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  • il y a 7 semaines
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Merci beaucoup Maxime Brandstetter avec Thomas Boutin à la caméra.
00:04Bonsoir à tous, bienvenue, on parle politique aussi ce soir sur BFM TV.
00:08Plus que quelques heures pour le dépôt des listes du second tour.
00:12C'est demain, 18h, la bataille des alliances est en marche et pourrait rebattre les cartes du premier tour.
00:17On accueille sur le plateau Iann Brossat.
00:19Bonsoir à vous, bienvenue, sénateur PCF de Paris.
00:22Vous êtes sur la liste d'Emmanuel Grégoire.
00:25Bienvenue à vous, Laurence Saillet.
00:26Bonsoir, ancienne députée européenne, ancienne membre du parti Les Républicains.
00:31Bonsoir et bienvenue.
00:33En plateau également, Victor Hérault, Antoine Oberdorf, Bruno Jédy, Rocaïa Diallo.
00:38Bonsoir à tous les six.
00:40Je voulais d'abord qu'on commence par cette dernière information sur Paris.
00:43On révélait cette fusion de listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizon.
00:50Est-ce que cette fusion, et je me tourne vers vous, Laurence Saillet, est-ce qu'elle est toujours d
00:53'actualité ce soir ?
00:55Tout à fait d'actualité. Les deux l'ont confirmé.
00:58Et d'ailleurs, au 20h, ça a bien été confirmé par M. Bournazel.
01:02Il a aussi annoncé qu'effectivement, lui ne serait pas sur cette liste.
01:05Mais par ailleurs, ça ne change rien à ce qui a été prévu en termes de fusion.
01:10Alors, je vous pose la question, pardon, parce que visiblement, il y aurait d'eau dans le gaz.
01:14Il a annoncé effectivement, on a appris ce soir cette fusion.
01:17Il a annoncé aux 20h qu'il se retirait de la liste, alors que visiblement, ce n'était pas tout
01:25à fait ce qui avait été convenu avec Rachida Dati.
01:28Il aurait dû être deuxième sur cette nouvelle liste fusionnée.
01:32Et les négociations seraient au point mort. Vous n'êtes pas au courant ? Vous n'avez pas cette information
01:35?
01:35Moi, la seule information que j'ai, c'est que la fusion a bien lieu et qu'il n'y
01:38a pas de difficultés particulières par rapport à ça.
01:40Victor Hérault, vous avez les mêmes infos que nous ?
01:43Oui, alors les informations, en plus, sont confirmées par les camps concernés.
01:47Effectivement, Pierre-Yves Bournazel devait être, c'était le fruit des négociations de la journée numéro 2 de cette liste
01:53commune d'alliances entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel.
01:56Coup de théâtre aux 20h.
01:58Pierre-Yves Bournazel annonce qu'il ne souhaite pas apparaître sur la liste.
02:03Or, il n'a pas prévenu Rachida Dati de cette décision.
02:06Il n'aurait même d'ailleurs pas prévenu ses équipes, ou alors quelques petites minutes avant d'entrer en plateau.
02:10Donc, c'est vraiment une décision surprise, un petit coup de théâtre.
02:13Il se trouve que ça change quand même pas mal la donne, parce que ça fait perdre de la crédibilité.
02:16Ah bah tout de suite, ça fragilise un tout petit peu la liste d'Ati Bournazel.
02:21Mais je ne figurerai pas dans cette alliance, ça veut dire, si vous voulez, qu'il ne soutient pas dans
02:25toute autre chose.
02:25Sans qu'avenir Rachida Dati, vous soutenez réagir, Yann Brossard ?
02:27Mais tout cela ne ressemble à rien.
02:29Si vous me permettez, j'ai suivi, j'ai participé à la campagne des élections municipales de premier tour.
02:34J'ai regardé ce qui se disait, y compris du côté de la droite.
02:37Monsieur Bournazel a mené toute la campagne du premier tour en expliquant qu'il ne fusionnerait jamais avec Mme Dati
02:43parce qu'elle est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour corruption et trafic d'influence et qu'elle risque dix
02:48ans de prison.
02:49C'est lui qui le disait.
02:50Il se trouve que c'est vrai par ailleurs, mais c'est lui qui le disait et qui l'expliquait,
02:54qui l'exposait comme un motif de non-fusion.
02:56Par ailleurs, Mme Dati a passé toute la campagne à l'insulter en disant qu'il était, je le cite,
03:01je crois que c'était dans les grandes gueules,
03:03qu'il était l'incarnation physique de la droite la plus bête du monde.
03:06Et ces gens qui se sont insultés pendant toute la campagne de premier tour vont fusionner.
03:10Mais comme M. Bournazel ne l'assume pas et qu'il a en réalité honte de cette fusion qui lui
03:16a été imposée,
03:17il dit « moi je ne figurerai pas sur la liste ».
03:19Tout cela ne ressemble strictement à rien.
03:20J'imagine que vous vous frottez quand même les mains, j'imagine, ce soir.
03:24Alors vous qui êtes sur la liste d'Emmanuel Grécoir, c'est plutôt une bonne nouvelle pour vous.
03:27Vous voulez que je vous dise la vérité ? Même pas, parce que je pense que ça ne rehausse pas
03:29la politique au regard des électeurs.
03:31Quand des gens s'insultent et finissent par figurer sur la même liste, ça n'est pas...
03:35M. Brossard, M. Brossard, si vous me permettez...
03:38Ah non, des alliants qui explosent, le soir même, ils sont annoncés, avouez que c'est quand même...
03:43Vous êtes un peu naïf là-dessus, M. Brossard.
03:46Laurence Saillet.
03:47Vous avez vu le niveau de vos commentaires.
03:49Franchement, M. Brossard, vous me permettez de vous répondre ?
03:51C'est vous, vous avez vu la campagne que vous avez menée, la campagne de calomnie permanente.
03:55On n'a pas le droit de dire que Mme Dattier est envoyée devant le tribunal directionnel.
03:57J'attends, vous avez fini, je vais pouvoir vous répondre.
03:58Laurence Saillet, allez-y.
03:59Excusez-moi, c'est une vérité.
04:00Voilà, d'accord, très bien.
04:01Vous vous rendez compte quand même de l'enjeu là ?
04:04Je laissez parler, Laurence Saillet.
04:05On parle de 6 ans pour les Parisiens.
04:07Et vous, vous faites vos petits commentaires de cancanerie.
04:10Vous avez saccagé Paris.
04:11Enfin, madame.
04:12Le périscolaire, les enfants sont violés dans le périscolaire.
04:15Madame, vous avez fait combien au premier tour ?
04:15Et vous nous parlez de ça ?
04:17Madame, vous avez fait combien au premier tour ?
04:18On ne peut pas parler avec M. Brossard.
04:19Madame, mais je vous pose une question.
04:20Non, vous me laissez dérouler s'il vous plaît.
04:21Répondez-moi, vous avez fait combien ?
04:22Vous avez...
04:2325 et nous, 38.
04:25Vous avez saccagé...
04:25La réalité, c'est que les Parisiens vous ont déjà répondu, madame.
04:27Alors, on laisse répondre Laurence Saillet.
04:30Je me permets de vous rappeler les résultats.
04:31M. Brossard, si vous ne me laissez pas parler, je m'en vais.
04:34Le suffrage univers.
04:34Yann Brossard, chacun son tour.
04:36Vous connaissez la politesse, M. Elrespe ?
04:38Non, je vais vous l'enseigner.
04:39Je vous écoute.
04:40Merci.
04:40Vous avez saccagé Paris.
04:42C'est sale.
04:43C'est insécur.
04:44Les Parisiens vous ont répondu, madame Saillet.
04:45Dans le périscolaire, c'est un pire scandale.
04:47Madame Saillet, les Parisiens...
04:49Pardonnez-moi, Yann Brossard.
04:50Non, franchement, monsieur Brossard.
04:52Laissez Laurence Saillet répondre.
04:53Je vous donne le micro derrière.
04:54Mais pour autant, vous devez l'entendre.
04:56Tous les parents sont inquiets pour le périscolaire.
05:00C'est honteux.
05:00Ce n'est pas pour vous qu'ils ont voté.
05:02C'est honteux ce qui est en train de se passer, M. Brossard.
05:05Alors, vos petits commentaires.
05:07Franchement, vous devriez avoir honte.
05:08Vous n'avez apporté aucune réponse.
05:10Madame Saillet, est-ce que madame Dati est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour
05:13le sujet de trafic d'influence ?
05:15Mais sauf que...
05:15Vous allez y aller aussi pour ça, monsieur.
05:17Mais c'est une calomnie, madame Saillet.
05:18Pardon, pardon, Laurence Saillet.
05:19Mettez-moi en diffamation.
05:20On verra si vous ne serez pas entendus par la...
05:23Laurence Saillet, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
05:26On vous apprend donc cette information ce soir.
05:28Il y a de l'eau dans le gaz, visiblement, entre Pierre-Yves Bournazel et Rachid Adati
05:31qui devait pourtant former une alliance en vue du second tour.
05:36Comment vous réagissez en...
05:37Mais moi, je réagis simplement.
05:38Pierre-Yves Bournazel, finalement, se dédice et n'a pas prévenu, n'a pas pensé à prévenir Rachid Adati.
05:43Madame, je vous assure.
05:44Hier soir, j'étais sur votre plateau.
05:45On a eu les résultats de ces élections.
05:47Pendant toute la nuit, les uns et les autres ont discuté pour faire ce grand rassemblement
05:51de la droite et du centre.
05:53Qu'il y ait des dysfonctionnements, peut-être...
05:57Ce n'est pas le sujet.
05:58Ce n'est pas le sujet.
05:59Nous, ce qu'on veut, c'est changer Paris.
06:01On ne veut pas six ans de gauche et d'extrême-gauche à Paris.
06:05C'est tout ce qui nous importe.
06:06Sauf que là, cette liste, donc, est fragilisée.
06:09Non, elle n'est pas fragilisée.
06:10Il y aura un accord.
06:12Les Parisiens qui veulent changer Paris
06:14voteront pour ceux qui peuvent faire changer Paris.
06:17C'est la seule chose qui nous anime.
06:19Le reste, c'est du commentaire.
06:20Franchement.
06:21Et je serai très heureuse, très heureuse, justement, dimanche prochain,
06:26quand nous obtiendrons la confiance des Parisiens,
06:28parce que nous aurons réussi à nous réunir pour chasser cette extrême-gauche
06:32qui pourrit la vie parisienne.
06:33Donc, vous y croyez encore ?
06:34Vous pensez que Rachida Dati a ses chances ?
06:36Mais c'est tout mon combat.
06:37Moi, j'ai rejoint Rachida Dati.
06:39Pourquoi ?
06:40Parce que je suis convaincue qu'il faut ce changement.
06:42Parce que j'en ai marre.
06:43Parce que j'ai honte de la manière dont ils ont géré Paris.
06:45J'ai honte pour cette équipe
06:46qui est alliée avec l'extrême-gauche
06:48et des LFistes sur leur liste
06:50et qui nous font des leçons de morale à longueur de journée.
06:53C'est pour ça que je me suis engagée.
06:54En l'occurrence, Emmanuel Grégoire refuse toute fusion
06:58avec la France insoumise.
06:59Il n'a pas de la fille sur sa liste ?
07:02Il a refusé les alliances.
07:03C'est ce qu'on va évoquer le cas de Daniel Simon et d'Ontario insoumise.
07:06Excusez-moi.
07:06Mais en l'occurrence, si on est très factuel,
07:09il reste moins d'une semaine à Rachida Dati
07:12pour remonter un retard de 13 points sur son rival socialiste Emmanuel Grégoire
07:16et espérer s'ouvrir les portes de l'hôtel de ville.
07:18On sait, par définition, que les fusions ne font pas nécessairement des additions.
07:23Parce que nul n'est propriétaire de ses électeurs
07:25et flécher des voix, ce n'est pas si simple que ça.
07:27Mais alors, en plus de ça, quand vous avez effectivement un Pierre-Yves Bournazel
07:30qui, semble-t-il, est déterminé à faire le service minimum dans cette fusion
07:34et souhaite s'en détacher, s'en retirer,
07:37c'est un petit peu un canard sans tête ce soir qui continue d'avancer,
07:41alors même que le même Pierre-Yves Bournazel
07:43avait, avant le premier tour, dit qu'il resterait dans le Nini
07:47et qu'il se maintiendrait,
07:48ne rejoignant donc ni Emmanuel Grégoire ni Rachida Dati,
07:52et avait posé, après le premier tour, comme condition à cette fusion,
07:56le fait qu'il n'y ait aucune alliance, aucun rapprochement
07:58avec l'extrême droite de Sarah Knafo.
07:59Cette condition est remplie, mais visiblement, ce n'est pas suffisant pour lui.
08:03Donc ça part quand même assez...
08:03Alors pardon, essayons de comprendre ce qui s'est passé,
08:05peut-être avec vous, Bruno Jeudy.
08:07Qu'est-ce qui s'est passé dans la tête de Pierre-Yves Bournazel, donc ?
08:10Je pense que ça a été assez bien décrit par Antoine et les uns les autres.
08:14Pierre-Yves Bournazel et Rachida Dati
08:16entretiennent une relation notoirement mauvaise depuis déjà longtemps.
08:20Lui-même, dans son livre qu'il a écrit au début de la campagne,
08:23écrit que ça remonte aux législatives de 2024.
08:26Il lui reproche, en gros, d'avoir pas favorisé son élection
08:31dans l'arrondissement dont il était le député.
08:34Ça, c'est pour l'origine de leur brouille.
08:36Et cette brouille, forcément, dans une campagne électorale
08:38où ils étaient concurrents, n'a fait que s'amplifier.
08:42Et on arrive hier avec les résultats.
08:46Finalement, Pierre-Yves Bournazel qui a fait une campagne
08:49plutôt déclinante, assez difficile.
08:51À mon avis, beaucoup l'ont cru qu'il allait finir sous les 10.
08:54Finalement, il est au-dessus de 10.
08:56Il s'en sort, on va dire, honorablement,
08:59mais sans faire un score qui lui permette de peser sur la campagne.
09:03Sauf que Rachida Dati, hier soir,
09:06dans son premier propos après la publication des scores,
09:12moi, je trouve qu'elle fait un discours qui n'incite pas non plus.
09:15Elle ne parle pas de fusion.
09:16Elle reconnaît qu'ils ont porté leur message
09:20associant un peu Bournazel et Knafo.
09:23Déjà, c'est un premier élément qui, à mon avis,
09:26n'enclenche pas une dynamique d'entre-deux tours.
09:30Pierre-Yves Bournazel réagit.
09:32Il se passe quelques heures.
09:34Finalement, vers 1h du matin, il y a ce tweet de Rachida Dati
09:37qui ouvre la possibilité d'une fusion.
09:39On voit bien que dans cette période-là, dans les deux camps,
09:42ça a beaucoup discuté, aussi bien pression sur Pierre-Yves Bournazel,
09:47pression sur Rachida Dati, pour que finalement, cette fusion ait lieu.
09:50Elle se déroule dans des conditions, on va dire, compliquées.
09:54Un peu bancales.
09:55Bancales, avec ce soir ce coup de théâtre.
09:56Yann Brossard.
09:57C'est toujours comme ça.
09:58C'est toujours comme ça, réellement ?
09:59C'est un peu toujours comme ça.
10:00C'est-à-dire qu'on oublie, parce que moi, je me souviens...
10:03C'est comme si vous vous discutez un peu avec votre femme.
10:05Bancales se réconciliées, on était un petit peu d'accord.
10:08On a été très blessé demain soir.
10:09Oui, le dépôt, c'est demain 18h.
10:12Il reste beaucoup de temps.
10:12Moi, je n'ai aucun signal d'alerte à ce stade.
10:15Si vous me permettez, je trouve qu'on passe un peu vite sur le résultat du premier tour.
10:21La réalité, c'est que les Parisiens ont déjoué bon nombre de pronostics
10:25qui avaient été avancés sur beaucoup de plateaux de télévision,
10:28y compris les prédictions des sondeurs.
10:30Alors, ça faisait des mois qu'on nous expliquait que les Parisiens rejetaient la gauche,
10:34ne voulaient surtout pas que la gauche soit reconduite.
10:37Nous sommes arrivés en tête avec 13 points d'avance sur Mme Dati.
10:40Tous les sondants le disaient quand même.
10:42Pas du tout, non.
10:42Les sondages prévoyaient 3 à 4 points d'avance pour nous.
10:45Ils prévoyaient la liste socialiste en tête.
10:47Et en l'occurrence, nous en avons beaucoup plus.
10:50Oui, oui, mais ça, je suis d'accord.
10:51Je suis profondément convaincu qu'il y a une majorité de Parisiens,
10:54les enquêtes d'opinion le prouvent,
10:56qui sont par exemple favorables à ce qu'on développe le logement social,
10:58qui sont favorables à ce qu'on maintienne l'encadrement des loyers,
11:02qui sont favorables à ce qu'on continue à diminuer la place de la voiture
11:04pour développer davantage les transports en commun.
11:07Vous m'avez reproché de vous couper tout à l'heure.
11:09Ne faites pas la même chose, Madame, ça y est.
11:11Donc, la réalité, c'est que sur le fond,
11:13il y a une majorité de Parisiens
11:15favorable à une politique de solidarité,
11:18de justice sociale, d'écologie.
11:20Et par ailleurs, je suis convaincu
11:23qu'une large majorité de Parisiens
11:24ne veut pas prendre le risque d'avoir demain
11:26une mère qui finisse en prison.
11:28Non, parce que la réalité avec...
11:29La réponse de Laurence Saillet...
11:31Si on fait l'addition, ça ne marche pas comme ça dans le cadre de la fusion,
11:34mais si on fait l'addition des...
11:34Dans la calomnie, ça ne fonctionne pas, M. Vaudron.
11:35Une calme de droit de Parisiens.
11:36Mais comment on pouvait dire que c'est une calomnie
11:38alors que c'est un fait ?
11:39Elle est convoquée au tribunal correctionnel
11:41six mois après les élections municipales.
11:43Mais c'est vrai ou pas, Mme Saillet ?
11:44Le niveau, M. Vaudron, parlait de votre bilan...
11:47Est-ce que c'est pas un élément
11:49qui a pu peser aussi dans le choix des partisans ?
11:51Déjà, premièrement,
11:53elle est présumée innocente.
11:54Donc merci de le respecter.
11:56Si vous avez besoin de le rappeler,
11:57c'est bien parce qu'il y a un problème.
11:58Non, c'est parce que c'est juste l'État de courant.
12:00Elle est renvoyée dans le tribunal correctionnel.
12:02Et vous n'avez que ça à dire, monsieur.
12:03Vous n'avez que ça à dire.
12:05C'est pas rien d'avoir une mère qui risque de...
12:07Mais alors, attendez, attendez.
12:08Elle reste présumée innocente.
12:09Mais au-delà de ça, au-delà de ça, Laurence Saillet...
12:11C'est vrai que vous avez passé beaucoup de temps
12:12à défendre Nicolas Sarkozy.
12:14Yann Brossat, s'il vous plaît.
12:15Au-delà de ça, au-delà de ça,
12:18Laurence Saillet,
12:19est-ce que vous avez été quand même surprise
12:21du score d'Emmanuel Grégoire ?
12:23Et comment vous l'expliquez ?
12:24Il a purgé déjà toute l'extrême-gauche.
12:26Donc il a fait le rassemblement avant.
12:27Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
12:30Oui, elle y est.
12:32Mais il a pris quand même ce qu'il fallait déjà sur la gauche.
12:34Et il a fait un rassemblement avec les Verts avant.
12:37Mais je vais vous dire, vous savez, monsieur Brossat,
12:39ne vous inquiétez pas.
12:40J'ai vu que ce rassemblement
12:41que nous étions en train de faire aujourd'hui,
12:43vous inquiétez.
12:44Mais oui, on va vous sortir dimanche.
12:47Voyez ?
12:47Et ça, c'est une grande joie pour nous.
12:49Antoine Oberdor.
12:49Pas le sentiment que ce soit ce que les Parisiens
12:51aient dit au premier tour.
12:52Pourquoi la question de Paris
12:55génère des débats aussi sensibles
12:58au-delà du fait qu'il s'agit de la capitale
13:00et un enjeu considérable ?
13:01C'est qu'en fait, ce qui se passe à Paris
13:03est aussi, non pas le prélude
13:06à l'élection présidentielle de 2027,
13:07parce que je n'aime pas enjamber les scrutins,
13:09mais en tout cas, cette alliance
13:10entre Pierre-Yves Bournazel et Rachid Adati
13:14qui vire peut-être au rendez-vous manqué,
13:16c'est un immense problème
13:17pour quelqu'un qui se trouve au Havre,
13:19qui est rassuré sur son sort au Havre,
13:21mais c'est un immense problème pour Edouard Philippe.
13:24Veut-il apparaître comme celui,
13:27par l'intermédiaire de son candidat,
13:28Pierre-Yves Bournazel,
13:29qui a entravé les chances
13:31de l'alternance d'une droite à Paris ?
13:34C'est pour un électorat de droite,
13:35et vraisemblablement,
13:37Edouard Philippe, en tant que candidat d'Horizon,
13:38ils ne se sont pas concertés, vous pensez,
13:40avec Edouard Philippe là-dessus ?
13:42Lui, le patron d'Horizon,
13:44et Pierre-Yves Bournazel ?
13:46Il y a eu un peu,
13:48ça a tangué en tout cas,
13:50il y a eu un peu de jeu
13:51entre Edouard Philippe et Sancte.
13:54Mais vraisemblablement,
13:54sur ce coup-là,
13:55Edouard Philippe n'aurait pas été mis au courant.
13:57Et il ne faut pas oublier non plus
13:57la partition de Gabriel Attal,
13:59qui est le soutien de Pierre-Yves Bournazel,
14:01et sans procès d'intention aucun,
14:03qui est le concurrent pour la présidentielle
14:05d'Edouard Philippe directement,
14:06et qui a aussi un passif,
14:08qui est un passif avec Rachel Alati.
14:09Il est notoire qu'Edouard Philippe,
14:11tout le cas, il me l'a dit,
14:12y compris janvier-février,
14:14il voulait la fusion d'Hélice.
14:18C'est plutôt Pierre-Yves Bournazel
14:19qui, lui, ne voulait pas en entendre parler,
14:21et on peut comprendre que dans la campagne,
14:22il n'allait pas non plus annoncer la fusion.
14:26Maintenant, c'est clair qu'il y a le soir,
14:28il s'est fait un peu tordre le bras
14:29pour rentrer en discussion avec Rachel Alati.
14:31Fusion un peu bancale, donc,
14:33entre Rachel Alati et Pierre-Yves Bournazel,
14:35le candidat à l'horizon.
14:36C'est pas bancale ?
14:37Selon nos informations...
14:39Vos informations, mais moi je vous dis
14:40que cette fusion, je vous le confirme,
14:42cette fusion a lieu,
14:43les deux l'ont annoncé,
14:45donc il n'y a rien de bancale,
14:46même si ça pourrait faire plaisir aux armes de l'autre.
14:47En tout cas, il n'y a pas de fusion
14:50entre la France insoumise
14:52et le Parti socialiste à Paris,
14:54contrairement à d'autres villes en France.
14:57Ils l'ont fait avant ?
14:58Vous dites qu'ils l'ont fait avant,
14:59mais en tout cas, là,
15:02Emmanuel Grégoire...
15:02J'en ai moins 30 boutiques à la société journaliste.
15:03Non, attendez, attendez, attendez,
15:04je vous explique.
15:05Emmanuel Grégoire s'est opposé
15:07à toute alliance avec la France insoumise,
15:09contrairement à plein d'autres communes
15:12en France,
15:13et je voulais qu'on écoute
15:15Sophia Sikirou,
15:16qui est la candidate
15:17à la France insoumise
15:18qui était sur BFM TV ce soir,
15:20elle n'a pas eu de nouvelles,
15:21elle le confirme,
15:21pas de nouvelles d'Emmanuel Grégoire,
15:23alors qu'elle espérait
15:25lui tendre la main,
15:26qu'il l'accepte.
15:27On regarde.
15:28Non, il n'a pas sonné,
15:30et je lui ai dit hier
15:31qu'il fallait qu'on s'unisse
15:33pour ce deuxième tour
15:34afin de barrer la route
15:35de l'hôtel de ville de Paris
15:37à Rachida Dati.
15:39Vraisemblablement,
15:40il s'y refuse
15:41puisqu'il l'a encore répété
15:42cet après-midi,
15:43et donc j'ai tenu l'engagement
15:45que j'ai pris hier
15:46devant les caméras de télévision,
15:47j'avais annoncé
15:48que si je n'avais pas d'appel
15:50d'Emmanuel Grégoire,
15:51je déposerais ma liste
15:53à la préfecture.
15:54C'est fait ?
15:54C'est fait.
15:55Nous a rejoint sur le plateau
15:56Alexis Corbière.
15:58Bonsoir, bienvenue,
15:59député écologiste et social
16:00de la Seine-Saint-Denis.
16:01Vous qui poussiez,
16:03qui poussait encore
16:04pour ces alliances à gauche,
16:06comment vous réagissez
16:07quand vous voyez qu'à Paris,
16:08notamment,
16:09mais pas seulement,
16:09à Marseille aussi,
16:10on va en parler.
16:11Il y a ce refus
16:12de la part du candidat de gauche
16:14de s'allier avec,
16:14en l'occurrence,
16:15Sophia Chikirou.
16:16Mais déjà,
16:17je vois que ce qui s'est passé
16:18dans toute la France
16:19confirme totalement
16:20ce que nous racontons
16:21depuis des mois.
16:21Il y a deux,
16:22quand même,
16:23petits perdants hier,
16:24puisque j'ai l'occasion
16:25de le dire.
16:26La ligne,
16:26je vais dire Raphaël Glucksmann,
16:27ceux qui ne disaient pas
16:28d'insoumis,
16:29il s'est un peu ridiculisé,
16:30il est allé à Limoges
16:31à la veille du premier tour
16:32en disant
16:32jamais les insoumis
16:33il ne sera en tête,
16:34aucune alliance possible.
16:35À Limoges,
16:35c'est Damien Maudet
16:36qui est en tête,
16:37qui est un insoumis unitaire,
16:38qui était avec d'autres forces
16:40et évidemment,
16:40le PS a juste raison,
16:41fait alliance
16:42avec les insoumis.
16:43Et à l'inverse,
16:44ceux qui,
16:44chez les insoumis,
16:45disaient plus jamais PS,
16:47ce soir regrettent
16:48que le PS ne les appelle pas.
16:49Bon, moi,
16:49j'étais plutôt pour,
16:50à Marseille,
16:51vraiment pour l'alliance
16:52avec la FI,
16:53à Paris,
16:53ce serait mieux.
16:54Maintenant,
16:55je veux dire,
16:55une séquence politique,
16:57ce n'est pas que le soir
16:57du premier tour.
16:58Si vous voulez l'union,
16:59ça se travaille un petit peu
17:01et quand vous mettez
17:02des gifles en permanence
17:03à quelqu'un,
17:04il y a peut-être un moment
17:05où il ne faut peut-être
17:07pas pleurer.
17:08Ils ne sont pas là
17:09pour porter évidemment
17:09leur ligne,
17:10mais François Hollande
17:11ou Raphaël Glucksmann,
17:12qui sont partisans
17:13de la tolérance zéro
17:14à l'égard de la France insoumise,
17:15ils sont battus.
17:16Ils vous rétorqueraient
17:17quand même qu'à Paris,
17:18à Marseille,
17:19à Montpellier,
17:20à Rouen,
17:21je pourrais en citer d'autres.
17:22Non, à Lille, non.
17:23À Lille,
17:24même s'il y a une alliance
17:24avec les écologistes,
17:25mais pas la FI.
17:26Mais pas la FI.
17:27C'est au fond
17:29une forme de prime
17:30à la clarté
17:31pour des maires
17:32comme Emmanuel Grégoire
17:33à Paris
17:33ou des candidats
17:34comme Emmanuel Grégoire
17:35à Paris,
17:36qui ont dit
17:36notre liste au second tour
17:38sera la même
17:39qu'au premier tour,
17:40pas de tromperie
17:40sur la marchandise,
17:41pas d'alliance avec la FI.
17:42On va se donner rendez-vous
17:43pour le second tour.
17:45Moi, ce soir,
17:46je suis clair,
17:46j'appelle à voter
17:46pour les listes de gauche
17:47en tête.
17:48Je ne bargain pas.
17:49Je viens sur Pâteau Télé,
17:50mais d'abord,
17:50j'appelle les électeurs
17:51à dire
17:51ne déconnez pas,
17:52voter.
17:53Après,
17:53on fera le bilan,
17:54tout ça.
17:55Ça fait prendre des risques.
17:56Moi,
17:56je n'ai pas envie
17:57que Marseille soit un pari.
17:58Il fait un pari gonflé.
18:00D'accord ?
18:01Maintenant,
18:01comme je n'ai pas
18:02la mémoire
18:02d'un plafond rouge,
18:03je dis aussi
18:03aux mêmes qui regrettent
18:05aujourd'hui
18:05qu'il n'y ait pas
18:05d'alliance avec eux,
18:08Sébastien Delogu.
18:09Alors,
18:09attendez,
18:10concentrons-nous
18:10d'abord sur Paris.
18:11On en revient.
18:12Oui,
18:12mais ce que je veux dire,
18:13c'est que
18:13ce qui m'intéresse
18:14en parlant de 2026,
18:16c'est de parler aussi
18:17de 2027.
18:18Si on ne veut pas
18:19arriver à une situation
18:21dramatique en 2027,
18:22il faut que maintenant
18:22on se mette au boulot
18:23une fois que la séquence
18:23municipale est terminée
18:24pour se dire
18:25comment on fait.
18:26Qu'est-ce que c'est
18:26que ça nous dit ?
18:27Ça nous dit que la gauche,
18:27la France insouïste
18:28fait partie de la gauche.
18:29C'est une force.
18:30Elle n'a pas disparu.
18:31Il faut être fou
18:32pour croire qu'elle aurait disparu.
18:33C'est une force qui s'installe,
18:34qui change par ailleurs de nature.
18:36Et j'invite à regarder
18:36dans le détail.
18:37Ceux qui cartonnent
18:38pendant l'expression
18:38au municipal,
18:39ce n'est pas un profil
18:40le Fight Club.
18:44Ceux qui en rajoutent
18:46font des mauvais scores.
18:47Sophia fait un mauvais score
18:48à Paris.
18:48Sophia Chikirou.
18:49Par contre,
18:49il y a des villes
18:50où il y a des insoumis
18:51qui subliment le score
18:52de la France insoumise
18:53parce qu'ils ont un profil
18:54unitaire et ils apparaissent
18:55comme des chefs utiles
18:57à la gauche.
18:57Qui ça par exemple ?
18:59Damien Maudet,
19:00François Picmal,
19:02indiscutablement.
19:03Bali Bagayoko
19:03était en alliance
19:04avec le Parti communiste français.
19:05Mais Damien Maudet,
19:07je veux dire,
19:07est un homme
19:07ou François Picmal.
19:08Là-dessus,
19:09parce qu'on a quand même
19:10quelqu'un qui est sur la liste
19:11d'Emmanuel Grégoire
19:12qui refuse la fusion
19:13avec la France insoumise,
19:15c'est un pari risqué.
19:17Non ?
19:18La réalité,
19:19c'est que Sophia Chikirou
19:21n'a absolument pas créé
19:23pendant sa campagne
19:24les conditions d'une union.
19:25Elle a démarré sa campagne
19:27avec une interview,
19:28je crois que c'était
19:28dans Le Parisien,
19:29dans laquelle elle disait
19:30« Je ne veux pas
19:31de maire socialiste à Paris.
19:32Mon but,
19:33c'est qu'il n'y ait plus
19:33de maire socialiste à Paris. »
19:34C'est quand même un peu bizarre
19:35de démarrer sa campagne
19:37comme ça
19:37et à l'issue du premier tour
19:39de demander des places
19:40sur la liste
19:41du socialiste
19:42dont on ne voulait pas
19:43qu'il soit maire.
19:44Enfin, excusez-moi,
19:45là aussi,
19:45je renvoie à la discussion
19:46qu'on avait tout à l'heure
19:47sur les fusions
19:48entre Mme Dattier
19:49et M. Bournazel.
19:49Moi, je crois au respect
19:50de la parole donnée
19:51et je pense que
19:52si on veut que les Parisiens,
19:53que les Français,
19:54de manière générale,
19:55aient un peu confiance
19:56dans leurs responsables politiques,
19:57il faut qu'ils tiennent une ligne
19:58et qu'ils respectent
20:00ce qu'ils ont dit
20:00devant les électeurs.
20:01Sinon,
20:02ça ne ressemble plus à rien
20:03et on dégrade la confiance
20:04qu'on a avec eux.
20:05Et donc,
20:05je le dis à l'ensemble
20:07des électeurs,
20:07quel qu'était leur vote,
20:08y compris ceux
20:09qui ont voté
20:10pour Mme Chikirou,
20:11le choix au deuxième tour,
20:12il est hyper simple.
20:13Soit c'est Mme Dattier,
20:15soit c'est M. Grégoire,
20:16soit c'est la droite,
20:17soit c'est la gauche,
20:18soit c'est l'encadrement
20:19des loyers,
20:20soit c'est le démantèlement
20:21de l'encadrement des loyers,
20:22soit c'est le développement
20:23du logement social,
20:24soit c'est la fin
20:24du logement social.
20:25C'est hyper simple,
20:26c'est ça que les électeurs
20:27vont devoir.
20:27Est-ce qu'elle a annoncé
20:28qu'elle avait déjà déposé
20:29sa liste,
20:30Sophia Chikirou ?
20:31Est-ce que,
20:31vu que la liste
20:33d'Emmanuel Grégoire
20:34refusait une alliance
20:36avec la France insoumise,
20:37est-ce qu'elle n'aurait pas dû,
20:38Sophia Chikirou,
20:39se retirer
20:40pour que la gauche
20:41puisse gagner ?
20:42Bon,
20:43moi,
20:44vous avez compris
20:45que j'aurais préféré
20:46qu'à Marseille ou à Paris
20:47il y ait l'alliance.
20:48Mais j'approuve
20:49ce que dit Yann Brossard,
20:50c'est-à-dire que,
20:50attention,
20:51parce que quand vous faites
20:53un début de campagne
20:54en fanfare,
20:54en disant
20:55mon objectif,
20:57c'est-à-dire l'article du Parisien,
20:58le titre c'est
20:58je ne veux plus de socialiste
20:59à l'hôtel de ville
21:00et qu'on décoche
21:02peu de flèches
21:02contre Mme Dati
21:03mais beaucoup
21:04contre les socialistes,
21:05ça produit un effet.
21:06Et après,
21:07c'est un peu piquant
21:07de pleurer
21:09les effets que ça a produit.
21:10D'accord ?
21:11Donc,
21:11je répète cette ligne
21:13et là,
21:13je m'adresse à nouveau
21:14aux insoumis.
21:14La ligne
21:16Sophia Chikirou
21:17est battue.
21:18La ligne
21:19pique-mal
21:20et modée
21:20est récompensée.
21:21Tirez-en la conclusion.
21:23À savoir,
21:23les provocations
21:24ne servent à rien.
21:26mais il y a un chemin
21:28d'insoumission unitaire
21:29qui est utile
21:30à l'ensemble de la gauche
21:31qui est bon.
21:32Elle est sanctionnée
21:33Sophia Chikirou.
21:35Mélenchon fait 30%
21:36à Paris.
21:36Ça n'est pas un bon score.
21:38Ils auraient dû faire mieux.
21:39Elle commence
21:39la campagne à 15%.
21:41Donc,
21:41j'aimerais...
21:42Après,
21:42je suis pour l'union.
21:43Ce n'est pas le problème.
21:44Vous dites
21:45qu'il y a des LFI
21:46qui sont capables
21:47de rassembler
21:48et d'autres
21:48qui ne le sont pas.
21:50Jean-Luc Mélenchon,
21:51il est capable
21:51de rassembler ?
21:52Je pense que lui
21:53et je pense que
21:53chez les insoumis,
21:54il faudrait qu'il en tire la leçon
21:55s'il y avait la possibilité
21:56dans le congrès
21:57d'une conférence
21:57d'en discuter.
21:58Je sais bien,
22:00moi j'ai été exclu
22:01de la France insoumise
22:02pour ça,
22:02parce que c'est cette discussion.
22:04Je disais,
22:04il ne faut rien lâcher
22:05sur le programme
22:05parce qu'on a un bon programme.
22:07Mais la stratégie,
22:08il faut la sublimer.
22:09Et Jean-Luc,
22:10je pense,
22:10il doit comprendre
22:11qu'il n'aide pas.
22:12Au sein des insoumis,
22:13il y a des gens intelligents.
22:14Pourquoi ils ne pourraient pas
22:15imaginer que ce soit peut-être
22:16notre candidat ?
22:17Ils vont avoir des maires
22:18qui vont avoir de la visibilité.
22:20C'est ça qui m'intéresse.
22:21Pour travailler à l'union,
22:22pas la division.
22:23Laurent Saillet.
22:24Moi, je ne comprends plus rien.
22:25Si vous avez compris,
22:26vous inquiétez pas.
22:27Vous pensez à ma place.
22:28D'accord, ok.
22:29Je vous remercie.
22:29Si vous voulez,
22:30vous faites les questions,
22:30les réponses, ok.
22:31Non, je ne suis pas présente.
22:32Allez-y, Laurent Saillet.
22:33Parce que M. Corbière,
22:34je le connais très bien,
22:37par ailleurs,
22:38et je ne vous suis pas.
22:39Parce que d'un côté,
22:40vous vous offusquez
22:41par rapport aux prises de position
22:43de Jean-Luc Mélenchon
22:44et de ce qu'il a fait
22:45de dramatique,
22:47notamment avec l'affaire Epstein
22:48et je ne vais pas revenir
22:49sur le sujet.
22:50Vous êtes toujours en train
22:51de vous offusquer
22:52de ce que fait Jean-Luc Mélenchon.
22:53Vous parlez de son antisémitisme
22:55dans la prononciation, etc.
22:56Honteux.
22:57Je vous rajoute la jeune garde.
22:59Tout ça, tout ça.
23:00Impliqué dans la mort de...
23:01Vous n'êtes d'accord avec rien
23:01de tout ça.
23:02Et d'un autre côté,
23:03tous les jours,
23:04vous êtes en train de dire
23:05que vous voulez faire des accords
23:07ou être avec la France insoumise.
23:09Mais c'est la France insoumise,
23:10Jean-Luc Mélenchon.
23:11Non.
23:11Vous avez lu la meute.
23:13Ben voilà.
23:14Bon, ok.
23:15Non mais je ne comprends pas.
23:16C'est comme si...
23:17C'est un parti,
23:18je vais finir,
23:19qui est très incarné
23:20par l'homme qui dirige ce parti.
23:21Madame Chikirou,
23:23c'est quelqu'un,
23:24un pilier de la France insoumise.
23:26En fait, vous voulez la France insoumise
23:27sans les gens
23:28qui la constituent,
23:29qui l'ont créée
23:30et qui la font exister.
23:31Ça s'appelle autrement.
23:32Ça ne s'appelle pas
23:33la France insoumise.
23:34Écoutez-moi,
23:34Laurent Sallier,
23:35c'est que précisément
23:36quand il y a des provocations
23:37et Sophia Chikirou
23:38a fait une campagne de provocation,
23:40c'est un mauvais score.
23:41Vous la connaissez.
23:41Quand il y a,
23:42et aussi Damien Maudet,
23:44François Picmal
23:45sont des fondateurs
23:45de la France insoumise,
23:46des gens qui ont des profils unitaires,
23:48ils font des bons scores.
23:50Ce ne sont pas eux
23:50les piliers de la France insoumise.
23:51Non, les gens les connaissent
23:52mais ne les connaissent pas
23:53à travers des clashs,
23:54les connaissent à travers...
23:54Ce n'est pas eux
23:54qui sont mis en avant.
23:55François Picmal à tous
23:56est très connu
23:57sur le combat du logement,
23:58par du droit au logement.
23:59Il est respecté,
24:00c'est un emploi qui il est devant.
24:01Il n'incarne pas la France insoumise.
24:02Il n'incarne tout à fait localement.
24:04Non mais là-dessus,
24:12ce sont les personnalités
24:13les plus violentes.
24:14Je répète,
24:15et ça se voit...
24:16Vous savez,
24:17la carte de France électorale
24:18elle est très contrastée.
24:19Et il y a des contrastes
24:20qui sont très significatifs.
24:21En Seine-Saint-Denis,
24:22la ligne insoumise
24:23elle est battue rudement
24:24dans beaucoup d'endroits.
24:25Contrairement à ce qui se dit.
24:26À Aubert-Villy,
24:27ils font un mauvais score.
24:28À Montreuil,
24:29Jean-Luc Mélenchon,
24:29c'est ma ville,
24:30faisait 55%.
24:31La liste d'union
24:32avec Patrice Bessac
24:33triomphe à 57%.
24:34Pendant que la France insoumise
24:35se fait 23%.
24:36Ça a du sens.
24:37D'accord ?
24:38Moi, j'ai été élu député,
24:39j'ai longtemps dirigé
24:39la France insoumise.
24:40L'électorat insoumis me dit
24:41on veut de l'unité.
24:43On veut arrêter de jouer
24:44des provocations.
24:45Et quand il y a des gens
24:46qui sont des visages de provocation,
24:47ils sont sanctionnés.
24:48Quand à l'inverse,
24:49il y a des insoumis
24:49qui ont une bonne ligne,
24:50celle que j'ai essayé de porter
24:51sur leur ville
24:52parce que le national
24:54ne vient pas les embêter,
24:55ils sont récompensés.
24:56Pourquoi ils ne vous ont pas suivi ?
24:56Dans un instant,
24:57on sera un an
24:58où il y a une autre fusion
25:00LFIPS.
25:00Mais juste avant,
25:01vous fassiez à jouer un mot.
25:07Que la droite parisienne
25:08se permette de faire la leçon,
25:11de faire la morale,
25:12je trouve ça hallucinant
25:13quand on regarde
25:14la liste sur laquelle
25:15vous figurez.
25:16Sur la liste de Mme Dati,
25:17il y a Max Wadzini
25:18qui a comparé
25:18les musulmans à des chiens.
25:20Qui a comparé
25:21les musulmans à des chiens.
25:22Vous trouvez ça normal ?
25:24Vous trouvez que c'est
25:25acceptable de faire ça ?
25:26Mais vous avez vu votre liste ?
25:27Vous avez vu votre liste ?
25:28Vous n'avez pas honte ?
25:29J'en termine.
25:31Contre ceux qui sont amis de Corbyn,
25:32ceux qui disent
25:33que la police tue.
25:34Mais vous vous rendez compte,
25:35vous avez la liste
25:36de la honte, monsieur.
25:37Ça vous dérange à ce point.
25:38Et on ne vous a pas invité
25:39sur notre liste.
25:40Donc vos commentaires.
25:41Allez, allez, pardon.
25:42Terminez, Yann Brossin.
25:43Ne vous inquiétez pas,
25:44vous n'aviez pas votre place.
25:45Nous, on ne prend pas
25:46des extrémistes.
25:47Ce n'est pas extrémiste,
25:49ce n'est pas raciste
25:49de comparer des musulmans
25:50à des chiens.
25:51Vous trouvez ça normal ?
25:52Vous vous investissez.
25:54On va aller si vous le voulez bien.
25:56J'ai l'impression
25:57que vous avez vraiment
25:5710 ans,
25:58j'ai l'impression d'être
25:58à la cour de maternelle.
25:59Votre niveau, monsieur,
26:01est désespérant.
26:02Ce n'est pas du tout
26:02un débat politique.
26:03S'il vous plaît.
26:04Vous êtes un commentateur
26:05à petit bras.
26:06Allez, vous le disiez.
26:08Et je pense que c'est
26:09une insulte à beaucoup de nos.
26:10Olivier Fautor,
26:12le patron du PS le disait,
26:14pas d'alliance nationale
26:16entre le Parti Socialiste
26:18et la France Insoumise.
26:20Force est de constater
26:21que la consigne
26:22n'a pas été tout à fait
26:22respectée au niveau local.
26:24C'est moins qu'on puisse dire
26:25à Limoges, à Brest,
26:28à Nantes aussi.
26:30Quasiment partout.
26:30J'ai pris des encres
26:32un peu marquants.
26:32Vous avez raison,
26:34les non-fusions sont rares.
26:36Paris, Marseille, Lille.
26:38Mais à Nantes,
26:39on va aller retrouver
26:40notre journaliste Clémence Renard.
26:43Bonsoir Clémence.
26:44Nantes, donc,
26:45où la mère PS sortante,
26:48Johanna Roland,
26:48scelle un accord,
26:49elle aussi,
26:50avec la France Insoumise.
26:53Tout à fait.
26:54Après 24 heures de discussion,
26:56un accord de fusion démocratique
26:58a donc été trouvé
26:59entre la liste nantaise
27:01de la France Insoumise
27:02et Johanna Roland,
27:03la mère socialiste sortante.
27:05C'est William Ocant,
27:07le candidat LFI
27:08qui est d'ailleurs
27:09à l'origine de cette demande
27:10de fusion qu'il a annoncée
27:11tout à l'heure,
27:12peu avant 19h.
27:13C'était devant l'hôtel de ville
27:14lors d'une manifestation
27:15organisée par des syndicats
27:16et des militants insoumis.
27:18Le moins que l'on puisse dire,
27:19c'est que c'était loin
27:20d'être gagné.
27:21À la mi-journée,
27:22les équipes de William Ocant
27:23ont publié un communiqué
27:24d'abord pour annoncer
27:25qu'aucun accord n'avait été trouvé
27:27avec Johanna Roland.
27:28William Ocant
27:28qui avait d'ailleurs menacé
27:29de déposer sa liste
27:30dès ce soir
27:31si la mère sortante
27:32ne changeait pas d'avis.
27:33Alors, l'accord a donc fini
27:34par être trouvé
27:35en début de soirée.
27:36LFI et le PS s'allient
27:38ici à Nantes
27:39pour former la gauche unie
27:40au second tour
27:41des élections municipales
27:42en échange de 10 sièges
27:44pour la France insoumise
27:45et 5 en métropole
27:46en cas de victoire.
27:47En revanche,
27:47il n'y a pas eu d'accord
27:48en ce qui concerne le programme.
27:49Les deux parties
27:50ne formeront pas
27:51de programme commun
27:52et donc le programme
27:53qui sera mis en oeuvre
27:54en cas de victoire
27:54c'est celui de la mère sortante
27:56Johanna Roland.
27:57Et donc, désormais,
27:58il faut imprimer
27:59les nouveaux tracts
27:59à l'effigie de cette fusion
28:01pour continuer
28:02cette campagne
28:03auprès des électeurs
28:04jusqu'à dimanche.
28:05Les électeurs
28:05avec qui on a pu échanger
28:06et qui nous disent
28:07d'ailleurs être très divisés
28:08ici à Nantes
28:10en ce qui concerne
28:11cette nouvelle union.
28:13Merci beaucoup Clémence
28:14et David Bouteiller.
28:16Qu'est-ce que ça nous dit ?
28:16Vous, vous y voyez donc
28:17un message, Alexis Corbière,
28:18un avant-goût
28:19de ce à quoi on va être confrontés
28:21en 2027,
28:22c'est-à-dire
28:22le PS va forcément
28:24avoir besoin
28:25de la France insoumise ?
28:27Moi, j'invite
28:28à ce qu'au sein du PS,
28:29il y ait une discussion.
28:30Je pense que le bureau national
28:32qui a adopté cette résolution
28:33la semaine dernière
28:33avait tort
28:34et que cette ligne
28:35est défait dans les urnes
28:36qu'à juste raison
28:37dans toute une série de villes,
28:39il y a des jeux de mots
28:40fusion technique,
28:41fusion politique,
28:41en vérité,
28:42les gens discutent.
28:43Non mais je veux dire,
28:44il faut arrêter des trucs.
28:45Je vois certains chefs insoumis
28:47font la fusion technique.
28:48Les gens se voient,
28:49discutent,
28:50ils disent on va devant
28:50les électeurs
28:51et j'espère qu'en plus
28:52ils géreront la ville
28:53pour faire au mieux
28:53donc il y aura de la politique.
28:55C'est bon, bref.
28:56Donc, mais je veux dire,
28:56revenons raisonnable,
28:57il y avait des excessifs
28:59qui ont soufflé
29:00peut-être dans l'oreille
29:01du bureau national du PS.
29:03Raphaël Glucksmann
29:04a été l'incarnation
29:05qui dit
29:05je suis moi en fait
29:06le leader naturel
29:07d'une gauche
29:07qui exclut
29:08une composante essentielle
29:09de la gauche.
29:10Ça ne marche pas.
29:12Ce soir, Glucksmann,
29:13hier soir,
29:13ça n'est rien.
29:14Il est pour PS.
29:16Glucksmann,
29:16il n'a pas pesé
29:17pour cette décision.
29:18C'est plutôt
29:18ce que cette ligne
29:19en cas.
29:21Y'a compris Jérôme Gage
29:22dans la propre ville
29:23de Massy,
29:23ça n'a pas brillé.
29:24Donc, j'invite
29:25qu'à ce qu'il y ait
29:25de la modestie
29:26mais qu'il y ait aussi
29:27de la modestie
29:28au sein de la France insoumise
29:29de ceux qui,
29:29il y a quelque temps,
29:30disaient plus jamais PS.
29:32Dès que moi,
29:32je pensais un truc
29:33sur les réseaux,
29:33je me faisais insulter.
29:34Tu veux t'allier au PS,
29:35t'es un pourri
29:36et à juste raison,
29:38les insoumis
29:38dans beaucoup de villes,
29:39disent qu'il faut
29:39s'allier aussi
29:40avec le PS.
29:41Donc, pas de rupture
29:42finalement entre PS et LFI.
29:44Antoine Auberdor.
29:44Juste, les 71 députés
29:46insoumis qui sont là
29:47sont tous élus
29:47avec le droit
29:48notamment du PS.
29:49Et de la même façon
29:50que les députés du PS...
29:51Enfin, on aurait pu penser
29:52que les provocations
29:54de la France insoumise,
29:56etc.
29:57auraient pu refroidir
29:58quand même
29:58un peu plus
29:59le parti électoral de gauche.
30:01En fait, c'est ça l'extase,
30:03le péché mignon
30:04de Jean-Luc Mélenchon,
30:05en réalité.
30:06C'est de pouvoir
30:06bâtir un clivage
30:08avec une gauche
30:09qui est non seulement
30:10qu'il juge
30:12social traître,
30:13mais de surcroît,
30:15génocidaire,
30:16représentant
30:17d'une gauche coloniale,
30:18mais qu'à la fin des fins,
30:19il est la satisfaction
30:20de voir revenir
30:21ces gens à la maison Mélenchon,
30:22soit parce qu'ils ont besoin
30:23de renforts insoumis,
30:25soit maintenant
30:25dans des villes
30:26comme Limoges
30:27et Toulouse,
30:28parce que les socialistes
30:29sont disposés
30:29à jouer le rôle
30:30de supplétif
30:31de la France insoumise.
30:32Parce que c'est ce qui se passe
30:33pour François Briançon
30:34à Toulouse,
30:35qui a fait alliance
30:36avec l'insoumis
30:37François Picmal,
30:38et c'est aussi
30:39ce qui se passe
30:40derrière Damien Maudet
30:41à Limoges.
30:42Nantes,
30:42il faut s'y arrêter
30:43et prendre la mesure
30:44de ce qui se passe.
30:44C'est la numéro 2
30:45du Parti socialiste.
30:46La numéro 2
30:47du Parti socialiste,
30:48elle est deux points
30:49devant son rival de droite.
30:50Au lieu de faire
30:51le pari que d'autres ont fait,
30:52à savoir que sa dynamique
30:53de premier tour
30:54allait lui valoir
30:55une forme de vote utile
30:56et qu'elle l'emporterait.
30:57Eh bien non.
30:58Vous avez un Parti socialiste
30:59qui suinte,
31:00qui transpire la fébrilité
31:01par tous les ports
31:02et qui donc,
31:03effectivement,
31:04dans un mouvement
31:04de sauf qui peut généraliser,
31:06s'allie à la France insoumise.
31:07Mais il y a quelques résistants
31:11que vous avez évoqués.
31:12On écoute...
31:13C'est la numéro 2
31:13mais c'est la plus avancée.
31:14Moi, je souhaite une primaire.
31:15C'est la plus unitaire
31:16du Parti socialiste,
31:17en vérité.
31:18Johanna Roland,
31:18elle est très proche
31:19d'Olivier Faure.
31:20Vous savez que je souhaite
31:20une primaire
31:21pour une candidature commune
31:22et Johanna fait partie
31:23de ceux qui est très investie
31:24là-dedans.
31:24Donc, ce n'est pas incohérent
31:25ce qu'elle fait.
31:26Vous avez raison,
31:26il faut être équitable.
31:27C'est pour ça qu'il faut aussi,
31:28je ne m'en voudrais pas citer
31:29le cas à Brest
31:31de François Culliandre,
31:32ami de François Hollande.
31:34Ça, c'est plus fiquant.
31:43Il est à 5 mandats,
31:44il s'accroche,
31:45il a fait un mauvais score.
31:46Et à la fin des fins,
31:47parce qu'il entrevoit
31:48ce trou de souris
31:49qui peut-être lui permettrait
31:50de s'accrocher à son siège,
31:51il tente l'alliance
31:52avec François Hollande.
31:53Il y a quelques résistants
31:54quand même,
31:54vous les avez cités.
31:56On parlait de Raphaël Glucksmann,
31:57qui n'est pas PS,
31:58mais qui est à gauche.
31:59Et il y a Jérôme Gage,
32:00par exemple,
32:01qui était sur BFM TV ce soir.
32:02Écoutez ce qu'il a à dire.
32:04On ne peut pas,
32:04une semaine,
32:06dire que c'est impossible
32:07de construire
32:08quoi que ce soit
32:09avec Jean-Luc Mélenchon
32:10au regard des propos
32:11antisémites insupportables
32:12qu'il a prononcés
32:13et des relents complotistes
32:14de sa pratique politique.
32:15Je cite les termes
32:17de ce communiqué.
32:19Et une semaine après,
32:21pour des raisons
32:21que chacun de ses élus
32:23trouvera justifiées,
32:24parce que la prôté
32:25du combat
32:26et de la conquête
32:28le motive.
32:31Mais voilà,
32:32la politique,
32:33c'est des valeurs.
32:34Et ce n'est pas celle-ci
32:35que je partage.
32:36Et donc,
32:37j'ai l'honnêteté de dire
32:38que je n'approuve pas.
32:39Tous ces gens
32:40qui fusionnent là,
32:41ils n'ont plus de valeurs ?
32:43Non, mais Jérôme Guedj
32:45est en train
32:45de se marginaliser,
32:47en fait.
32:47Il en rajoute des tonnes.
32:49Il a raison.
32:49Non, il n'a pas raison.
32:50Ce n'est pas bien
32:51de faire ça.
32:51Je veux dire,
32:52on peut, comme moi,
32:54ne pas accepter
32:55certaines provocations,
32:56dire que ça ne sert à rien,
32:58que c'est des jeux de mots
32:59qui, y compris,
33:01donnent des armes
33:02aux amis de Julien Maudou
33:03pour dire aujourd'hui,
33:04regardez,
33:04tout ça.
33:05Et alimenter
33:06les droits.
33:06Vous avez tout dit,
33:07tout est là.
33:08Tout est là parce qu'on découvre,
33:10j'ai l'impression
33:10qu'on redécouvre
33:11tous les six mois
33:11qu'il n'y a jamais
33:12de véritable rupture
33:13entre les partis de gauche,
33:15de gauche,
33:15d'extrême gauche,
33:16qu'importe,
33:16parce que faire une vraie rupture
33:18avec un parti de gauche,
33:19pour quelqu'un de gauche,
33:20c'est devenir de droite.
33:21Or, le vrai danger
33:22lorsqu'on est de gauche,
33:23c'est la droite
33:23ou l'extrême droite
33:24et qu'en réalité,
33:25l'horizon indépassable
33:26de la pensée politique de gauche,
33:27c'est qu'in fine,
33:28il faut battre l'extrême droite,
33:29il faut la victoire politique,
33:30donc il faut l'alliance.
33:32Donc, toutes les histoires
33:33de mais non,
33:33mais il n'y a plus de force
33:34de la pensée soumise,
33:35c'est fini,
33:35c'est jamais vrai.
33:36C'est jamais vrai
33:37parce que vous faites toujours alliance
33:38et d'ailleurs,
33:39politiquement,
33:39c'est intelligent.
33:40C'est ce que la droite
33:40n'arrive jamais à faire.
33:41C'est pour ça qu'elle est battue
33:42à chaque élection.
33:42Je vais vous mettre à l'aise.
33:43Oui, effectivement,
33:43et Julien Vaudoul
33:44est un adversaire résolu,
33:45je ne souhaite pas
33:46qu'il dirige ce pays.
33:47Julien Vaudoul,
33:47je viens de nous rejoindre
33:48des groupes
33:48des Rassemblements nationales
33:49de Lyon.
33:50Au moins, on est tranquille.
33:52Donc, il y a une menace,
33:52mais je termine là-dessus.
33:54Oui, c'est vrai.
33:54Et par exemple,
33:55moi, ça m'avait frappé
33:56en 2024,
33:57on est ignorant à l'Elysée,
33:59comment on peut penser
34:00au soir des Européens
34:01quand M. Bardella
34:02fait un score significatif
34:04qu'on va dissoudre
34:05pensant que la gauche
34:06allait être désunie.
34:06Il faut être d'une ignorance
34:07crasse de l'histoire de France
34:08parce que ça nous a rappelé
34:10une vérité.
34:10Et c'est pour ça
34:11qu'on est, Jérôme,
34:12il doit baisser dans le ton
34:13parce que...
34:13Jérôme Gage.
34:14Jérôme Gage.
34:15Je veux dire,
34:15je le respecte,
34:16mais l'histoire de la gauche,
34:17c'est de s'unir.
34:18Si un jour,
34:19on ne s'unit plus,
34:20ils ont gagné.
34:21Point.
34:22Il n'y a pas d'autre vérité.
34:22Sauf qu'Alexis Corbière
34:23s'est allé loin.
34:25On a entendu
34:26Jean-Luc Mélenchon
34:26aujourd'hui qualifier
34:27Benoît Payan
34:28d'irresponsable
34:29parce qu'il refusait
34:30l'alliance
34:30avec Sébastien Delogu.
34:32Sébastien Delogu
34:33qui a traité
34:34Benoît Payan
34:35de corrompu
34:36pendant toute la campagne
34:37et qui s'attend désormais
34:38à ce qu'il accepte
34:41une alliance.
34:42C'est un peu compliqué.
34:43Je ne veux pas
34:43tenir le micro,
34:44mais je ne veux pas
34:44faire mon prof d'histoire,
34:45mais en 1934,
34:46quand la gauche s'unit
34:47entre le parti communiste
34:48et la SFIO,
34:48laissez-moi vous dire
34:49que les mots qui étaient prononcés
34:50entre la gauche
34:50à ce moment-là
34:51étaient d'une violence extrême.
34:52Les gens se tapaient dessus
34:53à coups de barre de fer.
34:54Quand dans les années 70 ?
34:55Et la gauche s'est unie
34:57face à la menace fasciste.
34:58Quand dans les années 70 ?
34:59François Mitterrand,
35:01François Mitterrand,
35:01oui, dans les années 30,
35:03il appelait...
35:03Non mais d'accord,
35:03mais hier...
35:04Je vais peut-être vous apprendre
35:05l'histoire de France,
35:05mais il y a eu une menace
35:06de plus d'États...
35:07Non mais vous dites
35:08oui, la menace fasciste
35:09s'appelle le 6 février 34,
35:10il y a des gens
35:11qui ont cherché à...
35:11C'est ce que disait
35:12exactement la France insoumise hier.
35:13Tout ce qui n'est pas
35:14la France insoumise
35:15est fasciste.
35:15Non mais ce n'est pas
35:16ce que je pense.
35:16À Lyon,
35:17c'est contre la menace fasciste.
35:18Excusez-moi,
35:19excusez-moi.
35:20Non, c'est la menace...
35:20Comme s'il y avait
35:21une menace fasciste à Lyon.
35:21La menace au las,
35:22ce n'est pas une menace fasciste,
35:23c'est une menace du droit d'eustre
35:24qui peut ailleurs s'effondre
35:25et est très médiocre.
35:26On l'a vu dans la campagne.
35:27Mais dans les années 70,
35:28c'était le même débat.
35:29Qu'est-ce que c'est...
35:30Quel est l'apport de Mitterrand
35:31à la gauche française ?
35:32C'est qu'il y avait des gens
35:33au sein du Parti socialiste
35:34qui disaient
35:34le Parti communiste
35:36n'est pas à gauche,
35:37il est à l'Est.
35:37Il ne fallait même pas discuter
35:38avec les communistes
35:39et François Mitterrand dit
35:40si on veut remporter
35:41une victoire en 81,
35:42il faudra s'allier
35:43avec les communistes
35:43qui sont alliés
35:44à l'Union soviétique
35:45qui ont envahi la Hongrie,
35:47etc.
35:47Et il le fait.
35:49Donc c'est un vieux débat.
35:50Je suis d'accord avec vous
35:51et je pense même
35:51que François Mitterrand
35:53a encore plus aidé la gauche
35:54du côté de la droite
35:55puisque c'est lui
35:55qui empêche
35:57avec le Front national
35:58et la droite
35:59dite traditionnelle
36:00républicaine
36:01de gouvernement.
36:02Mais c'est lui
36:02qui crée ce fossé
36:03entre les deux
36:03et qui dit
36:04il n'y aura jamais
36:05d'alliance entre ces partis-là
36:05et le piège de François Mitterrand
36:07est encore prêt aujourd'hui.
36:08La plus grande aide
36:09pour la gauche française
36:10c'est ça en réalité.
36:11C'est faire en sorte
36:12que la droite dite nationale
36:13et la droite dite nationale
36:14puisse l'avoir en mémoire.
36:16Parce que ce que je veux dire
36:17c'est que ce que dit Jérôme Gage
36:19et j'ai souvent la discussion
36:19avec lui
36:20c'est que c'est un vieux débat
36:22dans nos rangs
36:22et nous on est des gens
36:23de mémoire et d'histoire.
36:24L'union de la gauche
36:25la gauche l'apprend telle qu'elle est.
36:26J'invite la France nationale
36:28à ne pas singé par moments
36:29ce qu'elle est de plus excessif
36:30dans le Parti communiste français
36:31à une époque
36:35que l'apport de Mitterrand
36:37à la gauche des années 70
36:38c'est de réussir à l'unir
36:39telle qu'elle était.
36:41Écoutez ce qu'en dit
36:43Benoît Payan donc
36:44qui refuse toute alliance
36:46avec la France insoumise.
36:48On l'écoute.
36:49Moi je ne parle pas
36:51aux appareils politiques.
36:52Je l'ai déjà dit
36:53je ne fais aucune tambouille.
36:55Il ne peut pas y avoir de magouille.
36:56Vous savez le combat
36:57contre le Rassemblement national
36:59ça ne se monnait pas.
37:01Il m'est arrivé dans ma vie
37:03d'être dans cette situation.
37:07à trois reprises
37:09je me suis désisté
37:10et vous voyez autour de vous
37:11des femmes et des hommes
37:12qui se sont désistés
37:13quand le Rassemblement national
37:14était dans cette situation.
37:17Chacun doit prendre
37:18ses responsabilités.
37:19Ce n'est pas M. Delogu
37:20qui m'intéresse
37:20ce sont les Marseillaises
37:21et les Marseillais.
37:22Julien Audoul
37:23vous remerciez
37:23Benoît Payan ce soir ?
37:25Alors déjà
37:26j'aimerais revenir
37:26sur le débat précédent
37:27juste d'un mot.
37:28Après vous répondrez
37:29à ma question quand même.
37:29Parce que
37:30j'aimerais reprendre
37:32une formule extrêmement pertinente
37:34de Jean-Luc Mélenchon
37:35lors d'un dernier meeting
37:36à Bondi
37:36qui nous a dit
37:38les socialistes
37:39ne coûtent pas très cher
37:40on va les acheter.
37:41C'était il y a quelques jours
37:42et finalement
37:43ça se révèle
37:44exact
37:46après ce premier tour.
37:48Et concernant
37:48Jérôme Gage
37:49qui apparaît
37:50comme un modèle de vertu
37:51mais Jérôme Gage
37:52est une girouette.
37:53tantôt on traite
37:55Mélenchon
37:55de salopard antisémite
37:56et le jour d'après
37:58on nous dit
37:59qu'on va voter
37:59Jean-Luc Mélenchon
38:00contre Jean-Dade Bardella
38:01il y a un problème.
38:02Si on est cohérent
38:03si on est fidèle
38:05à ses principes
38:06si on considère
38:06que Jean-Luc Mélenchon
38:07est un salopard antisémite
38:09si ses valeurs
38:09sont totalement contraires
38:10à son idéal
38:11on ne vote
38:12en aucun cas pour lui.
38:13Vous voyez
38:15qu'en fait
38:15tous ces gens-là
38:16font semblant
38:17c'est un théâtre
38:18de petits boulevards
38:20et surtout
38:20de grands intérêts.
38:21L'intérêt majeur
38:22de tous ces gens-là
38:23ce n'est pas les valeurs
38:24ce n'est pas l'idéologie
38:25c'est la gamelle.
38:26Franck Alizio a ses chances
38:28candidat RN
38:30à Marseille.
38:31Marseille pourrait basculer
38:32et devenir
38:33une ville
38:33du Rassemblement National.
38:35Franck Alizio
38:35peut être le prochain maire
38:36de Marseille.
38:37Effectivement
38:38il y a une percée historique
38:40du Rassemblement National
38:41qui est à la fois
38:41historique pour Marseille
38:42une ville dont on nous avait dit
38:44qu'elle était perdue
38:44pour la cause nationale
38:45que la démographie
38:48condamnait
38:48véritablement
38:49le vote patriote.
38:50Franck Alizio
38:50et sa liste de rassemblement
38:52montrent que la victoire
38:53est possible
38:54à condition
38:55qu'il y ait
38:56un rassemblement
38:57utile
38:58au service de valeurs
38:59de gens qui veulent
39:01le changement
39:01tout simplement
39:02et notamment
39:02les électeurs
39:03de Martine Vassal
39:04les électeurs
39:04de Martine Vassal
39:05qui ne souhaitent pas
39:06voir M. Payan
39:07continuer sa politique
39:09de gauche
39:09et d'extrême gauche
39:10Martine Vassal
39:11candidate soutenue
39:12par les Républicains
39:12et Renaissance
39:13Payan délogue
39:14c'est exactement
39:15la même chose
39:15même idéologie
39:16même pratique politique
39:18même clientélisme
39:19vous avez vu M. Payan
39:20racoler dans les mosquées
39:22pendant le ramadan
39:23danser
39:24faire les you-you
39:24etc
39:25ils sont prêts à tout
39:26ils sont prêts à tout
39:27donc les électeurs
39:28qui veulent le changement
39:29qui veulent que Marseille
39:31retrouve de la sécurité
39:32de la dignité
39:33parce qu'on ne parle
39:34que de celle vide
39:34qu'avec les attaques
39:35à Kalachnikov
39:36et le narcotrafic
39:37doivent se positionner
39:38sur la candidature
39:40de Franck Alizio
39:40je vous donne le micro
39:41Antonin Oberdorf
39:42mais quand même
39:42que Marseille
39:44puisse devenir
39:44une ville d'extrême droite
39:46Alexis Corbière
39:47arrêtez
39:48rassemblement national
39:49si vous le souhaitez
39:50non non
39:51ben non non
39:52Alexis Corbière
39:53ah non mais c'est
39:54je veux dire
39:55Benoît Payan
39:56fait un pari très risqué
39:57j'ai dit ce que j'en pensais
39:58je souhaite que Benoît Payan
39:59soit le prochain maire de Paris
40:01et
40:02l'absus de Marseille
40:02de Marseille
40:03l'absus
40:04j'adore Marseille
40:06soit le prochain maire
40:07de Marseille
40:08parce qu'il n'y a que lui
40:08qui peut battre
40:09Franck Alizio
40:10et si j'étais
40:13à la place
40:14de Sébastien Nologu
40:15c'est clair qu'il y a
40:16un vrai dilemme
40:17moi je ne veux pas
40:18donner de grands conseils
40:19mais
40:20si vraiment il y a un risque
40:21de victoire de l'extrême droite
40:22peut-être qu'il vaut mieux
40:24alléger
40:25le paysage électoral
40:26mais qu'on soit clair
40:27parce que
40:27je vous décris juste
40:29les images qu'on voit là
40:30parce que
40:30pour que vous compreniez
40:31c'est le QG de Benoît Payan
40:33et ce sont des
40:35électeurs
40:35de la France insoumise
40:37manifestement
40:37qui sont venus
40:38faire pression
40:39pour qu'il y ait une
40:40ça c'est un non
40:40ça c'est le candidat
40:42insoumis
40:43c'est-à-dire
40:43vous avez dans la rue
40:45comme dans les grands moments
40:46de fièvre
40:47unitaires
40:48où l'extrême droite
40:49menace
40:50on l'a vu
40:51notamment après la dissolution
40:52des militants
40:53de gauche
40:54qui viennent
40:55alors après la dissolution
40:56c'était devant le siège
40:57des Verts à Paris
40:58là c'est devant la permanence
40:59de Benoît Payan
41:01à Marseille
41:02mais
41:03honnêtement
41:04si Sébastien Delogu
41:05ne se désiste pas
41:07à Marseille
41:07et
41:09va coûte que coûte
41:10au second tour
41:11ça veut dire
41:12qu'honnêtement
41:12le récit du front
41:13antifasciste
41:14que nous font
41:14les insoumis
41:15depuis maintenant 48 heures
41:16est une vaste arnaque
41:18c'est-à-dire que
41:19comme à Nice
41:19la candidate écologiste
41:21à Nice
41:22absolument
41:24ou sauf Chikirou
41:26mais c'est ça qui est commode
41:27si vous voulez
41:28avec le front antifasciste
41:29c'est que vous pouvez mettre
41:29aussi bien
41:31une ex-ministre de la culture
41:33d'Emmanuel Macron
41:34un maire
41:35comme Jean-Luc Moudin
41:36qui est un maire
41:36de centre droit
41:37qui a quitté les LR
41:38dénonçant un risque
41:39de droitisation
41:40de son parti
41:41et
41:42l'extrême droite
41:43la vraie
41:43Franck Alizio
41:45Éric Ciotti
41:45non mais entendez
41:46vous ne pouvez pas dire ça
41:47non mais personne
41:48c'est ça
41:48non mais il y a raison
41:49de l'accord entre
41:51François Picmal
41:52je rappelle que Toulouse
41:52est une ville de gauche
41:53ce serait quand même naturel
41:54à toutes les élections nationales
41:55ça vote à gauche
41:55je veux dire
41:56ils n'ont pas
41:57il n'y a pas ce discours
41:58de front antifasciste
41:59ça c'est pas
42:00le sujet
42:01il y a un vrai sujet à Marseille
42:03très chaud
42:03très bouillant
42:04pour un homme de gauche
42:05vous le prenez pas mal
42:06monsieur Audoul
42:06mais oui je ne souhaite pas
42:07la victoire
42:08de votre candidat à Marseille
42:09parce que ce serait
42:10un point d'appui
42:11pour la présidentielle
42:12et là je pense
42:13qu'il y a un sujet
42:14beaucoup plus brûlant
42:15je comprends les gens
42:16qui manifestent
42:17je regrette le coup de force
42:18de Benoît Payan
42:19j'appelle à voter pour lui
42:20parce que c'est celle
42:20qui peut agner
42:21je comprends les gens
42:22une fois de plus
42:22qui manifestent
42:23mais je le dis
42:24dans votre raisonnement
42:26vous venez de dire
42:27quelque chose de très révélateur
42:28je ne souhaite pas
42:29vous avez dit
42:29je ne souhaite pas
42:30la victoire de Franck Alizio
42:31parce que ce serait
42:32un point d'appui
42:32pour la présidentielle
42:33vous ne parlez pas
42:34des propositions
42:35et des projets
42:35de Benoît Payan
42:36pour les Marseillais
42:36et les Marseillais
42:37c'est pas du tout
42:38sur des considérations sociales
42:39c'est pas sur la sécurité
42:40c'est pas sur le cadre de vie
42:41c'est uniquement
42:43pour l'élément symbolique
42:44et pour l'élément stratégique
42:46de la présidentielle
42:47donc vous voyez en fait
42:48la politique uniquement pour ça
42:49on peut faire un débat
42:50vous voulez que je le dise
42:51et je peux le faire
42:52il a de raison
42:52je pense qu'il y a des désaccords
42:55sur le fond aussi
42:56qui est en train de disparaître
42:57on veut sauver une ville
42:58qui est en train de sombrer
42:59qui est en train de sombrer
43:00dans le narcotrafic
43:00et la violence
43:01c'est tout
43:01après 10 ans de dur macronisme
43:03vous allez aggraver
43:04encore plus
43:04encore plus dur
43:05contre les pauvres
43:06encore plus dur
43:07contre les défavorisés
43:08encore plus dur
43:08mais sauf que nous
43:10il n'y aura pas d'antisémitisme
43:11il n'y aura pas de racialisme
43:12on ne va pas traîner les gens
43:14en fonction des couleurs
43:14et des religions
43:15comme votre candidat
43:18à Saint-Denis
43:20non non non
43:20votre propre président de parti
43:22a considéré
43:23que Jean-Marie Le Pen
43:24n'était pas antisémite
43:25vous vous êtes dans un parti
43:26écoutez-moi
43:27non mais n'allez pas sur ce terrain
43:31le fondateur de votre mouvement
43:33le père de Marine Le Pen
43:35a été le principal émetteur
43:37de l'antisémitisme
43:38non non mais parce que
43:39vous n'allez pas jouer avec moi
43:40et votre président a dit
43:41que ça n'était pas antisémite
43:43vous êtes déshonoré
43:44donc n'allez pas sur ce terrain
43:45la France Insoumise
43:47est le parti antisémite
43:48on ne joue pas avec ça en France
43:49il n'est plus à l'antisémitisme
43:51c'est vous qui jouez
43:52c'est vous qui jouez
43:53et Alexis Corbière
43:54n'est plus à la France
43:55c'est ça le part antisémite
43:56s'il vous plaît
43:57ce rôle est tenu
43:58par Jean-Luc Mélenchon
43:59s'il vous plaît
44:00et chaque semaine
44:00Julien Audoul
44:03on ne fait qu'aux rassemblements
44:04il y a un homme
44:05qui s'appelait Jean-Marie Le Pen
44:06qui a dit que les 6 millions
44:08de morts juifs
44:09aujourd'hui on parle
44:10de Jean-Luc Mélenchon
44:10mais ça on en a déjà parlé
44:12Marie Le Pen était la directrice
44:14de communication
44:14et de vos candidats antisémites
44:15ne parlez pas fort
44:16Marie Le Pen était la directrice
44:17de communication
44:18de Jean-Marie Le Pen
44:19et monsieur Audoul
44:19va nous donner des leçons
44:20mais derrière Alexis Corbière
44:22derrière il y a aussi
44:23pardon mais derrière
44:25il y a aussi des soupçons
44:26d'antisémitisme
44:28envers la France
44:29je vous parle de
44:31Madame Le Pen
44:31qui a été la directrice
44:32de communication
44:33d'un candidat sur l'année
44:33je n'ai pas soupçon
44:34que des preuves
44:35non mais j'aimerais
44:36qu'il n'y ait pas
44:37l'affaire est sérieuse
44:38parce que si on accepte
44:40c'est du cirouette idéologique
44:41qu'on s'est à ce qu'au bout d'un moment
44:43un parti fondé par un antisémite notoire
44:45on n'en parle plus
44:46mais que des phrases maladroites
44:48et insupportables
44:49de Jean-Luc Mélenchon
44:49deviennent prête à dire
44:50c'est pire
44:51c'est pire
44:52non mais vous
44:53vous Jean-Marie Le Pen
44:54ça ne vous choque pas
44:54s'il vous plaît
44:55des formules à la con
44:56de Mélenchon
44:56ça vous offuse
44:57on a compris
44:58vous êtes un cynique
44:59et que vous en tapez
45:01le coquillage
45:01s'il vous plaît
45:02j'observe quand même
45:03qu'à Montreuil
45:04votre liste veut boycotter
45:05les commerces juifs
45:06c'est à dire
45:07le retour à Annie Cristal
45:081938
45:09oui
45:10la liste de la France insoumise
45:11la liste de la France insoumise
45:13veut boycotter
45:14les commerces juifs
45:14voilà c'est tout
45:15votre regard
45:16Julien Audoul
45:17votre regard
45:19sur la fusion
45:21LFIPS
45:23on vous a entendu
45:24au Rassemblement National
45:25ces derniers jours
45:25ces dernières semaines
45:26appeler un cordon sanitaire
45:28autour de la France insoumise
45:29force est de constater
45:31que ça ne fonctionne
45:31pas du tout
45:32le cordon sanitaire
45:33il est toujours autour de vous
45:35au Rassemblement National
45:36non mais
45:37on sait depuis
45:38maintenant quelques mois
45:39quelques semaines
45:40que la France insoumise
45:41n'est plus un parti républicain
45:42c'est un parti
45:43qui appelle à la violence
45:44c'est un parti
45:45qui appelle à l'insurrection
45:46et qui ne veut pas respecter
45:47le verdict des urnes
45:48dixit
45:49Mathilde Panot
45:50et pourtant
45:50et pourtant Julien Audoul
45:51pardon mais qui réalise
45:52une percée
45:52lors de ce premier
45:53tour des municipales
45:54ah bah si
45:54ah bah pardon
45:56non non
45:57c'est le narratif
45:58de la France insoumise
45:58sur les communes
45:59à Roubaix
46:00à Limoges
46:01à Toulouse
46:01à Lille
46:02il est soit en tête
46:03soit en mesure
46:04vous reprenez le narratif
46:06de la France insoumise
46:06ah bah non
46:07je reprends les chiffres
46:08c'est précis
46:08ce que je vais dire
46:09sur toutes les communes
46:10de plus de 3500 habitants
46:12il y a 5 villes
46:13il y a 5 villes
46:14où la France insoumise
46:15arrive en tête
46:16partout
46:16elle recule
46:17notamment à Paris
46:18notamment à Bordeaux
46:19à Marseille
46:20Jean-Luc Mélenchon
46:21en 2022
46:21il fait combien ?
46:22il fait 31%
46:24dès Logu
46:24il perd 20 points
46:25voilà
46:26à Lyon
46:26la France insoumise
46:27recule partout
46:28c'est une déroute
46:29de la France insoumise
46:30excepté effectivement
46:31sur Roubaix
46:32excepté sur Saint-Denis
46:34mais excusez
46:35arrêtez de reprendre ce narratif
46:36sur une percée
46:37il n'y a pas de percée
46:38il y a un recul
46:39en voie
46:40du vote
46:41la France insoumise
46:41parce que leur programme
46:43pulse
46:43on ne peut pas parler
46:44de percée réellement
46:46de la France insoumise
46:47il y a quand même une surprise
46:47parce qu'en plus
46:47la France insoumise
46:48n'était pas vraiment
46:49très orientée
46:49vers les élections municipales
46:51donc effectivement
46:51c'est quand même
46:52une entrée en matière
46:52assez conséquente
46:53mais je voulais reprendre
46:54cette question
46:55du cordon sanitaire
46:56il semblerait quand même
46:57que dans les cas
47:00de possibles triangulaires
47:01on rechigne beaucoup moins
47:02à s'allier à la France insoumise
47:03qu'avec le Rassemblement National
47:04et force est de constater
47:06que le cordon sanitaire
47:07semble toujours
47:10s'exprimer autour de vous
47:11et vos idées
47:12semblent rebuter
47:13et c'est vrai
47:13quand on regarde
47:14le décompte des candidats
47:16aux élections municipales
47:17c'est chez vous
47:17qu'on retrouve le plus
47:18de candidats
47:19qui ont tenu
47:19ou que ce soit
47:20des propos racistes
47:22homophobes
47:22anti-sémis
47:23sexistes
47:24129
47:24il y en a 129
47:25qui ont été décomptés
47:25et vous avez vraiment
47:26le record de tous les partis
47:27c'est faux
47:28et c'est systématiquement
47:29chez vous qu'on en trouve
47:29mais ce que vous dites
47:30est faux
47:31c'est vrai c'est documenté
47:33il y a une excellente étude
47:35du magazine Frontière
47:36sur
47:36ah bah oui
47:37désolé
47:38un journal de droite
47:40attention
47:40un AVC
47:43mais très clairement
47:43qui relève
47:44tous les candidats
47:45et notamment
47:46sur la liste
47:46de François Piquemal
47:47parce que François Piquemal
47:48il a des candidats
47:49nauséabonds
47:50il y en a pas chez vous
47:51il a des candidats
47:52c'est chez vous
47:53qu'on retrouve
47:54les candidats
47:55qui prônent
47:56la haine
47:56et la discrimination
47:57en fonction de la couleur
47:58de la peau
47:59lui-même
47:59veut justement
48:01mettre un terme
48:02au jumelage
48:03avec Tel Aviv
48:04pourquoi ?
48:04parce qu'il veut flatter
48:05l'électorat
48:06anti-sémis
48:07vous ne répondez pas
48:07à ma question
48:08je réponds à votre question
48:09ce que vous dites
48:10est faux
48:11sur le nombre
48:11de candidats
48:12sulfureux
48:13ceux qui ont
48:13le plus de candidats
48:14votre parti
48:15rebute toujours
48:15les alliances
48:16c'était le piège
48:18mitterrandien
48:19que j'expliquais
48:19tout à l'heure
48:19mais c'est surtout
48:20les gens de droite
48:21n'arrivent pas
48:22à se mettre
48:22dans la tête
48:23de quelqu'un de gauche
48:24avec toute la culture
48:25que ça implique
48:25je pense que c'est
48:26aussi simple que ça
48:27et n'arrivent pas
48:27à réaliser
48:28que pour quelqu'un
48:29de gauche
48:29s'allier
48:30même avec le parti
48:31le plus sulfureux
48:32tant qu'il est de gauche
48:33face à quelqu'un
48:34qu'on considère
48:34comme étant d'extrême droite
48:35c'est l'horizon
48:36c'est vers cela
48:36qu'il faut aller
48:37la droite est incapable
48:38de faire cela
48:39elle ne comprend pas
48:40cette mécanique-là
48:40elle n'arrive pas
48:41à faire cela
48:41la droite traditionnelle
48:43se dit
48:43je vais me mouiller
48:44avec le Rassemblement National
48:45je vais être contaminé
48:46c'est pas bien
48:46on va mal me voir
48:47à gauche il n'y a pas ça
48:48à gauche ça n'existe pas
48:49parce qu'à gauche
48:50on sait
48:52les excès
48:53des parties de gauche
48:54ou les plus à gauche
48:55n'empêchent pas
48:56les alliances
48:57ils la rendent plus difficile
48:58ils la rendent plus difficile
48:59à digérer
48:59mais elle existera toujours
49:01cette alliance existera toujours
49:02tant qu'il y aura en face
49:03quelqu'un de droite
49:04qui pourra l'emporter
49:04Julien Audoul
49:05on a entendu Jordan Bardella
49:07tendre la main
49:08aux listes
49:09je cite
49:09de droite sincère
49:11le dépôt des listes
49:12c'est demain 18h
49:13qu'est-ce que ça donne
49:14cet appel
49:16à la droite sincère
49:18ça a porté ses fruits ?
49:20Oui
49:20il y aura effectivement
49:21des fusions
49:22il y en a déjà
49:24notamment à Reims
49:25il y en a d'autres
49:26sur le terrain
49:27et puis vous savez
49:28il y a énormément
49:28de maires sans étiquette
49:30de candidats sans étiquette
49:32on n'a pas été capable
49:32d'en citer beaucoup
49:33il n'y en a pas beaucoup
49:35c'est le sens de ma question
49:38au-delà des étiquettes
49:40et au-delà des fusions
49:42vous avez bon nombre
49:43de maires que nous soutenons
49:44j'en ai dans mon département
49:45qui appliquent une politique
49:46de bon sens
49:47et d'intérêt général
49:48qui ne souhaitent pas
49:49avoir des listes politisées
49:50parce que soit la commune
49:51est trop petite
49:52soit parce qu'ils n'en ont pas besoin
49:53et qu'on soutient
49:54ou qui vont solliciter
49:55notre soutien
49:56donc tout ça existe déjà
49:57et nous ce qu'on souhaite
49:58c'est effectivement
49:59le rassemblement
50:00de tous ceux qui ont
50:01les mêmes convictions
50:02qui ont les mêmes intérêts
50:04la même vision pour la France
50:05mais pour l'instant
50:05ça ne marche pas trop
50:06il n'y en a pas trop
50:07si mais bien sûr
50:08qui sont plus proches
50:09d'Éric Ciotti
50:09dont je rappelle
50:10le score historique
50:12et la percée
50:13que personne n'avait vu venir
50:14à ce niveau-là
50:14à Marseille par exemple
50:16Martine Vassal
50:17n'a pas souhaité s'allier
50:18avec Franca Lézio
50:20elle se maintient d'ailleurs
50:21parce que Martine Vassal
50:22est tenue par Renaud Muselier
50:23qui est un anti-RN primaire
50:26et que Martine Vassal
50:27appartient à cette droite
50:28de la bien-pensance
50:29qui ne veut surtout pas
50:31déplaire à la gauche
50:32c'est tout
50:32vous avez toute une partie
50:33de la droite
50:34qui est obnubilée
50:35par le regard
50:36Alexis Corbière
50:36ensuite Antoine Oberdor
50:37moi j'appelle à une chose
50:38je ne veux surtout pas
50:39donner le point à Julien Maudoul
50:40mais gare aux illusions d'optique
50:42on commente beaucoup
50:44des grandes villes
50:45et ça aussi
50:46pour parler stratégie
50:47dans lequel il y a une stratégie
50:48si je parle de la gauche
50:49notamment
50:50de mes camarades
50:51de la France Insoumise
50:52ça surperforme
50:53dans les grandes agglomérations
50:54là où il y a une jeunesse
50:55diplômée
50:56etc
50:56il y a après des villes moyennes
50:58il faut regarder
50:59où attention
51:01il vient souvent
51:01la gauche
51:02elle est en grande difficulté
51:03et le Rassemblement National
51:04fait des scores significatifs
51:05moi je suis originaire
51:06de Béziers
51:07Perpignan
51:08on peut discuter
51:09des scores à 7
51:10dans l'Aude
51:10je n'ai pas vu tout le détail
51:11mais Carcassonne
51:12le Rassemblement National
51:13est fort
51:14je veux dire
51:14à Nice
51:15ils risquent de prendre la ville
51:16Menton
51:17ils vont
51:17je ne sais pas s'ils vont gagner
51:18mais il se passe des choses
51:20donc je ne voudrais pas
51:21que d'un seul coup
51:21on croit
51:22qu'on discute que de Paris
51:24de villes dans lesquelles
51:25vous vous êtes fait écraser
51:26par Madame Knafow
51:27et même Madame Knafow
51:28ne fait pas des scores
51:29mais Paris n'est pas la France
51:30si je puis dire
51:31cette expression
51:31oui je vous dis
51:32qu'il y a aussi
51:32une partie de l'URN
51:33si on veut discuter sérieusement
51:34on parle de 2026
51:34mais de 2027
51:35j'invite à ne pas bâtir
51:36des stratégies uniquement
51:37sur ce qui s'est passé
51:38dans les grandes villes
51:39et à voir ce grand pays
51:40et tout ça
51:41ça c'est la mémoire de 2001
51:42oui
51:43non mais c'est vrai
51:442001 ça gagne dans les grandes villes
51:45voilà
51:45et un an plus tard
51:47le Front National
51:48à l'époque
51:49arrive au deuxième tour
51:49donc j'invite
51:50c'est pour ça que la discussion
51:51qu'on aura
51:52une fois que cette séquence
51:52sera terminée
51:53il faut la regarder
51:53dans le détail
51:54et pas se laisser enfumer
51:55par des choses
51:56qui marchent à certains endroits
51:58dans des endroits
51:58très particuliers
52:00vous savez
52:00on le sait à peu près
52:01il suffit de regarder déjà
52:02les villes hier
52:04sur les résultats
52:06globalement
52:06quand vous êtes dans les villes
52:08autour de 30 000 habitants
52:09c'est quand même
52:10encore LR
52:11qui est le plus souvent en tête
52:13c'est le PS2
52:15c'est assez stable
52:16en fait globalement
52:17quand on regarde
52:17on s'est beaucoup focalisé
52:19et moi je pense
52:19qu'il y a quand même
52:20une percée
52:20et les filles hier soir
52:22quoi qu'on en dise
52:23même si ça ne touche
52:24je suis d'accord avec vous
52:25il n'y a que 2 ou 3 villes
52:26à l'arrivée
52:27qui le gagneront
52:27mais ils ont quand même
52:28une progression
52:29vous savez ce que c'est
52:30pendant 3 semaines
52:314 semaines
52:32ils ont été vilipendés
52:33franchement hier soir
52:33il y a une petite surprise
52:34à aller voir sortir
52:35assez haut comme ça
52:36moi je vous l'aurais dit
52:37il n'y a pas de surprise à Roubaix
52:39il n'y a pas de surprise à Roubaix
52:40non pas de surprise à Roubaix
52:42mais enfin surprise quand même
52:43à Saint-Denis
52:43dès le premier tour
52:44non bah attendez
52:45Roubaix
52:45moi je vous l'annonce
52:46il y avait une aberration
52:47c'était que c'est une ville
52:48très de gauche
52:49le maire est de droite
52:49il a mis un examen
52:50bon je veux dire c'est normal
52:51que David Guiraud
52:53qui mène une campagne
52:54pour la vidéosurveillance
52:56pour la police armée
52:57et que c'est sa ville circonscription
52:59il a fait des scores cartons
53:00la dernière fois
53:00parce qu'il était candidat
53:01de la gauche
53:01il progresse
53:02pour les couper son visage aussi
53:03c'est totalement normal
53:04ça ne me surprend pas quand même
53:05à Clermont-Ferrand
53:06de voir la candidate insoumise
53:07Marianne Maximi
53:08alors elle fait peut-être partie
53:09de la catégorie
53:10des insoumis à visage humain
53:12pour reprendre une expression à la mode
53:13mais elle fait 18%
53:15vous voulez que je vous dise une chose
53:16elle fait près de 18%
53:17Marianne Maximi
53:18à Clermont-Ferrand
53:18et à Limoges
53:19à Clermont-Ferrand
53:20je suis très content
53:20pour Marianne Maximi
53:22mais à Clermont-Ferrand
53:24Mélenchon doit faire 30%
53:25et moi je suis un ancien
53:26il y a eu les candidats
53:27de la LCR
53:27qui s'appelait Lafon
53:28ils faisaient dans les 14%
53:29d'accord
53:30donc Clermont-Ferrand
53:31le fait que des listes
53:31à gauche fassent des scores
53:33c'est assez symptomatique
53:35à Toulouse
53:36je suis très content
53:36pour François Picmal
53:37mais il y a une tradition
53:38que l'autre gauche
53:39hors PS
53:39fait des bons scores
53:40la dernière fois
53:40c'était un candidat écologiste
53:41soutenu par la France Insoumise
53:42donc chaque fois
53:43moi les villes
53:43de ce que je connais
53:44il y a des choses
53:45à Saint-Denis
53:46la dernière fois
53:47les communistes allés aux Insoumises
53:48étaient divisés
53:48en addition
53:49ils étaient à 45%
53:50et Mathieu René
53:51a été pas bon
53:52il n'a pas bien compris la ville
53:53et il s'est fait balayer hier soir
53:54c'est tout à fait logique
53:56pourtant il a mis son drapeau palestinien
53:56à la mairie
53:57pourtant il a mis le drapeau palestinien
53:59il a fait comme fou
54:00et finalement
54:01ça n'a pas sûr
54:02je vais vous dire une chose
54:03qui va vous surprendre
54:04on a le droit d'être horrifié
54:05par le massacre du peuple palestinien
54:06mais ça n'a rien à voir
54:07ah mais si mais quand on met un drapeau palestinien
54:08on a fini
54:09pour sa solidarité
54:10le dépôt des listes
54:12donc vous voulez dire un dernier mot
54:13Anton Oberdorf ?
54:14ce qui s'est passé
54:15à une certaine logique
54:16c'est pas
54:16après
54:16pardon
54:17que ce soit compris
54:18quand ça fait deux élections présidentielles
54:19que Jean-Luc Lanchon fait un bon score
54:21qu'ils ont 70 députés
54:23au bout d'un moment
54:23c'est normal
54:24qu'aux élections municipales
54:25ça se traduise
54:26là d'un point
54:26il n'y avait rien
54:27ils n'étaient pas présents
54:28c'est pas si
54:31à l'île
54:31quand vous avez deux députés
54:33à l'île
54:34au bout d'un moment
54:35aux élections
54:35oui ça fait 20%
54:36c'est normal
54:37c'est bien
54:37mais je veux dire
54:39par rapport à d'autres scores
54:39par rapport aux européennes
54:41il y a des endroits
54:42où c'est pas mauvais
54:44c'est moins bon
54:45que ce qui était prévu
54:46Antoine Oberdorf
54:47oui une question
54:47juste un point
54:49on a passé beaucoup de temps
54:50ce soir
54:50et c'est de bonne guerre
54:52en politique
54:52à compter les planches pourries
54:54qu'il y avait
54:54sur les listes des uns
54:55et des autres
54:56tantôt Laurence Aïdian Brossage
54:58c'est le jeu de la politique
54:59à la fin des fins
55:00le juge de paix
55:01et moi ce qui va m'intéresser
55:02en tant qu'observateur dimanche
55:03c'est le report de voix
55:05c'est le report de voix
55:07de l'électeur
55:09social-démocrate modéré
55:10va-t-il être effarouché
55:11par une alliance
55:12avec les insoumis ou pas
55:14c'est le comportement de vote
55:15de l'électeur de droite
55:17est-il acquis
55:18à cette idée
55:18qu'il y aurait
55:19une union des droites
55:20et qu'au fond
55:20ce serait ça le sens de l'histoire
55:21et donc
55:22qu'y compris
55:22il faudrait peut-être
55:23aller cotiser
55:24au Rassemblement National
55:25c'est ça qui est déterminant
55:26et après
55:27toutes les spéculations
55:29que nous faisons
55:29pour savoir si
55:30dans une phase d'intense polémique
55:32pour Jean-Luc Mélenchon
55:33le diable de la République
55:34aurait changé de camp
55:35ça ne sert pas à grand chose
55:37parce qu'après tout
55:38en réalité
55:39dans le jeu politique
55:40il n'y a la place
55:41que pour un diable
55:42voilà
55:43ça sera
55:43tout sauf le RN
55:44ou tout sauf le FI
55:45mais difficilement
55:46les deux à la fois
55:47je peux
55:47dépôt des listes
55:49en 10 secondes
55:50non mais ce qu'il dit
55:50fondamental
55:51ce qui va se passer
55:52c'est
55:52qu'est-ce que ça va donner
55:53au deuxième tour
55:54qu'est-ce qui marche
55:55qu'est-ce qui marche pas
55:56moi le premier tour
55:57je pense malgré tout
55:58les listes unitaires
55:58sont privilégiées
55:59contre les listes solitaires
56:00mais on va voir
56:00les stratégies
56:01des uns et des autres
56:02la stratégie type
56:04paillance que ça donne
56:05et la stratégie
56:06et on verra aussi
56:08d'ici demain 18h
56:09date limite
56:10du dépôt des listes
56:11il y a des nouvelles surprises
56:12et évidemment
56:13on en parlera
56:14demain soir ensemble
56:15merci beaucoup
56:16à tous les six
56:17à tous les six
56:17à tous les six
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