- il y a 5 jours
Produire plus et mieux en France pour préserver la souveraineté ? À l’initiative de la CPME, l’Alliance du Fabriqué en France doit unir les syndicats, industriels, associations et pouvoirs publics autour d’un objectif commun.
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00:03Musique
00:11Le cercle RH pour parler de l'industrie française, de notre industrie et donc de nos emplois,
00:17puisqu'il y a vraiment un enjeu de maintien des emplois ici sur le territoire,
00:21avec la création d'une alliance pour le Made in France.
00:24On va en parler, on va essayer de comprendre à quoi elle va servir,
00:27quelle va être sa mission et on va en parler évidemment avec les acteurs de cette alliance.
00:33Fabienne Delah est ravie de vous accueillir sur le plateau de Bismarck, dans l'émission Smart Job,
00:38fondatrice du salon Made in France Expo, qui est un très beau salon, très médiatisé.
00:43Il s'y passe plein de choses, bravo, membre, en tout cas cheville ouvrière de cette alliance.
00:49Bien sûr.
00:50Et à vos côtés, quelqu'un que vous connaissez bien, parce que vous êtes une petite famille,
00:53tous ceux qui sont engagés pour sauver notre industrie, Olivier Ducatillon, président de l'Union des industries textiles,
01:00et vous y tenez beaucoup, membre du COMEX de la CPME, en charge justement du Made in France.
01:06Et puis avec nous, Olivier Luanzi. Bonjour Olivier, ravi de vous retrouver.
01:10De même.
01:11On avait fait un débat passionnant et passionné sur l'industrie et la manière de sauver notre industrie et ses
01:17emplois.
01:18Professeur au CNAM, titulaire de la chaire Industrie décarbonée.
01:22Merci d'être là.
01:24Concrètement, cette alliance, alors quand on regarde l'alliance, on se dit,
01:27bon, il y a déjà les forces françaises de l'industrie, il y a Origine France Garantie,
01:31puis quand on regarde de plus près, on se dit, ah mais ils sont à l'intérieur de l'alliance.
01:35Mais la grande nouveauté, et je me tourne vers vous, puisque vous en êtes les créateurs parmi quelques autres,
01:41on y retrouve Arnaud Montebourg, on y retrouve François Omryl de la CFE-ZGC, Cyril Chabagné.
01:46Mais est-ce que ce n'est pas ça un peu la nouveauté ?
01:48C'est de se dire, non seulement on embarque les patrons, il faut embarquer les partenaires sociaux.
01:52Est-ce que c'est ça l'esprit ?
01:54Oui, tous ensemble, on est beaucoup plus forts.
01:57El ploéblou, unido. Non, j'arrête.
02:00Mais effectivement, c'est vrai que c'est une initiative d'Olivier et de la CPME, il me semble, au
02:06départ.
02:08Et en quelques heures, je dirais même pas 24 heures, il a réussi à réunir tout l'écosystème.
02:14Et évidemment, on est tous partants.
02:16On est tous partants pour cette alliance qui a une vocation,
02:22qui est de flécher la commande publique vers des entreprises qui fabriquent en France.
02:29Voilà, vous rentrez dans le concret là.
02:30Oui, je suis désolée.
02:31Et on est tous, tous, tous, tous d'accord.
02:35Et peu importe d'où on vient, ce qu'on pense, sur cette thématique-là, on ne peut pas ne
02:41pas être d'accord,
02:41alors que la réindustrialisation, au moins un thème qui fait consensus de droite, de gauche, du centre.
02:47Elle pique un peu du nez, d'ailleurs.
02:48Elle pique un peu du nez.
02:49Olivier Ducatillion, parce que je ne vois pas oublier le I de votre nom.
02:52Vous, en tant que président de l'Union d'industrie textile, s'il y a bien un secteur aujourd'hui
02:56qui souffre,
02:57on voit des fermetures, on voit des dépôts de bilan, on voit des redressements judiciaires,
03:01on voit des boîtes qui ferment et des salariés qui partent parce que, bah, Chine...
03:05Dans une partie du textile, j'insiste, ça me donne l'occasion de préciser,
03:10c'est que dans le textile, vous avez l'habillement, certes, on ne renie pas,
03:1235% qui souffrent terriblement avec tout ce que vous avez décrit,
03:16et c'est un constat qui est là et qu'on ne peut pas éluder,
03:20et c'est clair que les plateformes chinoises ont une grande responsabilité
03:23et qu'il faut, là aussi, réagir très fortement.
03:25Mais vous avez aussi 50% de cette industrie textile, dont personne ne parle,
03:29qui est très peu connue, qui intervient sur votre santé, sur le sport, sur la défense, sur l'aéronautique,
03:35C'est l'industrie de haute technologie.
03:37De haute technologie, mais c'est 50% de notre industrie aujourd'hui.
03:40On en parle peu, mais c'est des gens qui vont beaucoup mieux que l'habillement
03:44et qui se portent plutôt pas mal et qui, surtout, ont su se réinventer.
03:48Je vais vous poser la question sur l'Alliance, mais puisqu'on est sur le sujet,
03:50vous êtes un expert de ce sujet.
03:52Moi, il y a une vingtaine d'années, on nous disait, de toute façon,
03:54l'industrie française ne pourra survivre que parce qu'elle devient très spécialisée,
03:58de très haut niveau, de très haute qualité.
04:01Et en lisant des papiers récemment, je découvrais que les Chinois étaient aussi,
04:04devenus très très bons sur un certain nombre de sujets de haute qualité.
04:08On se dit, on est dans l'impasse ou pas, là, Olivier ?
04:11Je pense qu'il faut qu'on revoie notre logiciel.
04:12C'est-à-dire que si on dit qu'on va faire que de la high-tech,
04:15d'abord, on est dépassé par les Chinois.
04:16Je ne vous fais pas le dessin sur les voitures électriques, par exemple.
04:19C'est vrai, c'est vrai.
04:20Mais il y a plein d'autres...
04:21Les panneaux solaires.
04:22Les panneaux solaires, n'en parlons pas.
04:24Et donc, même si on ne voulait faire que de la haute technologie,
04:27quand même, comment est-ce que vous voulez être souverain,
04:28par exemple, si vous ne faites pas d'acier ?
04:30Comment vous voulez être souverain si vous n'avez pas la chimie de base ?
04:33Donc, on a une vision qu'on a développée pendant 40 ans,
04:36qui est un peu dans l'impasse, même qui est beaucoup dans l'impasse,
04:38et qu'il faut revoir.
04:39Et l'une des premières clés, encore une fois, pour réindustrialiser,
04:43on peut aider des entreprises, c'est bien,
04:45on peut accompagner des formations, on ne le fait pas assez,
04:47mais il faut des commandes.
04:48On ne produit pas pour produire, on produit pour vendre.
04:50Et quand on a une commande publique comme celle de la France,
04:54où on a à peu près 60% dans la commande publique de biens,
04:58qui sont des biens importés,
05:00que l'Italie et l'Allemagne, qui sont nos voisins,
05:02qui ont les mêmes directives européennes que notre,
05:04eux y sont à 40%,
05:05la différence, c'est 15 milliards d'euros pour les entreprises françaises.
05:10C'est, dans la situation actuelle,
05:1215 milliards de commandes supplémentaires qui nous tendent les bras.
05:15C'est le mieux disant, on est au mieux disant financier,
05:18parce qu'en fait, on voit bien l'UGAP,
05:20je pense à l'UGAP, mais il y a d'autres acheteurs publics,
05:22il n'y a pas que l'UGAP,
05:23qui vont parfois aller plutôt préférer un produit 30 centimes moins cher
05:28au profit d'un produit français de 30 centimes plus cher.
05:31C'est culturel, le problème, c'est que ça a été toujours le mieux disant au niveau du prix.
05:35Maintenant, ce qu'on est en train d'essayer de leur démontrer,
05:38c'est que le prix facial n'est pas une fin en soi.
05:41Les externalités.
05:42Il y a des externalités,
05:43il y a aussi le fait, l'impact des retombées directes et indirectes
05:48sur l'économie et sur les rentrées, les dépenses publiques,
05:52TVA, charges sociales,
05:54mais aussi tout ce qui peut retomber sur une chaîne de sous-traitance,
05:57ça représente un chiffre incroyable.
05:59Et si on tenait compte de ça dans les bonus malus
06:04et dans les notes qu'on donne pour les appels d'offres,
06:08je peux vous dire qu'il y aurait beaucoup plus qui se réfléchit plus facilement,
06:11sauf que nos acheteurs n'osent pas parce qu'ils ont peur
06:14et parce qu'ils veulent être les meilleurs élèves de la classe
06:16et parce qu'ils sont pénalement responsables.
06:19Vous vouliez intervenir rapidement, je fais de la parole à Fabienne.
06:21Tout à fait, pour dire le même message,
06:23c'est que si les Allemands et que les Italiens le font,
06:27en fait ce n'est pas une question de directive européenne,
06:29c'est des sujets que nous avons, je dirais, à la maison,
06:32c'est domestique, c'est lié à une clause pénale très particulière
06:36et très spécifique qu'on vient d'évoquer,
06:38et puis surtout à une culture de l'achat public,
06:41où on a 80 à 90% des acheteurs publics qui sont d'une formation de droit.
06:46Donc quand on a étudié le droit, on applique la procédure.
06:50Quand on est un peu plus ingénieur ou économiste,
06:52on applique aussi la procédure, il le faut,
06:54mais on peut avoir une vision plus large,
06:56et notamment des emplois, la richesse qu'on va créer
06:59en achetant du Made in France.
07:01Fabienne, vous avez mis les pieds dans le plat au début de l'émission.
07:03Ah ?
07:03Sur la commande publique, c'est vous qui avez lancé cette alliance ?
07:08Elle est comme ça ?
07:09Fabienne, elle met les pieds dans le plat, c'est pour ça qu'on aime.
07:11Mais ça dépend, ça dépend du plat.
07:13Ça dépend du plat et de la question.
07:15Mais je me disais en préparant l'émission,
07:17je voyais vos noms, Gilles Attaf, que je connais bien,
07:19Arnaud Montebourg, Tristan de Witt,
07:22Luanzi, Chabanier, Aubry, bref, plein de gens formidables.
07:25Qu'est-ce que vous allez faire ?
07:26Vous allez partir en délégation, vous allez avoir des banderoles,
07:28vous allez faire des sit-in devant le ministère de l'Industrie.
07:31Moi, ce qui m'intéresse, c'est comment vous réussissez à transformer l'ESSEC,
07:34que cette alliance devienne un outil pour ne pas dire une arme.
07:37Comment on fait ?
07:39C'est ce qu'on fait en ce moment, avec vous.
07:41Je vois que vous nous donnez aussi plein d'idées.
07:44Donc, bienvenue.
07:45L'idée, c'est de faire de la pédagogie,
07:48notamment au presse.
07:49C'est ce que je voulais dire tout à l'heure, justement, Olivier.
07:51C'est de faire de la pédagogie auprès de ces acheteurs publics,
07:55qui, aussi parce qu'ils sont juristes,
07:57qui ne sont pas forcément au fait de vraiment connaître les enjeux
08:03qui se jouent avec le Made in France, je pense, oui,
08:06en termes notamment d'emploi.
08:08Qui sait, par exemple, nous, bien sûr, on le sait, nous, ici,
08:10mais qui sait que lorsque vous achetez un produit qui est fabriqué en France,
08:14vous créez trois fois plus d'emplois
08:16que lorsque vous achetez un produit concurrent apporté.
08:19Trois fois plus d'emplois uniquement immédiats,
08:24plus les emplois induits liés au service.
08:27Parce que, forcément, vous avez besoin d'avocats, de comptables.
08:31Alors, en rappelant peut-être quelques chiffres,
08:34en plus, peut-être, en le faisant peut-être un peu culpabiliser,
08:37ça, ça ne me dérange pas.
08:38Et puis, en montrant, tu parlais des premiers de la classe.
08:41Alors, oui, premiers de la classe pour respecter ces règles-là,
08:45mais alors, les derniers.
08:47J'étais à une conférence avec que des directeurs d'achat
08:51de très grandes boîtes du 440.
08:53Vous vous avez enfermé dans la salle ?
08:54Pas du tout, pas du tout.
08:56J'ai simplement écouté l'une des...
09:00Nous, on intervenait sur le Made in France.
09:02Et en fait, il y a quelqu'un dans la salle qui est franco-allemande
09:05et qui faisait toute sa carrière à la direction de Tchad
09:08de très, très grandes entreprises.
09:10Et elle a dit, je suis très, très étonnée.
09:11Depuis que je suis arrivée en France,
09:13c'est le seul pays, elle a travaillé en Allemagne, en Italie,
09:15et je crois aussi en Estraël.
09:16C'est le seul pays, justement, absolument,
09:19qui se targue de faire travailler des entreprises
09:24d'autres territoires, alors qu'en Allemagne, en Italie,
09:27tout en respectant les règles européennes,
09:30eh bien, ils chassent en meute.
09:32C'est bien sûr.
09:32L'exception culturelle française.
09:35Il nous reste peu de temps,
09:36mais vous avez une vue aussi de professeur,
09:37et c'est intéressant parce que vous souriez,
09:39on parle de la concurrence chinoise,
09:40mais on a quand même des pays plus souverains
09:42et plus patriotes.
09:43Chez nous, en France, c'est compliqué.
09:44Vous qui observez la décarbonation de notre industrie
09:47et l'industrie en général,
09:48comment vous l'expliquez, ce phénomène ?
09:50Alors là, vous faites rentrer dans une question
09:51de sociologie qui est compliquée.
09:53Moi, je préfère avoir des leviers assez simples
09:56pour faire évoluer les choses petit à petit.
09:59Belle esquive !
10:00Ah, si vous voulez, mais je ne suis pas sociologue non plus.
10:02Non, c'est vrai, c'est une question très sociologique.
10:03Et vraiment, je veux dire, là, on parle de la commande publique,
10:05c'est à notre portée.
10:06C'est-à-dire qu'on peut le changer.
10:08On n'a pas besoin d'aller faire un accord à 27 avec Bruxelles.
10:11Il suffit qu'on applique intelligemment les textes bruxellois
10:14comme le font les Allemands et comme le font les Italiens.
10:16Vous l'avez dit, Olivier, pour faire des métaux
10:19ou des voitures, il faut de l'acier.
10:21On avait ce débat sur le textile
10:22puisque le Made in France, quasiment 100% n'existe pas
10:25puisqu'on n'a plus les machines à tisser.
10:28On les a encore ?
10:29Ça, c'est encore un mythe.
10:31Ça a été dit, il y a trop de gens qui disent
10:33le textile est déjà parti.
10:34Non, on a encore cette chance.
10:36C'est pas trop tard parce qu'on a encore
10:37tous les savoir-faire en France.
10:38J'ai coupé la parole, Olivier.
10:40Non, mais vous alliez me dire, justement,
10:42sur le Made in France ?
10:43Made in France, globalement, c'est compliqué
10:44de dire qu'on fait 100% Made in France
10:46parce qu'on n'a pas...
10:47Mais non, mais c'est pas le but non plus.
10:48C'est pas l'objectif de dire on va faire 100%.
10:50Je savais que j'avais fait engueuler.
10:51C'est chaque pourcent qui est fait en France
10:53une petite victoire.
10:54Donc, il y a l'importance des chaînes de valeurs.
10:56La chaîne de valeurs, là où aujourd'hui,
10:58il y a zéro qui est fait sur le territoire,
11:00si demain, on arrive à faire une étape,
11:02deux étapes, trois étapes,
11:03ça sera une petite victoire.
11:05Et ce qui est important, vous l'avez dit au début,
11:06vous avez dit concret.
11:07C'est un mot qui doit qualifier cette alliance.
11:13des mesures et des décisions rapides,
11:15efficaces, mais sur un laps de temps court
11:18et qui ne coûtera pas à l'État.
11:20Parce qu'on a bien conscience de la situation
11:21de nos finances.
11:22Donc, on n'est pas là pour dire
11:23il faut dépenser des milliards
11:24et tout ira mieux demain.
11:25Mais c'est le contraire.
11:26On va créer de la richesse.
11:27C'est le contraire.
11:29Made in France, il y a quand même l'idée aussi
11:31pour les Français et les consommateurs
11:32qui en ont la possibilité,
11:34je garde bien en tête que le pouvoir d'achat est complexe,
11:36de pouvoir aussi faire ce geste patriote, souverain,
11:39de dire je vais acheter français.
11:41Deuxième droit de vote.
11:42Voilà, c'est un deuxième droit de vote.
11:43C'est ça, c'est le deuxième droit de vote.
11:44Alors, oui.
11:45Je fais ce geste.
11:47Oui, un témoignage très concret sur le salon,
11:49chaque année, et notamment l'année dernière,
11:52de personnes, je pense à deux femmes modestes
11:56qui avaient un très petit salaire, le SMIC,
11:59et qui disaient, malgré mon petit salaire,
12:00je viens chaque année sur le salon
12:02pour acheter une paire de chaussettes,
12:04une brosse à dents, un dentifrice.
12:06C'est une contribution.
12:07Parce que je viens du Nord,
12:08j'ai vu ce que faisait la désindustrialisation.
12:12Et je ne veux pas participer à ça.
12:14Et c'est quelqu'un qui gagnait moins de 2 000 euros par mois.
12:16Juste, sans de nouveau vous prendre au piège
12:19par une question trop sociologique,
12:20on peut la sauver, notre industrie,
12:21puisqu'on voit quand même que ce qui est détruit aujourd'hui
12:23est supérieur à ce qui est créé.
12:25C'est les mauvais chiffres, évidemment, du dossier,
12:27pour la première fois depuis très longtemps.
12:29On n'a pas le choix.
12:30Si on regarde l'industrie seulement en création
12:33de valeurs ajoutées et d'emplois,
12:34ce qu'on défend là, c'est très bien.
12:36Mais si vous n'avez pas d'industrie,
12:38vous n'avez pas de souveraineté.
12:39Vous voulez laisser à vos enfants
12:40un pays qui n'a pas la maîtrise de son destin.
12:43Si vous n'avez pas d'industrie,
12:44vous n'avez pas de cohésion territoriale.
12:46Parce que vous pouvez mettre des super services
12:48à haute valeur ajoutée,
12:50des avocats d'affaires,
12:51de la finance dans les métropoles,
12:53mais vous ferez quoi des autres territoires ?
12:55Des déserts.
12:56Des déserts.
12:57Alors qu'une belle usine 4.0,
12:59c'est des carrières,
13:00c'est de la technologie,
13:01c'est de l'ouverture sur le monde
13:02que vous offrez à ce que j'appelle
13:04les territoires de sous-préfectures.
13:05Et puis la troisième chose
13:06que fait l'industrie
13:07et qu'on ne met pas dans nos équations économiques
13:09et c'est dommage,
13:10je suis bien placé pour le parler,
13:12c'est la question de l'empreinte environnementale.
13:15Tant qu'on a délocalisé notre production,
13:17on a aussi délégué nos pollutions.
13:19Et si on veut réduire notre empreinte environnementale,
13:21il faut d'abord,
13:22la première chose pour réduire,
13:23c'est en reprendre la maîtrise.
13:25Ça passera par la réindustrialisation.
13:27Mais comme vous l'avez indiqué,
13:28je pense que tout ce taux de la table...
13:29On ne rentre pas dans le débat des territoires,
13:30parce que tout le monde veut une industrie,
13:31mais surtout chez le voisin quand même.
13:33Oui, de moins,
13:352 500 dossiers d'usines nouvelles
13:37sur, je crois, les 5 dernières années,
13:39il y a eu 61 cas avec un conflit.
13:42Donc effectivement...
13:43Alors, on en fait en épingle dans les médias.
13:46Et un dernier point sur lequel je souhaite insister,
13:49c'est que là, vous avez des gens
13:50qui sont fanats du Made in France,
13:52mais on est tout à fait pour un monde
13:54qui reste ouvert.
13:55On ne veut pas vivre en autonomie.
13:57On veut défendre notre économie,
14:00créer des emplois,
14:01créer de la valeur ajoutée,
14:02assurer notre souveraineté.
14:03Mais encore une fois,
14:04dans un monde qui respire encore.
14:06Fabienne, 10 secondes.
14:08Juste 10 secondes d'optimisme.
14:10C'est qu'au moins,
14:12le sujet a quand même fait conscience.
14:13On n'a jamais autant parlé
14:14de réindustrialisation
14:15et tous les politiques.
14:18Donc...
14:18Maintenant, il faut passer à l'aise.
14:20On est là pour ça.
14:21Merci Fabienne Delay,
14:22fondatrice Salon Mif Expo.
14:24Merci à Olivier Ducati Lyon,
14:25président de l'Union des industries.
14:27Pas facile à prononcer,
14:28le I entre les L,
14:30des industries textiles.
14:30Membre du Comex,
14:31CPME,
14:32membre de cette alliance.
14:32Et évidemment,
14:33Olivier Duanzi,
14:34membre aussi de cette alliance.
14:35Il y a les partenaires sociaux,
14:36la CFTC,
14:37notamment Cyril Chabani
14:38et François Aubryl
14:39de la CFECGC.
14:40Merci à vous.
14:41On tourne une page.
14:41Ce sujet de l'industrie
14:42est un sujet qu'on va traiter
14:43et qu'on va continuer à traiter
14:45sur le plateau de Smart Job.
14:46On s'intéresse à notre invité,
14:48c'est Fenêtre sur l'emploi
14:49et je l'accueille tout de suite.
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