- il y a 12 heures
DB - 10-03-2026
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Musique
00:38Les hommages, madame !
00:42Oh, Emmanuel, mon chéri, si tu voulais me faire plaisir !
00:44Mais je ne pense que ça !
00:45Regarde tes mignons, petit chenet ! Tu aimes ?
00:47Je peux les emporter !
00:49Tu es folle, nous n'avons même pas de cheminée !
00:50Mais rien ne nous empêche d'en faire faire une fois que nous aurons ces ravissants chenets !
00:53C'est ça, et pourquoi pas ce corps de chasse ?
00:55Ensuite, nous achèterons la meute, les chevaux, le manoir, la forêt...
01:01Voilà l'objet !
01:02Une merveille, n'est-ce pas, monsieur le commissaire ?
01:04Il y a bien quelques petites rancures de ci-de-là, mais trois fois rien !
01:09Ça ne vous dérangerait pas trop ? On n'a pas fini de le faire dans notre...
01:12Je te préviens tout de suite, nous avons rencontré un secrétaire, celui de la tante Marguerite.
01:15Mais regarde, tu n'as pas vu tous ces tiroirs, ces marqueteries, en un côté d'une autre...
01:20Mais qu'est-ce que c'est ?
01:23Tout secrétaire a son secret, madame !
01:25Celui-là n'en avait pas tellement !
01:27N'étouche pas, voyons ! L'arme du crime, les empreintes !
01:30C'est très drôle, ma chère !
01:33Non, mais je me souviens !
01:36Alors ça, c'est curieux, alors ! C'est vraiment très curieux !
01:39Alors, mon chéri, ne suis-je pas digne du policier que vous êtes ?
01:42Monsieur le commissaire, vous croyez que ce revolver...
01:45Pardon ? Non, je ne sais pas, je ne peux rien dire.
01:48Écoutez, ce que je vous demande, monsieur Berton, ce secrétaire, même s'il se présente un acheteur...
01:51Soyez gentil, conservez-le moins pendant quelques jours.
01:53Bien !
01:54Au fait, où l'avez-vous eue ?
01:55À la salle des ventes, salle 8 !
01:59Oh, Emmanuel, un mouchoir propre !
02:00Ben oui, ben justement, mon chéri !
02:02Pardon.
02:03Pardon.
02:05Merci.
02:13Le revolver avec lequel a été tué l'usurier Paladuc, n'ayant jamais été retrouvé,
02:19il pourrait fort bien s'agir de l'arme du crime.
02:21J'attends les résultats de l'expertise.
02:24L'affaire remonte à trois ans environ.
02:26J'en avais chargé le commissaire Deschamps et maintenant il est à la retraite.
02:30Ce mourlax, j'ai bien lu, a toujours nié.
02:33Ah, jusqu'au bout !
02:34Et les preuves étaient accablantes.
02:36Entre autres, on avait trouvé dans son taxi des reconnaissances de dette volées chez le prêteur.
02:42Et la sienne, qui plus est.
02:44Elle venait à échéance le jour même.
02:45Mais qu'il n'ait pas détruit tout cela me paraît un peu fort.
02:49L'affolement, sans doute.
02:51Des témoins l'avaient vu déboucher de l'immeuble en courant comme un forcené.
02:56Ah non, pardon, pardon, monsieur le juge, un témoin.
02:58Un témoin, attendez, oui.
03:01Oui, oui, oui, vous avez raison Lambert, ce vitrier jouvelin bousculé par Mourlac dans sa fuite
03:07et qu'il aillé rapporté plainte pour le bruit de ses carreaux.
03:10Mais il avait relevé le numéro du taxi.
03:12Et lors de la découverte du crime, le même jour, nous, nous avions fait naturellement le rapprochement.
03:15Est-ce que Mourlac possédait parmi ses meubles un secrétaire Louis-Philippe ?
03:19Non, certainement pas.
03:22Mourlac était dans une situation difficile, marié, un enfant à bas âge.
03:26Il avait emprunté à Palladuc de quoi payer sa patente de chauffeur de taxi.
03:30Et puis comment aurait-il pu, d'ailleurs, étant en prison, mettre dans ce tiroir, en plus du revolver,
03:35les coupures de journaux relatant sa condamnation ?
03:38À moins que sa femme.
03:42Oui, tout cela, en tout cas, nous paraît un peu troublant.
03:46Je pense, monsieur le juge, qu'il conviendrait de reprendre l'enquête à son point de départ.
03:50Oui, il le faut.
03:51Et j'aimerais Lambert que vous vous en chargiez personnellement.
03:54Alors, adressez tout de suite un rapport au procureur de la République
03:58pour obtenir la révision du procès.
04:00Nous sommes en présence d'un revolver dit d'ordonnance, modèle 1892,
04:05en usage dans l'armée jusqu'à la dernière guerre incluse.
04:09Il tire une balle de 8 mm en plomb durci, enveloppée d'une chemise de cuivre,
04:13d'un poids de 7,90 grammes.
04:15Est-ce que la balle qui a tué Palladuc, la même ?
04:19J'ai tiré une balle témoin, et après examen au microscope,
04:23j'ai pris une photo et je l'ai comparée avec celle de la balle retrouvée dans le corps de
04:28la victime.
04:29Vos conclusions ?
04:31La photo montre la parfaite superposition d'Estrie.
04:34Et quant aux empreintes ?
04:35Celle du mort, en majeure partie.
04:38Ah, parce qu'il y en a d'autres ?
04:39Du moins, mes collègues et moi, supposons-nous qu'il s'agit d'empreintes,
04:42mais comme protégées d'une sorte de pellicule grasse,
04:46et qu'il est difficile, après un tel laps de temps, d'identifier avec exactitude.
04:51Ah oui, c'est dommage.
04:52Eh bien, je vous remercie, monsieur le commissaire, à votre service.
04:59Appelez-moi le palais de justice, le juge d'instruction Rougier.
05:04J'y ai pensé, Lambert, mais tout dans le rapport du médecin légiste que j'ai sous les yeux
05:09infirme la thèse du suicide, le coup était tiré à plus de deux mètres de la victime.
05:13Pardon ?
05:14Oui, en effet, le foie n'est pas un endroit bien désigné.
05:18Et, d'autre part, pourquoi se serait-on alors emparé de l'arme pour la camoufler ensuite dans ce secrétaire
05:23?
05:23Hein ?
05:24Madame Mourlac, je n'ai qu'une question à vous poser.
05:27Connaissez-vous ce secrétaire ?
05:28Vous a-t-il appartenu ?
05:30Mais venez, madame, approchez-vous.
05:34Alors, madame ?
05:36Bien sûr que non.
05:38Des choses comme ça, c'est pas pour des gens comme nous.
05:41D'abord, vous le savez bien, tous les meubles qu'on avait, vous nous les avez pris.
05:44Non, mais pardonnez-moi, madame, je ne cherche pas à vous accabler davantage.
05:47C'est quand même injuste.
05:49Mon mari est innocent, je vous le jure.
05:51Sur la tête de ma petite fille.
05:52Excusez-moi, Lambert, je voudrais poser une question.
05:55Pouvez-vous me dire, madame, quelle était la situation militaire de votre mari ?
05:59Autrement dit, a-t-il fait son service ?
06:01En quelle année ?
06:03Et dans ce cas, quel grade avec lui ?
06:05Il a été réformé, mon mari.
06:07À cause d'un souffle au cœur.
06:10C'était pendant la guerre d'Algérie.
06:12C'est de là qu'il a voulu être chauffeur de taxi.
06:14S'il y avait moins de fatigue qu'à travailler sur les chantiers comme avant.
06:17C'est de là aussi qu'il a emprunté pour la patente
06:20à cet usurier de malheur qui nous a tous mis dans de vos draps.
06:22Ce n'était pas tout à fait sa faute.
06:24Bien sûr, mais quand même.
06:27Maintenant, je voudrais bien m'en aller.
06:29Il faut que j'aille chercher la petite à l'école.
06:31Oui, je vous en prie, madame.
06:32Merci.
06:34Merci.
06:40Vous pouvez me laisser crever tranquille.
06:42Je n'ai plus rien à dire.
06:44Et tout ce que j'ai dit, moi, au juge, à la police et à tout le monde,
06:46ça n'a servi à rien.
06:47Que je n'avais pas tué pas le Luc.
06:48Que j'ai fait innocent.
06:50Mais vous, vous en foutez pas mal, hein, que je sois qu'il est innocent.
06:53Bourlac, si nous sommes là, mon collègue de la PJ et moi-même,
06:56c'est pour une chose qui nous paraît importante.
06:58Pour vous particulièrement.
07:00Du coup de l'erreur judiciaire,
07:01elle vous repasserez.
07:03Mais, comme disait le gardien tout à l'heure,
07:05je suis dit, pour l'être innocent, il faut avoir la tête de l'emploi.
07:07Alors, pour ça, je suis servi.
07:10Bon.
07:12Alors, qu'est-ce que ça, votre chose importante ?
07:14Ça va peut-être me libérer, non ?
07:17Voyons, Bourlac, reprenons les choses dès le commencement.
07:21Le jour du crime, vous aviez rendez-vous
07:23chez l'usurier Paladuc à 15h30
07:25pour y régler une de vos traites.
07:28Une course vous ayant menée dans le quartier,
07:30vous avez déposé votre client
07:31et arrêté votre taxi devant l'immeuble de Paladuc.
07:35Mais, vous étiez en avance,
07:37une demi-heure environ,
07:38vous êtes donc allé dans un café voisin,
07:40le Boncoin,
07:42pour y boire une bière et y manger un sandwich.
07:44Vous en êtes sorti vers 15h20, 15h25.
07:47Les témoignages le confirment.
07:49Jusque-là, nous sommes d'accord.
07:51Ben oui.
07:52Parvenu au troisième étage,
07:53à ce propos, vous rappelez-vous
07:56avoir croisé quelqu'un dans l'escalier ?
07:58J'ai vu personne.
07:59Bon, vous avez déclaré que la porte
08:00de l'appartement de Paladuc était ouverte.
08:02Mais si je l'ai déclaré, c'est que c'était vrai.
08:05Ensuite ?
08:06J'ai frappé forcément.
08:07Et comme personne ne m'en répondait,
08:09j'ai poussé la porte.
08:10Et c'est en arrivant près du bureau à Paladuc
08:12que je l'ai vu, lui.
08:13Il était tombé derrière,
08:14près de son fauteuil.
08:15Il avait les lunettes tout de travers.
08:18Puis j'ai vu ses mains sur son ventre
08:19et tout le sang qui coulait dessus.
08:21Vous vous êtes affolé,
08:22avez-vous dit,
08:22vous avez dégringolé l'escalier
08:24et vous avez sauté dans votre taxi.
08:25Mais qu'est-ce que je pouvais faire d'autre, moi ?
08:27Revenir la police, peut-être.
08:28Ben, la police, la police.
08:30Vous n'avez touché à rien,
08:31rien n'emporté,
08:32ni valeur, ni papier.
08:33Mais parole, monsieur le commissaire,
08:35puisque je vous dis que je me suis sauvé tout de suite.
08:36Pourtant, on a découvert dans la poche
08:38de la porte-y-raveur en droite de votre voiture
08:40une dizaine de traites appartenant à Paladuc.
08:41Mais ce n'est pas moi qui les a mises.
08:43Je l'ai dit cent fois.
08:44On le veut tout de même.
08:45Mais j'avoue quoi ?
08:46Elle y était, la mienne de traite.
08:48Vous n'êtes pas intelligent, ça, c'est sûr.
08:50Je n'ai même pas eu mon certificat d'études,
08:51si vous voulez le savoir.
08:52Mais si c'était moi qui avais fait le coup,
08:54je l'aurais déchiré tout de suite, la traite.
08:56C'est une supposition.
08:58Ce qui est réel, Mourlac,
08:59c'est que vous aviez de sérieuses difficultés d'argent
09:01et que précisément ce jour-là,
09:02vous aviez l'intention de demander un délai à Paladuc.
09:05Ça, c'est juste, monsieur le commissaire.
09:07Mais même s'il n'avait pas voulu,
09:08Paladuc ne l'aurait pas tué pour ça.
09:10Vous savez aussi bien que moi.
09:11La dernière personne qui ait vu l'usurier vivant,
09:13c'est le masseur Perrault.
09:15Il est venu lui donner des soins à 15 heures précises
09:18et pendant à peu près une demi-heure.
09:20C'est un miracle, semble-t-il,
09:22que vous ne l'ayez pas croisé dans l'escalier.
09:24Mais pourquoi vous ne croyez lui plus que moi ?
09:26Il se trompe peut-être dans 16 heures, ce masseur-là.
09:28Il a été formel.
09:29Et on a démontré sa parfaite honorabilité.
09:32Mais l'honorabilité à moi, elle n'était pas bonne, dites-moi.
09:34Autre chose, Mourlac.
09:35Mourlac, comme chauffeur de taxi,
09:37vous n'avez jamais eu d'arme ?
09:38Un revolver, par exemple ?
09:40Jamais ?
09:41Jamais.
09:43Nous venons d'en trouver un fortuitement,
09:44qui pourrait bien être l'arme du crime.
09:47Mais alors, vous allez voir que je suis innocent.
09:49Il doit bien y avoir des empreintes sur ce revolver.
09:51Et vous verrez bien que ce n'est pas les miennes.
09:53Je l'espère.
09:56Vous allez me sortir de l'âme, c'est le commissaire.
09:58Vous allez me tirer de là.
10:09Je t'en rends compte, cent mille francs de l'heure du jour.
10:12Oui, c'est authentique, mon monsieur.
10:14J'étais sûr qu'il ferait un malheur, ce bonheur-là.
10:20Maître Lucenay ?
10:21Monsieur, que puis-je ?
10:23Je sais que j'aurais dû me présenter à votre étude,
10:24mais le temps presse.
10:25C'est au sujet d'une vente dont vous vous êtes occupé.
10:27Avant-hier, salle 8.
10:29Un secrétaire acheté par M. Berton Antiquaire.
10:32M. Berton ?
10:32Ah, je me rappelle parfaitement.
10:33Nous voudrions savoir d'où provenait ce secrétaire.
10:35Une succession, sans doute.
10:37Venez.
10:46Au liquide et au 120, c'est la fin du théâtre, je l'ai.
10:49Et pas seulement du mien.
10:50Du théâtre en général.
10:51J'ai vécu ici 27 ans.
10:54Un sacré vaille, hein ?
10:56Pour qu'on peut être à la place.
10:57Un garage parking.
10:59Enfin.
11:00Qu'est-ce que vous vouliez savoir, déjà ?
11:01Vous étiez vous procuré le secrétaire qui a été vendu avant-hier, salle de vente.
11:05C'est tout ?
11:06Oui.
11:07Alors, attendez voir.
11:10Ah oui, il y a à peu près deux ans, j'ai vu une annonce à la boulangerie, là, en
11:14sortant du théâtre à ma droite.
11:16Est-ce que vous vous souvenez de l'adresse et du nom du vendeur ?
11:18Oh, ça, c'est pas compliqué.
11:19Alors, une seconde, mon jeune monsieur.
11:23Je vais vous donner ça tout de suite.
11:27Voyons voir, voyons voir.
11:3012 juin, madame Fressel, 21 rue de la Pierrouille.
11:34Sans vouloir être indiscret, qu'est-ce qu'il a de si particulier, ce secrétaire ?
11:37C'est-à-dire qu'on a retrouvé un revolver un peu compromettant dans un tiroir secret.
11:41Tiens, mais...
11:42Au fait, vous ne l'aviez jamais fouillé.
11:43Ah, ben, il faut un tiroir par-ci, par-là quand il est arrivé, mais dans la pièce où il
11:47jouait, il restait fermé pendant les trois actes, là.
11:49Je vous remercie.
11:53Oui, oui, je note.
11:5721 rue de la Pierrouille.
12:01Oui.
12:03Fressel.
12:05Oui, oui, F comme Françoise.
12:09Oui, mais attendez, Fressel, Fressel, ça me dit quelque chose.
12:13Mais bon sang, mais c'est lui !
12:16...
12:16...
12:18...
12:18...
12:21...
12:23...
12:53...
Commentaires