- il y a 2 jours
DB - 09-03-2026
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00:00:00Musique
00:00:30Je vais vous dire, elle est un peu dure.
00:00:34Tu dois combien ?
00:00:34Sept vingt.
00:00:37Tenez, gardez la maman.
00:00:38La prochaine fois, je vous baladerai à l'oeil.
00:00:40C'est gentil.
00:00:50J'ai parfaitement compris, monsieur.
00:00:52Le premier café dans la chambre de monsieur à sept heures et demie
00:00:54et le deuxième à neuf heures quinze dans le bureau de monsieur.
00:00:57C'est ça.
00:00:57C'est ça, oui.
00:00:58Et l'après-midi ?
00:00:59Pendant mes consultations, vous restez dans les parages.
00:01:02Il m'arrive d'avoir besoin...
00:01:03D'un peu de main.
00:01:04Oui.
00:01:04Non, non, bien sûr.
00:01:05Oui, mes malades sont parfois désagités.
00:01:09Ah, vous comprenez vite, Louis.
00:01:10C'est l'habitude des bonnes maisons, monsieur.
00:01:14Monsieur est nerveux.
00:01:16Moi, non, pas du tout, pas du tout.
00:01:17Monsieur le permet.
00:01:25Monsieur le professeur, c'est une demesse.
00:01:26J'avais tellement peur de vous manquer, monsieur le professeur,
00:01:28c'est que nous sommes venus de Lyon exprès pour vous voir, alors...
00:01:30Mais je ne reçois que sur rendez-vous, mademoiselle.
00:01:31Pérat, Arlette Pérat.
00:01:32Mais justement, c'est pour prendre rendez-vous parce que...
00:01:34Vous auriez pu téléphoner, j'ai une secrétaire.
00:01:36Il fallait absolument que je vous prévienne, c'est très important.
00:01:38Merci, Louis, merci.
00:01:39Asseyez-vous, mademoiselle.
00:01:40Et je vous serai infiniment reconnaissant de bien vouloir être brève.
00:01:43J'ai ma consultation à partir de dix heures à l'hôpital,
00:01:45j'ai horreur d'être en retard.
00:01:46Alors, dans ce cas-là, il faut me laisser parler.
00:01:48Voilà, il s'agit de mon frère.
00:01:51Bon, bon, alors ?
00:01:52Il nous inquiète à force.
00:01:54Qui, nous ?
00:01:55Papa et moi.
00:01:56Comment dire, il s'intéresse un peu trop aux bijoux.
00:01:58Classique.
00:01:59Ah non, même les bijoux fantaisies, vu que ça brille.
00:02:01Vous avez bien médecin.
00:02:02Mais oui, le docteur Artiguenard.
00:02:03C'est lui qui nous a adressé à vous.
00:02:05Je ne connais pas.
00:02:06Il vous a certainement remis un mot pour moi.
00:02:08Oui, bien sûr.
00:02:09Mais vous savez ce que c'est quand on est pressé ?
00:02:10C'est mon père qui l'a gardé.
00:02:12Et comme mon frère ne se dit...
00:02:13Oui, passons, passons, je vous en prie.
00:02:16C'est le chef de mon frère.
00:02:16Il ne faut pas qu'il se rende compte, vous comprenez ?
00:02:18J'ai l'habitude, mademoiselle.
00:02:19Pera.
00:02:20Je sais.
00:02:21Téléphoner à ma secrétaire à partir de 14h pour prendre un rendez-vous.
00:02:23Non, mais ça, c'est impossible.
00:02:24Nous reprenons le train ce soir.
00:02:31Voyons.
00:02:34Je pourrais vous voir cet après-midi entre deux malades.
00:02:36La incondition, quand vous soyez là, à 15h30 précise.
00:02:38Très bien, je vous remercie.
00:02:39Et si maintenant, vous voulez bien m'excuser ?
00:02:41Monsieur le professeur, vous ne vous étonnerez pas
00:02:42si mon frère ne vous parle que de Rivière de Diamant ?
00:02:44Je vous répète que j'ai l'habitude, mademoiselle.
00:02:45Ah oui, mais je ne serai pas là pour vous faire signe.
00:02:47C'est d'ailleurs dommage.
00:02:49Et comme papa, de son côté, ne vous parlera que de Pierre Précieuse pour faire vrai.
00:02:52Assurez-vous, j'en ferai autant pour faire vrai.
00:02:54On a dit à mon frère que vous étiez un client.
00:02:57Ah, et qu'est-ce que je vends ?
00:02:58Mais malheureux, vous ne vendez pas.
00:02:59Vous achetez.
00:03:00Ah, j'achète.
00:03:01Et les cadeaux ?
00:03:02Des bijoux.
00:03:02Oh, suis-je bête ?
00:03:04Mais bien sûr, des bijoux.
00:03:053h30 ?
00:03:06Précise.
00:03:07Précise.
00:03:07Bon.
00:03:10Oh, mais elle fait peur.
00:03:12Si madame veut bien se donner la peine.
00:03:14Mademoiselle, Perra, monsieur le professeur a bien voulu nous donner rendez-vous à 3h30.
00:03:30La voiture de monsieur le professeur est avancée.
00:03:33Merci, Louis.
00:03:33Ah, Louis, j'ai oublié de vous dire.
00:03:35Le matin, avant l'hôpital, je ne reçois personne.
00:03:38Sous aucun prétexte.
00:03:39Vous entendez, hein ?
00:03:39Oui, monsieur, vous voudrez bien pardonner, monsieur.
00:03:41Oui, je sais, je sais, vous ne saviez pas.
00:03:42Mais je vous parle pour l'avenir, moi.
00:03:43L'avenir.
00:03:44Monsieur.
00:03:45Les papiers.
00:03:46Merci, monsieur.
00:03:47Il me monte en retard.
00:03:56Mademoiselle, je suis le professeur Frévy.
00:03:58Je voudrais voir le commissaire, s'il vous plaît.
00:04:00C'est très pressé.
00:04:01Mais c'est à quel sujet, monsieur ?
00:04:03C'est confidentiel.
00:04:04Ah, bon.
00:04:06Monsieur le commissaire ?
00:04:07Oui.
00:04:08Monsieur le professeur Frévy voudrait vous voir.
00:04:11Frévy, ah oui.
00:04:14Monsieur Mareuil, s'il vous plaît, vous voudriez conduire monsieur chez monsieur le commissaire ?
00:04:17Si vous voulez bien me suivre.
00:04:20Vous en prie, monsieur le professeur, entrez.
00:04:22Excusez-moi de forcer votre emplante, monsieur le commissaire, mais j'ai un renseignement à vous demander.
00:04:25Je remettais de jour en jour.
00:04:27Je vous en prie, asseyez-vous.
00:04:28Merci.
00:04:29Je suis très heureux de faire votre connaissance.
00:04:31Vous êtes bien le professeur Frévy, le psychiatre ?
00:04:34Oui, oui, c'est ça, c'est ça.
00:04:35Et un petit peu, bon, modestement, votre confrère, monsieur le commissaire.
00:04:40Mes travaux sur les motivations intimes de la délinquance juvénile doivent beaucoup aux rapports de police.
00:04:46Ah.
00:04:47Mais j'espère que je vous accueille ici en tant que voisin et non pas en tant que plaignant.
00:04:52C'est en effet pour éviter de me présenter chez vous en cette seconde qualité que je viens revêtu de
00:04:57la première.
00:05:00Oui.
00:05:00Et que puis-je pour vous ?
00:05:03Eh bien, voilà. Je possède une assez jolie collection de timbres, monnaies anciennes, médailles, et dont la dernière estimation atteignait
00:05:12plusieurs dizaines de millions de francs.
00:05:13Bon, anciens, naturellement.
00:05:15Oui, je désirerais faire installer chez moi un dispositif de sécurité.
00:05:22Oui, ça, d'après mes travaux, je ne me fais aucune illusion sur la moralité actuelle. Alors...
00:05:28Oui, bien sûr.
00:05:29Enfin, si vous le permettez, monsieur le professeur, un de mes collaborateurs se présentera chez vous demain, et selon le
00:05:35rapport qu'il me fera, je vous adresserai le spécialiste qui vous convient le mieux.
00:05:40Ah, vous êtes très aimable, monsieur le commissaire.
00:05:43Ça, j'avoue que je ne m'attendais pas à une compréhension aussi courtoise.
00:05:47Mais trop heureux de pouvoir vous rendre service.
00:05:49Ah.
00:05:49À demain, donc.
00:05:50Merci.
00:05:51Ah.
00:05:53Merci.
00:05:54Là.
00:05:57Au fond, il faudra que je fasse mettre un verrou, là.
00:06:06Ma foi, je ne sais pas trop lequel choisir.
00:06:08Si cela peut aider votre choix, mademoiselle, ces pièces valent 220 000, 250 000 francs et 350 000 francs.
00:06:16Fonds-leur, naturellement.
00:06:17En d'autres termes, 22 millions, 25 et 35 millions anciens.
00:06:22Oui, ce n'est pas une question d'argent.
00:06:23Oui, ce n'est pas une question d'argent.
00:06:24Oui, ce n'est pas une question d'argent.
00:06:24Vous permettez.
00:06:33Il est très joli.
00:06:34Ce n'est pas pour moi, c'est pour ma mère.
00:06:35Mes parents fêtent l'en os d'argent.
00:06:37J'espère, mademoiselle, que le bijou choisi vous reviendra le plus tard possible.
00:06:40Je l'espère aussi.
00:06:43Je n'arrive pas à me décider.
00:06:46Ah, évidemment, si mon père était là, il choisirait tout de suite.
00:06:48Évidemment.
00:06:49C'est un monsieur très occupé.
00:06:51Vous ne pourriez pas venir à la maison ?
00:06:52Mais si, mademoiselle.
00:06:53Mademoiselle ?
00:06:54Frévilly.
00:06:55Arlette Frévilly.
00:06:56Prenez mon adresse.
00:06:5831 avenue Minaberry, 16e arrondissement.
00:07:00Le professeur Frévilly ?
00:07:02Oui, oui, le psychiatre.
00:07:04Depuis que mon père donne des interviews à la télévision, il est très connu.
00:07:07J'en suis très fière.
00:07:08Il y a de quoi, mademoiselle Frévilly ?
00:07:10Écoutez, si vous venez cet après-midi, il aurait une minute entre deux malades et il vous recevra.
00:07:14À quelle heure ?
00:07:153h15, mais pas avant et pas après.
00:07:18Nous serons ponctuels, mademoiselle.
00:07:20Vous permettez ?
00:07:21Oui, bien sûr.
00:07:39Au cas où je serai absente.
00:07:41Merci, mademoiselle Frévilly.
00:07:43Je compte sur vous.
00:07:45Les trois.
00:07:47Les trois rivières.
00:07:49Merci.
00:07:51Au revoir, mademoiselle.
00:08:22Allô ?
00:08:23Oui, ici la résidente du professeur Frévilly.
00:08:25Monsieur Perra, bijoutier.
00:08:29Veuillez ne pas quitter, je vous prie, monsieur.
00:08:34Allô, monsieur Perra, oui.
00:08:36Oui, j'écoute.
00:08:37Ah, ma fille, oui.
00:08:40Écoutez, entendu, 3h15.
00:08:42Dites-moi, attendez, est-ce que ma fille est encore là ?
00:08:44Non, non, tant pis, ça n'a aucune importance.
00:08:48J'ai oublié mon...
00:08:49Ah, ne quittez pas, je vous prie, la voici.
00:08:51Monsieur, votre père voudrait vous dire un mot, mademoiselle.
00:08:53Père ?
00:08:54Il vous a appelé, vous veniez à peine de sortir.
00:08:56Pardon.
00:08:58Allô, père ?
00:09:01Mais oui, ne t'inquiète pas, je pense à tout.
00:09:04Oui, oui, aux fleurs, aux champagnes, aux gâteaux.
00:09:07T'inquiète pas.
00:09:08Bye, bye.
00:09:09Il se fait un souci.
00:09:11Vous n'êtes pas d'un tempérament inquiet, j'espère.
00:09:13Oh, non.
00:09:14Parce qu'au moindre signe, il faudrait voir mon père.
00:09:16Je vous recommanderais ses soins.
00:09:17Mademoiselle.
00:09:18Merci.
00:09:19À tout à l'heure.
00:09:20À tout à l'heure, mademoiselle.
00:09:28Une bonne affaire.
00:09:38Monsieur, on est venu avec le professeur.
00:09:39Oui, si vous voulez vous asseoir, madame.
00:10:03Non, ça y est.
00:10:04Non, ça y est.
00:10:15Madame.
00:10:53Perra, nous avons rendez-vous avec le professeur.
00:10:55Oui, rentrez, messieurs.
00:11:01Mademoiselle Fréveilly n'est pas là.
00:11:03Merci, monsieur.
00:11:04Si vous voulez bien attendre.
00:11:11Messieurs, bravo pour cette ponctualité.
00:11:13Bonjour, mademoiselle.
00:11:14Donnez, il faut profiter de quelques minutes entre deux manades.
00:11:21On a une, deux et trois.
00:11:26Installez-vous, j'en ai pour une seconde.
00:11:51Merci.
00:12:12Merci, professeur.
00:12:17Mais je croyais que vous ne deviez pas revenir.
00:12:19Je me sauve, mais je voulais vous remercier encore.
00:12:21Vous permettez.
00:12:23Je te les confie.
00:12:28Monsieur Perra, je crois.
00:12:30En effet, monsieur le professeur, nous venons...
00:12:32Oui, oui, je sais, je sais.
00:12:33Pour une affaire de bijoux, hein ?
00:12:35Voilà.
00:12:36Il y a un, rentrez.
00:12:54Les pièces sont toutes les trois exceptionnelles.
00:12:56Je dirais même princières.
00:12:58Je ne voudrais évidemment pas vous influencer,
00:13:01mais la rivière de diamants et d'émeraudes...
00:13:03Enfin, je veux dire, si j'étais à votre place, monsieur le professeur,
00:13:06c'est elle que je choisirais.
00:13:11C'est indiscutablement celle que je choisirais pour ma part.
00:13:14Ce qui ne diminue en rien la valeur des autres,
00:13:16notez-le bien, monsieur le professeur.
00:13:18Bien, je vois.
00:13:19Vous avez examiné les parures ?
00:13:21Hum ?
00:13:21Qu'en pensez-vous ?
00:13:23Non, mais naturellement, je les ai examinées, oui.
00:13:26Ah, et notre jeune homme, là ?
00:13:30Il n'a rien à dire ?
00:13:32Moi, je...
00:13:33Mais parlez, mon ami, parlez !
00:13:35Ne soyez pas timide.
00:13:38Que voulez-vous que je vous dise ?
00:13:40Parlez-moi.
00:13:41Les bijoux.
00:13:43Des bijoux ?
00:13:44Enfin, les bijoux entre lesquels monsieur le professeur doit choisir.
00:13:47Ils sont exceptionnels.
00:13:49Vous n'êtes pas bien d'Isère.
00:13:51Excusez-le, monsieur, il est ému.
00:13:53Vous avez pourtant l'habitude des bijoux.
00:13:56Oui, naturellement.
00:13:58Les pierres précieuses vous procurent une espèce d'ivresse ?
00:14:02Non, pas précisément.
00:14:04Dites-moi, jeune homme,
00:14:07éprouvez-vous parfois l'envie de posséder des bijoux ?
00:14:11Bagues, colliers, boucles d'oreilles ?
00:14:14Jamais, mais pour qui me prenez-vous ?
00:14:15Ne vous énervez pas.
00:14:17Nous parlons.
00:14:18Comme ça, entre nous,
00:14:21auriez-vous déjà volé un bijou ?
00:14:23Je suis un honnête homme, monsieur.
00:14:26L'exercice de la kleptomanie n'est pas obligatoirement
00:14:28une manifestation de malhonnêteté.
00:14:31Les bijoux exercent parfois
00:14:33sur une imagination légèrement déréglée
00:14:35une attraction irrésistible.
00:14:39La société, elle, ne saurait prévoir que le délit,
00:14:42d'où le hiatus entre science et police
00:14:45dont les tribunaux essaient souvent en vain
00:14:46de tenir compte en faisant appel à des experts.
00:14:49Je répète donc ma question.
00:14:52Vous êtes-vous...
00:14:54Vous êtes-vous déjà approprié des pierres
00:14:56qui ne vous appartenaient pas ?
00:14:57Mais, monsieur...
00:14:58Dans le commerce, monsieur le professeur.
00:15:00Oui, oui, je sais, je sais, je sais.
00:15:01La notion du profit l'emporte quelquefois
00:15:03sur celle du bien et du mal.
00:15:04Parlons net, messieurs.
00:15:06Mon temps est mesuré.
00:15:07Votre fille nous a prévenus, monsieur le professeur.
00:15:08Vous voulez dire votre fille ?
00:15:09Ma fille est à Londres, monsieur le professeur.
00:15:11À Londres ?
00:15:11Oui ?
00:15:12Pas à Paris.
00:15:13Elle serait mal placée pour apprendre l'anglais.
00:15:14Mais ça ne va pas non plus.
00:15:16Les bijoux !
00:15:18Enfin, nous y voilà.
00:15:20Les bijoux, mon petit.
00:15:21Les bijoux.
00:15:28Mais...
00:15:29Chasse, chasse, chasse.
00:15:33Je t'attrape !
00:15:38Calme-toi, regarde.
00:15:41Je te le donne ?
00:15:42Oui, je te le donne.
00:15:44Tiens.
00:15:46Viens.
00:15:47Madame, madame !
00:15:50Ça ne pousse pas les gants, cette saison.
00:15:53Merci, monsieur.
00:15:54Allons, allons, les enfants du calme.
00:15:56Vous colleriez une maladie de cœur aux gens,
00:15:57ils vont crier.
00:15:58Tiens, on va jouer plus loin.
00:16:07Bon, alors, tu planques tout ça chez toi
00:16:09et tu me rejoins plus tard à Saint-Cloud.
00:16:11D'accord.
00:16:11Tu es sûr que Tataur ne peut pas rentrer dans l'improvise ?
00:16:13Mais pas avant la semaine prochaine, j'en suis certaine.
00:16:22Quand je pense, monsieur le professeur,
00:16:23que ce matin encore, vous êtes venu me consulter
00:16:25sur les meilleurs moyens de vous protéger contre le vol,
00:16:28le professeur Fréveline ne perd absolument rien dans cette affaire.
00:16:31J'apprends à un cambriolage,
00:16:33mais pas de servir d'instrument à l'exécution d'une escroquerie.
00:16:35N'empêche que vous n'y perdez rien, monsieur le professeur.
00:16:37Comment veiller ma répulation, jeune homme ?
00:16:39Non, mais nous veillerons à ce que l'affaire ne soit pas ébruitée.
00:16:42D'autant plus volontiers que votre naïveté est assez excusable.
00:16:46Comment ?
00:16:46Non, mais la vôtre, monsieur Perra, par contre, est sans excuse.
00:16:48Voyons, un si vieux truc.
00:16:50Vous croyez que nous les connaissons tous, les trucs, comme vous dites ?
00:16:52Il faut qu'un de nos confrères en soit victime.
00:16:55Les journaux en parlent pour les découvrir.
00:16:57Vous n'étiez pas assuré ?
00:16:59Mais si, bien sûr.
00:17:00Le pressium de Loris, en l'occurrence, est surtout d'ordre psychologique.
00:17:04Monsieur le commissaire, croyez-vous qu'il sera possible
00:17:06de tenir mon nom à l'écart de toute publicité ?
00:17:09Tout dépend des compagnies d'assurance.
00:17:10Si elles décident de diffuser la nouvelle,
00:17:12nous ne pourrons pas intervenir.
00:17:14Il faut les prendre de vitesse.
00:17:16Messieurs, vous allez donner le signalement de la jeune femme
00:17:20à monsieur le commissaire francin.
00:17:22Essayez aussi de décrire le faux valet de chambre.
00:17:25C'est lui le véritable pivot de l'affaire.
00:17:27Si vous êtes d'accord, je ferai conduire ces messieurs à la police judiciaire
00:17:30où on leur présentera quelques photos de spécialistes.
00:17:32Très bien.
00:17:33Et les empreintes ?
00:17:34Le valet a dû en laisser dans la maison.
00:17:36Certainement.
00:17:38Mais il ne faut pas trop tabler là-dessus.
00:17:41De toute façon, l'identité recueillera les empreintes à votre domicile.
00:17:46Encore faut-il que nous puissions les identifier.
00:17:49Si votre Louis a déjà eu maille à partir avec la justice,
00:17:54ce sera facile.
00:17:56Si on surveillait les gares, les aérogares...
00:18:00Pas encore, cher monsieur.
00:18:02On ne verrouille pas les frontières d'un pays sans avoir quelques précisions.
00:18:05L'identité des voleurs, par exemple.
00:18:07Bien, messieurs, si vous voulez me suivre,
00:18:09nous allons d'abord enregistrer votre plainte.
00:18:12Merci, monsieur le commissaire.
00:18:14Professeur, vous souhaitez toujours installer un dispositif de sécurité ?
00:18:17Pour mes collections ?
00:18:18Deux fois plutôt qu'une.
00:18:20Il est bien temps.
00:18:21Il y a temps pour tout, monsieur.
00:18:23Et mieux vaut tard que jamais.
00:18:25Merci, monsieur le commissaire.
00:18:51Arlette ?
00:18:52Qu'est-ce que tu fais ?
00:18:54Rien, je prends l'air.
00:18:56Tu te caches pour faire du jardinage, maintenant ?
00:18:58Tu es bête.
00:18:59Bonjour, quand même.
00:19:00Bonjour.
00:19:06Celle-ci la rappelle un peu.
00:19:08Non, elle était plus ronde.
00:19:10Pardon, pardon, plutôt moins.
00:19:11Elle est très plus accusée, peut-être.
00:19:15Elle avait la veille plus vif.
00:19:16Bon.
00:19:24Et cet homme, vous l'en connaissez ?
00:19:27Ben, lui, nous l'avons à peine vu, alors.
00:19:28En tout cas, ce n'est pas ce type-là.
00:19:30Pardon.
00:19:34Non, décidément non.
00:19:35Bien, monsieur le jour, merci.
00:19:36Au revoir, monsieur.
00:19:37Au revoir, monsieur.
00:19:48C'est un drive tout à fait classique, mais un peu raté.
00:19:51Du nom, boire un verre avec moi demain.
00:19:52Saint-Cloud, vous vous entraînerez.
00:19:55Ah, mais très volontiers, si je suis libre.
00:19:58Alors, ces trois rivières.
00:19:59Oh là là, c'est un truc vieux comme le monde.
00:20:01La vieillesse a du bon, on le voit à l'usage.
00:20:04Possuie.
00:20:04Ah, mais vous donnez dans les citations, maintenant.
00:20:06Ma nièce m'a offert toute une anthologie.
00:20:08C'est très amusant.
00:20:09Oui, à condition que ça ne devienne pas systématique.
00:20:12Au contraire.
00:20:12L'emploi du proverbe ou de la citation familière
00:20:15doit être scientifique pour frapper à bon escient.
00:20:19Si vous voulez, je vous prêterai le livre.
00:20:20Non, merci.
00:20:20Moi, je dors très bien sans ça.
00:20:22Dites-moi, il n'y a rien de nouveau à l'APJ
00:20:24pour mon affaire de bijoux ?
00:20:25Quelqu'un m'a parlé d'un coup de ce genre, mais qui...
00:20:28Ah, vos machines ne pourraient pas vous aider, non ?
00:20:31Non, non.
00:20:32On place les délinquants, les criminels, les empruntes,
00:20:34mais on ne peut pas casser les coups.
00:20:35Par conséquent, les ordinateurs, zéro.
00:20:37Ne le répétez pas, mais la seule machine qui fonctionne toujours,
00:20:40sauf accident, c'est celle que la nature nous a mis là-dedans.
00:20:44Attendez.
00:20:44Ah, la, la, la, la, la, la, la fiche perforée va sortir.
00:20:47Oui, monsieur.
00:20:49C'est Courto qui m'a parlé du coup du papa
00:20:51qui veut acheter une rivière de diamants.
00:20:52Courto, ce n'est pas votre prédécesseur ?
00:20:54Si.
00:20:55Il est à la retraite, je vais aller le trouver.
00:20:56Bon, alors, si vous avez du nouveau...
00:20:57Je ne te l'ai dit tout bas à toi.
00:20:59Mon seul ami ne le répétera, il y va de ma fille.
00:21:01Eh, vous devenez, vous devenez exaspérant.
00:21:04Le but n'est pas d'éviter l'exaspération d'autrui, mais la sienne.
00:21:08Au revoir, monsieur.
00:21:09Vous en êtes un autre et je vous le rends bien.
00:21:10Voilà, c'est ça. Au revoir.
00:21:11Lambert.
00:21:12Oui.
00:21:13Cherchez du côté du Faux-Valet.
00:21:14La fille en est vraisemblablement assez début.
00:21:16Nous n'aurons pas sa fiche.
00:21:17D'accord.
00:21:18Dis-moi qui tu ferais quand.
00:21:19Oui, oui, c'est ça.
00:21:21Voilà, tu sais tout.
00:21:24Inutile de mentir.
00:21:26Si tu crois que je suis trop jeune pour comprendre, garde ta vérité pour toi.
00:21:30Mais ton histoire ne tient pas debout.
00:21:32Bon, dis-donc, tu m'as pas dit, toi, ce que tu faisais à Paris.
00:21:34Mon histoire, monsieur le juge, sera brève.
00:21:37Vacances.
00:21:38Quelles vacances ?
00:21:39Mais Pâques, voyons.
00:21:40La directrice de la pension était préparée à me laisser partir.
00:21:43Et moi, j'avais envie de sortir.
00:21:45Alors, je ne m'ai pas dit que Paris partait en voyage.
00:21:47Ah, bravo, alors on s'émancipe.
00:21:48Tu es bien amoureuse d'un jardinier, non ?
00:21:50Un jardinier ?
00:21:51Bah oui, quoi.
00:21:54Ma clorine est une idiote.
00:21:56Non, c'est pas de veine, la mienne aussi.
00:22:01Tu savais que ton parrain ne serait pas là.
00:22:03Mais ce que tu ne savais pas, c'est que je ne serais pas là non plus.
00:22:06Et où tu vas dormir ?
00:22:07Ah, ben ne me pose pas de question, ça ne t'en regarde pas.
00:22:09Ah bon ?
00:22:11Tu pourras te dévoyer toute seule ?
00:22:12Oh oui, rassure-toi.
00:22:13Je n'aurais pas peur.
00:22:19Je viendrai de temps en temps.
00:22:21Quand tu voudras.
00:22:23Tu crois qu'il reviendra bientôt ?
00:22:24Oui, oui, la semaine prochaine.
00:22:26Oh, ne fais pas semblant de ne pas comprendre.
00:22:28Pas ton père, le mien.
00:22:31Oui, ben alors toi, ne fais pas l'enfant.
00:22:32Tu sais très bien que ton père est parti pour une mission scénographique
00:22:35et qu'il ne reviendra que long un an ou deux.
00:22:38C'est long.
00:22:40Tu seras raisonnable.
00:22:42Comme une grande.
00:22:42C'est long.
00:22:45Je te clair.
00:22:49Merci.
00:23:25Bonsoir, madame.
00:23:26Mlle Herlette m'a prévenue que vous étiez toute seule, alors moi j'ai monté pour voir si vous aviez
00:23:30besoin de rien.
00:23:31Merci, vous êtes bien aimant, madame Tourcher.
00:23:33Si vous aviez besoin de quoi que ce soit, vous m'appelez, hein ?
00:23:35Entendu.
00:23:37Vous n'aurez pas peur comme ça, toute seule ?
00:23:40Pensez-vous ? J'ai l'habitude.
00:23:43Oui, bien si.
00:23:44Allez, au revoir.
00:23:45Bonsoir, madame.
00:23:57Salut.
00:23:57Bonjour.
00:24:02Allô, commissaire Francin ?
00:24:05Ici Canella.
00:24:07Le laboratoire m'a communiqué le résultat des empreintes.
00:24:11Il s'agit de Louis Moriani.
00:24:15D'accord, je prends son dossier.
00:24:24Francin, voulez-vous venir une seconde, s'il vous plaît ?
00:24:31Voilà.
00:24:32On a eu de la chance, hein ?
00:24:33L'avant-dernière empreinte trouvée chez le professeur Frévilly.
00:24:36Ah ben je plains sa complice.
00:24:38Moriani est une brute.
00:24:40Il y avait pas une photo ?
00:24:41Si, euh, ma reuille est partie la montrer après-veiller.
00:24:43L'empreinte ne suffisait pas ?
00:24:45Le professeur et les deux bijoutiers ont eu la photo de Moriani hier sous les yeux.
00:24:48Ils l'ont absolument pas reconnu.
00:24:49Ça c'est pas étonnant, on nage toujours dans ces cas-là.
00:24:51Avez-vous vérifié le dernier domicile de Moriani ?
00:24:55Oui.
00:24:5511 terres à Paslonneca.
00:24:57Ah ben, dis y est-il.
00:24:58Moriani était connu comme le loup blanc.
00:25:00Oui, ce qui m'a pas empêché de faire chou blanc.
00:25:03Parti sans laisser d'adresse.
00:25:05Aucun recoupement.
00:25:06La chambre est occupée par deux tourtereaux.
00:25:11Eh, envoyez-moi Mareuil dès qu'il sera là.
00:25:13Je l'ai au bout du fil.
00:25:14Ah bon, alors passez-le-moi tout de suite.
00:25:17Allo Mareuil ?
00:25:19Allo Mareuil ?
00:25:22Ah bon, bon.
00:25:23Alors profitez de votre présence dans le coin pour enquêter sur tous les vols de bijoux depuis deux ans.
00:25:30Oui, Moriani est accompagnée d'une fille, 25-26 ans, jolie.
00:25:36Oui, assez élégante.
00:25:38Très bien.
00:25:40Alors prévenez-moi dès qu'il y aura de nouveau.
00:25:41Merci.
00:25:43Ah ben dis.
00:25:43Alertez la PJ.
00:25:45Signalement de Moriani aux gares, postes frontières, ports et aéroports.
00:25:48Qu'ils envoient aussi vérifiés dans les garages et taxis.
00:25:51Vous, François, faites la tournée des recelers avec la description exacte des bijoux.
00:25:55Allez, viens.
00:26:06Oui, cette pauvre enfant-là, comme tu dis, moi je l'aurais balancé par la fenêtre plutôt que de la
00:26:11laisser en tête-à-tête avec le magot.
00:26:13En tout cas, je te préviens, hein, Arlette, si on prouve les bijoux, tu me le paieras. Et cher.
00:26:20Toujours l'amour.
00:26:21Je présente pas.
00:26:22Mais dis-donc, j'y risque autant que toi dans ce coup-là.
00:26:23Oh, mais moi ce que tu risques, ça je m'en balance.
00:26:25Écoute, mets-toi bien ça dans la tête.
00:26:28Dans le boulot, je risclerai personne.
00:26:29On a un business ensemble, c'est parfait, tu touches ta part, moi je touche la mienne, le reste.
00:26:33C'est du boniment.
00:26:35Je travaille dans la joaillerie, moi.
00:26:38Pas dans la romance.
00:26:40Très bien.
00:26:41Bravo pour ta profession de foi.
00:26:43Dis donc, puisque t'es un grand cerveau, qu'est-ce que tu proposes ?
00:26:46Va chercher les pierres.
00:26:47Mais non !
00:26:48Ça éveillerait l'attention de la petite.
00:26:50Mais imagine seulement qu'elle tripote le pot de fleurs.
00:26:51Mais pourquoi le ferait-elle ?
00:26:53Et puis je te rappelle que l'idée de cacher les bijoux chez moi, c'est toi qui l'a
00:26:57eu.
00:26:58Mais tu m'avais dit qu'il y aurait personne chez toi, que ton père était en voyage.
00:27:02Ah ben oui, ben ça je pouvais pas prévoir l'arrivée de sa fille.
00:27:03Mais faut justement, toujours prévoir.
00:27:10Louis.
00:27:12Oui ?
00:27:13J'ai une proposition à te faire.
00:27:16Oui ?
00:27:17On profite de ce que la police a pas encore bougé pour filer à l'étranger.
00:27:21Passons les trois rivières.
00:27:24Est-ce que je te répète qu'elles sont en sécurité ?
00:27:26La femme de ménage les arrosera, ça leur fera pas de mal.
00:27:30Puis je reviendrai quand tout sera tassé.
00:27:34Je me dis pas.
00:27:36Bon, on verra ça demain.
00:27:37Alors, euh...
00:27:38Maintenant, voilà ce qu'on va faire.
00:27:40Dans la matinée, tu passes soi-disant pour prendre des nouvelles de la môme.
00:27:44Tu l'éloignes sous un contexte quelconque.
00:27:46Tu récupères les bijoux.
00:27:47Mais enfin, Louis, c'est très risqué, tu te rends pas compte.
00:27:49Non, Coco, te t'inquiètes pas.
00:27:52S'il y a un pépin, on fera comme tu dis.
00:28:04Bonjour.
00:28:05Bonjour.
00:28:07Bonjour.
00:28:09Bonjour.
00:28:09Bonjour.
00:28:10Vous connaissez ça ?
00:28:11Non, non.
00:28:13C'est un bel des gars, non.
00:28:14Bon, bien merci.
00:28:15Bonjour.
00:28:16Bonjour.
00:28:18Bonjour.
00:28:22Bonjour.
00:28:23Monsieur.
00:28:23Police.
00:28:25Vous êtes physionomiste, vous ?
00:28:27Ah, j'avoue.
00:28:28Bon, tant mieux.
00:28:29Vous avez chargé ce monsieur récemment ?
00:28:32Jamais.
00:28:33Vous êtes sûr ?
00:28:33Je vous le garantis.
00:28:35Je vous remercie.
00:28:36Merci.
00:28:37Au prix.
00:28:45Oui ?
00:28:46Monsieur le divisionnaire Courteau est là.
00:28:48Faites-le entrer.
00:28:59Je suis vraiment très heureux de vous voir.
00:29:01Eh bien, moi aussi.
00:29:02J'ai reçu votre message ce matin et me voilà.
00:29:04Fallait pas vous déranger, un simple coup de fil aurait suffi.
00:29:06Oh, ben vous savez, j'ai tellement téléphoné dans ma vie.
00:29:09Et puis, je dois vous avouer que ça me fait tellement plaisir de me retrouver ici.
00:29:16Vous savez, la retraite, c'est bien joli.
00:29:18Les Bordemarnes, la petite maison, mais on s'en lasse rapidement.
00:29:22Alors, on plonge dans les souvenirs.
00:29:25Heureusement, j'en ai beaucoup.
00:29:27Vous permettez ?
00:29:29Je vous en prie.
00:29:35Eh oui, petit à petit, on s'aperçoit qu'on vit dans ses souvenirs.
00:29:40Tout ça pour vous dire que je n'ai pas eu trop de mal à situer votre amateur de pierres
00:29:44précieuses.
00:29:45Vous vous êtes occupé d'une affaire identique ?
00:29:47Pas d'une. De cinq ou six.
00:29:50Et toujours du même bonhomme, bien entendu.
00:29:52J'ai fini par l'arrêter en 60 ou 61.
00:29:55Il s'agissait de nommer Harari.
00:29:58H...
00:30:02H-E-A...
00:30:042-R-A-R-I.
00:30:07Qu'est-ce qu'il est devenu ?
00:30:09Il en a ramassé pour huit ans.
00:30:11Autant que je me souvienne, il doit être à Fresnes.
00:30:14Peut-être qu'il a raconté ses exploits à un co-détenu
00:30:17qui s'est empressé de limiter à sa libération.
00:30:20C'est bien possible.
00:30:22Ce ne serait pas la première fois que le cas se produit.
00:30:24Eh bien, on va voir de ce côté-là.
00:30:25En tous les cas, ce que je peux vous assurer,
00:30:27c'est que Harari est le seul à pratiquer cette technique.
00:30:31Je vous remercie.
00:30:32Bon, il n'y a pas à me remercier.
00:30:33C'est moi qui me remercie d'avoir pensé à m'appeler.
00:30:36Écoutez, je vais en profiter pour aller faire un petit tour dans la maison.
00:30:40Et...
00:30:41Eh bien, à propos...
00:30:42Oui.
00:30:43Est-ce que ce petit restaurant où l'on mangeait si bien existe toujours ?
00:30:46Chez Paul ?
00:30:46Oui.
00:30:46Bien sûr.
00:30:47Eh bien, vous êtes libre à midi ?
00:30:49Oui.
00:30:50Eh bien, je vous y invite.
00:30:51Et je vous assure, je vous promets, on parlera à midi.
00:30:55Au revoir.
00:30:56À tout à l'heure.
00:30:57Oui.
00:31:01Pardon, messieurs.
00:31:05Merci, patron.
00:31:06Il n'y a pas de quoi.
00:31:06Moi, je vais te dire.
00:31:07Un mec de carambouille, qui a de la jugeote, jamais prend un taxi de compagnie.
00:31:12Il prend un indépendant.
00:31:13Mais pourquoi ?
00:31:14Parce qu'un taxi de compagnie revient à son point de départ.
00:31:16Ah oui, alors le tour en risque de se faire piquer, oui.
00:31:18Forcément.
00:31:19C'est logique.
00:31:20Toi, t'es un indépendant, toi, ou compagnie ?
00:31:23Mais non.
00:31:24Un million de bahus.
00:31:25Trois millions de numéros.
00:31:26Moi, je suis pas fou.
00:31:27Je préfère bosser pour un patron.
00:31:29Bon, ben, merci, hein.
00:31:31Au plaisir.
00:31:32Salut.
00:31:35Ah, le blanc, le commissaire.
00:31:38Assiez-vous.
00:31:39Non, non.
00:31:40Là.
00:31:43Récapitulons, voulez-vous, monsieur le commissaire.
00:31:48Bon.
00:31:49Primo, une femme inconnue.
00:31:51Dans les 25 ans environ, et son complice Moriani s'empare de trois rivières de diamants.
00:31:55Butin, 80 millions de francs.
00:31:57Bien.
00:31:57Après ?
00:31:58La fille, nous ne savons rien d'elle.
00:32:00Moriani a disparu.
00:32:01Entre parenthèses, il est vainement recherché par l'APJ depuis six mois.
00:32:04Continuez.
00:32:05Secundo.
00:32:06Qu'est-ce que vous avez dit ?
00:32:07Secundo ?
00:32:08Non, secundo.
00:32:10Ah bon.
00:32:11Le secundo, le filet de la police.
00:32:12Petit a, les gares, les aérodromes, zéro.
00:32:16Petit b, recherche du taxi que les délinquants ont pris, zéro.
00:32:18Oui, jusqu'ici.
00:32:19Oui, jusqu'ici.
00:32:20Petit c, visite chez les rosseleurs, zéro.
00:32:23Trois visoires, non.
00:32:24Tertio ?
00:32:25Martial l'a retrouvé le dernier usager du coup des noces d'or, Léon Harari.
00:32:29Piste en cul de sac, ce dernier purgeant actuellement affrelle une condamnation à huit ans de réclusion.
00:32:33Bah, il n'est pas dans le coup, c'est évident.
00:32:34Son dernier complice, Jean Desgrés, est décédé l'année dernière.
00:32:38Et, à part Desgrés, Harari ne s'était lié avec personne.
00:32:42Quarto ?
00:32:43Ben, il n'y a pas de quarto, monsieur le commissaire.
00:32:46Si, mon petit vieux.
00:32:47Quarto, c'est la patience, la persévérance, le flair, l'instinct, la chance, le hasard.
00:32:52Et les indiques.
00:32:53Ah non, les indiques, c'est pas pour nous.
00:32:54C'est bon pour la PJ.
00:32:55Nous, dans les commissariats sauf exception, nous ne disposons pas d'indiques.
00:33:00Déçu ?
00:33:01Non, mais je me demande de ce que je peux faire, c'est tout.
00:33:04Recommencer ? Asseyez-vous.
00:33:05Non, ben, il y a peut-être quelque chose qui nous a échappé.
00:33:08Bon, alors allons-y. Primo.
00:33:12Eh bien, Primo.
00:33:16Alors, vous les avez déposés ici ?
00:33:18Oui, à un mètre près.
00:33:19Vous avez pas vu où ils allaient ?
00:33:20Non, mais interrogez donc les enfants, ils ont peut-être vu.
00:33:23Merci.
00:33:25Bonne double, là, les flics !
00:33:27Eh bien, on peut dire que vous commencez de bonheur, vos autres.
00:33:29Je sais pas.
00:33:30Bon, rassurez-vous, je n'arrêterai personne, va.
00:33:33Non, je veux simplement un renseignement.
00:33:35Hier, une dame et un monsieur sont arrivés en taxi.
00:33:37Vous ne les avez pas vus ?
00:33:42Dites-moi, est-ce que votre mère sait que vous vous maquillez ?
00:33:45Elle me l'a donnée, la dame, je le jure, elle me l'a donnée.
00:33:48Eh bien, vous voyez, vous l'avez vue, hein ?
00:33:51Oui, elle l'a vue. On l'a tous vue. Et alors ?
00:33:54Bah, alors rien, quoi.
00:33:58Vous avez pas vu où elle allait, non ?
00:34:00Écoutez, vous avez l'air régulier.
00:34:02Vous direz rien aux parents.
00:34:04Crois de bois, crois de fer, si je mange, je vais en enfer.
00:34:06Eh bien, la dame, on la voit quelques fois.
00:34:08Ah.
00:34:09Lui, on le connaît pas.
00:34:11Elle habite où ?
00:34:12Je sais pas.
00:34:13Moi, j'ai vu un jour, acheté une, et j'envoie à la chardine.
00:34:17Ah, la charcuterie. Eh bien, merci, mademoiselle.
00:34:21Et débarbouillée, vous, hein ?
00:34:23Non, la bien, monsieur.
00:34:24C'est le drôle, euh ...
00:34:53Oh, là !
00:35:24Bonjour, mesdames.
00:35:25Bonjour, monsieur. Qu'est-ce que vous voulez?
00:35:27La police.
00:35:28Oh, pour avoir peur.
00:35:30Je cherche un homme et une femme qui sont...
00:35:32C'est pas ici.
00:35:33Ah, bon.
00:35:37Vous avez déjà vu cet homme-là?
00:35:38Jamais.
00:35:40Vous n'avez pas regardé un peu?
00:35:41Ça, ça me resserre lisse.
00:35:45Oh, peut-être bien.
00:35:46Ah, mais je sais plus, moi.
00:35:49Oui, il est venu ici une fois.
00:35:51Vous voyez.
00:35:52Il habite la maison?
00:35:53Non.
00:35:54Non, il est venu en visite voir quelqu'un.
00:35:56Une dame.
00:35:57Pour marier, ça m'aurait mis la puce à l'oreille.
00:36:00Alors, de pas marier, ça peut être que Mademoiselle Rossat,
00:36:02il y a quelqu'un qui est pas marié.
00:36:03Oui, il y a bien aussi la petite Janvier,
00:36:05mais alors celle-là, pardon.
00:36:06Elle est comment, Mademoiselle Rossat?
00:36:08Ah, une belle fille, c'est pour ça.
00:36:10C'est une belle fille.
00:36:10Elle vit seule?
00:36:11Non.
00:36:12Vous me disiez tout à l'heure que...
00:36:13Ben, elle vit avec son père.
00:36:14Des gens gentils, tranquilles.
00:36:18Quel étage?
00:36:19Ben, c'est pas la peine.
00:36:20Il est pas là, il est en voyage, monsieur Rossat, alors.
00:36:21Mais mademoiselle?
00:36:25Et hier, entre 4 et 5 heures.
00:36:27Oh, ben l'heure, je peux quand même pas savoir.
00:36:29On peut pas avoir le gâteau, pas vrai.
00:36:30Bon, ça, ça, vraiment, j'en sais rien.
00:36:33Mais ce que je sais, c'est que je l'ai vue dans l'après-midi.
00:36:35Et même après qu'elle est ressortie.
00:36:38Bon, c'est quel étage?
00:36:39Ben, essayez toujours au 7e, la porte en face.
00:36:43Allez, faites pas peur à la petite.
00:36:45Quelle petite?
00:36:46Ben, la filleule à monsieur Rossat.
00:36:47Oh, une petite fille bien élevée et tout.
00:36:49La laissez toute seule à cet âge-là, vous pensez si c'est pas malheureux.
00:36:52Mais je le disais encore hier à monsieur Toursy.
00:36:54Oui, excusez-moi, non, mais c'est quoi cette filleule?
00:36:57C'est une pauvre monde, vous savez.
00:37:00Qu'est-ce que ça peut avoir?
00:37:0116 ou 17 ans, elle est en pension.
00:37:04Et son père?
00:37:05Oh, il en a écopé pour 6 ans.
00:37:07Elle avait 10 ans quand il a été arrêté.
00:37:10Alors, monsieur Rossat, qui est un brave homme,
00:37:12eh ben, il a récupéré l'enfant et il paye la pension.
00:37:15Et quand il y a les vacances, eh ben, ma foi, il a sort.
00:37:19Et la petite ne sait toujours pas que son père a été arrêté?
00:37:22Oh, ils ont raconté une histoire à bras cadavrantes.
00:37:24Et que son père était capitaine d'un bateau.
00:37:27Chose, là, vous savez, les types qui vont chercher des trucs au fond de la mer,
00:37:31puis alors, il les ramène, quoi, en Valmont, d'iciens.
00:37:33Oui, un navire océanographique.
00:37:36Un navire océanographique.
00:37:37Enfin, c'est comme vous dites, oui.
00:37:38Dites-moi, la petite, est-ce qu'elle croit, cette histoire?
00:37:41Ben, bien sûr, puisqu'elle m'en a encore parlé, là, tout à l'heure,
00:37:44quand j'ai été voir si elle avait besoin de rien.
00:37:46Elle est seule, là-haut?
00:37:47Ben, c'est-à-dire que, forcément, sa cousine,
00:37:49elle ne pouvait pas savoir qu'elle allait arriver.
00:37:52Remarquez, on dit sa cousine, hein, mais c'est pas sa cousine.
00:37:55Avant, c'est comme ça qu'elle l'appelle.
00:37:56Ben, dites, il faut comprendre aussi comment vous voulez qu'elle s'appelle.
00:37:59Bon, excusez-moi, je vais monter la voir, hein.
00:38:01Merci.
00:38:02Ouais.
00:38:02Hé, ne lui dites pas que c'est moi qui vous l'ai dit.
00:38:05Oh, soyez tranquille.
00:38:07Au plaisir.
00:38:10Ouais, au plaisir, au plaisir, avec tout ça,
00:38:12il m'a fait rater mon feuilleton, moi.
00:38:14Enfin.
00:38:24Vous désirez, monsieur?
00:38:25Vous habitez ici?
00:38:27Non.
00:38:29Est-ce que nous pourrions bavarder un instant?
00:38:30Non, il ne cogne rien, va.
00:38:32C'est pas ça, j'ai pas peur, seulement...
00:38:34Ben, la vérité, c'est Mlle Rossac que je venais voir.
00:38:37Elle est pas là.
00:38:37Mais elle va rentrer.
00:38:39Je sais pas.
00:38:40C'est bien son appartement, ça?
00:38:41Oui.
00:38:42Ben, vous voyez.
00:38:43Oui, seulement je suis sale et...
00:38:45On vous a recommandé de ne pas parler à les inconnus, hein.
00:38:47Mais je vous répète que vous n'avez rien à craindre.
00:38:49Tenez, regardez.
00:38:51La police?
00:38:52Oui.
00:38:53Que lui voulait voir, les...
00:38:54Trois fois rien, simple vérification.
00:38:57Est-ce que je peux entrer un instant?
00:38:58C'est très en désordre.
00:38:59On sait ce que c'est, hein.
00:39:02Non.
00:39:11Le commutateur est sur votre gauche.
00:39:22Vous êtes la sœur de Mlle Rossac?
00:39:24Non, sa cousine.
00:39:26Vous vivez ici?
00:39:28Non, je vis en pension en Fontainebleau.
00:39:30Ah.
00:39:31M. Rossac, mon parrain, me fait sortir les samedis, dimanches, jour de fête.
00:39:35Votre parrain?
00:39:36Oui.
00:39:36Oui, il n'est pas mon hôte.
00:39:38Mais toute petite, j'ai pris l'habitude de l'appeler tonton.
00:39:40C'est pourquoi je considère aussi Arlette comme ma cousine.
00:39:43Mais qu'est-ce qu'elle a fait, M. Arlette?
00:39:45Mais rien, je vous dis.
00:39:47Simple formalité.
00:39:52Vous êtes orpheline, vous?
00:39:53Non, pas du tout.
00:39:55Non, non, je n'ai pas connu ma mère, mais papa est vivant et bien vivant.
00:39:58Il commande un bateau en mission océanographique.
00:40:01Cela dure des années.
00:40:03C'est pourquoi M. Rossac et sa fille s'occupent de moi.
00:40:06Je vois, je vois.
00:40:10Mais il va revenir bientôt.
00:40:11Il n'y en a plus que pour un an ou deux, tout au plus.
00:40:14C'est lui, là?
00:40:15Non, c'est M. Rossac, mon parrain.
00:40:18Mais c'est tout ce que vous vouliez savoir.
00:40:21Non, mais excusez-moi.
00:40:24Hier, quand votre cousine est rentrée, vous étiez là?
00:40:27Non, je l'ai trouvée à la maison en rentrant de Pont-Anne-Blo.
00:40:30À quelle heure?
00:40:324h30, 5h.
00:40:35Ou plus tôt, beaucoup plus tôt.
00:40:39Et ensuite, elle est ressortie?
00:40:41Oui.
00:40:42Elle n'est pas rentrée de la nuit?
00:40:44Mais elle est majeure.
00:40:46Bon, enfin, elle vous a laissée seule.
00:40:48Mais elle ne m'attendait pas, de toute façon.
00:40:51Mais qu'est-ce que...
00:40:51Alors, vous allez déjeuner et dîner toute seule, hein?
00:40:54Et alors? C'est interdit?
00:40:56Pouf, un chuve.
00:40:58D'ailleurs, j'ai fini. Je vais vous laisser.
00:41:01Mais vous allez être gentille.
00:41:03Et me donner le nom de votre pension à Fontainebleau et le vôtre aussi.
00:41:07Vous vérifiez?
00:41:09Eh, c'est la routine. Qu'est-ce que vous voulez?
00:41:11Eh bien, je m'appelle Sophie Harari.
00:41:13Oui?
00:41:14Je suis interne à la pension Werther à Fontainebleau.
00:41:17Werther, Fontainebleau.
00:41:19Bien.
00:41:20Comment s'appelle le bateau que commande votre papa?
00:41:24Le Ramzin.
00:41:25Ramzin.
00:41:27Tiens, tiens.
00:41:28C'est avant du désert comme...
00:41:30Oui, le simoune, le siropou, je sais.
00:41:33Vous m'en savez, des choses dans la police, hein?
00:41:35Ah, tout.
00:41:36C'est bien simple, on sait tout.
00:41:39Un jour ou l'autre.
00:41:43Oh, pardon.
00:41:46Oui, bien, pardonnez-moi de vous avoir importuné, Mademoiselle Harari.
00:41:49Si jamais votre cousine rentrait,
00:41:52eh bien, veuillez lui dire de passer nous voir au commissariat.
00:41:56Qu'est-ce qu'elle a fait, monsieur?
00:41:59Vérification d'identité, c'est tout.
00:42:01Au revoir.
00:42:22Bonjour, messieurs.
00:42:23Bonjour, mademoiselle.
00:42:25Oh là là, conférence au sommet?
00:42:28Mais oui.
00:42:29Excusez-moi.
00:42:35Vous êtes sûr que c'était la photo de Rossi sur la cheminée?
00:42:38Sûr?
00:42:39Écoutez, Rossi, Rossi, il n'y a guère qu'une lettre de changé.
00:42:42D'ailleurs, l'appartement est à son nom, Paul Rossi.
00:42:45Apollo, quoi.
00:42:46Non, Paul Rossi s'est acheté une conduite.
00:42:47Voilà plus de cinq ans qu'on n'a rien à lui reprocher.
00:42:49Ce n'est pas lui, c'est sa fille qui est dans le coup.
00:42:51Bon chien, chasse de race.
00:42:52Oh non, vous démarrez, je vous en prie, laissez des proverbes à Martial.
00:42:55Et la jeune Sophie?
00:42:57Eh bien, le bateau océanographique de son père, c'est un bateau qu'on a monté à la petite, pour
00:43:01ne pas lui dire que papa faisait de la prison.
00:43:02Non, j'ai téléphoné à la marine, Ramsine, inconnue.
00:43:05En somme, les deux filles, Arlette Rossi et Sophie Harari, sont toutes les deux les complices de Moriani.
00:43:11Ah non, non, pas Sophie.
00:43:12J'ai téléphoné à la pension Werther à Fontainebleau.
00:43:15La petite n'était pas à Paris au moment du vol.
00:43:17Et puis, on n'avait pas besoin d'elle.
00:43:19Mais Rossi, Rossi, il était dans le coup, vous croyez?
00:43:21Le Blanc a vérifié, il est à Nice depuis quatre jours.
00:43:23Peut-être pour négocier les bijoux, avant de les avoir volés.
00:43:26Pourquoi pas?
00:43:28Bon, on verra bien.
00:43:29Relayez-vous devant la maison de la petite.
00:43:32Moriani et ses complices, ils sont allés après avoir mis la main sur les bijoux à Poitou.
00:43:35Une maison bourgeoise, c'est encore la meilleure cachette.
00:43:38Il y a beaucoup de chance pour que l'un d'eux y retourne.
00:43:41La concierge a promis de nous prévenir s'il voyait l'un ou l'autre.
00:43:44Oui, mais on n'est jamais si bien servi que par soi-même.
00:43:47Alors, le premier qui ressort un proverbe sera mis à l'amende.
00:43:50A commencer par moi.
00:43:53Organisez-vous pour surveiller cette maison jour et nuit.
00:43:55Et appelez-moi toutes les quatre heures pour me tenir au courant.
00:43:59Allez.
00:44:00Bien.
00:44:10Oui, ils ont trouvé le taxi.
00:44:12On est cuits, alors.
00:44:14Voilà ce que c'est que d'avoir voulu attendre.
00:44:15Et voilà ce que c'est que d'avoir laissé la fissole là-haut.
00:44:17Mais je te répète qu'elle n'a vu que du feu.
00:44:20Écoute, Arlette.
00:44:21Il faut qu'on récupère les bijoux.
00:44:23Si ça se trouve, les flics sont dans le quartier.
00:44:24Ils n'ont pas encore repéré l'appartement.
00:44:25Dépêchons-nous, on y va.
00:44:42Ça doit être l'heure d'appeler le patron.
00:44:43Oui, j'allais justement y aller.
00:44:44Ah bon ?
00:44:46Ah bon, alors je retourne chez ma concierge là.
00:44:48À moins qu'on change, non ?
00:44:49Ah, pas question.
00:44:50C'est toi qui as voulu t'installer dans sa loge.
00:44:52Alors restez-y.
00:44:53Bon, ben j'y reste.
00:44:54Je vais avoir une de ces migraines ce soir.
00:44:56Je n'en ai déjà rencontré plus bavarde,
00:44:57mais c'est la première fois que j'en vois une qui parle aussi longtemps sans s'arrêter.
00:45:00Bon courage.
00:45:22Bon, écoute-moi bien.
00:45:23Tu vas passer la première.
00:45:24Tu rentres chez la concierge et tu te débrouilles pour l'occuper le temps que je monte.
00:45:27Bon, c'est pas la peine qu'elle me repère.
00:45:28Bon, moi je récupère les diables.
00:45:30Et puis quand tu me vois descendre,
00:45:31ben t'attends une minute ou deux et puis tu me rejoins ici.
00:45:34Allons-y.
00:45:37Oui, oui, ici ma reuille.
00:45:39Mais passez-moi le commissaire, s'il vous plaît.
00:45:42Oui.
00:45:58Bonjour, madame Turché, il y a du courrier ?
00:45:59Mlle Rossat, non, je crois pas, je crois qu'il y aille.
00:46:02Mlle Rossat ?
00:46:03Oui.
00:46:03Police, suivez-moi.
00:46:05Mais...
00:46:05Suivez-moi.
00:46:08Merci, madame.
00:46:09Oh, ben alors, ça par raison.
00:46:18Non, non, rien à signaler depuis que nous sommes en place.
00:46:22D'accord.
00:46:28Bravo, c'est comme la pêche,
00:46:29à chaque fois que je chante l'endroit, ça commence à m'envoie.
00:46:31Raison de puce pour y retourner, mais j'accompagne.
00:46:43Si tu viens, je te descends plein de rue.
00:46:45Allez.
00:46:50Allez.
00:46:51Allez.
00:47:04Ecoutez, monsieur le commissaire, je vous promets que mon père n'a rien à voir là-dedans.
00:47:08Il sera même assez affecté quand il saura ce que j'ai fait.
00:47:12Arrêtez-moi si vous voulez, mais ne me demandez pas de donner mon complice, je ne dirai rien.
00:47:17Et la jeune Sophie ?
00:47:20C'est rien non plus.
00:47:21Elle a pourtant menti à la police.
00:47:23Ça m'étonnerait.
00:47:25Croyez-vous qu'elle soit vraiment dupe de cette histoire de mission océanographique ?
00:47:30Ça, j'en suis sûre.
00:47:32Mon père lui faisait expédié des lettres signées à Harry des Quatre Coins de l'Univers.
00:47:36Tous ses copains étaient au courant.
00:47:38Il doit avoir une de ses collections de timbres.
00:47:41Bon, vous restez à notre disposition, mademoiselle.
00:47:43Veuillez passer dans le bureau à côté.
00:47:57À Paul Rossier.
00:47:59Vous rentrez de voyage ?
00:48:02Monsieur le commissaire, écoutez plutôt votre collaborateur.
00:48:04Moriani a enlevé la petite.
00:48:06Quoi ?
00:48:07Et les bijoux ?
00:48:09C'est moi qui les ai, monsieur le commissaire.
00:48:11Mais comment ?
00:48:13Mon premier geste en rentrant, c'est toujours de regarder la boîte aux lettres.
00:48:16Je les ai trouvées là.
00:48:18Dans l'appartement, j'ai vu les affaires de la petite Sophie, ma fille,
00:48:20et là-dessus, votre inspecteur est arrivé.
00:48:23Et pour constater que Moriani n'était pas sa rentrée ?
00:48:25Cette brute de Moriani risque de la torturer pour lui faire dire où elle a caché les bijoux.
00:48:30Rossier, faites parler votre fille.
00:48:32Elle joue les héroïnes du milieu, elle ne veut rien dire.
00:48:34Je peux la voir ?
00:48:36Allez-y.
00:48:36Merci.
00:48:42Monsieur le commissaire.
00:48:49Elle a toujours eu des syncopes.
00:48:50Ça dure parfois des heures.
00:48:52Pareil, appelez-moi une ambulance.
00:48:54Tout de suite.
00:48:56Rossier.
00:48:57Rossier, parlez-moi franchement maintenant.
00:48:59Où Moriani a-t-il emmené la petite ?
00:49:01J'ignore, monsieur le commissaire.
00:49:06Mais...
00:49:06Oui ?
00:49:11Harry connaît peut-être la cachette de Moriani.
00:49:13Oui, c'est lui qui l'a élevé.
00:49:14Ah, voilà du nouveau.
00:49:17Moriani a-t-il devenu un tel salaud ?
00:49:19On n'en était pas fiers.
00:49:24François, appelez-moi la centrale de Fresnes.
00:49:28Asseyez-vous.
00:49:29Allez, un conseil, hein.
00:49:30Pas un cri, pas un geste.
00:49:32Viens.
00:49:38Maintenant, dans dix minutes, je jure que tu m'auras du tout.
00:49:39Les amis de l'huis.
00:49:40Allez, viens.
00:49:45La centrale de Fresnes.
00:49:47Commissaire Lambert.
00:49:48Monsieur le directeur, il faut absolument que je parle à un de vos détenus.
00:49:53Harari.
00:49:55Oui, je me doute bien que ce n'est pas tout à fait régulier, mais il y va de l
00:49:58'avis d'une jeune fille.
00:50:00Bon, merci.
00:50:03Ils sont allés le chercher.
00:50:05Dites-moi un peu, Rossi, quels furent les rapports Harari-Moriani ?
00:50:11Moriani était le neveu de Justin Cavallucci.
00:50:13Qui s'est fait descendre à la Libération.
00:50:15C'est ça, c'est ça.
00:50:16Mais il n'avait pas collaboré.
00:50:17Puis on a su ensuite qu'il avait appartenu à un réseau de résistance.
00:50:20Malheureusement, ça doit être tard.
00:50:23Harari et Cavallucci étaient copains depuis toujours.
00:50:25Alors, Harari a recueilli Louis Moriani, le neveu de Cavallucci.
00:50:28De même que vous, vous avez recueilli la fille de Harari après son arrestation.
00:50:34Les enfants, ce n'est pas responsable.
00:50:36Et qu'a fait Moriani ?
00:50:38Vous disiez que votre ami Harari n'était pas fier de l'avoir élevé.
00:50:42Ça a commencé par les petits vols dans la maison et puis...
00:50:46Et puis ?
00:50:47Écoutez, monsieur le commissaire.
00:50:49La peine que tire en ce moment Harari, c'est pour Moriani.
00:50:54Voilà.
00:50:55Eh bien.
00:50:57Allô ?
00:50:58C'est vous, Harari ?
00:51:00Bon, une seconde.
00:51:02Tenez, ça ira plus vite.
00:51:05Léon ?
00:51:05Ici Paul.
00:51:07Écoute-moi bien, c'est très urgent.
00:51:09Il faut absolument que tu me dises où se trouve la plante de Moriani.
00:51:13Non, mais il a fait un sale coup. Il n'y a pas une minute à perdre.
00:51:17Bon.
00:51:19Écoute, j'aurais préféré ne pas te le dire, mais voilà.
00:51:22Louis a enlevé Sophie.
00:51:25Oui, oui, Sophie.
00:51:27Non, mais je n'ai pas le temps de te raconter.
00:51:29Il faut seulement que tu me dises où est sa planque.
00:51:33Oui.
00:51:35Oui.
00:51:37Oui, bien sûr, je me souviens.
00:51:39Bon.
00:51:41Oui, mais merci.
00:51:43Oui, merci.
00:51:44Mais tu sais bien qu'on fera l'impossible.
00:51:47Allez, ciao.
00:51:49Je sais où ils sont.
00:51:50Je préviens Martial.
00:51:52Il faut que je l'accompagne, sinon il ne trouvera jamais.
00:51:58Là.
00:51:59Voilà.
00:52:01C'est confortable.
00:52:04Bon, alors maintenant, on va faire une petite cosette tous les deux.
00:52:07Tu vas voir, ça va très bien se passer.
00:52:15Voilà le plan de la baraque.
00:52:17Il y a longtemps, j'y suis pas allé, mais c'est à peu près comme ça.
00:52:19Qu'est-ce que c'est que cette maison ?
00:52:21C'est une grande bâtisse abandonnée.
00:52:23Elle appartenait autrefois à Harry.
00:52:25En sous-main, naturellement.
00:52:27Oui.
00:52:28On y allait souvent à l'époque.
00:52:29On avait des problèmes avec la police.
00:52:32Harry l'a vendue deux ou trois ans avant son arrestation,
00:52:34mais je ne savais pas que c'était Mariani qui l'avait récupérée.
00:52:38Bon, allez, je recommence à zéro.
00:52:40Tu me dis que personne n'est entré dans l'appartement.
00:52:42Total, quand je monte, il y a bien le pot de fleurs, mais plus les diames.
00:52:47Alors, je suis bien obligé de croire que tu es un petit peu dans le coup, non ?
00:52:50Je vous répète que je n'ai jamais vu les bijoux.
00:52:53Et que je n'ai rien à voir dans cette affaire.
00:52:55Arlette les a peut-être cachées ailleurs.
00:53:00Non.
00:53:01Non, ça, elle n'aurait jamais osé me mentir.
00:53:03Dis-donc, toi, t'es pas en train d'essayer de noyer le poisson, non ?
00:53:07Vous prendrez la première à droite.
00:53:10On y sera dans cinq minutes.
00:53:13Écoute, je te donne une dernière chance.
00:53:15Tu me dis-vous la câble-là, ton partage, et on n'en parle plus.
00:53:18Je n'ai rien à vous dire.
00:53:19Vos histoires sordides ne m'intéressent pas.
00:53:22Ah bon, mademoiselle, je vous l'ai vertueuse.
00:53:24Eh bien, si je disais à mademoiselle que son soi-disant capitaine de papa
00:53:27n'a jamais mis les pieds sur un bateau, qu'il est tout simplement en taule,
00:53:29depuis six ans, la suite de ces quelques petites histoires sordides
00:53:34qui n'intéressent pas à mademoiselle,
00:53:36qu'est-ce que tu dis de ça, répond ?
00:54:06Sous-titrage Société Radio-Canada
00:54:22Mes hommes sont en place.
00:54:23À vous de jouer.
00:54:24Bon, vous passez par le garage.
00:54:26Et dès que vous êtes prêts, j'y vais.
00:54:27Bon, d'accord.
00:54:52J'y vais.
00:55:03J'étais pas sûr, hein ?
00:55:05T'es la fille d'un ami.
00:55:06Et j'aime pas beaucoup ce que je vais faire.
00:55:08Alors ça, c'est de ta faute, c'est tes oignons.
00:55:10C'est pas rien pour attendre, là.
00:55:26Louis !
00:55:28Louis !
00:55:30Oui.
00:55:36Très bien.
00:55:38On reçoit les amis avec un pétard, maintenant ?
00:55:41Ah, excuse-moi.
00:55:43Qu'est-ce qui se passe ?
00:55:44J'ai la police aux trousses, faut que tu me plains.
00:55:46Ah, bah, écoute, Polo, moi aussi, j'ai des ennuis.
00:55:49Allez, dites-moi, me le verre, t'es fait chez vous.
00:55:50C'est la police, va.
00:55:52Les premiers, tiens.
00:55:53Oui, oui.
00:55:53Ça va, ça va, oui.
00:55:55Donc, braquez-le bien.
00:55:57Et donne-les-les-mains.
00:55:59T'as l'habitude, hein ?
00:56:03T'as l'honneur, va.
00:56:05Qu'est-ce que t'as fait de la petite ?
00:56:06Ah, bah, t'inquiètes pas, je l'ai pas touché, là.
00:56:08Maintenant, faut que je te prévienne, parce que, pour son papa, j'ai tout dit.
00:56:12Alors, bonne chance pour les explications de famille.
00:56:17Salaud.
00:56:19Où est-il ?
00:56:21Là-haut.
00:56:24Allez, viens, va.
00:56:30Et la petite ?
00:56:31Je crois qu'elle a rien, mais il pourrait peut-être mieux laisser aussi cela avec elle.
00:56:34Ce salopard lui a dit que son père était en prison.
00:56:37On fait le dispositif.
00:56:39Moi, je l'emmène à la voiture.
00:56:40J'en prie.
00:56:41Allez.
00:56:41Vas-y.
00:56:45Parrain.
00:56:45Mon petit, tu n'as rien ?
00:56:47Oh, parrain, non, tout va bien.
00:56:48C'est fini, maintenant, n'ai plus peur.
00:56:50Comment tu fais beau me retrouver ?
00:56:51Je t'expliquerai plus tard.
00:56:53Et Moriani ?
00:56:54La police est en bas, il est arrêté.
00:56:56Et les bijoux ? Tu as trouvé les bijoux ?
00:56:58Oui, je les ai trouvés.
00:56:59Ils sont au commissariat.
00:57:06Sophie.
00:57:08Ça va ?
00:57:10Ça va.
00:57:14Qu'est-ce que Moriani t'a raconté au sujet de ton père ?
00:57:17La vérité.
00:57:20Je la savais depuis deux ans.
00:57:22Un jour, j'ai entendu une conversation et j'ai tout compris.
00:57:26Oui, mais ce que tu ne sais sans doute pas, c'est qu'il est là-bas à cause de
00:57:28Moriani.
00:57:30Et Louis risquait la rélégation.
00:57:32Et ton père a tout pris à son compte pour l'éviter de finir ses jours en prison.
00:57:35Non.
00:57:36Ça, je ne savais pas.
00:57:38Mais pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?
00:57:41Je ne sais pas.
00:57:46La petite Sophie.
00:57:50Tu sais que c'est grâce à ton père que je t'ai retrouvé.
00:57:53Oui, nous avons pu l'avoir au téléphone.
00:57:55Il sait que Louis m'a enlevé.
00:57:58Valait bien.
00:57:59Il faut le prévenir tout de suite.
00:58:00Oui, tu as raison.
00:58:01Allez, viens, on va essayer.
00:58:07Allez, au dépôt.
00:58:23Ah, je vous remercie de votre aide, monsieur Rossi.
00:58:25Et vous, mademoiselle, pour les bisous.
00:58:27J'ai une petite faveur à vous demander, monsieur le commissaire.
00:58:30Peut-on faire dire à Léon Harari que sa fille est en bonne santé ?
00:58:33Oui, oui.
00:58:33Je m'en occuperai persédemment.
00:58:35Je vous emmène ?
00:58:36Non, merci, monsieur le commissaire.
00:58:37Nous préférons prendre un taxi.
00:58:39Vous avons autant de choses à nous dire.
00:58:40Bien sûr.
00:58:41Il faudra tout de même passer à la APJ pour votre déposition.
00:58:44Attendez.
00:58:45Au revoir.
00:58:57Ah, elle n'est pas bavarde, cette petite.
00:58:59C'est certainement ce que doit penser Moriani en ce moment.
00:59:02Oh.
00:59:02Ah, là...
00:59:08Au revoir.
00:59:40...
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