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  • il y a 12 heures
Avec Franck Dedieu et nos auditeurs

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-05-22##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Maxime Liedot.
00:06Il est 8h37 sur Sud Radio, on dialogue ensemble jusqu'à 9h08.
00:090826 300 300, vous le savez amis auditeurs, on est ensemble toujours en compagnie de Franck Daudieu qui est revenu
00:15dans ce studio.
00:15Bien sûr pour débriefer l'interview du ministre de l'économie, à l'instant et pour dialoguer.
00:200826 300 300 jusqu'à 9h, on va se poser cette question.
00:22Est-ce que l'Etat a été trop généreux hier ?
00:25En tout cas le ministre de l'économie ne semble pas le dire comme ça.
00:27Vous l'avez entendu, il l'assure, non.
00:29On s'est concentré sur les plus vulnérables, on s'est concentré sur ceux qui en avaient le plus besoin.
00:33Mais quand même, la note à la fin, 1,2 milliard.
00:36Est-ce qu'il ne fallait pas mettre cet argent ailleurs ?
00:38Est-ce qu'il ne fallait pas prendre des mesures plus drastiques ?
00:41Peut-être baisser les impôts sur certains secteurs ?
00:45Est-ce qu'il ne fallait pas définitivement baisser les taxes sur le carburant ?
00:49Même si ça vide un peu les caisses de l'Etat.
00:50Mais est-ce qu'il ne fallait pas prendre des mesures plus concrètes pour 1,2 milliard ?
00:540826 300 300.
00:55Vous dialoguez avec nous, est-ce que l'Etat a été trop généreux ?
00:58Il l'est déjà, alors qu'on parle en permanence d'un Etat qui se serre la ceinture,
01:01d'un Etat qui n'a plus d'argent.
01:03Est-ce que nous ne sommes pas tout simplement en train de financer tout cela par la dette,
01:06uniquement la dette et que la dette, c'est-à-dire sur le dos de nos enfants, de vos enfants
01:10?
01:110826 300 300.
01:12On vous retrouve dans un instant, amis, au standard de Sud Radio.
01:16Franck Dedieu, est-ce que l'Etat a été trop généreux ?
01:19Est-ce qu'il est trop généreux quand on voit le prix qu'a annoncé ce matin et le coût
01:23qu'a annoncé ce matin ?
01:23Maxime, vous savez que j'ai le sens de la contradiction ?
01:26Et je peux vous dire que non, au contraire.
01:28Je veux dire 1,2 milliard, compte tenu du coût que ça représente,
01:32du surcoût que ça représente pour les principaux intéressés,
01:35ce n'est pas beaucoup.
01:36Ce n'est pas beaucoup.
01:37Fallait-il pour autant faire comme il y a quelques années,
01:40faire un arrosage généralisé ?
01:42Évidemment que non.
01:44L'idée générale, conductrice du ministre,
01:47c'est de dire on va faire des aides particulières.
01:50Des aides particulières en les ciblant et en ouvrant,
01:53par exemple, aux aides à domicile,
01:54et c'est une bonne idée.
01:55Mais vous vous apercevez que compte tenu de leur situation,
01:58il y avait un geste supplémentaire à faire.
02:011,2 milliard à l'échelle, je dirais,
02:04des recettes et des dépenses de l'Etat,
02:07ce n'est pas quelque chose de si important que ça.
02:09En vérité, si on regarde les grandes masses,
02:11on a quand même 3 000 milliards,
02:13même davantage, de PIB.
02:16Donc, on pouvait se dire,
02:17il y a un geste à faire.
02:20Maintenant, la question qu'on peut se poser,
02:22c'est, on pouvait passer de 1,2 à 2 ou 3,
02:26mais comment le financer ?
02:27Parce que si on veut quand même être dans des équilibres budgétaires,
02:30il faut pouvoir le financer,
02:32sachant en plus qu'il y a 6 milliards minimum.
02:34Il n'a pas tout à fait fermé la porte à votre question
02:37sur les 8 ou 10 à plus long terme de coût général.
02:40Mais ce sera au-dessus de 6 milliards,
02:41on en a la certitude.
02:43Effectivement, vous pouvez dire,
02:44il faut que vous retrouviez des marges de manœuvre
02:47si vous voulez faire un geste supplémentaire.
02:48Et là, je suis désolé,
02:50mais la question de taxer les super-profits
02:53et les sur-profits de Total Energy
02:55se pose, de tous les profiteurs de la crise,
02:58se pose de façon évidente.
03:00Donc, on pouvait, à mon avis,
03:02faire davantage en ciblant pour les grands rouleurs,
03:06pour les aides à domicile,
03:08et le financer par,
03:10de façon peut-être pas tout à fait pérenne,
03:12une sorte de one-shot,
03:14le financer par une augmentation des taxes,
03:17en particulier pour ceux qui profitent de la crise.
03:20Et il n'a clairement pas fermé la porte,
03:23le ministre, il a même dit qu'il existera une taxe,
03:25alors pas une taxe généralisée,
03:26mais peut-être une petite taxe à la hauteur des sur-profits
03:29qu'auraient fait certaines entreprises.
03:30Il l'a dit au micro-dessus de Radio ce matin,
03:32et on va voir dans les prochaines semaines
03:33comment ça se concrétise.
03:350,826, 300, 300,
03:36est-ce que l'État était trop généreux ?
03:38Parce que, ça y est,
03:39on a ajouté les infirmières libérales,
03:40on a ajouté les taxis,
03:41on a reprolongé les aides.
03:43Trois mois,
03:43augmentation de la prime pour les super-rouleurs,
03:45pour les super-rouleurs,
03:46sur les super-rouleurs,
03:47c'est une autre activité.
03:48En réalité, est-ce que l'État était trop généreux ?
03:50Parce qu'après tout,
03:51il y a énormément de gens,
03:52des retraités,
03:52des travailleurs qui ne touchent pas d'argent
03:54et qui endurent la crise.
03:55Est-ce que l'État était trop généreux ?
03:570,826, 300, 300.
03:58Bonjour Serge.
03:59Oui, bonjour.
04:00Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
04:02Avec plaisir.
04:03Je vous écoute avec attention.
04:05Et en fait, moi,
04:06je ne sais pas s'il a été trop généreux.
04:09Moi, je ne trouve pas.
04:10Et il n'y a pas de pédagogie.
04:12On ne sait pas combien coûte
04:13cette crise à l'État.
04:15Alors qu'on nous dit
04:17que 90% de l'essence,
04:19du pétrole, etc.,
04:20viennent de la Norvège,
04:21chez les États-Unis,
04:22à droite à gauche,
04:23il y en a 90%.
04:25Donc, on est touché par 10%.
04:27Mais en étant touché par 10%,
04:29on augmente les prix
04:30de 30 et 40 centimes.
04:31Moi, j'aimerais comprendre.
04:33Moi, j'ai l'impression
04:34que M. Lecornu,
04:35c'est le faux soyeur du macronisme.
04:37Le faux soyeur du macronisme, carrément.
04:39Ben oui, on n'a aucune pédagogie.
04:41Monsieur, si vous,
04:42vous touchez votre salaire,
04:44est-ce que vous...
04:44et qu'on vous empuie
04:46de votre salaire de 40% ?
04:48Ah ben oui, c'est déjà le cas, moi.
04:49Est-ce que vous allez mettre
04:513 mois, 3 mois
04:52à trouver une solution ?
04:543 mois.
04:55Non.
04:55Vous savez que si jamais
04:57il y a une crise,
04:58eh ben, vous allez faire autre chose, etc.
05:00L'État, il est là pour prévoir.
05:03Et on a l'impression
05:05qu'il découvre une crise,
05:06alors qu'il y en a eu plein
05:07ailleurs et chez nous.
05:09On découvre,
05:09et au bout de 3 mois,
05:10on se dit,
05:11bon alors toi,
05:11je vais te donner 20 centimes,
05:12toi je vais te donner 10 centimes.
05:14Donc en fait,
05:14si je vous comprends bien ce matin,
05:16vous vous dites, en fait,
05:16ils sont mignons
05:17à distribuer un peu l'aide
05:18au fur et à mesure
05:19que la crise progresse,
05:19alors que, bon,
05:20c'est quand même assez évident
05:21qu'elle est importante
05:22depuis plusieurs semaines maintenant,
05:23vous dites,
05:24pour aider tout le monde
05:25et pour aider ceux qui bossent,
05:26globalement,
05:26on baisse les taxes
05:27pour tout le monde.
05:28Ah oui.
05:29Ah oui.
05:30Ben oui.
05:30Ou bien,
05:31on s'arrange avec Total
05:32ou avec je ne sais qui
05:33pour dire, voilà,
05:34on se retrouve une solution.
05:36Mais là,
05:38c'est vraiment
05:39des économies
05:39de bout de chandelle
05:40et on va aider celui-là.
05:41Alors si vous êtes,
05:43je ne sais pas quelle profession
05:44et que vous bloquez la France,
05:46alors on va dire,
05:46bon alors vous aussi,
05:47on va vous donner 20 centimes.
05:49si vous bloquez,
05:50non mais,
05:50c'est vraiment,
05:51moi j'y...
05:52C'est une sorte de loto de l'aide,
05:53en fait,
05:54de la distribution de l'argent.
05:55oui, oui,
05:56je n'y crois pas.
05:58C'est vraiment,
06:00c'est à toi un peu,
06:01moi un peu,
06:02attends,
06:02je réfléchis,
06:03je vais voir.
06:04Alors que,
06:05dans ces ministères,
06:06ils sont blindés de conseillers
06:08et on a l'impression,
06:09on est en train de réfléchir.
06:10Mais si vous mettez ça
06:11à votre échelle,
06:13vous vous dites,
06:13moi je ne vais pas mettre
06:14trois mois
06:14à trouver une solution.
06:15Oui,
06:16c'est sûr.
06:16Et on comprend bien en effet
06:17que l'État doit parfois accélérer.
06:19On a entendu le ministre ce matin,
06:20Roland Lescure,
06:21ministre de l'économie,
06:21qui était à notre micro.
06:22On a bien senti que c'était
06:23du sur-mesure
06:24et du,
06:25on va dire,
06:26de l'ajustement,
06:26pour ne pas dire du goutte-à-goutte.
06:270,826,
06:28300,
06:29300,
06:29est-ce que l'État était trop généreux ?
06:31Oui,
06:31parce que certes,
06:32il y a les taxis,
06:32certes,
06:32on prolonge les aides
06:33pour les agriculteurs,
06:34pour les pêcheurs,
06:35pour les routiers,
06:35pour les gros rouleurs,
06:36pour les infirmières libérales,
06:38mais tous ceux qui bossent,
06:39tous ceux qui sont,
06:39je ne sais pas moi,
06:40profs,
06:41qui sont parfois marchands,
06:42qui sont parfois,
06:44je ne sais quel autre métier,
06:45boulangers,
06:46j'en sais rien,
06:46ils ont besoin de leur voiture,
06:47ils roulent,
06:48ils ne sont pas aidés.
06:49Alors,
06:49est-ce que l'État,
06:50notamment quand c'est pour faire
06:51du ciblage comme ça,
06:51est trop généreux ?
06:520,826,
06:530,826,
06:53300,
06:54300,
06:54bonjour François.
06:56Oui,
06:56bonjour Maxime.
06:57Merci beaucoup d'être avec nous,
06:58mon cher François,
06:58est-ce que vous allez bien ce matin ?
07:00Ça va,
07:01ça va nickel,
07:01il fait très bon.
07:02Enfin !
07:03Il y a de nouvelles nouvelles,
07:03tout le monde,
07:04je me suis ouvert de moi,
07:05on n'a plus qu'à c'est,
07:06nous les entrepreneurs.
07:07Vous êtes entrepreneur François ?
07:09Oui,
07:10c'est ça.
07:11Dans quel domaine,
07:11si ce n'est pas indiscret ?
07:13Je suis dans le bâtiment,
07:14moi,
07:14je suis en évêque,
07:15plomberie,
07:16pour pêche à l'heure.
07:17Je suis dans le bâtiment.
07:18Vous en faites aussi,
07:19vous de la route,
07:20toute la journée ?
07:21Oui,
07:22je disais à Manu,
07:26je disais,
07:26moi,
07:27je passe de plein par semaine,
07:29donc ça fait 200 euros.
07:31Vous êtes à combien d'essence par mois ?
07:34200,
07:34300 euros ?
07:36200,
07:36300,
07:37ça varie,
07:37je compte pas mal,
07:38mais par semaine,
07:39je parle,
07:40pas par mois.
07:41Ah,
07:41par semaine ?
07:42Je parle par semaine,
07:43oui,
07:43vous faites le calcul,
07:444 fois 3,
07:4412,
07:45ça fait 1200 balles d'essence par mois.
07:47Je suis pas le seul.
07:48Je maîtrise le métal de multiplication.
07:50J'ai un petit fourgon,
07:50j'ai un fourgon qui consomme pas trop,
07:52mais ceux qui ont des gros fourgons,
07:53je les plains,
07:54parce que c'est du 14 litres au 100.
07:56Donc,
07:57c'est à quand,
07:58à quand on va avoir des vrais professionnels,
08:00des vrais gestionnaires
08:01d'un sous-gouvernement ou d'autres ?
08:02À quand ?
08:03C'est fini les politiquaires,
08:04on sait ce qu'ils valent,
08:05ils ne valent rien.
08:06Ils ne valent rien.
08:07Mais donc ça veut dire que François,
08:08ce que vous dites,
08:08c'est que...
08:10Dites-nous.
08:11Vous savez ce que je veux faire
08:12en tant qu'entrepreneur ?
08:13Je prends mon tableau de bord
08:14et je regarde,
08:14je me sais que j'ai des pertes,
08:15je me sais que ça ne va pas.
08:16Donc,
08:16qu'est-ce qui ne va pas ?
08:17Donc là,
08:18est-ce qu'on a besoin
08:18de donner 4 milliards
08:19à l'audiovisuel ?
08:21Est-ce qu'on ne peut pas
08:22donner que 2 milliards ?
08:23Récupérer déjà 2 milliards ?
08:24Oui.
08:25Ça,
08:25c'est déjà un truc tout simple.
08:26Au lieu de gratter des 100 millions,
08:28on décide,
08:28qu'est-ce que c'est pique à dire ?
08:30On ne donne pas 100 euros.
08:31Qu'est-ce que vous voulez
08:32qu'ils fassent ces gens
08:32avec 100 euros par mois ?
08:33Ce n'est pas ça
08:34qui va les sauver.
08:35Donc,
08:43ça va ?
08:44Bien sûr,
08:44je sais très bien où ça va.
08:45Après,
08:46les comités théodules,
08:47donner des sous
08:48pour les photovoltaïques
08:49alors que les panneaux
08:50ils viennent de Chine
08:50et tout,
08:51ça c'est complètement aberrant ça.
08:52Il faut arrêter,
08:53tout ça,
08:54il faut arrêter.
08:54Pourtant,
08:54je suis entrepreneur,
08:55il faut arrêter.
08:56C'est comme on était avant.
08:57Les gens qui ont les moyens,
08:58les investissent,
08:58ils rénovent
08:59et puis ils font de l'isolation.
09:00Il n'y a pas besoin
09:01de l'État
09:02de venir faire un apport
09:04de...
09:04Non mais c'est n'importe quoi.
09:05Je veux dire...
09:06C'est n'importe quoi
09:06et stop à l'assistanat.
09:08On vous a entendu
09:09surtout les comités théodules
09:10aussi,
09:10on aura l'occasion
09:11d'en reparler certainement.
09:12Merci beaucoup mon cher François
09:13au 0826,
09:14300,
09:14300 amis auditeurs.
09:15Poursuivons cette conversation
09:16si vous voulez bien.
09:17Est-ce que l'État
09:18était trop généreux ?
09:19On l'a entendu,
09:19les pêcheurs,
09:20les agriculteurs,
09:21ça se maintient.
09:22Au total,
09:22si on fait une petite addition,
09:23plus,
09:24plus,
09:24plus,
09:24ça fait plus d'argent,
09:25un milliard d'eux.
09:26C'est ce que ça coûte
09:27aux finances publiques
09:27pour aider les citoyens
09:29à traverser cette crise.
09:30Est-ce que l'État
09:30était trop généreux ?
09:31Parce que c'est bien
09:32les agriculteurs,
09:33c'est bien les pêcheurs,
09:34c'est bien les taxistes,
09:35c'est bien les infirmières libérales,
09:36mais peut-être que vous,
09:37vous roulez,
09:38vous,
09:38vous bossez,
09:39vous aussi,
09:39vous connaissez la crise,
09:40mais peanuts,
09:42nada,
09:42que dalle,
09:43niettes,
09:44rien,
09:44pas une seule aide.
09:45Donc est-ce que l'État
09:45est trop généreux
09:46à une époque
09:47où on entend en permanence
09:48qu'il se serre la ceinture,
09:49qu'il fait attention
09:50à chaque euro qu'il dépense ?
09:51On est toujours avec
09:52Franck Daudieu,
09:53rédacteur en chef à Marianne
09:54et vous,
09:54vous êtes nombreux
09:55à nous passer un coup de fil
09:56au standard.
09:56On marque une très courte page
09:57de publicité
09:58et on revient dans quelques secondes.
09:59A tout de suite sur Sud Radio.
10:02Le Grand Matin Sud Radio,
10:047h10,
10:06Maxime Liedot.
10:070826,
10:08300,
10:08300,
10:08amis auditeurs,
10:09on est ensemble jusqu'à 9h
10:10et puis ensuite,
10:11dans La Vérité en phase,
10:12bien sûr,
10:12toujours en dialogue avec vous
10:13sur l'actualité
10:14qui vous concerne,
10:15cette fameuse crise
10:16qui pèse dans notre quotidien,
10:17qui pèse sur le prix des carburants,
10:19qui pèse évidemment
10:20sur le prix de l'alimentation,
10:21sur le prix des courses,
10:23sur le prix de la vie,
10:24bien entendu.
10:250826,
10:25300,
10:26300,
10:26après les annonces hier
10:27réalisées par le Premier ministre
10:28Sébastien Lecornu.
10:29Est-ce que l'État a été
10:30trop généreux ?
10:31C'est la question qu'on se pose,
10:32qu'on vous pose
10:32sur le site sudradio.fr,
10:34l'application,
10:34les réseaux sociaux
10:35et bien sûr,
10:36au standard,
10:36l'ami Manu vos attend,
10:370826,
10:38300,
10:38300.
10:39Mon cher Franck Daudieu,
10:40vous êtes avec nous aussi
10:41pour la suite de l'interview.
10:43Le ministre de l'Économie
10:43était avec nous.
10:44On dialogue avec les auditeurs
10:45et vous avez entendu François
10:47tout à l'heure.
10:47Il dit des choses intéressantes.
10:48Oui, il dit notamment,
10:50il peste contre le gouvernement
10:51en disant,
10:51il donne l'impression
10:52de naviguer à vie,
10:53de s'adapter en fonction
10:54des circonstances
10:55au jour le jour.
10:56Alors,
10:57il faut dire
10:57à l'actif du gouvernement,
10:59c'est que,
11:00effectivement,
11:01vous avez un prix du pétrole
11:02qui varie au jour le jour
11:03et cette crise
11:04dont les Français
11:07ne sont pas responsables,
11:08y compris d'ailleurs
11:09le gouvernement,
11:10eh bien,
11:11conditionne de manière déterminante
11:13le budget de demain.
11:14Donc,
11:15il y a quand même une excuse.
11:16En revanche,
11:17là où il a raison,
11:18François,
11:18c'est que,
11:20effectivement,
11:20on a l'impression
11:21qu'il n'y a pas un cap
11:22défini par le gouvernement,
11:24un cap clair et précis.
11:27Pour avoir un cap,
11:28il faut une capacité,
11:29je dirais,
11:30de décider.
11:33Le problème du gouvernement,
11:35c'est qu'il se retrouve
11:35dans une incapacité de décision,
11:37tout simplement
11:38parce qu'il n'est pas souverain,
11:39parce qu'il est dépendant
11:40des marchés financiers
11:41pour la dette,
11:43du pétrole,
11:44des prix du marché
11:45sur le Brent
11:46pour s'approvisionner
11:47en énergie.
11:48Et donc,
11:48il y a l'idée tout de même
11:49que l'État est un peu,
11:51je dirais,
11:52sans marge de manœuvre
11:53et c'est tout à fait vrai
11:55à long terme.
11:56Ce n'est pas le fait
11:59du gouvernement
12:00d'aujourd'hui
12:01ou d'hier.
12:01C'est quelque chose
12:02qui est en marge
12:05depuis une quarantaine d'années.
12:06l'État a décidé
12:08de ne plus décider
12:09et aujourd'hui,
12:10il en paye le prix.
12:11Il décide de ne plus décider.
12:120 826 300 300.
12:14Est-ce que l'État,
12:14en réalité,
12:15quand on voit,
12:15a été trop généreux ?
12:16Oui,
12:16parce qu'il y a énormément
12:17de Français qui bossent.
12:18Il faut être honnête,
12:19ils bossent et eux,
12:19ils ne sont pas aidés.
12:20Alors pourquoi on n'aiderait
12:22que les pêcheurs,
12:22que les taxis ?
12:23Est-ce que vous trouvez
12:23que l'État a été trop généreux ?
12:240 826 300 300.
12:26Bonjour Frédéric.
12:27Bonjour,
12:28merci de me prendre à l'antenne.
12:29Mais je vous en prie,
12:29mon cher Frédéric,
12:30vous allez bien ?
12:31Oui,
12:32ça va,
12:32avec le beau temps,
12:33on va bien.
12:35Dis-nous Frédéric.
12:37Écoutez,
12:37moi je trouve que,
12:39bon,
12:39la France est dans un sale état.
12:40Bon,
12:41j'aurais bien voulu savoir,
12:42quand même,
12:42parce qu'on nous parle
12:43beaucoup de l'Europe,
12:44comment ça se fait
12:44que ce problème
12:45n'est pas posé
12:46au niveau de l'Europe ?
12:46Comment sont les autres pays ?
12:47Je vais savoir déjà,
12:48ça sent intéressant quand même.
12:50Ici,
12:51on n'est pas dans une économie,
12:53on est dans un assistant.
12:55Depuis le temps que ça,
12:55on ne peut pas faire baser
12:57une économie d'un pays
12:58sur l'assistanat
12:59en saupoudrant
13:00des petites subventions
13:01dont on va,
13:03au lieu de,
13:03on ne va pas fermer
13:04d'autres budgets,
13:05tout ce qui nous coûte cher,
13:07le social,
13:07tout ça,
13:07on ne va pas y toucher,
13:08on va comprendre ça
13:08sur une forme d'éligée d'impôts.
13:11Je trouve ça navrant,
13:12c'est pire qu'en avance.
13:13On ne base pas une économie là-dessus,
13:15non mais franchement,
13:16mais c'est lamentable,
13:18un coup de subvention,
13:19et je te donne ça un jour,
13:20je te donne ça.
13:20Donc vous,
13:21vous utilisez sans problème,
13:22mon cher Frédéric,
13:22avec le mot d'assistanat
13:23qui revient quand même
13:24ce matin après l'annonce des aides,
13:25vous dites,
13:26allez, ça y est,
13:26on donne un chèque pour rouler,
13:27maintenant on est foutu, quoi.
13:29Oui, bien sûr,
13:30mais écoutez,
13:31le problème aussi
13:32qu'on est au moins
13:33des vrais prix,
13:34qu'on travaille au vrai prix,
13:35il y a une augmentation
13:36des coûts.
13:37Moi, j'aimerais savoir
13:38d'abord les entreprises,
13:39ce que représente
13:40dans le chiffre d'affaires
13:41des entreprises souvent,
13:43le carburant,
13:43c'est différent
13:44selon les autres.
13:45Il y en a,
13:45ça représente peut-être
13:46que 5%,
13:46d'autres ça représente
13:4730% de leur activité.
13:48Vous pouvez déjà voir ça,
13:50parce que ça,
13:51comment l'assistanat,
13:51il y en a toujours eu,
13:52vous savez,
13:53pour les pêcheurs,
13:54ils avaient l'essence verte
13:55qui était déjà dit taxée,
13:56enfin bon,
13:56c'est toujours un branquier.
13:59On n'a pas une économie
14:00qui nous sort des prix réels.
14:02Arrêtons un petit peu
14:03sous disant que
14:03le dumping
14:04devait être supprimé.
14:06Laissons l'économie faire,
14:07laissons l'économie de marché.
14:08Comment voulez-vous
14:09qu'on s'en sorte ?
14:10On va encore lever des impôts,
14:12déjà on n'en peut plus.
14:13C'est lamentable
14:15cette gestion.
14:16Lamentable et la sensation
14:17d'un assistanat,
14:18Frédéric,
14:19restez avec nous.
14:19Non mais restez avec nous
14:20quelques temps
14:21parce que Franck Daudieu
14:22vous répond,
14:22on instaure un dialogue
14:23et on va chercher Louis
14:24qui nous a appelé
14:25au 0826 300 300 francs.
14:27Oui,
14:27quand Frédéric dit
14:28une forme d'assistanat,
14:30il faut que les vrais prix
14:31et donc le marché
14:32fassent son oeuvre.
14:33Les gens qui vont toucher
14:35un chèque ou des aides,
14:37je n'ai pas l'impression
14:38qu'ils soient véritablement
14:39dans l'assistanat.
14:39Ils se lèvent le matin tôt
14:40pour aller bosser,
14:42les aides à domicile,
14:43les gros rouleurs,
14:44les pêcheurs,
14:44ce ne sont pas des gens
14:45du tout
14:45qui sont dans le cadre
14:47de l'assistanat.
14:48Ce qu'a dit Frédéric,
14:49en revanche,
14:49en début de son intervention
14:50est tout à fait juste.
14:51Que font les autres
14:52pays européens ?
14:53Les autres pays européens
14:54et ça a été évoqué,
14:56ils baissent les taxes.
14:57Ils ont décidé
14:57de baisser les taxes.
14:58Vous avez entendu tout à l'heure,
15:00Roland Lescure à mon micro
15:01a dit,
15:01ah oui d'accord c'est très bien
15:02mais ça leur coûte
15:03une thune folle
15:04et en plus ils s'amusent
15:05à subventionner nos taxis
15:06dans le sud
15:07qui préfèrent faire leur plein
15:08si vous voulez en Espagne.
15:09Donc vous vous apercevrez
15:10qu'il y a deux stratégies
15:14baisses de dépenses
15:17des pays
15:17comme l'Espagne
15:20mais qui vont payer
15:21quand même
15:21par une hausse de l'inflation
15:23et peut-être
15:23un déficit budgétaire
15:24plus important
15:25et l'école française
15:27pour ainsi dire
15:28qui dit
15:28on ne veut pas trop d'inflation
15:30on ne veut pas trop d'inflation
15:31parce que les consommateurs
15:31le paieront
15:32et on va faire
15:33des aides ciblées
15:34on ne va pas faire
15:35des aides généralisées
15:36parce qu'on a
15:37un déficit public
15:38qui est trop élevé.
15:39D'un certain point de vue
15:41on peut se dire
15:42que la méthode
15:44française
15:44est plus sage
15:47en revanche
15:48se pose la question
15:49encore une fois
15:50encore une fois
15:51de
15:54je dirais
15:55l'équilibre
15:56au sein de l'Union Européenne
15:57où chacun
15:58tire de son côté
15:59où il y a
16:00des logiques
16:01de mise en concurrence
16:04des systèmes
16:05entre pays européens
16:06et ça si vous voulez
16:07c'est bien la preuve
16:08que l'Europe
16:09n'est pas capable
16:10d'avoir une réponse
16:11unique
16:12pour un problème global.
16:13est clair
16:14et ça ça fait partie
16:15des nombreux problèmes
16:16qui sont sans aucun doute
16:17mis sur la table
16:18dans les prochaines semaines
16:19dans les prochains mois
16:20et certainement
16:20de manière plus importante
16:21au moment de l'élection présidentielle
16:220 826 300 300
16:24est-ce que l'état a été
16:25trop généreux ?
16:26Bonjour Loïc
16:28Bonjour
16:28Merci beaucoup d'être avec nous
16:29mon cher Loïc
16:30vous allez bien ?
16:30Écoutez ça va
16:31Pas trop mal en tout cas
16:32à vous entendre
16:33comment vous regardez
16:34le débat qui nous anime
16:35depuis une grosse demi-heure
16:37et forcément
16:37qui découlait aussi
16:38de l'interview du ministre
16:39de l'économie
16:39qui était ce matin
16:40sur Sud Radio
16:41Alors je vais être très franc
16:42avec vous
16:43pour moi c'est totalement
16:44abscond
16:45je vais développer
16:47Allez-y
16:48On parle d'un chèque
16:49gros rouleur
16:49qui va passer de 50 euros
16:50à 100 euros
16:52C'est une blague
16:53On parle de tous
16:54ces intérêts catégoriels
16:55qu'il faut
16:55les agriculteurs
16:56les pêcheurs
16:57etc.
16:57C'est une blague
17:00Travaillant pour le secteur agricole
17:01moi je peux vous en parler
17:02si on ne voulait pas aider
17:05ces professions-là
17:06financièrement
17:07sur le carburant
17:08on n'a qu'à tout simplement
17:09arrêter d'empiler
17:11les taxes
17:12les normes
17:13les obligations de production
17:15qu'on a notamment
17:15par exemple
17:16dans les productions françaises
17:17qu'on ne retrouve pas
17:18chez nos voisins européens
17:20et puis
17:21je vais être franc avec vous
17:22moi ça fait 20 ans
17:24que je bosse
17:24je suis bac plus 5
17:26j'ai fait une formation
17:27en droit
17:28et en gestion des entreprises
17:30très sincèrement
17:31quand on a
17:32des points durs
17:33dans une vie d'entreprise
17:35qu'est-ce qu'on fait
17:35avant de se dire
17:36ça de toute façon
17:37on est obligé de le payer
17:38on prend tous les autres postes
17:40et on se dit
17:41très bien
17:41pour dégager de la maille
17:43et pour payer
17:43ces obligations-là
17:46quels sont les postes
17:47où je fais des économies
17:48vous voyez par exemple
17:49un truc tout bête
17:50je suis en région toulousaine
17:51vous avez une petite entreprise
17:53qui fait des avions
17:54à Toulouse
17:54qui vient de décider
17:56que tous les postes
17:57non essentiels
17:58compte tenu de la difficulté
18:00qu'ils ont avec le prix du carburant
18:01ils vont baisser
18:02tous les postes
18:03non essentiels
18:03de 10%
18:05pourquoi l'état
18:06n'est pas capable
18:07de faire la même chose
18:09oui donc vous dites
18:09en fait quand on veut
18:10trouver des solutions
18:11on doit à un moment
18:12les trouver
18:12mettre les mains
18:12dans le cambouis
18:13et couper
18:14là on doit couper
18:14merci beaucoup mon cher
18:15Louis d'avoir été avec nous
18:16merci aussi à vous
18:17Franck Dodieu
18:17d'avoir participé
18:18à cette matinée
18:19et à cette matinale
18:20le ministre de l'économie
18:21Roland Lescure
18:21était à notre micro ce matin
18:22il a fait des annonces
18:24il est rentré dans le détail
18:25la question qu'on vous posait
18:26à l'instant
18:26c'était est-ce que l'état
18:27était trop généreux
18:28dans un instant
18:29il l'a promis aussi
18:30au micro de Sud Radio ce matin
18:31non dans le prochain budget
18:32il n'y aura pas
18:33d'augmentation
18:38aujourd'hui quand on regarde
18:40un peu les coulisses
18:41on l'a déjà entendu
18:42de nombreuses fois
18:43cette fameuse promesse
18:44de pas d'impôt
18:45est-ce qu'on peut y croire
18:46est-ce que vous dites à l'état
18:47quelle est votre philosophie
18:48est-ce que oui bien sûr
18:49on peut croire à l'état
18:50on leur fait confiance
18:51pas d'impôt supplémentaire
18:52ou vous dites
18:53bah alors
18:53qu'est-ce qui se passe
18:54bah non je suis désolé
18:55on fait face à une crise
18:56bien sûr qu'il faut augmenter
18:57les impôts
18:57bien sûr qu'on a des entreprises
18:58qui peuvent payer plus
18:59bien sûr qu'on a des profiteurs
19:00de crise
19:01peut-être que vous êtes entrepreneur
19:02peut-être que vous aussi
19:03vous travaillez
19:04vous faites partie
19:04de la classe moyenne
19:05et les impôts
19:05par-dessus le casque
19:06il y en a assez
19:07et aujourd'hui en France
19:08dans le pays
19:09qui est déjà le plus taxé au monde
19:11pas de touche
19:11à des impôts supplémentaires
19:13est-ce qu'on peut faire confiance
19:14à l'état sur ça
19:15conversation de 9h à 10h
19:16avec vous
19:17amis auditeurs
19:17toujours le même numéro
19:190826 300 300
19:20à tout de suite
19:20pour la vérité en face
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