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  • il y a 22 minutes
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Bonsoir à tous, effectivement la soirée politique se poursuit avec le débrief tout de suite.
00:04Notre équipe, Yves Tréhard, Soivide Kéminaire, Marie-Centret, Guillaume Daré, Amandine Attalaïa, Victor Hérault.
00:10Ils sont tous là, dans un instant nos invités politiques nous rejoindront, mais juste avant, un tour de table.
00:15Qui a été le meilleur ? Je vous donne un scoop ce soir. Yves Tréhard, séduit par Sofia Chiquirou.
00:22Non mais écoutez, Sofia Chiquirou avait le beau rôle puisqu'elle n'avait rien à perdre.
00:27Les deux autres avaient beaucoup à perdre puisque M. Grégoire, effectivement, il endossait un héritage qui est lourd à porter
00:34pour beaucoup de Parisiens parce que beaucoup de Parisiens sont en désaccord avec ça.
00:38Et Mme Dati, elle devait absolument marquer le point et montrer qu'elle était en mesure de gouverner cette ville
00:45et de gagner dimanche avec les ralliements qui ont eu lieu ces derniers temps.
00:51Et qui sont des ralliements qui ne sont pas simples parce que les deux ralliements qu'elle a de M.
00:56Bournazel et de Mme Nafaud ne vont pas de soi.
00:58Et donc, Mme Chiquirou, elle arrive avec ses idées qui sont des idées très tranchées, qui sont beaucoup plus faciles
01:04à exprimer d'ailleurs que les idées des deux autres qui sont plus dans la nuance, je dirais.
01:08Et elle n'a rien à perdre. Alors, elle arrive avec son costume rose et son sourire. Et effectivement, c
01:16'est beaucoup plus détendu, je dirais.
01:18De son côté que du côté...
01:20Et d'ailleurs, le débat qui a duré près de trois heures, si je ne m'abuse, eh bien, s
01:25'est détendu au fur et à mesure. Mais elle, elle n'a pas eu le temps, si vous voulez.
01:30Elle est rentrée tout de suite dans le débat. Et évidemment, elle avait en accusé deux personnes qui, l'une
01:36est au gouvernement ou était au gouvernement il y a encore peu de temps et l'autre qui est aux
01:40affaires de la ville de Paris.
01:41Alors ça, c'est inattendu. Très hard. Soit dit, Kémener, est-ce que vous êtes d'accord avec cette analyse
01:45? Sofia Chiquirou a marqué des points ce soir ?
01:47Je pense qu'il n'y a pas de gagnant ce soir, mais il y a quelqu'un qui n
01:49'avait pas le droit de perdre. C'est Rachida Dati. Il fallait qu'elle prouve que le changement, c'était
01:52elle à Paris.
01:53Sauf que la difficulté, effectivement, c'est que c'est Sofia Chiquirou qui a défendu davantage l'idée du changement.
01:58C'est-à-dire qu'on a mal vu dans le programme de Rachida Dati ce qui vraiment changerait du
02:02jour au lendemain si elle était élue.
02:03Et c'est quand même le sujet de dimanche. Mais après, comme évidemment tout ça est toujours très compliqué, c
02:09'est ce qu'a rappelé Emmanuel Grégoire.
02:10C'est-à-dire que la force de Sofia Chiquirou dans ce débat fait que ça peut enlever des voix
02:15à Emmanuel Grégoire dimanche.
02:17Donc en fait, des deux côtés, c'est compliqué. Et effectivement, je rejoins ce que disait Yves. C'est-à
02:21-dire que Sofia Chiquirou était présente dans ce débat, mais elle était aussi présente pour des raisons nationales.
02:25On a bien entendu, elle, son idée, c'est quoi ? C'est la présidentielle. C'est de soutenir Jean
02:30-Luc Mélenchon et de dire que c'en est fini de la gauche, c'en est fini du Macronisme, c
02:34'en est fini de la droite.
02:35L'idée, c'est d'arroser large et de faire en sorte d'arriver en position de force l'année
02:38prochaine.
02:38Sofia Chiquirou présente dans ce débat et c'est effectivement une mauvaise nouvelle pour Emmanuel Grégoire.
02:44Oui, une forme de révélation, très clairement, ce soir de la part de la candidate insoumise qui, en effet, n
02:51'a pas retenu ses coups à l'égard du candidat socialiste et de l'Union de la gauche.
02:57Qui pourrait peut-être, dans ses derniers jours de campagne aussi, lui revenir en forme de boomerang ?
03:02De qui souhaite-t-elle vraiment la victoire dimanche prochain à la mairie de Paris ?
03:06Franchement, de ces trois heures de débat, on peut clairement douter de voir pour elle arriver Emmanuel Grégoire, nouveau maire
03:14de Paris, comme une très bonne nouvelle.
03:16C'est aussi ça en filigrane.
03:18Après, une révélation et une Rachida Dati, je pense aussi, très imprécise, pas forcément très à l'aise.
03:24Et ne répondant parfois pas du tout aux questions sur sa volonté de baisser la taxe foncière.
03:32À aucun moment, nous n'avons obtenu d'elle, alors qu'elle est relancée à plusieurs reprises, un chiffre précis.
03:40Sur la place de la voiture, j'avoue que je n'ai pas bien compris quel est son plan et
03:44qu'elle est véritablement la volonté de Rachida Dati.
03:48Et un Emmanuel Grégoire, là je reprends l'analyse d'un certain Bruno Jeudy, très connu d'entre ses murs,
03:55qui dit, pris en tenaille.
03:57Le tirage au sort a voulu qu'il se retrouve physiquement entre la candidate insoumise et la candidate Rachida Dati
04:04de l'Union des droites.
04:05Pris en tenaille, oui, très clairement, qui les deux n'ont absolument pas retenu leur coup à l'égard du
04:12candidat socialiste qui a vanté la continuité dans le changement.
04:16C'est aussi ça son défi ce soir et qui, à plusieurs égards, s'en est sorti, mais qui s
04:22'est retrouvé à plusieurs moments aussi en difficulté.
04:24Guillaume Daré, une réponse courte. Qui était le meilleur ce soir ?
04:26Moi, je trouve que Rachida Dati s'en est pas mal sorti quand même, parce que ce qui avait marqué,
04:30notamment quand elle était venue échanger avec Maxime Switek dans le forum,
04:34c'était le fait qu'elle apparaissait un peu en deçà.
04:36Si j'ose dire, on avait eu le sentiment parfois que Rachida Dati ne faisait plus du Rachida Dati.
04:40C'est-à-dire que le côté combattante politique qu'on avait pu voir chez elle, qu'on aime ou
04:45qu'on n'aime pas, on l'avait moins perçue ce jour-là.
04:47Je trouve qu'on l'a retrouvée ce soir, sachant qu'effectivement, elle avait une alliée de circonstances avec Sofia
04:52Shikiru,
04:53qui faisait qu'elle pouvait porter des coups sans non plus aller trop loin,
04:57et que les coups de Sofia Shikiru ont servi également Rachida Dati.
05:02Et je trouve qu'Emmanuel Grégoire, finalement, était assez tendu au début, de fait, effectivement, parce qu'il était pris
05:08en étau,
05:09que parfois on sentait une forme d'énervement qui pouvait apparaître, effectivement, comme un agacement.
05:16Et certains de ses adversaires ont même dit qu'ils le trouvaient un peu hautain,
05:19et qu'au fur et à mesure, ça allait mieux, et qu'il s'est un peu détendu,
05:23et qu'au final, finalement, personne n'a vraiment perdu de point dans ce débat-là.
05:28Amandie Attalaya.
05:29Je rejoins plutôt Marie Chantret.
05:32Sofia Shikiru, je l'ai trouvée vive, précise, avec des propositions.
05:37C'est-à-dire qu'elle essayait d'amener du fond et de développer un programme,
05:40et franchement, c'était quand même assez en contraste, en effet, avec Rachida Dati,
05:44qui, lorsqu'elle était interrogée précisément, calait, butait,
05:47et on avait du mal à retenir quelques grandes idées, en fait, de Rachida Dati pour Paris.
05:53Donc, un différentiel là-dessus, entre les deux.
05:56Difficulté de la position d'Emmanuel Grégoire, en effet, qui était quand même sans cesse attaqué,
06:02y compris, on le voyait physiquement.
06:04Je trouve qu'il a fait une entrée en matière avec pas mal d'énergie,
06:07avec un côté sérieux sur le fond.
06:10Et après tout, a-t-il besoin de montrer plus que ça aujourd'hui à ses électeurs ?
06:15C'est ce qu'ils attendent globalement de lui, y compris les électeurs de Pierre-Yves Bournazel,
06:20qu'il essaie quand même d'aller chercher, attendent de lui un positionnement centriste et sérieux.
06:24Pierre-Yves Bournazel, qui, on le rappelle, a fusionné avec Rachida Dati.
06:27Pierre-Yves Bournazel, qui a fusionné avec Rachida Dati.
06:28Et puis, il a décliné quand même, au fur et à mesure du débat,
06:32Emmanuel Grégoire, mis en difficulté sur le périscolaire,
06:36de plus en plus, prenant les coups sur la défensive, il s'est éteint.
06:42Rachida Dati m'a surprise par...
06:45Je trouve qu'elle a mis beaucoup de temps à rentrer dans le débat au début,
06:47certainement parce qu'elle voulait aussi convaincre des électeurs modérés
06:51et que donc, elle essayait de ne pas les braquer,
06:53mais elle était plutôt inexistante sur toute la première moitié.
06:56Elle a retrouvé un peu d'humour, un peu de verve, un peu plus de piquant,
06:59mais il lui a définitivement manqué, pendant tout le débat, de la précision.
07:04Et elle, qui a tant rêvé d'être maire de Paris, quand même, depuis cinq ans,
07:08on se demande pourquoi elle n'est pas, lorsqu'elle a l'occasion de faire ce débat,
07:12plus percutante et plus précise.
07:14Mains habituée à ce genre d'exercice, peut-être, Victor Hérault ?
07:17Je ne sais pas si c'est moins habituée à ce genre d'exercice
07:19ou simplement le fait qu'elle cherche à ne pas être le bulldozer qu'on a dit qu'elle était.
07:24C'est souvent précisément parce qu'elle cherche les voix, à mon avis, de Pierre-Yves Bournazel
07:28et qu'elle cherche à ne pas trop effrayer certains de ses électeurs
07:31en étant, voilà, la Rachida Dati qu'on connaît, avec plus de verve et plus d'attaque.
07:36Je ne vais pas prendre autant de détours que Yves.
07:38Moi, je pense que, pardon, Sofia Chikirou a largement, largement dominé ce débat.
07:44Ah oui, vous aussi ?
07:44Ah oui, je suis, je suis.
07:45Donc Victor Hérault et Yves Tréhard, tous les deux, séduis par Sofia Chikirou ce soir.
07:50Dans le rôle de l'outsider qui, enfin, je veux dire, là, c'était la révélation de la soirée.
07:53Mais c'était le rôle le plus facile aussi.
07:54C'était le rôle le plus simple.
07:56Mais elle l'a bien, mais elle l'a bien.
07:57On rappelle qu'elle est loin derrière à 13% et donc elle a peut-être plus de liberté comme
08:01vous l'avez dit.
08:01Mais elle a tout à gagner, rien à perdre.
08:02En revanche, gagner le débat, ça ne veut pas dire remporter l'élection.
08:05Ça ne veut pas dire non plus faire du bien à son propre camp.
08:08Rachida Dati, que j'ai trouvé en dessous, un peu plus sur la défensive, parfois dans les cordes.
08:11Alors elle s'est réveillée un peu sur la deuxième moitié, je suis d'accord.
08:13Mais je l'ai trouvée un peu plus sur la défensive.
08:15C'est peut-être stratégique aussi.
08:17C'est de se dire, c'est ce que je disais tout à l'heure, ne pas être le bulldozer
08:19qui écrase tout le monde.
08:25Attends la sortie de route de Rachida Dati qui m'amènera à voter blanc.
08:29Et après ce débat, j'ai reçu des messages de personnes qui m'ont dit,
08:32finalement il n'y a pas eu de sortie de route, donc pourquoi pas voter Rachida Dati ?
08:34Elle n'a pas fait risque, mais elle n'a pas fauté.
08:36Il faut quand même expliquer pourquoi Sofia Chikirou avait la partie belle finalement.
08:41Elle avait la partie belle parce que d'abord elle était inattendue, ça c'est la première des choses.
08:46Dans ce débat, deuxième chose, elle avait à défendre des idées qui sont simples à exposer encore une fois.
08:53C'est une idéologie qui est très simple, très à gauche, très socialiste, très publique je dirais,
09:02et elle ne s'en cache pas.
09:04C'est son fond de commerce idéologique si vous voulez.
09:08Et en plus, elle a la facilité pour le présenter comme d'ailleurs tous les députés le reconnaissent à l
09:14'Assemblée nationale
09:15où elle a une assez grande aisance.
09:19Ça c'est la première chose.
09:20Sur l'humour et la répartie.
09:21Voilà, et puis, alors que les deux autres étaient dans une situation très compliquée, extrêmement compliquée,
09:28et le débat d'ailleurs, il faut le dire, a quand même été par moments très confus.
09:32On ne sait pas trop ce que voulaient ou ce que défendait les uns et les autres.
09:36C'est vrai que si Rachida Dati a été assez flou dans sa défense et dans ses propositions,
09:43M. Grégoire n'a pas été très précis.
09:44Avec quelques séquences animées, on regarde.
09:49Lorsque j'ai voulu exprimer des accointances, et pardonnez-moi de le maintenir ce soir,
09:54j'évoque trois choses.
09:55Trois choses.
09:56La première, c'est l'obsession à me cogner dessus très très fort.
10:00Et de faire de mots le principal...
10:02Non, non, c'est une victime.
10:04Je voudrais qu'on le laisse parler pour le coup.
10:06Parce que non, franchement, vous faites la démonstration que ce qu'il dit est vrai.
10:09Allez-y.
10:10Non, mais laissez-le parler.
10:11Merci, madame.
10:13Alors lui, quand il nous attaque, c'est normal.
10:15Laissez-le parler.
10:15Quand on répond, c'est anormal.
10:18Emmanuel Grégoire qui pointait des accointances entre Sofia Chikirou et Rachida Dati.
10:22Et effectivement, elles se sont toutes les deux mises à cibler Emmanuel Grégoire.
10:26Oui, mais ce n'est pas la meilleure séquence d'Emmanuel Grégoire.
10:28D'ailleurs, ça a été sa difficulté, on voit bien, à trouver la bonne auteure
10:32pour répondre à la fois à Sofia Chikirou et Rachida Dati pendant toute la soirée.
10:36C'est-à-dire qu'au début, il a répondu technique, raisonnable, maire de Paris.
10:40On le voyait déjà au conseil de Paris, en train d'essayer de gérer le brouhaha.
10:44Mais la difficulté, c'est que dans ce genre de débat, il faut quand même écouter.
10:47Il faut accepter d'écouter l'autre.
10:49Et j'ai trouvé que là-dessus, Emmanuel Grégoire n'avait sans doute pas assez écouté
10:53et donné l'impression parfois d'être un peu méprisant vis-à-vis de Rachida Dati et de Sofia Chikirou.
10:57Mais je pense que ce qui va rester de cette soirée, c'est deux phrases.
11:02D'abord, la phrase qu'elle dit, alors ça, c'est Emmanuel Grégoire.
11:06Non, c'est Sofia Chikirou quand elle dit à Rachida Dati,
11:09« Paris n'a pas besoin de merde et riche ».
11:10Ça, je pense que c'est une des phrases qui va rester.
11:12Et l'autre phrase, c'est celle qu'a prononcée Emmanuel Grégoire.
11:14Et là, pour le coup, c'était plutôt efficace à destination aussi de Rachida Dati
11:18quand il a dit, votre comité de soutien, on dirait le comité de soutien de Marine Le Pen.
11:22Et on a vu que Rachida Dati était en difficulté à ce moment-là.
11:24On dirait là-dessus Emmanuel Grégoire qui parle de faute morale.
11:27On regarde.
11:31Pouvez-vous un seul instant, un seul instant, Jacques Chirac, élu maire de Paris,
11:36avec le soutien de Jean-Marie Le Pen.
11:38C'est une rupture morale historique entre la droite républicaine
11:43qui maintenait la digue totalement hermétique vis-à-vis de l'extrême droite.
11:47Vous ne pourrez pas être élu dimanche maire de Paris
11:50sans le soutien explicite de l'extrême droite parisienne et nationale
11:55au vu des très nombreux responsables qui vous ont apporté
11:58Bardella, Golnisch, toutes les générations, on dirait le comité de soutien de Marine Le Pen.
12:02C'est une faute morale.
12:04Je trouve vraiment, vraiment, que vous avez commis en la matière
12:08quelque chose qui ne fait pas honneur à l'histoire de notre ville.
12:11Est-ce qu'on peut vraiment dire que Rachida Dati, elle soutient de l'extrême droite ?
12:16Elle a refusé, au contraire, la main tendue par Sarah Knafo, Guillaume Daré ?
12:21Elle a toujours dit pendant la campagne, et c'est ce qui s'est passé effectivement
12:24durant cet an de retour, qu'elle refusait tout accord électoral avec Sarah Knafo.
12:28Effectivement, le cas de figure avec Pierre-Yves Bouvernazel est totalement différent.
12:32Sarah Knafo s'est retiré, mais il n'y a eu aucun accord programmatique
12:36ni aucun accord technique, finalement, comme le font les socialistes et la France insoumise
12:40avec Sarah Knafo.
12:41Après, c'est normal et c'est un bon argument politique aussi de la part d'Emmanuel Grégoire,
12:46sachant qu'hier soir, Jordan Bardella lui-même a dit que s'il était lecteur à Paris...
12:51Oui, c'était un peu le baiser de la mort.
12:53Effectivement, il choisirait Rachida Dati.
12:55Après, c'est là où c'est difficile pour Rachida Dati.
12:57C'est à partir du moment où elle veut incarner le changement.
13:00On sait que notamment Sarah Knafo a été très présente sur le thème de dire
13:03« c'est moi qui peux vraiment radicalement changer les choses à Paris ».
13:06Elle est obligée, si j'ose dire, d'embrasser tous ceux qui veulent ce changement
13:09pour les emmener avec elle.
13:10Rachida Dati avait deux problèmes vis-à-vis de Mme Knafo.
13:14Le premier problème, c'est que les deux femmes ne s'entendent absolument pas
13:17et sont en désaccord sur beaucoup de choses.
13:20Et ça relève même de l'antagonisme personnel.
13:23Elle a pourtant dit qu'elle avait des points de convergence avec Sarah Knafo ces derniers jours.
13:26Oui, mais bon, elle a un petit peu évolué.
13:28Elle a mis de l'eau dans son vin depuis.
13:29Elle avait surtout très peur, et ses équipes avaient très très peur,
13:32qu'en pactisant avec Knafo, ce qu'elle n'a pas fait,
13:36qu'en pactisant avec Knafo, donc elle a besoin des voix quand même,
13:39elle perd beaucoup, beaucoup, beaucoup chez Pierre-Yves Bournazel.
13:43C'était son problème majeur.
13:45Et comme dans la balance, Pierre-Yves Bournazel, au moins dans un premier calcul,
13:51pesait plus lourd que Sarah Knafo, c'était vraiment son dilemme.
13:55Juste dans la séquence qu'on vient de diffuser,
13:58le non-verbal, l'attitude de Rachida Dati,
14:01quand Emmanuel Grégoire a ses mots,
14:05aurait-on imaginé Jacques Chirac soutenu par Jean-Marie Le Pen ?
14:09Comparaison n'est pas raison, parce que je pense que c'est totalement différent.
14:13C'est vrai qu'elle n'y est pour rien du coup.
14:18Elle n'est pas responsable, mais dans les faits, dans les mots,
14:22elle n'a pas été extrêmement critique,
14:24et vous soulignez ces mots de point de convergence,
14:27il y a eu aussi des genres de main tendue,
14:30ou en tout cas de rapprochement pensé de Rachida Dati,
14:35qui n'insultait pas l'avenir.
14:36Elle ne pouvait pas dire non plus « je ne veux pas dévoiler des électeurs de Sarah Knafo ».
14:39Mais ses efforts ce soir étaient davantage vers les centristes,
14:42très clairement, que vers les électeurs de Sarah Knafo,
14:45auxquels elle a à peine parlé.
14:47Vers les électeurs de Pierre-Yves Bournazel ?
14:49Oui, vers les électeurs de Pierre-Yves Bournazel,
14:51parce qu'elle part certainement du principe,
14:53c'est en tout cas ce qu'indiquent les sondages,
14:54que les électeurs de Sarah Knafo,
14:56qui en plus ne sont déjà pas quasiment acquis,
14:58mais qu'ils sont censés être 80% à venir voter vers elle.
15:03Donc la bataille, elle doit se faire plutôt de l'autre côté,
15:06du côté des électeurs de Pierre-Yves Bournazel.
15:09Les a-t-elle convaincus ce soir ?
15:10Franchement, ce n'est pas certain.
15:13Sauf qu'il y en a autour de ce plateau,
15:14Victor Hérault, qui nous disait tout à l'heure,
15:16moi je ne crois pas du tout au vote utile.
15:18Les électeurs de Sarah Knafo,
15:19vous ne les voyez pas voter,
15:22mettre un bulletin dans l'urne pour Rachida Dati ce week-end ?
15:25Pas dans les proportions de 80%.
15:27Je ne pense pas, je n'ai pas la science infuse,
15:29mais je ne pense pas que 80% des électeurs de Sarah Knafo au premier tour
15:33soient d'accord avec le fait de mettre un bulletin à Rachida Dati.
15:35Pourquoi ? Parce que je pense que beaucoup d'entre eux se disent
15:37il n'est pas juste que Sarah Knafo se soit retirée,
15:40Sarah Knafo aurait dû se maintenir,
15:41je ne suis pas d'accord avec Rachida Dati,
15:43je n'irai pas voter.
15:44Et le problème pour Rachida Dati, c'est cela,
15:46c'est qu'elle doit à la fois sécuriser des voix chez Pierre-Yves Bournazel,
15:49on parle d'un tiers, un tiers, un tiers pour l'électorat de Bournazel,
15:52c'est-à-dire un tiers qui ira voter Grégoire,
15:54un tiers qui s'abstiendra, un tiers qui ira vers Rachida Dati.
15:57Rachida Dati a besoin de plus d'un tiers des voix de Bournazel
16:00pour l'emporter, donc elle doit ouvrir ce champ-là,
16:03mais elle ne doit pas perdre non plus de l'autre côté
16:04les voix de Sarah Knafo.
16:07Or moi je pense encore une fois qu'il y aura un vote,
16:09enfin plutôt un non-vote, du coup une abstention
16:11de la part de l'électorat de Sarah Knafo qui dira
16:13« Moi je refuse d'accepter le fait que Sarah Knafo se soit retirée,
16:16je voulais voter pour cette droite-là,
16:19cette droite qui voulait l'union des droites,
16:20c'est l'atteste de Sarah Knafo.
16:21Rachida Dati a refusé la vingtaine de Sarah Knafo,
16:23ma candidate a été obligée de se retirer,
16:25je n'irai pas voter. »
16:26Donc ce n'est pas dit que ces électeurs-là
16:28se reportent sur Rachida Dati,
16:30et donc ça veut dire que le suspense reste
16:32à son compte jusqu'à dimanche.
16:33Mais parce qu'il y a aussi une question autour de Sofia Chikirou,
16:35c'est-à-dire que c'est bien de faire un très beau débat ce soir,
16:37la question c'est est-ce que les électeurs insoumis
16:40et de gauche qui ont voté pour Sofia Chikirou
16:41se diront « Certes, elle a fait un très beau débat,
16:44mais elle ne peut pas l'emporter dimanche,
16:46et donc je vais voter pour Emmanuel Grégoire
16:48parce que l'objectif c'est
16:49que Rachida Dati ne soit pas maire de Paris. »
16:52Voilà, ou effectivement
16:53« Je revote dans un second tour
16:55pour Sofia Chikirou et je confirme
16:57mon vote du premier tour. »
16:58Il y a aussi une vraie inconnue
16:59sur la stabilisation ou pas
17:01de l'électorat de Sofia Chikirou
17:04au second tour.
17:05Ce qui est intéressant aussi,
17:07c'est de voir que Rachida Dati
17:08a respecté l'accord.
17:09C'est-à-dire son accord avec Pierre-Yves Dombard-Mazel,
17:12vous vous souvenez,
17:12il y avait trois conditions,
17:13et il y avait la question essentielle pour lui
17:15du périscolaire.
17:16C'était quoi les trois conditions, rappelez-vous ?
17:18Alors, il y avait le périscolaire,
17:19il y avait reconnaître que Sarah Knafo
17:20était d'extrême droite,
17:21et il y avait changé de méthode de dialogue.
17:23Et là, ce qui est très intéressant,
17:24c'est que sur le périscolaire,
17:25en revanche,
17:26Rachida Dati a marqué des points.
17:28La question des agressions sexuelles
17:31dans le périscolaire.
17:32Et sur cette question vraiment importante,
17:33c'est aussi un signal très important
17:35adressé à l'électorat de Pierre-Yves Brunard.
17:37Alors, il y a un sujet sur lequel
17:38ils n'ont pas du tout attaqué,
17:39d'ailleurs, M. Grégoire,
17:42c'est assez étonnant,
17:43c'est quand même celui de la dette,
17:44qui est un véritable...
17:46Ils en ont parlé un petit peu.
17:47Emmanuel Grégoire agit,
17:48il n'y a pas de problème.
17:49Oui, mais un véritable talon d'Achille
17:51pour Emmanuel Grégoire.
17:53Et là-dessus,
17:54ils ont quand même été plutôt,
17:56les deux femmes,
17:57assez sympathiques.
17:57En revanche,
17:58il a été question de sécurité.
18:00Rachida Dati propose
18:018000 caméras de vidéosurveillance,
18:04l'embauche de 5000 policiers
18:05municipaux supplémentaires.
18:06On est dans l'opposition classique
18:07droite-gauche.
18:08Et elle a été mise un petit peu
18:09en difficulté.
18:11On regarde la séquence.
18:13Une caméra de vidéosurveillance
18:14à installer,
18:15combien ça coûte,
18:15Mme Dati,
18:16d'installer une caméra
18:16de vidéos de protection ?
18:18Combien ça coûte ?
18:19Combien ça coûte ?
18:19Ça coûte cher.
18:20Nous sommes à 25 millions
18:21sur le plan que nous,
18:23nous avons visité.
18:24Non, non, non,
18:24c'est un mauvais calcul.
18:25C'est combien le prix d'une caméra ?
18:27C'est combien ?
18:27Sur notre budget à nous.
18:28Une caméra,
18:29c'est combien installé ?
18:30Je vais répondre à votre question.
18:32C'est au moins 15 000 euros.
18:34Au moins 15 000 euros
18:35multiplié par 8 000 caméras
18:36que vous avez annoncées,
18:38ce n'est pas 25 millions d'euros,
18:40c'est au moins 120 millions d'euros
18:42d'investissement.
18:43Non, c'est 25 millions
18:44pour les caméras.
18:44Ça fait partie des annonces
18:45un peu sans tasque
18:48que vous avez annoncées.
18:50Et j'accueille
18:51nos invités politiques.
18:52Nelly Garnier,
18:53vous êtes conseillère de Paris,
18:54porte-parole de campagne
18:55de Rachida Datsi.
18:56Bienvenue à vous sur ce plateau.
18:58François Calfon,
18:59bienvenue à vous,
19:00député européen PS Place Publique.
19:03Bienvenue également.
19:05Patrick Vignal est avec nous,
19:07ancien député Renaissance
19:08et Raquel Garrido,
19:10ancienne députée à la FI,
19:11cofondatrice du mouvement
19:12L'Après.
19:13Nelly Garnier,
19:14elle a marqué des points,
19:15vous pensez, ce soir,
19:16votre candidate ?
19:18Écoutez,
19:18elle a pu exposer son projet
19:20et puis surtout,
19:20elle a pu mettre sur la table
19:21un sujet qui est très important
19:22pour nous.
19:23Vous savez, moi,
19:23je suis élue du 11e arrondissement.
19:25C'est l'arrondissement
19:26qui concentre le plus d'écoles
19:27concernées par le scandale
19:29du périscolaire,
19:30le scandale sexuel
19:31du périscolaire parisien.
19:32Et c'est vrai que
19:33c'est le plus grand
19:34scandale pédocriminel,
19:35je pense,
19:36des dix dernières années.
19:37C'est un sujet énorme.
19:38On a essayé de le mettre
19:38sur la table toute la campagne.
19:39On a eu beaucoup de mal
19:40à se faire entendre.
19:42Et il faut se dire
19:43dans quelle autre ville,
19:44face à un tel scandale
19:45qu'on a laissé prospérer,
19:46on peut revoter
19:47pour la même équipe municipale.
19:48Donc c'était très important
19:50de pouvoir prendre le temps
19:51d'aller sur ce sujet
19:52et aussi de refaire
19:53la chronologie des faits
19:54et de pouvoir montrer
19:55qu'Emmanuel Grégoire
19:56a été alerté
19:57sur cette question
19:58dès 2015
19:59et par les élus
20:00de notre groupe politique
20:01et par sa propre
20:03inspection générale.
20:04Et donc c'était important
20:05pour nous de pouvoir
20:05revenir sur ce sujet.
20:06Que pensez-vous
20:07des accusations ?
20:10En tout cas,
20:10c'est l'angle d'attaque
20:11de l'opposition
20:12envers Rachidati.
20:13C'est de dire finalement
20:14maintenant avec le retrait
20:15de Sarah Knafo,
20:15elle va être élue
20:16si elle est élue
20:17avec le soutien
20:19de Sarah Knafo
20:20et donc c'est la candidate
20:21de la droite
20:21et de l'extrême droite.
20:22Moi je pense qu'il est
20:23tellement mal à l'aise
20:24Emmanuel Grégoire
20:25par rapport à son bilan
20:26qu'il essaye de créer
20:27par tous les moyens
20:28une mobilisation
20:29de son électorat.
20:29Il se dit que la seule
20:30mobilisation qu'il peut créer
20:31c'est un appel
20:32au front républicain
20:33et donc on est dans le fantasme.
20:35Mais moi, excusez-moi,
20:35on ne peut pas à la fois
20:36avoir Madame Chikirou
20:37qui nous accuse
20:38d'être la candidature
20:39du macronisme
20:39et Emmanuel Grégoire
20:41qui nous accuse
20:41d'être une candidature
20:42d'extrême droite.
20:43Nous sommes juste
20:43une candidature
20:44qui est le rassemblement
20:45de Renaissance,
20:47Horizon,
20:47le Modem,
20:48UDI,
20:49les Républicains.
20:50François Calfon
20:50vous pose la question à vous.
20:51On peut être dans les fantasmes
20:52mais monsieur Calfon
20:53juste avant d'entrer sur le débat
20:54m'a dit
20:54vous avez un deal secret
20:55avec Sophia Chikirou
20:56donc je crois que nous
20:57les fantasmes de la gauche
20:59c'est un peu fatigant.
21:00Et ça c'est pas vrai ?
21:01Non, l'important c'est
21:02on a un deal
21:03alors on est sur tous les fantasmes
21:05vous pouvez en rajouter.
21:06Moi je crois que simplement
21:07on incarne le changement
21:08face à une majorité de Parisiens
21:10qui ne veut pas
21:11de l'équipe sortante
21:12qui a échoué sur tout.
21:13François Calfon
21:14vous êtes persuadé
21:15qu'il y a eu
21:16une négociation derrière
21:17le retrait de Sarah Cnafou
21:19avec Anjanati ?
21:20Déjà je vais dire
21:20mes impressions sur ce débat
21:21je ne suis pas électeur à Paris
21:22mais en conscience
21:23au-delà de mes positions politiques
21:25pour gérer une ville comme Paris
21:27je préfère les gens un peu calmes
21:29et je dois dire
21:30qu'Emmanuel Grégoire
21:32m'a impressionné
21:33par sa sérénité
21:34c'est une force tranquille
21:36face à des mises en cause
21:38assez misérables
21:39je dois dire
21:39et assez indignes
21:41et assez indignes
21:42parce que finalement
21:44ce que vous considérez
21:45comme être hautain
21:46c'est simplement
21:47être calme
21:48et les parisiens
21:48ils ont besoin de sérénité
21:50la deuxième chose
21:51c'est qu'il a dit
21:51à quel point
21:53il y avait eu
21:54des modifications
21:55très importantes
21:56dans la gestion
21:56de ces assistants périscolaires
21:58et en permanence
21:59vous avez eu
22:00Madame Dati
22:00j'allais dire
22:01comme un running gag
22:02malheureusement
22:03c'est assez pathétique
22:04d'essayer de faire des voix
22:05là-dessus
22:05revenez à un conseil
22:07de Paris de 2015
22:08alors que les faits reprochés
22:09étaient en 2020-2025
22:10maintenant je termine
22:11sur un point
22:11puisque vous dites
22:12on est le rassemblement
22:13etc.
22:13il y a des faits
22:14les faits c'est que
22:15vous prenez
22:16le désistement
22:17de Madame Knafo
22:18qui siège au Parlement européen
22:20ce sont des faits
22:21qui siègent au Parlement européen
22:23dans un groupe
22:23qui s'appelle ESN
22:24dans lequel il y a
22:25des Polonais antisémites
22:27ce sont des faits
22:28qui siègent au Parlement
22:29excusez-moi
22:30je sais que ça vous dérange
22:31je sais que ça vous dérange
22:32non c'est la vérité
22:33c'est la vérité
22:34je vais terminer
22:35pardonnez-moi
22:36excusez-moi
22:36pour le coup
22:37elle a précisément
22:38refusé
22:39la mort en ville
22:40vous vivez dans vos fantasmes
22:42l'arc de soutien
22:44l'arc de soutien
22:46et celui-là
22:46en matière d'ampli-sémitisme
22:48avec Alephi
22:49vous êtes assez charlie
22:50je vois que je suis relancé
22:52il se trouve qu'à Paris
22:53vous tombez assez mal
22:55puisque Emmanuel Grégoire
22:56Emmanuel Grégoire
22:57tout comme moi
22:58je l'ai toujours dit
22:59publiquement
22:59je refuse
23:00les alliances avec Alephi
23:01et d'ailleurs
23:02l'alliance objectif
23:03puisque vous parlez d'alliance
23:04vous cherchez à déjouer les complots
23:06ce soir
23:07puisque vous l'avez particulièrement apprécié
23:09l'alliance objectif
23:10oui ça je l'ai vu
23:11comme téléspectateur
23:12c'est pardon
23:13l'alliance entre
23:13madame Chiquiot
23:14et madame Dati
23:17elle n'a fait qu'agresser
23:18monsieur Grégoire
23:19alors alors attendez
23:20c'est un truc vignal
23:22pas de truc vignal
23:23vous savez quand je suis venu
23:25Dean Michael
23:25qui est le chauffeur
23:26qui m'a accompagné
23:27d'abord il m'a dit
23:28c'est bien le débat que vous faites
23:29moi franchement
23:29il y a de moins en moins
23:30de réunions publiques
23:31ce que vous faites BFM
23:32c'est un vrai débat démocratique
23:35je vais vous dire ce qui me gêne en fait
23:37en fait
23:38il y a une classe politique
23:40qui n'est plus en ruine
23:41elle est dévastée
23:42parce qu'au lieu vraiment
23:43de se pencher sur les projets
23:45et vos journalistes ont essayé
23:47en fait chacun s'envoie la figure
23:49sur ta liste
23:51t'es un ancien
23:51les filles
23:52toi t'es un ancien reconquête
23:53moi je vais vous dire ce que je pense
23:54ces municipales sont tronquées
23:56avec l'antichambre des présidentielles
23:59et je vais assumer mes propos
24:01LFI
24:01leur seule envie
24:03c'est de faire tomber
24:04les socialistes
24:05ça c'est le premier point
24:06je crois qu'on sera tous d'accord
24:08il y a une haine
24:09je confie à Paris
24:10à Paris
24:11entre Jean-Luc Mélenchon
24:12parce qu'il prépare
24:13les présidentielles
24:14ça veut dire si vous voulez
24:15je dis que
24:15c'est quand même
24:16tronqué cette partie là
24:18et après
24:19moi je suis désolé
24:20oui quand je regarde
24:21je vois un Emmanuel Grégoire
24:23qui maîtrise bien ses dossiers
24:25je vois une Rachida Dati
24:27boxeuse
24:28qui punch
24:28et qui ne les maîtrise pas
24:29et qui ne les maîtrise pas
24:31par contre je vais vous dire
24:32madame
24:32moi j'ai bossé
24:33sur les violences
24:34de cette gamin
24:34j'ai honte de certains politiques
24:37l'association
24:38qui s'appelle
24:38les papillons
24:39on peut mettre
24:40des boîtes aux lettres
24:41dans les écoles
24:42vous savez
24:43dans ma circonscription
24:44j'ai déjà eu le refus
24:45de l'éducation nationale
24:47et sur 13 communes
24:48et de gauche
24:49et de droite
24:49il n'y en a que 2
24:50qui ont joué le jeu
24:51et grâce à ça
24:52il y a un petit gamin
24:53de 7 ans
24:54qui a mis un mot
24:55dans une boîte
24:55je ne vous ai pas interpellé
25:00mon papy me touche
25:01le zizi
25:02et on a chopé
25:03le grand-père
25:03il prend 10 ans
25:04donc les histoires
25:05de périscolaires
25:06nous sommes des lâches
25:07les politiques
25:08et j'en fais part
25:08les violences aux gamins
25:10et les violences aux femmes
25:11il n'y a pas eu d'élus
25:12qui le prennent sérieusement
25:13alors je ne sais pas
25:14qui va gagner dimanche
25:15mais j'espère que lundi matin
25:16c'est l'un des grands sujets
25:18ce soir
25:18pour faire le job
25:19juste une séquence
25:20qu'on voulait vous montrer
25:21Emmanuel Grégoire
25:22vivement critiqué
25:23par ses deux concurrentes
25:25ce soir
25:25lors du débat
25:26on regarde
25:26voilà
25:28c'est pas comme
25:29comme monsieur Grégoire
25:30qui a dit
25:30les deux qui se connaissent
25:31genre les deux arabes
25:32qui se connaissent
25:33non on ne se connaissait pas
25:34n'avoir les mêmes parcours
25:35voilà
25:35mais on se respecte
25:36c'est ça que vous avez dit
25:37Emmanuel Grégoire
25:37vous vous doutez bien
25:38oui
25:38c'est mon genre
25:39vous avez parlé des deux arabes
25:40qui se connaissent
25:40c'est tout à fait votre genre
25:42de dire ce genre d'horre
25:44mais bien sûr
25:45tout le monde croit ça
25:46et les gens qui m'ont regardent
25:47on l'a reconnu toutes les deux
25:48oui bien sûr
25:49vous l'avez ressenti
25:49tout le monde croit
25:50moi je l'avais très mal pris
25:51oui j'avoue que
25:52que j'évoque la proximité
25:54entre vous
25:55alors je vais vous dire
25:56ça n'avait rien à voir
25:57avec ce que nous sommes
25:58vous voudriez que
25:59Sophia Chikero
26:00ça vous ressemble
26:01monsieur Grégoire
26:02allez-y
26:03allez-y
26:03non mais je disais
26:05honnêtement
26:05je lui en avais parlé
26:06humainement d'ailleurs
26:07j'étais allée le voir
26:08en lui disant
26:08oui ça m'a fait beaucoup de mal
26:10de prétendre
26:11que j'ai des accointances
26:12avec madame Dati
26:13alors que comme je l'ai dit
26:14en introduction
26:15je suis sa principale opposante ici
26:17personne d'autre
26:18sur ce plateau
26:19ne s'oppose à madame Dati
26:20sur le plan politique
26:22autant que moi
26:22qu'est-ce qui est en train
26:23de se passer là ?
26:24vous êtes en train de lui dire
26:26qu'il a tenu des propos
26:27ça donne envie d'avoir honte
26:28enfin Rachida Dati
26:29un beau parcours
26:30j'ai pas de soucis
26:31c'est plus compliqué
26:32quand vous êtes sorti
26:32d'un HLM
26:33tout ça
26:33que vous appelez Rachida
26:35et pas Pierre-Edouard
26:35mais là
26:36on joue pour la mairie de Paris
26:38donc il faudrait que
26:39ça arrête ça
26:39ce Miri Zabéline
26:40voilà
26:41elles sont candidates
26:42il y a une nace
26:43qui a été ministre de la Justice
26:44c'est bon
26:45la seule chose qui est intéressante
26:46politiquement
26:47c'est qui fait en sorte
26:49qu'il y ait des catégories populaires
26:50encore dans Paris
26:51qui acceptent le logement social
26:52dans Paris
26:53l'axe principal
26:54de la campagne
26:55de madame Dati
26:55c'est de ne pas avoir
26:57de logements sociaux
26:58d'ailleurs
26:59dans le 7ème arrondissement
27:00elle les a systématiquement refusés
27:01donc on peut toujours dire
27:02j'ai grandi dans les HLM
27:03mais très bien
27:05ça vous donne un brevet
27:06d'extraction populaire
27:07et je ne lui conteste pas
27:08mais enfin quand même
27:09le racisme
27:11ce n'est pas de savoir si
27:12d'ailleurs on ne sait pas
27:13qui a dit quoi
27:14c'est de refuser
27:16qu'il y ait un certain nombre
27:16de populations populaires
27:18issues d'immigration
27:19mais alors attendez
27:19attendez
27:20François Calfon
27:21ça s'appelle de manière systémique
27:24refuser des populations
27:25issues d'immigration
27:26voilà ce que ça s'appelle
27:27François Calfon
27:27si on dézoome un petit peu
27:28sur les dynamiques
27:30de ces municipales
27:32quand vous voyez là
27:33effectivement
27:34qu'Emmanuel Grégoire
27:35a refusé
27:36donc la main tendue
27:37par Sophia Chiquirou
27:39vous continuez à dire
27:40il a raison
27:41vous n'avez pas le regret
27:44de vous dire potentiellement
27:46c'est au risque
27:47de perdre
27:47je suis dans une sensibilité
27:48au parti socialiste
27:49qui a eu toujours
27:49la grande méfiance
27:50vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon
27:51et de la France Insoumise
27:52et je n'imaginais pas
27:54quand j'avais cette grande méfiance
27:55parce que j'avais des désaccords politiques
27:57pas des désaccords
27:59sur la République
28:00que ce parti
28:01quitterait les radars
28:02de la gauche
28:02en se situant
28:03un dans le populisme
28:04et deux dans
28:06ce mot est à la mode
28:07dans l'essentialisation
28:08c'est-à-dire
28:09quand moi-même
28:09et d'autres
28:10ont été stigmatisés
28:11après le 7 octobre
28:12sur la base de positions
28:14supposées
28:14que je n'ai jamais tenues
28:15parce que j'avais tel patronyme
28:17de la part de la gauche
28:18je peux vous dire
28:19moi ça me fait extrêmement mal
28:20et j'en ai encore
28:21le ventre recourné
28:22parce que vous savez
28:23j'ai commencé
28:23avec Mme Garrido
28:24j'ai milité à l'UNEF
28:25à l'époque
28:26les gens qui faisaient
28:27des calembours
28:28sur les non-juifs
28:29ils s'appelaient Jean-Marie Le Pen
28:30il y avait des dizaines
28:31de milliers de gens
28:31mais sauf que finalement
28:35vous êtes quoi ?
28:36il y a vous
28:36il y a Jérôme Gage
28:37qui tenait ce discours
28:39de pas d'alliance
28:40avec la France insoumise
28:41M. Payon a tenu bon
28:42M. Grégoire a tenu bon
28:44le maire de Lille
28:45a tenu bon
28:46Mme Apparé a tenu bon
28:47Mme Trotman a tenu bon
28:49M. Delafosse a tenu bon
28:51mais les médias
28:52eux ne se focalisent
28:53que sur les quelques villes
28:54où il y a eu six
28:55qui sont de chance
28:56elle aurait dû se retirer
28:59selon vous
29:00Sophia Chikirou
29:01pour permettre à la gauche
29:02de gagner ?
29:03In extremis
29:04c'était une option
29:06c'était celle
29:07qui a été choisie
29:08par Sébastien Delogu
29:09parce qu'effectivement
29:10il y a un risque réel
29:11que la droite
29:12gagne à Paris
29:13et on ne peut pas
29:15sans scrupule
29:17courir ce risque
29:18donc c'est vrai
29:18que in extremis
29:19là maintenant
29:20c'était quelque chose
29:21qui était sérieusement
29:22sur la table
29:23vous vous faites partie
29:24de ceux qui défendent
29:25la fusion
29:25mais la réalité
29:27c'est que
29:28que ce soit
29:29Emmanuel Grégoire
29:30ou Sophia Chikirou
29:31ils ont été élus
29:32ensemble en 2022
29:34puis ensuite en 2024
29:35avec la même coalition
29:37législative
29:38qui était d'abord
29:39la NUPES
29:39et le NFP
29:40les électrices
29:42socialistes
29:43du 11ème
29:43et du 20ème
29:44arrondissement
29:44ont voté
29:45Sophia Chikirou
29:46en 2022
29:47et 2024
29:47en faisant même élire
29:48dès le premier tour
29:49et à l'inverse
29:50ces électeurs
29:51insoumis
29:52ont voté
29:53pour Emmanuel Grégoire
29:54donc si la France insoumise
29:55avait été
29:55dès le départ
29:57dès à l'époque
29:58ou 2024
29:59c'est pas loin
30:00mais à cette époque-là
30:01elle était en coalisé
30:02avec Emmanuel Grégoire
30:03qui était pourtant
30:04déjà à la mairie de Paris
30:05et ainsi de suite
30:06le bilan
30:06on le connaissait
30:07si la France insoumise
30:08avait opté
30:09pour fabriquer
30:10l'union de la gauche
30:11je pense qu'aujourd'hui
30:12elle ne serait pas là
30:13dans cette situation
30:14Sophia Chikirou
30:15parce qu'il y a eu
30:15une union de la gauche
30:16d'ailleurs
30:17Rachida Dati
30:17parle souvent
30:18de mes amis
30:19Daniel Simonnet
30:21Sorel etc
30:22il y a les verts
30:23les communistes
30:25mais ça n'a pas été
30:26l'option choisie
30:26et les électrices
30:27et les électeurs
30:28ont opté
30:30ils ont mis
30:31Sophia Chikirou
30:32à 11%
30:32et l'union de la gauche
30:33à 38%
30:34donc maintenant
30:35ce soir
30:35il y avait un débat à 3%
30:36mais en réalité
30:37il n'y a que 2 personnes
30:38qui seront possiblement
30:39maires de Paris
30:40soit Rachida Dati
30:41soit Emmanuel Grégoire
30:42donc maintenant
30:43il va y avoir quoi ?
30:43Maintenant en fait
30:44on est obligé
30:45d'aller vers le vote utile
30:46et c'est pas
30:46c'est pas démocratiquement
30:48satisfaisant le vote utile
30:50attention
30:50moi je préfère vraiment
30:51quand les gens votent vraiment
30:52pour ce pourquoi
30:53ils ont envie de voter
30:53mais sauf que là
30:54quand on est du nouveau
30:56Front Populaire
30:57quand on est sincèrement
30:59attaché à cette ville
31:00on ne peut pas courir le risque
31:01donc vous Parisienne
31:03vous voteriez Emmanuel Grégoire
31:05mais bien entendu
31:06pas une seule voix
31:07ne doit manquer à Emmanuel Grégoire
31:09et ce soir
31:09je l'ai trouvé au demain
31:10je termine juste là-dessus
31:11j'ai trouvé qu'il incarnait bien
31:13cette union de la gauche
31:14il était au bon endroit
31:15il n'a pas cédé aux provocations
31:17c'est vrai que Sophia Chikirou
31:18était assez agressive
31:19vis-à-vis de lui
31:19il n'a à aucun moment
31:21cédé à ça
31:22et c'est important
31:22parce que ça sera important
31:23pour la suite
31:24non mais parce que
31:25en réalité
31:26là c'est pas fantasmé
31:27là c'est du réel
31:28Emmanuel Grégoire
31:29il a fait l'alliance
31:30avec la gauche radicale
31:31avant le premier tour
31:32en réalité
31:33et d'ailleurs
31:34quand il prend
31:35Daniel Simonnet
31:36ou Laurent Sorel
31:37sur sa liste
31:37Daniel Simonnet
31:38qui est juste soutenu
31:39par l'antisémite
31:39Jérémy Corbyn
31:40et Laurent Sorel
31:41qui dit que la police tue
31:42non mais attendez
31:42ce sont des faits
31:44il le fait pourquoi ?
31:44parce qu'il le fait justement
31:46pour aller chercher
31:46ce vote radical
31:47quand il prend David Béliard
31:50qui appelle à la réquisition
31:52des logements
31:52et qui appelle
31:54à loger des illégaux
31:56dans le logement social
31:57il fait le choix
31:57de la radicalité
31:58moi je regarderais juste
31:59quelle a été sa dernière phrase
32:00il a dit qu'il avait entendu
32:01la demande de radicalité
32:02des électeurs
32:03nous depuis le début
32:04de la campagne
32:04on dit
32:05il a fait alliance
32:05avec la gauche radicale
32:06on nous dit
32:07c'est un fantasme
32:10c'est une gauche radicale
32:11il dit
32:11j'ai entendu la demande
32:12de radicalité
32:13des électeurs
32:13et je répondrai
32:14à cette demande
32:15de radicalité
32:16donc voilà
32:18Emmanuel Grégoire
32:18c'est la gauche radicale
32:19et moi je dis
32:19à ceux qui ne veulent pas
32:20de la gauche radicale
32:21parce que je ne m'adresse pas
32:22à la gauche radicale
32:23faites par rapport
32:26François Calfont
32:27il y a peut-être une confusion
32:28c'est-à-dire qu'en réalité
32:30vous vous fantasmez
32:31nous on énonce des faits
32:32mais alors c'est les fantasmes
32:33François Calfont
32:34François Calfont
32:35c'est à vous
32:36j'essaie de vous répondre
32:38il y a peut-être une confusion
32:39entre des gens
32:40qui sont radicaux
32:41et c'est très bien
32:42qu'il y ait des gens radicaux
32:43moi je suis plus modéré
32:44qu'eux
32:44parce qu'il y a des problèmes
32:45radicaux
32:46pardon
32:46quand vous voyez
32:47des gens dans la rue
32:48qui sont SDF
32:49qui n'ont pas de lieu
32:50pour se loger
32:52il y a une radicalité
32:53qui s'exprime
32:54quand il y a des logements vides
32:55et c'est très bien
32:55et par contre
32:56sur l'attaque que vous faites
32:58à l'endroit
32:58de Daniel Simonnet
33:00et des amis de Raquel Garrido
33:01ici présentes
33:02ils ont été expulsés
33:03de la France insoumise
33:04parce qu'ils n'en pouvaient plus
33:05de cette secte
33:06et à ma connaissance
33:07à ma connaissance
33:09parce que
33:10ils sont impeccables
33:11alors oui
33:11un jour
33:12elle a croisé Corbine
33:13elle était en désaccord
33:14avec ça
33:15à ma connaissance
33:16ils sont très clairs
33:17ce qui est intéressant
33:19ce qui est intéressant quand même
33:20et c'est ce que je crois
33:21ce que voulaient en tous les cas
33:23les téléspectateurs parisiens
33:24qui regardaient ce débat
33:25c'est de savoir
33:26ce que pensaient
33:26les uns et les autres
33:27sur des sujets
33:28qui sont des sujets
33:29qui les concernent
33:30et c'est vrai que
33:32c'est là où on a vu
33:33quand même
33:33qu'il y a des différences
33:34importantes
33:35parce qu'en dehors
33:35des effets de manche
33:36il y a quand même
33:37des différences très importantes
33:38sur le logement social
33:40sur la sécurité
33:43y compris même
33:44d'ailleurs
33:44sur le traitement
33:46et de cet horrible scandale
33:48de la pédophilie
33:49à l'école
33:49enfin sur tous ces sujets-là
33:51sur l'automobile
33:52sur la place
33:55il y a énormément de sujets
33:57sur lesquels
33:58et bien on a vu
33:59des différences énormes
34:01qui étaient des différences
34:02droite-gauche
34:03droite-gauche
34:04exactement
34:04et d'ailleurs
34:05Emmanuel Grégoire
34:06il réussit de ce point de vue
34:08je pense
34:09à capter le droit insoumis
34:10parce que
34:11quand il dit
34:11je ne vois pas pourquoi
34:12un électeur insoumis
34:13il n'est pas prêt
34:14à aller y aller
34:15c'est une droite
34:17assez libérale
34:17finalement
34:18pour libéraliser davantage
34:20cette ville
34:21qui est quand même
34:22qui a souffert de corsets
34:25étatiques
34:26même si c'est des corsets
34:27municipaux
34:27et madame
34:29madame
34:31Chikiru
34:31qui elle
34:32et alors là
34:32pour vraiment
34:33d'une certaine façon
34:35et bien
34:37étatiser
34:38un maximum
34:38de services
34:39et puis au milieu
34:40monsieur Grégoire
34:41qui lui
34:42on ne sait pas trop d'ailleurs
34:43parce qu'il a quand même
34:44été assez flou
34:45dans ses propositions
34:46donc vous trouvez
34:47qu'Emmanuel Grégoire
34:48a été plus fou que les autres
34:49il ne les a pas
34:49il ne les a pas
34:51financés
34:52comme on voudrait
34:53que le savoir
34:54c'est d'ailleurs
34:55un peu le même cas
34:55aussi pour madame
34:56pour monsieur
34:57Yohann Gillet
34:58vient de nous rejoindre
34:59pardonnez-moi
35:00on accueille
35:01Yohann Gillet
35:02sur le plateau
35:02vous êtes déchaîné
35:04la taxe foncière
35:04elle était embrasse coulée
35:05embrasse coulée
35:06on accueille
35:07Yohann Gillet
35:08sur le plateau
35:09députée du Gard
35:10elle était embrasse coulée
35:11oui pardon
35:11j'ai réagi
35:12députée du Gard
35:13c'est 600 millions d'euros par an
35:17qui ont été pris aux Parisiens
35:19et pour aucun
35:19on va pas faire le débat
35:21alors attendez
35:21attendez
35:22Yohann Gillet
35:24s'il vous plaît
35:25pardon
35:25Yohann Gillet
35:26député du Gard
35:27porte-parole du groupe
35:28Rassemblement National
35:29à l'Assemblée
35:29est-ce que
35:30vous avez entendu
35:31Jordan Bardella
35:32votre patron dire
35:33moi Parisien
35:34je vote pour Racine Adati
35:36est-ce qu'après ce débat
35:37ce soir
35:38vous allez dans le même sens
35:40que Jordan Bardella
35:41Jordan Bardella
35:42elle l'a rappelé
35:42on n'a pas de candidat
35:43au second tour
35:44pour le Rassemblement National
35:45nous en avons en revanche
35:46partout en France
35:47évidemment
35:48et à titre personnel
35:49il a indiqué
35:50qu'il voterait
35:51pour Racine Adati
35:52ce n'est pas un soutien
35:53du Rassemblement National
35:54parce que les électeurs
35:55sont bien libres
35:55de faire ce qu'ils souhaitent
35:56au second tour
35:58à Paris
35:58en revanche
35:59il a indiqué
36:00effectivement
36:00qu'à titre personnel
36:01il voterait Racine Adati
36:02et j'aurais pu dire
36:03exactement la même chose
36:05ce qui n'aurait sans doute
36:05pas été le cas
36:06de Mme Le Pen
36:07qui ne l'aurait jamais dit
36:08et ça c'est très intéressant
36:10parce qu'il y a une distinction
36:11une différence
36:12à opérer
36:13dans ces élections municipales
36:15entre Mme Le Pen
36:16qui ne se revendique
36:17d'ailleurs ni de droite
36:18ni de gauche
36:18et M. Bardella
36:19qui a un tout autre discours
36:21qui est un discours
36:22et d'ailleurs
36:22il ne le cache pas
36:23puisqu'il voudrait
36:25incarner
36:25et c'est Nicolas Sarkozy
36:27qui le dit
36:27il incarne
36:28ce que le RPR
36:29était dans les années 80
36:30et il voudrait
36:31incarner l'union des droites
36:32et là il y a quand même
36:33je suis désolé monsieur
36:35une grande différence
36:37le risque il est ici
36:38c'est à dire
36:38effectivement
36:39ce qui se passe
36:39à l'échelle du pays
36:40c'est effectivement
36:41que l'extrême droite
36:42exerce une force centripète
36:43sur la droite
36:44et face à cela
36:45à part l'union de la gauche
36:47je vois point de salut
36:48et à Paris
36:48aussi
36:49chaque électrice électeur de gauche
36:51qui a été avec le nouveau
36:52Front Populaire en 2024
36:53
36:53il faut qu'ils se posent la question
36:55en face
36:55ils sont en train de s'unir
36:56excusez-moi
36:56nous aussi
36:57on est réunis
36:58Pierre-Yves Bournazel
36:59calmez-vous
37:00Emmanuel réunis
37:01avec Pierre-Yves Bournazel
37:02Edouard Philippe
37:03Gabriel Attal
37:04je pense que
37:04le vote Front Républicain
37:06ça ne marchera pas à Paris
37:07mais madame
37:07vous savez
37:07le vrai problème
37:09comment on peut continuer
37:10avec des gens
37:11qui vous insultent
37:12moi je suis désolé
37:13quand Jean-Luc Mélenchon
37:14dit
37:14les socialistes
37:16pour un paquet de cacahuètes
37:18c'est pareil chez vous
37:20Bruno Rotaio à Nice
37:21il ne soutient pas Estrosi
37:23il soutient Ciotti
37:24je vais vous dire
37:26Paris appartient aux parisiens
37:28mais à Paris
37:28c'est aussi la capitale de la France
37:30je dirais
37:30ce n'est pas de notre faute
37:31s'il y a aujourd'hui
37:32un consensus en France
37:33pour dégager cette majorité sortante
37:35parce qu'elle a échoué sur nous
37:36on verra ce que ça donne
37:39on verra ce que ça donne
37:41dimanche
37:43il a fait 24
37:49mais ça risque
37:51ça risque d'être serré ce dimanche
37:53et on verra dans quelle mesure
37:54ce débat a pu avoir un impact
37:56sur les élections ce dimanche
37:58merci beaucoup à tous
37:58d'avoir participé à ce débat
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