- il y a 16 heures
Les entreprises ont un rôle central dans l’amélioration de l’attractivité des territoires. À la veille des élections municipales, les dirigeants donc leur mot à dire. Construction de logement à proximité des industries, développement de la mobilité durable, dynamisme commercial… Ce sont les sujets sur lesquels les invités de SMART TRENDS ont fait des propositions aux candidats. Cette émission est en partenariat avec la CPME.
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00:04Smart Trends, c'est l'émission, le rendez-vous des mutations et des tendances, vous le savez,
00:08et on a choisi dans la dernière ligne droite de ces élections municipales de donner la parole aux entrepreneurs.
00:14Qu'attendent-ils de leur futur maire ? J'accueille Philippe Coye, bonjour.
00:18Bonjour.
00:18Bienvenue, vous êtes le porte-parole de la CPME, la Confédération des petites et moyennes entreprises.
00:22Olivier Salron, bonjour.
00:24Bonjour.
00:24Et bienvenue, le président de la Fédération française du bâtiment, Egaël Keinec, bonjour et bienvenue.
00:28Vous êtes le directeur général de Moving On.
00:31Peut-être une question assez générale pour commencer, Philippe Coye.
00:34Pourquoi c'est important que les patrons, les patrons de PME se fassent entendre, prennent la parole à ce moment
00:41-là, dans la dernière ligne droite des municipales ?
00:43C'est primordial parce que nous sommes les acteurs du territoire.
00:45Nous sommes les créateurs de richesses, de l'emploi, du bien-vivre, la cohésion du territoire.
00:49Donc, que les chefs d'entreprise soient des militants aujourd'hui, des bonnes idées, nous sommes tout à fait logiques.
00:55Et peut-être, si je dois faire une remarque, on ne s'est pas assez impliqués par le passé pour
01:00faire entendre notre voix, faire des propositions.
01:03Ce n'est pas être dans l'opposition, c'est accompagner ceux qui, demain, vont présider des communes, des intercos,
01:09à prendre les bonnes décisions, à connaître l'écosystème de l'économie.
01:13Par peur d'être jugé partisan, etc. ? C'est peut-être pour ça qu'il y avait un peu
01:17d'hésitation ?
01:18Je pense que le monde de l'entreprise, du commerce que je représente, a toujours eu un détachement à cette
01:25élection, à ces élections.
01:27Ce qui n'est pas vrai dans le monde agricole.
01:29Il y a beaucoup plus d'agriculteurs engagés dans les territoires, dans les collectivités,
01:33parce que forcément, il y a peut-être moins de partis pris.
01:36Quand vous êtes commerçant, c'est toujours délicat de s'afficher, de prendre position, d'expliquer notre vision.
01:43Donc, ça manque peut-être un peu d'engagement chez les patrons, aujourd'hui, de nos entreprises, dans nos commerces,
01:49pour faire porter cette voix.
01:50Et puis, on a peut-être aussi le sentiment, il se trouve que je prends aussi une émission sur la
01:54chaîne parlementaire public-sénat,
01:55qu'on ne parle pas beaucoup des chefs d'entreprise dans une campagne électorale en général,
02:01et peut-être encore plus lors des municipales.
02:03Est-ce que c'est aussi votre sentiment, ou pas d'ailleurs ?
02:05Oui, c'est mon sentiment.
02:06Alors, c'est vrai qu'il y a beaucoup de chefs d'entreprise, et peut-être de petites structures, dans
02:10les villages plutôt ruraux.
02:12Parce qu'il y a quand même moins d'intérêt, un chef d'entreprise, il faut le dire, il travaille
02:16pour le privé, mais il travaille aussi pour le public.
02:17Donc, les appels d'offres, on ne peut pas être jugé parti, et donc on a un frein au niveau
02:22de nous, entrepreneurs.
02:23Alors, nous, entrepreneurs du bâtiment, du BTP, là, oui, on est plongé, j'allais dire, autant que nos amis agriculteurs,
02:30mais dans la vie locale.
02:30Mais c'est vrai, vous avez raison, on a quand même ce petit frein vraiment à s'engager en politique.
02:39Alors que c'est la politique noble, c'est la politique des collectivités, du territoire, et alors nous, bien sûr,
02:44bâtiments et travail public,
02:45c'est le management du territoire, c'est l'implantation de nouveaux services pour nos adhérents, c'est la création
02:52de commerce, c'est la création d'entreprise,
02:54et puis c'est surtout la création de logements.
02:55Donc oui, de plus en plus, les chefs d'entreprise, d'ailleurs les Français nous le demandent quand on entend
03:00les sondages,
03:01font confiance aux chefs d'entreprise pour « allez-y, prenez la main ».
03:05Mais je le dis, dans les villes moyennes à grosses, c'est compliqué, parce qu'il y a cette question
03:10aussi des marchés publics,
03:12et évidemment, il faut qu'on sauvegarde notre entreprise et l'emploi.
03:14Oui, effectivement.
03:16Gaël Keinec, je veux bien, en quelques mots, vous nous présentiez Moving On, vous êtes déjà venu dans cette émission,
03:20mais quand même, et puis peut-être aussi nous expliquer quel peut être votre rôle auprès des élus, auprès des
03:26maires.
03:27Donc Moving On, on est une association d'intérêt général, mais soutenue par des entreprises,
03:32mais plutôt des grandes, des entreprises du CAC 40.
03:35Et par contre, pour pousser un seul sujet, on ne les représente que sur un sujet, qui est la mobilité
03:41durable.
03:41Donc nous, notre mission, c'est de faire en sorte que la mobilité abîme moins la planète et soit plus
03:47juste.
03:48Donc les grandes entreprises qui sont derrière vous, on ne va pas toutes les citer, mais c'est des constructeurs
03:53auto...
03:54Des constructeurs auto, vous avez Michelin, là justement pour le programme sur les municipales,
03:58on a travaillé avec Accenture, on a travaillé avec Orange, Massif, voilà.
04:03Et donc c'est assez varié.
04:04Nous, on couvre toute la chaîne de valeur.
04:07Je dirais que, si j'ai bien compris, mes collègues sont plutôt monosecteurs, mais tous sujets, nous c'est l
04:13'inverse.
04:13On est un seul sujet, mais par contre, on couvre toute la chaîne de valeur.
04:17Et donc avec quel rôle auprès des maires, auprès des élus ?
04:19Alors, un peu comme vous, on a réfléchi.
04:24On parle assez souvent à l'Europe ou à l'État, parce que les grands enjeux de mobilité, les grands
04:30programmes, d'infrastructures, etc., se jouent là.
04:33Mais on s'est dit, en fait, il se joue quand même aussi beaucoup de choses dans les territoires.
04:38Il pourrait se jouer beaucoup de choses dans les territoires.
04:40Il devrait se jouer plus de choses dans les territoires, dans les mairies et dans les intercos.
04:46On peut faciliter la vie des gens, on peut faire avancer la mobilité durable.
04:51Et c'est trop urgent, trop important pour qu'on ne s'intéresse pas à cet échelon.
04:55Donc on s'est dit, là, on a une opportunité formidable.
04:58Donc, comme mes collègues, on a fait la proposition.
05:01Voilà, vous êtes les uns et les autres venus avec les propositions que vous avez pu faire aux élus.
05:07Alors, on ne peut pas tout, évidemment, évoquer, même dans une émission d'une demi-heure.
05:10Mais on va commencer par la question de l'attractivité qui est certainement centrale.
05:15Et d'ailleurs, on trouve des points de convergence dans vos propositions.
05:20Comment rendre ces territoires, là dont on parle, plus attractifs, peut-être aussi plus fonctionnels, Philippe ?
05:27Alors, comment les rendre plus attractifs ? Avec l'offre.
05:29Mais l'offre, elle est plurielle.
05:31Avec la Fédération du bâtiment, je crois qu'il y a une vraie complémentarité.
05:34Parce qu'avoir un commerce, c'est aussi avoir un habitat de qualité.
05:37Et je crois que la place que l'on prend aujourd'hui dans ce débat de l'organisation du territoire,
05:42des élections municipales, est très importante.
05:44Pour accompagner, je dirais, l'ensemble des sujets.
05:47Pas que parler du commerce ou du pied d'immeuble.
05:50C'est quelle est la qualité de l'habitat dans ma ville ?
05:52Quelle est l'offre des infrastructures routières ?
05:54Parce que la crise que nous traversons, qui est quand même présente, durable et qui pèse sur chacun d'entre
06:01nous,
06:01doit trouver une solution par la concertation.
06:04On ne peut plus travailler en silo, que les commerçants d'un côté, que les collectivités de l'autre, ou
06:09telle profession.
06:10On doit mettre sur la table l'ensemble des problématiques pour trouver collectivement, collégialement, je dirais même,
06:16les solutions pour le bien vivre ensemble, l'harmonie du territoire.
06:20Parce que si vous faites venir une entreprise, il faut aussi trouver de l'emploi, souvent dans un couple.
06:24Si vous faites de l'industrie, comment madame va travailler ?
06:27Donc tout cela ne peut pas se travailler que dans son précaré.
06:30Je suis militant de dire, partageons nos idées, partageons nos problématiques pour créer des solutions communes.
06:36Olivier Saleron, qu'est-ce que vous proposez en matière d'attractivité du territoire ?
06:41J'imagine que vous le liez aux enjeux d'aménagement.
06:44Oui, bien sûr. L'attractivité du territoire, c'est vrai que tous les maires aujourd'hui, d'ailleurs, ils sont
06:51jugés sur leur bilan.
06:52Avez-vous gagné des habitants ou perdu ? C'est toujours un drame quand on passe sous les 30 000,
06:57sous les 20 000 et sous les 10 000.
06:59Cela veut dire que quelque part, les habitants, vous n'avez pas fait votre boulot, vous n'avez pas attiré
07:03des jeunes, des moins jeunes, des actifs ou non actifs.
07:05Mais en tout cas, vous n'avez pas fait ce travail.
07:06Donc, c'est là qu'il faut, effectivement, et c'est pour ça que la Fédération du bâtiment n'est
07:11pas sclérosée dans le bâtiment BTP ou aménagement du territoire aux constructions.
07:15Nous faisons partie dans l'exécutif de la CPME nationale et aussi du MEDEF au niveau national.
07:21Et alors, qu'est-ce que vous proposez pour rendre ces territoires plus attractifs en matière d'aménagement ?
07:27Aménagement, bien sûr. Service, aujourd'hui, bien évidemment.
07:31Et puis, vous savez, tous nos concitoyens ne cherchent pas que du loisir.
07:36Ils cherchent d'abord à être bien accueillis dans leur entreprise, donc rénover les entreprises de plus en plus, donner
07:42des solutions, justement,
07:44on va parler tout à l'heure de tout ce qui est transition environnementale, transition énergétique, mais être bien chez
07:50soi en confort, mais d'abord au travail.
07:52Et ensuite, bien sûr, leur proposer ce qu'ils désirent par rapport à leur confort, par rapport à leurs moyens,
07:59des logements abordables ou un petit peu plus.
08:02Donc, de la maison individuelle, soit existante et rénovée, ce qui est compliqué aujourd'hui, quand on se déplace ou
08:10voilà, quand on quitte une grande ville, d'aller dans une plus petite ville, voilà.
08:14Il y a toujours des espaces peut-être un peu moindres.
08:17Donc, on peut aussi construire, il va falloir construire avec les règles du zone.
08:22Alors, on y reviendra aux héros.
08:25Voilà, mais tout ça, on ne peut pas parler d'attractivité sans dire, les Français, on est dans un pays
08:33libre, on le voit aujourd'hui et tant mieux,
08:35ils veulent vivre aujourd'hui à 84% être propriétaires dans une maison individuelle avec un petit bout de terrasse,
08:41un petit bout de jardin s'ils peuvent.
08:43Mais en tout cas, voilà leur désir.
08:44Alors, la maison individuelle, le collectif aussi, ça peut être très bien aménagé, il y a une très bonne collectivité.
08:48Donc, c'est ça, c'est le confort d'abord de la famille, du travail, ce qui veut dire forcément
08:54une construction neuve ou une rénovation d'ampleur énergétique aujourd'hui.
08:59La mobilité, quand on parle d'attractivité, elle est là.
09:02Elle est là, elle est là, elle est déjà là.
09:05Mais même spontanément, quand vous allez poser la question à des électeurs ou à des citoyens d'une ville, quelle
09:11que soit la taille, ils vont souvent nous parler mobilité.
09:13Absolument, et c'est pour relier les bâtiments et les commerces, c'est vraiment le système sanguin du système.
09:21Et on peut être beaucoup plus heureux ou beaucoup moins heureux selon que la mobilité fonctionne ou pas.
09:28Donc, c'est très important d'avoir une mobilité fluide.
09:31Nous, on oeuvre aussi pour qu'elle soit durable, qu'elle abîme moins la planète aussi.
09:36Et ça, les gens, ils sont très attachés.
09:37On a toutes nos propositions, on les a testées avec l'Institut Cantart et c'est un vrai plébiscite.
09:42Les gens ont envie de mobilité durable.
09:45Mais alors, je vais me mettre dans la peau de quelqu'un qui habite un village et qui, tous les
09:51jours, prend sa voiture pour aller travailler dans la plus grande ville qui est à 25 minutes de voiture.
09:57Il n'a pas de solution de transport en commun, il ne va pas prendre son vélo parce qu'il
10:00trouve que c'est trop loin.
10:00Qu'est-ce que des élus locaux peuvent proposer pour favoriser la mobilité durable ?
10:05Alors, on en a plusieurs, mais on peut déjà qu'il parte et qu'il arrive dans un lieu qui
10:12conjugue points de mobilité et services.
10:14C'est ce qu'on appelle les relais mobilité-services.
10:17Donc, ceux qui favorisent le commerce local.
10:20C'est-à-dire qu'il faudrait que ce soit tout au même endroit.
10:22Il y a plein d'expérimentations comme ça.
10:23Ce qui est important, c'est que toutes nos propositions ont été testées partout.
10:28Pas qu'en France, mais on a à chaque fois, pour chacune, trois ou quatre exemples qui sont des succès.
10:33Ça marche.
10:33Ça marche.
10:33On sait que ça marche.
10:34Ça marche.
10:35Et donc, un des trucs qui marche, justement, c'est ça.
10:38C'est concentrer le bureau de tabac, la boulangerie, etc. au départ de la ligne.
10:45Ça, c'est un axe.
10:46Un autre axe, c'est tout ce qui est covoiturage, les axes de covoiturage, facilité.
10:51Ça peut être un petit revenu additionnel pour certains et une dépense en moins très importante pour d'autres.
10:58Après, il y a aussi, vous avez pris l'exemple du rural, mais il y a aussi l'exemple du
11:02périurbain,
11:03qui est souvent un peu perdu entre deux politiques, en fait, qui est un peu ni l'un ni l
11:07'autre.
11:08Et là, typiquement, il y a des idées de navettes point à point qui sont très, très importantes.
11:12Vous pouvez faire gagner une heure par jour aux gens en amenant, par exemple, une navette qui va de la
11:18gare au lotissement,
11:19sans s'arrêter 15 fois, ce qui est à notre service, ça, c'est le bus.
11:23Voilà.
11:23Donc, on a ce type de propositions.
11:26Puis, on a aussi des propositions pour les personnes à mobilité réduite,
11:28parce que c'est une quantité importante de gens qui ont des vrais soucis
11:32et donc qui ont besoin de se sentir dans une ville où ils peuvent circuler.
11:37Voilà.
11:37Et on a, bien sûr, aussi la mobilité des biens, qui est très importante.
11:42Alors, quand on parle de mobilité durable,
11:45c'est une façon d'introduire la thématique plus générale de la transition environnementale,
11:52de la transition énergétique, Philippe Coye.
11:54Là aussi, il y a des propositions de la CPME pour inciter les maires à intégrer ces enjeux dans leur
12:04acte.
12:04C'est une évidence.
12:05Aujourd'hui, on ne peut pas faire l'économie.
12:07Ça serait d'ailleurs une grosse erreur de prendre en accord le sujet de l'environnement
12:12et de la transition qui s'impose à nous.
12:15D'ailleurs, la CPME s'est engagée dans ce dialogue de proximité,
12:18en étant présente pour la première fois de l'histoire au Salon des Mers,
12:22pour avoir cette proximité avec les acteurs des territoires,
12:25aujourd'hui à l'aune du premier tour des élections municipales,
12:29pour accompagner aussi ce que les commerçants ont besoin,
12:32parce qu'on parle de transition.
12:33Mais derrière, il y a des coûts.
12:35Et forcément, nos entreprises aujourd'hui sont sur des marches contraintes,
12:39des marchés compliqués.
12:40Et donc, il ne faut pas opposer cette évolution,
12:43cette nécessité de prise en considération des évolutions sociétales et environnementales
12:48au regard de l'économie de nos entreprises.
12:51Donc, c'est tous ces paramètres que nous devons accompagner,
12:54ce que fait la CPME dans ses différentes missions
12:57et avec ses fédérations adhérentes,
12:59parce que si on opposait la transition écologique à la raison économique,
13:04ça serait un échec.
13:05Et là aussi, c'est plutôt une discussion, une concertation,
13:09ce qui est faisable avec les fournisseurs pour nos établissements.
13:12Mais il y a la question, pardon de nous interrompre,
13:13mais il y a la question de la place de la voiture dans les centres-villes.
13:17Est-ce que oui ou non, quand on réduit la place de la voiture,
13:20on est au commerce ?
13:21J'entends tous les sons de cloche.
13:23Vous posez une bonne question dans laquelle la réponse est très complexe.
13:26Très complexe, le oui ou non.
13:29Oui, on peut vivre un centre-ville apaisé, sans automobile.
13:32Mais la seule et unique condition, de l'accompagner, ce centre-ville.
13:36Déjà, ce que nous préconisons à la CPME, c'est un dialogue avec les élus.
13:40Parce que quand vous envisagez une piétonisation,
13:43une végétalisation de votre centre-ville,
13:45il faut le faire en concertation,
13:47parce que des commerçants ont besoin des camions de livraison.
13:50Vous avez quand même besoin de familles qui arrivent avec des enfants.
13:54Donc tout cela se fait dans une concertation.
13:56Et c'est là où, souvent, vous opposez les commerçants avec le stationnement.
13:59C'est un débat omniprésent dans les municipales.
14:02On a fermé le stationnement, on ne peut plus venir commercer chez moi.
14:04Non, d'abord, il faut penser un centre-ville comme une galerie marchande à ciel ouvert.
14:09Et en fonction de cela, il donnait des aménagements.
14:11Il donnait aussi, en amont, parce que ce sont des travaux longs, une concertation.
14:16Je comprends mes collègues qui sont en difficulté,
14:18parce qu'ils découvrent que la rue va être barrée
14:20et que les places de stationnement sont supprimées au bénéfice de parking relais.
14:25C'est très intelligent, mais il faut le faire dans l'aménagement et dans la concertation.
14:29Alors, je vous pose à peu près la même question, mais en rebondissant sur ce ZAN,
14:32ce zéro artificialisation nette, qui fonctionne peut-être un peu comme un épouvantail pour certains élus,
14:40à tort ou à raison, je ne vais pas prendre parti ici,
14:43mais est-ce qu'on peut concilier cet objectif, zéro artificialisation nette 2050,
14:47avec l'attractivité dont on parlait tout à l'heure, la croissance économique des villes ?
14:52Alors, en fait, ça a été débattu, mais pas vraiment dans l'opinion.
14:56Et puis, on s'est très vite aperçu que le zéro artificialisation nette,
15:01finalement, c'était très bien pour la planète, et tant mieux,
15:03et qu'il y avait beaucoup de friches disponibles aujourd'hui,
15:06c'est-à-dire des zones déjà imperméabilisées.
15:09Et là-dessus, on peut faire beaucoup de choses.
15:11Alors, évidemment, malheureusement, il y en a beaucoup qui sont déjà pollués,
15:14et donc ça coûte beaucoup plus cher.
15:15Mais quand même, soyons intelligents.
15:17Et nous, ce qu'on dit dans le bâtiment, on n'est pas des bétonneurs compulsifs
15:20ou des grignoteurs de terres agricoles, surtout pas.
15:22D'abord, occupons-nous des friches.
15:24Mais, il y a quand même une réalité aujourd'hui,
15:26c'est réindustrialiser la France ou développer des services,
15:30des commerces spécialisés aujourd'hui qui changent.
15:33Le monde change tellement vite aujourd'hui, on le voit aujourd'hui.
15:35Eh bien, on doit faire du cas par cas, et c'est ce que l'on voit aujourd'hui.
15:39On avait dit le ZAN, bon, aller au nectar par chaque commune,
15:43et donc on va construire la moitié de ce qu'on a construit jusqu'à les dix dernières années.
15:47Mais ça ne marche pas partout.
15:49Pour certaines villes, certains territoires,
15:52où il va y avoir de la réindustrialisation,
15:54on a parlé beaucoup des méga factories,
15:56on a parlé beaucoup de toutes ces choses électriques,
15:58où toutes les...
15:59Oui, aujourd'hui, on voit que l'industrie de l'armement,
16:02de l'aéronautique est en croissance.
16:05Eh bien, il va falloir loger du personnel à côté,
16:09loger des ouvriers, comme dans le bâtiment,
16:11il va falloir loger des cadres, il va falloir loger des ingénieurs,
16:14et ceux-là n'ont pas forcément envie de vivre dans l'existant,
16:17donc il va falloir construire.
16:18Donc, il va falloir adapter.
16:20C'est un peu ce qu'on parlait des zones flash,
16:23il y a deux, trois ans,
16:24le président Macron parlait des zones flash.
16:26C'est-à-dire, oui, on fait un truc commun à toute la France,
16:29mais finalement, là, Dunkerque,
16:31ah oui, on avait oublié qu'il fallait des logements avec les méga factories.
16:34On ne va pas faire déplacer 8000 personnes chaque jour.
16:37C'est-à-dire, un principe pour tout le monde,
16:39mais la capacité de l'adapter en fonction des projets,
16:43c'est ce que je comprends.
16:43Et ce que j'ai l'impression, c'est qu'aujourd'hui,
16:45on est beaucoup plus là-dessus, avec les nouveaux gouvernements,
16:47parce qu'ils mettent en exergue ce qui a très bien fonctionné.
16:50C'est vrai, la construction des Jeux olympiques,
16:52moins de recours à la construction,
16:54sur le foncier, sur tout ça.
16:56Il y a eu tous les recours possibles, évidemment,
16:58mais en tout cas, ça a été réduit.
17:00Notre-Dame, exactement la même chose,
17:03dépassation du marché, le marché public,
17:04plus rapide, mais dans toutes les règles.
17:07En revanche, on a suivi, vraiment,
17:11seconde par seconde, l'évolution du dossier.
17:12Et on a vu que, normalement, Notre-Dame,
17:14on aurait dû le faire en 10 ans, on l'a fait en 5 ans.
17:16Donc, tout ça, en fait, devient un peu,
17:19pas la norme, mais presque,
17:21pour tous les projets qu'il y a en France.
17:22Et j'allais dire, tant mieux,
17:23ne soyons pas dogmatiques, enfermés dans un cadre.
17:27Et ça, ce que vous avez rebondi tout à l'heure,
17:29c'est la rénovation énergétique et sur l'environnemental,
17:32eh bien voilà, soyons intelligents.
17:33Mais aujourd'hui, il va falloir aussi faire des efforts
17:36pour loger les Français,
17:37pour qu'ils puissent travailler à proximité de leur industrie.
17:40Sinon, ça va finir par faire des gilets jaunes.
17:42Je vais passer, oui, effectivement, on l'a connu.
17:44Et on peut considérer que les braises
17:47ne sont pas totalement les têtes.
17:48Je vais passer d'un acronyme à l'autre,
17:49du ZAN aux ZFE,
17:50les zones à faible émission,
17:52puisque ça concerne en plein, Gaël Keïnec,
17:54les enjeux de mobilité.
17:56Là aussi, il y a le...
17:58Et alors, ce qui est intéressant,
17:59c'est que les deux sont devenus des enjeux politiques,
18:04notamment dans ces élections municipales,
18:06servant aux uns de totem à défendre,
18:09aux autres de...
18:10Et d'ailleurs, c'est caricatural parfois des deux côtés,
18:12d'épouvantail à détruire.
18:14Ces ZFE, elles ont été quoi ?
18:17Vidées un peu de leur substance, finalement,
18:19ces zones à faible émission dans les centres-villes ?
18:21Les grandes villes ?
18:24Un petit peu, oui.
18:25En tout cas,
18:27elles sont très, très flexibilisées,
18:29au point qu'effectivement,
18:31elles deviennent moins les contraintes
18:33qu'elles avaient été imaginées.
18:35Mais on parlait de concertation tout à l'heure,
18:37quand vous interrogez.
18:38C'est parce que ça n'a pas été pensé suffisamment en concertation ?
18:40Je pense quand même qu'il y a eu des concertations,
18:42parce que la concertation même est encadrée par la loi,
18:44en France.
18:47Mais ici, on porte un discours d'entreprise,
18:49et qui est, par essence, pragmatique,
18:53mais qui peut être exigeant.
18:55Nous, on prône l'exigence lucide.
18:57C'est un pléonasme, d'ailleurs.
18:58Et donc, ce qui a sans doute manqué,
19:02c'est ce côté lucide.
19:04Et là où, souvent, l'erreur commence,
19:07c'est quand les gouvernements ou l'administration
19:10vont être prédictifs sur les moyens,
19:13et non pas sur le cap.
19:14Donc, on doit être extrêmement ferme sur le cap.
19:17Et je pense que le cap de l'artificialisation,
19:19le cap de maintenir la biodiversité,
19:22il est extrêmement important pour nous tous,
19:24pour nos enfants, pour notre économie,
19:26pour notre résilience.
19:27À chaque inondation, on parle de l'artificialisation.
19:30Le lien, il est quand même réel.
19:32Et sincèrement, moi, je ne rencontre plus une entreprise
19:35qui n'ait pas réellement cet objectif cheville au corps.
19:38Il y a peut-être 20 ans, parce que nous, on a 20 ans,
19:41on pouvait avoir des débats.
19:42Là, il n'y a plus de débat.
19:44Le débat, il n'est pas sur le si, il est sur le comment.
19:46Mais par contre, le rôle de l'administration
19:48n'est pas d'être prédictif sur le comment,
19:50parce qu'elle ne peut pas.
19:51Parce que c'est beaucoup trop complexe,
19:52c'est beaucoup trop local.
19:55Donc, c'est quand elle s'éloigne
19:57de son rôle de prescripteur sur le cadre,
19:59et qu'elle dérive sur les moyens,
20:02qu'elle peut tomber dans des choses trop dogmatiques.
20:05Est-ce que les crises, c'est des accélérateurs de changement ?
20:08Là, on est en pleine crise, guerre au Moyen-Orient,
20:13avec les conséquences sur le marché de l'énergie que l'on connaît,
20:17et la crainte, si ça dure, que ça devienne un nouveau choc pétrolier.
20:20On n'y est pas encore, espérons qu'on n'y arrivera pas.
20:22Toutes les crises sont des accélérateurs de prise de conscience.
20:26Après, sont-elles des solutions en soi ?
20:29Je le pense, si tant est que les filières aient l'audace
20:32de se transformer, de s'adapter,
20:34et de considérer le moment de la crise, du choc,
20:37comme un signal fort qu'il doit être accompagné pour une évolution.
20:42Si on le reçoit comme une sanction,
20:45forcément, on se replie, on se renferme.
20:46Si on regarde les conséquences de la guerre en Ukraine,
20:49et de cette flambée des prix de l'énergie,
20:53il y a eu une prise de conscience, même au sein des PME,
20:56sur le sourcil de leur énergie, par exemple.
20:58Il ne vous a pas échappé qu'il y a eu une filière
21:01dans le métier du commerce et de proximité,
21:03les boulangers, qui ont payé un lourd tribut
21:05parce qu'il y avait un mauvais accompagnement
21:08ou des mauvais conseils sur l'accès à l'énergie
21:10et avec des contrats dérégulés qui se sont trouvés
21:13dans des explosions significatives de tarifs
21:17qui a conduit, malheureusement, à la ferventeur
21:20de nombreuses boulangeries de proximité.
21:22Donc, il y a là aussi, dans tous les sujets,
21:25vous avez évoqué tout à l'heure la concertation,
21:26c'est par la loi.
21:27Oui, je dis oui à la concertation,
21:29mais je dis encore plus oui,
21:31et j'applaudis dès demain, quand il y a de l'écoute.
21:33Parce que faire des réunions,
21:35et je pense qu'ici, on est habitué à siéger
21:37dans des réunions pour dire,
21:39il y a eu un dialogue et je décide ce que j'ai envie
21:42qui soit décidé, ça ne peut pas fonctionner.
21:44Et c'est là où ça...
21:45Vous avez vécu souvent, ça.
21:46Je pense.
21:48Même à l'échelon local ?
21:49À l'échelon local, bien évidemment.
21:51C'est pour ça qu'à la CPME,
21:52nous avons ce petit guide,
21:53c'est adopter le réflexe PME.
21:55C'est pour mieux nous comprendre,
21:57non pas pour faire de la politique,
21:58on laisse ça aux politiciens,
22:00on est là pour expliquer la vie économique,
22:02les attentes sur la fiscalité,
22:04sur les règlements,
22:05sur l'évolution environnementale,
22:07pour qu'elles soient appropriées,
22:09adoptées et non combattues.
22:11On va reparler fiscalité tout de suite,
22:13mais un mot de l'échelon,
22:14je veux bien vous entendre là-dessus quand même,
22:16Olivier Salon,
22:17parce qu'il y a 35 500 communes en France,
22:21il y en a, je crois, un peu plus de 10 000 en Allemagne.
22:25Si on regarde le ratio à la population,
22:26bon, je ne vais pas vous faire,
22:28on ne va pas faire les maths ensemble,
22:29mais est-ce qu'il y a trop de communes ensemble ?
22:31En France, est-ce que finalement le bon échelon...
22:33Il y a beaucoup de décideurs.
22:34Oui, et puis vous, vous cherchez quel interlocuteur ?
22:37L'intercommunalité, vous avez les uns les autres employés.
22:39Nous, un peu comme beaucoup de fédérations,
22:41on met à la fédération des bâtiments,
22:42on est présents dans les 101 fédérations,
22:44n'oublions pas l'outre-mer,
22:45très important aussi pour ces municipales.
22:47Et donc, on est au plus proche de toutes les communes,
22:49de tous les maires.
22:50Et donc, on est là, d'une façon pragmatique,
22:53pour leur donner des conseils.
22:54Moi, je le sais, je l'ai fait quand j'étais président départemental,
22:57et dans mon département, etc.,
22:58je suis allé voir dans les villes.
22:59Et en fait, qu'est-ce qu'il en est sorti ?
23:02Oui, toutes les crises qu'on en a connues depuis le Covid,
23:05des règlements, etc., derrière,
23:07l'inflation des matières premières,
23:09les haricots fossiles qu'il faut éradiquer.
23:11Hier encore, j'étais au ministère pour l'électrification des bâtiments en France,
23:15justement, pour sortir de tout ça.
23:17Ça, c'est du concret, c'est une accélération.
23:19Et puis, le titre de l'émission, le titre de la chaîne Smart,
23:21la Smart City, ça y est, elle est en place.
23:23C'est-à-dire qu'il y a des communes moyennes, petites et plus grandes
23:27qui investissent dans les capteurs,
23:30qui investissent dans les logiciels, dans les algorithmes,
23:32et maintenant, dans l'intelligence artificielle,
23:34et qui changent.
23:35Effectivement, c'est toujours bon pour la rénovation
23:37et pour les métiers du bâtiment.
23:39Beaucoup d'appareils, de production de chauffage,
23:41de rafraîchissement, de traitement d'air,
23:43aujourd'hui, je dis que ça fait 15 ans que ça existe,
23:47mais accéléré depuis 2020,
23:48pour faire des économies d'énergie derrière.
23:50Eh bien, on se rend compte que quand on a investi
23:53dans toute cette technologie,
23:56il faut à peine 3-4 ans pour revenir
23:58sur des investissements qui furent énormes.
24:01Mais aujourd'hui, en France, c'est ça.
24:03Les bâtiments publics, les bâtiments communs,
24:05et même souvent à la maison,
24:07eh bien, il n'y a pas de régulation,
24:08il n'y a pas de thermos sur l'ambiance.
24:09Mais alors, je repose ma question,
24:10parce que vous n'y avez pas tout à fait répondu,
24:12c'était l'échelon de l'intercommunalité qui m'intéresse,
24:14parce que ça coûte souvent pas mal d'argent,
24:17les investissements dont vous nous parlez.
24:18Et quand on est maire d'une petite commune,
24:20et c'est l'immense majorité en France,
24:22de moins de 1000 habitants,
24:23on n'a pas les moyens de travailler
24:25à la rénovation énergétique des quelques bâtiments publics.
24:28Donc, est-ce que c'est un bon interlocuteur
24:30pour vous, l'intercommunalité ?
24:31Oui, c'est un bon interlocuteur,
24:33mais enfin, c'est vrai qu'il faut attendre
24:34tous les 4-5 ans,
24:36où il y a des compétences qui sont redistribuées
24:38à la région, au département.
24:41Dans ce département, il peut y avoir une métropole,
24:42mais il y a aussi une agglomération,
24:44et puis une commune.
24:45Bon, je ne me présente pas aux élections municipales,
24:47ni politiques, ni quoi que ce soit,
24:48moi je suis président d'une fédération,
24:49mais c'est vrai que quelquefois,
24:51il faut être assez pertinent,
24:53être clairvoyant,
24:54pour savoir qui va décider.
24:55Pour trouver le bon échelon administratif.
24:57Et à la fédération, on est obligé d'ailleurs,
24:59et à chaque fois qu'il y a des élections différentes,
25:01de refaire des propositions.
25:03Là, on en a fait 30.
25:04Le titre de nos propositions,
25:06il est clair et net,
25:07et il est brut.
25:07Tout, c'est mer sans grue,
25:10mer battue.
25:11Vous voyez, ça change un petit peu
25:12de ce qui s'est passé il y a quelques années,
25:14où on disait que les constructeurs,
25:16les mers constructeurs allaient être battus.
25:17Là, c'est la vérité.
25:19S'il n'y a pas de mer,
25:20s'il n'y a pas de grue,
25:22effectivement,
25:23les habitants jugent le dynamisme,
25:25aujourd'hui,
25:26avec tout ce qui se passe.
25:27Allez, un dernier mot,
25:28Philippe Coye,
25:28autour de la fiscalité,
25:29qu'est-ce que vous proposez en la matière ?
25:31Qu'est-ce que vous attendez, là,
25:32des futurs élus en matière de fiscalité ?
25:33Il faut faire attention.
25:34Les communes fonctionnent avec la DGF,
25:37la dotation globale de fonctionnement,
25:38qui est grignotée année après année.
25:40Les budgets sont contraints.
25:41Une mairie doit fonctionner
25:43avec un budget à l'équilibre,
25:45ce qui n'est pas le cas,
25:46malheureusement, de l'État.
25:47Je l'ai dit,
25:48j'ai été élu local.
25:49Et donc,
25:50il y a aujourd'hui,
25:51devant un tarissement de la source nationale,
25:54une volonté, parfois,
25:56de fiscaliser,
25:57d'augmenter localement.
25:58Là aussi,
25:59c'est souvent la parole de l'État
26:02qui est bonne.
26:03Moi, j'enlève des taxes.
26:04Et forcément,
26:05vos collectivités,
26:06elles ont des coûts de fonctionnement.
26:07Elles ne peuvent pas se priver de la ressource.
26:09Donc,
26:09qu'est-ce qu'elles font ?
26:10Elles augmentent.
26:11Les droits de terrasse,
26:12les droits d'exploitation de l'espace public,
26:15la fiscalité locale.
26:16Donc,
26:17là aussi,
26:17il faut avoir cette prudence
26:19d'avoir une fiscalité équilibrée,
26:22progressiste,
26:23discuter.
26:24Parce que,
26:24bien évidemment,
26:25quand un élu rajoute quelques pourcentages
26:27en bas d'une ligne d'imposition,
26:30ça fait des sommes
26:30qu'on ne peut pas de suite répercuter
26:32dans l'exploitation
26:33de nos commerces
26:34ou de nos entreprises.
26:36Donc,
26:36c'est pour ça que je dis
26:37cette concertation,
26:37elle est cruciale
26:39sur l'énergie,
26:40la fiscalité,
26:41l'harmonie
26:42du bien-vivre ensemble
26:43dans une ville.
26:44Parce qu'un maire est jugé
26:45sur les grues,
26:46très certainement,
26:47mais sur la qualité aussi
26:49et l'ambiance
26:50qu'un centre-ville,
26:50un centre-bourg a.
26:51Gaël Cayennec,
26:52ces innovations,
26:53est-ce qu'elles coûtent forcément
26:54beaucoup d'argent ?
26:55Dans les bonnes idées
26:56que vous proposez ?
26:57Alors nous,
26:57justement,
26:57on s'est employés
26:58à se restreindre
27:00à des idées
27:00qui ne coûtent pas trop d'argent
27:02parce que de toute façon,
27:02ce n'est pas une commune
27:03ou même une interco
27:04qui va faire une autoroute
27:05et tout.
27:05On n'est pas sur ce type de sujet.
27:06Ce type de sujet,
27:07on en discute ailleurs.
27:09Donc,
27:09elles sont toutes,
27:10sincèrement,
27:11à la portée
27:11d'un budget communal
27:13ou intercommunal
27:15pour les villages
27:15auxquels vous parlez.
27:17C'est beaucoup plus
27:18de l'optimisation.
27:22Ils héritent d'un existant
27:23et donc,
27:24elles sont financiables.
27:26Et je pense que
27:26ce qui nous réunit
27:27tous les trois,
27:27c'est qu'on essaie
27:29de les aider
27:29parce qu'on est très conscient
27:31que ce n'est pas
27:31un job facile.
27:32On est bien d'accord.
27:33Merci beaucoup.
27:34Merci à tous
27:34d'avoir participé
27:35à ce débat.
27:37Donc, évidemment,
27:37vos propositions,
27:38elles sont à retrouver
27:39sur les sites de la CPME,
27:40de la Fédération française
27:41du biettement
27:41ou sur Moving On.
27:43Merci encore.
27:43A très bientôt
27:44sur notre antenne,
27:46sur Miss Smart for Change.
27:48Je vous dis d'aller voter
27:49ce 15 et 22 mars.
27:51C'est toujours important.
27:52Comme ça,
27:52vous pourrez vous plaindre après.
27:53Allez, à bientôt
27:54pour un nouveau Smart Trends.
27:59Sous-titrage Société Radio-Canada
28:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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