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  • il y a 12 heures
DB - 10-03-2026

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TV
Transcription
00:00:00Musique
00:00:38Est-ce que j'aimerais faire une promenade en bateau ?
00:00:40Écoute, demain c'est lundi, toi tu ne travailles pas, mais moi je commence à 8h.
00:00:43Une autre fois, François, c'est promis.
00:00:45Oh, s'il te plaît, je ne suis jamais montée en bateau pour me faire plaisir.
00:00:49Toi alors, quand tu veux quelque chose, mets juste un petit tour et embrasse-moi pour la peine.
00:00:53Celle que tu allais me faire.
00:01:02Celle que tu as, c'est un petit tour.
00:01:33Quand nous serons mariés, je veux que tu m'emmènes à Venise.
00:01:36Tu sais, c'est loin Venise, et notre mariage aussi.
00:01:38Pourquoi ? Tu ne m'aimes plus ? Tu ne veux plus m'épouser ?
00:01:41Mais si, grosse bête. Tu sais bien qu'il y a ton père.
00:01:44Oh, tant pis pour lui, on ira se marier en Écosse, on fera comme les autres, voilà.
00:01:48Voilà.
00:01:50Oh, regarde cette maison abandonnée.
00:01:52Les gens sont peut-être en vacances.
00:01:54Au mois de novembre ?
00:01:55Quand on est riche, on part en vacances, n'importe quand.
00:01:58Tu ne veux pas qu'on aille faire un tour sur les enros ?
00:02:01C'est défendu.
00:02:03Oh, juste un tout petit, pour me faire plaisir.
00:02:06Comme toujours.
00:02:07Mais tu sais, quand on sera mariés, c'est moi qui...
00:02:09Qui décidera pour tout.
00:02:10C'est pour tout.
00:02:37Regarde, c'est formidable, c'est comme si nous rentrions chez nous après un grand voyage.
00:02:41ferme les yeux, serre-moi fort, rêve, rêve.
00:02:46Il faut beaucoup rêver avec toi.
00:02:49Mais c'est vrai que c'est bon.
00:02:54Tu ne veux quand même pas faire ça.
00:02:55Pourquoi tu as peur ?
00:02:56Regarde, nous sommes seuls, rien que nous deux, c'est formidable.
00:02:59Non, c'est François.
00:03:10Tu as entendu ?
00:03:12Allons-nous en venir, déjà, tu vois ?
00:03:31Oh, ben, ça va mieux.
00:03:32Un peu plus, j'étouffais.
00:03:34Et je débloque la chaudière.
00:03:36Pour 50 briques, mon pote, tu peux bien transpirer un coup.
00:03:39Ben, je transpire pas, je nage.
00:03:42Ah, tes chaleurs, c'est pas trop bien.
00:03:44C'est pas la chaleur.
00:03:45C'est la trouille, Badié, la grosse trouille.
00:03:50Bonjour.
00:03:51Salut.
00:03:52Bonjour.
00:03:59Ah, l'amour, l'amour, tu parles.
00:04:02Ça réussit pas tout le monde, c'est sûr.
00:04:04C'est pour moi l'allusion ?
00:04:05Oh, je me permettrais pas d'accabler un coeur blessé.
00:04:08Ben, moi, figure pas, c'est l'estomac.
00:04:09Il y a des discussions à table, les reproches.
00:04:13C'est moi, monsieur, ne peut pas comprendre.
00:04:14Monsieur, on est encore au stade des belles images.
00:04:22Vous désirez, monsieur ?
00:04:24Ben...
00:04:24La prochaine, n'ayez pas peur.
00:04:26Je n'ai pas peur, madame.
00:04:27Je désirerais parler à quelqu'un de la police.
00:04:30C'est pourquoi, monsieur, c'est difficile à dire.
00:04:33Ben, commencez toujours, on verra bien.
00:04:35Justement, c'est le plus dur.
00:04:37Alors, à ce moment-là, commencez par la fin.
00:04:40Vous avez des ennuis, peut-être ?
00:04:41Oh, non, c'est au sujet de choses que j'ai entendues.
00:04:43Des voix.
00:04:44Des voix ? Vous n'êtes pas Laura.
00:04:45Pas par hasard.
00:04:46Faut me croire, monsieur.
00:04:48Des voix d'hommes qui parlaient d'organiser un coup.
00:04:50Un coup et où, ça ?
00:04:51Je ne sais pas, c'était vague.
00:04:53Oui, ça en a l'air, en effet.
00:04:55Bon, procédons par ordre.
00:04:57Ça ira beaucoup plus vite.
00:04:59D'abord, vos noms et adresses.
00:05:02Cortal, Jean.
00:05:03C-O-R-T-A-L.
00:05:0425 rue de Marsala.
00:05:06Vous habitez chez vos parents ?
00:05:08Ils sont à Locronan, mes parents.
00:05:09Près de Quimper.
00:05:10J'habite tout seul.
00:05:13Où travaillez-vous ?
00:05:14Chez M. Ambelle, menuisier rue Courtenchère.
00:05:19Parfait.
00:05:20Alors, quand avez-vous entendu ces voix ?
00:05:22Enfin, je veux dire, ces hommes.
00:05:24Hier.
00:05:25C'était dimanche.
00:05:26Alors, j'ai pris mon vélo moteur pour aller me promener dans les bois.
00:05:28Quel bois ?
00:05:29Ah, Anguin.
00:05:31Des bois, Anguin ?
00:05:32Ou un peu plus loin.
00:05:33Vous voulez dire la forêt de Montmorency ?
00:05:35C'est ça, oui.
00:05:36J'avais posé mon vélo moteur et c'est à ce moment-là que j'ai entendu des hommes qui
00:05:39parlaient d'un enlèvement.
00:05:41Devant vous, comme ça ?
00:05:42Mais non.
00:05:42J'étais allongé derrière un buisson.
00:05:44Et ils ne pouvaient pas nous...
00:05:46Enfin, me voir.
00:05:47Oui.
00:05:49Et qu'est-ce qu'ils ont dit encore ?
00:05:51Il y en a un qui a dit d'un drôle de ton.
00:05:53Et qui c'est qui a eu l'idée de s'occuper de la princesse ?
00:05:55La princesse ?
00:05:56Quelle princesse ?
00:05:57Je ne sais pas, justement.
00:05:59C'est pour ça que j'ai pensé qu'il fallait peut-être en parler à la police.
00:06:02Ces hommes que vous avez entendus et qui tenaient des propos suspects, combien étaient-ils ?
00:06:07Trois.
00:06:08Pouvez-vous nous les décrire ?
00:06:10Ils faisaient déjà nuit.
00:06:11Il était 6h10.
00:06:12Ah, eh bien, voilà qui est précis.
00:06:15Ils ont réglé leur montre, à cause du coup.
00:06:17Ah oui, c'est vrai, ce fameux enlèvement.
00:06:19Bon, alors maintenant, pouvez-vous nous répéter tout ce que vous avez entendu ?
00:06:21Je vais essayer, monsieur le commissaire.
00:06:24C'est Bélier qui a parlé le premier.
00:06:25Bélier ?
00:06:26Il s'appelait par des surnoms.
00:06:28Bélier, Mercure, Apollon.
00:06:30Je vous jure, monsieur le commissaire, même que Bélier a dit à un moment,
00:06:33à quoi ça sert, ces surnoms ridicules, on se connaît tous.
00:06:36Non, mais ça, on vous croit.
00:06:39Je vous ai expliqué que c'est Bélier qui a parlé le premier.
00:06:42Il a dit à un moment, ça va mieux, j'étouffais là-dedans.
00:06:45Ah, il étouffait dans la forêt ?
00:06:47Peut-être qu'il avait eu un malaise.
00:06:49Ou alors, il avait peut-être trop de lénage, Bélier.
00:06:52Oui, peut-être qu'il descendait d'une voiture.
00:06:56Peut-être.
00:06:57Bon, alors ensuite ?
00:06:58Apollon lui a répondu, pour 50 briques, mon pote, tu peux transpirer un peu.
00:07:02Après, il y a eu Mercure, pas content du tout.
00:07:06Parlons-en de ces 50 millions, a-t-il dit.
00:07:08On est trois, et tu en prends la moitié.
00:07:11Apollon lui a répondu, mais qui c'est qui a eu l'idée de s'occuper de cette princesse ?
00:07:16Mercure a approuvé, mais plutôt sec.
00:07:19D'accord, Apollon, si tu le prends comme ça.
00:07:21Ouais, mais qui c'est qui trinquera si ça se coupit mal au départ ?
00:07:24Si ça capouille, c'est que vous êtes des branches.
00:07:27Vous n'avez qu'à suivre exactement mes instructions.
00:07:29Bon, ça va, Apollon, on a confiance.
00:07:32Bravo.
00:07:33Vous avez une excellente mémoire.
00:07:35Un vrai magnétophone.
00:07:36Et ensuite ?
00:07:38Apollon a dit, heure H, 3 plus 10.
00:07:41Jour ou nuit ?
00:07:42Il n'a pas précisé.
00:07:43Pas plus que la date et le lieu de l'enlèvement.
00:07:46Non, monsieur le commissaire.
00:07:47Sans ça, je vous lirai, vous pensez bien.
00:07:48Bah, évidemment.
00:07:50Vas-y, Bélier, a dit Apollon.
00:07:52Vous n'avez vraiment pas vu ce qu'il faisait ?
00:07:54Je vous ai dit qu'il faisait nuit.
00:07:55Et puis j'avais un peu la trouille.
00:07:58Apollon a continué.
00:08:00À toi, Mercure.
00:08:01Tu démarres aussi sec qu'on fait ?
00:08:03Parfait.
00:08:03Moi, je suis en position, je connais le chemin.
00:08:05En 10 minutes, craque-lou, c'est rapé.
00:08:07On pourrait peut-être régler nos montres,
00:08:09comme au cinéma, dans les grands casques.
00:08:10Très juste.
00:08:126h10 au quatrième top.
00:08:14D'accord, je pense que je vais enfin pouvoir pléguer la télé à la main-main
00:08:17et en couleur, pauvre pomme.
00:08:20Si c'est ça, tes ambitions ?
00:08:22Ça ne nous éclaire pas beaucoup.
00:08:24Ils ont encore dit qu'ils ne se reverraient plus avant leur hache.
00:08:27Donc, théoriquement, l'affaire est imminente.
00:08:29Comment sont-ils partis ?
00:08:30Je n'en sais rien, je n'ai rien vu.
00:08:33Très bien, jeune homme.
00:08:35Et si vous vous souvenez d'un petit détail important, on ne sait jamais.
00:08:38Bien sûr, monsieur le policeur.
00:08:41Votre avis, François ?
00:08:43Plus révention.
00:08:44C'est le topo de toutes les bandes dessinées.
00:08:46Le gars rebusqué derrière un buisson qui surprend des kidnappeurs,
00:08:49alors il vole au secours de la fille.
00:08:50Et auparavant, il serait venu à domicile nous faire un petit dessin.
00:08:53Enfin, si je puis dire.
00:08:55Et si c'était le coup classique du complice qui se dégonfle juste avant la manœuvre ?
00:08:59Dans ce cas, il nous aurait dit qui est cette princesse.
00:09:01En principe, princesse il y a, et voilà son palais.
00:09:03Oui, mais ce mot princesse peut désigner n'importe quoi.
00:09:05C'est possible, mais les sobriquets, eux, sont très clairs.
00:09:07Très clairs.
00:09:08Eh bien, Apollon, ou plutôt Mercure, était le dieu des voleurs, n'est-ce pas ?
00:09:13Et Apollon conduisait le char du soleil.
00:09:16Ah oui, c'est ça.
00:09:16Mercure enlève la princesse, et Apollon conduit la voiture à Belle.
00:09:20Oui.
00:09:20Et Bélier ?
00:09:21Bélier, attendez, parce que là, Bélier, voyons le Zodiac, c'est...
00:09:24Et si c'était lui, justement, le Bélier, le mouton, le donneur,
00:09:28c'est le coup classique, je vous dis.
00:09:30Mais après,
00:09:33message important, monsieur le commissaire.
00:09:35Ah, merci.
00:09:38Eh bien, messieurs, nous y voilà.
00:09:40Je lis, alerte générale, on vient de dérober la statue de la reine Matspou
00:09:44dans la salle du musée des arts orientaux où elle était exposée.
00:09:493h20.
00:09:50Donc, le petit n'a pas menti.
00:09:52J'en avais l'intuition.
00:10:16Mesdames, messieurs, nous interrompons notre concert pour vous faire part d'une information importante.
00:10:22Une dépêche d'agence parvenue à l'instant nous apprend qu'un vol d'une audace stupéfiante a eu lieu
00:10:28au musée des arts orientaux avenue Marat.
00:10:30Il s'agit de la fameuse statuette en or massif de la reine Matspou, dont la valeur inestimable réside à
00:10:36la fois dans son ancienneté, plus de 3000 ans,
00:10:39et dans son extraordinaire état de conservation.
00:10:43Mesdames, messieurs, un flash vient de tomber à la seconde.
00:10:46Une prime de 5 millions d'anciens francs est offerte à qui permettra de retrouver la statuette de la reine
00:10:51Matspou.
00:11:01Bon, le blanc, allez chez le menuisier et ramenez-moi le garçon.
00:11:06Commandez à nous les miettes dès qu'il s'agit d'une affaire intéressante.
00:11:13Allo, Colombani ? Ici Lambert.
00:11:16Mon vieux, tenez-vous bien, j'ai un témoin qui m'a l'air d'être rudement bien renseigné sur
00:11:20la préparation du vol de la statuette.
00:11:22Pas possible. Envoyez-le-moi tout de suite.
00:11:25Le blanc est parti chez son patron. C'est un apprenti menuisier.
00:11:29Parfait !
00:11:39Est-ce que j'aimerais faire une promenade en bateau ?
00:11:41Écoute, demain c'est lundi. Toi, tu ne travailles pas, mais moi je commence à 8 heures.
00:11:44Une autre fois, François, c'est promis.
00:11:46Oh, s'il te plaît. Je suis jamais montée en bateau pour me faire plaisir.
00:11:50Toi alors, quand tu veux quelque chose. Mais juste un petit tour. Et embrasse-moi pour la peine.
00:11:55Celle que tu allais me faire.
00:12:01Celle que tu allais me faire.
00:12:34Quand nous serons mariés, je veux que tu m'emmènes à Venise.
00:12:37Tu sais, c'est loin, Venise. Et notre mariage aussi.
00:12:40Pourquoi ? Tu ne m'aimes plus ? Tu ne veux plus m'épouser ?
00:12:42Mais si, grosse bête. Mais tu sais bien qu'il y a ton père.
00:12:45Oh, tant pis pour lui. On ira se marier en Écosse. On fera comme les autres, voilà.
00:12:49Voilà.
00:12:51Oh, regarde cette maison abandonnée.
00:12:53Les gens sont peut-être en vacances.
00:12:55Au mois de novembre ?
00:12:56Quand on est riche, on part en vacances n'importe quand.
00:12:59Tu ne veux pas qu'on aille faire un tour sur les arbres ?
00:13:02C'est défendu.
00:13:04Oh, juste un tout petit pour me faire plaisir.
00:13:07Comme toujours.
00:13:08Mais tu sais, quand on sera mariés, c'est moi qui...
00:13:10Qui décidera pour tout.
00:13:11C'est pour tout.
00:13:38Regarde, c'est formidable.
00:13:39C'est comme si nous rentrions chez nous après un grand voyage.
00:13:42Ferme les yeux.
00:13:43Serre-moi fort.
00:13:46Rêve.
00:13:47Rêve.
00:13:48Il faut beaucoup rêver avec toi.
00:13:50Mais c'est vrai que c'est bon.
00:13:55Tu ne veux quand même pas faire ça.
00:13:57Pourquoi tu as peur ?
00:13:58Regarde, nous sommes seuls, rien que nous deux.
00:13:59C'est formidable.
00:14:00Je ne sais pas, François.
00:14:11Tu as entendu ?
00:14:13Allons-nous en bien déjà, tu vois.
00:14:32Oh, ben, ça va mieux.
00:14:33Un peu plus, j'ai tout fait.
00:14:35Mais je débloque la chaudière.
00:14:37Pour 50 briques, mon pote, tu peux bien transpirer un coup.
00:14:40Je transpire pas, je nage.
00:14:43Ah, tes chaleurs, c'est pas trop bien.
00:14:45C'est pas la chaleur.
00:14:46C'est la trouille, Badié, la grosse trouille.
00:14:52Bonjour.
00:14:53Salut.
00:14:53Bonjour.
00:15:00Ah, l'amour, l'amour.
00:15:02Tu parles.
00:15:04Ça réussit pas tout le monde, c'est sûr.
00:15:06C'est pour moi l'allusion ?
00:15:07Oh, je ne me permettrais pas d'accabler un cœur blessé.
00:15:09Moi, figure pas, c'est l'estomac.
00:15:11Les discussions à table, les reproches.
00:15:14C'est moi, monsieur ne peut pas comprendre.
00:15:15Monsieur, on est encore au stade des belles images.
00:15:23Vous désirez, monsieur ?
00:15:25Ben...
00:15:26La prochaine, n'ayez pas peur.
00:15:27Je n'ai pas peur, madame.
00:15:29Je désirerais parler à quelqu'un de la police.
00:15:31C'est pourquoi, monsieur, c'est difficile à dire.
00:15:35Ben, commencez toujours, on verra bien.
00:15:37Justement, c'est le plus dur.
00:15:38Alors, à ce moment-là, commencez par la fin.
00:15:41Vous avez des ennuis, peut-être ?
00:15:42Oh, non, c'est au sujet de choses que j'ai entendues.
00:15:45Des voix.
00:15:45Des voix ? Vous n'êtes pas Laura.
00:15:47Pas par hasard.
00:15:47Faut me croire, monsieur.
00:15:49Des voix d'hommes qui parlaient d'organiser un coup.
00:15:51Un coup est où, ça ?
00:15:52Je ne sais pas, c'était vague.
00:15:54Oui, ça en a l'air, en effet.
00:15:57Bon, procédons par ordre.
00:15:58Ça ira beaucoup plus vite.
00:16:01D'abord, vos noms et adresses.
00:16:03Cortal, Jean.
00:16:04C-O-R-T-A-L.
00:16:0525 rue de Marsala.
00:16:08Vous habitez chez vos parents ?
00:16:09Ils sont à Locronan, mes parents.
00:16:11Près de Quimper.
00:16:12J'habite tout seul.
00:16:14Où travaillez-vous ?
00:16:15Chez M. Ambel, menuisier rue Courtenchère.
00:16:20Parfait.
00:16:21Alors, quand avez-vous entendu ces voix ?
00:16:24Enfin, je veux dire, ces hommes.
00:16:26Hier.
00:16:26C'était dimanche, alors j'ai pris mon vélo moteur pour aller me promener dans les bois.
00:16:30Quel bois ?
00:16:31Ah, Anguin.
00:16:32Des bois, Anguin ?
00:16:33Ou un peu plus loin.
00:16:35Vous voulez dire la forêt de Montmorency ?
00:16:36C'est ça, oui.
00:16:38J'avais posé mon vélo moteur et c'est à ce moment-là que j'ai entendu des hommes qui
00:16:41parlaient d'un enlèvement.
00:16:42Devant vous, comme ça ?
00:16:43Mais non, j'étais allongé derrière un buisson et ils ne pouvaient pas nous, enfin, me voir.
00:16:49Oui.
00:16:50Et qu'est-ce qu'ils ont dit encore ?
00:16:53Il y en a un qui a dit d'un drôle de ton et qui c'est qui a eu
00:16:55l'idée de s'occuper de la princesse ?
00:16:57La princesse ?
00:16:57Quelle princesse ?
00:16:58Je ne sais pas, justement.
00:17:00C'est pour ça que j'ai pensé qu'il fallait peut-être en parler à la police.
00:17:04Ces hommes que vous avez entendus et qui tenaient des propos suspects, combien étaient-ils ?
00:17:08Trois.
00:17:10Pouvez-vous nous les décrire ?
00:17:11Il faisait déjà nuit. Il était 6h10.
00:17:14Ah, eh bien, voilà qui est précis.
00:17:16Ils ont réglé leur montre à cause du coup.
00:17:18Ah oui, c'est vrai, ce fameux enlèvement.
00:17:20Bon, alors maintenant, pouvez-vous nous répéter tout ce que vous avez entendu ?
00:17:23Je vais essayer, monsieur le commissaire.
00:17:25C'est Bélier qui a parlé le premier.
00:17:27Bélier ?
00:17:28Il s'appelait par des surnoms Bélier, Mercure, Apollon.
00:17:32Je vous jure, monsieur le commissaire, même que Bélier a dit à un moment,
00:17:34à quoi ça sert ces surnoms ridicules, on se connaît tous.
00:17:37Non, mais ça, on vous croit.
00:17:40Je vous ai expliqué que c'est Bélier qui a parlé le premier.
00:17:43Il a dit à un moment, ça va mieux, j'étouffais là-dedans.
00:17:46Ah, il étouffait dans la forêt ?
00:17:49Peut-être qu'il avait eu un malaise.
00:17:50Ou alors, il avait peut-être trop de lénage, Bélier.
00:17:54Oui, peut-être qu'il descendait d'une voiture.
00:17:58Peut-être.
00:17:59Bon, alors ensuite ?
00:18:00Apollon lui a répondu, pour 50 briques, mon pote, tu peux transpirer un peu.
00:18:04Après, il y a eu Mercure, pas content du tout.
00:18:07Parlons-en de ces 50 millions, a-t-il dit.
00:18:10On est trois et tu en prends la moitié.
00:18:12Apollon lui a répondu, mais qui c'est qui a eu l'idée de s'occuper de cette princesse ?
00:18:17Mercure a approuvé, mais plutôt sec.
00:18:20D'accord, Apollon, si tu le prends comme ça.
00:18:23Ouais, mais qui c'est qui trinquera si ça se coupit mal au départ ?
00:18:26Si ça capouille, c'est que vous êtes débranqué.
00:18:28Vous n'avez qu'à suivre exactement les instructions.
00:18:30Bon, ça va, Apollon, on a confiance.
00:18:33Bravo, vous avez une excellente mémoire.
00:18:36Un vrai magnétophone.
00:18:38Et ensuite ?
00:18:39Apollon a dit, heure H, 3 plus 10.
00:18:42Jour ou nuit ? Il n'a pas précisé.
00:18:45Pas plus que la date et le lieu de l'enlèvement.
00:18:47Non, monsieur le commissaire, sans ça je vous lirai, vous pensez bien.
00:18:50Bah, évidemment.
00:18:51Vas-y, Bélier, a dit Apollon.
00:18:54Vous n'avez vraiment pas vu ce qu'il faisait ?
00:18:55Je vous ai dit qu'il faisait nuit.
00:18:57Et puis j'avais un peu la trouille.
00:18:59Apollon a continué.
00:19:01À toi, Mercure.
00:19:02Tu démarres aussi sec qu'en pays ?
00:19:04Parfait.
00:19:04Moi, je suis en position, je connais le chemin.
00:19:07En 10 minutes, craque-doune, c'est rapé.
00:19:09On pourrait peut-être régler nos montres, comme au cinéma, dans les grands casques ?
00:19:12Très juste.
00:19:146h10 au quatrième top.
00:19:15D'accord, je pense que je vais enfin pouvoir pléguer la télé à la main-main.
00:19:18Et en couleur.
00:19:20Pauvre pomme.
00:19:21Si c'est ça tes ambitions ?
00:19:23Ça ne nous éclaire pas beaucoup.
00:19:25Ils ont encore dit qu'ils ne se reverraient plus avant leur hache.
00:19:29Donc, théoriquement, l'affaire est imminente.
00:19:31Comment sont-ils partis ?
00:19:32Je n'en sais rien, je n'ai rien vu.
00:19:34Très bien, jeune homme.
00:19:37Et si vous vous souvenez d'un petit détail important, on ne sait jamais.
00:19:40Bien sûr, monsieur le provisateur.
00:19:43Votre avis, Francin ?
00:19:44Plus révention.
00:19:45C'est le topo de toutes les bandes dessinées.
00:19:48Le gars rebusquait derrière un buisson qui surprend des kidnappeurs, alors il vole au secours de la fille.
00:19:52Et auparavant, il serait venu à domicile nous faire un petit dessin.
00:19:54Enfin, si je puis dire.
00:19:56Et si c'était le coup classique du complice qui se dégonfle juste avant la manœuvre ?
00:20:00Dans ce cas, il nous aurait dit qui est cette princesse.
00:20:02Enfin, si princesse il y a, et où est là son palais ?
00:20:05Oui, mais ce mot princesse peut désigner n'importe quoi.
00:20:06C'est possible, mais les sobriquets, eux, sont très clairs.
00:20:09Très clairs.
00:20:09Et bien, Apollon, ou plutôt Mercure, était le dieu des voleurs, n'est-ce pas ?
00:20:14Et Apollon conduisait le char du soleil.
00:20:17Ah oui, c'est ça.
00:20:18Mercure enlève la princesse et Apollon conduit la voiture à ben.
00:20:21Oui.
00:20:21Et Bélier ?
00:20:22Bélier, attendez, parce que là, Bélier, voyons, le Zodiac, c'est...
00:20:25Et si c'était lui, justement, le Bélier, le mouton, le donneur ?
00:20:30C'est le coup classique, je vous dis.
00:20:31Bien fait.
00:20:34C'est un change important, monsieur le commissaire.
00:20:36Ah, merci.
00:20:39Eh bien, messieurs, nous y voilà.
00:20:41Je lis, alerte générale, on vient de dérober la statue de la reine Matspou
00:20:45dans la salle du musée des arts orientaux où elle était exposée.
00:20:503h20.
00:20:51Donc, le petit n'a pas menti.
00:20:53J'en avais l'intuition.
00:21:18Mesdames, messieurs, nous interrompons notre concert
00:21:20pour vous faire part d'une information importante.
00:21:23Une dépêche d'agence parvenue à l'instant
00:21:26nous apprend qu'un vol d'une audace stupéfiante
00:21:28a eu lieu au musée des arts orientaux, avenue Marat.
00:21:32Il s'agit de la fameuse statuette en or massif de la reine Matspou
00:21:35dont la valeur inestimable réside à la fois dans son ancienneté,
00:21:39plus de 3000 ans,
00:21:40et dans son extraordinaire état de conservation.
00:21:45Mesdames, messieurs, un flash vient de tomber à la seconde.
00:21:48Une prime de 5 millions d'anciens francs est offerte
00:21:50à qui permettra de retrouver la statuette de la reine Matspou.
00:22:02Bon, Leblanc, allez chez le menuisier
00:22:05et ramenez-moi le garçon.
00:22:07Comment dire à nous les miettes
00:22:08dès qu'il s'agit d'une affaire intéressante ?
00:22:09Non, vous devez me surajouter, hein.
00:22:14Allô, Colombani ?
00:22:15Ici Lambert.
00:22:17Mon vieux, tenez-vous bien,
00:22:18j'ai un témoin qui m'a l'air d'être rudement bien renseigné
00:22:21sur la préparation du vol de la statuette.
00:22:24Pas possible.
00:22:25Envoyez-le-moi tout de suite.
00:22:26Leblanc est parti chez son patron.
00:22:29C'est un apprenti menuisier.
00:22:30Parfait !
00:22:31Et je vous rejoins immédiatement.
00:22:38Monsieur, vous êtes le patron ?
00:22:42Police.
00:22:44Vous avez bien un jeune employé du nom de Cortal,
00:22:47Jean Cortal.
00:22:48Ben oui.
00:22:49Ben qu'est-ce qu'il a fait, Jean ?
00:22:51Rien de mal, rassurez-vous.
00:22:52Ah bon ?
00:22:53Je me disais aussi.
00:22:57Vous le connaissez depuis longtemps ?
00:23:00Ben il est arrivé de Bretagne,
00:23:01il y a un peu plus d'un an.
00:23:03Je l'ai embauché tout de suite.
00:23:05C'est une cigarette ?
00:23:05Oui, merci.
00:23:06Puis je vais pas me plaindre de lui, hein.
00:23:08Ça non.
00:23:09Pas vrai, Mathurot ?
00:23:10Ben non, patron.
00:23:11Ben le petit Jean, hein.
00:23:12Ça marche bien, il est sérieux.
00:23:14On a fait oui ça, on peut pas dire le contraire.
00:23:16Il possède un vélomoteur, il me semble.
00:23:18Oui, oui.
00:23:20Il a pas causé un accident par hasard.
00:23:22Non, non, absolument pas, rassurez-vous.
00:23:23Non, mais on aurait besoin de son témoignage,
00:23:26des renseignements.
00:23:27Je voudrais le voir, justement.
00:23:28Vous le manquez de peu ?
00:23:29Il y a à peine un quart d'heure qui vient de partir.
00:23:31Vous l'avez envoyé faire une course ?
00:23:32Non, non.
00:23:34Merci.
00:23:38Seulement, depuis ce matin,
00:23:39il a pas l'air dans son assiette.
00:23:41Hein ?
00:23:42Oh, il paraît préoccupé, quoi.
00:23:46Même après déjeuner, il est revenu en retard.
00:23:48Et vous ne lui avez rien dit ?
00:23:50Oh, c'est la première fois, alors, hein ?
00:23:53Non, il a peut-être des peines de cœur.
00:23:55C'est de son âge.
00:23:57Tenez, venez voir.
00:23:59Et tout à l'heure, quand il est parti,
00:24:01il ne vous a rien dit ?
00:24:02Ah, il m'a demandé de l'organisation, bien sûr.
00:24:04Ah non, il est très bien élevé, hein ?
00:24:07Ah oui, ça, oui.
00:24:08Et pas galevolu comme beaucoup de jeunes.
00:24:10Puis de toute façon, il va me rattraper le temps perdu.
00:24:12Comment dit, on peut lui faire confiance ?
00:24:14Ah, moi, en tout cas, je lui fais toute confiance.
00:24:16Pas vrai, patirot ?
00:24:18Quoi donc, patron ?
00:24:19Je dis qu'on peut lui faire confiance, outil.
00:24:21Ah, pour sûr, il est méritant et tout.
00:24:24Non, c'est un petit gars, vous voyez, qui veut arriver.
00:24:28Eh, il arrivera, hein ?
00:24:30Il a de l'idée, eh, il est doué.
00:24:33Tenez, venez voir.
00:24:39Je lis personne.
00:24:40C'est sa petite amie ?
00:24:41Eh, il faut croire.
00:24:43Mais c'est pas ce que je vais vous montrer.
00:24:47Regardez ça, hein ?
00:24:48C'est-il pour un artiste, ce gamin-là ?
00:24:51C'est extraordinaire.
00:24:53Je vous fais pas dire, hein ?
00:24:55Il paraît que chez lui, en Bretagne, à l'autre nom,
00:24:57il y a des gars qui sont encore plus forts que lui.
00:24:59Dans le genre.
00:25:01Dites-moi, vous ne savez pas s'il va visiter les galeries,
00:25:03les expositions, le Louvre, par exemple ?
00:25:06Oh, ça m'étonnerait pas.
00:25:07Il y a un truc de sûr, c'est qu'il va au cours des beaux-arts.
00:25:11Pas vrai, Mathieu ?
00:25:12Pas d'eau, patron !
00:25:13Alors, viens.
00:25:18Ah, le blanc.
00:25:19Alors, vous l'avez ?
00:25:19Il a quitté son travail à 4 heures et il n'est pas chez lui, rue de Marsala.
00:25:23Bah, il faut me le retrouver.
00:25:24Ah oui, monsieur le commissaire.
00:25:25D'ailleurs, le concierge m'a indiqué le restaurant où il déjeune et dîne tous les jours.
00:25:29Bah, bah, foncez, mon vieux.
00:25:30Il y a autre chose, monsieur le commissaire.
00:25:32Le jeune Cortal est un passionné de sculpture.
00:25:34Ah, bah, ça c'est très intéressant.
00:25:35Raison de plus pour me l'amener dans les plus brefs délais.
00:25:38Vous avez perdu votre témoin, Lambert ?
00:25:40Non, que l'on m'a dit, soyez généreux et patient, voulez-vous ?
00:25:42Et si c'était un complice qui a voulu se ménager à un alibi en vous rendant visite à l
00:25:46'heure du vol ?
00:25:46Non, ça nous verrons.
00:25:47Bon, vous me disiez donc, avant le coup de fil de Leblanc,
00:25:49que la statuette était exposée dans la grande salle.
00:25:52Oui, cette salle se trouve à 3 mètres au-dessus de la rue Marat.
00:25:54Il était environ 15h.
00:25:5615h10, exactement.
00:25:57Ah, c'est votre témoin qui vous a renseigné.
00:26:00Oui, bravo.
00:26:02Bien, comme toujours, le public se presse autour de la vitrine destinée à protéger la statuette,
00:26:06sous l'œil des gardiens, bien entendu.
00:26:08Et c'est alors qu'un homme s'est emparé d'une des banquettes classiques à bleu rouge et a
00:26:11défoncé la fenêtre.
00:26:12Et voilà, le troisième, Le Bélier.
00:26:15Pardon.
00:26:16Oui, figurez-vous, mon cher, que les voleurs s'étaient affublés de sobriquets.
00:26:19Mercure, Apollon, Le Bélier.
00:26:21Oui, admettons, mais je me demande si le souvenir de Belphégorne...
00:26:24Bref, au bruit des vitres cassées, tous les visiteurs se sont retournés
00:26:29et un deuxième individu a brisé la vitrine et a enlevé la statuette.
00:26:33Mercure, le roi des voleurs.
00:26:34Eh, pourquoi pas.
00:26:35Les signaux d'alarme ont fonctionné, mais votre Bélier avait sauté dehors, l'autre l'a suivi,
00:26:39et quand les gardiens sont arrivés, ils ont vu une voiture garée juste au-dessous, qui démarrait.
00:26:44Les barrages ont fonctionné aussitôt comme de juste.
00:26:46Oui, mais comme il n'a pas fallu plus de deux minutes aux voleurs pour réussir leur coup,
00:26:50ils pouvaient facilement avoir franchi la zone barrée quand nous avons lancé l'alerte.
00:26:54Aucun indice, aucune empreinte ?
00:26:55Non.
00:26:56Non, ils portaient des gants, c'est l'évidence.
00:26:58Tout ce qu'on sait, c'est que l'homme à la banquette, Le Bélier,
00:27:02était une sorte de géant énorme.
00:27:04En tout cas, Lambert, dites-vous bien que c'est là une grosse affaire.
00:27:07Nous allons avoir tout le monde sur le dos.
00:27:08La presse, les compagnies d'assurance, et le gouvernement.
00:27:13Il est fameux, votre pâté de campagne.
00:27:14Il vient directement du pays de la patronne, côté de Limoges.
00:27:19Encore un peu de moutarde ?
00:27:20Oui, je veux bien. Merci.
00:27:34Vous ne connaissez pas un nommé Jean Cortal, par hasard.
00:27:36C'est un de vos habitués.
00:27:37Vous savez, j'ai tout neuf ici, moi.
00:27:40Je fais un remplacement.
00:27:45Ça ne change rien. Je ne sais pas.
00:27:49Madame Chauveau, il y a la police qui a besoin de vous.
00:27:52La police, elle veut voir pourquoi.
00:27:55Bonjour, monsieur.
00:27:56Bonjour, madame.
00:27:57Excusez-moi.
00:27:58Je cherche un jeune homme, Jean Cortal, qui prend ses repas chez vous midi et soir.
00:28:02Jean Cortal, vous dites ?
00:28:04Il est comment, votre jeune homme ?
00:28:05Il est assez...
00:28:06Ah, ben, attendez.
00:28:07Ce ne serait pas ce garçon qui vient déjeuner tous les jours avec Mlle Françoise ?
00:28:10C'est un menuisier, n'est-ce pas ?
00:28:11Exactement.
00:28:12Oui, mais qu'est-ce que vous lui voulez ?
00:28:13Moi, je l'ai toujours trouvé très comme il faut.
00:28:15Non, mais ne vous inquiétez pas, c'est simplement pour un témoignage.
00:28:18Non.
00:28:18Au fait, il est venu déjeuner aujourd'hui ?
00:28:20Bien sûr, mais il est arrivé un petit peu en retard.
00:28:23Et c'est dommage, il a raté le plat du jour.
00:28:26Et les soissons, il a du goût pour...
00:28:28La puce, c'est un blanc.
00:28:29Il adore ça.
00:28:30Tenasse.
00:28:31Merci.
00:28:35Mlle Françoise, c'est sa petite amie ?
00:28:37Sa fiancée.
00:28:39Je les ai toujours vues ensemble.
00:28:41Elle travaille ?
00:28:41Bien sûr.
00:28:42Vous savez où ?
00:28:43Bien sûr.
00:28:44On peut savoir.
00:28:46Et c'est lui que vous recherchez où est-elle ?
00:28:49Écoutez, chère madame, faites exactement comme si je n'avais pas entendu.
00:28:52Alors ?
00:28:53Dans une maison de mode, à Saint-Germain-des-Prés, au Bistop.
00:28:57C'est tout ?
00:28:58Parce que je sens mes proprièdes qui commencent à roussir.
00:29:00Encore une seconde.
00:29:01Vous savez où habite cette jeune fille ?
00:29:04Alors là, vous m'en demandez trop.
00:29:09L'apéritif en trois coups secs, ça vous tente ?
00:29:11Non, je vous remercie, monsieur.
00:29:13Par contre, vous pouvez prendre la place.
00:29:14Dommage.
00:29:15Combien, carfois ?
00:29:16Neuf, monsieur.
00:29:17Pour vous.
00:29:18Merci beaucoup.
00:29:18Bonsoir.
00:29:20Voilà des gars qui organisent un vol possible avec une précision et une minutie extraordinaire.
00:29:25Qu'ils exécutent de main de maître et qui ne trouvent rien de mieux que d'aller répéter leur scénario
00:29:29en plein air, dans les bois, sans même avoir vérifié s'ils sont seuls.
00:29:33Allons donc.
00:29:34Il se peut que Cortal ait menti au moins sur un point.
00:29:37L'heure est le lieu de la rencontre.
00:29:39Pourquoi ? Vous avez un indice ?
00:29:40Euh, non, c'est une impression.
00:29:42Comme ça, au début, il cafouillait.
00:29:44Moi, de toute façon, je ne pouvais rien faire.
00:29:45C'est un témoin bénévole.
00:29:51Allô ?
00:29:52Ici Colombani.
00:29:54Dites-moi, nous avons la certitude que les voleurs étaient trois.
00:29:58Ils ont des sobriquets, paraît-il.
00:30:01Apollon, Mercure, Bélier.
00:30:05Tel que je vous le dis.
00:30:06N'en parlez pas à la presse, surtout.
00:30:09Comment ?
00:30:10Ah, tu m'y attendais.
00:30:12Les ennuis commencent.
00:30:14J'y vais directement.
00:30:16Et voilà !
00:30:17Le ministre de l'Intérieur organise une réunion d'information dans son bureau.
00:30:21Bon, l'emberge compte sur vous.
00:30:22Cuisinez-moi Cortal dès que vous l'aurez.
00:30:24Si vous l'avez.
00:30:26Et soyez gentil de me prévenir aussitôt.
00:30:59Vous désirez, monsieur ?
00:31:00Je voudrais parler à Mademoiselle Françoise, s'il vous plaît.
00:31:02C'est personnel ?
00:31:03Oui, madame.
00:31:05Françoise est avec le photographe de mode.
00:31:06Je ne sais pas si c'est bien le moment de...
00:31:08Écoutez, dites-lui simplement que la police a quelques renseignements à lui demander.
00:31:11La police ?
00:31:16Françoise !
00:31:16C'est la police !
00:31:22Qu'est-ce que vous me voulez ?
00:31:22Je n'ai pas de temps à perdre.
00:31:23Je travaille, moi.
00:31:24C'est charmant, ici.
00:31:25C'est vrai, je trouve ça très original.
00:31:27C'est pour me dire ça.
00:31:27Remarquez, ça ne vaut pas la campagne.
00:31:30Vous aimez la campagne ?
00:31:31Qu'est-ce que ça peut vous faire ?
00:31:33Rien, je pensais qu'hier après-midi, vous étiez allé à la campagne.
00:31:36Pourquoi toutes ces questions ?
00:31:37Et des questions idiotes, en plus.
00:31:39Mademoiselle, je vais vous demander d'être très précise.
00:31:41Qu'avez-vous fait hier après-midi ?
00:31:43Je suis allée me promener avec une amie.
00:31:45Et pas à la campagne, sur les Champs-Elysées.
00:31:47Parfait.
00:31:48Et cette amie travaille dans la mode, sans doute.
00:31:50Non, elle est artiste.
00:31:51Ah, c'est ça, elle travaille sur les planches.
00:31:56Jean Cortal, vous connaissez ?
00:31:58Parfaitement.
00:31:59Ça ne regarde que moi.
00:32:00Allez, ma château-là du boulot, vous en laisse tomber ton zille.
00:32:02S'il vous plaît, monsieur.
00:32:05Mademoiselle, j'ai le devoir de vous avertir que votre jeune ami, Jean Cortal, est en ce moment dans de
00:32:09très mauvais draps.
00:32:10Lui, ça m'étonnerait.
00:32:11Non, non, mais je n'ai pas fini, mademoiselle.
00:32:12Moi non plus, figurez-vous.
00:32:22Vas-y, Freddy, continuons.
00:32:23Bon, dis-donc, le gars, il reste là.
00:32:25Bon, dans le fond, il avait besoin.
00:32:26Un chandelier.
00:32:27Enlève le bras.
00:32:28Le gauche.
00:32:29Bon, met ta jambe en avant, voyons.
00:32:32Et puis, alors, 3 kilos, un bon blessin.
00:32:34Allez, bon, très bien.
00:32:37Sourire.
00:32:38Jean Cortal connaît des choses dangereuses pour sa vie.
00:32:41Que pourrait-il connaître de dangereux, je me le demande.
00:32:43Allez, en place, mignonne.
00:32:44Les mains sur les joues.
00:32:45Voilà, comme si tu avais froid.
00:32:46Voilà, comme ça.
00:32:50Jean Cortal a disparu.
00:32:53Et nous avons tout lieu de penser que les voleurs s'étant aperçus de sa présence hier soir...
00:32:56C'est pas vrai, d'ailleurs, il m'a donné rendez-vous pour ce soir.
00:32:59Excusez-moi, mes craintes étaient mal fondées.
00:33:03Mais gosse, mon vieux, le matériel est pas à nous, quand même.
00:33:05Allez, ma petite chatte, une autre pose.
00:33:07Tes mains bien jointes.
00:33:08Voilà, comme ça.
00:33:09Ton menton soutenu très bien.
00:33:11Comme une vierge.
00:33:13Allons, d'un digoute.
00:33:15Une dernière question, mademoiselle.
00:33:17Quand vous a-t-il donné rendez-vous ?
00:33:19Tout à l'heure, par téléphone.
00:33:20Vous êtes satisfait ?
00:33:21Oui et non.
00:33:22Je regrette simplement que vous refusiez de m'aider.
00:33:25Tant pis.
00:33:26Encore, mon frère, écoutez, laissez-nous gagner notre pain, mon vie.
00:33:28Vraiment, monsieur l'agent, c'est pas drôle, hein.
00:33:30Dites-vous bien, mademoiselle, que les hommes qui se sont emparés de la statuette en or massif
00:33:34n'hésiteront pas à faire disparaître un témoin gênant.
00:33:36C'est impossible, ils ne pouvaient pas nous.
00:33:41Vous mentez très mal, mademoiselle.
00:33:44Vous étiez avec lui, n'est-ce pas, hier après-midi ?
00:33:49Jean est en danger.
00:33:50Il a disparu et il nous faut le retrouver rapidement.
00:33:52Ah, écoute ma petite chatte, moi je n'y comprends rien.
00:33:54Mais je t'en supplie, taïf.
00:33:55Mets-toi à table, dis-lui tout.
00:33:57Mais qu'on bosse.
00:33:57Mais qu'on bosse, je t'en supplie.
00:33:59C'est vrai, nous étions ensemble, hier.
00:34:01À quel endroit ?
00:34:02À Anguin.
00:34:03Nous avons fait du canot sur le lac.
00:34:05Dites-vous croyez qu'il est vraiment en danger ?
00:34:07Oui, mademoiselle, venez avec moi.
00:34:08Non, ma petite chatte, la dernière, j'en supplie la dernière.
00:34:12Alors, lève les bras, lève les bras.
00:34:14Voilà, viens l'écarter.
00:34:17Célim a la joie, tu comprends la vie.
00:34:19Mais sois gai, mon chou, voyons.
00:34:20Là, écarte bien, voilà, très bien.
00:34:22Tes dents, tes dents, chise.
00:34:25Voilà, very good.
00:34:35C'est parti.
00:35:07C'est parti.
00:35:56Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:57C'est parti.
00:36:00Roudement chouette, ma petite reine.
00:36:03Roudement chouette.
00:36:06Merture, il a drôlement dû te faire valser, hein, ma jolie ?
00:36:23Merture, il a drôlement dû te faire valser, hein, ma petite reine.
00:36:34Alors, alors, t'es montré, t'es fermé.
00:36:41Il ment pas, hein, ment pas !
00:36:43Je voulais voir si...
00:36:45C'est pas vrai, t'es un espion.
00:36:46T'es un espion.
00:36:47Moi, je vais te le dire, ce que t'es.
00:36:48T'es venu pour m'espionner.
00:36:49Moi, les espions qui espionnent...
00:36:50Je sais même pas que vous étiez ici.
00:36:52Qu'as-tu dit, voyou ?
00:36:53Ben, tu m'as suivi, non ?
00:36:55Pourtant, c'est pas possible, j'avais l'œil.
00:36:58Pas que tu sois là d'une façon ou d'une autre, c'est du kiff.
00:37:00T'es trop.
00:37:01Alors ?
00:37:02Votre ami Jean Cortal vous a donc téléphoné cet après-midi.
00:37:05À quelle heure, mademoiselle ?
00:37:07Tout de suite après l'annonce du vol à la radio.
00:37:09Que vous a-t-il dit exactement ?
00:37:11Il m'a dit, la princesse est une statue égyptienne en or d'une très grande valeur.
00:37:16On a promis une prime de 5 millions pour toute personne qui aiderait à la retrouver.
00:37:19Alors j'y vais, parce que je suis sûre que les voleurs l'ont cachée dans la maison du lac
00:37:22à Anguin.
00:37:23Ben, vous l'avez peut-être approuvée, encouragée.
00:37:26Non, monsieur, au contraire.
00:37:28Je lui ai dit, Jean, tu es fou.
00:37:29Alors il m'a répondu, écoute, mon petit, je sais ce que j'ai à faire.
00:37:32Je prends la statue et je plonge dans le lac.
00:37:34Comme ça, les voleurs ne pourront pas me tirer dessus.
00:37:35Et puis la raccrocher.
00:37:37C'est enfantin.
00:37:38Ah, vous trouvez, vous ?
00:37:39Enfin, je veux dire, c'est puéril, quoi.
00:37:41Et téméraire.
00:37:43Votre jeune ami ne se rend pas compte que ces gens-là sont sans scrupules
00:37:46et qu'ils feront tout pour conserver leur butin.
00:37:49Il faut le comprendre, monsieur. Il veut toucher la prime.
00:37:51Évidemment, 5 briques.
00:37:52Enfin, je veux dire, 5 millions, c'est tentant.
00:37:55Mais si Jean Cortal et vous aviez eu confiance en nous, nous aurions déjà arrêté les voleurs.
00:37:59Et il aurait touché sa prime.
00:38:01Mais vous n'allez quand même pas me tuer.
00:38:02Je vais me gêner.
00:38:03Ce ne serait pas la première fois.
00:38:05Ce qu'il faut que je trouve, c'est comment ?
00:38:07Pour pas que tu souffres trop, puis tu cries pas.
00:38:09Surtout, ça me rend malade.
00:38:11Je me souviens, la première fois, je m'y étais pris de travers, comme un manche.
00:38:14Le gars a gueulé, il a gueulé.
00:38:16Vous n'avez pas le droit.
00:38:17Et toi, t'avais le droit de te mettre dans un si joli coup ?
00:38:19Si bien combiné qu'il n'y avait pas foiré ?
00:38:21Hein ?
00:38:22Mais je crierai.
00:38:23Je hurlerai.
00:38:24Mais je te tuerai avant, pauvre nouille.
00:38:25Allez, ferme ça.
00:38:26Faut que je réfléchisse.
00:38:29Vous êtes certaine de ne pas rien oublier ?
00:38:32Je crois, monsieur.
00:38:34À un mot près, ce sont les phrases rapportées par Jean Cortal.
00:38:37Et ça ne nous avance guère.
00:38:40Attendez.
00:38:40Un des hommes a reproché à celui qui s'appelait Apollon de ne pas vouloir s'abîmer les mains.
00:38:44Ah, évidemment.
00:38:45Bélier et Mercure pouvaient se couper.
00:38:46Oui, mais ils avaient des gants.
00:38:47De toute façon, c'est un détail sans importance.
00:38:49Maintenant, il faut y aller.
00:38:50Et vite.
00:38:51Voyons, mademoiselle, cette maison est située à quel endroit ?
00:38:53Au bord du lac.
00:38:55Au bord du lac.
00:38:56C'est le lac ?
00:38:57Si je puis dire.
00:38:59Nous sommes montés en bateau.
00:39:01Nous avons commencé de faire le tour du lac par la droite.
00:39:05Et puis...
00:39:06Si nous vous y conduisons,
00:39:08vous pourriez vous la reconnaître ?
00:39:09Oui, monsieur, facilement.
00:39:10Vous pensez ?
00:39:11Elle était si belle.
00:39:20Mais comment je vais faire pour le zigouiller, moi, ce type, hein ?
00:39:25Ah, je suis pas vernis, moi, je te jure.
00:39:27D'abord, on sait où je suis.
00:39:28J'ai laissé une lettre avant de partir.
00:39:31Ah, mais alors, tu l'as fait exprès pour m'avoir des ennuis, hein ?
00:39:33Voyou !
00:39:35Prémédité, qu'il était, ton coup.
00:39:38Prémédité !
00:39:38Où j'ai trouvé ce mot-là, moi ?
00:39:40Je m'améliore, c'est sûr.
00:39:42Vous voyez même devenir quelqu'un de bien.
00:39:44Tu crois ?
00:39:45Si vous venez avec moi à la police, je déposerai en votre faveur.
00:39:48Il est fou, ce type.
00:39:49Alors, je vais aller passer des années en taule pour te faire plaisir.
00:39:53Alors que j'ai une fortune dans les pognes.
00:39:55Surtout que Mercure et Apollon, ils viendraient m'attendre pour m'apprendre à être régul.
00:39:58De toute façon, ils vous auront.
00:40:00Qui, ça ?
00:40:01Les policiers.
00:40:03Ils savent que vous êtes le bélier, qu'Apollon est le chef et que Mercure a volé la statuette.
00:40:08Mais comment tu sais ça, toi ?
00:40:10Hier, j'étais dans le parc avec un copain.
00:40:12On vous a entendu discuter et préparer votre coup.
00:40:15Mais alors, c'est foutu.
00:40:18Mais faut les mettre, et en vitesse !
00:40:19Mon copain sait où je suis.
00:40:22Vous n'avez qu'à me lâcher.
00:40:23Arrêtez-toi, faut que je pense.
00:40:28Qu'est-ce que vous allez faire ?
00:40:36Mais je vais l'étouffer.
00:40:37Hé ton nez, dis ! À quoi tu te serres ?
00:40:57Oh là là !
00:40:58Oh là là !
00:41:09Il m'avait dit qu'il fallait rien casser, rien toucher.
00:41:14Comme faire un gueulé, moi.
00:41:16Tiens, moi, il t'arrive des foutes comme ça.
00:41:23Je te sens...
00:41:29Deux...
00:41:38C'est parti.
00:42:01C'est parti.
00:42:39C'est parti.
00:43:01C'est parti.
00:43:16C'est parti.
00:43:35C'est bien cette maison, vous en êtes certaine ?
00:43:37Oui, nous étions là-bas avec Jean.
00:43:38Restez ici, mademoiselle.
00:43:39Mais non, il faut y aller tout de suite, Jean, Jean !
00:43:41Qu'est-ce que c'est que ce cirque pour une descente secrète, pardon ?
00:43:46Cernez la maison, boucher, toutes les issues, vous prenez des armes, enfoncez-les pas, vite !
00:44:13Le blanc, veuillez sur mademoiselle, s'il vous plaît.
00:44:14Avec plaisir.
00:44:15C'était par cette fenêtre qu'ils parlaient, elle était ouverte.
00:44:17Ils ont levé l'encre, c'est probable.
00:44:18Est-ce qu'ils étaient là, au moins ?
00:44:20Personne nulle part, monsieur le divisionnaire.
00:44:23On fouille le parc de front en front, rien de suspense.
00:44:25Mais des transgressantes de pneus devant le perron.
00:44:27On a téléphoné à l'identité qu'ils envoient toute l'équipe et qu'ils examinent ça de près.
00:44:30C'est au grenier, monsieur le divisionnaire. On a cassé la croûte là-haut il y a pas longtemps.
00:44:33Allons voir.
00:44:36C'est là que nous avons trouvé le sac, monsieur le divisionnaire.
00:44:43Ouais, il s'apprêtait à camper là. Le petit les a dérangés.
00:44:51Monsieur le commissaire.
00:44:52Oui.
00:44:54Regardez.
00:44:55Qu'on l'emballe ?
00:44:56Oh.
00:44:58Vous aviez raison.
00:44:59Qu'est-ce que c'est ça ?
00:45:00Mais cette agence, ça, il y a ma photo.
00:45:02C'est au moins certain qu'il est venu ici.
00:45:04Mais bien sûr qu'il a emporté la statue, il va toucher la prime.
00:45:06Rien ne le prouve. Les voleurs sont des gens expérimentés.
00:45:09Je crois plutôt que...
00:45:11Bon, perdons pas de temps en France, s'il vous plaît.
00:45:13J'ai bien peur que je me serais arrivé beaucoup trop tard.
00:45:15Ah, qu'un imbécile aussi, on n'a pas idée.
00:45:16Et maintenant, par où commencer ? Ou recommencer, si l'on veut ?
00:45:19Il faut faire de nouvelles fouilles dans le parc.
00:45:20Et si on ne trouve rien, demain au petit jour, nous draguerons le lac.
00:45:24Nous draguerons le lac ?
00:45:25Qu'est-ce que ça veut dire, monsieur ?
00:45:29Moi, c'est pas dans la flotte que je suis.
00:45:32Oui, il y a un coup dur.
00:45:35Mais non, on ne m'a pas suivi, je te jure, à peau.
00:45:37Ben, excuse-moi.
00:45:38Oui, chef.
00:45:40Pas chef non plus ?
00:45:42Mais comment tu veux que je t'appelle ?
00:45:45Ah bon ?
00:45:47Oui, ben hier, il y a un gars qui est rentré dans la baraque.
00:45:50Non, non, non, je l'ai cravaté, ligoté, pas de problème.
00:45:54Il paraît qu'il nous a entendus dimanche.
00:45:56Il paraît même qu'il avait un copain qui va nous rencarder aux flics, si jamais on ne le laisse
00:46:00pas sortir.
00:46:03Oh, ne me laisse pas tomber, dis-je, je les ai tous sur le dos, moi.
00:46:06Le mec, la princesse.
00:46:09Ben ouais, je l'ai bien planqué, elle.
00:46:13Ah, tu veux que je te la porte ce midi ?
00:46:17Ouais, comme ça, elle serait au frais.
00:46:20Oh, c'est une bonne idée, ça.
00:46:24Et le gars, une fois là-bas, qu'est-ce que j'en fais ?
00:46:27Je le descends.
00:46:28Oh, c'est une bonne idée aussi, ça.
00:46:30Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais.
00:46:33Bon, d'accord.
00:46:35Au revoir, chef.
00:46:40Mon cher, une nouvelle importante.
00:46:42Le ministre de l'Intérieur a pris l'affaire en main.
00:46:46Et que peut-il faire de plus que nous ?
00:46:48Oh, rien, évidemment.
00:46:52Et voilà qui doit frapper les foules.
00:46:53Et surtout, rassurer l'aimable gouvernement étranger qui nous a prêté la tête faite.
00:46:58Et à part ça ?
00:46:59Pas de cadavre dans les maisons ni dans le parc, on est en train de draguer le lac.
00:47:03Est-ce que le filet à provision a donné une indication ?
00:47:07Même empreinte que sur la bouteille et sur un ou deux boutons de porte, mais rien au fichier.
00:47:11Ah, des amateurs, alors, à tout point de vue.
00:47:13Sans doute.
00:47:14Quant aux traces de pneus, des X et probablement une voiture volée, comme toujours.
00:47:18Ils ont donc abandonné la Peugeot qui a été repérée sous la fenêtre du musée.
00:47:21On la recherche.
00:47:22Bon, j'ai envoyé le blanc prendre des nouvelles de la petite et nous la ramener.
00:47:26Bon, qu'est-ce qu'elle nous dira de plus ?
00:47:27Ah, et qui sait, elle a peut-être reçu un signe de vie de son amoureux.
00:47:32Police ou non, et croyez bien que je la respecte,
00:47:35je vous répète que je n'ai pas pour habitude d'être en retard à mon travail.
00:47:38Je vous en prie.
00:47:39Non, mais écoutez-moi, monsieur, c'est très important, il s'agit de votre fille Françoise.
00:47:42Ah, allons donc !
00:47:43Ma fille, je l'ai élevée comme il faut.
00:47:45Je lui ai toujours montré le droit chemin.
00:47:46Comme ça, monsieur, je n'en doute pas, mais elle n'est pas à son travail ce matin.
00:47:50Bah, si elle n'est pas à son travail, c'est qu'elle est ailleurs.
00:47:52Ou avec qui, je crois le savoir.
00:47:54Mais ça nous regarde comment.
00:47:55Ça, c'est à voir.
00:47:57Mais c'est tout vu.
00:47:59Je suis un citoyen honorable, monsieur.
00:48:02Avec une situation honorable.
00:48:04Chef de service dans une grande compagnie d'assurance.
00:48:07Française, je spécifie.
00:48:09J'ai fait la guerre, moi, monsieur.
00:48:11Mon père l'avait faite.
00:48:13Verdun.
00:48:14Et tout.
00:48:15Je suis membre de plusieurs associations d'intérêts publics, reconnues au journal officiel.
00:48:21Je cotise depuis près de 30 ans à la sécurité sociale.
00:48:24Je n'ai pas failli une fois à mon devoir d'électeur, moi, monsieur.
00:48:28Et toujours à bon escient, je vous prie de le croire.
00:48:31Ah, sur ce...
00:48:32Bravo.
00:48:33Seulement, il ne s'agit pas de vous, mais de votre fille Françoise et de son fiancé.
00:48:37Hein ? Quoi ?
00:48:38Ce petit menuisier de rien du tout ?
00:48:40Jamais ma fille n'épousera ce bricoleur, ce traîne-savade sans avenir.
00:48:44Nous le recherchons, lui aussi.
00:48:46Parbleu.
00:48:47Et il l'a entraîné sur la mauvaise pente.
00:48:50C'est une fille perdue.
00:48:51Je le disais toujours à sa mère.
00:48:53Mais elle, la pauvre innocente.
00:48:57Enfin, elle n'est plus là pour voir ça.
00:48:59Le jeune Cortal a été enlevé par des bandits.
00:49:02Dites donc, vous me prenez pour un imbécile.
00:49:04Les romans feuilletons...
00:49:05Je vous prie de me croire, monsieur.
00:49:06Et moi, je vous prie de sortir séance tenante.
00:49:09J'ai 23 ans de maison.
00:49:11Je ne suis pas arrivé une seule fois en retard et...
00:49:13Pourtant, il me semble que le motif en vaut la peine.
00:49:15Mon travail et mes responsabilités passent avant les turpitudes de ma fille.
00:49:19J'ai tout fait pour qu'elle s'élève.
00:49:20Comme je me suis élevé, moi, sur l'échelle sociale.
00:49:23Elle est vendeuse.
00:49:24Pas seulement, monsieur.
00:49:27Pas seulement.
00:49:28Elle pose.
00:49:29C'est autre chose.
00:49:31Si j'avais le temps, je vous montrerais tous les catalogues.
00:49:34Et toujours des centes.
00:49:35Je l'ai exigé.
00:49:36Jamais pour des sous-vêtements.
00:49:38Jamais.
00:49:39Eh bien, ne vous gênez pas.
00:49:42C'est vous qui avez réussi cette transformation.
00:49:45Parfaitement.
00:49:46J'aime la vraie peinture, moi.
00:49:48Tandis que ma fille, elle...
00:49:50Et c'est un signe, ça.
00:49:53Tout s'enchaîne.
00:49:55Décadence, jeune homme, décadence.
00:49:57Picasso, truc, machin.
00:49:59Oh là là.
00:50:01Laissez-moi rire.
00:50:02Je vous laisse, monsieur.
00:50:03Je vous laisse.
00:50:10C'est incroyable, monsieur le commissaire.
00:50:12Ah mais non, alors, elle n'est pas à son travail, ni chez elle.
00:50:14Le père, le père, il s'en fout, il est complètement braque.
00:50:18Non, excusez-moi.
00:50:19Mais expliquez-vous, qu'est-ce qui vous arrive ?
00:50:21Écoutez, monsieur le commissaire, je vous expliquerai.
00:50:24Ça, je ne demande pas mieux.
00:50:26Mais n'empêche qu'il faut retrouver la petite.
00:50:28Ah, je me demande même si...
00:50:31Moi aussi, monsieur le commissaire, mais...
00:50:34Bon, d'accord.
00:50:35Au revoir.
00:50:39Vous voulez vous demander, la jeune fille, voyez ce que je veux dire ?
00:50:42Avec le menuisier.
00:50:43Vous ne l'avez pas vue, non ?
00:50:44Ah non, monsieur l'inspecteur.
00:50:46Au déjeuner, peut-être, à midi.
00:50:48Ah oui, c'est possible.
00:50:49Bon, au cas où elle viendrait,
00:50:52je vous demande de téléphoner tout de suite à ce numéro.
00:50:55Et puis, vous tâchez de faire traîner le service au maximum,
00:50:59de façon qu'on ait le temps d'arriver.
00:51:01Je compte sur vous.
00:51:02C'est délicat, ce que vous me demandez, là.
00:51:04Délicat ou pas, je compte sur vous.
00:51:06Vous êtes bon, vous, vous faites traîner le service.
00:51:08Et les engueulades, alors ?
00:51:09Qu'est-ce qui va les prendre, hein ?
00:51:14Salut.
00:51:15Allô.
00:51:16Salut.
00:51:17Le commissaire est dans son bureau ?
00:51:18Il est parti il y a deux minutes avec Colombani.
00:51:21Zut, alors, tu ne sais pas où il est ?
00:51:23Ils sont peut-être au tabard du cou en train de boire un pot.
00:51:25L'envers, ça m'étonnerait.
00:51:26Bon, mais j'y vais quand même.
00:51:27Ciao.
00:51:33Ah, non.
00:51:37Ah, c'est dommage.
00:51:38Bravo, quand même, monsieur le commissaire.
00:51:40Ah, vous me fêlez, maintenant ?
00:51:42Excusez-moi, c'est Abadie.
00:51:44Abadie, mais je ne lui ai rien dit.
00:51:45Oh, ben ça, vous savez, il a du flair.
00:51:4822, tu m'attrapes pas l'envers.
00:51:50Oh, non, mais vous n'aurez pas de peine à faire mieux.
00:51:52Et la petite, quelle nouvelle ?
00:51:53Rien pour l'instant, j'ai bien peur que...
00:51:55Eh, non, il faut donc admettre que le petit Cortin l'a parlé d'elle sous la menace.
00:51:59On peut toujours lancer un appel général de recherche.
00:52:01Je vais avertir le central radio.
00:52:02Le Blanc, préparez-moi tout de suite une fiche de renseignement.
00:52:04Je pense qu'il y en ait bien le vêtement qu'elle portait ce matin.
00:52:06Ça, je n'en sais rien, monsieur le divisionnaire.
00:52:07Personne ne l'a vu.
00:52:08Sauf le père.
00:52:09Celui-là, comme je viens à l'acheter, alors on ne fait pas mieux.
00:52:12Je ne sais pas pourquoi, maintenant, j'ai l'impression que Jean Cortin n'a pas menti.
00:52:15C'est le père qui m'a mis sur la voie.
00:52:17Ce qu'il veut, c'est un gendre avec du répondant.
00:52:19Et qu'est-ce qu'on lui donne ?
00:52:20Un apprenti menuisier.
00:52:21Alors, le monde s'est certainement dit que s'il avait la prime des 5 millions, il aurait la fille
00:52:25avec.
00:52:31Vous avez l'air un peu perdu, mademoiselle.
00:52:33Puis-je vous être utile ?
00:52:38Vous avez un très joli profil, mademoiselle.
00:52:41Est-ce que vous allez ficher la paix à la fin de votre vie guignole ?
00:52:43Je ne sais pas ce que vous perdez, pauvres innocents.
00:52:46Pardon, mademoiselle.
00:52:47Pardon, pardon.
00:52:48Vous ferez aimer de regarder devant vous ?
00:52:51Espèce de vieux.
00:53:08Rentre pas trop tard, mon gamin.
00:53:10Non, maman.
00:53:11Je te ferai des nouilles à la gamin.
00:53:13Oh, t'es chouette, maman.
00:53:18Dis, maman, tu sais, pour ta machine à laver, c'est du tout tuy.
00:53:24Et même la télévision, maman.
00:53:26En couleur.
00:53:27Tu es prudent, mon gamin.
00:53:29Non, mais pas peur, maman.
00:53:42Alors, Coco, t'es toujours là ?
00:53:45Bien fait pour ta voix, mon frère, tu n'es plus pas que des oignons.
00:53:49Mais alors, quoi, tu oublies, oui ?
00:53:53C'est vrai que tu ne peux pas me répondre, hein.
00:53:57Oubliez, encore.
00:53:58Bon, alors maintenant, t'invises pas de gueuler, parce que de toute façon, personne ne t'entendra.
00:54:02Ah, et puis moi, j'aime pas ça, t'as compris ?
00:54:04Alors, maintenant, nous deux.
00:54:05Qu'est-ce que vous allez faire ?
00:54:07Eh bien, je vais te descendre.
00:54:08Oh, je vais te faire ça.
00:54:10Le chef a dit, descends-le.
00:54:11Je ne dois pas discuter.
00:54:12Je te descends.
00:54:16Tu n'allais pas me laisser là ?
00:54:18Et pourquoi on ne te laisserait pas là ?
00:54:20T'as une raison, dit ?
00:54:23Eh, pleure pas.
00:54:24Je t'ai même apporté la croûte, parce que je suis humain, moi.
00:54:27Il m'en faudrait que t'attendes un petit peu.
00:54:29Parce qu'avant, j'ai quelque chose à faire qui urge.
00:54:32Tu voudrais bien savoir quoi, hein ?
00:54:35Ben, je vais m'occuper de Nénette.
00:54:37Nénette, qui c'est, Nénette ?
00:54:38Ben, la petite reine en or.
00:54:39Elle est au chaud avec ton casse-route, là.
00:54:41Moi, le chef, il veut qu'elle soit au frais.
00:54:43Alors, j'y porte.
00:54:45Et après, je te ferai bouffer, je te ferai faire ton petit pipi.
00:54:48De toute façon, les policiers vous auront, et alors ?
00:54:51Deux clous !
00:54:53Oh, mais puisque tu la ramènes...
00:54:55Je vais te remettre ton linge, moi.
00:55:27À bientôt, Coco.
00:55:28Puis t'as de la chance, c'est, parce qu'il y avait une fuite.
00:55:31Sammo et moi et Mercure, on l'a bouché.
00:55:33Et puis, comme il faut, même Capollon, il a dit,
00:55:36pour les fuites, il n'y en a pas d'eux comme bélier.
00:55:39Allez, ciao !
00:55:42Oui, très juste, c'est aussi mon avis.
00:55:44J'ai donc fait intensifier les recherches autour du lac
00:55:46en demandant qu'on expédie le gratin des inspecteurs à la coule.
00:55:50Il n'y a plus qu'à attendre.
00:55:54Arrêtez, monsieur ! Arrêtez !
00:55:57Quand je vous dis d'arrêter, bonsoir, je pars au bonsoir.
00:56:00Vous êtes qu'un François Vernier.
00:56:01Oui, c'est ça, donnez-moi votre place.
00:56:04Non, ben, je suis libre, vous n'avez pas le droit.
00:56:09Bon, tant mieux.
00:56:10Non, non, gardez-la près de vous, j'envoie quelqu'un en prendre livraison immédiatement.
00:56:14Merci.
00:56:16Le Blanc, venez tout de suite.
00:56:18Monsieur le commissaire ?
00:56:19Ça y est, nous l'avons.
00:56:21La statue ?
00:56:21Non, la fille.
00:56:22Ah, ben, j'aime mieux ça.
00:56:23Ah, ben, moi aussi, figurez-vous.
00:56:24Bon, alors, foncez au commissariat d'Anguin et ramenez-la le plus tôt possible.
00:56:28Bon, ben, j'y vais tout de suite.
00:56:29Et ne la perdez pas en route, hein, soyez méfiants.
00:56:32Les jeunes filles, vous savez...
00:56:33J'ai l'habitude, monsieur le commissaire.
00:56:37Lâchez-moi ! Je ne vous ai pas permis.
00:56:39Simple précaution, mademoiselle Françoise.
00:56:40Mais vous me faites mal à la fin !
00:56:42Vous pouvez dire que vous m'avez donné beaucoup de travail et du souci par-dessus le marché.
00:56:45Personne ne vous y obligeait.
00:56:46Le devoir, simplement.
00:56:47Vous voyez vos liottes-ness ?
00:56:48Montez.
00:56:55Remarquez, ça ne me déplaît pas de courir après une gentille jeune fille comme vous.
00:56:59Je ne demande qu'à vous aider, vous savez.
00:57:01J'ai vu votre père, et je dois dire que...
00:57:03Eh bien, moi, je ne le verrai plus, parce que j'ai décidé de ne jamais revenir à la maison.
00:57:06Jamais. Et puis Jean et moi...
00:57:07Justement, tout s'arrangera peut-être lorsque nous aurons retrouvé Jean.
00:57:10J'aurai retrouvé toute seule.
00:57:18Bélier, près de la fenêtre, en compagnie de votre ami Jean Cortade, lorsque Bélier l'a ouverte.
00:57:21Oui, je vous l'ai déjà dit.
00:57:23Bélier, c'est pas d'avoir trop chaud. Apollon l'a, disons, mis en boîte.
00:57:26Bref, à un moment, Bélier et Mercure ont reproché à Apollon, le chef de toute évidence, de ne pas prendre
00:57:31assez de risques.
00:57:32Et Apollon a rétorqué...
00:57:33D'accord, mais c'est normal.
00:57:35Parfait, ensuite.
00:57:36Il y en a un, je crois que c'est Bélier, qui a reproché à Apollon de ne pas vouloir
00:57:39s'abîmer les mains.
00:57:40Apollon a dit, vous n'allez quand même pas comparer vos pattes à des mains d'artistes.
00:57:44Puis, ils ont réglé leur montre et Apollon a dit, téléphonez-moi à 3h pile à la galerie.
00:57:49Puis, ils ont parlé de terre et aussi de ferraille.
00:57:53Apollon a dit, Bélier, n'oublie pas la terre.
00:57:57Et Bélier a répondu, c'est vrai que tu abandonnes la ferraille pour un bout.
00:58:01Oh, je vous en prie, je n'en peux plus.
00:58:03C'est tout, je vous le jure.
00:58:05Bon, essayons d'y voir clair.
00:58:08Primo, Apollon est un artiste.
00:58:09Secondo, à 3h pile, il est dans une galerie.
00:58:12Et pas loin du musée.
00:58:13Il vole à lui à 3h10.
00:58:15J'y pensais.
00:58:16Tertio, il lui faut de la terre.
00:58:17À modeler, monsieur le commissaire.
00:58:19Oui, merci Leblanc, j'y pensais également.
00:58:21Donc, c'est un sculpteur.
00:58:23Il expose sans doute actuellement et d'ordinaire, il oeuvre surtout dans la ferraille.
00:58:28Des mobiles, peut-être ?
00:58:29Il en a un, au moins, de mobiles qui sont aux yeux.
00:58:32C'est par amour de l'art qu'il a dérobé la statuette.
00:58:35Tout se tient.
00:58:36C'est bien votre avis ?
00:58:38Ah, parfaitement.
00:58:39Vous permettez l'envers ?
00:58:39Oui.
00:58:42Mademoiselle Moreau, avez-vous sous la main un programme, un journal de n'importe quoi,
00:58:46signalant les expositions de peinture et de sculpture ?
00:58:48Oui, bien sûr, monsieur Colombin.
00:58:49Bon, apportez-moi ça tout de suite, s'il vous plaît, mon petit.
00:58:54Donc, entre le musée, ici, Rue Marat, et la galerie X, 10 minutes de trajet.
00:59:01Quelle distance, à votre avis, Lambert ?
00:59:03À pied, bien entendu, puisque la voiture des voleurs a été garée devant le musée,
00:59:07près du musée, tout au moins, dès le dimanche soir.
00:59:10Je ne sais pas, moins de 500 mètres ?
00:59:12Pas plus ?
00:59:13Non.
00:59:13Oui, c'est vrai, il faut compter avec les feux rouges.
00:59:16Voilà, monsieur.
00:59:17C'est tout ce que j'ai trouvé.
00:59:18Merci.
00:59:19Ne partez pas, mon petit, ne partez pas, nous allons avoir besoin de vous.
00:59:21Eh bien, messieurs, cherchons des expositions d'objets en fer, en acier, métallique, enfin.
00:59:27Et vous, mademoiselle, vous noterez les adresses des galeries concernées
00:59:30pour chercher dans l'annuaire les téléphones correspondants.
00:59:33Oui.
00:59:34Alors, éliminons celui-là.
00:59:36Celui-là, trop vieux, celui-là, en province, il en reste deux.
00:59:39La galerie Fourquier et Gabory, galerie du Renouveau.
00:59:43Eh bien, la galerie Fourquier et rue Pétrarch, à 20 minutes, plus de 20 minutes même, du musée.
00:59:47Non, et le sculpteur, hélas, qui me paraît heureux, trop heureux.
00:59:49Et Gabory est absent, momentanément, nous a-t-on dit.
00:59:51Oui, la galerie du Renouveau est exactement dans le périmètre en question.
00:59:54Et il expose des mobiles, de la ferraille et c'est un jeune en plus.
00:59:57Bon, alors allons-y.
00:59:59Bon, le blanc, chaperonnez mademoiselle, comme d'habitude.
01:00:02Bien, monsieur le commissaire.
01:00:03Mademoiselle.
01:00:04Vous allez me suivre.
01:00:27Amusant, n'est-ce pas ?
01:00:28Oui.
01:00:29Il est préférable de ne pas aviser, monsieur Gabory, de notre visite.
01:00:32Vous avertissez Lambert qui vient de me rejoindre, monsieur Gabory.
01:00:34D'accord.
01:00:54Messieurs, à qui est l'honneur ?
01:00:57Nous sommes passés à votre exposition, très intéressant.
01:01:00Nous avons trouvé la porte ouverte.
01:01:02Vous êtes acheteur ?
01:01:03Oui, en effet, nous aimerions, mon ami et moi, pour la maison des jeunes de Clermont, acquérir une de vos
01:01:07œuvres.
01:01:08Je suis très platé, mais voyez-vous, c'est seulement le directeur de la galerie où j'expose qui est
01:01:11habilité à traiter.
01:01:12Et je me sens de regrette fort.
01:01:14Ah, c'est bien dommage.
01:01:17Non, non, non, monsieur, ne touchez pas à ça.
01:01:19Pourquoi ?
01:01:20Je m'excuse d'insister, mais voyez-vous, j'ai beaucoup de travail.
01:01:24Des commandes.
01:01:25Si vous voulez me laisser votre carte, je serais ravi de vous être agréable.
01:01:28La voici, ma carte.
01:01:30Police ?
01:01:31Ah, ah, c'est très drôle, t'inquiète sujet.
01:01:33Où étiez-vous hier, à midi ?
01:01:35Ah, à l'exposition, bien sûr.
01:01:38Sans interruption ?
01:01:40Ah, si, vers 15h, je me suis absenté.
01:01:43À la suite, d'un coup de téléphone.
01:01:45Le directeur de la galerie serait un excellent indicateur, n'est-ce pas ?
01:01:55Où est-ce que vous allez ?
01:01:59Ah, c'est, messieurs, alors là, je suis confus.
01:02:01On est vraiment confus parce que je ne peux pas vous satisfaire.
01:02:04Confusez vraiment ?
01:02:05C'est comme dans les romans.
01:02:07Il s'agit de l'honneur d'une femme.
01:02:09Une princesse, peut-être.
01:02:11Qu'est-ce qu'il y a ?
01:02:12Qu'est-ce qu'il y a ?
01:02:13Pardon.
01:02:24Au secours !
01:02:26Au secours !
01:02:36Au secours !
01:02:37Au secours !
01:02:37Et ensemble, vous refusez de nous donner votre alibi.
01:02:41On a l'Ibi.
01:02:42Enfin, dites-moi donc d'abord où est ma victime.
01:02:44Hein ?
01:02:45Et puis racontez-moi un peu comment je vais être cité.
01:02:47Non, parce que sincèrement, messieurs, ma mémoire...
01:02:49Mercure a parlé.
01:02:51Mercure.
01:02:51Bon, c'est un très joli patronisme.
01:02:54Écoutez-moi, monsieur le commissaire.
01:02:56Enfin, parce que je suppose que vous êtes commissaire.
01:02:57Divisionnaire.
01:02:58Vous savez, moi, la hiérarchie policière.
01:03:00Écoutez-moi, je crois que de plus en plus vous vous fourvoyez, si je puis dire.
01:03:04Et si Mercure il y a, il me semble que quelqu'un est en train de faire de la température.
01:03:08Pas d'esprit à nos départs, compris.
01:03:10Et arrêtez cette musique, mon Dieu.
01:03:11Bélier est entre nos mains, il a tout avoué.
01:03:13Vous êtes l'instigateur du vol de la sapette en or de la reine Maspou.
01:03:19Le vol.
01:03:21Ah, ça, en effet, j'en ai entendu parler.
01:03:23C'est un très joli travail.
01:03:24Ça vaut la jocronze.
01:03:26Enfin, quoi, sincèrement, monsieur, vous croyez que c'est moi ?
01:03:30Attention.
01:03:31Attention, monsieur.
01:03:32Rappelez-vous le surc et le vol du courrier de Lyon.
01:03:35Écoutez, assez plaisanté, vous êtes Apollon.
01:03:38Apollon ?
01:03:40Non, mais regardez-moi, monsieur le commissaire.
01:03:42Divisionnaire aussi, peut-être.
01:03:43Non ?
01:03:44Non, regardez-moi, Apollon.
01:03:46Et encore là, vous me voyez tout habillé, mais quand je suis tout nu.
01:03:53Oh, oh, oh, tu cours comme ça, mon garçon.
01:03:55Tu te prends pour jazis, toi ?
01:03:56Je suis un agent, monsieur.
01:03:57Ah, ben, ça tombe bien, j'en suis justement un agent, tiens.
01:03:59C'est pas vrai, vous avez même pas d'uniforme.
01:04:02Mais si j'en ai un.
01:04:03Tu veux une cacahuète ?
01:04:04Sans moi, ma femme l'a portée chez le teinturier.
01:04:07Non, faites pas quoi tu veux un agent.
01:04:08Parce qu'il y a des bandits qui veulent tout un homme.
01:04:10Ah, c'est pas possible.
01:04:11Mais je vous promets, monsieur, même que l'homme, j'ai entendu qu'il criait au secours.
01:04:14Où ça ?
01:04:14La voie, dans un garage.
01:04:16Ah, alors allons-y.
01:04:27Il y a quelqu'un ?
01:04:28Au secours !
01:04:30Ah, bouge pas.
01:04:31On est cacahuète, mire.
01:04:37Sortez-moi de là, monsieur, je vous en prie, je vous expliquerai.
01:04:39J'espère bien.
01:04:40Mais d'abord, qui êtes-vous ?
01:04:41Je m'appelle Jean Cortal.
01:04:44Jean Cortal.
01:04:45Alors ça, c'est plus beaucoup de ma carrière, ça.
01:04:53Là, monsieur le commissaire, vous êtes dans la cuisine.
01:04:56Et par là, vous avez la salle de bain.
01:04:59Et peut-être dois-je également vous signaler que j'ai une cave de deux mètres sur deux.
01:05:02Une vraie caverne d'Ali Baba.
01:05:04Nous la verrons auparavant.
01:05:05Ce sont vos mains que j'aimerais voir.
01:05:07Mes mains ?
01:05:08Ah, ce sont des vrais mal-artistes, des mains de sculpteurs.
01:05:11Il vous plaise ?
01:05:11Votre terre à modeler.
01:05:12Où la mettez-vous ?
01:05:13Ah, je ne comprends pas.
01:05:15Comme vous avez pu le remarquer, je me consacre essentiellement à ce moment.
01:05:18Bien sûr, mais je croyais que vous deviez laisser tomber la ferraille, disons, pour un bout de temps.
01:05:24Il est très fort, vous savez, c'est un grand gros.
01:05:27Plus gros que moi ?
01:05:28Ben, si j'avais su, j'aurais pas maigri, moi.
01:05:31Pour une fois que je suis pas de service, je suis pas armé, donc.
01:05:34J'essaierai de vous aider.
01:05:36Oui.
01:05:41Et mets-toi, Coco, c'est la croûte.
01:05:42Je t'ai apporté des louilles de la première.
01:05:46Tu sais qu'il est là.
01:06:06J'abandonne.
01:06:09Et ben voilà, c'est la police, c'était en négatif.
01:06:11Mais j'abandonne.
01:06:12J'abandonne, je vous dis, c'était promis.
01:06:14Ah, mais dites-lui, dites-lui, je vous m'avais dit que si je disais tout sur Mercure, sur Apollon
01:06:19et sur la princesse,
01:06:21vous diriez aux flics qu'il me fasse pas de misère, hein ?
01:06:22Compte dessus, mon gros.
01:06:23Non, non, non, non, non.
01:06:26Je vous assure, monsieur, que vous perdez votre temps.
01:06:27Qui c'est ?
01:06:28Je vous envahier, je vous prie.
01:06:32Le blanc.
01:06:41Alors, mademoiselle.
01:06:42Je peux vous expliquer, monsieur le divisionnaire.
01:06:43Je vous interroge, le blanc.
01:06:45Mademoiselle, reconnaissez-vous la voix de cet homme comme étant celle d'Apollon ?
01:06:49Il s'agit de ma voix, monsieur le commissaire.
01:06:51Oh, non, monsieur, vraiment.
01:06:52Apollon parlait mal avec un accent, en argot.
01:06:55Un accent ?
01:06:56Oui, voix, n'est-ce pas ?
01:06:58Alors que monsieur parle bien, enfin, comme vous, monsieur le commissaire.
01:07:02Bon.
01:07:04Eh bien, monsieur le divisionnaire,
01:07:05puis-je solliciter de votre haute bienveillance la liberté de me remettre à mon travail ?
01:07:10Ah, vous, ne vous réjouissez pas trop vite, hein.
01:07:11De toute façon, je vous préviens.
01:07:13Oh, oh, mon cagnotte, là, va.
01:07:16Jean !
01:07:24Et voilà le travail.
01:07:26Je vous présente Bélier.
01:07:27Vas-y, Apollon, dis-leur, ils savent tout, ils m'ont eu.
01:07:30Il n'y a qu'à moins que ça arrive, des trucs comme ça.
01:07:32Eh bien, Apollon.
01:07:34Je ne connais absolument pas cet individu.
01:07:36Oh, alors, les charris.
01:07:38Monsieur, tu me connais, Apollon.
01:07:39Je suis Bélier.
01:07:41Le dealer, quoi, ils m'ont promis qu'ils me feraient une fleur si je les aidais.
01:07:44Alors, comme cet étui...
01:07:46Pour Minus.
01:07:47Et hop, à l'emmener l'artiste.
01:07:52Dites, monsieur le commissaire, ça tient toujours la prime de 5 millions.
01:07:54Ah, ben, c'est-à-dire qu'elle était offerte pour retrouver la statuette, pas seulement les voleurs.
01:07:58Mais la statuette est là, j'en suis sûr.
01:07:59Mais vous avez une idée, un indice ?
01:08:01Bélier l'a apporté ce matin dans un sac à provision.
01:08:03Il a même dit qu'Apollon allait la mettre au frais.
01:08:05Ben, si Apollon dit, là, il consente, là, et moi, j'en ai marre.
01:08:30Tenez, monsieur le commissaire.
01:08:32Eh bien, bravo, jeune homme.
01:08:34Oh, je savais bien que c'est la foudre et que c'est formidable.
01:08:37Je crois qu'il était temps que ça se termine, n'est-ce pas, le plan ?
01:08:40Oui.
01:08:41Oui, elle est vraiment...
01:08:43Enfin, je veux dire, ils sont vraiment mignons, tous les deux.
01:08:47Ça te plairait, ici ?
01:08:49C'est pas mal.
01:08:50Mais tu vois ce qui m'aurait plu ?
01:08:51C'est une maison au fond d'un parc avec de grands arbres.
01:08:53C'est une maison au fond d'un parc avec de grands arbres.
01:08:55Voilà !
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