
00:10:53à condition, ceux qui ne veulent pas s'assimiler,
00:10:57ils ont tout simplement à ne pas s'y installer.
00:10:59Donc, comment ne pas voir à travers cela une forme de logique,
00:11:02une déclaration d'indépendance de la République ethno-soviétique de Seine-Saint-Denis
00:11:06qui dit, désormais, vous n'êtes pas les bienvenus
00:11:08si vous ne voulez pas prêter serment d'allégeance,
00:11:10si vous ne vous reconnaissez pas dans notre projet
00:11:12et si vous ne vous assimilez pas à nos mœurs.
00:11:14Ça, c'est le discours de LFI depuis 48 heures
00:11:16qui ne change pas de ce qu'on connaissait déjà, mais qui clarifie tout.
00:11:19Mais pourquoi la gauche peine-t-elle à imaginer
00:11:21que l'Occident soit aujourd'hui colonisé par ses anciennes colonies?
00:11:25C'est une formule qui revient souvent, vous avez raison de l'utiliser.
00:11:27Et il faut y revenir. Pourquoi?
00:11:28Parce que pour la gauche, le phénomène impérial et colonial,
00:11:32c'est strictement un truc de blanc.
00:11:34Disons ça comme ça, à l'échelle de l'histoire,
00:11:36l'impérialisme et la colonisation, c'est 1492.
00:11:39C'est Christophe Colomb qui, le premier,
00:11:42et ils seront nombreux ensuite,
00:11:44pratique l'expansion du monde occidental partout à travers le monde,
00:11:47donc en Amérique, en Australie, en Asie, en Afrique.
00:11:51Et ça, le mouvement colonial, c'est donc strictement cela,
00:11:53l'expansion du monde blanc, en guillemets,
00:11:55vous me pardonnerez le terme, à travers le monde.
00:11:58Et d'autres phénomènes semblables n'auraient pas existé.
00:12:01Ce serait spécifique aux blancs occidentaux depuis 1492 et la modernité.
00:12:06Sauf que c'est faux.
00:12:07Une civilisation qui s'étend, qui étend son territoire,
00:12:10qui installe ses populations,
00:12:12qui, quelquefois, remplace une population,
00:12:15ça traverse l'histoire du monde.
00:12:17Il n'y a aucune exclusivité occidentale,
00:12:19encore moins d'Europe de l'Ouest là-dedans.
00:12:21Par exemple, la conquête de l'islam.
00:12:23La conquête de l'islam qui s'étend,
00:12:25qui se déploie, pensez au Maghreb aujourd'hui.
00:12:27Au Maghreb, les peuples d'origine,
00:12:29les peuples premiers,
00:12:30ce sont les kabiles pour l'essentiel,
00:12:32ce sont les berbères,
00:12:32ce ne sont pas les arabes.
00:12:34L'arabisation et l'islamisation sont venues de l'extérieur.
00:12:38Ensuite, ça ne veut pas dire que c'est mal,
00:12:39que c'est bien, moi je ne me prononce pas là-dessus.
00:12:41Mais le fait est qu'il y a eu,
00:12:43le Maghreb a été, dans le vocabulaire,
00:12:45on pourrait dire de Jean-Luc Mélenchon,
00:12:46grand remplacé une première fois.
00:12:48Ça s'est étendu aussi jusqu'à l'Espagne,
00:12:50ne l'oublions pas.
00:12:51L'Espagne, donc, il y a une puissance,
00:12:53l'islam qui se projette en Espagne,
00:12:54qui est bloqué à Poitiers avec Charles Martel,
00:12:56on en a déjà parlé.
00:12:57Ça prendra des siècles pour que l'islam
00:13:00soit renvoyé de son côté de la Méditerranée
00:13:02avec la Reconquista, 1492 aussi.
00:13:05Donc, à l'échelle de l'histoire,
00:13:06des chocs de civilisation de cette manière,
00:13:08il y en a plusieurs.
00:13:09La Chine, on l'oublie souvent.
00:13:11Est-ce qu'il y a un empire colonial chinois ?
00:13:13Il y a un livre passionnant qui vient de paraître
00:13:14aux éditions Perrin,
00:13:16sur l'empire colonial chinois,
00:13:17qui nous invite à penser l'extension
00:13:19et la transformation de la Chine
00:13:20depuis quelques siècles
00:13:22sur le mode impérial.
00:13:24Et c'est intéressant parce qu'on voit
00:13:25que finalement, l'expansion territoriale,
00:13:27l'expansion coloniale,
00:13:28ce n'est pas le fait exclusivement
00:13:29des Occidentaux.
00:13:30Pensez au Tibet.
00:13:30Le Tibet qui a été conquis
00:13:32et ensuite qui a été noyé
00:13:33sur une population nouvelle
00:13:34pour cyniser la population du Tibet.
00:13:37Pensez à la Russie.
00:13:38La Russie, là, ça va être entre blancs,
00:13:40entre guillemets.
00:13:41La Russie et les Pays-Baltes.
00:13:42Après 1945, la Russie,
00:13:44notamment en Estonie et en Lettonie,
00:13:45un peu moins à Lettonie,
00:13:47va avoir une politique de russification.
00:13:49Donc, ils envoient des Russes
00:13:50et des Russes à la tonne
00:13:51pour noyer les Baltes chez eux,
00:13:53qui vont d'ailleurs se défendre
00:13:54en disant,
00:13:55changeant les lois de citoyenneté
00:13:56au moment de l'indépendance
00:13:57pour éviter de donner la citoyenneté
00:13:59à tous ceux qui sont sur leur territoire.
00:14:01Pourquoi?
00:14:01Parce que si c'est le cas,
00:14:02on sera, avec un terme
00:14:03qu'on n'utilisait pas à l'époque,
00:14:04grand remplacé.
00:14:05Je sais encore une fois,
00:14:06Jean-Luc Mélenchon.
00:14:07Ensuite, autre élément,
00:14:09on nous dira comment expliquer
00:14:11pourquoi la gauche ne voit
00:14:12l'impérialisme et le colonialisme
00:14:14que chez le méchant homme blanc.
00:14:15Mais on s'imagine toujours
00:14:16que c'est une conquête
00:14:17du riche au pauvre.
00:14:18Donc, on s'imagine
00:14:18un empire très développé
00:14:20qui va ensuite,
00:14:21sur le mode prédateur,
00:14:22s'emparer des ressources des autres.
00:14:23Mais à l'échelle de l'histoire,
00:14:24on peut imaginer
00:14:25un autre scénario
00:14:26qui est celui des vagues démographiques
00:14:27qui ont déferlé sur Rome
00:14:28dans les derniers siècles.
00:14:30Et c'est autre chose.
00:14:30C'est une prédation par le bas,
00:14:32peut-on dire,
00:14:33des populations attirées
00:14:34par un empire luxueux,
00:14:36par un empire prospère,
00:14:37par un empire riche,
00:14:38par un empire de liberté.
00:14:39Et des populations attirées
00:14:40comme il y en a toujours eu
00:14:41dans l'histoire.
00:14:42Je ne condamne pas,
00:14:43je ne juge pas ici,
00:14:44je décris.
00:14:44Donc, on est attiré
00:14:45par la richesse,
00:14:46on y va,
00:14:47on veut s'emparer
00:14:47de la richesse
00:14:48sur le mode prédateur
00:14:49quelquefois.
00:14:49Un par un,
00:14:50toutes les histoires sont belles.
00:14:51Mais à l'échelle de l'histoire,
00:14:53il y a quelque chose
00:14:53comme une masse
00:14:54qui se jette sur une autre.
00:14:55Et ça s'entraînait
00:14:56notamment la chute de Rome.
00:14:57Est-ce que certains
00:14:58pourraient penser aujourd'hui
00:14:59une forme de lien
00:15:00entre ce qui est arrivé à Rome
00:15:01et ce qui arrive à l'Occident
00:15:02aujourd'hui ?
00:15:02Certains ont osé.
00:15:04Autre élément,
00:15:05la planification.
00:15:06On nous dit,
00:15:06une conquête,
00:15:08une colonisation,
00:15:08c'est planifier.
00:15:09Pas exactement.
00:15:10Sur le coup, oui,
00:15:11le modèle historique connu,
00:15:12oui,
00:15:13mais il faut regarder ça
00:15:14à l'échelle des décennies
00:15:15et des siècles.
00:15:16Quand dans un siècle,
00:15:17l'Europe sera essentiellement
00:15:19transformée culturellement,
00:15:20démographiquement,
00:15:21sera islamisée,
00:15:22on ne se demandera pas
00:15:23s'il y a eu
00:15:23je ne sais quel centre de contrôle
00:15:25qui a planifié
00:15:26la contre-colonisation.
00:15:27On va constater
00:15:28qu'une vague humaine
00:15:29a transformé complètement
00:15:30en un siècle
00:15:31le continent européen.
00:15:32Ce qui ne veut pas dire
00:15:33que ça n'a pas été
00:15:33favorisé par certaines forces.
00:15:35Les patronats,
00:15:36les partis de gauche,
00:15:37la mouvance décoloniale,
00:15:39les passeurs,
00:15:40les associations humanitaires,
00:15:41les pays d'origine
00:15:42qui eux-mêmes poussent
00:15:43quelquefois leur population
00:15:44parce qu'ils ont un intérêt
00:15:45à développer des diasporas ailleurs.
00:15:47Donc,
00:15:47ce qu'on doit comprendre
00:15:48à l'échelle de l'histoire,
00:15:49c'est qu'un phénomène
00:15:50de colonisation,
00:15:51de déploiement de population,
00:15:53de submersion migratoire,
00:15:54ça touche probablement
00:15:55la Nouvelle-Calédonie,
00:15:57ça touche probablement
00:15:57le Tarn,
00:15:58pour reprendre l'exemple
00:15:58d'Antoine Léoman,
00:15:59ça touche probablement
00:16:00la Seine-Saint-Denis,
00:16:01ça touche probablement
00:16:02le Tibet,
00:16:02ça touche probablement
00:16:03les Baltes.
00:16:04Quand ça arrive,
00:16:04il faut le nommer.
00:16:05Il ne faut pas croire
00:16:06qu'il y a une exclusivité
00:16:07impériale et coloniale
00:16:08de l'homme blanc.
00:16:09Quel sera l'avenir
00:16:10de la France
00:16:11et du monde occidental
00:16:12si cette tendance
00:16:13se maintient, Mathieu ?
00:16:15Il y a une formule
00:16:16que j'utilise souvent,
00:16:17c'est devenir minoritaire
00:16:18chez soi.
00:16:19C'est le point de départ.
00:16:21Et quand on est minoritaire,
00:16:22ce qui se passe,
00:16:22c'est qu'on n'a plus
00:16:23le pouvoir.
00:16:23On a des droits,
00:16:24peut-être.
00:16:25On peut nous accorder des droits,
00:16:26mais on n'a plus le pouvoir.
00:16:27Et ça,
00:16:27c'est une mise en garde
00:16:28qu'on pourrait faire.
00:16:29Ne souhaitez jamais
00:16:30avoir des droits.
00:16:31Souhaitez avoir le pouvoir.
00:16:32Le jour où vous n'avez
00:16:33que des droits,
00:16:33les droits dépendent
00:16:34de celui qui vous les accorde
00:16:35ou non.
00:16:36Donc, dans les faits,
00:16:37ce que l'on voit
00:16:37dans le discours de Bali,
00:16:38notamment Bagayoko,
00:16:40eh bien, il nous dit
00:16:41je ne veux pas trop
00:16:42des gens du pays d'accueil
00:16:43entre guillemets
00:16:43sur mon territoire à moi.
00:16:45L'argent, oui,
00:16:46c'est normal.
00:16:46Donc, on accepte
00:16:47les subventions de l'État,
00:16:48tout ça,
00:16:48mais ça,
00:16:49comment on va le penser
00:16:49comme des politiques
00:16:50de réparation post-coloniale.
00:16:52Donc, Saint-Denis
00:16:53ne prendra pas
00:16:53la population
00:16:55de souches,
00:16:55en guillemets,
00:16:56exagérément,
00:16:56si elle ne s'assimile pas
00:16:57à Saint-Denis,
00:16:58mais on prendra l'argent
00:16:59des deux souches français
00:17:00s'il le faut, évidemment,
00:17:01c'est ce que je comprends,
00:17:01peut-être que j'ai mal compris,
00:17:03au nom de la réparation
00:17:04post-coloniale
00:17:04dure à Saint-Denis.
00:17:05Est-ce qu'on peut y voir
00:17:06une forme de mouvement
00:17:07de population,
00:17:08de déplacement de population ?
00:17:09Je ne sais pas,
00:17:09certains le suggèrent.
00:17:11Ensuite,
00:17:11ce qu'on peut voir,
00:17:12c'est que le changement
00:17:13de mœurs,
00:17:13ça va entraîner
00:17:14donc une forme
00:17:14de transformation
00:17:15des mœurs
00:17:16à grande échelle
00:17:17dans les populations
00:17:18transformées
00:17:18et,
00:17:19il peut y avoir
00:17:20des codes religieux nouveaux,
00:17:21des codes religieux nouveaux
00:17:22comme, par exemple,
00:17:23l'islamisation,
00:17:23la charia, peut-être.
00:17:25Et à l'échelle de l'histoire,
00:17:25j'aurais une dernière réflexion
00:17:26qui se détache un peu
00:17:27de la politique,
00:17:28mais pas complètement.
00:17:29Vous savez,
00:17:29le racisme anti-blanc
00:17:30dont on parle souvent ici,
00:17:31il prend plusieurs manifestations,
00:17:32des manifestations politiques,
00:17:34comme on le voit peut-être
00:17:34cette semaine
00:17:35dans certains discours.
00:17:37Mais à travers cela,
00:17:38il y a une forme
00:17:38de prise de possession territoriale.
00:17:40Je pense que c'est le point de départ.
00:17:41Il y a une prise de possession
00:17:42des transports,
00:17:43quelquefois.
00:17:44Une loi nouvelle s'y installe.
00:17:45Une prise de possession
00:17:46de la culture,
00:17:47une prise de possession
00:17:48des corps,
00:17:49comme on l'avait vu
00:17:50à Cologne.
00:17:51À travers cela,
00:17:51à l'échelle de l'histoire,
00:17:52il est possible d'y voir
00:17:53un mouvement assez banal
00:17:54de contre-colonisation.
00:17:56On marque une pause
00:17:57et puis on revient.
00:17:58Mathieu, peut-être,
00:17:59je vais vous faire réagir
00:18:01au sonore de Bali-Bangayoko
00:18:02parce qu'hier soir,
00:18:03on a commencé l'émission
00:18:04avec un certain sonore.
00:18:05Il avait tenu quelques propos.
00:18:07Il s'est fait recadrer
00:18:08par le gouvernement.
00:18:09On en parle juste après la pause.
00:18:14Le maire de Saint-Denis,
00:18:17Bali-Bangayoko,
00:18:18a été recadré par le gouvernement
00:18:20après un des propos
00:18:21qu'on a diffusés hier.
00:18:22Écoutez et on en parle après.
00:18:25Les yeux, on en parle.
00:18:26Moi, je suis ici
00:18:27du milieu sportif
00:18:29et que même si l'on s'est entraîné
00:18:31pendant des mois,
00:18:33lorsque le résultat tombe,
00:18:35nous faisons allégeance.
00:18:37Nous avons besoin
00:18:38de tous celles et ceux
00:18:40qu'ils ne vont pas regarder
00:18:41dans le rétroviseur.
00:18:43Pas celles et ceux
00:18:44qui vont tenter
00:18:45de remettre un programme
00:18:47qui a été battu dans les urnes.
00:18:49Et donc,
00:18:49ces personnes-là,
00:18:51si c'est votre projet,
00:18:52nous n'aurons pas d'autre solution
00:18:53que, bien sûr,
00:18:54de nous en séparer.
00:18:55Et voilà le ministre de l'Action
00:18:58et des Comptes publics,
00:18:58David Amiel,
00:19:00rappelle qu'écarter un argent
00:19:01pour des raisons politiques
00:19:03serait-il légal,
00:19:05pouvant être sanctionné
00:19:06par le juge administratif
00:19:07et relevé du harcèlement moral
00:19:09ou de la discrimination pénale.
00:19:11Mathieu Bocoté.
00:19:12J'ai souvenir
00:19:13d'une déclaration,
00:19:13je crois,
00:19:1481 de Pierre Jox,
00:19:15si je ne me trompe pas,
00:19:16qui disait
00:19:17vous êtes politiquement minoritaire,
00:19:20donc vous avez juridiquement tort.
00:19:25J'ai l'impression
00:19:26qu'on a une même logique.
00:19:27On a gagné.
00:19:28Soumettez-vous.
00:19:28Nous sommes les nouveaux maîtres.
00:19:30Écoutez,
00:19:31moi,
00:19:31je suis presque étonnée
00:19:33de cette remarque
00:19:33parce que je me demandais
00:19:34à partir de quel moment,
00:19:35enfin,
00:19:36quelqu'un
00:19:36dans ce gouvernement
00:19:37allait réagir.
00:19:40nous écoutons ça,
00:19:41nous sommes des vaches
00:19:42qui regardent passer le train.
00:19:43Tout passe crème,
00:19:45tout est permis
00:19:45et c'est quand même
00:19:46assez hallucinant.
00:19:47J'espère que des enquêtes,
00:19:47par exemple,
00:19:48vont être déclenchées
00:19:48sur les incidents
00:19:50avec les maires
00:19:51qui ont été insultées,
00:19:53chahutées,
00:19:53dont nous avons parlé ici.
00:19:55Marc et Charlotte.
00:19:56La métaphore sportive,
00:19:57elle n'est pas très pertinente
00:19:59en l'occurrence
00:20:00parce que quand vous êtes
00:20:02dans un club,
00:20:03vous êtes sélectionné,
00:20:05vous avez choisi
00:20:06d'être dans ce club
00:20:08et donc c'est un courant
00:20:10qui vous emporte
00:20:11et vous obtenez
00:20:12un résultat.
00:20:13Ça n'a rien à voir
00:20:14avec un peuple
00:20:17qui s'exprime,
00:20:18une communauté
00:20:19qui s'exprime,
00:20:20là je parle de la communauté
00:20:21au sens de la ville
00:20:23et où il y aurait
00:20:24des exclus.
00:20:25Donc c'est totalement aberrant.
00:20:28Moi j'aime bien
00:20:28qu'on ait le tempérament sportif,
00:20:30qu'on ait envie
00:20:30d'être conquérant,
00:20:31mais à un moment donné,
00:20:33il ne faut pas qu'il se prenne
00:20:34pour un auberot
00:20:35et qu'il soit l'homme
00:20:36qui pense avoir inventé
00:20:38je ne sais trop quoi
00:20:39et qu'il est incontestable.
00:20:41Il était incontestable
00:20:42comme entraîneur
00:20:43mais pas comme maire.
00:20:44Moi j'aimerais bien
00:20:45avoir la réaction
00:20:46des insoumis
00:20:46si qui que ce soit d'autre
00:20:48expliquait que les agents
00:20:49municipaux doivent faire
00:20:50allégeance dès lors
00:20:51qu'une autre étiquette politique
00:20:52a gagné ou que ce soit.
00:20:54Mais au-delà de ça,
00:20:55la question qui va se poser
00:20:56c'est que bien sûr
00:20:57il pourrait y avoir des recours
00:20:58si les agents sont licenciés,
00:21:00mais si on rend leur vie
00:21:01absolument impossible
00:21:02et leur travail
00:21:03absolument impossible
00:21:05à faire,
00:21:06ce sera beaucoup plus difficile
00:21:08de le qualifier
00:21:08devant un tribunal.
00:21:09Je ne suis pas sûre
00:21:09que ça se joue au final
00:21:10devant un tribunal administratif
00:21:12ce qui est en train
00:21:12de se passer.
00:21:13Dans un instant,
00:21:15Charles Ordon,
00:21:15on verra avec vous
00:21:16comment l'Europe
00:21:17du ainsi de sa politique
00:21:17d'immigration.
00:21:18Bonne nouvelle,
00:21:19on en parle dans un instant.
00:21:20Avec vous,
00:21:21Gabriel Cuisel,
00:21:21on parlera de cet hommage
00:21:23à Lionel Jospin
00:21:24et ce non-hommage,
00:21:25on va dire,
00:21:26hommage à Moindri
00:21:28d'Arnaud Friand.
00:21:30Mais d'abord,
00:21:30Marc Menon,
00:21:31revenons avec vous
00:21:32sur la politique internationale
00:21:34et avec Donald Trump
00:21:35qui aujourd'hui
00:21:36a assuré cet après-midi
00:21:38l'opération militaire en Iran.
00:21:40Opération Epic Fury
00:21:41est extrêmement en avant
00:21:43sur la calendrier
00:21:44après 26 jours.
00:21:45Les objectifs sont atteints
00:21:46selon lui,
00:21:47mais la tension monte
00:21:48et on parle d'un éventuel
00:21:50débarquement imminent
00:21:51sur place.
00:21:52Où en est-on ?
00:21:54C'était très étonnant.
00:21:56J'ai vécu un moment
00:21:57en suivant la conférence de presse
00:22:00avec autour de lui,
00:22:01il y avait Marco Rabiot,
00:22:03Rubio,
00:22:04il y avait Steve Witkoff,
00:22:06il y avait PT Exets,
00:22:08je ne sais pas si ça se prononce
00:22:09comme ça.
00:22:09Oui, on a compris.
00:22:11Qui étaient là
00:22:12en vénération
00:22:13devant le président Trump
00:22:16en disant
00:22:17merci monsieur le président,
00:22:19grâce à vous,
00:22:20le monde n'a plus à trembler,
00:22:22merci, merci, merci.
00:22:23Et alors Trump
00:22:24qui allait comme toujours
00:22:27dans des contradictions,
00:22:28mais là c'était plus
00:22:30d'un jour à l'autre,
00:22:31c'était d'une phrase à l'autre.
00:22:33Alors vous l'avez dit,
00:22:33l'opération est extrêmement en avance,
00:22:36on a un petit détour
00:22:37qui ne sera pas long.
00:22:38Mais dans le même temps,
00:22:40il dit, voilà,
00:22:40l'Iran a mis sa défaite.
00:22:43En trois semaines,
00:22:45nous les avons anéantis.
00:22:46Alors,
00:22:47ils sont anéantis,
00:22:48mais on fait un petit détour,
00:22:51mais ça ne sera pas long
00:22:52à se plonger,
00:22:53vous voyez,
00:22:53mais on va continuer comme ça.
00:22:55Des forces militaires
00:22:57très fortes
00:22:59emportées en quelques jours.
00:23:00Nous avons détruit
00:23:01leur capacité de lanceurs
00:23:03à 95%,
00:23:05de missiles
00:23:06à 90%.
00:23:08Nous avons complètement
00:23:10détruit leur marine.
00:23:12Alors là,
00:23:12on a même,
00:23:13c'est M. Rubio qui dit,
00:23:15150 bateaux
00:23:16qui ont été
00:23:18emportés.
00:23:19Mais il reste des sous-marins,
00:23:20il reste encore des frigades,
00:23:21ça,
00:23:21on n'en parle pas.
00:23:22Et puis,
00:23:23on l'a évoqué,
00:23:23je l'ai évoqué la semaine dernière,
00:23:25tous ces petits bateaux
00:23:26qui permettent
00:23:29aux gardes
00:23:30de la Révolution
00:23:31d'aller éventuellement
00:23:32constituer des menaces
00:23:33sur les navires
00:23:35qui se trouvent
00:23:35dans les détroits
00:23:37d'Orsmus.
00:23:38Après,
00:23:39on a détruit
00:23:40toutes les installations,
00:23:41nos capacités
00:23:43ne font qu'au monté
00:23:44en puissance,
00:23:45mais les leurs
00:23:45ne cessent de baisser.
00:23:47Elles ne peuvent plus baisser
00:23:48puisqu'on a tout anéanti.
00:23:50Vous voyez,
00:23:51et on est constamment
00:23:52comme ça.
00:23:52Il nous supplie
00:23:54de faire un accord.
00:23:56Nous avions,
00:23:58alors il dit aussi,
00:23:59l'arme nucléaire
00:24:01a été détruite
00:24:02lors de l'opération
00:24:04marteau de minuit,
00:24:05c'était au mois de juillet.
00:24:06Mais il faut éviter,
00:24:08aujourd'hui,
00:24:09encore,
00:24:10il faut éviter
00:24:11que l'Iran
00:24:11ait l'arme nucléaire.
00:24:13Alors,
00:24:14ça a été détruit
00:24:15au mois de juillet,
00:24:16on est néanmoins
00:24:16reparti dans une opération
00:24:18pour détruire
00:24:19ce qui avait été détruit
00:24:20depuis,
00:24:21au début du mois,
00:24:22et maintenant,
00:24:23eh bien,
00:24:24on a tout détruit,
00:24:25mais il n'est pas question
00:24:27de faire en sorte
00:24:29qu'ils puissent
00:24:29à nouveau agir
00:24:31avec les 450 kg
00:24:33d'uranium
00:24:33qui leur restent.
00:24:34Et avec ces 450 kg
00:24:36d'uranium,
00:24:37ils pourraient constituer,
00:24:39fabriquer,
00:24:4011 bombes atomiques.
00:24:42Vous voyez,
00:24:42mais tout ça
00:24:43est hallucinant.
00:24:45C'est-à-dire qu'on a
00:24:46la dévotion
00:24:47de son équipe
00:24:48autour de lui,
00:24:49et là,
00:24:50on comprend quoi ?
00:24:51Bien qu'effectivement,
00:24:52il est dans une opération
00:24:53où il est débordé,
00:24:55il dit,
00:24:55il nous supplie
00:24:56d'arrêter,
00:24:57mais là,
00:24:58c'est lui
00:24:58qui demande
00:24:59aux Iraniens
00:25:00ce qui se passe.
00:25:01Alors,
00:25:02on essaie de rassurer,
00:25:04il ne faut pas oublier
00:25:04qu'on a les élections
00:25:05au mois d'octobre,
00:25:07à demi-mandat,
00:25:08et par rapport
00:25:09à sa base,
00:25:10dans ce qui se passe,
00:25:11il faut bien justifier
00:25:13cet engagement.
00:25:14C'est vrai
00:25:15que le jeu diplomatique
00:25:17est un jeu de poker menteur,
00:25:18il n'empêche
00:25:19que Donald Trump
00:25:20disait qu'il était,
00:25:21depuis 48 heures,
00:25:22qu'il avait proposé
00:25:23un plan,
00:25:24qu'il était en discussion,
00:25:26l'Iran démentait,
00:25:27et finalement,
00:25:27l'Iran a dit
00:25:28qu'effectivement,
00:25:29ils étaient en train
00:25:30de discuter.
00:25:31Parce qu'on se moquait
00:25:32de Donald Trump
00:25:33au début,
00:25:33en disant qu'il mentait.
00:25:34Finalement,
00:25:35l'Iran...
00:25:35Alors,
00:25:36sauf que,
00:25:37apparemment,
00:25:38si j'ai bien suivi
00:25:39l'ensemble,
00:25:40il y avait un dialogue,
00:25:42mais par intermédiaire,
00:25:43puisque c'est par le Pakistan
00:25:45que la proposition
00:25:46des 15 points
00:25:47a été faite.
00:25:48Donc,
00:25:48on n'est pas en négociation
00:25:50directe.
00:25:50Bien sûr.
00:25:51Non,
00:25:51mais c'est important.
00:25:52Donc,
00:25:53mais tout le monde,
00:25:54oui,
00:25:54on est dans ce jeu
00:25:55de poker menteur,
00:25:56on a atteint
00:25:57toutes les cibles
00:25:57et puis après,
00:25:58on dit,
00:25:58mais on n'a pas
00:25:59tout à fait atteint
00:25:59et on est prêt
00:26:00à mener une opération.
00:26:02Il l'a dit,
00:26:03prendre le contrôle
00:26:04du pétrole iranien
00:26:06reste une option.
00:26:07Donc,
00:26:08on a tout détruit,
00:26:09même les bâtiments.
00:26:11On continue néanmoins
00:26:12le bombardement
00:26:13sans viser
00:26:16des cibles civiles.
00:26:17Alors,
00:26:18ça signifie qu'en l'occurrence,
00:26:19si on envisage
00:26:20une action
00:26:21dans l'île de Kang,
00:26:22qui est le plus grand
00:26:23terminal d'exportation
00:26:25pétrolière,
00:26:26ça n'a rien de militaire,
00:26:27là.
00:26:27C'est le stockage
00:26:28de 90%
00:26:29de la production
00:26:31iranienne de pétrole.
00:26:33Donc là,
00:26:33on vise bien
00:26:34quelque chose
00:26:35de civil.
00:26:36Et dans le même temps,
00:26:37les Iraniens,
00:26:38eux disent,
00:26:39eh bien,
00:26:39nous frapperons.
00:26:40Depuis quelques jours,
00:26:42ils ont montré
00:26:43qu'ils étaient encore
00:26:43capables
00:26:44de cette nuisance
00:26:45en ciblant des points
00:26:47et surtout,
00:26:48la fameuse menace,
00:26:49il y a les usines
00:26:51de désalinisation,
00:26:55eh bien,
00:26:55il suffira
00:26:56de les frapper
00:26:57et que feront
00:26:57les pays du Golfe ?
00:26:59En sachant que par rapport
00:27:00à ces pays du Golfe,
00:27:02il y a quand même
00:27:02une sorte de fraternité,
00:27:04je dirais,
00:27:05culturelle
00:27:06et qu'ils sont
00:27:07dans la difficulté
00:27:08d'imposer
00:27:09à ces pays,
00:27:10demain,
00:27:11une sorte de disparition
00:27:12qui serait une disparition
00:27:14liée à une action
00:27:15sur des points,
00:27:16là aussi,
00:27:17civils.
00:27:17Vous voyez qu'on est
00:27:18dans une situation
00:27:20inextricable
00:27:21où chacun essaie
00:27:22ce poker menteur
00:27:24mais ça ne nous dit pas
00:27:26où nous allons,
00:27:27toujours est-il
00:27:27qu'il y a un risque
00:27:28qui empêche
00:27:29beaucoup de gens
00:27:30de bien dormir.
00:27:31Et puis,
00:27:31on verra effectivement
00:27:32s'il y a un débarquement
00:27:33imminent comme...
00:27:35Avec le risque
00:27:36de ce qui pourrait se passer
00:27:37avec les soldats
00:27:39et ça serait étonnant
00:27:40que les gardes
00:27:42de la Révolution
00:27:43laissent envahir
00:27:44sans qu'il y ait
00:27:45des morts américains.
00:27:46Parlons des soldats,
00:27:47Arnaud Friand,
00:27:49lui,
00:27:49n'a pas eu d'hommage national
00:27:51aux Invalides.
00:27:53Lionel Jospin,
00:27:54en a eu un.
00:27:55Arnaud Friand
00:27:56n'a pas eu droit
00:27:57à la présence
00:27:58du Président de la République.
00:28:00Lionel Jospin,
00:28:01lui,
00:28:02a eu droit
00:28:03à un éloge funèbre
00:28:04de la part
00:28:05du Président de la République.
00:28:06Pourquoi, Gabriel,
00:28:07à quelques jours
00:28:08d'intervalle,
00:28:09la différence
00:28:10entre ces deux hommages
00:28:11fait-elle parler ?
00:28:13Si je voulais continuer
00:28:14à filer la comparaison
00:28:15un peu durement,
00:28:16je dirais que le premier
00:28:18est tombé pour la France
00:28:19et que le deuxième
00:28:19a fait tomber la France
00:28:20ou en tout cas
00:28:21y a contribué.
00:28:22Alors je distingue
00:28:23évidemment l'homme
00:28:24de son oeuvre,
00:28:25je comprends infiniment
00:28:26la tristesse de la famille,
00:28:27de sa femme,
00:28:28de ses enfants,
00:28:29mais il n'y a pas
00:28:29que l'homme intime,
00:28:31il y a aussi l'homme politique
00:28:32et de gouvernement
00:28:33et c'est à lui
00:28:34qu'Emmanuel Macron
00:28:35a voulu que la nation
00:28:36rende hommage publiquement
00:28:38et là on a le droit
00:28:39de ne pas être d'accord.
00:28:39Nous sommes partis
00:28:40de la nation
00:28:41et quand l'hommage
00:28:41tourne au plébiscite
00:28:44d'un programme politique,
00:28:47eh bien c'est là
00:28:48que nous avons le droit
00:28:50de protester.
00:28:51Alors pour revenir
00:28:52à Arnaud Friand,
00:28:53beaucoup comme moi,
00:28:53je crois que je vais me faire
00:28:54l'écho de beaucoup de monde,
00:28:55j'essaie de me renseigner
00:28:56aujourd'hui, du reste,
00:28:57on a été étonné
00:28:58de ne pas voir
00:28:58le protocole habituel
00:29:00suivi pour les autres soldats
00:29:03qui étaient tombés
00:29:04pour la France.
00:29:05Alors on peut peut-être
00:29:06parler de lui un instant,
00:29:07rappelons que le judan-chef
00:29:08Friand,
00:29:10qui a été promis
00:29:11au grade de majeur
00:29:12à titre posthume
00:29:12du 7e bataillon
00:29:14de chasseurs alpins
00:29:14de Vars,
00:29:15avait rejoint
00:29:16les chasseurs alpins
00:29:17de Haute-Savoie en 2004,
00:29:19il avait par la suite
00:29:19été projeté au Tchad,
00:29:21en Côte d'Ivoire,
00:29:22en Afghanistan,
00:29:23au Mali,
00:29:23au Niger
00:29:24et en Est-Omni.
00:29:25Il avait reçu
00:29:25la médaille militaire
00:29:27le 31 décembre 2021,
00:29:29c'est une très belle médaille,
00:29:31donc c'était vraiment
00:29:32pas n'importe qui
00:29:34comme on dit.
00:29:35Alors cette tradition
00:29:36de l'hommage
00:29:36qui combine
00:29:37le pont Alexandre III
00:29:39aux Invalides
00:29:40était une tradition
00:29:41qui remonte
00:29:41à 2011.
00:29:43Elle a été instituée
00:29:44par le général Dari,
00:29:45qui est alors
00:29:45gouverneur général
00:29:46de Paris
00:29:47au moment de l'Afghanistan.
00:29:48Il avait dit
00:29:49qu'il faut faire
00:29:49un plan hommage,
00:29:51similaire à ce qui se pratiquait
00:29:52dans les pays anglo-saxons.
00:29:54Alors l'idée,
00:29:55c'était de permettre
00:29:55à tous ceux
00:29:56qui souhaitaient rendre hommage
00:29:57à ce soldat,
00:29:59ce militaire
00:30:00ou ces officiers
00:30:02tombés pour la patrie.
00:30:03Ils pouvaient le faire
00:30:04en se présentant
00:30:05donc au bord de la route,
00:30:07au bord du pont Alexandre III,
00:30:09si possible avec un drapeau français
00:30:12lors du passage
00:30:12du convoi funéraire.
00:30:13Le convoi ensuite
00:30:15rejoignait les familles
00:30:17et les officiels
00:30:18à l'hôtel national
00:30:19des Invalides.
00:30:20Donc en fait,
00:30:21ce convoi escorté
00:30:22par la garde républicaine,
00:30:23roulait à vitesse réduite,
00:30:25et il se trouve
00:30:26que le pont
00:30:27et l'esplanade des Invalides
00:30:28ont des trottoirs très larges
00:30:30qui permettent
00:30:30à la foule de venir.
00:30:32Alors c'est vrai
00:30:32que je connaissais
00:30:33des enseignants
00:30:34qui attendaient
00:30:35cet hommage
00:30:36qui était au taquet,
00:30:37si j'ose dire,
00:30:38prêts à emmener
00:30:39leurs enfants collégiens
00:30:40pour agiter
00:30:41le drapeau français
00:30:42et c'est vrai
00:30:43qu'on peut se demander
00:30:43pourquoi il n'y a pas eu cela.
00:30:45Alors un moment de tension
00:30:47et c'est un euphémisme
00:30:48et où le réarmement
00:30:50fait rage,
00:30:51il faut aussi réarmer
00:30:53spirituellement
00:30:53et mentalement le pays,
00:30:54renforcer le lien
00:30:55armée-nation.
00:30:56Donc l'absence
00:30:57de cet hommage
00:30:58a donc étonné.
00:31:00Des hommages
00:31:01ont néanmoins
00:31:02été rendus
00:31:02à Arnaud Freyon.
00:31:03Oui, bien,
00:31:04vous avez raison.
00:31:04Un hommage lui a été rendu
00:31:06à Vars
00:31:06où se situe
00:31:07son régiment d'origine
00:31:08en présence
00:31:09de la ministre
00:31:09Madame Vautrin
00:31:10mais pas de président
00:31:11de la République
00:31:12sur place.
00:31:13Il s'était fait excuser
00:31:14pour cause
00:31:14de conseils de défense.
00:31:16Et un autre hommage
00:31:17a eu lui aussi lieu
00:31:18de façon un peu confidentielle.
00:31:20En tout cas,
00:31:20la presse n'a pas été
00:31:21vraiment informée
00:31:23ou pas largement.
00:31:24Donc le 17 mars
00:31:26au parc André-Citotroen
00:31:28à l'initiative
00:31:28du gouverneur de Paris.
00:31:30Pourquoi là-bas ?
00:31:30Parce qu'il y a
00:31:31un nouveau monument
00:31:32aux morts
00:31:32pour la France
00:31:33en OPEX.
00:31:34Mais convenons
00:31:35que c'est un peu moins
00:31:36prestigieux et symbolique
00:31:37que les invalides.
00:31:39Et puis,
00:31:39il y a eu une minute
00:31:40de silence hier
00:31:41à l'Assemblée.
00:31:42Mais c'était un peu triste
00:31:43car l'hémicycle
00:31:44était clairsemé.
00:31:47Et d'ailleurs,
00:31:48il y a des réflexions,
00:31:50des commentaires
00:31:50un peu amers.
00:31:51C'est pour ça
00:31:51que je me permets
00:31:52d'en parler.
00:31:52Sur la page Facebook,
00:31:54par exemple,
00:31:54de l'Association nationale
00:31:55des combattants
00:31:56des opérations extérieures,
00:31:57je peux vous citer
00:31:58quelques phrases.
00:32:00Il n'y a décidément
00:32:01plus de logique.
00:32:02Pourquoi notre frère d'armes
00:32:03n'a-t-il pas eu
00:32:04les honneurs
00:32:04comme d'autres frères
00:32:05tombés ont pu avoir ?
00:32:07Plus loin,
00:32:08un autre demande aussi.
00:32:08Je m'interroge.
00:32:09Pourquoi pas d'hommage
00:32:10dans la Cour des Invalides ?
00:32:11Un autre plus lapidaire.
00:32:12Il est où Macron ?
00:32:13Un autre encore.
00:32:15Peu importe l'endroit.
00:32:17En revanche,
00:32:17le chef de l'État
00:32:18aurait dû être présent.
00:32:20Là aussi,
00:32:21ce n'est pas moi
00:32:21qui le dis,
00:32:21c'est la citation.
00:32:22Il sait faire le beau
00:32:23sur un porte-avions
00:32:24mais ne sait pas rendre hommage
00:32:25à un soldat
00:32:26qui a fait beaucoup
00:32:26pour la France.
00:32:28Il y a beaucoup
00:32:28d'amertume.
00:32:30Le dernier compare
00:32:31avec Donald Trump
00:32:32qui a, dit-il,
00:32:33traversé le pays,
00:32:34je cite,
00:32:35pour enlacer
00:32:36les familles
00:32:36des tombées au combat.
00:32:37L'honnêteté commande
00:32:39de dire que
00:32:40Donald Trump
00:32:41a suscité une polémique
00:32:42aux États-Unis
00:32:43parce qu'il est arrivé
00:32:44de fait
00:32:44pour accueillir
00:32:45les cercueils
00:32:46mais il n'a pas enlevé
00:32:47sa casquette de baseball
00:32:49et ça a fait
00:32:50beaucoup parler là-bas
00:32:51parce qu'on ne rigole pas
00:32:52du tout
00:32:53avec ce genre de choses.
00:32:54Il ne s'est pas découvert.
00:32:56Alors j'ai interrogé
00:32:57la cellule communication
00:32:59des armées.
00:32:59On m'a dit plusieurs choses
00:33:00que le choix de Vars
00:33:02était celui conjoint
00:33:03du gouvernement
00:33:04de la famille
00:33:04des armées.
00:33:05On ne peut que s'incliner
00:33:06devant le choix
00:33:07de la famille
00:33:07mais un hommage
00:33:08dans le régiment
00:33:09n'empêche pas
00:33:10évidemment un hommage
00:33:11aux Invalides.
00:33:12On m'a dit aussi
00:33:13qu'on testait
00:33:14une nouvelle procédure
00:33:16et peut-être
00:33:17je dois dire
00:33:17l'argument
00:33:18le moins convaincant
00:33:19sauf leur respect
00:33:20c'est que la Cour
00:33:21des Invalides
00:33:22était en travaux.
00:33:23Sauf que figurez-vous
00:33:24que pour Lionel Jospin
00:33:25on a trouvé une solution
00:33:26malgré les travaux.
00:33:28La cérémonie
00:33:29n'a pas eu lieu
00:33:29dans la cour d'honneur
00:33:30pavée
00:33:31donc en travaux
00:33:32mais dans la cour
00:33:33sud du Dôme.
00:33:34Donc comme disait Lénine
00:33:35là où il y a une volonté
00:33:36il y a un chemin.
00:33:38Au-delà du lieu
00:33:39Gabriel Cluzel
00:33:40il y a la présence
00:33:40du président de la République
00:33:42et là
00:33:42comme vous le disiez
00:33:43il a trouvé le temps
00:33:45dans son agenda.
00:33:45Oui alors visiblement
00:33:46par chance
00:33:46il n'avait pas
00:33:47un conseil de défense
00:33:50mais ce qui interroge
00:33:51c'est la pertinence
00:33:52de cet hommage national
00:33:53j'ose le dire
00:33:54dans ce lieu de surcroît
00:33:55et la présence
00:33:56du président
00:33:57de sur-surcroît.
00:33:58Vous voyez
00:33:59un soldat
00:33:59ça rassemble
00:34:00toute la nation
00:34:01il est pour la France
00:34:02toute la France
00:34:03comme disait
00:34:04Victor Hugo
00:34:05ceux qui pieusement
00:34:06sont morts
00:34:07pour la patrie
00:34:08ont droit que
00:34:08sur leur tombe
00:34:09la foule vienne et prie.
00:34:10Là c'est autre chose
00:34:11cet hommage
00:34:12c'est le fait du prince
00:34:13c'est pas du tout
00:34:13obligatoire
00:34:14c'est pas parce qu'il a été
00:34:16premier ministre
00:34:16c'est pas parce qu'il a été
00:34:17au deuxième tour
00:34:18des élections présidentielles
00:34:19sinon il y aurait eu
00:34:21au premier tour
00:34:22des élections présidentielles
00:34:24voilà
00:34:25sinon a fortiori
00:34:25il y aurait eu un hommage
00:34:26pour Jean-Marie Le Pen
00:34:27on se doute qu'il n'y en a pas eu
00:34:29et ce qui est gênant
00:34:30c'est qu'Emmanuel Macron
00:34:31a fait un prêche
00:34:32on avait l'impression
00:34:32d'avoir un diacre
00:34:33et dans lequel
00:34:34il a sanctuarisé
00:34:35l'oeuvre
00:34:36de Lionel Jospin
00:34:38comme on lit
00:34:38une hagiographie
00:34:39c'est une canonisation
00:34:41sancto subito
00:34:41vous voyez
00:34:43et donc Emmanuel Macron
00:34:45raconte sa vie
00:34:45son oeuvre
00:34:46comme une page
00:34:47de la légende dorée
00:34:48de Jacques de Vauragine
00:34:49vous savez
00:34:50c'est un livre
00:34:51un livre ancien
00:34:52qui raconte
00:34:53les vies de saints
00:34:53et il enjolive d'ailleurs
00:34:55par exemple
00:34:56il dit
00:34:56que Lionel Jospin
00:34:57a refusé
00:34:58tous les totalitarismes
00:34:59tout en reconnaissant
00:35:00qu'il a été trotskiste
00:35:01alors pardon
00:35:03c'est quand même
00:35:04un peu gonflé
00:35:05parce que c'est pas
00:35:05parce qu'il n'y a pas eu
00:35:06Nuremberg
00:35:07du communisme
00:35:08que le communisme
00:35:08n'était pas
00:35:09un totalitarisme
00:35:10et c'est pas parce que
00:35:11Trotsky n'était pas
00:35:12Staline
00:35:12qu'il n'a pas
00:35:13lui aussi
00:35:13des morts
00:35:14sur la conscience
00:35:16puis
00:35:16Emmanuel Macron
00:35:18égrène
00:35:19chacune des décisions
00:35:20politiques
00:35:21de Lionel Jospin
00:35:22comme s'il avait fait
00:35:23des miracles
00:35:23et des prodiges
00:35:24vous voyez
00:35:25il parle de son esprit
00:35:26de sacrifice
00:35:27et d'abnégation
00:35:27pour garder
00:35:28la vieille maison
00:35:29du parti socialiste
00:35:30mais moi je me demande
00:35:31ce qu'il a fait
00:35:32de la vieille maison
00:35:32France
00:35:33pardon
00:35:34il évoque
00:35:34ces réformes
00:35:35merveilleuses
00:35:36de l'école
00:35:36et de l'enseignement
00:35:37supérieur
00:35:38mais un arbre
00:35:39se jure
00:35:39que ça serait fruit
00:35:40et on voit bien
00:35:40que toutes ces réformes
00:35:42depuis des dizaines
00:35:43d'années
00:35:43ont contribué
00:35:44à faire de l'école
00:35:45et de l'université
00:35:46ce qu'elle est aujourd'hui
00:35:46c'est-à-dire
00:35:47une catastrophe
00:35:49et le forcé
00:35:50de le rappeler
00:35:51Lionel Jospin
00:35:51c'est la CMU
00:35:52la loi SRU
00:35:53la simplification
00:35:54de l'accès
00:35:55à la nationalité française
00:35:56l'abandon
00:35:57de la laïcité
00:35:58lors de l'affaire
00:35:59du voile de Creil
00:36:00et vous souvenez
00:36:00de cette phrase
00:36:01on l'a répété
00:36:01qu'est-ce que vous voulez
00:36:02que ça me fasse
00:36:03que la France s'islamise
00:36:04l'intégration européenne
00:36:05à marche forcée
00:36:07le sabornage du nucléaire
00:36:09par le truchement
00:36:10de Dominique Voinet
00:36:11par Dominique Voinet
00:36:12interposé
00:36:13l'invention aussi
00:36:14de la gauche plurielle
00:36:15en 1997
00:36:16l'union avec les communistes
00:36:17les socialistes
00:36:18les verts
00:36:19le parti radical de gauche
00:36:20j'en passe
00:36:21et des meilleurs
00:36:21c'est l'ancêtre
00:36:22de la NUPES
00:36:22et du Front républicain
00:36:24il n'est pas un de ces points
00:36:26qui ne puisse être considéré
00:36:27comme une calamité
00:36:28aujourd'hui
00:36:28aux conséquences
00:36:29irratrapables
00:36:30alors rendre hommage
00:36:31à l'homme
00:36:32oui
00:36:32sa famille
00:36:33et ses amis
00:36:33sont là pour ça
00:36:34mais à son oeuvre
00:36:37certainement pas
00:36:38comment la nation
00:36:39pourrait-elle saluer
00:36:40ces décisions
00:36:41qui l'ont s'abordée
00:36:41alors c'est vrai
00:36:42que c'est quand même
00:36:43gênant de voir
00:36:44qu'Emmanuel Macron
00:36:45qui vient du socialisme
00:36:48il ne faut pas le rappeler
00:36:50il ne faut pas l'oublier
00:36:52on dit souvent
00:36:52qu'il est centriste
00:36:53mais il était
00:36:56comment dire
00:36:57l'enfant de François Hollande
00:36:59entre guillemets
00:36:59et bien
00:37:01canonise
00:37:01Lionel Jospin
00:37:02et c'est une façon
00:37:03de s'auto-canoniser
00:37:04à l'avance
00:37:05cela est un tout critique
00:37:06c'est un peu comme
00:37:07pour Robert Badinter
00:37:09maintenant qu'il est au Panthéon
00:37:10comment voulez-vous
00:37:11critiquer l'oeuvre
00:37:12d'un saint
00:37:13c'est absolument impossible
00:37:14et comme la droite
00:37:15est bien élevée
00:37:16elle s'interdit
00:37:17d'attenter
00:37:18à la mémoire des morts
00:37:19donc la martingale
00:37:20est un peu facile
00:37:21vous savez ce qu'a déclaré
00:37:22François Hollande
00:37:23la cerise sur le gâteau
00:37:24à l'issue de cet hommage
00:37:26Lionel Jospin
00:37:27nous adresse un message
00:37:28pour préparer la suite
00:37:29car il doit y avoir une suite
00:37:30alors si ça
00:37:31ne s'appelle pas
00:37:32de la récupération
00:37:33je ne sais pas ce que c'est
00:37:34et je crois que la droite
00:37:35ne doit pas se laisser impressionner
00:37:37par cette ingéographie
00:37:38imposée par la religion
00:37:40de gauche
00:37:41et ses grands prêtres
00:37:42il ne faut pas
00:37:43qu'un hommage national
00:37:45serve de pré-campagne électorale
00:37:47pour 2027
00:37:48les hommages nationaux
00:37:49pour les soldats
00:37:50c'est bien
00:37:52merci beaucoup
00:37:53Gabrielle Cluzel
00:37:54dans un instant
00:37:54on fera un tour de table
00:37:55à propos de cette jeune femme
00:37:5825 ans
00:37:59qui a été euthanasie
00:38:00en Espagne aujourd'hui
00:38:01après avoir été violée
00:38:02par des migrants
00:38:04on en parle
00:38:05dans un instant
00:38:05l'Espagne
00:38:06qui a un rapport particulier
00:38:08avec l'immigration
00:38:09on fera un tour de table
00:38:10je vous demanderai
00:38:11pourquoi on a choisi
00:38:12d'euthanasie la victime
00:38:13plutôt que de punir
00:38:14ces violeurs
00:38:15on fera un tour de table
00:38:16parlons justement
00:38:17d'immigration
00:38:17Charlotte Darnelas
00:38:18puisque le Parlement européen
00:38:20a voté aujourd'hui
00:38:21un texte
00:38:22pour durcir
00:38:24la politique migratoire
00:38:26européenne
00:38:27est-ce que c'est une surprise
00:38:28et de quoi s'agit-il ?
00:38:29alors on avait parlé
00:38:30du texte
00:38:30qui avait été construit
00:38:32dans cette émission
00:38:34amendé
00:38:34pardon
00:38:34et voté
00:38:35par toutes les droites européennes
00:38:36pour parvenir
00:38:37pour parvenir à un règlement
00:38:38retour
00:38:38c'est-à-dire un texte
00:38:39qui s'imposera
00:38:40à tous les états
00:38:42en lieu et place
00:38:43de la directive retour
00:38:44on passe d'une directive
00:38:45à un règlement
00:38:46c'est-à-dire qu'il s'impose
00:38:47aux états
00:38:48qui n'ont plus
00:38:49la marge de manœuvre
00:38:50qu'ils avaient
00:38:51jusqu'à maintenant
00:38:51et cela remplace
00:38:53la directive retour
00:38:54qui était jugée
00:38:55non seulement laxiste
00:38:57mais inapte
00:38:58à permettre
00:38:58l'effectivité
00:38:59des expulsions
00:39:00des expulsions
00:39:01de clandestins
00:39:03indésirables
00:39:04par la majorité
00:39:05des états membres
00:39:06de l'Union Européenne
00:39:07donc en gros
00:39:08il reprochait
00:39:08à la directive retour
00:39:09des absolument inefficaces
00:39:10de ne pas
00:39:11d'entraver
00:39:13à la bonne expulsion
00:39:14des personnes
00:39:15qui étaient déboutées
00:39:15du droit d'asile
00:39:16et donc la majorité
00:39:17des pays
00:39:18demandait à ce que
00:39:18ce soit revu
00:39:19donc un rapide rappel
00:39:21de la chronologie
00:39:22en mars
00:39:23dernier
00:39:23alors pas dernier
00:39:24mais il y a un an
00:39:26la commission
00:39:27avait proposé
00:39:28son propre texte
00:39:29en décembre dernier
00:39:30le conseil
00:39:31de l'Union Européenne
00:39:31qui réunit
00:39:33tous les gouvernements
00:39:34de l'Union Européenne
00:39:34avaient lui aussi
00:39:35proposé son texte
00:39:36et le Parlement
00:39:37n'y parvenait pas
00:39:38en raison des dissensions
00:39:40entre la gauche
00:39:41et la droite
00:39:41notamment
00:39:42le rapporteur
00:39:43il venait de Renew
00:39:43c'est-à-dire le groupe
00:39:44dans lequel siègent
00:39:45les matronistes
00:39:45et il n'arrivait pas
00:39:47à obtenir une majorité
00:39:48entre les socialistes
00:39:49et la droite du PPE
00:39:51c'est-à-dire François-Xavier Bellamy
00:39:52au Parlement européen
00:39:53puisque la droite
00:39:54exigeait certaines choses
00:39:55que la gauche
00:39:56jugeait absolument
00:39:58insupportables
00:39:58et inimaginables
00:39:59et donc
00:40:00on avait
00:40:01le rapporteur
00:40:02avait proposé
00:40:03son propre texte
00:40:04qui n'avait pas
00:40:04de majorité
00:40:06et le PPE
00:40:07a proposé son texte
00:40:09il s'est tourné
00:40:09vers ses droites
00:40:10en l'occurrence
00:40:11puisqu'il y a plusieurs
00:40:12groupes de droites
00:40:12et les quatre groupes
00:40:13de droites
00:40:13pour la première fois
00:40:14ont rédigé ensemble
00:40:15ce texte
00:40:16c'est ce texte
00:40:17qui avait été adopté
00:40:18en commission
00:40:19et il se trouve
00:40:20que dans le vote
00:40:21en commission
00:40:21il y avait le vote
00:40:22du texte
00:40:23et le vote
00:40:24d'un mandat
00:40:24pour aller directement
00:40:25à la négociation
00:40:26avec le conseil
00:40:27de l'Europe
00:40:28et avec
00:40:29la commission
00:40:30européenne
00:40:30et la gauche
00:40:31a refusé
00:40:32ce mandat
00:40:33en disant
00:40:33nous voulons
00:40:34que le texte
00:40:34revienne en séance
00:40:35plénière
00:40:35qu'il y ait à nouveau
00:40:36des discussions
00:40:37à nouveau
00:40:38des amendements
00:40:38c'est donc ça
00:40:39qui était voté
00:40:40ce matin
00:40:40c'était pas le texte
00:40:42mais le fait
00:40:42que la commission
00:40:43du parlement
00:40:44ait le mandat
00:40:45et non pas
00:40:46la séance
00:40:47plénière
00:40:47du parlement
00:40:48et ce matin
00:40:49les députés
00:40:51européens
00:40:52les eurodéputés
00:40:53ont donné
00:40:53mandat à la commission
00:40:54c'est donc bien
00:40:55le texte rédigé
00:40:56par les droites
00:40:57qui va servir
00:40:57à la négociation
00:40:58désormais
00:40:59avec le conseil
00:41:00de l'union européenne
00:41:01et avec
00:41:02la commission
00:41:04européenne
00:41:05pour construire
00:41:06on va dire
00:41:07le texte
00:41:07qui sera
00:41:08appliqué
00:41:09dans toute l'union
00:41:09européenne
00:41:10c'est intéressant
00:41:10parce que cette
00:41:11union des droites
00:41:12est très très
00:41:12critiquée
00:41:13à gauche
00:41:14notamment
00:41:15en France
00:41:16elle est même
00:41:16critiquée à droite
00:41:17sauf quand
00:41:17elle est faite
00:41:18à Bruxelles
00:41:18que contient
00:41:21ce texte
00:41:22et que va-t-il
00:41:22se passer maintenant ?
00:41:24c'est désormais
00:41:24la négociation
00:41:25en trilogue
00:41:26c'est-à-dire
00:41:27entre le parlement
00:41:28ses représentants
00:41:30le conseil
00:41:30et la commission
00:41:31et il y a eu
00:41:32des réunions
00:41:33sur ces négociations
00:41:34dès cet après-midi
00:41:36et les partisans
00:41:37du texte
00:41:37se disent
00:41:38confiants
00:41:39sur l'issue du texte
00:41:40pour une raison simple
00:41:41c'est que la majorité
00:41:42des états membres
00:41:42demandent un net
00:41:43durcissement
00:41:44sur cette question
00:41:45qui concerne
00:41:45encore une fois
00:41:46l'expulsion
00:41:46des députés
00:41:47du droit d'asile
00:41:48donc c'est une partie
00:41:49de l'immigration irrégulière
00:41:50mais sur ce point précis
00:41:53la majorité des états membres
00:41:55il y a un consensus
00:41:56pour aller vers un durcissement
00:41:58et les textes
00:41:59et du conseil
00:42:00et de la commission
00:42:01vont dans le sens
00:42:03du durcissement
00:42:03donc il n'y a aucune raison
00:42:04finalement
00:42:05que ce texte
00:42:06n'y arrive pas
00:42:07et il se base
00:42:09sur un chiffre
00:42:09ces états membres
00:42:10pour demander
00:42:10à changer le texte
00:42:12aujourd'hui
00:42:1320% des décisions
00:42:14d'expulsion
00:42:15prises au sein
00:42:16de l'Union Européenne
00:42:16dans son ensemble
00:42:18aboutissent réellement
00:42:19vous avez un cinquième
00:42:20des décisions
00:42:20qui sont prises
00:42:21en raison des textes
00:42:22des pays membres
00:42:22donc quand quelqu'un
00:42:23est débouté
00:42:24du droit d'asile
00:42:25qui est déjà large
00:42:26en Europe
00:42:27et bien il y a seulement
00:42:2820% des expulsions
00:42:29qui sont réelles
00:42:30donc selon le nombre
00:42:31et pour répondre
00:42:32à votre question
00:42:33de savoir
00:42:34qu'est-ce qui va se passer
00:42:35désormais
00:42:36selon le nombre
00:42:37de réunions prévues
00:42:38la présidence
00:42:38est aujourd'hui
00:42:39entre les mains
00:42:39des chypriotes
00:42:40donc ils vont décider
00:42:40du nombre de réunions
00:42:41dans ces discussions
00:42:43mais ils devraient être
00:42:44votés en séance
00:42:45plénière du Parlement
00:42:46soit en avril
00:42:47soit en mai
00:42:48et dans le pire des cas
00:42:50entre guillemets
00:42:50en juin
00:42:52ensuite c'est
00:42:53immédiatement applicable
00:42:54il y aura forcément
00:42:55un délai accordé aux états
00:42:56pour mettre à jour
00:42:57leur droit national
00:42:57mais quoi qu'il arrive
00:42:59a priori à l'été
00:43:01le texte sera prêt
00:43:02et ce texte
00:43:03contient plusieurs dispositions
00:43:04extrêmement précises
00:43:05et à la fin de la norme
00:43:06du départ volontaire
00:43:07jusqu'à maintenant
00:43:08la directive retour
00:43:09disait
00:43:10vous devez laisser
00:43:11à quelqu'un
00:43:11qui est débouté
00:43:12du droit d'asile
00:43:12vous devez lui laisser
00:43:1330 jours
00:43:14quoi qu'il arrive
00:43:15pour un départ volontaire
00:43:16pendant ces 30 jours
00:43:17la plupart du temps
00:43:18on perdait de vue
00:43:19évidemment
00:43:20les personnes
00:43:21qui étaient concernées
00:43:22désormais
00:43:23la règle
00:43:23c'est le retour forcé
00:43:24ça n'est plus
00:43:25le retour volontaire
00:43:26deuxième
00:43:27quand ils sont déboutés
00:43:28du droit d'asile
00:43:28il y a une extension
00:43:29du délai de rétention
00:43:31vous savez
00:43:31il y avait eu ce débat
00:43:32Bruno Retailleux
00:43:33avait voulu faire voter
00:43:34une extension
00:43:34du délai de rétention
00:43:35après le meurtre
00:43:37de Philippines
00:43:37le conseil constitutionnel
00:43:39avait cassé la décision
00:43:40ce sera désormais
00:43:41une obligation européenne
00:43:43une extension également
00:43:45de la possibilité
00:43:46de l'interdiction
00:43:46du territoire
00:43:47la fin du caractère
00:43:49suspensif
00:43:50des recours
00:43:50formulés par les clandestins
00:43:52contre leur expulsion
00:43:53et le texte
00:43:54introduit également
00:43:54un volet de politique extérieure
00:43:56c'est assez intéressant
00:43:57il permet désormais
00:43:58ce texte
00:43:59que l'attribution
00:44:00de visas
00:44:01davantage commerciaux
00:44:02et d'aide au développement
00:44:03soit conditionnée
00:44:04à la coopération
00:44:05des pays d'origine
00:44:06en matière migratoire
00:44:07et il y a également
00:44:08dans ce texte
00:44:09la reconnaissance mutuelle
00:44:10des décisions
00:44:11une décision prise
00:44:11en France
00:44:12sera reconnue partout
00:44:13par exemple
00:44:14dans l'Union Européenne
00:44:15ce qui évite évidemment
00:44:17le voyage
00:44:18on va dire migratoire
00:44:19au sein de l'Union Européenne
00:44:20et il permet
00:44:21ce dont on a entendu parler
00:44:22toute la journée
00:44:23également
00:44:24l'instauration
00:44:24des fameux hubs
00:44:25de retour
00:44:26c'est à dire
00:44:27ça a été le véritable
00:44:28point de crispation
00:44:29au Parlement européen
00:44:30et c'est d'ailleurs
00:44:31tous les articles de presse
00:44:32aujourd'hui était
00:44:33le Parlement vote
00:44:34pour les hubs de retour
00:44:35non le Parlement a voté
00:44:36l'autorisation à la Commission
00:44:37de négocier avec la Commission
00:44:38si on est précis
00:44:39je sais que c'est un peu
00:44:40beaucoup demandé
00:44:41à certains de nos confrères
00:44:42mais si on est précis
00:44:43c'est ça qui a été voté ce matin
00:44:44mais il se trouve
00:44:45que c'était le point de crispation
00:44:47des ONG et de la gauche
00:44:48donc en effet
00:44:48il y a aussi
00:44:49les hubs de retour
00:44:50c'est à dire
00:44:51quand il y a impossibilité
00:44:52d'expulser vers le pays d'origine
00:44:54par exemple
00:44:54le problème qu'on a
00:44:55avec l'Algérie
00:44:56et bien on pourra
00:44:57renvoyer les personnes
00:44:58déboutées du droit d'asile
00:44:59vers un pays tiers
00:45:00avec lequel
00:45:02dès juin 2026
00:45:04si on avance effectivement
00:45:05alors on parlait
00:45:06de cette union
00:45:08des droites
00:45:08qui cristallise la gauche
00:45:11la gauche
00:45:12l'opposition
00:45:12quels sont les arguments
00:45:14de l'opposition ?
00:45:15L'opposition
00:45:16elle réunit
00:45:17toutes les gauches
00:45:17en effet
00:45:18jusqu'au centre
00:45:19qui a été divisé
00:45:20sur le sujet
00:45:21pour ce qui est de la France
00:45:22le groupe Rignou
00:45:23dans lequel siègent
00:45:24les eurodéputés
00:45:25Macroni
00:45:25ça vaut quand même
00:45:26la peine de le remarquer
00:45:27c'est divisé
00:45:28entre l'abstention
00:45:28et le vote
00:45:29contre ce texte
00:45:31aujourd'hui
00:45:32mais ailleurs en Europe
00:45:33il y a des députés
00:45:33Renew
00:45:34qui ont même voté
00:45:35avec cette alliance
00:45:36des droites
00:45:37ça pourra servir
00:45:37dans un éventuel débat
00:45:39plus tard
00:45:39mais il va être intéressant
00:45:41d'observer le comportement
00:45:42de certains
00:45:43parce que quand la droite
00:45:44sur cette question précise
00:45:46de la directive retour
00:45:46parce qu'on en parle
00:45:47depuis à peu près 8 ans
00:45:48de la renégociation
00:45:49de la directive retour
00:45:50donc on y est
00:45:51mais ceux qui accusaient
00:45:52la droite d'être
00:45:53anti-européenne
00:45:54parce qu'elle voulait
00:45:55changer l'état
00:45:56du droit européen
00:45:57qui contraignait
00:45:58précisément
00:45:59les états membres
00:45:59dans leur volonté
00:46:00d'expulser les personnes
00:46:01déboutées du droit d'asile
00:46:02ça suffisait à expliquer
00:46:03qu'elles étaient
00:46:04anti-européennes
00:46:05voire qu'elles remettaient
00:46:06en cause l'état de droit
00:46:08confondant l'état de droit
00:46:09et l'état du droit
00:46:09en permanence
00:46:10dans les débats
00:46:11mais la question
00:46:13pardon
00:46:13ce qui est en train
00:46:14de se passer
00:46:14va les mettre
00:46:14dans une position difficile
00:46:16puisqu'une question
00:46:17va se poser
00:46:17leur attachement à l'Europe
00:46:18va-t-il supporter
00:46:19ce changement
00:46:20de l'état du droit
00:46:21ou est-ce que
00:46:22cet attachement
00:46:22à l'Europe
00:46:23en réalité
00:46:24et à l'état de droit
00:46:26était circonstanciel
00:46:27au fait que le droit
00:46:28était aligné
00:46:30sur leur positionnement
00:46:31idéologique
00:46:32et politique
00:46:32en l'occurrence
00:46:33c'est une question
00:46:34qui va se poser
00:46:34le débat va se retourner
00:46:36désormais la droite
00:46:37va accuser la gauche
00:46:37d'être anti-européenne
00:46:38parce qu'elle voudra
00:46:40changer le droit
00:46:41donc ça va être intéressant
00:46:42mais il faut noter
00:46:43aussi dans l'opposition
00:46:44qu'il y a
00:46:45les ONG
00:46:46et même certains journalistes
00:46:47je fais simplement
00:46:48en quelques secondes
00:46:49un petit cas pratique
00:46:50sur un papier
00:46:51de France Info
00:46:52qui m'a beaucoup intéressée
00:46:53France Info
00:46:53étant le
00:46:55comment dire
00:46:55le service public
00:46:56n'est-ce pas
00:46:57et qui en permanence
00:46:58avec des yeux ébahis
00:47:00nous dit
00:47:00mais comment ça
00:47:01nous c'est la neutralité
00:47:02on ne prend pas position
00:47:03contrairement à d'autres
00:47:04suivez mon regard
00:47:04bon
00:47:05alors dans l'introduction
00:47:06du papier
00:47:06à partir de la dépêche AFP
00:47:09dans l'introduction
00:47:10du papier
00:47:10vous savez ce qu'on appelle
00:47:11le chapeau
00:47:11donc la petite introduction
00:47:12du papier
00:47:13il est question
00:47:14d'un texte controversé
00:47:15donc on nous précise
00:47:16d'emblée
00:47:17que le texte est controversé
00:47:18alors c'est le cas
00:47:18de tous les textes
00:47:19soumis au Parlement
00:47:20il y a des gens pour
00:47:21des gens contre
00:47:21donc c'est un texte
00:47:22qui suscite la controverse
00:47:23quoi qu'il arrive
00:47:26certains soutenus par d'autres
00:47:27c'est la règle
00:47:28mais vous noterez
00:47:28et vous pouvez faire
00:47:29l'exercice pratique
00:47:30tous les papiers
00:47:31de France Info
00:47:32ne signifient pas
00:47:33que les textes
00:47:34sont controversés
00:47:35certains le sont
00:47:35d'autres non
00:47:36celui-là l'était
00:47:37donc aux yeux
00:47:38de nos confrères
00:47:39de France Info
00:47:39et j'ai vérifié
00:47:40ça n'était pas
00:47:41dans la dépêche initiale
00:47:41de l'AFP
00:47:42donc c'est rajouté
00:47:43par France Info
00:47:44ensuite le texte
00:47:45est réclamé
00:47:46je cite
00:47:46par les eurodéputés
00:47:48de droite
00:47:48et d'extrême droite
00:47:49ainsi qu'une majorité
00:47:51de pays membres de l'UE
00:47:52pour information
00:47:53dans la dépêche AFP
00:47:53c'était l'inverse
00:47:54c'était réclamé
00:47:55par la majorité
00:47:56des pays de l'UE
00:47:57et par les députés
00:47:57de droite
00:47:58et d'extrême droite
00:47:58donc il y a un petit renversement
00:48:00qui aide à la lecture
00:48:01mais à l'inverse
00:48:02il est
00:48:02et je cite encore
00:48:03très critiqué
00:48:07par la gauche
00:48:08et les ONG
00:48:08les ONG
00:48:10les ONG
00:48:11est devenue une force politique
00:48:12à légitimité équivalente
00:48:13que la gauche
00:48:14au Parlement européen
00:48:15donc ils ne sont pas élus
00:48:15ils ne sont pas eurodéputés
00:48:16mais il y a les ONG
00:48:18c'est une nouvelle église
00:48:19les ONG
00:48:20et la gauche
00:48:21et sur le terrain informatif
00:48:24il est évidemment possible
00:48:25qu'on appelle ça
00:48:26un parti pris
00:48:28parti pris
00:48:29que n'a pas accepté
00:48:30par exemple
00:48:31le CNC
00:48:31je ne sais pas
00:48:32si vous avez vu
00:48:33en tout cas aujourd'hui
00:48:34le CNC
00:48:35qui a pris connaissance
00:48:36des déclarations publiques
00:48:37d'une de ses membres
00:48:39qui a été nommée
00:48:40et qui critiquait
00:48:42on va dire
00:48:42la droite nationale
00:48:43et qui a été
00:48:45expulsée
00:48:46pour cause
00:48:47de manque de neutralité
00:48:48merci pour votre regard
00:48:49Charlotte Dornela
00:48:50il y a un sujet
00:48:51qui fait beaucoup parler
00:48:53aujourd'hui
00:48:53tour de table
00:48:54avec les mousquetaires
00:48:55aujourd'hui en Espagne
00:48:56Noelia Castillo
00:48:5825 ans
00:48:59a été euthanasiée
00:49:01elle a été violée
00:49:03collectivement
00:49:03par des migrants
00:49:04à l'âge de 13 ans
00:49:06dans un centre
00:49:07de l'état
00:49:08censé la protéger
00:49:10elle a ensuite
00:49:11tenté de se suicider
00:49:13elle s'est jetée
00:49:13du cinquième étage
00:49:15elle est devenue
00:49:16parapélégique
00:49:17avec des douleurs
00:49:17insupportables
00:49:18les tribunaux
00:49:19ont validé
00:49:20son droit à mourir
00:49:21après plus de 600 jours
00:49:24et puis
00:49:24beaucoup de questions
00:49:25se posent
00:49:26pourquoi
00:49:26on finit par euthanasier
00:49:28la victime
00:49:29sans punir
00:49:30les bourreaux
00:49:31pourquoi
00:49:31on ne punit pas
00:49:33ces violeurs
00:49:34et on finit par
00:49:35euthanasier
00:49:36cette victime
00:49:37l'état espagnol
00:49:38a-t-il failli
00:49:39en plaçant Noelia
00:49:40dans un centre
00:49:40où elle a été violée
00:49:41à 13 ans
00:49:42beaucoup de questions
00:49:43tour de table
00:49:43Mathieu Bocoté
00:49:45le premier élément
00:49:46c'est que c'est une histoire
00:49:46d'abord en tout
00:49:47absolument tragique
00:49:48je pense que ça prend
00:49:48la peine de le dire
00:49:51je ne connais pas
00:49:51le détail de l'histoire
00:49:52donc je n'ai rien
00:49:53dans quelle mesure
00:49:53les bourreaux
00:49:54n'ont pas été sanctionnés
00:49:55s'il n'y a pas
00:49:55une sanction ou une autre
00:49:56mais ce qui est certain
00:49:57c'est que la victime
00:49:58principale là-dedans
00:49:59le point d'aboutissement
00:50:00c'est une vie détruite
00:50:01une vie ravagée
00:50:02une vie où elle est
00:50:03condamnée à se poser
00:50:06la question de sa propre mort
00:50:08et autant je suis
00:50:09par principe
00:50:09très réservé
00:50:10sur l'aide médicale
00:50:11à mourir
00:50:11ou l'euthanasie
00:50:12autant je peux comprendre
00:50:14celle-là la question
00:50:15se pose de manière poignante
00:50:16et qu'il n'y a aucune réponse
00:50:17absolument tranchée
00:50:18qui s'impose
00:50:19je peux comprendre
00:50:20qu'en ayant l'impression
00:50:20d'avoir une vie
00:50:21où on nous
00:50:21s'est fait tout prendre
00:50:23finalement
00:50:23on a envie quelquefois
00:50:24de faire le dernier pas
00:50:25pour la quitter
00:50:26je ne dis pas
00:50:27que ça vaut valeur
00:50:28d'approbation pour la loi
00:50:29loin de là
00:50:29mais je dis que ça nous rappelle
00:50:31la complexité infinie
00:50:32de ces questions
00:50:32c'est intéressant
00:50:34parce que
00:50:35beaucoup de personnes
00:50:36se demandent aussi
00:50:36pourquoi les tribunaux
00:50:37jusqu'à la CEDH
00:50:38valident l'euthanasie
00:50:40de Noëlla
00:50:40malgré l'opposition
00:50:41de son père
00:50:43Charlotte Dornelas
00:50:43en effet c'est en raison
00:50:44de sondage
00:50:45en effet son père
00:50:46a posé la question
00:50:47et je crois
00:50:48que ce qui est intéressant
00:50:48dans ce dossier
00:50:49outre en effet
00:50:52la question de l'intimité
00:50:54et de l'horreur
00:50:55de cette histoire
00:50:56de bout en bout
00:50:56c'est une jeune fille
00:50:57qui avait un suivi psychiatrique
00:50:58depuis ses 13 ans
00:50:59elle a été ensuite
00:51:00placée en foyer
00:51:01violée en réunion
00:51:02violée une première fois
00:51:03puis violée en réunion
00:51:04elle a fait une tentative
00:51:05de suicide
00:51:06à leur ressort paraplégique
00:51:07et son père a contesté
00:51:08la décision d'euthanasie
00:51:09en interrogeant
00:51:10sa liberté
00:51:12en disant
00:51:12avec les problèmes
00:51:13les troubles mentaux
00:51:14qu'elle a
00:51:14les problèmes psychiques
00:51:16sont suivis
00:51:17est-ce que la question
00:51:18de la liberté se pose
00:51:19et je pense que c'est
00:51:20une question qu'il faut
00:51:21qu'on regarde
00:51:21avec lucidité
00:51:22avec honnêteté
00:51:23est-ce que nous pouvons
00:51:25considérer une personne
00:51:26avec autant de souffrance
00:51:27accumulée
00:51:28comme parfaitement libre
00:51:29devant la demande de mort
00:51:30et est-ce que la société
00:51:32doit lui répondre
00:51:33par en effet
00:51:34l'encouragement au suicide
00:51:35ou est-ce que
00:51:37il y avait une possibilité
00:51:38de se rattraper
00:51:39parce qu'en effet
00:51:39elle était placée
00:51:40sous la protection
00:51:40de l'état
00:51:41qui a failli
00:51:42de manière absolument
00:51:43évidente
00:51:44dans sa vie
00:51:45donc c'est une question
00:51:46je crois que la question
00:51:47fondamentale
00:51:47c'est celle de la liberté
00:51:48c'est la question
00:51:49qu'a posé son père
00:51:49raison pour laquelle
00:51:50c'est ajouté à l'horreur
00:51:52de la situation
00:51:52des
00:51:54comment dire
00:51:55des
00:51:57procédures judiciaires
00:51:58sans fin
00:51:58qui ajoutent
00:51:59évidemment au cauchemar
00:52:01et à la douleur
00:52:02de tous
00:52:03dans cette histoire
00:52:04à 13 ans
00:52:05l'état lui avait
00:52:06retiré ses parents
00:52:07pour je cite
00:52:08la protéger
00:52:09Gabrielle Cluzel
00:52:10je crois qu'il y a
00:52:10deux volets
00:52:11dans cette affaire
00:52:12le premier
00:52:12c'est extrêmement symbolique
00:52:14au delà du drame intime
00:52:15il faut voir que ça bouleverse
00:52:17l'Espagne
00:52:17cette affaire
00:52:17vraiment
00:52:18en plus
00:52:19les télévisions ont transformé
00:52:20ça un peu
00:52:21en télé-réalité
00:52:22si j'ose dire
00:52:22on a vu
00:52:23on a suivi
00:52:24toutes les étapes
00:52:24c'était vraiment
00:52:25aujourd'hui
00:52:25moi ça m'a
00:52:27retournée
00:52:28avec sa mère
00:52:29voilà
00:52:30sa mère
00:52:30son père
00:52:31une amie
00:52:31qui essayait de la dissuader
00:52:32c'était terrible
00:52:35mais il y a le symbole
00:52:36de la faillite
00:52:36à tous les étages
00:52:37et de l'inversion
00:52:38de valeur
00:52:38c'est à dire que
00:52:39nous sommes dans
00:52:40des pays européens
00:52:42supposés très progressistes
00:52:43contre la peine de mort
00:52:44donc les violeurs
00:52:46on est sûr
00:52:46qu'ils n'ont pas été exécutés
00:52:48ça c'est sûr
00:52:48voilà
00:52:49mais finalement
00:52:49c'est la victime
00:52:50à la fin
00:52:50pour laquelle on ne peut rien faire
00:52:51et qui a exécuté
00:52:52donc symboliquement
00:52:53c'est extrêmement fort
00:52:55et puis il y a la boîte de Pandore
00:52:56parce que moi
00:52:57j'ai un peu fait des recherches
00:52:57il y a d'autres jeunes filles
00:52:59qui ont subi le même sang
00:53:00c'est à dire qu'on nous présente
00:53:01l'euthanasie
00:53:01comme une solution extrême
00:53:03pour des gens vraiment
00:53:04en fin de vie
00:53:04mais vraiment dans des cas
00:53:05très très particuliers
00:53:06et on se rend compte
00:53:07que par exemple
00:53:08il y a une autre jeune fille
00:53:09Milou aux Pays-Bas
00:53:10qui en 2024
00:53:11a été euthanasie aussi
00:53:12après une dépression
00:53:13qui a subi un viol
00:53:14voilà
00:53:152025
00:53:16une jeune Belge aussi
00:53:17qui avait une vingtaine d'années
00:53:20et une autre
00:53:21je peux en parler
00:53:22en 2022
00:53:22là aussi c'est très symbolique
00:53:24c'était une rescapée
00:53:25des attentats de Bruxelles
00:53:26elle avait une espèce
00:53:27de syndrome post-traumatique
00:53:28elle était gravement dépressive
00:53:30elle a été euthanasiée
00:53:32donc il y a des jeunes filles
00:53:33qui en plus sont
00:53:34enfin ça ne rajoute pas
00:53:35mais elles sont
00:53:35elles sont ravissantes
00:53:36on a l'impression
00:53:37qu'elles ont la vie devant elles
00:53:38et voilà
00:53:39donc c'est vrai
00:53:41que ça nous fait réfléchir
00:53:42nous en France
00:53:43à l'heure
00:53:43où cette loi
00:53:44se présente à nous
00:53:45la souffrance psychologique
00:53:47doit-elle donner droit
00:53:48à la mort légale
00:53:49droit-t-on d'abord
00:53:50tout tenter
00:53:50pour guérir
00:53:51Marc Menon
00:53:53moi je
00:53:56forcément
00:53:57bouleversé
00:54:00je comprends
00:54:01qu'un père
00:54:02n'ait pas envie
00:54:03de voir
00:54:04sa fille
00:54:05s'envoler
00:54:07mais comment
00:54:08ne pas être
00:54:09en compassion
00:54:11avec une jeune fille
00:54:12et même si Gabriel
00:54:14y a ajouté
00:54:15d'autres situations
00:54:17aussi sinistres
00:54:19vous avez 25 ans
00:54:21vous avez été fauché
00:54:23vous avez
00:54:24en vous
00:54:25quelque chose
00:54:26de totalement
00:54:27immonde
00:54:28qui vous ronge
00:54:29comment on arrive
00:54:30à surmonter cela
00:54:31je ne le sais pas
00:54:32toujours est-il
00:54:34que ces jeunes filles
00:54:35se sont battues
00:54:36de 13 ans
00:54:37à 25 ans
00:54:39malgré les suppliques
00:54:41de son papa
00:54:43de sa maman
00:54:44de ses amis
00:54:44elle n'en pouvait plus
00:54:48très sincèrement
00:54:49je le dis
00:54:51quand j'écoute
00:54:52ça me bouleverse
00:54:53mais je ne vois pas
00:54:54comment on ne peut pas
00:54:55l'entendre
00:54:56et au-delà de l'entendre
00:54:58c'est comment ne pas
00:54:59l'écouter
00:55:00et de répondre
00:55:02à ce qu'elle souhaite
00:55:04une vie brisée
00:55:05moi je ne suis pas croyant
00:55:07mais s'il y a un tout puissant
00:55:08je pense
00:55:11qu'il admettra
00:55:13qu'à un instant donné
00:55:14les circonstances
00:55:16fassent que l'on puisse
00:55:18se soustraire
00:55:19à ce qu'il a offert
00:55:20à savoir la vie
00:55:23violée à 13 ans
00:55:25placée dans un centre
00:55:27à 13 ans
00:55:28violée par des migrants
00:55:29euthanasiés
00:55:30ce soir
00:55:31en Espagne
00:55:32Noelia
00:55:32avait 25 ans
00:55:34avant de
00:55:36je veux juste rajouter un truc
00:55:37on entend beaucoup parler
00:55:38chez nous
00:55:39de viol d'enfants
00:55:42déplacés
00:55:43ou
00:55:43par l'impéricide
00:55:45de l'état
00:55:46enfin une conséquence
00:55:46de l'impéricide de l'état
00:55:47j'espère que l'euthanasie
00:55:48ne sera pas la seule solution
00:55:49qu'on aura leur apporté
00:55:50à la fin
00:55:50et que deviendra
00:55:52la prévention du suicide
00:55:53qui est quand même
00:55:54une obligation jusqu'à maintenant
00:55:55je le précise
00:55:56et rappelons
00:55:57qu'elle a été
00:55:58dans un centre
00:55:59pour être protégée
00:56:00et elle a été violée
00:56:02collectivement
00:56:02par des migrants
00:56:03que sont devenus
00:56:04ces violeurs
00:56:07Mathieu Bocoté
00:56:08votre dernier édito
00:56:09dans un instant
00:56:10tout de suite
00:56:10le JT de 20h
00:56:11avec Margot Siff
00:56:13Bonsoir Christine
00:56:14bonsoir à tous
00:56:15cette personne
00:56:16mise en examen
00:56:18dans une affaire
00:56:18hors norme
00:56:19de fraude
00:56:19à l'assurance maladie
00:56:21montant estimé
00:56:21à 58 millions d'euros
00:56:24l'un des individus
00:56:25poursuivi
00:56:25a été placé
00:56:26en détention provisoire
00:56:27les autres
00:56:28sous contrôle judiciaire
00:56:30pour l'heure
00:56:30la justice
00:56:31a saisi
00:56:31plus de 300 000 euros
00:56:32et des gels
00:56:33sont en cours
00:56:35audience sous tension
00:56:36à Aix-en-Provence
00:56:38au procès
00:56:38des meneurs
00:56:38présumés
00:56:39de la DZ
00:56:40de mafia
00:56:40suspension à répétition
00:56:42invective
00:56:43entre avocats
00:56:43ou encore une enquêtrice
00:56:44de police
00:56:45qui a littéralement
00:56:46quitté la barre
00:56:46en pleine audition
00:56:48résultat
00:56:48les avocats
00:56:49annoncent
00:56:49se retirer
00:56:50jusqu'au 2 avril
00:56:51date présumée
00:56:52du retour
00:56:53de l'enquêtrice
00:56:55dans l'actualité
00:56:56internationale
00:56:57l'Iran
00:56:57qui a autorisé
00:56:58le passage
00:56:58de 10 pétroliers
00:57:00dans le détroit
00:57:00d'Orbouz
00:57:01un cadeau
00:57:01d'après Donald Trump
00:57:02suite au pourparler
00:57:03mené avec Washington
00:57:05les Etats-Unis
00:57:06négocient
00:57:06avec les bonnes personnes
00:57:07se félicite
00:57:08le président américain
00:57:11près de 3 mois
00:57:12après sa capture
00:57:13Nicolas Maduro
00:57:14de retour
00:57:15avec son épouse
00:57:16devant la justice américaine
00:57:17ils avaient formellement
00:57:18été inculpés
00:57:19le 5 janvier dernier
00:57:20pour trafic de drogue
00:57:22Donald Trump prévient
00:57:23d'ores et déjà
00:57:24que le président vénézuélien
00:57:26déchu devra faire face
00:57:27à d'autres procès
00:57:28le fils de Maduro
00:57:29dit avoir confiance
00:57:30dans le système judiciaire
00:57:32des Etats-Unis
00:57:34et puis un hommage national
00:57:35a été rendu ce matin
00:57:36à Lionel Jospin
00:57:37aux Invalides
00:57:38ses obsèques
00:57:38se sont déroulés
00:57:39dans l'après-midi
00:57:40au cimetière du Montparnasse
00:57:41étaient notamment présents
00:57:42ses compagnons de route
00:57:43du PS
00:57:44Emmanuel Valls
00:57:45Martin Aubry
00:57:46ou encore François Hollande
00:57:47Emmanuel Macron
00:57:48a salué
00:57:49un esprit pluriel
00:57:50qui refusait
00:57:51de séparer éthique
00:57:52et politique
00:57:53fin de la citation
00:57:54merci Margot Siffer
00:57:56avant le coup de poing
00:57:57final de Mathieu Bocoté
00:57:59demain soir à 21h
00:58:00ne manquez pas
00:58:00notre émission spéciale
00:58:01avec Charlotte Dornelas
00:58:03Gabriel Cluzel
00:58:04et Marie Pourbet
00:58:07Événement
00:58:08Le cardinal Sarah
00:58:09invité exceptionnel
00:58:11de Christine Kelly
00:58:12vendredi à 21h
00:58:13dans Face au Cardinal Sarah
00:58:14sur CNews
00:58:16Demain 17h sur Youtube
00:58:17et sur toutes les plateformes
00:58:18retrouvez le nouvel épisode
00:58:20du podcast
00:58:21Quelle Histoire
00:58:22avec Fergan Asyari
00:58:25Est-ce qu'on peut dire
00:58:26que l'islam
00:58:28c'est la décivilisation ?
00:58:30C'est dans les sociétés
00:58:31non musulmanes
00:58:32que les musulmans
00:58:33jouissent des libertés
00:58:34les plus étendues
00:58:35historiquement
00:58:35l'islam
00:58:36a profité des faiblesses
00:58:38internes
00:58:39des sociétés conquises
00:58:40les démocraties
00:58:40doivent retrouver
00:58:41à mon avis
00:58:42une compétence
00:58:43qu'elles ont perdue
00:58:44c'est-à-dire
00:58:45distinguer
00:58:46l'opposant
00:58:47de l'ennemi
00:58:54Demain 17h sur Youtube
00:58:56Loana est morte
00:58:57sa mort a été annoncée
00:58:59hier soir
00:59:00une mort qui a vraiment
00:59:02choqué
00:59:02pourquoi ?
00:59:04Pourquoi est-ce
00:59:04le symbole d'une époque
00:59:05Mathieu Bocoté ?
00:59:06Alors c'est une mort
00:59:07qui a choqué
00:59:07sans surprendre
00:59:08j'ajouterais
00:59:09c'est-à-dire
00:59:09c'est une histoire
00:59:10l'histoire de Loana
00:59:10c'est presque
00:59:11l'histoire d'une époque
00:59:12c'est l'histoire inaugurale
00:59:13et peut-être
00:59:13le point d'aboutissement
00:59:14c'est l'histoire
00:59:15du changement
00:59:15de rapport à la célébrité
00:59:17normalement
00:59:17on était
00:59:18célèbre
00:59:18parce qu'on avait
00:59:19fait quelque chose
00:59:20pour quelques exploits
00:59:21Loana c'est le basculement
00:59:23dans une époque
00:59:24où la célébrité
00:59:24on devient d'abord célèbre
00:59:26et ensuite
00:59:26on essaie de faire
00:59:27quelque chose
00:59:27de cette célébrité
00:59:28et c'est la production
00:59:29artificielle de la célébrité
00:59:31par ce qu'on va l'appeler
00:59:32la télé-réalité
00:59:33évidemment quand on a goûté
00:59:35à cette célébrité
00:59:35on ne veut pas la perdre
00:59:37donc il y a quelque chose
00:59:38dont on cherche
00:59:39désespérément
00:59:39à exister publiquement
00:59:41mais très souvent
00:59:42ceux qui sont cherchés
00:59:43pour être des personnages
00:59:44de cette célébrité
00:59:45improvisée
00:59:46sont souvent des gens
00:59:47qui sont souvent
00:59:49désœuvrés, démunis
00:59:50un peu tristes
00:59:50et ainsi de suite
00:59:51donc il s'accroche à tout
00:59:52on l'a vu avec son histoire
00:59:55drogue, médicaments, alcool
00:59:56milliers de manières
00:59:56de rester au sommet
00:59:57quand on n'y parvient plus
00:59:59et dès lors
00:59:59qu'est-ce qu'on voit
01:00:00c'est l'histoire
01:00:00d'une déchéance
01:00:01ce qu'on a suivi
01:00:01pendant des années
01:00:03et c'est surtout
01:00:03le symbole
01:00:04me semble-t-il
01:00:05d'un mode de vie
01:00:05qui s'est imposé
01:00:07partout en Occident
01:00:08à travers la culture Instagram
01:00:09à travers cette idée
01:00:10qu'on veut désormais
01:00:12vivre à temps plein
01:00:13sous les caméras
01:00:14être dans une forme
01:00:15d'exhibitionnisme permanent
01:00:17et de voyeurisme permanent
01:00:18une existence
01:00:19intégralement virtualisée
01:00:21où on se refuse
01:00:21à toute part de secret
01:00:22où on est toujours
01:00:23dans cette démocratisation
01:00:25du star system
01:00:25pour chacun
01:00:26pour tous
01:00:27dans ce monde très étrange
01:00:28où on se filme tout le temps
01:00:29au désert d'être vu
01:00:30entre toutes circonstances
01:00:32mais cette virtualisation
01:00:33de l'existence
01:00:34son autre nom
01:00:34c'est la désincarnation
01:00:36l'autre nom de cela
01:00:37c'est une forme de déchéance
01:00:38une déchéance triste
01:00:39encore une fois
01:00:39nous avons vu
01:00:40son mauvais sort
01:00:41nul n'était surpris
01:00:43mais comment on ne peut pas
01:00:44y voir la leçon
01:00:45presque sociologique
01:00:46d'une société
01:00:47qui est devenue une machine
01:00:48à broyer les âmes
01:00:49et à broyer les corps
01:00:50en prétendant libérer
01:00:51les uns les autres
01:00:51en leur offrant
01:00:52la célébrité totale
01:00:53on leur offre
01:00:54en dernière instance
01:00:54la déconstruction totale
01:00:57merci beaucoup
01:00:58Mathieu Bocoté
01:00:59excellente suite de programme
01:01:01à l'heure des pros de Pascal Pau
01:01:02merci beaucoup
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