- il y a 8 heures
Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo
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00:00:00Le meilleur de l'info sur CNews, bonsoir à tous, heureux de vous retrouver avec ce soir Karim Abrik, le
00:00:06lieutenant-colonel Vincent Arbarettier, historien, militaire, docteur en sciences politiques,
00:00:10Emanaz Chirali, spécialiste de l'Iran et bonsoir également à Régis Le Sommier qui nous a rejoint sur ce plateau.
00:00:16Bonsoir à tous les quatre.
00:00:17À la une, Donald Trump prolonge le cessez-le-feu jusqu'à nouvel ordre.
00:00:22Téhéran de son côté refuse d'envoyer une délégation à Islamabad pour parler avec les Etats-Unis.
00:00:28Qu'en sera-t-il donc de ces négociations ?
00:00:31On essaiera d'ailleurs de comprendre, d'en savoir plus sur ces négociations dont on a beaucoup parlé ces derniers
00:00:38temps.
00:00:38Comment est-ce que ça se déroule ? Comment se déroule en coulisses ? C'est pour parler.
00:00:42Comment est-ce qu'on négocie avec son ennemi ?
00:00:44On sera en direct ce soir tout à l'heure avec un ancien négociateur spécialiste des situations de crise.
00:00:49Il nous parlera notamment de son métier.
00:00:51Mais d'abord, direction les Etats-Unis.
00:00:53On va tout de suite retrouver notre correspondant Ramzi Malouki, notre envoyé spécial.
00:00:58Bonsoir Ramzi, merci d'être en direct avec nous ce soir.
00:01:01Donald Trump doit prendre la parole depuis Washington, depuis la Maison-Blanche.
00:01:06Vous voyez à l'instant les images en direct.
00:01:09Alors il n'est pas là pour le moment, la salle est vide.
00:01:11Donc ça ne va peut-être pas se dérouler tout de suite.
00:01:14Ça devrait arriver dans les prochaines minutes.
00:01:17Toujours est-il que ce soir, sur son réseau True Social, le président américain annonce donc la prolongation du cessez
00:01:22-le-feu.
00:01:22Mais aussi le maintien du blocus des ports iraniens.
00:01:25Ramzi.
00:01:30Oui, écoutez, on a une expression ici aux Etats-Unis qui dit « been in limbo ».
00:01:34Autrement dit, être dans l'incertitude, dans le flou, ça s'applique parfaitement à la situation actuelle.
00:01:39Cessez-le-feu précaire, on le sait.
00:01:41Immobilisme diplomatique.
00:01:42Il y a quelques heures, on a annoncé que J.D.Vance était dans l'avion pour Islamabad.
00:01:46Et ben non, il est toujours à Washington.
00:01:48Ce qui veut dire que pour rien, pour l'instant, ni Téhéran ni les Etats-Unis sont à la table
00:01:53des négociations.
00:01:54On va voir ce que va dire Donald Trump.
00:01:56Et puis, il y a les rhétoriques contradictoires.
00:01:59D'un côté, Donald Trump, vous voyez, il dit qu'il y a un accord et qu'a priori tout
00:02:04se passe bien.
00:02:05Il est temps le cessez-le-feu.
00:02:06Mais en même temps, pression maximale avec l'armée qui est prête à attaquer, à détruire les ponts.
00:02:12Donc, vous voyez, voilà les trois éléments.
00:02:15Et la situation est volatile.
00:02:17Il n'y a pas d'autre mot maintenant.
00:02:18Encore une fois, on est suspendu aux lèvres de Donald Trump en espérant, bien sûr, qu'il nous donne une
00:02:22réponse d'ici quelques secondes, quelques minutes.
00:02:25On ne sait pas.
00:02:26Mais croyez-moi, on est vraiment dans le flou le plus total.
00:02:30Que pensent les Américains de tout ça ?
00:02:32Qu'est-ce qu'ils attendent aujourd'hui de la suite, finalement, de cette guerre ?
00:02:40Vous savez, le dernier sondage effectué ici aux Etats-Unis donne 60% des Américains qui veulent absolument une désescalade.
00:02:47Il y a une lassitude, il y a une fatigue.
00:02:50Michael, on en parle quasiment tous les jours.
00:02:52C'est toujours la même question qui revient.
00:02:54C'est jusqu'où va monter l'essence parce qu'encore une fois, la géopolitique ici, elle se traduit en
00:02:59dollars, en dollars par litre, en gallons pour nous ici aux Etats-Unis.
00:03:01Elle se traduit au niveau pouvoir achat, elle se traduit au niveau coût de la vie, inflation.
00:03:06Et vous savez, ce ne sont pas du tout la côte ouest ou la côte est.
00:03:11Enfin, je dirais, c'est ces Etats un peu plus privilégiés.
00:03:14Celui qui est vraiment impacté par ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz,
00:03:17c'est l'Américain qui conduit son pick-up truck et se trouve au sud des Etats-Unis,
00:03:21dans ce qu'on appelle « the Bible Belt », la ceinture de la Bible.
00:03:24C'est celui qui doit faire un trajet assez long pour aller travailler.
00:03:27C'est lui qui fait partie, je dirais, de la classe moyenne.
00:03:30On aime de la classe, pardonnez-moi, ce n'est pas du tout péjoratif, mais de la classe populaire.
00:03:33C'est lui qui est impacté au niveau du supermarché, c'est-à-dire au niveau de son pouvoir d
00:03:37'achat et au niveau de l'essence, c'est le plus important.
00:03:40Et puis, bien évidemment, le prix à la pompe, il ne cesse d'augmenter.
00:03:44Et quand on voit le marché, aujourd'hui, Dow Jones est descendu, le S&P 500 est descendu, le Nasdaq
00:03:50aussi.
00:03:50Donc voilà, même les marchés, en fait, ressentent cet impact.
00:03:54Bien évidemment, il n'y a pas que les Etats-Unis, en France aussi, on ressent cet impact économique.
00:04:00Malouki, correspondant CNews aux Etats-Unis, et on n'hésitera pas à revenir vers vous,
00:04:04lorsque le président des Etats-Unis aura pris la parole depuis la Maison-Blanche.
00:04:10Juste une question, Ramzi, dans quel cadre intervient cette prise de parole du président américain ce soir ?
00:04:20Franchement, on ne le sait pas, parce que, quelque part, vous savez, de temps en temps,
00:04:24Donald Trump signe un décret, comme c'était le cas hier, pour juste, je dirais, un dossier pharmaceutique.
00:04:31D'accord ? Et en même temps, on lui pose la question, et il répond.
00:04:34On lui pose la question, bien sûr, sur la situation actuelle.
00:04:37Donc, parfois, ce n'est pas du tout une conférence formelle.
00:04:39Il est dans le bureau Oval, et il répond à quelques questions.
00:04:42Et parfois, c'est une conférence de presse formelle.
00:04:44Je pense que celle-ci est officielle, et que, normalement, on devrait avoir des nouvelles.
00:04:51Je l'espère. Encore une fois, Mickaël, c'est incroyable.
00:04:54Enfin, je veux dire, là, j'ai passé toute la nuit et toute la journée, puisque j'ai travaillé pour
00:04:57la matinale,
00:04:58à suivre, à être suspendu, en fait, à tout ce qui va se passer.
00:05:01Et croyez-moi, je veux dire, on a une annonce à gauche, une annonce à droite, une annonce au milieu,
00:05:05et on est obligé de recouper, en plus, toutes les sources, avec, on l'espère, une réponse, encore une fois.
00:05:12Attention, en direct. Merci beaucoup, Ramzi.
00:05:15Et donc, peut-être, à tout à l'heure, on suit ça en direct.
00:05:18Le doute plane, ça, c'est sûr, sur une reprise des pourparlers entre l'Iran et les États-Unis.
00:05:22Et Régis Le Sommier, l'analyse de Ramzi, elle est finalement aussi très intéressante sur, aujourd'hui,
00:05:27la vision du peuple américain sur cette guerre.
00:05:30Parce que, évidemment, que ce que pensent les Américains, ça a une importance aussi dans la suite
00:05:36et dans les prises de décisions de Donald Trump.
00:05:39Parce qu'il ne faut pas oublier que cette guerre, ce sont eux qui la financent.
00:05:42Ce sont eux qui la financent.
00:05:44Et puis, le type d'Américains que décrivait Ramzi à l'instant, ce sont les électeurs de Donald Trump.
00:05:51Ce n'est pas les Californiens, ce n'est pas les gens de New York.
00:05:55C'est ceux de ce qu'on appelle les États carrés du milieu.
00:05:58Et effectivement, qui conduisent leur pick-up truck avec une essence qui a dépassé les 4 dollars le galon.
00:06:06Ce qui est toujours une sorte de fourchette de mécontentement.
00:06:11On va vers le mécontentement.
00:06:13Et visiblement, les choses n'ont pas l'air de bouger.
00:06:15Même si Donald Trump fait des conférences de presse expliquant, pour tenter justement de faire baisser ce prix du pétrole.
00:06:23Il joue beaucoup avec les bourses dans ses annonces, qui donnent des choses parfois un peu contradictoires.
00:06:29Mais c'est vrai que là, c'est très très difficile de déchiffrer les choses.
00:06:34Alors, dire que J.D. Vance n'est pas monté dans l'avion.
00:06:38En fait, J.D. Vance veut monter dans l'avion s'il est sûr que les Iraniens vont se rendre
00:06:43à Islamabad.
00:06:44Il ne serait pas question que le vice-président arrive et qu'il n'y ait pas de délégation iranienne
00:06:49ou qu'il ne vienne pas du tout.
00:06:50Là, il y aurait un effet ridicule.
00:06:53Donc, là, on est vraiment dans une partie où tout est étudié par les deux parties, justement, pour arriver dans
00:07:01les meilleures conditions.
00:07:02Et pour entamer ce bras de fer, cette négociation, avec les meilleures armes, les meilleures cartes, chacun de son côté.
00:07:10Manas Chirali, est-ce que finalement, dès le départ, c'est pour parler, ne reposer pas sur une illusion, finalement,
00:07:15diplomatique,
00:07:16compte tenu en plus des tensions militaires qui continuent en parallèle ?
00:07:21D'abord, ce sont les électeurs américains qui votent, mais ce ne sont pas eux qui payent.
00:07:26Ce sont les grandes compagnies américaines qui payent les élections et ils ont beaucoup, beaucoup gagné pendant cette guerre.
00:07:32Il ne faut pas oublier. Et ce sont eux qui financent les élections.
00:07:35Donc, on ne peut pas dire que la situation est catastrophique aux États-Unis pour Donald Trump.
00:07:41Mais les citoyens américains payent des impôts, donc d'une certaine façon, ils contribuent à la dépense publique.
00:07:45Cela dit, ceux qui payent les élections, ce sont les grandes compagnies qui sont les gagnants dans cette guerre.
00:07:51Deuxièmement, la situation est présentée comme si que, en fait, c'est la faute des Américains que les choses sont
00:07:59aussi incertaines.
00:08:00Alors que le problème, le vrai problème, c'est qu'en face des Américains, en face des Israéliens, il n
00:08:06'y a pas un régime.
00:08:07La République islamique est tombée le jour où son guide suprême a disparu, a été éliminé.
00:08:13Du coup, on est en face d'un système qui repose sur les individus.
00:08:2150 têtes de ce régime sont tombées.
00:08:25Le restant, une génération de dirigeants ont été éliminés.
00:08:30Ceux qui restent n'ont pas l'autorité ni l'expérience des anciens, d'autant plus qu'ils ne sont
00:08:37pas des politiques, ils sont des militaires.
00:08:39Ils ne savent pas négocier.
00:08:41En plus, la chose la plus importante qu'on ne nous dit pas, c'est que ce sont les individus
00:08:47qui n'ont jamais appris à travailler ensemble.
00:08:50Ils n'ont jamais appris à collaborer ensemble.
00:08:52Ils ont toujours été rivaux et quelqu'un tapait sur leur tête et les calmait.
00:08:57Et ce quelqu'un est parti.
00:08:59Du coup, qu'est-ce qui se passe ?
00:09:00On est en face des commandants des post-Aron, du corps des gardiens de la Révolution,
00:09:05qui ne savent pas vivre ensemble, qui ne savent pas travailler ensemble, qui ne savent pas collaborer ensemble.
00:09:09Et c'est la raison pour laquelle ils n'arrivent même pas à se décider ce qu'ils vont faire
00:09:14face aux Américains.
00:09:16Ils envoient 80 personnes pour les dernières délégations pour parler de paix.
00:09:2180 personnes, c'était significatif.
00:09:2480 personnes, ça veut dire personne.
00:09:26Personne ne dirige ce pays.
00:09:28Vincent Barrettier, hier, je vous entendais sur CNews dire que si l'Iran ne s'assoit pas à la table
00:09:32des négociations,
00:09:34Donald Trump va frapper encore plus fort le régime iranien.
00:09:38Aujourd'hui, finalement, il parle de prolongation, de cesser le feu.
00:09:44Est-ce que, d'une certaine façon, Donald Trump n'avait pas envie, finalement, que, c'est pour parler, tourne
00:09:50à l'échec ?
00:09:51Parce que c'est un petit peu ce qui est en train de se produire aussi.
00:09:55Mais quel est l'objectif, aujourd'hui, du président américain ?
00:09:57C'est difficile à dire.
00:09:59Non, en fait, je pense que Donald Trump, il voudrait qu'il y ait des négociations.
00:10:01Il voudrait s'en sortir par le haut, comme on dit.
00:10:04Apparaître comme un homme de paix, après avoir fait la guerre, mais comme quelqu'un qui, en fait, améliorerait la
00:10:09situation.
00:10:11Là, le problème, c'est qu'il veut se donner bonne conscience, donc il va aller retarder au maximum les
00:10:17échéances pour la fin du cesser le feu.
00:10:20Et, de fait, s'il doit frapper, ensuite, ce sera vite, fort, et de manière à bousculer son ennemi,
00:10:30parce que c'est bien ça dont il s'agit, et éventuellement utiliser des armes qui n'ont pas été
00:10:34encore utilisées.
00:10:35Donc, si vous voulez, je pense que les Américains ont dosé leurs efforts,
00:10:40contrairement à ce qu'ils n'ont pas donné tout ce qu'ils pouvaient donner.
00:10:45Et, évidemment, c'est toujours délicat, parce qu'ensuite, lorsque vous bombardez,
00:10:50vous vous exposez, évidemment, à la vindicte populaire de l'opinion mondiale.
00:10:54Mais, derrière, il y a des buts de guerre.
00:10:56Le but de guerre, c'est de faire céder, capituler le régime qui est en face,
00:11:00qui n'est pas suffisamment raisonnable pour négocier avec les États-Unis.
00:11:04En fait, les États-Unis, c'est toujours ça.
00:11:06Et là, ils n'ont pas le droit de perdre, parce que le Moyen-Orient, c'est quand même une
00:11:09zone qu'ils contrôlent,
00:11:11qu'ils dominent depuis 80 ans, on va dire ça comme ça,
00:11:16depuis le départ des Britanniques et des Français.
00:11:18Et donc, ils ne vont pas laisser les Chinois, si vous voulez, occuper cette zone, de manière un peu simpliste.
00:11:26On va voir ce message de Donald Trump, qui a été publié, là, dans la soirée, sur son réseau True
00:11:31Social.
00:11:32Compte tenu de la profonde vision qui règne au sein du gouvernement iranien,
00:11:35ce qui n'est guère surprenant, et à la demande du maréchal Asim Mounir,
00:11:40et du Premier ministre pakistanais, Sheba's Sharif,
00:11:42il nous a été demandé de suspendre notre attaque contre l'Iran,
00:11:45jusqu'à ce que ses dirigeants et représentants présentent une proposition unifiée.
00:11:50J'ai donc ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus,
00:11:53et de rester à tous égards prêtes et opérationnelles.
00:11:56Par conséquent, le cessez-le-feu est prolongé jusqu'à la soumission de leurs propositions,
00:12:01et la conclusion des décisions, quelle qu'en soit la voie.
00:12:04Voici donc le message publié tout à l'heure sur Donald Trump,
00:12:07et moi, j'aimerais vous faire écouter l'analyse que faisait un petit peu plus tôt dans la journée Vincent
00:12:12Hervouet.
00:12:12sur CNews, lui disait finalement que chaque jour qui passe sans accord est une victoire pour l'Iran.
00:12:20Je rappelle qu'hier, hier soir encore, Donald Trump, sur le même réseau,
00:12:24disait que les États-Unis avaient remporté cette guerre.
00:12:27Écoutez Vincent Hervouet.
00:12:28Tous les jours qui passent sans accord est une petite victoire pour les Iraniens.
00:12:34C'est eux qui tiennent vraiment l'horloge, et c'est eux qu'il va falloir implorer.
00:12:39Le compte à rebours s'arrête la nuit prochaine à deux heures.
00:12:42Deux heures du matin, heure de Paris, le cessez-le-feu sera terminé.
00:12:47Donc il y a vraiment urgence à s'entendre, au moins sur la prolongation éventuelle du cessez-le-feu,
00:12:53ou ouvrir une négociation globale.
00:12:56Alors Vincent Hervouet, dans l'heure des pros sur CNews, Régis Le Saumier, est-ce qu'on peut...
00:13:06Enfin voilà, la question est évidemment difficile, c'est-à-dire qu'on a un président américain
00:13:10qui a évidemment affiché sa victoire hier sur les réseaux sociaux.
00:13:15Aujourd'hui, on entend cette analyse, et c'est une question qui peut se poser,
00:13:20parce qu'à un moment donné, on se disait aussi que ce cessez-le-feu avait pu servir aussi à
00:13:25l'Iran pour se réarmer.
00:13:26Donc est-ce que, finalement, ça ne profite pas au régime iranien aujourd'hui ?
00:13:30Je pense que les deux côtés ont profité du cessez-le-feu pour se réarmer.
00:13:34Ce serait bien naïf d'imaginer qu'un côté attend et l'autre se réarme, non ?
00:13:38Mais est-ce que les Etats-Unis en avaient vraiment besoin ?
00:13:40Les Américains avaient besoin, effectivement, de ramener des munitions.
00:13:44Il y a eu un balai incroyable, hyper intense de balai aérien entre les Etats-Unis et la région du
00:13:51Golfe
00:13:52dans les 48 heures qui se sont écoulées.
00:13:55Donc ils ont sur place, ils ont réarmé, ils sont prêts à recommencer.
00:14:00Et du côté iranien, on peut évidemment imaginer qu'ils ont mis les bouchées doubles aussi
00:14:04pour réparer les rampes de missiles, etc.
00:14:07Donc je crois que ce que dit Vincent Hervo est assez exact du point de vue
00:14:13où le temps n'est pas du côté de Donald Trump.
00:14:21Le pourrissement de cette situation et le poids qu'il fait peser sur l'économie mondiale,
00:14:286 milliards d'euros pour la France,
00:14:31fait qu'on ne peut pas durer éternellement avec un blocage pareil.
00:14:37On en parlera effectivement de ces dépenses et du poids sur la France,
00:14:41même si je ne pense pas que ça pèse réellement dans les décisions de Donald Trump.
00:14:43Non, ça ne pèse pas, mais ça pèse sur nous et ça pèse sur nos dirigeants.
00:14:47Et ça pèse sur le monde entier.
00:14:48Et le problème, c'est qu'en face, vous avez des gens qui sont sous sanction depuis 47 ans,
00:14:54qui restent sous sanction, qu'on leur détruise leur pont.
00:14:58Finalement, je ne suis pas tellement certain que c'est ça qui va les faire bouger.
00:15:02Donc, de ce point de vue-là, je pense que le chronomètre, il est en défaveur de Donald Trump.
00:15:08Voilà, c'est aussi ce qui explique son impatience parfois, son courroux,
00:15:14cette façon parfois de tweeter un peu à tort et à travers,
00:15:20pour revenir à des positions ensuite et pour espérer cette négociation.
00:15:24Manas Chirali, est-ce que vous n'êtes pas d'accord finalement avec ce que disait Vincent Hervouet,
00:15:29notamment ce que dit Régis Le Sommi ?
00:15:31Je vous entendais réagir tout à l'heure pendant qu'on écoutait cette séquence de l'heure des pros ce
00:15:35matin.
00:15:36Dire que le temps est de côté des Iraniens, c'est tout simplement parce qu'on ne connaît pas ce
00:15:41qui se passe en Iran,
00:15:42ce qui est tout à fait normal.
00:15:43Le pays, ça fait plus de 50 jours qu'il est fermé, il n'y a pas de contact.
00:15:47La seule chose que les Occidentaux, nous, nous recevons, ce sont les propagandes de la République islamique.
00:15:55Et on prend la propagande de la République islamique au marge en comptant,
00:15:58on pense que tout se passe bien dans ce pays, le temps est de leur côté,
00:16:02ils sont en train de se ravitailler et il n'y a aucun problème.
00:16:05Alors que les éléments les plus importants leurs échappent,
00:16:08c'est que la vie en Iran s'est complètement paralysée,
00:16:13la situation de blocus maritime est complètement en contrefaveur, en défaveur de la République islamique,
00:16:21tout simplement parce que la République islamique n'a pas la capacité de stockage de son pétrole.
00:16:27Chaque jour qui passe, il y a du pétrole qui sort et ils n'ont pas la possibilité de le
00:16:32faire sortir de ce pays.
00:16:33Alors, on a dit juste le jour de blocus, le premier jour de blocus maritime,
00:16:39ils ont dit qu'ils avaient 15 jours de stockage.
00:16:42Aujourd'hui, on est à un dixième jour, plusieurs bateaux, plus de 28 bateaux pétroliers ont été retournés vers l
00:16:50'Iran,
00:16:50n'ont pas eu la possibilité de sortir.
00:16:53Alors, on se demande dans les jours à venir comment les Iraniens vont stocker leur pétrole.
00:16:57Alors, est-ce qu'ils ont l'attention de le déverser dans la mer, de se débarrasser ?
00:17:03Parce qu'on sait très bien, une puits de pétrole n'est pas une puits d'eau.
00:17:06Et on ne peut pas fermer la puits de pétrole quand on le souhaite et l'ouvrir quand on le
00:17:11souhaite.
00:17:12Alors, le grand problème des Iraniens qui fait que la parole qui vient d'être dit son fausse,
00:17:20archi-fausse, c'est que les Iraniens n'ont pas le temps.
00:17:24Le blocus maritime les étouffe et ils n'ont pas la possibilité de stocker leur pétrole.
00:17:29La guerre au Moyen-Orient et les négociations qui se jouent aussi entre Israël et le Liban.
00:17:34Une prochaine session de discussion directe entre les deux pays doit avoir lieu jeudi à Washington.
00:17:39Dans un instant, on parlera de la situation sur le terrain où le cessez-le-feu est toujours en vigueur.
00:17:44Un cessez-le-feu fragile, émaillé de nombreux incidents.
00:17:47Ce soir, l'armée israélienne a annoncé avoir frappé une position du Hezbollah dans le sud du Liban.
00:17:52Henri Post a des tirs de roquettes vers des soldats déployés dans cette région.
00:17:56On est avec Olivier Benkemoun qui se trouvait aujourd'hui près de la frontière entre Israël et le Liban aujourd
00:18:02'hui.
00:18:03Bonsoir Olivier, merci d'être en direct avec nous ce soir avant de parler de la situation le long de
00:18:08la frontière.
00:18:08Aujourd'hui, Emmanuel Macron, Olivier, recevait à l'Elysée le premier ministre libanais, Nawaf Salam.
00:18:24C'est au palais de l'Elysée que le président de la République a reçu Nawaf Salam, le premier ministre
00:18:29libanais.
00:18:30Alors que les tensions ne cessent de monter au Proche-Orient, Emmanuel Macron réaffirme le soutien de la France à
00:18:35l'intégrité territoriale du Liban.
00:18:37Pour Paris, la priorité est claire, le respect plein et entier du cessez-le-feu.
00:18:42Une visite sous le signe donc de la sécurité.
00:18:45L'autre point majeur de cette rencontre, c'est la mort du sergent-chef Florian Montorio de la Finule.
00:18:50Le président français appelle les autorités libanaises à faire toute la lumière sur cette attaque,
00:18:55à identifier et à poursuivre sans délai les responsables, mettant en cause directement le Hezbollah.
00:19:01Pour Emmanuel Macron, seul l'État libanais pourra mener avec ses forces armées le désarmement total du Hezbollah.
00:19:08Dounia Tengour du service politique de CNews, écoutez à présent le président de la République.
00:19:15Cela implique que le Hezbollah, qui je le rappelle a fait une erreur stratégique majeure en entraînant le Liban dans
00:19:20la guerre,
00:19:21cesse de viser Israël et de prétendre se substituer à l'État dans l'exercice de ses prérogatives.
00:19:28Si c'est le souhait du Liban, la France se tient également prête à maintenir son engagement sur le terrain
00:19:32après le départ programmé de la Finule, à la fin de l'année, aux côtés de ses partenaires les plus
00:19:36mobilisés,
00:19:37dans un cadre qu'il nous faudra définir ensemble.
00:19:40Olivier Benkemoun, que veut dire Emmanuel Macron, que veut dire le président de la République
00:19:44lorsqu'il demande à Israël de renoncer à ses visées territoriales sur le Liban ?
00:19:49Est-ce qu'on peut s'interroger sur la formule, sur le choix des mots aujourd'hui du président de
00:19:53la République ?
00:19:55Le chef de l'État, si vous voulez, estime qu'aujourd'hui Israël, qui contrôle une partie du sud-Liban
00:20:03pour protéger, je le rappelle, ces populations qui sont dans le nord,
00:20:08c'est-à-dire qu'il contrôle une partie du Liban d'où sont tirées, d'où étaient plutôt tirées
00:20:13les roquettes en direction du nord,
00:20:16estime que ça ne doit pas durer, estime qu'à un moment ça s'arrête et qu'Israël se retire.
00:20:23Évidemment, c'est compliqué pour Israël d'entendre ça.
00:20:26Je vous rappelle qu'il y a quelques jours, l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis disait
00:20:32« s'il vous plaît, que Emmanuel Macron se tienne le plus loin possible de toute chose
00:20:38et surtout des questions libanaises ».
00:20:41Ça, il faut quand même le rappeler.
00:20:43Mais ce qui est plus intéressant, sans doute, c'est ce qu'a dessiné Emmanuel Macron pour l'après-finu,
00:20:51c'est-à-dire que le mandat de la finude à laquelle la France participe va s'arrêter.
00:20:56Un mandat, vous le savez, qui n'a pas beaucoup d'autorité, qui n'a pas beaucoup de pouvoir.
00:21:00Et Emmanuel Macron a dessiné quelque chose de très intéressant,
00:21:03c'est-à-dire la possibilité, dans un cas qui n'est pas encore défini,
00:21:07de faire participer les forces françaises à quelque chose qui ressemblerait à une force d'interposition internationale,
00:21:14c'est-à-dire de substituer ce que fait aujourd'hui ou la présence aujourd'hui de l'armée israélienne
00:21:20dans le sud-luban
00:21:21à une force internationale à laquelle participerait la France.
00:21:27Mais il faut bien comprendre qu'aujourd'hui, l'armée israélienne contrôle une partie du sud-luban
00:21:35tout simplement parce qu'elle était occupée par le Hezbollah,
00:21:38que les terroristes du Hezbollah tiraient.
00:21:41Et quand on parle de terroristes, c'est parce que, vous le savez, on tire sur des populations,
00:21:44tiraient directement sur des populations qui étaient au-delà de la frontière
00:21:47et qu'il fallait que ça s'arrête.
00:21:49C'est la raison pour laquelle cette bande jaune dont on a parlé existe.
00:21:53Olivier, on va continuer d'en parler dans un court instant.
00:21:56Vous allez nous parler aussi de la situation sur place, justement,
00:21:59avec ce cessez-le-feu fragile qu'on évoquait tout à l'heure.
00:22:02Alors, juste le temps de marquer une pause.
00:22:04On revient à 23h, la suite du Meilleur de l'info, la situation au Liban.
00:22:08Donald Trump qui devrait s'exprimer d'une minute à l'autre.
00:22:11Et puis, on reviendra sur ces pourparlers également qui, visiblement, n'auront pas lieu.
00:22:15On s'interrogera sur comment se déroule ce type de négociation,
00:22:19comment est-ce qu'on négocie avec son ennemi.
00:22:20Restez avec nous sur CNews.
00:22:25Le Meilleur de l'info sur CNews en direct.
00:22:27Donald Trump annonce ce soir prolongé le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre.
00:22:31On va écouter le président américain qui devrait s'exprimer d'une minute à l'autre depuis la Maison-Blanche.
00:22:37On voit le président américain qui est en train d'arriver.
00:22:40On l'écoutera dans un instant.
00:22:42On parlera également d'un tout autre cessez-le-feu, cessez-le-feu fragile également,
00:22:46toujours entre Israël et le Liban, avec Olivier Benkemun qui est notre envoyé spécial sur place
00:22:52et qui nous parlera justement de cette trêve, de ce cessez-le-feu fragile,
00:22:57alors que ce soir l'armée israélienne a annoncé avoir frappé une position du Hezbollah dans le sud du Liban
00:23:03en riposte à des tirs de roquettes vers les soldats déployés dans cette région.
00:23:06Mais d'abord, Donald Trump qui est en train de s'exprimer depuis la Maison-Blanche en direct.
00:23:13Il y a plein de golfeurs devant moi, j'adore le golfe.
00:23:25Plus 4, plus 5, c'est même plus que ça.
00:23:28Bravo, bravo à l'équipe, bravo pour cette victoire.
00:23:31J'ai entendu parler de toutes les équipes cet après-midi
00:23:34puisque nous sommes aujourd'hui en présence de 7 équipes d'athlètes universitaires
00:23:40qui nous viennent des 4 coins du pays.
00:23:42Voilà, donc on va reprendre pour le moment
00:23:45parce que visiblement les mots de Donald Trump concernent davantage le sport
00:23:49et le sport US puisque cette prise de parole intervient
00:23:55lors d'une remise de prix de sport universitaire visiblement.
00:24:00C'est du basket, je ne sais pas si autour de la table il y en a qui sont fans
00:24:02de basket.
00:24:03J'aurai-t-il qu'évidemment, on a nos équipes qui suivent en direct ce que dit Donald Trump
00:24:07et on l'écoutera s'il parle bien sûr du conflit.
00:24:10On va partir donc au Liban, retrouver Olivier Benkemoun.
00:24:14Olivier, quelle est la situation, je le disais, sur place pour le moment ?
00:24:16C'est le feu fragile, l'armée israélienne a annoncé avoir frappé une position du Hezbollah.
00:24:20Henri Post a des tirs de roquettes vers ses soldats, les soldats de Tzal
00:24:26qui étaient déployés dans le sud Liban.
00:24:29Oui, qui le sont durablement en réalité.
00:24:32Et qui, depuis quelques jours, n'ont qu'une préoccupation, c'est tout nettoyer.
00:24:37Raser et nettoyer et faire en sorte que cette zone devienne une zone hyper sécurisée,
00:24:44que plus aucune cache d'armes n'existe, que plus aucun Hezbollah ne soit en capacité
00:24:52de tirer sur des tanks, sur des positions.
00:24:55Vous allez voir les images qu'on a tournées à la frontière.
00:24:59Alors, ce n'était pas aujourd'hui, c'était hier.
00:25:01D'abord, c'est le déploiement de ces troupes qui sont constamment en action,
00:25:07vous voyez, avec ces véhicules qui sont armés,
00:25:12puisqu'il y a des opérations de sécurisation,
00:25:14puisque le but, c'est vraiment de sécuriser cette bande.
00:25:16Il y a aussi des engins de terrassement, des engins de chantier.
00:25:20Il s'agit de faire en sorte que les caches d'armes,
00:25:24les écoles qui abritaient des positions d'artillerie, etc.,
00:25:29soient totalement supprimées.
00:25:32Et puis, on a vu également sur la route ces tanks,
00:25:35on a vu également des obus qui étaient transportés,
00:25:39puisque, à nouveau, si vous voulez, on fait des stocks.
00:25:41Il y a aussi des engins civils qui sont utilisés pour ces opérations.
00:25:45On en avait entendu parler, on les a vus.
00:25:47Et puis, aujourd'hui, ce sont les images de Fabrice Eisner,
00:25:50que vous allez sans doute voir tout à l'heure,
00:25:52et bien, à nouveau, des opérations de dynamitage.
00:25:55Objectif de tout ça, encore une fois,
00:25:57objectif, c'est de faire en sorte que la zone
00:26:02qui s'étend sur environ 5 km sur 10,
00:26:06qui comprend 30 villages, soit totalement sûre,
00:26:08pour éviter qu'il n'y ait aucun incident.
00:26:11C'est ce qu'on appelle la ligne jaune.
00:26:14Mais, de temps en temps,
00:26:16tous les jours, en réalité,
00:26:18il y a des violations.
00:26:19Il est absolument interdit pour qui que ce soit
00:26:22hors des militaires de ça, de rentrer.
00:26:27Et donc, chaque jour, il y a des incursions,
00:26:29il y a des incidents.
00:26:30Ce qui est qualifié par Israël
00:26:32de violation du cessez-le-feu.
00:26:34Ce cessez-le-feu doit durer normalement
00:26:36jusqu'à dimanche, précisément,
00:26:37pour ce qui concerne la traîne
00:26:40entre le Liban et Israël.
00:26:41Et pour le moment, il est toujours en vigueur.
00:26:44Merci beaucoup, Olivier Benkemoun.
00:26:46Depuis Israël, Vincent Arbarettier,
00:26:49la stratégie aujourd'hui de l'armée israélienne,
00:26:51la stratégie aussi d'Israël
00:26:53dans ce conflit,
00:26:55sur l'aspect militaire,
00:26:58quel est-il concrètement ?
00:27:00On voit que ce cessez-le-feu est fragile,
00:27:02évidemment, mais il tient.
00:27:04Il tient jusqu'à dimanche.
00:27:05On peut même imaginer qu'il sera très certainement prolongé
00:27:08compte tenu du cessez-le-feu qui, lui, est prolongé
00:27:12entre les États-Unis et l'Iran.
00:27:14La stratégie d'Israël, comme vous le dites,
00:27:16c'est de s'assurer que les hauts qui dominent le nord d'Israël,
00:27:23les hauts qui sont au Liban,
00:27:26soient libérés de toute cache d'armes,
00:27:29de tout poste de tir aussi,
00:27:31parce qu'on parle des caches d'armes,
00:27:33mais aussi le Hezbollah,
00:27:36et puis avant eux, il y avait les Palestiniens,
00:27:37ils utilisent des postes de combat
00:27:40qui sont difficilement visibles.
00:27:42Donc en réalité,
00:27:44ils assainissent, ils nettoient
00:27:46de manière à ce que
00:27:48cette zone ne soit plus
00:27:50occupée par personne.
00:27:51En fait, c'est ce qu'ils sont en train de faire,
00:27:54une buffer zone,
00:27:55une zone qui soit complètement vide de présence humaine
00:27:59pour éviter, évidemment,
00:28:01que des gens puissent atteindre le nord d'Israël
00:28:03avec des roquettes.
00:28:04Alors sachant qu'on peut utiliser des missiles
00:28:07qui ont une beaucoup plus longue portée,
00:28:09mais au moins les roquettes,
00:28:10dont le Hezbollah avait des quantités,
00:28:13ne pourront plus tirer de ces postes de combat
00:28:16qui dominent les plaines du nord d'Israël.
00:28:20Donc la réalité, c'est que
00:28:22j'entends bien le problème des frontières,
00:28:25mais les frontières, comme je le dis souvent,
00:28:26elles remontent en 1943,
00:28:28le 22 novembre 1943.
00:28:29Elles ont été mal faites,
00:28:30parce qu'elles ont été faites entre
00:28:32la Palestine sous mandat britannique
00:28:34et puis le Liban sous mandat français.
00:28:36Donc il n'y avait pas de problème d'Israël
00:28:38et de Palestiniens ou de Libanais
00:28:41ou d'Hezbollah à l'époque.
00:28:43Donc en fait, ce qu'il faudrait refaire,
00:28:44c'est assurer la sécurité d'Israël,
00:28:48mais en refaisant les frontières,
00:28:49quitte parce que le Liban a des dommagements quelque part.
00:28:53Vous voyez, c'est des choses qui peuvent se faire.
00:28:55Ça a été fait entre la Jordanie et l'Arabie Saoudite
00:28:56parce que toutes ces frontières,
00:28:57elles ont été tracées par qui ?
00:28:59Par les Britanniques surtout,
00:29:01un peu par les Français,
00:29:02mais en fait par les puissances mandataires.
00:29:04Ce ne sont pas les puissances locales
00:29:06qui, elles, n'existaient pas.
00:29:08Il y avait simplement une grande zone
00:29:11avec la Syrie, le Liban, la Palestine,
00:29:14qui d'ailleurs existe encore dans le monde arabe,
00:29:16c'est le Cham,
00:29:18et chez les Turcs,
00:29:20au moment de l'Empire ottoman,
00:29:22il n'y a pas de différence entre le Liban,
00:29:24la Palestine et la Syrie.
00:29:25Donc c'est le problème des frontières.
00:29:26Et toujours est-il que jeudi,
00:29:28une nouvelle session de discussion,
00:29:29donc discussion directe,
00:29:31aura lieu entre Israël et le Liban.
00:29:33On parle de ces négociations
00:29:34qui sont assez inédites
00:29:36entre les Israéliens
00:29:38et le gouvernement libanais
00:29:41et le président libanais.
00:29:43On aura bien sûr l'occasion d'en reparler.
00:29:45Les négociations qui devaient avoir lieu
00:29:47dans les prochaines heures
00:29:49entre les États-Unis, cette fois,
00:29:51et Téhéran,
00:29:52elles sont de plus en plus incertaines,
00:29:54voire elles ont visiblement viré à l'échec.
00:29:57Téhéran refuse d'envoyer une délégation à Islamabad.
00:30:00Toujours est-il que Donald Trump,
00:30:02lui, annonce ce soir prolonger
00:30:05donc le cessez-le-feu jusqu'à nouvel ordre.
00:30:08On va continuer bien sûr d'en parler.
00:30:10On guette aussi évidemment
00:30:11la prise de parole du président américain
00:30:12depuis Washington.
00:30:13Et puis ce soir,
00:30:14on a eu envie de s'intéresser de plus près
00:30:16à ces pourparlers,
00:30:17que ce soit entre Israël et le Liban,
00:30:19que ce soit entre les États-Unis et l'Iran.
00:30:20Comment ces négociations se déroulent en coulisses ?
00:30:24Comment est-ce qu'on organise de tels pourparlers ?
00:30:27Autrement dit,
00:30:27comment négocier avec son ennemi ?
00:30:28Parce que c'est un peu ça aujourd'hui la question.
00:30:31On va en parler avec Bernard Meunier
00:30:32qui est ancien négociateur du GIGN.
00:30:34Bonsoir.
00:30:34Vous êtes spécialisé dans la gestion des situations extrêmes.
00:30:37Vous avez publié
00:30:38Négociations extrêmes itinéraires
00:30:40d'un opérationnel du GIGN
00:30:41chez Va Editions.
00:30:43Et on est également avec Claude Moniquet
00:30:44qui est spécialiste terrorisme et renseignement.
00:30:46Bonsoir à tous les deux.
00:30:48Côté américain,
00:30:48c'est le vice-président Jill Evans
00:30:50qui était attendu à Islamabad.
00:30:54Tandis que côté iranien,
00:30:56on n'avait pas vraiment d'informations
00:30:57puisque jusqu'au dernier moment,
00:30:59ils ont effectivement laissé planer le doute
00:31:00sur leur éventuelle participation.
00:31:02Bernard Meunier, première question,
00:31:05comment se déroulent des pourparlers de ce type ?
00:31:09Comment est-ce qu'on organise de tels pourparlers
00:31:12entre deux camps ennemis ?
00:31:16Eh bien, tout d'abord,
00:31:17c'est une prise de contact
00:31:18qui va être plutôt favorisée en face-à-face.
00:31:23Donc, on peut imaginer,
00:31:24n'étant pas sur le terrain,
00:31:25on peut simplement l'imaginer
00:31:26que des gens,
00:31:28que des acteurs sur le terrain,
00:31:30alors sous d'ouvertes angles,
00:31:32rentrent en contact les uns les autres
00:31:33pour pouvoir apprendre à se connaître
00:31:37et puis surtout,
00:31:38eh bien, apprendre à connaître,
00:31:41comprendre un petit peu
00:31:42ce qui se passe dans la tête de son interlocuteur,
00:31:46ce qu'il sait exactement de la situation,
00:31:49comment il la perçoit
00:31:51et comment il comprend surtout ce qu'il perçoit
00:31:54au regard des enjeux qui sont présents
00:31:57à l'instant T.
00:32:01Qui sont les hommes,
00:32:02qui sont les femmes
00:32:03qui sont choisis dans ce cadre,
00:32:06dans ces discussions
00:32:07qui ont déjà eu lieu
00:32:09puisqu'effectivement,
00:32:10il y a eu une première partie de discussion
00:32:12aux alentours du 11 avril,
00:32:14je crois,
00:32:14qui avait lieu avant le début du cessez-le-feu.
00:32:21On peut imaginer que c'est un travail diplomatique
00:32:24de gens qui ont une certaine influence sur le terrain,
00:32:27de gens qui sont proches du pouvoir
00:32:29et qui connaissent
00:32:30et qui ont la marge de manœuvre nécessaire
00:32:33pour pouvoir avancer certains types d'arguments,
00:32:37des gens qui sont proches du pouvoir
00:32:39et d'un côté comme de l'autre.
00:32:40On se prépare comment physiquement,
00:32:42mentalement,
00:32:42pour parler avec son ennemi finalement ?
00:32:46C'est la connaissance
00:32:48d'un minimum de connaissances,
00:32:51comme je le disais,
00:32:52en psychologie,
00:32:53en psychologie sociale.
00:32:54Il faut pénétrer dans l'univers des théories
00:32:57d'un relation interpersonnel,
00:32:59comprendre et connaître les biais cognitifs
00:33:02qui animent l'être humain
00:33:04dans ce type de situation
00:33:06lors de ces négociations
00:33:07et puis connaître précisément
00:33:11la personnalité de notre interlocuteur,
00:33:14voir si ces traits de personnalité
00:33:15ne glissent pas sur le trouble,
00:33:18quelle est son humeur du moment,
00:33:19la connaissance de l'individu
00:33:21et de son environnement.
00:33:22C'est fondamental pour pouvoir
00:33:23faire une bonne approche
00:33:25et puis accrocher cette négociation,
00:33:29c'est-à-dire mettre en place
00:33:30une véritable relation
00:33:32avec notre interlocuteur.
00:33:34Claude Moniquet,
00:33:35si on se base sur l'histoire maintenant,
00:33:38comment négocier aujourd'hui,
00:33:40comment a négocié,
00:33:41même dans le passé,
00:33:42le régime iranien ?
00:33:44Michael, le régime iranien
00:33:46est un partenaire extrêmement difficile
00:33:49dans les négociations.
00:33:52Les Iraniens sont parmi les plus grands
00:33:53joueurs d'échecs du monde
00:33:54et c'est un régime qui,
00:33:56depuis toujours, en fait,
00:33:58dans les négociations,
00:33:59se place en position de force.
00:34:01Il alterne les périodes de provocation
00:34:04et les périodes d'ouverture
00:34:05de manière à installer
00:34:07des faits accomplis
00:34:09qui lui permettent d'avoir
00:34:10la meilleure position possible
00:34:11en négociant.
00:34:13Une de leurs techniques, par exemple,
00:34:14c'est également de faire croire
00:34:15qu'il existe des divisions
00:34:17à l'intérieur du régime,
00:34:18des modérés qui seraient
00:34:19prêts à des concessions,
00:34:21des durs qui ne sont pas prêts
00:34:22à des concessions.
00:34:23C'est d'ailleurs ce qui s'est passé
00:34:24ce soir.
00:34:25Officiellement,
00:34:26si le Pakistan a demandé
00:34:27la prolongation du cessez-le-feu,
00:34:29c'est pour donner au régime iranien
00:34:31la possibilité de mettre
00:34:34ces différentes tendances d'accord,
00:34:36en admettant, bien entendu,
00:34:37qu'elles existent,
00:34:38ce qui reste à prouver.
00:34:41L'Iran se trouve toujours
00:34:42donc dans une position
00:34:43de demande maximaliste
00:34:44et fractionne les négociations.
00:34:47Ils ne vont jamais accepter
00:34:48de tout négocier.
00:34:49En l'occurrence, par exemple,
00:34:51on sait qu'ils sont d'accord
00:34:52pour négocier Hormuz,
00:34:54pas d'accord pour négocier
00:34:56sur le nucléaire
00:34:57ou sur le balistique,
00:34:59et qu'ils mettent sur la table
00:35:01des demandes qui sont
00:35:02totalement inacceptables
00:35:03pour les Américains,
00:35:04comme le retrait
00:35:05de toutes les forces américaines
00:35:06du Moyen-Orient.
00:35:07En fait, en résumé,
00:35:09ce que font les Iraniens,
00:35:10c'est jouer la montre
00:35:11dans le cadre de...
00:35:14dans le but de maintenir
00:35:15un statut quo
00:35:16qui leur soit favorable,
00:35:18en attendant de pouvoir être
00:35:20à nouveau en position de force.
00:35:23Et la seule manière
00:35:24de répondre à ce genre d'attitude,
00:35:25mais ce n'est pas celle
00:35:26qu'a choisie les États-Unis,
00:35:28pour le moment en tout cas,
00:35:29c'est de mettre en place
00:35:30des mécanismes de vérification
00:35:31extrêmement précis,
00:35:33de mettre en place
00:35:34des calendriers d'application
00:35:35des décisions tout aussi précis
00:35:37et détaillées au jour le jour
00:35:39et de mettre en place
00:35:40également enfin
00:35:41un système de sanctions
00:35:43automatiques
00:35:44qui ne rend pas
00:35:44à être négociés
00:35:45ou discutés
00:35:46si l'Iran
00:35:47ne tient pas sa parole.
00:35:49Régis Le Sommier,
00:35:50comment est-ce que
00:35:51deux nations
00:35:52que tout oppose,
00:35:53deux nations
00:35:54historiquement ennemies,
00:35:55peuvent un jour
00:35:58s'asseoir
00:35:59autour d'une même table
00:36:00pour discuter ?
00:36:01Comment est-ce qu'on y arrive ?
00:36:03Comment est-ce que
00:36:03ça fonctionne ?
00:36:04Comment est-ce que
00:36:05finalement
00:36:06les gens
00:36:07qui sont choisis
00:36:08pour ce travail-là
00:36:10y arrivent
00:36:11et finissent par
00:36:12à un moment donné
00:36:12y arriver ?
00:36:13Alors,
00:36:14d'abord,
00:36:14il faut dire que
00:36:15c'est des gens
00:36:16qui,
00:36:17ce n'est pas la première fois,
00:36:18qui s'assient autour
00:36:19d'une table ensemble.
00:36:22l'un des interlocuteurs
00:36:23dans la délégation iranien,
00:36:26Abbas Arachie,
00:36:27ministre des Affaires étrangères,
00:36:29a plusieurs séquences
00:36:31de négociations
00:36:32avec Steve Witkoff,
00:36:34avec Jared Kushner.
00:36:35C'est des gens
00:36:36qui ont passé
00:36:36des dizaines d'heures
00:36:37ensemble,
00:36:38qui se connaissent.
00:36:39L'inconnu,
00:36:40quand il y a eu
00:36:40le premier round
00:36:42de négociations
00:36:42à Islamabad,
00:36:44c'était Khalibaf,
00:36:45c'était Mohamed Khalibaf,
00:36:47le chef du Parlement,
00:36:48qui n'était pas connu
00:36:49à proprement parler
00:36:50de J.D. Vance,
00:36:51et donc,
00:36:52il y a eu
00:36:52une sorte de jaugement
00:36:54des deux,
00:36:54mais ils ont passé
00:36:5621 heures déjà
00:36:57à discuter ensemble
00:36:57avec la médiation
00:37:00du Pakistan,
00:37:00alors qu'avant,
00:37:01c'était avec une médiation
00:37:02du Sultanah Doman.
00:37:03Parfois,
00:37:04il y a plusieurs rounds
00:37:06de négociations
00:37:06qui ont lieu
00:37:07avec le médiateur,
00:37:09et le médiateur
00:37:09va voir l'autre partie
00:37:10et ainsi de suite,
00:37:12et parfois,
00:37:13il y a des discussions
00:37:14directes.
00:37:14C'est un processus
00:37:16assez complexe
00:37:17en termes
00:37:18de qui discute
00:37:19avec qui.
00:37:20Pendant que vous parlez,
00:37:21on voit à l'écran
00:37:22tous les acteurs
00:37:23de ces négociations.
00:37:24Et là,
00:37:25vous avez...
00:37:26Quel est le rôle
00:37:26du médiateur
00:37:26dont vous faites allusion ?
00:37:28Parce qu'il est important.
00:37:30Autrement dit,
00:37:30le Pakistan,
00:37:31sur le premier rôle,
00:37:31sur le premier rang,
00:37:33c'était également
00:37:33le Pakistan.
00:37:34C'était le Pakistan.
00:37:35Avant,
00:37:35c'était le Sultanah Doman
00:37:36qui a une tradition
00:37:38de négociation
00:37:39qui remonte
00:37:40à très longtemps.
00:37:41Là,
00:37:41le Pakistan a pris
00:37:42les choses en main,
00:37:42en particulier
00:37:43un personnage
00:37:44qui est Assime Munir,
00:37:45qui est le maréchal
00:37:46qui commande
00:37:47l'armée pakistanaise.
00:37:48Assime Munir,
00:37:49il a une particularité
00:37:50d'abord parce que
00:37:51c'est quelqu'un
00:37:52qui s'entend très bien
00:37:53avec Donald Trump.
00:37:54Il est assez régulièrement,
00:37:56il est allé plusieurs fois
00:37:57à la Maison Blanche.
00:37:58Il a beaucoup de connexions
00:38:00avec les Saoudiens.
00:38:01Il faut savoir
00:38:02que les Pakistanais,
00:38:03les Saoudiens
00:38:03ont un accord militaire
00:38:05qu'ils ont conclu
00:38:05il n'y a pas très longtemps
00:38:06et donc qu'ils contrôlent
00:38:08aujourd'hui.
00:38:09C'est-à-dire,
00:38:09ils entendent peser
00:38:11sur ces négociations
00:38:12parce que ce sont des pays
00:38:13qui ont compris
00:38:15que cette guerre en Iran
00:38:16avait un potentiel
00:38:18de déstabilisation durable
00:38:19de la région.
00:38:20On est dans une phase
00:38:21où si les hostilités reprennent,
00:38:23et les Saoudiens
00:38:24le savent très bien,
00:38:25il risque d'y avoir
00:38:26des destructions majeures
00:38:28sur les outils
00:38:29de production du pétrole.
00:38:30Pour le moment,
00:38:31on est quand même essentiellement
00:38:32dans une phase de blocage.
00:38:34Là, on risque d'arriver
00:38:35dans la...
00:38:36Mais attendez,
00:38:36c'est très important
00:38:37d'expliquer
00:38:38pourquoi Hassim Munir
00:38:39est important.
00:38:40Il est important
00:38:40parce qu'il est aussi proche,
00:38:42il connaît très bien
00:38:43les gardiens
00:38:43de la révolution iranienne.
00:38:45Donc il a, en gros,
00:38:47toute la palette
00:38:48et c'est lui qui négocie
00:38:49et c'est lui
00:38:50qui a amené
00:38:51cette négociation
00:38:52au Pakistan.
00:38:53Les Iraniens,
00:38:54évidemment,
00:38:55en ont profité
00:38:55pour dire
00:38:56nous, on veut
00:38:57que ça soit au Pakistan.
00:38:58Et il y a une chose
00:38:58qui est très importante aussi,
00:39:00c'est que dans
00:39:00le rang de négociations
00:39:02juste avant la guerre,
00:39:03celui du 28 février,
00:39:06eh bien,
00:39:06J.D. Vance
00:39:07ne faisait pas partie
00:39:07de l'équation.
00:39:08Et J.D. Vance,
00:39:09c'est les Iraniens
00:39:10qui ont dit
00:39:10nous, on veut négocier
00:39:12avec J.D. Vance
00:39:12et plus avec Steve Wittkopf
00:39:14et Jared Kushner
00:39:15parce qu'on estime
00:39:16qu'ils sont trop
00:39:17du côté d'Israël.
00:39:18Donc, J.D. Vance
00:39:19est apparu.
00:39:20Donc, quelque part,
00:39:21ça montre que les Iraniens
00:39:22ont la possibilité
00:39:23de dire avec qui
00:39:24ils veulent négocier
00:39:24et où ils veulent négocier.
00:39:26Et ça, c'est nouveau
00:39:27par rapport à avant la guerre.
00:39:28Bernard Meunier,
00:39:29Donald Trump
00:39:29a écrit
00:39:30l'art du deal.
00:39:31Il s'agissait davantage
00:39:32de deals commerciaux,
00:39:33vous le savez,
00:39:34entre promoteurs
00:39:36immobiliers.
00:39:36Est-ce qu'on négocie
00:39:37face à un ennemi ?
00:39:39Est-ce qu'on négocie
00:39:40face à des terroristes
00:39:41lorsqu'on parle,
00:39:42évidemment, bien sûr,
00:39:42du régime iranien,
00:39:43lorsqu'on parle aussi
00:39:44du Hezbollah,
00:39:45comme dans une négociation
00:39:47commerciale,
00:39:47Bernard Meunier ?
00:39:49Alors,
00:39:50ce qui a été bien
00:39:52démontré précédemment,
00:39:53c'est l'importance
00:39:55de la connaissance
00:39:56de son interlocuteur.
00:39:57On voit bien
00:39:57qu'il y a des affinités
00:40:01entre interlocuteurs
00:40:02et bien
00:40:02sur lesquelles
00:40:03on négocie
00:40:05pour diverses raisons.
00:40:06Je l'aime,
00:40:07je ne l'ai pas,
00:40:08j'ai envie,
00:40:08j'ai pas envie,
00:40:09il a telle réputation
00:40:10qu'il le précède.
00:40:11Sur le plan industriel,
00:40:13je vais échanger avec lui.
00:40:14Sur le plan politique,
00:40:15sur le plan militaire,
00:40:16ça sera avec un autre,
00:40:17etc.
00:40:18Donc,
00:40:18il y a quand même
00:40:20ce bloc commun,
00:40:22c'est-à-dire
00:40:22de bien connaître
00:40:23son interlocuteur,
00:40:24bien connaître
00:40:25sa personnalité
00:40:26et puis faire en sorte
00:40:28d'être le bon négociateur
00:40:30de la personne
00:40:31qui colle
00:40:31à la situation.
00:40:33Voilà,
00:40:33ça c'est des choses
00:40:34qui sont vraiment
00:40:36globales
00:40:36et qui vont pour
00:40:37tout type
00:40:37de communes
00:40:38de négociations,
00:40:39pardon,
00:40:40qu'elles soient politiques,
00:40:41comme en temps de guerre,
00:40:42comme commerciales.
00:40:44Manas Chirali,
00:40:45lorsqu'on négocie aujourd'hui,
00:40:47lorsque les États-Unis
00:40:48se retrouvent
00:40:48à négocier,
00:40:50il y a eu
00:40:50un premier ronde
00:40:51de négociations,
00:40:51on le disait,
00:40:52autour du 10 avril.
00:40:53Là,
00:40:54pour le moment,
00:40:54on ne sait pas
00:40:55s'il y en aura
00:40:55un second,
00:40:56mais comment,
00:40:57est-ce que finalement,
00:40:59quelle vision,
00:41:00quel regard
00:41:01porte aujourd'hui
00:41:01le peuple iranien
00:41:02sur ces négociations,
00:41:04sur ces discussions ?
00:41:05Avant de parler
00:41:06du peuple iranien,
00:41:07je dois dire
00:41:08que quand même,
00:41:08les négociations
00:41:10commerciales
00:41:10ne sont pas
00:41:11les mêmes choses
00:41:12quand il s'agit
00:41:12des négociations
00:41:13entre deux États
00:41:14belliques.
00:41:15Ce n'est pas la même chose.
00:41:16Ce ne sont pas
00:41:17les individus
00:41:18qui négocient,
00:41:19c'est deux régimes politiques,
00:41:21deux États
00:41:22qui sont en train
00:41:23de négocier.
00:41:24En l'occurrence,
00:41:25ici,
00:41:25un État
00:41:26qui est parfaitement
00:41:27instable,
00:41:28en l'occurrence
00:41:29démocratique,
00:41:30de l'autre côté,
00:41:31un État
00:41:31complètement décapité.
00:41:33Et les individus
00:41:34qui le représentent,
00:41:35ils ne savent même pas
00:41:36entre eux,
00:41:37chacun représente quoi.
00:41:39Personne ne fait
00:41:40l'autorité.
00:41:40D'où la difficulté
00:41:42des négociations.
00:41:43D'où la situation
00:41:45inédite
00:41:46dans laquelle
00:41:47se trouvent
00:41:48aussi bien
00:41:48les Américains
00:41:49que les représentants
00:41:51iraniens.
00:41:51d'un côté,
00:41:52ce n'est pas
00:41:52deux nations
00:41:53qui négocient,
00:41:54d'un côté,
00:41:55ce sont les Américains,
00:41:57de l'autre côté,
00:41:58ce sont
00:41:59ceux
00:42:00qui ont pris
00:42:01une nation
00:42:02en otage
00:42:02qui sont en train
00:42:03de négocier
00:42:04et qui se chamaillent
00:42:05entre eux,
00:42:05qui ne s'entendent pas
00:42:06entre eux
00:42:07et qui se disputent
00:42:07entre eux.
00:42:08Voilà la situation.
00:42:09C'est pourquoi
00:42:09la situation est
00:42:10beaucoup plus compliquée
00:42:11que les négociations
00:42:13commerciales.
00:42:15Et c'était aussi
00:42:16pour faire
00:42:16un lien
00:42:17avec le livre
00:42:19de Donald Trump
00:42:20puisque,
00:42:20évidemment,
00:42:21avant d'être
00:42:21président,
00:42:22Donald Trump
00:42:23était dans les affaires
00:42:24et il a évidemment
00:42:25cet ouvrage
00:42:26qui est bien connu
00:42:27qui est
00:42:28l'art du deal
00:42:29du président américain.
00:42:29Et à chaque intervention
00:42:30qu'il veut faire,
00:42:33souvent,
00:42:33il veut que ça se fasse
00:42:34à coups nuls.
00:42:35On l'a vu
00:42:36dans chaque conflit
00:42:37même international.
00:42:38Il essaie de trouver
00:42:38quand même une façon.
00:42:40Par exemple,
00:42:41quand ça a été
00:42:41avec les Européens,
00:42:43quand on pense
00:42:44par exemple
00:42:44à la guerre en Ukraine,
00:42:45c'était de dire
00:42:46moi je vais me retirer
00:42:46mais à ce moment-là
00:42:47vous allez devoir
00:42:48acheter des armes
00:42:50aux États-Unis.
00:42:50Donc,
00:42:51il avait quand même
00:42:52une façon
00:42:52de pouvoir faire
00:42:53un deal.
00:42:55Ensuite,
00:42:55pour ce qui était
00:42:56du Venezuela
00:42:56quand il est intervenu
00:42:58à l'international,
00:42:59donc là aussi,
00:43:00il y avait ces enjeux
00:43:01aussi économiques
00:43:02en lien notamment
00:43:02avec le pétrole
00:43:03donc c'était très rapide.
00:43:04Maintenant,
00:43:05pour l'Iran,
00:43:05plusieurs se disent
00:43:06ok,
00:43:07mais ça ne se fera pas
00:43:07non plus à coups nuls.
00:43:08Ce n'est pas sa priorité
00:43:09en ce moment
00:43:09parce qu'il y a
00:43:10cet enjeu
00:43:12avec Hormuz
00:43:13évidemment
00:43:13qui a des impacts
00:43:14mondiaux,
00:43:15qui ont des impacts
00:43:15aux États-Unis,
00:43:16qui ont des impacts
00:43:17sur ces citoyens américains
00:43:18qui effectivement...
00:43:20Mais qui a un réel impact
00:43:20sur ce conflit aujourd'hui.
00:43:21Oui, c'est ça,
00:43:22qui est un pays
00:43:23de l'automobile,
00:43:24ça fait partie
00:43:25de la culture
00:43:26évidemment des États-Unis
00:43:27donc pour Donald Trump,
00:43:28il y a quand même
00:43:29toujours cet aspect,
00:43:30il ne faut pas l'oublier
00:43:31et pour ce qui est
00:43:32de retour
00:43:33pour ces négociations,
00:43:34je pense qu'il faut
00:43:35quand même le mentionner,
00:43:36une des cartes
00:43:37à jouer de l'Iran,
00:43:38c'était bien sûr
00:43:39avec le détroit d'Hormuz
00:43:40mais une des grosses cartes
00:43:42aussi à jouer
00:43:42avec les États-Unis
00:43:43en ce moment,
00:43:44c'est le blocus
00:43:44et d'ailleurs,
00:43:45les Iraniens,
00:43:46ça les embête énormément.
00:43:48Parce que le blocus
00:43:48se poursuit.
00:43:49Oui, exactement.
00:43:49C'est annoncé le président américain.
00:43:50Et d'ailleurs,
00:43:51le ministre des Affaires
00:43:52étrangères iranien
00:43:53qui a dit,
00:43:54vous savez,
00:43:54le blocus américain,
00:43:56parce qu'on parle
00:43:56de cette difficulté
00:43:57d'avoir des négociations,
00:43:58il considère
00:44:00que le blocus américain,
00:44:01c'est un acte de guerre.
00:44:02Donc,
00:44:03dans cette négociation,
00:44:04c'est aussi de dire,
00:44:04vous voyez,
00:44:05vous n'avez pas respecté
00:44:07le cessez-le-feu,
00:44:07on ne veut pas se présenter
00:44:08pour ces négociations
00:44:10parce qu'on considère
00:44:11que c'est un acte de guerre
00:44:12et que vous violez
00:44:13finalement ce cessez-le-feu.
00:44:14Donc, bref,
00:44:15c'est aussi la carte à jouer
00:44:16d'un côté comme de l'autre.
00:44:18On se retrouve
00:44:18avec cette arme-là
00:44:19pour les États-Unis.
00:44:21Donald Trump
00:44:21ne veut pas reculer
00:44:22pour l'instant là-dessus
00:44:22sur le blocus.
00:44:23On verra peut-être.
00:44:25Claude Moniquet,
00:44:25que va-t-il se passer à présent ?
00:44:29On pouvait s'attendre,
00:44:30ça avait d'ailleurs été annoncé
00:44:31par Donald Trump
00:44:32pas plus tard que cet après-midi.
00:44:34Il avait annoncé
00:44:34qu'il n'allait pas prolonger
00:44:36le cessez-le-feu
00:44:37et comme toujours,
00:44:38deux heures après,
00:44:40la position était différente
00:44:41et il a annoncé
00:44:42qu'il prolongeait
00:44:43le cessez-le-feu.
00:44:44D'ailleurs,
00:44:44il le prolonge
00:44:45sans date butoir
00:44:46actuellement,
00:44:47ainsi nédié,
00:44:48puisqu'il dit
00:44:48que le cessez-le-feu
00:44:50est prolongé
00:44:51tant que les Iranians
00:44:53ne sont pas en mesure
00:44:54de nous présenter
00:44:55une position claire
00:44:56et précise
00:44:57sur laquelle
00:44:58ils sont tous d'accord.
00:45:01Donc,
00:45:01le cessez-le-feu
00:45:02est prolongé
00:45:03mais le blocus
00:45:04sera prolongé aussi.
00:45:06Donc,
00:45:06on va rester
00:45:06dans une situation
00:45:07de très grande tension
00:45:08dans le détroit d'Hormuz
00:45:10avec d'une part
00:45:11le blocus,
00:45:12très probablement
00:45:13en face
00:45:13à la fermeture
00:45:14du détroit d'Hormuz
00:45:17qui va continuer
00:45:18par les Gardins
00:45:19de la Révolution
00:45:20qui,
00:45:20je le rappelle,
00:45:21ce week-end
00:45:21ont attaqué
00:45:22plusieurs
00:45:22et en fin de semaine
00:45:23dernière
00:45:24ont attaqué
00:45:25à plusieurs reprises
00:45:25des bateaux
00:45:26indiens
00:45:27et français
00:45:28entre autres.
00:45:29Donc,
00:45:29on reste
00:45:30dans une situation
00:45:30de très grande tension
00:45:32dans lesquelles
00:45:33à tout moment
00:45:33un dérapage
00:45:34peut conduire
00:45:35à une nouvelle escalade.
00:45:37Mais en tout cas,
00:45:38ce qui semble clair,
00:45:39c'est qu'il ne devrait pas
00:45:39y avoir
00:45:40dans l'immédiat
00:45:41de reprise
00:45:42des combats.
00:45:43Merci beaucoup,
00:45:44Claude Moniquet.
00:45:44On va remercier
00:45:45Bernard Meunier
00:45:45également
00:45:46d'avoir été
00:45:47avec nous
00:45:48pour nous parler
00:45:50effectivement
00:45:51des négociations
00:45:52anciens négociateurs
00:45:54au sein du GIGN.
00:45:57C'est ça,
00:45:57vous étiez
00:45:57des négociateurs
00:45:58au GIGN.
00:45:59On peut peut-être
00:45:59revoir
00:46:00la couverture
00:46:01de votre livre,
00:46:02Bernard Meunier.
00:46:03Je demande à la régie
00:46:04parce que je n'ai pas
00:46:05le titre de votre livre.
00:46:07Voilà,
00:46:07le voici.
00:46:08Négociations extrêmes
00:46:09itinéraires
00:46:09d'un opérationnel
00:46:10du GIGN
00:46:11chez Va Editions.
00:46:12Merci beaucoup.
00:46:14Juste avant de marquer
00:46:14une très courte pause,
00:46:16Vincent Arbarretti,
00:46:16je voulais juste
00:46:17vous entendre
00:46:17sur un mot
00:46:18sur l'aspect
00:46:20militaire
00:46:20aujourd'hui
00:46:21alors que les négociations
00:46:23pour le moment
00:46:24sont au point mort
00:46:24mais que le cessez-le-feu
00:46:26est prolongé,
00:46:26que le blocus
00:46:27lui est maintenu.
00:46:28Donald Trump
00:46:28dit que les troupes
00:46:31américaines,
00:46:31que l'armée
00:46:32restent prêtes
00:46:33et opérationnelles.
00:46:34Qu'est-ce que ça veut dire
00:46:35concrètement ?
00:46:35Ça veut dire
00:46:36qu'ils sont prêtes
00:46:36à attaquer,
00:46:37tout simplement,
00:46:38y compris les troupes terrestres
00:46:39qui sont prêtes
00:46:39à prendre des gages,
00:46:41le cas échéant,
00:46:42ils se sont entraînés,
00:46:44voilà,
00:46:44tout ça.
00:46:44Donc l'effectif
00:46:45reste le même,
00:46:46l'effectif militaire
00:46:46reste le même.
00:46:47C'est la partie non visible
00:46:47de l'iceberg,
00:46:48nous on voit
00:46:50les avions arrivés,
00:46:52les bateaux arrivés,
00:46:53mais bon,
00:46:54ils s'entraînent,
00:46:54il ne faut pas oublier
00:46:55que pour le Venezuela,
00:46:56ils se sont entraînés
00:46:56pendant plusieurs semaines
00:46:57sur une maquette
00:46:58de la maison
00:47:00du président du Venezuela.
00:47:01Donc les Américains
00:47:01ne sont pas des amateurs,
00:47:02si vous voulez,
00:47:03donc ils se préparent.
00:47:04Moi ce que je voulais ajouter,
00:47:05c'est que les Iraniens,
00:47:06pour négocier,
00:47:07c'est très compliqué pour eux
00:47:08parce que s'ils vont trop
00:47:09dans le cadre fixé
00:47:12par les Etats-Unis,
00:47:13ils risquent leur peau,
00:47:14tout simplement.
00:47:15On ne sait pas
00:47:15qui est le chef,
00:47:17le négociateur
00:47:18trop complaisant
00:47:19à l'égard des Américains,
00:47:20ou même s'ils sont plusieurs,
00:47:22pas oublier
00:47:22que les négociateurs allemands
00:47:23du diktat,
00:47:24en 1918,
00:47:25ils ont tous été assassinés
00:47:26par des nationalistes
00:47:28au retour en Allemagne.
00:47:29On va parler des conséquences
00:47:30de la guerre au Moyen-Orient,
00:47:31les prix évidemment
00:47:32sur l'énergie,
00:47:33sur les prix du carburant
00:47:34qui sont toujours
00:47:35extrêmement élevés,
00:47:36on en parlera
00:47:37dans un instant,
00:47:38on fera le point,
00:47:39on sera en direct
00:47:39avec Pascal Delima
00:47:40qui est économiste,
00:47:41restez avec nous
00:47:41pour la dernière partie
00:47:42du Meilleur de l'Info
00:47:43sur CNews.
00:47:47La guerre contre
00:47:48la République islamique d'Iran,
00:47:50on apprend à l'instant
00:47:51que G. Davens,
00:47:52le vice-président américain,
00:47:54ne partira pas
00:47:55pour le Pakistan.
00:47:56C'est ce que les Etats-Unis
00:47:59viennent d'annoncer
00:48:00après évidemment
00:48:01l'annonce
00:48:02du régime iranien
00:48:04qui confirme
00:48:05ne pas souhaiter
00:48:06participer
00:48:07à ces négociations.
00:48:09Conséquence de la guerre
00:48:10au Moyen-Orient,
00:48:11ce sont bien sûr
00:48:12les prix
00:48:12et les prix des carburants
00:48:14qui continuent de flamber.
00:48:15Regardez les prix
00:48:16à la pompe aujourd'hui.
00:48:172,02 pour le
00:48:19sans-plomb 95,
00:48:202,04 pour le
00:48:21sans-plomb 98,
00:48:222,06 pour le gazole.
00:48:24Les prix stagnent
00:48:26pour le moment
00:48:26mais restent
00:48:26particulièrement élevés.
00:48:28Le gouvernement
00:48:29refuse toute aide
00:48:30généralisée.
00:48:31À la place,
00:48:32Sébastien Lecornu
00:48:33propose des promets,
00:48:35même des dispositifs
00:48:36très ciblés
00:48:37pour certains
00:48:37travailleurs modestes.
00:48:39C'est ce qu'il a annoncé
00:48:39en début de soirée
00:48:40depuis Matignon.
00:48:41je vous propose
00:48:41d'écouter
00:48:42le Premier ministre.
00:48:43Sur des travailleurs
00:48:45modestes,
00:48:46sur des revenus
00:48:47qui sont parfois
00:48:48évidemment assez
00:48:49faibles
00:48:49mais bel et bien
00:48:50pour des gens
00:48:51qui travaillent
00:48:52et là l'idée
00:48:52étant d'avoir
00:48:53une aide forfaitisée
00:48:54qui correspondrait
00:48:55en moyenne
00:48:56en quelque sorte
00:48:56à 20 centimes
00:48:57là aussi par litre.
00:48:59Évidemment,
00:48:59plus on roule
00:49:00moins on est près
00:49:01de ces 20 centimes,
00:49:02moins on roule
00:49:02plus on peut même
00:49:03être au-dessus
00:49:04de ces 20 centimes.
00:49:05On a plutôt privilégié
00:49:06un dispositif
00:49:07de confiance
00:49:08souple
00:49:09dans lequel au fond
00:49:10on ne va pas
00:49:10chercher à fliquer
00:49:12pardonnez-moi
00:49:12cette expression
00:49:13nos concitoyens
00:49:13et nos concitoyens
00:49:14donc par définition
00:49:15ce sont des moyennes
00:49:16et les ministres
00:49:16auront l'occasion
00:49:17d'y revenir
00:49:19dans les jours
00:49:19qui viennent
00:49:19pour expliquer
00:49:20ces différentes mesures.
00:49:22Voilà pour les mots
00:49:23de Sébastien Lecornu.
00:49:24Le gouvernement
00:49:24continue donc
00:49:25de faire la sourde oreille
00:49:26face à des Français
00:49:28qui doivent
00:49:30de plus en plus
00:49:31se serrer la ceinture
00:49:32parce que c'est clairement
00:49:32la situation aujourd'hui.
00:49:34Le Premier ministre
00:49:35propose des aides
00:49:36donc mensualisées
00:49:37et ciblées.
00:49:37La solution
00:49:38est du sur-mesure
00:49:39nous dit
00:49:40Sébastien Lecornu
00:49:42différents plans
00:49:42de soutien
00:49:43pour le mois de mai
00:49:44refus de la logique
00:49:44des chèques
00:49:45pas de baisse
00:49:46massive des taxes
00:49:47que faut-il retenir
00:49:49de ces annonces
00:49:50on fait le point
00:49:50avec
00:49:51Augustin Donadieu.
00:49:53Les Français
00:49:54vont pouvoir attendre
00:49:54avant de bénéficier
00:49:55d'une ristourne
00:49:56à la pompe
00:49:57le Premier ministre
00:49:57à l'issue d'une réunion
00:49:59sur l'énergie
00:49:59a fait plusieurs annonces
00:50:00concernant plusieurs secteurs
00:50:02à commencer
00:50:02par les pêcheurs
00:50:03leur ristourne
00:50:05de 20 centimes
00:50:06par litre
00:50:06sera amenée
00:50:07à autour des 30
00:50:08ou 35 centimes
00:50:09par litre
00:50:10en fonction des discussions
00:50:11avec l'Union Européenne
00:50:12les agriculteurs
00:50:13verront leur exonération
00:50:15de la TICPE
00:50:16passer de 4 centimes
00:50:17par litre
00:50:17à 15 centimes
00:50:19les transporteurs eux
00:50:20continueront de bénéficier
00:50:21d'une réduction
00:50:22de 20 centimes
00:50:23par litre
00:50:24de carburant
00:50:24acheté
00:50:25une nouveauté
00:50:26ce sont les taxis
00:50:27et les VTC
00:50:28qui vont entrer
00:50:28dans le dispositif
00:50:29mais là aussi
00:50:30des négociations
00:50:31sont en cours
00:50:32ils vont être reçus
00:50:33par le ministre
00:50:34des transports
00:50:35et des annonces
00:50:36seront faites
00:50:36à l'issue
00:50:37de ces entretiens
00:50:38un nouveau secteur
00:50:39qui fait son entrée
00:50:39dans le dispositif
00:50:40c'est également
00:50:41le BTP
00:50:41vous le savez
00:50:42très grand consommateur
00:50:43de Génère
00:50:44le fameux rouge
00:50:45et bien
00:50:46les professionnels
00:50:46du bâtiment
00:50:47pourront bénéficier
00:50:48d'une baisse
00:50:48de 20 centimes
00:50:49d'euros
00:50:49par litre
00:50:50de carburant
00:50:51acheté
00:50:52mais là aussi
00:50:52les discussions
00:50:53sont en cours
00:50:54et enfin
00:50:55une annonce
00:50:55très attendue
00:50:56celle concernant
00:50:57les aides-soignantes
00:50:58les infirmières libérales
00:50:59les commerciaux
00:51:00les travailleurs modestes
00:51:01ils sont
00:51:012,9 millions
00:51:03en France
00:51:04selon le Premier ministre
00:51:05et bien
00:51:06ils pourraient bénéficier
00:51:06d'une aide forfaitisée
00:51:07autour des 20 centimes
00:51:08par litre de carburant
00:51:10là aussi
00:51:10des discussions
00:51:11sont en cours
00:51:12et tout cela
00:51:12sera conditionné
00:51:14et bien
00:51:14en fonction des revenus
00:51:15ou enfin
00:51:16des kilomètres parcourus
00:51:17vous l'avez compris
00:51:17il n'y aura pas
00:51:18d'aide généralisée
00:51:19pour tous les français
00:51:20le Premier ministre
00:51:22souhaite privilégier
00:51:22des aides mensualisées
00:51:23ciblées
00:51:24il refuse de faire
00:51:25des chèques généraux
00:51:26et de baisser massivement
00:51:27les taxes
00:51:27qui selon lui
00:51:28et bien
00:51:29auraient un impact
00:51:29très néfaste
00:51:30sur les finances publiques
00:51:32Augustin Donadieu
00:51:33aujourd'hui
00:51:33depuis Matignon
00:51:34on est avec
00:51:35Pascal Delima
00:51:36qui est chef économiste
00:51:37au cabinet Nova Mines
00:51:39bonsoir
00:51:39alors qui sont
00:51:40les personnes éligibles
00:51:413 millions de travailleurs modestes
00:51:43personne en emploi
00:51:44avec une voiture
00:51:45minimum
00:51:458000 kilomètres par an
00:51:47ou 15 kilomètres
00:51:48domicile
00:51:49travaillent
00:51:49dans la catégorie
00:51:50d'imposition
00:51:50D1 ou D5
00:51:51ça ce sont
00:51:52les précisions
00:51:53du service politique
00:51:53de CNews
00:51:55Pascal Delima
00:51:55est-ce que ça ne revient pas
00:51:56à dire finalement
00:51:57que certains français
00:51:58doivent encaisser
00:52:00seuls
00:52:00la hausse du carburant
00:52:02aujourd'hui
00:52:02finalement ?
00:52:03Oui alors
00:52:04ce n'est pas
00:52:05les plus modestes
00:52:06disons qu'il y a
00:52:07effectivement
00:52:07certains français
00:52:08qui roulent beaucoup
00:52:09qui travaillent beaucoup
00:52:09avec la voiture
00:52:10mais qui ne sont pas
00:52:11dans les critères
00:52:12de revenus
00:52:13ce ne sont pas
00:52:14les plus modestes
00:52:15ce ne sont pas
00:52:15les plus riches
00:52:15non plus
00:52:17bon voilà
00:52:18après évidemment
00:52:18il y a un problème
00:52:19de déficit public
00:52:20il faut poser un critère
00:52:21il faut essayer
00:52:21d'être un peu social
00:52:22parce que
00:52:23ce que l'on constate
00:52:24et c'est pour ça
00:52:25qu'on a ciblé
00:52:25vraiment ces faibles revenus
00:52:27c'est que finalement
00:52:27la crise
00:52:28qui était une crise énergétique
00:52:30qui était une crise
00:52:30liée au pétrole
00:52:31qui était une crise
00:52:32qui concernait finalement
00:52:33que le secteur des transports
00:52:35non seulement
00:52:35concerne maintenant
00:52:36de nouvelles industries
00:52:37comme les BTP
00:52:38mais comme vous venez
00:52:39de le montrer
00:52:39concerne aussi les françaises
00:52:41et donc on craint
00:52:41une crise sociale derrière
00:52:42et donc il fallait surtout
00:52:45se focaliser
00:52:45sur les populations
00:52:46les plus fragiles
00:52:48si je puis dire ainsi
00:52:50Le gouvernement refuse
00:52:51donc de baisser
00:52:52on le disait
00:52:52les taxes
00:52:53au nom du sérieux budgétaire
00:52:54c'est ce que dit
00:52:55Sébastien Lecornu
00:52:56Pascal Delima
00:52:58est-ce que le calcul
00:52:59est bon
00:52:59alors que le pouvoir d'achat
00:53:00ne cesse de chuter
00:53:01que les français
00:53:03on le voit
00:53:03clairement
00:53:04on consomme moins
00:53:05si on consomme moins
00:53:07mécaniquement
00:53:07il y a aussi moins d'argent
00:53:09qui rentre dans les caisses
00:53:10de l'état
00:53:10donc est-ce que c'est
00:53:11c'est un calcul
00:53:12qui est pris en compte
00:53:14aujourd'hui ?
00:53:15C'est un calcul
00:53:15qui est pris en compte
00:53:16on voit que les marges
00:53:17de manœuvre sont extrêmement
00:53:18faibles pour l'état
00:53:19aujourd'hui
00:53:20et que par conséquent
00:53:21il n'y a que ces mesures
00:53:22que je considère d'ailleurs
00:53:23comme des petites mesures
00:53:25très court-termistes
00:53:26ça on le voit
00:53:27que des mesures mensuelles
00:53:28pratiquement
00:53:30éventuellement
00:53:30qu'on peut reconduire
00:53:31en fonction de la situation
00:53:32qu'on ne maîtrise pas
00:53:33bref
00:53:34il y a un petit peu
00:53:35de panique je dirais
00:53:36bon il y a eu des aides
00:53:38qui sont quand même là
00:53:39donc elles sont quand même utiles
00:53:40ce qu'il faut bien dire
00:53:41c'est qu'évidemment
00:53:42qu'on ne traite absolument
00:53:43pas les causes
00:53:44et qu'on ne traite pas
00:53:46la question du passage
00:53:48vers une économie
00:53:50un peu plus verte
00:53:50on va dire
00:53:50c'est peut-être pas le sujet
00:53:51mais en tout cas
00:53:52la vision d'avenir
00:53:53du gouvernement
00:53:54autour de l'économie
00:53:55de demain
00:53:56et autour
00:53:57de la transition énergétique
00:53:59et d'aller plus vite
00:54:00vers autre chose
00:54:01que du fossile
00:54:01c'est comme ça
00:54:02le centre du sujet
00:54:03alors là
00:54:03quelque part
00:54:04on continue à dire
00:54:05que bon
00:54:05à la fois
00:54:05nous ne pouvons rien
00:54:06sur l'aspect
00:54:07vision de long terme
00:54:08on va essayer
00:54:09d'aider un petit peu
00:54:09sur du court terme
00:54:10mais de toute façon
00:54:11on voit très bien
00:54:12qu'il y a quelque chose
00:54:13qui se joue
00:54:13les mains liées
00:54:14aujourd'hui
00:54:14c'est ça qui est inquiétant
00:54:15alors sur CNews et Europe 1
00:54:17aujourd'hui
00:54:17Jordan Bardella
00:54:18proposait de baisser
00:54:19la TVA
00:54:20sur le carburant
00:54:22écoutez sa proposition
00:54:24la situation
00:54:26qu'affrontent les français
00:54:27depuis plusieurs semaines
00:54:28est une situation
00:54:29extrêmement préoccupante
00:54:30avec des niveaux
00:54:33à la fois au diesel
00:54:34et au gasoil
00:54:35qu'on n'a jamais connus
00:54:36depuis de très nombreuses années
00:54:38donc nous demandons
00:54:39nous de manière très claire
00:54:40la baisse de la TVA
00:54:42sur le carburant
00:54:42de 20%
00:54:43vous l'avez rappelé
00:54:44à 5,5% pour la TVA
00:54:46et une baisse
00:54:46je vais y venir
00:54:47sur les dépenses
00:54:48et une baisse
00:54:49de 16 centimes
00:54:49de la TICPE
00:54:51ce qui fait qu'avec les mesures
00:54:52que nous souhaitons mettre en place
00:54:53et que nous mettrions en place
00:54:54si nous étions à la place
00:54:55d'Emmanuel Macron
00:54:56et de Sébastien Lecornu
00:54:57c'est 25 euros
00:54:58sur un plein de 50 litres
00:54:59en moyenne
00:55:00qu'on rend directement
00:55:01aux français
00:55:04Est-ce que ça pourrait fonctionner
00:55:05ça Pascal Delima ?
00:55:06Pourquoi est-ce que finalement
00:55:07ce n'est pas une piste
00:55:08envisagée pour le moment
00:55:09par l'exécutif ?
00:55:11Ah parce que l'Espagne
00:55:12l'a fait
00:55:12parce que l'Italie aussi
00:55:14parce que le Portugal aussi
00:55:15un certain nombre de pays
00:55:16ont déjà
00:55:17abaissé la TVA
00:55:18c'est extrêmement coûteux
00:55:20pour les finances publiques
00:55:22c'est ça
00:55:23le principal problème
00:55:24et puis
00:55:24si vous baissez la TVA
00:55:26vous n'allez pas la remonter
00:55:27un mois après
00:55:28on voit très très bien
00:55:29ça pourrait presque être
00:55:31une politique fiscale
00:55:32de très long terme
00:55:33si on envisage
00:55:33une transition énergétique
00:55:35si on envisage
00:55:36une électrification
00:55:37si on envisage
00:55:38de mettre un terme
00:55:40aux énergies fossiles
00:55:41je ne sais pas
00:55:41ça pourrait presque être
00:55:43du long terme
00:55:43sur 20 ans
00:55:44mais on voit très bien
00:55:44qu'on n'en est pas là du tout
00:55:47On va terminer là-dessus
00:55:48Sébastien Lecornu
00:55:49qui disait également
00:55:51que c'était des annonces
00:55:52qui étaient faites aujourd'hui
00:55:53mais que si la situation
00:55:54venait à s'aggraver
00:55:55il y aurait peut-être
00:55:55d'autres choses
00:55:56qui seraient proposées
00:55:56ça aussi ça interroge
00:55:58Pascal Delima
00:55:59c'est-à-dire
00:55:59on se dit
00:56:00pourquoi attendre
00:56:00que les choses s'aggravent
00:56:01parce que ce n'est pas
00:56:02finalement le problème
00:56:03aujourd'hui
00:56:04c'est-à-dire qu'on n'anticipe
00:56:05pas les situations
00:56:08on n'anticipe pas
00:56:09les crises aujourd'hui
00:56:10et donc on nous dit
00:56:11on va attendre
00:56:12que ça s'aggrave
00:56:13pour proposer d'autres aides
00:56:14ou d'autres propositions
00:56:17pour aider les français
00:56:18Oui parce qu'en fait
00:56:19on ne traite plus les causes
00:56:21et qu'on n'anticipe plus
00:56:24le contexte géopolitique
00:56:25on ne fait plus
00:56:26de politique économique
00:56:27de long terme
00:56:28on ne fait plus
00:56:29de vision stratégique
00:56:30on ne fait plus
00:56:31ces fameuses politiques
00:56:32de revenus
00:56:33politiques de pouvoir d'achat
00:56:34qui existaient
00:56:35il y a 30-40 ans
00:56:37je pense
00:56:38sans les détailler
00:56:39on réagit
00:56:40on est très réactifs
00:56:42c'est dangereux
00:56:42d'être réactifs
00:56:43ça peut éviter
00:56:44une crise sociale
00:56:45peut-être
00:56:46dans l'année
00:56:46je ne sais pas
00:56:47ça peut éviter
00:56:48de faire exploser
00:56:51les prix à la pompe
00:56:52alors les prix à la pompe
00:56:53ne baissent pas
00:56:54Oui alors c'est pour ça
00:56:55parce que vous dites
00:56:55on réagit
00:56:56on est réactif
00:56:56pour le moment
00:56:57moi ce n'est pas ce que je vois
00:56:58c'est-à-dire
00:56:58au bout de 53 jours de guerre
00:57:00ce n'est pas ce qu'on voit
00:57:01effectivement
00:57:02en ce qui concerne
00:57:02les prix des carburants
00:57:04Le problème
00:57:04c'est que
00:57:05si on ne fait que du réactif
00:57:06on ne subit que
00:57:08ce qui se passe
00:57:09voilà
00:57:09et donc la conjoncture internationale
00:57:11les crises géopolitiques
00:57:12la capacité de l'Europe
00:57:14à négocier
00:57:15et puis on continue
00:57:16dans un cercle vicieux
00:57:17sur l'Europe
00:57:18de l'énergie
00:57:18puisque c'est le sujet aussi
00:57:21peut-être un peu technique
00:57:22mais
00:57:23ma foi
00:57:23aujourd'hui
00:57:24nous sommes contre
00:57:25à des mesurettes
00:57:26pour essayer
00:57:27de calmer un petit peu
00:57:28les Français
00:57:30sur une semaine ou deux
00:57:31Merci beaucoup Pascal Delima
00:57:32chef économiste au cabinet
00:57:33Nova Mind
00:57:34merci d'avoir été
00:57:36avec nous
00:57:36Karim Abrik
00:57:38on nous dit que
00:57:39le gouvernement
00:57:39fait ce qu'il peut
00:57:40le gouvernement réagit
00:57:42toujours est-il que
00:57:42le constat pour les Français
00:57:43aujourd'hui
00:57:44il est le même
00:57:44c'est-à-dire que ça ne bouge pas
00:57:46pour le moment
00:57:46c'est-à-dire qu'effectivement
00:57:47on a des prix extrêmement hauts
00:57:48on a des Français
00:57:49qui se serrent la ceinture
00:57:51on a le gouvernement
00:57:52qui demande aujourd'hui
00:57:53à faire 6 milliards
00:57:54d'économies supplémentaires
00:57:56en raison
00:57:57de cette guerre
00:57:58donc finalement
00:57:58qui demande encore
00:57:59aux Français
00:58:01de se serrer la ceinture
00:58:02qui dit
00:58:03à un moment donné
00:58:03il va falloir
00:58:04également encore
00:58:05faire des efforts
00:58:05donc finalement
00:58:06ce sont toujours
00:58:06les mêmes
00:58:07qui doivent faire des efforts
00:58:08On est passé
00:58:09de la logique
00:58:10du quoi qu'il en coûte
00:58:11à aujourd'hui
00:58:12les caisses sont vides
00:58:12donc on est à peu près
00:58:14dans ce schéma
00:58:15bon je pense que
00:58:17la pression
00:58:17est extrêmement forte
00:58:18ça fait des semaines
00:58:19maintenant
00:58:19que la pression
00:58:20est là sur le gouvernement
00:58:22donc avec les aides ciblées
00:58:23ça permet un petit peu
00:58:25de faire baisser
00:58:25comme on dit
00:58:26la température
00:58:26de dire
00:58:27on fait quand même
00:58:27quelque chose
00:58:28mais dans les faits
00:58:29je pense qu'il y a
00:58:30beaucoup de Français
00:58:31qui ont besoin
00:58:31quand même
00:58:32de leur voiture
00:58:32qui n'auront pas
00:58:33nécessairement accès
00:58:35à ces aides ciblées
00:58:36qui vont souffrir
00:58:37qui vont devoir
00:58:37faire des choix
00:58:38en fait
00:58:38donc ça va se répercuter
00:58:39je pense
00:58:40sur il y a des entreprises
00:58:41sur des projets
00:58:42ça peut être des choses
00:58:43les premières choses
00:58:45qu'on va couper
00:58:45c'est quoi
00:58:45c'est peut-être
00:58:46les quelques jours
00:58:47de vacances en famille
00:58:48c'est les restaurants
00:58:49c'est bref
00:58:50donc il y aura
00:58:51des impacts aussi
00:58:52sur la question
00:58:53de la croissance économique
00:58:54sur l'inflation
00:58:55et je pense aussi
00:58:56ce qui est intéressant
00:58:57c'est intéressant
00:58:58enfin
00:58:59on a l'impression
00:59:00d'être devant
00:59:01une espèce de laboratoire
00:59:02aussi à l'échelle internationale
00:59:03à l'échelle mondiale
00:59:04on a vu qu'après
00:59:05la crise Covid
00:59:05c'était autre chose
00:59:06mais bon
00:59:07tout le monde
00:59:07est allé
00:59:08beaucoup de pays
00:59:09c'était justement
00:59:10le quoi qu'il en coûte
00:59:11on donne énormément
00:59:12d'aide et tout
00:59:12et maintenant
00:59:13sur cette nouvelle crise
00:59:15énergétique
00:59:15ça va dans certains pays
00:59:17où on va donner
00:59:18vraiment des aides
00:59:19et on regarde
00:59:19en Espagne
00:59:20par exemple
00:59:20un plan
00:59:20c'est plusieurs milliards
00:59:21d'euros
00:59:22dans d'autres pays
00:59:24on a vu également
00:59:25la Grèce a décidé aussi
00:59:27de donner un certain répit
00:59:29dans d'autres endroits
00:59:30je regardais par exemple
00:59:31en Indonésie
00:59:31c'est autre chose
00:59:32mais on est dans cette logique
00:59:34de dire
00:59:34vous allez faire
00:59:35une journée par exemple
00:59:36de télétravail
00:59:37vous voyez ça commence
00:59:38on voit qu'on est dans
00:59:39un laboratoire
00:59:40à ciel ouvert
00:59:42et on va voir finalement
00:59:43au bout du compte
00:59:44la croissance
00:59:44qu'est-ce que ça va avoir fait
00:59:46sur la croissance économique
00:59:47et sur les dépenses publiques
00:59:49on cherche des idées
00:59:49les idées coûtent cher aussi
00:59:50le portail
00:59:52on va terminer avec
00:59:53une autre histoire
00:59:54qui inquiète aussi beaucoup
00:59:55c'est celle du portail officiel
00:59:58vous savez
00:59:58qui gère vos cartes d'identité
00:59:59vos passeports
01:00:00vos permis de conduire
01:00:01qui a été piraté
01:00:02annonce du ministère
01:00:03de l'intérieur
01:00:04aujourd'hui
01:00:04près de 12 millions
01:00:05de comptes
01:00:06seraient concernés
01:00:07par cette fuite de données
01:00:07une attaque informatique
01:00:08qui a visé
01:00:09l'agence nationale
01:00:10des titres sécurisés
01:00:11des ANTS
01:00:12survenus la semaine dernière
01:00:13alors que s'est-il passé exactement
01:00:16Valentin Rouil
01:00:17on nous explique
01:00:17on sera juste après
01:00:18avec Denis Jacobini
01:00:20qui est expert judiciaire
01:00:21en informatique
01:00:22spécialisé en cybercriminalité
01:00:25une cyberattaque
01:00:26sur le site France Titres
01:00:28l'agence nationale
01:00:29des titres sécurisés
01:00:30un site qui est normalement
01:00:32sécurisé pour vos demandes
01:00:33de permis de conduire
01:00:35ou de carte d'identité
01:00:37ou de passeport
01:00:38ou d'immatriculation
01:00:39de véhicules
01:00:41des données qui ont donc
01:00:42été vendues
01:00:43sur le dark web
01:00:43le ministère de l'intérieur
01:00:44affirme qu'il s'agirait
01:00:45du vol
01:00:46des identifications
01:00:47de connexion
01:00:48des civilités
01:00:49des noms
01:00:50prénoms
01:00:51ou encore de l'adresse postale
01:00:52les personnes concernées
01:00:54vont faire partie
01:00:55d'une information personnalisée
01:00:57et encadrée
01:00:58par le ministère
01:00:59de l'intérieur
01:01:00ce n'est pas un cas isolé
01:01:01il y a une récente vague
01:01:02de cyberattaques
01:01:03en France plutôt massive
01:01:04en 2025
01:01:05l'agence nationale
01:01:06de la sécurité
01:01:07des systèmes
01:01:08d'information
01:01:08a traité
01:01:09196 incidents
01:01:11liés à des vols
01:01:11de données
01:01:12contre 130
01:01:13en 2024
01:01:14exemple
01:01:15très récent
01:01:16avec la fédération
01:01:17française de tir
01:01:18où des données
01:01:19des licenciés
01:01:20avaient fuité
01:01:21en fin d'année 2025
01:01:22en ce début d'année
01:01:23le ministère
01:01:24de l'intérieur
01:01:25avait évoqué
01:01:26des cambriolages
01:01:27liés
01:01:28à ces données volées
01:01:30Bonsoir Denis
01:01:31Jacobini
01:01:32expert judiciaire
01:01:33en informatique
01:01:33spécialisé en cybercriminalité
01:01:35on parle de
01:01:36jusqu'à 12 à 19 millions
01:01:38de français concernés
01:01:39selon les estimations
01:01:41c'est considérable
01:01:42comment un site aussi
01:01:44stratégique
01:01:44ANTS
01:01:45on a tous
01:01:46on s'est tous connectés
01:01:47déjà sur ce site
01:01:47pour renouveler
01:01:48une carte d'identité
01:01:49une carte grise
01:01:51un passeport
01:01:52on nous pose
01:01:5350 000 questions
01:01:54il faut valider
01:01:55avec son téléphone
01:01:56enfin
01:01:56c'est extrêmement sécurisé
01:01:58on a du mal
01:01:58à comprendre
01:01:59comment un site
01:01:59comme ça
01:02:00peut-il être compromis
01:02:01aujourd'hui
01:02:03bien en fait
01:02:04il y a plusieurs manières
01:02:05de rentrer
01:02:06sur un site internet
01:02:07il y a la manière
01:02:08des usagers
01:02:09qui elles nécessitent
01:02:11un grand nombre
01:02:12d'authentifications
01:02:14et puis il y a
01:02:15la manière
01:02:15côté un petit peu
01:02:19agent
01:02:22la connexion
01:02:23que vont utiliser
01:02:26l'équipe
01:02:27les équipes
01:02:28à la fois
01:02:29d'utilisateurs
01:02:30mais aussi
01:02:31techniques
01:02:31et en fait
01:02:33en passant
01:02:34par ces portes
01:02:35qui elles
01:02:36sont
01:02:38moins protégées
01:02:39où l'authentification
01:02:40elle va être
01:02:41faite plus
01:02:42en amont
01:02:43pour
01:02:44des usages
01:02:45multiples
01:02:46et bien
01:02:47très souvent
01:02:48lorsqu'un usage
01:02:50est autorisé
01:02:50pour une fonction
01:02:51si un pirate
01:02:52en fait
01:02:52arrive à récupérer
01:02:53ses droits
01:02:53arrive à récupérer
01:02:55ses fonctions
01:02:55et bien
01:02:56il peut faire
01:02:56ce qu'on appelle
01:02:57des mouvements latéraux
01:02:58c'est-à-dire
01:02:58il peut profiter
01:02:59de certains privilèges
01:03:00contre certains utilisateurs
01:03:02pour après
01:03:03utiliser ses privilèges
01:03:05pour d'autres types
01:03:06de données
01:03:06qui peuvent être
01:03:07stockées
01:03:07sur le système
01:03:08qu'il utilise
01:03:09Alors aujourd'hui
01:03:10Alors aujourd'hui
01:03:10le ministère
01:03:10tente de rassurer
01:03:11en disant que les comptes
01:03:12ne sont pas
01:03:13directement accessibles
01:03:14Est-ce que c'est vrai ?
01:03:16Est-ce que ce n'est pas
01:03:16une façon de minimiser
01:03:18le danger réel
01:03:20qui correspond
01:03:21à cette usurpation
01:03:23d'identité
01:03:23aujourd'hui ?
01:03:26Alors
01:03:28si on parle
01:03:29des comptes
01:03:30bancaires
01:03:30non
01:03:31il n'y a pas
01:03:32d'informations bancaires
01:03:33qui ont été volées
01:03:35si on parle
01:03:36des comptes
01:03:36utilisateurs
01:03:37il y a les identifiants
01:03:39qui ont été volés
01:03:40malgré tout
01:03:41Ces identifiants
01:03:42vous savez que
01:03:43lorsque vous demandez
01:03:45à un site internet
01:03:46de renouveler
01:03:47votre mot de passe
01:03:47et bien on va vous
01:03:48redemander
01:03:49votre identifiant
01:03:50et vous allez recevoir
01:03:52sur votre boîte mail
01:03:54et bien
01:03:54un code
01:03:55ou un lien
01:03:56vous permettant
01:03:57de réinitialiser
01:03:58l'accès
01:03:58et bien
01:03:59les informations
01:04:00qui ont été volées
01:04:01peuvent être
01:04:02un début de piste
01:04:02un début d'informations
01:04:04qui permettent
01:04:05justement
01:04:06des cambrioleurs
01:04:07d'aller plus loin
01:04:08dans la démarche
01:04:08Qu'est-ce qu'il peut
01:04:10faire concrètement
01:04:10avec ces informations
01:04:11effectivement
01:04:12on disait
01:04:13non, date de naissance
01:04:14email, adresse, téléphone
01:04:15ça leur sert à quoi
01:04:16aujourd'hui
01:04:17ces informations ?
01:04:18Alors
01:04:19soit
01:04:19ça peut leur servir
01:04:21pour monter
01:04:22des campagnes
01:04:23de phishing
01:04:24des campagnes
01:04:25de phishing
01:04:26par email
01:04:27par SMS
01:04:29notamment
01:04:29ça leur permet
01:04:30d'avoir des informations
01:04:31et de prendre contact
01:04:32avec
01:04:33de futures victimes
01:04:35pour se faire passer
01:04:36pour un organe
01:04:37de confiance
01:04:38pour
01:04:40quelqu'un
01:04:41qui
01:04:41les connaît bien
01:04:42et donc
01:04:43qui du coup
01:04:44va leur demander
01:04:45un ensemble
01:04:45d'informations
01:04:47va leur poser
01:04:48des questions
01:04:48et obtenir
01:04:49des informations
01:04:49complémentaires
01:04:50que les futures victimes
01:04:52peuvent leur donner
01:04:52parce que
01:04:53eh bien
01:04:54elles ont confiance
01:04:55et puis
01:04:57aussi
01:04:57ces informations
01:04:58peuvent être utilisées
01:04:59pour fabriquer
01:05:00des faux papiers
01:05:01Merci beaucoup
01:05:02Denis Jacobini
01:05:03merci d'avoir été avec nous
01:05:04expert judiciaire
01:05:04en informatique
01:05:05spécialisée en cybercriminalité
01:05:07c'est un vrai sujet
01:05:08parce qu'aujourd'hui
01:05:08qu'on le veuille ou non
01:05:09c'est notre vie entière
01:05:10qui est enfermée
01:05:11dans des coffres forts
01:05:12numériques
01:05:12et des coffres forts
01:05:13qui visiblement
01:05:13ne sont pas inviolables
01:05:14Merci beaucoup
01:05:15Karim Abrique
01:05:16merci au lieutenant-colonel
01:05:17Vincent Arbarretti
01:05:18à Manas Chirali
01:05:19à Régis Le Saumier
01:05:21merci d'avoir décrypté
01:05:22le meilleur de l'info
01:05:22avec moi
01:05:23cnews.fr
01:05:23pour revoir
01:05:24toutes vos émissions
01:05:25l'actualité continue
01:05:26l'édition de la nuit
01:05:27avec Marc Gossifert
01:05:28et tout de suite
01:05:29c'est avec le sourire
01:05:30le rendez-vous
01:05:31humour de CNews
01:05:32belle soirée
01:05:33belle nuit à vous
01:05:34et à demain
01:05:3422h
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