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  • il y a 9 heures
Fixer le bon prix est devenu un exercice en temps réel. Ines Ben Amor explique comment les agents IA analysent ventes, concurrence et élasticités pour formuler et appliquer des recommandations pertinentes, tout en laissant à l’humain le contrôle final. Une IA explicable, pensée pour être comprise et adoptée sur le terrain.

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00:03On commence par les interviews de l'IA, cette édition, et oui, il n'y avait que ceux qui font
00:08l'actualité dans le domaine de l'intelligence artificielle, et ils sont autour de la table.
00:12Philippe Colléon, merci beaucoup d'être avec nous d'Acadomia. On va parler ensemble de l'IA au collège, au
00:18lycée, on va voir comment les élèves, les parents, les enseignants aussi relèvent ce nouveau défi.
00:23Philippe Colléon, Alexandrou Agachi de MasterDoc, merci aussi d'être avec nous. Vous allez nous présenter un outil de pilotage
00:31par intelligence artificielle, bien évidemment, pour les cabinets de santé, et en particulier les cabinets dentaires d'ailleurs.
00:37Mais on commence avec vous, Inès. Inès Benamor, bonjour.
00:41Bonjour.
00:41Vous êtes docteure en intelligence artificielle, spécialisée dans les modèles prédictifs appliqués aux environnements complexes,
00:46et vous êtes la directrice Data Science et IA chez Booper, qui est une plateforme qui permet d'améliorer sa
00:53performance commerciale et de piloter ses prix.
00:57En l'occurrence, c'est pour le commerce, pour le secteur du retail.
01:01Comment est-ce que l'IA peut aujourd'hui m'aider à fixer un bon prix ? Qu'est-ce
01:05qu'un bon prix d'ailleurs ?
01:07Effectivement, en fait, la fixation des prix aujourd'hui, c'est un vrai défi pour les retailers.
01:14Donc, chaque jour, il y a des milliers de références, des concurrents qui bougent, la promotion qui évolue, d'où
01:22le recours à l'IA.
01:23C'est-à-dire qu'on ne fixe pas un prix une fois pour toutes ? Ça bouge sans arrêt
01:27?
01:27Ça devient dynamique. On est obligé d'utiliser l'IA, d'utiliser la donnée, la donnée fiable, pour pouvoir fixer
01:34un prix optimal
01:35qui va garantir une meilleure stratégie tarifaire pour les retailers et donc une meilleure maîtrise de la marche.
01:45Et il y a beaucoup de paramètres qui entrent en jeu. Un tableau Excel ne suffit pas aujourd'hui.
01:49Non mais je...
01:50Après, avec l'IA, en fait, l'IA est capable d'intégrer une liste des facteurs clés.
01:56On a découvert qu'il n'y a pas que le prix qui peut impacter la quantité de vente.
02:01Il y a des facteurs clés comme la météo, le prix concurrent, les jours spéciaux, les vacances.
02:07Et donc, il fallait intégrer tout ça dans l'intelligence artificielle
02:12pour pouvoir prédire un prix optimal selon la stratégie de l'enseigne.
02:16Alors, vous dites prédire, c'est-à-dire qu'on anticipe un changement de prix ?
02:20On anticipe un prix, un nouveau prix ?
02:22Effectivement, savoir le prix ne suffit pas.
02:26Il faut aussi anticiper la quantité de vente et donc la demande.
02:30Et donc, quand on anticipe la quantité de vente, on évite les ruptures de stock, les invendus,
02:35qui sont aussi du chiffre d'affaires perdu pour l'enseigne.
02:40Et donc, nos modèles prédient avec précision cette demande et donc, c'est fini, les mauvaises surprises.
02:47D'accord. Et alors, c'est un modèle qui décide du prix tout seul ?
02:51L'intervention de l'humain a quelque chose à faire encore là-dedans ?
02:56Alors, nos modèles IA chez Boupeur, ce sont des modèles qui font le travail.
03:01Donc, ils font des recommandations, mais c'est toujours l'expermité qui valide ou pas.
03:07Est-ce qu'il peut prendre le risque de ne pas valider ?
03:09C'est une vraie question que je vous pose.
03:11Est-ce qu'on peut prendre aujourd'hui le risque de ne pas valider quelque chose
03:14qui a été le résultat de calculs qu'on est incapables de comprendre même ?
03:20D'où l'importance de rendre l'IA accessible et compréhensible à tous.
03:28C'est-à-dire, un manager qui ne comprend pas pourquoi le prix doit évoluer, il n'appliquera pas.
03:33Donc, chez Boupeur, on essaie d'expliquer ça, de rendre ça justifiable pour l'équipe métier.
03:40Et donc, la compréhension crée la confiance et la confiance déclenche l'action.
03:45D'accord. Donc, vous donnez accès à tous les critères qui sont utilisés par l'IA,
03:52à une explicabilité, c'est ça, de l'algorithme ?
03:54Oui. Donc, on a un outil dans lequel où l'expert métier, d'une façon simplifiée,
04:00même si les modèles sont complexes, donc on essaie de simplifier les résultats,
04:05les recommandations et ça devient de plus en plus simple pour l'utilisation côté métier.
04:13Et vos clients, ils sont en France ? C'est des retailers français qui utilisent ces solutions ?
04:16Oui. On a plusieurs clients. On a des clients en France, en Europe, à l'international, en Asie.
04:23Et l'adoption, elle se fait facilement en France ?
04:27Oui. Parce qu'en fait, c'est une solution SaaS. Donc, c'est facile à intégrer.
04:33Non, mais je veux juste savoir s'il y a des résistances par rapport à d'autres régions.
04:38C'est trop dans les détails techniques, mais c'est vraiment, on a créé un environnement
04:43qui facilite l'intégration des données, même si les données ne sont pas structurées.
04:47Donc, on arrive à les intégrer. L'équipe Data Science IA de Booper travaille sur le nettoyage
04:53et l'analyse de ces données, parce qu'une IA performante, elle dépend aussi de la donnée.
04:58Et l'expertise de Booper, le savoir-faire de Booper, c'est pouvoir rendre la donnée plus structurée,
05:05plus fiable, et plus la donnée, elle est fiable, plus les prévisions sont pertinentes.
05:10Ok. Vous avez des questions sur cette solution ? Parce que vous êtes tous dans des domaines
05:13tellement différents que, je ne sais pas, vous découvrez comme moi, non ?
05:18Oui, c'est un peu le lier le management. Dans les rien d'avant, de pousser à l'extrême
05:23avec beaucoup plus de données et d'intelligence.
05:25Effectivement, c'est pouvoir mettre les données dans l'IA, passer de l'IA dans Excel
05:35aux données dans l'IA, et donc pouvoir transformer cette donnée en une décision rentable.
05:43Alors, Alexandro Agachi, vous êtes le cofondateur de MasterDoc, qui développe une solution d'analyse,
05:48je l'ai dit, à partir d'IA, dédiée aux cabinets de santé, en particulier les cabinets dentaires.
05:53Il y avait un besoin, il y avait une urgence dans le dentaire à utiliser l'IA ?
05:58Alors, je vais mentionner qu'on a commencé par le dentaire, mais qu'on va s'étendre au médical
06:01dans quelques mois, donc c'est vraiment toute la médecine libérale à laquelle on s'adresse,
06:05et vous avez tout à fait raison, donc nous, on commence toujours par le pourquoi, en fait,
06:08pourquoi utiliser l'IA ? Vous y avez fait allusion, en fait, avant aussi,
06:11on doit vraiment l'utiliser là où il y a un vrai besoin, essentiellement.
06:14Et nous, en fait, on est une équipe de 15 personnes, et on est animés,
06:17on est guidés, en fait, par cette croyance, en fait, que si on continue de pratiquer
06:21la médecine d'aujourd'hui, nos systèmes de santé vont devenir un point insurmontable
06:25pour les sociétés modernes.
06:25Pourquoi ? Qu'est-ce qui vous inquiète ?
06:26Et je cite le docteur Hector Polici.
06:28Qu'est-ce qui nous inquiète ? Il y a deux choses, en fait.
06:30Il y a le besoin envers le système de santé qui grandit non-stop, comme vous le savez,
06:34donc on a une population qui vieillit, on a de plus en plus de besoins envers ce système de santé,
06:38et de l'autre côté, en fait, on a l'opposé qui se passe, où, en fait,
06:42l'offre est en train de baisser de plus en plus, parce qu'on a des départs à la retraite
06:46très importants qui arrivent, qui sont en train d'avoir lieu maintenant même.
06:50Donc, on a la création de déserts médicaux, on en parle beaucoup en France aujourd'hui,
06:53on connaît tous les listes d'attente chez les médecins, ça m'arrive à moi personnellement aussi,
06:56en fait, on me dit, désolé, mais les neuf prochains mois, il n'y a aucun créneau.
07:00Donc, en fait, ces deux choses, en fait, font qu'on va dans une direction où on doit forcément évoluer,
07:05faire changer la manière dont on pratique la médecine et le système de santé.
07:08Donc, c'est ça qui nous guide, nous.
07:09Oui, mais là, j'ai pour l'instant encore du mal à voir où l'IA peut intervenir.
07:13Alors, il y a donc la chose la plus importante pour nous, le levier le plus important, en fait,
07:19pour libérer, pour dégager, en fait, la pression sur le système de santé,
07:24c'est de libérer le temps des équipes soignantes actuelles, en fait.
07:26Former des équipes soignantes, c'est très difficile.
07:29Inviter ou amener des équipes soignantes d'autres pays, c'est très difficile,
07:32parce qu'il commence à manquer des médecins dans quasiment tous les pays en ce moment.
07:35Donc, nous, en fait, on a décidé que le levier le plus important, ça nous semble évident,
07:38c'est de libérer le temps des équipes actuelles.
07:40Parce qu'il est pris par de l'administratif ?
07:43Alors, on estime qu'il y a beaucoup d'études qui ont été faites dans différents pays,
07:46dans différentes spécialités, mais on estime qu'en fait,
07:48entre 30 et 50% du temps des équipes cliniques est passé à faire de l'administratif, essentiellement.
07:53Donc, c'est très paradoxal, il nous manque des équipes soignantes,
07:56et en même temps, on leur demande de passer jusqu'à la moitié de leur temps
07:58à faire de l'administratif, en fait.
08:00C'est terrible, ça.
08:01Voilà, c'est comme ça qu'on arrive dans la situation où on est, en fait.
08:04Bon, mais une IA, elle ne fait pas tout le job toute seule,
08:07donc ça va leur demander quand même du temps pour apprendre à l'IA
08:12comment fonctionne le cabinet, quelle est l'administratif dans tel pays,
08:15en particulier en France, comment ça fonctionne.
08:18Et donc, comment elle travaille votre IA ?
08:20Alors, vous avez tout à fait raison, donc il y a deux administratifs déjà.
08:22Il y a l'administratif clinique et l'administratif non clinique.
08:25Donc nous, en fait, moi j'ai grandi dans une famille de médecins,
08:27mon père il est neurochirurgien, ma mère est chirurgienne dentiste,
08:30les deux sont en exercice ici à Paris.
08:32Et j'ai vu en fait ce qui se passe après les consultations,
08:35donc le soir, le dimanche à la maison.
08:37Et ça, c'est tout l'administratif dont ils doivent s'occuper, en fait,
08:39qui est non clinique.
08:40Donc nous, on vient vraiment s'occuper de ça,
08:43plutôt que d'aller vers le clinique où il y a beaucoup de solutions
08:44qui sont proposées, qui sont tout à fait utiles et pertinentes.
08:47Nous, on est allé vers l'administratif non clinique, en fait.
08:49D'accord.
08:49Donc on vient dégager ce temps, en fait, pour les équipes soignantes.
08:52Et concrètement, on automatise autant de tâches que possible
08:56sur la base de, pour aller dans le concret vraiment,
08:58sur la base de classificateurs fondés sur le concept d'apprentissage automatique,
09:02donc de machine learning, comme on le dit.
09:04Et bien sûr, on commence, on va dans la direction de leur permettre,
09:08en fait, d'interagir avec leurs données, en fait, non cliniques au sein du cabinet.
09:12Donc c'est vraiment de la gestion du cabinet.
09:14Absolument, c'est exactement ça.
09:15Comme un chef d'entreprise, n'importe quel chef d'entreprise.
09:17Comme un chef d'entreprise ou une chef d'entreprise, en fait,
09:19qui vient aider les médecins, hommes et femmes, en fait, à piloter leur cabinet.
09:23Donc c'est ça qui leur manque.
09:24On est un de nos...
09:26Mais c'est spécifique pour une profession libérale, la gestion de cette entreprise ?
09:31Alors c'est une très bonne question.
09:31Donc nous, on fait vraiment le médical parce qu'on traite beaucoup.
09:35Pour, en fait, piloter un cabinet, on est forcément...
09:37On a besoin d'interagir avec la donnée médicale, en fait, les actes, les rendez-vous patients.
09:41Donc, en fait, c'est pour ça qu'on a créé une solution verticalisée au secteur médical.
09:44Mais les mêmes besoins, comme vous le dites très bien, existent dans toutes les professions libérales, quasiment.
09:47Mais nous, on fait vraiment la médecine, essentiellement.
09:50OK. Et en plus, j'imagine que le médecin, il est formé à la médecine, mais pas à la gestion
09:55d'un cabinet, d'entreprise.
09:56Vous avez tout à fait raison. C'est exactement ça, en fait.
09:58Donc un des piliers du système de santé, comme vous le savez, c'est la médecine de vie, la médecine
10:02libérale.
10:02Et en fait, on les pousse dans la médecine libérale, alors qu'on n'aura jamais enseigné à gérer une
10:06entreprise, en fait.
10:07On a toujours dit que ce n'est pas une entreprise, attention. Et pourtant, ils ont les mêmes charges, les
10:10mêmes coûts, les mêmes frais, en fait, que toute autre entreprise.
10:13Et nous, on vient les assister à ce niveau de leur vie professionnelle.
10:16En fait, le clinique, généralement, ils le savent très bien. Ils se forment très bien à ça. Ils adorent passer
10:20du temps à soigner.
10:21Et nous, on vient, en fait, libérer leur temps non clinique, en fait, en nous occupant de toutes ces tâches
10:26ingrates, si je peux me permettre, dans le cabinet.
10:28Ou qui doivent leur paraître ingrates, oui. Et vous dites aussi que ça permet de partager des données, aussi, entre
10:34cabinets.
10:36Mais, enfin, j'imagine qu'ils sont tous très concurrents, finalement.
10:39Alors, on est tous dans une logique, en fait, de santé publique, en fait.
10:42Mais ce qui se passe, c'est que quand on est dans la médecine libérale, quand on quitte l'hôpital
10:46public, en fait,
10:47on n'a plus ses staffs à 6h du matin ou 7h du matin qu'on avait avant.
10:50On n'a plus ses collègues qui sont toujours autour de nous.
10:52Donc, en fait, on se retrouve seul, souvent.
10:54On est assez isolé. On consulte seul. On gère le cabinet seul.
10:57Et, du coup, on n'a jamais, en fait, de comparaison.
10:59On ne sait jamais comment on se positionne, si on fait bien, si on fait moins bien.
11:03Donc, nous, en fait, on vient aussi, un peu comme vous le disiez avant,
11:05donc on vient collecter ces données. On les agrège, on les anonymise, bien sûr.
11:09Et ensuite, on leur permet, en fait, de se situer par rapport à des cabinets similaires,
11:12par rapport aux moyens de la profession, qui, généralement, n'ont pas été développés en France, essentiellement.
11:17Super intéressant. Donc, on voit, là, vraiment des usages hyper pratiques.
11:21On va parler, maintenant, avec Philippe Colléon, un peu d'éducation, quand même.
11:25Vous êtes cofondateur et président d'Acadomia, qui est un acteur de référence,
11:29en particulier dans l'assistance scolaire, pardon, l'accompagnement scolaire.
11:34Mais vous travaillez aussi sur l'enseignement, la formation.
11:37Et là, notre sujet, c'est l'IA.
11:39Il y a l'IA qui arrive, ça y est.
11:41On y est.
11:42On y est, OK.
11:44Et donc, vous dites quoi ?
11:45Il faut aider les enfants à s'en servir ?
11:47Alors, ça pose beaucoup de questions, l'arrivée de l'IA,
11:51sachant qu'encore une fois, l'école a pour mission de former les jeunes de demain.
11:54Donc, imaginez aujourd'hui le monde, comment il sera dans 10 ans, 20 ans, 30 ans, c'est très compliqué.
11:59Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que l'IA est utilisée par les élèves,
12:02plus pour faire leurs devoirs et, quelque part, les rendre totalement idiots,
12:06parce qu'il n'y a plus de réflexion, il n'y a plus d'analyse,
12:09plutôt que comme une aide, quelque part, à la réflexion
12:12et rentrer en éducation active, si je puis dire.
12:15Donc, il y a des dangers par rapport à cette nouvelle proposition.
12:19La question, ce n'est pas de savoir...
12:20C'est-à-dire le danger de ne plus faire d'efforts, c'est ça ?
12:22De ne plus réfléchir par soi-même ?
12:23De ne plus réfléchir par soi-même.
12:25De ne plus réfléchir par soi-même.
12:25De ne plus réfléchir par soi-même.
12:25Faire faire les devoirs.
12:27Voilà.
12:28Donc, il y a beaucoup d'études.
12:29Faire faire son prix, par exemple, par une IA,
12:31et de ne plus réfléchir soi-même à son marché.
12:33Non, mais c'est intéressant.
12:34Non, mais je ne sais pas pour vous compter,
12:36mais de continuer quand même à travailler son expertise.
12:39Tout à fait.
12:40Ce n'est pas que nous, on préfère parler d'intelligence active
12:43que artificielle.
12:44C'est rendre l'éducation acteur, l'élève acteur de son apprentissage.
12:49Alors, on peut dire qu'il y a plein, plein de dangers,
12:51mais il y a aussi plein d'opportunités.
12:52Parce que l'IA va permettre aux élèves aussi,
12:55quand il est bien encadré,
12:57quand il sait utiliser l'outil,
12:58d'aller beaucoup plus vite, d'aller beaucoup plus loin.
13:01Maintenant, c'est quoi les clés pour que ça marche ?
13:03C'est d'abord maîtriser les fondamentaux.
13:06C'est-à-dire le français, les maths, la culture générale.
13:11Parce que l'IA va cracher quelque chose,
13:13va dire quelque chose,
13:14mais on rentre dans l'ère du questionnement.
13:16Là où on apprenait avant aux élèves à apprendre,
13:20aujourd'hui, il faut apprendre aux élèves à questionner.
13:22La machine à relancer.
13:23Et pour ça, effectivement, il y a besoin de connaissances en français,
13:26en mathématiques, en culture générale.
13:28Donc, quelque part, notre position, nous,
13:30chers académiens, c'est de dire,
13:32la question, c'est même pas de savoir si c'est bien ou pas bien.
13:34Je vais vous prendre un exemple, la voiture.
13:36Bon, c'est bien, c'est pas bien,
13:37mais il faut apprendre à conduire.
13:38La clé d'apprendre à conduire.
13:40Aujourd'hui, notre mission,
13:41à l'éducation nationale et des acteurs comme nous,
13:43c'est d'apprendre aux enfants à utiliser l'IA.
13:46Ou les IA, voilà.
13:48Donc, quelque part, on a un devoir,
13:50vis-à-vis de l'ensemble de la communauté,
13:53encadrante, ça veut dire,
13:54il y a les professeurs, les parents,
13:57de former ces gens-là
13:59à l'usage de l'IA dans le cadre scolaire.
14:03Voilà, c'est ça le grand défi.
14:04Comment vous faites pour toucher les parents ?
14:05Parce que je vois bien comment est-ce qu'on peut
14:07pousser cette éducation au numérique, finalement,
14:10auprès des élèves,
14:11auprès des enseignants,
14:12mais pour aider les parents,
14:14qui devaient être complètement perdus, parfois, non ?
14:16Alors, certains sont perdus,
14:18mais, à la limite, avant,
14:19il y avait les devoirs à la maison
14:20qui étaient, très honnêtement,
14:2250% faits par les parents.
14:24D'accord ?
14:24Donc, c'est surtout de ne pas laisser, oui.
14:27On notait bien souvent les parents plus que l'élève.
14:30Ça arrive, bien sûr, entre nous.
14:32Ce qui permettait d'avoir une meilleure note
14:35dans sa moyenne.
14:36Peut-être, pas toujours.
14:36Pas toujours, tout à fait.
14:40Mais, si vous voulez,
14:41c'est justement d'obliger l'enfant
14:43à vérifier ce que dit la machine,
14:45quand je parlais de l'ère du questionnement,
14:47à dire, OK,
14:48est-ce que tu as bien posé la question ?
14:50Est-ce que tu peux relancer,
14:52approfondir ta question ?
14:53Donc, je pense qu'il ne faut surtout pas...
14:55Il y a la Khan Academy,
14:56qui a 2 millions d'élèves dans le monde,
14:59qui a vu que, seulement,
15:01si vous laissez seul l'enfant avec l'IA,
15:03seulement 10% s'en sortent.
15:0690%, bon, pas questionné.
15:07Donc, ce qui est clé,
15:09c'est l'accompagnement autour.
15:10Donc, nous, nous formons, par exemple,
15:12chez l'Académie, à nos enseignants,
15:13sur comment, justement,
15:14aider les enfants
15:16par rapport à l'intelligence artificielle.
15:18Donc, c'est un défi énorme.
15:20C'est-à-dire que tous les systèmes éducatifs
15:22sont remis à plat dans le monde.
15:24On est sur une nouvelle ligne de départ.
15:26C'est comment chaque pays
15:27va pouvoir se doter, quelque part,
15:29de la meilleure intelligence artificielle
15:31qui sera la meilleure intelligence active.
15:33Donc, ça veut dire que
15:34vous mettez en place
15:35des outils de formation
15:36pour les élèves ?
15:38Oui.
15:38Mais aussi pour les enseignants ?
15:39Tout à fait.
15:40D'accord.
15:40On a fait beaucoup de formations,
15:43aussi destinées aux parents,
15:45justement,
15:46pour voir comment accompagner
15:47leurs enfants,
15:48les dangers,
15:49quand je les ai développés,
15:50l'esprit critique,
15:51vérifier les sources,
15:52enfin, etc.
15:52Il y a comme une méthodologie
15:54pour accompagner l'enfant
15:57qui, on retrouve, je suppose,
15:59en d'autres métiers,
16:01même, gérer journaliste, etc.
16:03Comment vérifier les sources,
16:05comment vérifier les données.
16:06Voilà, donc,
16:06c'est notre mission aussi,
16:08chaque Academia,
16:08qui est d'accompagner,
16:09quelque part,
16:10dans ce nouveau monde.
16:11Vous avez regardé à l'étranger
16:12comment on aborde cette question ?
16:15Oui.
16:15Par exemple,
16:15un des pays les plus développés
16:17qui est la Corée du Sud,
16:18comment ils utilisent l'IA ?
16:20Justement,
16:21c'est sur la possibilité
16:22d'individualiser les parcours.
16:24C'est-à-dire que là,
16:24aujourd'hui,
16:25un enseignant,
16:25il a 35 élèves,
16:2635 élèves par définition
16:27qui sont différents chacun.
16:29Eh bien,
16:29l'IA permet de dire
16:31voilà ce que chacun a compris,
16:33pas compris,
16:34assimilé,
16:34pas assimilé,
16:35et de dresser
16:35les parcours individuels.
16:37Donc là,
16:38c'est de l'IA intelligente
16:39parce que ça va permettre,
16:40justement,
16:41l'individualisation.
16:43Individuation que nous faisons
16:44depuis 30 ans
16:44chez Academia.
16:46Mais donc,
16:46quelque part,
16:47l'IA,
16:47je vous rappelle,
16:48dans Academia,
16:49il y a IA,
16:49donc on l'avait quand même
16:50bien anticipé.
16:51On s'était fait exprès, ça ?
16:52Pardon ?
16:53On s'était fait exprès ?
16:54Bon,
16:55passons.
16:57Au direct,
16:57non.
16:58Non,
16:59mais voilà,
17:00donc,
17:01quelque part,
17:01c'est l'individualisation
17:02de chaque enfant.
17:03Après,
17:04la question,
17:05c'est est-ce que l'IA
17:06va recréer quelque part
17:07des discriminations
17:09entre les bons
17:09et les mauvais élèves,
17:11donc les bons vont être
17:11encore meilleurs
17:12et les mauvais,
17:13ou au contraire,
17:14de dire c'est un moyen
17:15d'aider tous les élèves
17:17et surtout ceux qui sont
17:17le plus en difficulté
17:18par des parcours individualisés.
17:20Donc je pense
17:21que c'est toute cette réflexion
17:22qu'il faut que la communauté
17:23quelque part réfléchisse
17:26et surtout,
17:26si j'ai une chose à dire,
17:27c'est laissons l'ensemble
17:29des acteurs
17:30que vous êtes intelligents
17:32réfléchir à ce sujet-là
17:33et il ne faut pas
17:34que l'école,
17:34comme bien souvent,
17:35a tendance à se refermer,
17:37se replier sur elle-même.
17:38Donc laissons le maximum,
17:40il y a beaucoup d'intelligence,
17:42de petites boîtes,
17:43des grosses boîtes
17:43pour proposer des solutions
17:45pour aider les enfants
17:47parce que c'est notre mission
17:48d'accompagner les enfants
17:49pour les 20-30 prochaines années.
17:51C'est ça,
17:52c'est former la génération
17:53de demain.
17:53Et voilà,
17:54et qui seront demain,
17:55qui des dentistes,
17:57qui des directeurs
17:59de produits
18:00et c'est vrai
18:01que vous,
18:02vous devez aussi,
18:03j'imagine,
18:04travailler sur cette pédagogie,
18:05non ?
18:05Auprès des utilisateurs
18:07de vos solutions.
18:09Effectivement,
18:09ils n'arrivent pas
18:10en sachant exactement
18:11que fait l'IA
18:12et comment ça fonctionne.
18:13L'IA,
18:13elle ne remplacera jamais
18:14les enseignants
18:16et donc,
18:16elle ne remplacera jamais
18:17aussi les experts métiers
18:19chez nous.
18:20Donc, juste l'IA,
18:22elle va les rendre
18:22plus puissants,
18:25prendre des décisions
18:26plus rapides,
18:27plus éclairées,
18:30et il y a ce travail
18:31quand même de pédagogie,
18:33j'imagine que vous êtes
18:34obligés de faire,
18:35vous en particulier,
18:36non ?
18:36Alors, absolument aussi,
18:37mais il faut être aussi
18:37prudent que ça s'est
18:38tellement démocratisé
18:39ces 24 derniers mois,
18:40en fait,
18:41ça avance tellement vite
18:41que finalement,
18:42ça vient de la vie personnelle
18:43vers la vie professionnelle
18:44aussi.
18:45Donc, ça nous aide beaucoup
18:46en fait.
18:46Mais au-delà de ça,
18:47bien sûr...
18:47Oui, mais parfois,
18:47on prend la baguette magique
18:48parce que ce n'est pas magique.
18:50Ça aussi, d'accord.
18:51Absolument,
18:51il faut bien expliquer
18:52les erreurs des modèles,
18:53en fait,
18:53les hallucinations,
18:54comme on le dit aussi,
18:55en fait,
18:55la paramétrisation des modèles.
18:57Donc, surtout dans un milieu
18:57professionnel comme le nôtre,
18:59on essaie de sensibiliser
19:00à ces niveaux-là.
19:01Mais de nouveau,
19:01il faut...
19:02Enfin, je veux être honnête
19:04envers nos utilisateurs,
19:05ils sont quand même
19:05assez aguerris,
19:06en fait, de nos jours.
19:07Donc, ils ont beaucoup
19:08déjà de contexte
19:09quand ils viennent
19:10travailler avec nous.
19:11Et puis, il y a la question
19:12de à qui je confie mes données,
19:13on doit quand même
19:14les éveiller assez tôt à ça.
19:16On n'utilise pas
19:17un grand modèle de langage
19:18ou un chatbot IA
19:21pour raconter des choses
19:22très personnelles.
19:23Complètement.
19:24On a vu ça
19:24avec les réseaux sociaux.
19:25Mais combien d'années
19:26on a mis pour dire
19:27attention, il y a danger ?
19:29Donc, on a...
19:29J'ai un temps de réaction
19:31très lent
19:32par rapport à l'évolution.
19:33Là, on dit
19:34même chat GPT,
19:35c'est fini,
19:36maintenant c'est Claude.
19:37Enfin, ça va
19:38à une vitesse
19:39absolument hallucinante.
19:40Donc, comment
19:40la communauté,
19:41je parle de collégiens
19:44et de lycéens
19:45peut suivre cette évolution
19:46et aider effectivement
19:48ou prévenir des dangers
19:49mais aussi des opportunités ?
19:51C'est ça qu'il faut voir toujours.
19:52C'est pour ça que quelque part
19:53on crée le passeport IA
19:55qui est former les élèves
19:56sur justement
19:58comment utiliser ces outils,
20:00comment...
20:00Quelles sont les compétences
20:02nécessaires ?
20:03Voilà.
20:03Donc, je pense qu'à un moment
20:04il faut qu'on forme
20:05cette génération
20:06à l'usage de l'IA
20:07et pas dire
20:07il ne faut pas d'IA du tout
20:09à l'école
20:09ou dans sa vie personnelle
20:11ou au contraire
20:12il faut tout IA.
20:12Voilà.
20:13La place de l'humain
20:14est essentielle
20:15et c'est notre capacité
20:17à accompagner l'enfant
20:18avec l'IA
20:19qui fera les bons résultats.
20:21Merci beaucoup
20:22Philippe Colléo
20:23cofondateur et président
20:25d'Acadomia
20:25était avec nous
20:26Alexandre Ouagachi
20:27cofondateur de Masterdoc
20:29et Inès Benamor
20:30directrice
20:31Science IA
20:32chez
20:32Booper
20:34également
20:34merci beaucoup
20:35à suivre
20:36je vous l'ai dit
20:37on va parler
20:37du dérèglement
20:39informationnel
20:40comment est-ce qu'on peut
20:41répondre à cette question
20:42?
20:42Merci beaucoup
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