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  • il y a 6 mois
Ce mercredi 11 mars, les ventes attendues chez Rheinmettal ont été abordées par Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Car oui, la saison des résultats trimestriels n'est pas totalement finie en Europe.
00:05Preuve en est, vous avez Inditex ou encore Rheinmetall qui ont publié ce matin.
00:10Pour revenir sur ces grandes publications, c'est Alain Dubrul qui est avec nous par téléphone,
00:13directeur général délégué de Claresco Finance.
00:16Bonjour Alain Dubrul.
00:17Encore une fois, beaucoup de volatilité à l'occasion de ces résultats,
00:20avec d'un côté Inditex qui prend plus de 4% et à l'inverse Rheinmetall qui perd 4%.
00:25Commençons peut-être par Rheinmetall, c'était la publication la plus attendue.
00:29C'est bien sûr un groupe de défense allemand qui pèse plus de 75 milliards à la bourse de Francfort
00:34qui a annoncé ce matin des ventes en hausse de 30% sur l'exercice 2025
00:38et qui prévoit une croissance de ces ventes de 40-45% pour cette année.
00:43Mais visiblement, ça ne suffit pas au marché.
00:46Oui, bonjour Etienne.
00:47Sur Rheinmetall, les résultats sont un peu en dessous des attentes.
00:50Notamment le résultat d'exploitation à 1,84 milliard, on attendait 1,92,
00:55soit 18,5% de marge d'exploitation.
00:58C'est un peu en bas de fourchette.
00:59Alors il y a deux grandes activités dans Rheinmetall, celle de munitions notamment,
01:04qui ont beaucoup beaucoup cru, où la marge est à 29%.
01:07Donc là, ça profite à plein, malheureusement, de la guerre en cours.
01:11Mais il y a des effets d'échelle sur la production qui se traduit dans une amélioration de la rentabilité.
01:17Mais en revanche, la division véhicule est à 11,7 alors qu'on en est 12,3.
01:22Il faut rappeler que dans cette partie-là, on est sur des programmes où la montée en puissance,
01:27même si les commandes sont là, prend plus de temps.
01:29Enfin, on n'est pas chez Airbus ou dans le rafale, mais néanmoins, ce sont des cycles qui sont plus
01:34longs.
01:34Et donc, quelque part, ça prend plus de temps aussi.
01:37Donc voilà, on fait chier tavers un peu en dessous, enfin plutôt, surtout des marges légèrement en dessous,
01:40notamment à cause de la division véhicule.
01:43Maintenant, ça crée un peu de déception sur le cours, ce n'est pas illogique.
01:46Maintenant, rappelons que le carnet de commandes aujourd'hui est déjà à 64 milliards,
01:52contre 47 milliards l'année d'avant.
01:54Donc le plus beau est devant nous, malgré tout.
01:57La société, pour l'année 2026, vise un chiffre d'affaires entre 14 et 14,5.
02:01Le consensus est plutôt vers 14 quelque chose.
02:03Donc il y a encore des bonnes surprises à attendre, probablement du côté du chiffre d'affaires.
02:07Du côté des marges, on a plus de prudence, puisqu'il guide vers 19%,
02:11ce qui est à peu près ce que le consensus s'attend, mais plutôt en partie basse.
02:14Le point le plus important, en fait, dans Rheinmetall, ça reste quand même l'évolution du carnet de commandes.
02:19Rappelons que c'est une société qui vise 14 milliards de chiffre d'affaires en 2026,
02:23mais sur la fin de la décennie, on pourrait être à 30, voire à 40 milliards,
02:26alors qu'on vient de moins de 10 milliards d'il y a 2-3 ans.
02:30Et les ambitions du carnet de commandes à moyen terme, ça pourrait être plus de 135 milliards.
02:35Donc le point le plus important à regarder, quand même, c'est l'évolution du carnet de commandes,
02:39qui, malheureusement, on pourrait dire qu'on a eu la conjoncture, est amené à beaucoup évoluer à la hausse.
02:44Est-ce qu'à 1 580 euros, toutes les bonnes nouvelles sont dans les cours ?
02:47Parce que c'est vrai que c'est quand même un titre qui se paye plus de 40 fois les
02:49profits attendus en 2026,
02:51on est sur un exercice décalé.
02:53C'est un titre qui a beaucoup progressé.
02:55Alors certes, depuis le début de l'année, il ne fait rien, mais on est sur une hausse de 30
02:57% depuis un an,
02:57ça fait x10 en 4 ans.
03:00Oui, mais en même temps, l'environnement a complètement changé.
03:03Si on regarde la valorisation de l'ensemble du secteur défense,
03:07aujourd'hui, Rheinmetall est juste en ligne avec le secteur.
03:10Il se trouve d'ailleurs qu'il a plutôt sous-performé depuis le début de l'année.
03:14Si on compare par exemple à des valeurs comme Excel Technologies,
03:17qui est spécialisée dans les drones maritimes,
03:19à une époque où on pourrait peut-être miner le détoit d'Ormuz,
03:21vous voyez les perspectives que ça laisse,
03:23et beaucoup d'autres sociétés aussi dans les drones, etc.
03:27Donc globalement, le secteur de la défense reste très dynamique.
03:30Rheinmetall était un peu la valeur unique qu'on pouvait détenir dans le secteur.
03:34Maintenant, ça s'élargit un petit peu.
03:35Je pense qu'elle est aussi un peu pénalisée par ça,
03:38par le fait que le secteur s'élargit
03:40et que comme la guerre et les conflits durent,
03:43malheureusement, il y a plus d'autres sociétés.
03:45Donc peut-être les investisseurs gardent Rheinmetall en portefeuille,
03:48mais ils commencent à aller un petit peu au-delà
03:49parce que le secteur de la défense devient un grand secteur.
03:51En termes de valorisation, on est sur des niveaux
03:54tout à fait dans la moyenne du secteur maintenant
03:57et les perspectives de croissance de la société
04:00restent quand même très élevées.
04:01Exaï Technologie qui est la plus forte hausse ce matin du SBF 120,
04:04suivie de ELIS.
04:05Alors là, si on sort de ce contexte de groupe de défense,
04:09ELIS a publié ses résultats ce matin.
04:114,8% de progression au-delà des 26 euros,
04:15avec notamment un programme de rachat d'action
04:17de 500 millions d'euros qui a été annoncé.
04:20Voilà, alors ELIS, c'est une histoire de cash.
04:22C'est une société qui s'occupe de vêtements professionnels,
04:26traitement du linge dans les hôtels.
04:28Alors c'est parfois perçu comme cyclique
04:30parce qu'il y a le tourisme, etc.
04:31Mais en réalité, le gros du métier, c'est du B2B.
04:34Et en réalité, cette société, depuis 30 ans,
04:36sa marge EBITDA, qu'il vente ou qu'il neige,
04:38a été entre 33 et 35%.
04:40Donc c'est vous dire à quel point ce n'est pas si volatile que ça.
04:43Et donc c'est une machine à cash.
04:45Et cette société, qui a longtemps été détenue par du private equity,
04:48a fini par ce côté.
04:49Et dans un premier temps, la bourse,
04:51elle trouvait qu'il y avait beaucoup de dettes, etc.,
04:53que le métier n'était pas très sexy.
04:55Ils ont fait une ou deux acquisitions qui ont été assez performantes,
04:58mais qui ont du coup augmenté l'endettement.
05:00Et puis ce qu'on voit depuis quelques années,
05:02c'est que finalement, cette société, comme depuis 20 ans,
05:05elle délivre avec des croissances organiques,
05:07organiques entre moins low single digit,
05:09mais des marges très élevées.
05:11Et les niveaux d'endettement sont revenus à moins de 2,5 fois.
05:16Les obligations sont de l'investment grade.
05:18Et le marché apprécie de plus en plus le côté cash flow, en fait.
05:22Ce qui se traduit par un dividende qui n'est pas nul.
05:25Et puis surtout, typiquement, là,
05:27ils ont annoncé un rachat d'actions qui pourrait aller jusqu'à 500 millions d'euros,
05:30ce qui est quand même très important.
05:32Et cette société, finalement, elle est métronomique.
05:34Et dans un environnement comme celui qu'on a en ce moment,
05:38c'est finalement assez défensif.
05:40Alors, pour mémoire, ils ont une partie quand même,
05:44les laveries, ça consomme pas mal d'énergie.
05:47Dans le passé, il y a eu des petits débats.
05:49Quand les prix du gaz augmentaient,
05:50comme c'était le cas depuis une semaine,
05:52mais maintenant, ils ont des contrats long terme.
05:55Ils achètent à 3 ans par tiers renouvelés.
05:57Donc, je dirais, quand on voit les prix du gaz à 1 an ou 2 ans,
06:00ils n'ont pas vraiment enflé pour l'instant.
06:02Donc, c'est un petit point quand même à garder en tête,
06:04mais c'est marginal par rapport au business qui se déroule bien.
06:07Donc, résultat tout à fait en ligne.
06:10Bonne visibilité sur le cash.
06:12Et pour le 2026, un chiffre d'affaires peut-être un peu prudent,
06:15mais très confiant sur la marge.
06:17Et puis, surtout, ce qui est important, c'est ce cash flow
06:20qui continue de se délivrer et qui va se recycler,
06:22notamment via des rachats d'actions.
06:23Donc, c'est tout à fait bon pour un titre,
06:24dont la valorisation reste toujours, franchement, très basse, à mon avis.
06:27– 26,14 euros à l'instant pour Élise, qui se dit par ailleurs
06:32pas affectée par ce qui se passe au Moyen-Orient,
06:35dans le sens où ils ne sont pas présents là-bas géographiquement.
06:37Un dernier mot de Inditex, c'est la maison mère de Zara,
06:40c'est la plus grosse capitalisation à Madrid,
06:43avec là aussi un groupe qui se montre confiant pour cette année.
06:46– Oui, des résultats qui étaient globalement tout à fait en ligne,
06:49un petit peu meilleurs en marge.
06:52Et surtout, ils ont délivré au T4 une croissance organique de 9%,
06:56ce qui, dans le contexte actuel, est quand même pas mal.
06:59Et les indications sur les ventes depuis le 1er février,
07:02parce qu'il y a aussi un exercice décalé,
07:04d'entre le 1er février et le 8 mars,
07:06les ventes étaient en hausse organique de 9%,
07:08ce qui est plutôt impressionnant dans le contexte actuel.
07:12de titre qui avait été un peu pénalisé au 2e et 3e trimestre de l'année dernière
07:18par des ventes un petit peu moins dynamiques.
07:20Là, toutes les chances de retrouver son statut
07:23et progressent déjà pas mal ce matin, c'est tout à fait légitime.
07:27– Avec Inditex qui est à 54 euros plus 3% à Madrid.
07:30Merci beaucoup Alain Dubrul nous a accompagné ce matin
07:33pour revenir à chaud sur ces trois publications.
07:35– Thanks
07:35
07:35
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