Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
DB - 09-03-2026

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Musique
00:30Bonjour, mademoiselle. Bonjour, monsieur le commissaire.
00:32Bonjour, messieurs. Je dois prendre le train cet après-midi.
00:35Une affaire de famille qui m'appelle en province.
00:36Alors, je vais d'ici là mettre à jour quelques dossiers en instance.
00:39Je vous demanderai de ne me passer aucune communication.
00:42Bien, monsieur le commissaire.
00:43Qu'est-ce que c'est que cet enfant ?
00:45Je vais vous expliquer, monsieur.
00:46Je vous espérais que ce n'est pas encore un membre de votre famille.
00:49Oh, monsieur le commissaire.
00:50Je connais votre propension à transformer le commissariat en jardin d'enfants.
00:54Non, cette fois-ci, c'est un routier qui nous l'a amené.
00:58Oui, il lui est arrivé une aventure assez cocasse.
01:00Il avait fait le pari avec un de ses petits copains
01:02de monter dans un camion stationné près de chez lui pour voir ce qu'il y avait dedans.
01:05Puis, ma foi, le camion est parti.
01:06Le conducteur l'a découvert au moment de décharger.
01:09Il s'était endormi dans le fond du véhicule.
01:11Vous avez prévenu sa famille ?
01:12Oui, mais comme elle habite les Fourbourgs d'Orléans,
01:15son père au téléphone nous a dit qu'il prenait sa voiture
01:17et qu'il arrivait, enfin, dans trois heures, trois heures et demie, comme ça.
01:20Alors, en attendant, on le garde ici, je crois que...
01:21Vous avez raison. Veillez sur lui, qu'on se l'a...
01:24Il a déjeuné ?
01:24Oui, oui, le routier a partagé son pas avec lui avant de nous le remettre.
01:27Bon, alors, vous attendez son père, hein ? Vous ne me dérangez sous aucun prétexte.
01:30Oui, monsieur le commissaire.
01:40Tu crois qu'il va venir me chercher, mon papa ?
01:42Bien sûr, mon chéri, tu l'as bien entendu tout à l'heure au téléphone.
01:44Tiens, allez, viens.
01:47Allez, viens, t'assoir près de moi, là, tiens.
01:49Attends.
01:50Là, tiens, tu vois, je t'ai préparé du papier et des crayons pour...
01:53Si, on va pas me mettre en prison, hein ?
01:55Ben non, pourquoi vous tu complètes en prison ?
01:57Je vais pas aller en prison.
01:59Ben, tu vas pas aller en prison.
02:01Je vais pas aller en prison.
02:01Tiens.
02:02Tu fais un bon trou ?
02:03Je vais pas aller en prison.
02:06Vos efforts n'ont pas l'air convaincants, mademoiselle Moreau.
02:08Je crois que vous devriez demander conseil à Abadi.
02:10Il n'a pas son pareil avec les enfants.
02:12Je vais pas aller en prison, j'ai rien fait.
02:15C'est pas mal, je vais pas aller en prison.
02:16C'est plus possible.
02:18Bon, tais-toi, tu vois bien que tu gènes monsieur Abadi dans son travail.
02:20Tu sais, si tu n'es pas sage, lui, il peut te mettre en prison.
02:23Alors, tais-toi...
02:24Je vais pas aller en prison.
02:24Oh, c'est malin, ça, c'est bien.
02:26Je vais pas aller en prison, j'ai rien fait.
02:28Je vais pas aller en prison.
02:30Maman, je vais m'en aller.
02:32Maman, je vais m'en aller.
02:34Qu'est-ce qui se passe, Abadi ?
02:35Je vous avais dit de ne pas me déranger.
02:36Le gamin, là, à côté, il arrête pas de hurler comme si on l'ait tranglé.
02:39Il a peur qu'on le mette en prison.
02:40Vous savez, franchement, monsieur le commissaire,
02:41on peut plus travailler dans ces conditions.
02:42Il y a un tel vacarme.
02:44Je comprends que cela vous dérange considérablement.
02:47On ne peut pas laisser cet enfant dans cet état.
02:50Le Blanc, vous avez toujours ces deux invitations pour le cirque
02:52que nous avons reçus la semaine dernière ?
02:53Oui, monsieur le commissaire.
02:55Justement, je les ai rangés ici.
02:57Voilà.
02:57Bon, très bien.
02:58Vous n'avez rien d'urgent à faire cet après-midi ?
03:00Non, apparemment.
03:01Bon, alors, vous allez emmener l'enfant au cirque.
03:03Quelle heure est-il ?
03:04Il est trois heures moins le quart, vous y serez pour la matinée.
03:07Sitôt la représentation terminée, vous le ramenez ici.
03:09Son père sera sans doute arrivé et il pourra le reprendre.
03:12Je veux bien, monsieur le commissaire, à moins que monsieur Abadi...
03:15Croyez-moi, le Blanc n'a pas son pareil pour garder les enfants.
03:18Tu vois qu'on ne te veut aucun mal.
03:21Tu aimes le cirque ?
03:22Monsieur.
03:22Bon, eh bien, monsieur, le Blanc qui est là va t'y emmener en attendant que ton papa arrive.
03:26Mais tu seras très sage.
03:28Oui, monsieur.
03:28Tu me le promets.
03:29Oui, monsieur.
03:30Bon, eh bien, maintenant, partez vite et surtout qu'on ne me dérange sous aucun prétexte.
03:41La fille, tu arrives là pour moi ?
03:43Oui, quand je suis arrivée.
03:44Tu ne sais pas s'il est dans son bureau ?
03:45Oui, pour moi.
03:46Merci, alors vas-y, tu vas être à toi.
03:53Qu'est-ce que c'est ?
03:56Bonsoir, monsieur Laurent.
03:58Bonsoir.
04:00Qu'est-ce que tu veux ?
04:02Ce sont les camarades qui m'envoient, monsieur Laurent.
04:04Oui, mais tu ferais mieux d'aller surveiller la piste, toi.
04:08Il dit ce qu'à ça, les combles.
04:09Là, la recette doit être bonne.
04:11Des billets de faveur.
04:13Vous vous rendez compte qu'on n'est pas payé depuis trois semaines ?
04:15Bien sûr.
04:16Est-ce que moi non plus, je ne suis pas payé ?
04:17Ça murmure, monsieur Laurent.
04:19Bonsoir, vous savez bien que je fais tout ce que je peux, non ?
04:22En fait, il faut penser aux taxes, les droits, les impôts, les échéances, enfin tout, quoi.
04:26Mais ce soir...
04:27Oui, on verra ça demain.
04:28C'est relâche, alors.
04:31Allez, allez, allez, vas-y, ça va être à toi.
04:33Allez, allez, fille.
04:36Allez.
04:45Le père du petit n'est toujours pas arrivé ?
04:47Non, monsieur le commissaire.
04:49Bon, ben, quand il arrivera, faites le patienter jusqu'au retour de Leblanc.
04:51Moi, je suis obligé de filer, je serai à 124 heures 48 au plus.
04:55S'il y a quoi que ce soit, vous prévenez le commissaire français.
04:57Oui, monsieur le commissaire.
04:59Au revoir, monsieur le commissaire.
05:05Tiens, il y a une table libre là-bas.
05:09Assieds-toi.
05:11Qu'est-ce que tu veux boire ?
05:12Un coca.
05:15Garçon, un coca, s'il vous plaît, et puis un chocolat.
05:18On va l'avoir avec une paille.
05:19Bien sûr, et une paille.
05:22Ça t'a plu, le cirque ?
05:23Oui, parce que j'aime bien les animaux et les clowns aussi, parce qu'ils font rigolos.
05:27J'aime pas le trapèze.
05:28C'est bête, ils peuvent tomber de là-haut.
05:30Et toi, t'aimes le trapèze ?
05:31J'aime bien le trapèze, mais j'aime bien les clowns aussi.
05:34Et toi, t'aimerais être dans un cirque ?
05:36Tu sais, c'est difficile, j'ai mon métier.
05:39Oui, mais enfin, c'est pas pareil.
05:41Dis-moi un petit peu, c'est parce que tu aimes le cirque que tu t'es sauvé dans un
05:45camion ?
05:45Je me suis pas sauvé, puis après, j'ai des copains qui m'ont...
05:48Pleure pas, je dis ça pour rire.
05:50Tu vois bien, je te fais enrager.
05:53Tiens, voilà ton coca et ta paille.
06:04A ta santé, futur clown.
06:06A t'aime, monsieur le flic.
06:09Allô ?
06:10Ça t'a plu ?
06:11C'est bien.
06:14Mais pas très bien.
06:18Moi, t'as comme ainsi.
06:22Je ne peux plus, avec mon coeur.
06:26Bien sûr.
06:27Mais, mais d'ici là, soigne ton texte.
06:30Comment ça ?
06:32Ben oui, quand tu siffles et que tu dis, tu viens ?
06:37Qu'est-ce que tu dirais, toi ?
06:39Je sais pas, moi.
06:41Petit, petit, petit, petit, petit.
06:57Petit, petit, petit, petit.
07:01Petit, petit, petit, petit, petit, petit.
07:05Regarde bien, regarde.
07:07Quand j'étais jeune, je réussissais toujours.
07:13Mais maintenant, avec les rhumatismes,
07:18c'est beaucoup plus difficile, tu sais.
07:24Ah, bravo !
07:33C'est quand même gentil d'être passé par Paris.
07:36Je voulais te serrer la main.
07:38Ah, depuis deux ans.
07:41Mon troisième infarctus.
07:44T'en fais trop.
07:46On claque.
07:47L'un après l'autre.
07:49Et maintenant, ça va mieux ?
07:51Oh, on fait aller.
07:53Mais avec l'aide de la trinitrine.
07:58Qui c'est, ces deux-là ?
07:59Un nouveau numéro ?
08:01Je connais pas.
08:02Fais bien attention, hein.
08:03T'es fou, toi, si tu crois que je vais faire mon supérieur comme ça.
08:06Ça doit marcher, ça doit marcher, non ?
08:07Tu dis, je vais me partir la gueule.
08:12Faut s'enbriller ton travail, pas regarder les copains.
08:17Et Laurent, qu'est-ce qu'il devient ?
08:19Laurent ?
08:21Oui, lui aussi.
08:24Ça fait trois semaines qu'on n'ait pas été payé.
08:28Tu l'as pas vu ?
08:30Non, justement.
08:32Alors, viens !
08:34Ça lui fera plaisir de ta série quatre.
08:40Cinq.
08:41Oh, non.
08:41On dit cinq, mais c'est quatre.
08:44Les pouces restent en dehors.
08:51Ton souci de la précision te portera malheur.
08:57Tu as encore soif ?
08:59Bon, on va rentrer au commissariat parce que ton père doit être arrivé.
09:02On va prendre un taxi.
09:04Garçon, je vous dois combien, s'il vous plaît ?
09:06Six francs, monsieur.
09:07Oui, c'est d'accord, moi, le bureau de Laurent ?
09:09Oh, on arrive.
09:11Eh, lui, ça va à la santé ?
09:13Oh, il est comme moi, le cas.
09:16Infarctus ?
09:16Oh, pire, amour, une jeunesse.
09:21Oh, ça pardonne pas, ça.
09:22Oh, oui, oui, il faudra toujours.
09:25Oh, ça ferait trop beau.
09:26Alors, dans le plan de loi,
09:28contre un mur,
09:30on lui fait
09:31la surprise.
09:43C'est parti, mon aran. Je n'ai pas pris pour toi.
09:55Moi aussi, je n'ai pas pris pour toi.
10:06Pour conduiser cet enfant commissariat de la rue Saint-Anonyme ou son père l'attend.
10:09Tu vois là avec toi.
10:10Tu sais très bien que ce n'est pas possible.
10:12Et tu sais aussi que ce qui n'est pas sage, c'est la prison.
10:36Que se passe-t-il ?
10:37Je ne sais pas. J'ai entendu des peaux de feu.
10:39Conduisez-moi par où ?
10:40Venez.
10:46Qui êtes-vous ?
10:47Moi.
10:47M. Villetone.
10:49Que s'est-il passé ?
10:50J'étais dans mon bureau. J'ai entendu un coup de feu.
10:53J'ai pris mon revolver. Je suis sorti.
10:55Et après ?
10:56Après ?
10:57Vous avez tiré. J'ai entendu des coups de feu.
10:59Oui, j'ai vu une ombre qui passait.
11:00Alors j'ai crié. Arrête, Bibile ! Arrête !
11:02Bibile, c'est un de vos clowns.
11:04Oui, le plus vieux, oui.
11:05Et vous êtes sûr que c'est lui ?
11:06Non, pas du tout, non. Il m'a semblé seulement.
11:09Non, mais l'homme s'est mis à courir.
11:11Alors je l'ai poursuivi.
11:12J'ai tiré une fois, deux fois, trois fois.
11:13J'en sais rien. Je ne sais pas combien, quoi.
11:14Puis alors je suis tombé dans l'anturité.
11:17Comment vous sentez-vous ?
11:19Vous pouvez marcher ?
11:20Oui.
11:20Bon, allons dans votre bureau.
11:21C'est bien là que vous vous trouviez.
11:22Oui.
11:29J'ai rien vu, moi.
11:31Vous étiez là quand vous avez entendu un coup de feu.
11:33Oui, exactement.
11:34Et dans le couloir ?
11:36Vous avez vu une ombre ?
11:37Oui.
11:37De quel côté ?
11:39Par là.
11:41Bon, allez, dégagez. S'il vous plaît, dégagez.
11:43De quel côté ?
11:44Par là.
11:46Au nom d'ach stubborn.
11:47La recette !
12:10Qu'est-ce que c'est ?
12:11Je suis Emile Falard, si vous voulez que vous êtes là.
12:16Troisième !
12:16Qu'est-ce que vous lui voulez ?
12:18Police.
12:20Alors, il n'est pas là.
12:22Qu'est-ce qu'il a encore fait, ce forum ?
12:24Ecoutez, madame, si vous avez tellement de questions à poser,
12:26pourquoi ne faites pas comme nous, là ?
12:28Petite convocation, puis le gars rapplique.
12:29Bon, bon, ne fâchez pas.
12:31J'ai des clés, ça vous intéresse ? C'est moi que je lui fais ces poussières.
12:34Vous êtes bien aimable, mais c'est plutôt lui qui nous intéresse.
12:36Je vois ce que c'est, vous n'avez pas de mandat.
12:38M. Falard n'est pas rentré de la nuit.
12:40Ce matin, j'ai trouvé son lit pas d'effet.
12:42Et c'est pourtant pas son habitude de découcher, cet homme.
12:44Et pourtant, avec le métier qu'il fait, il doit rentrer tard, non ?
12:47Pour ça, oui, mais régulièrement.
12:49Sérieux, M. Falard.
12:50Jamais de femme, par exemple.
12:52Et puis, quand il montait ses escaliers, il s'arrêtait à chaque palier.
12:55Pour faire ses mots croisés.
12:56Le mot croisé, il disait.
12:58C'est mon ascenseur, moi.
13:01Ah bon ?
13:02Dites-moi, mais pourtant, il n'a que trois étages à grimper.
13:05Ah ben, j'ai entendu.
13:06Mais comme il me disait qu'il l'habille sans tout bib,
13:08la nature, il y a deux choses qu'elle n'a pas prévues.
13:10La machine à écrire et les escaliers.
13:13Mais vous parlez toujours de lui au passé.
13:15Oh, je m'ai touché du bois, malheureux.
13:18Mais on a pris cette habitude quand il a été malade.
13:20Un infractus.
13:22Bon, infarctus, madame.
13:23Ben, exactement, un infractus.
13:26Quand même qu'il a failli y rester.
13:27Mais même avant, il était bien sérieux.
13:30Dites, avant de partir, il vous a rien dit, non ?
13:32Si.
13:33Si, il m'a salué parce qu'il était bien poli.
13:35Même une fois, il s'est trouvé mal.
13:37Devant ma loge.
13:38Il avait oublié ses pilules.
13:40Il a fallu que je grimpe quatre à quatre
13:41pour aller lui chercher dans l'eau de veston.
13:43Un truc comme tartarine.
13:46Vous êtes en train de clamser.
13:47Vous en avalez une, hop, c'est un autre homme.
13:49C'est de la trinitrine, ça.
13:50Oui, ben oui, ben c'est bien ce que je disais.
13:52Bon, merci, madame.
13:53Et lorsqu'il rentrera, vous lui direz de passer au commissariat de police.
13:56J'y dirai, oui.
13:57Au revoir, monsieur.
13:57Au plaisir.
13:58Au plaisir.
14:00Dites !
14:03Hier, quand je l'ai vu, avant son départ,
14:06un thé avec une biscotte qu'il prenait avant la présentation,
14:08il m'a dit, je me rappelle, ce soir, je pourrais bien rentrer tard.
14:12Un ami qui recevait, qui repartait le lendemain matin,
14:14et il avait un bavardé qui m'a dit comme ça.
14:17Merci beaucoup, madame.
14:20Quelle histoire.
14:44Écoute, Mimile, les affaires d'un ami, ça m'occupe juste autant qu'il me les confie.
14:51Mais il y a quelque chose de pas clair dans ton histoire.
14:55C'est une des raisons pour lesquelles j'avais pas allé à la police.
15:04Tu me dis, un copain, un copain, bon, d'accord, on se moucharde pas.
15:07Là, c'est bien.
15:09Mais c'est quand même un type qui en a tué un autre.
15:12Et s'il a essayé de te tuer cette nuit, pourquoi est-ce qu'il recommencerait pas demain matin ?
15:17Il essayera, sois tranquille.
15:20C'est pourquoi je n'y suis pas rentré chez moi.
15:24Et tu veux toujours pas me dire qui c'est ?
15:31D'accord.
15:33Écoute, installe-toi ici, t'es chez toi, t'as qu'à faire ce que tu veux.
15:38Oh, monsieur, mon cher ami, monsieur.
15:42Ouais, je vous allais donner à manger à mes bêtes.
15:43C'était donc un bout des vaines.
16:01Trinitrine.
16:26Merci, monsieur, mon cher ami.
16:28Ça va mieux ?
16:28Merci.
16:31Écoute, je t'en veux pas, mais à chaque fois que ça te prend, ça me fait la même chose,
16:36tu sais.
16:36Non.
16:39Mimile.
16:41Je veux pas te questionner, mais...
16:44En fouillant dans ta poche pour chercher la trinitrine, j'ai trouvé cette lettre.
16:47Pour le commissariat de police.
16:50C'est pour les cas où il m'arriverait, malheur.
16:56S'il me descend.
17:00Et tu crois qu'une dénonciation suffira ?
17:03Non.
17:06Mais, cette nuit, il y avait un deuxième témoin.
17:13Il ne le sait pas.
17:15Il ne l'a pas lu.
17:18Télément, il s'est acharné à me poursuivre.
17:23Je l'ai pris de ses terres, sauf si on l'interrogeait.
17:30Tu comprends ?
17:31Oui, oui, bien sûr.
17:33Tu comprends.
17:34Et tu donnes le nom du deuxième témoin dans ta lettre.
17:39Bien.
17:41Maintenant, vous voyez une ombre.
17:42Où, exactement ?
17:44Vous avez pris le revolver dans le tiroir de votre bureau ?
17:47Oui, car j'ai entendu le coup de feu.
17:49Oui, il l'a entendu parler dans le bureau du caissier.
17:51Et l'ombre.
17:52Allez-y.
17:58Poursuivez cette ombre.
18:01Arrêtez-vous pour tirer.
18:04Halte !
18:06Vous ne pouvez pas tirer.
18:08Parce que c'est tout de suite la sortie
18:09que vous n'auriez pas eu le temps de rejoindre l'agresseur.
18:16Allons, M. Laurent, ne vous mettez pas dans cet état-là.
18:18C'est pénible, bien sûr.
18:21Le Blanc.
18:22Vous étiez là hier, quand M. Laurent fait sa première déclaration ?
18:25Oui, M. le Commissaire.
18:26Mais l'ombre, elle est partie par là.
18:28C'est-à-dire vers l'entrée de la piste.
18:31Oui.
18:32Oui, c'est ça, oui.
18:36Je vous demande pardon, monsieur.
18:38L'ombre est venue de la gauche.
18:41Elle est passée en courant devant moi.
18:42Elle est allée sur la droite.
18:45C'est là où je l'ai reconnue.
18:46Mais tant à l'heure.
18:48Poursuivez votre roman.
18:52C'est donc ici que vous avez tiré votre premier coup de feu ?
18:56Oui.
19:00Et le second ?
19:02Ici.
19:04Donc vous avez tiré vers les gradins ?
19:06Oui. J'ai cru l'avoir touchée, parce qu'elle avait disparue.
19:09Vous avez tout de même tiré un troisième coup de feu ?
19:14Oh, je ne sais plus, moi.
19:16Le blanc, où était M. Laurent quand vous l'avez vu ?
19:18Là, sur les escaliers.
19:21Vous nous avez dit que c'est en courant, après l'agresseur que vous pensiez avoir abattu, que vous aviez
19:27trébuché et clandé.
19:30Bon, on a vraiment...
19:32Oh, je suis incapable de me souvenir.
19:35Ça n'a rien d'étonnant.
19:36M. Laurent, parlez-moi un peu de ce clown.
19:41C'est Mimille.
19:42Vous avez que le reconnaître.
19:45Là, je n'arrive pas à y croire.
19:47Ça fait plus de vingt ans qu'il est dans la maison.
19:50Bien sûr, il y a sa maladie.
19:53Et des gardiens, je crois.
19:54Oui.
19:55Et alors, toutes ces économies y ont passé.
19:57Puis alors, il y a ces exercices qu'il ne peut plus faire.
19:59Alors, ça, là, complètement...
20:00Oui.
20:03Oui, mais alors, de là...
20:05Ah non, non, non.
20:06Ça paraît impossible, ça paraît pas possible.
20:08Là, peut-être une passion sénile.
20:10Le démon de midi, ça existe.
20:11Bon, le blanc, vous avez repéré les dépositions des témoins ?
20:13Oui, M. le Commissaire.
20:15Bon, eh bien, nous n'avons plus rien à faire ici.
20:17Provisoirement, du moins.
20:18Oui, les balles ont été retrouvées et les directions au Concorde.
20:20En tout cas, que personne ne quitte Paris sans nous en avertir.
20:23Nous pouvons encore avoir besoin de vous.
20:33Qu'est-ce que vous vouliez dire tout à l'heure, le blanc, quand je vous ai empêché de parler
20:35?
20:37À mon avis, tout ça paraît illogique.
20:39Expliquez-vous.
20:40L'assassin, Mimile ou un autre, entre dans le bureau du caissier...
20:43Et le caissier ne grippe pas au secours.
20:44Donc, il le connaît, il ne se méfie pas.
20:46Ce qui confirmerait la version de Laurent, ce serait Mimile.
20:49Admettons.
20:49Donc, le caissier se méfie si peu que, devant son coffre ouvert, il laisse l'assassin s'approcher suffisamment de
20:55lui pour prendre son revolver et le descendre.
20:58D'accord ?
20:59D'accord.
21:01Sur quoi, le bandit prend l'argent de la recette et sort.
21:04Dans le couloir, il est à gauche de Laurent, qui lui-même est sorti de son bureau.
21:07Or, il connaît la maison, puisque le caissier ne s'est pas méfié.
21:11Il connaît la maison, et il sait qu'en s'éloignant de Laurent, à deux pas sur sa gauche, il
21:14peut gagner la sortie.
21:15Et au contraire, il fonce vers Laurent et passe devant lui.
21:19Marquis pourrait y avoir une explication à ça.
21:21Admettons qu'il soit sorti avant que n'apparaisse Laurent.
21:23Mais même s'il n'y a personne, ça ne change rien.
21:26Supposons que j'ai tué un homme pour m'emparer du magot.
21:28Ce magot, je le tiens. Ce que j'ai de plus pressé à faire, c'est de le planquer et
21:32de m'éloigner du lieu du crime.
21:33Puis, il y a d'autres faits troublants.
21:35Le blanc a entendu trois coups de feu.
21:37Ah, le gardien aussi.
21:38Et Laurent en convient.
21:40D'ailleurs, il manquait bien trois balles par son arme.
21:42Trois balles qui ont été retrouvées.
21:44Mais personne...
21:45Oui, parce que...
21:45Ah ben, laisse parler le petit.
21:47Personne n'a entendu le quatrième, c'est-à-dire le premier coup de feu, celui qui a tué le
21:50caissier.
21:51J'aurai un peu têtueux.
21:52Les réponses à toutes ces questions, dès que nous recevons les rapports de balistique.
21:55Et surtout d'autopsie.
21:56A plus de patience, les enfants.
22:15Allo, Laurent à l'appareil, j'écoute.
22:18J'ai vu dans le journal que tu m'accuses.
22:22C'est pas chic.
22:25C'était déjà un pas chic de m'étirer dessus.
22:29Ni surtout de descendre jolou.
22:35Attends un instant.
22:51Je suis à toi dans un instant, ma chérine.
22:55Alors oui, j'écoute.
22:59Laurent, écoute.
23:00J'ai une proposition à te faire.
23:05J'ai un homme vieux et malade.
23:10Laisse-moi finir mes jours tranquillement.
23:14Je ne dirai rien.
23:17Oui, mais quelle garantie aurais-je que tu tiendras ta promesse?
23:20Ce serait ma parole contre la tienne.
23:24Bon, alors, vas-y autre chose.
23:28Hier après-midi, je n'étais pas seul.
23:33Il y avait un dixième témoin avec moi.
23:39Tu bluffes?
23:40Qui ça?
23:42Peu importe.
23:45En tout cas, j'ai mis son nom dans une lettre que j'ai vu déposer dans mon coffre en
23:52banque.
23:54Si il m'a livré, quoi que?
23:57C'est choix.
24:06Chez où?
24:09Ma petite fille.
24:23Je vais bientôt avoir une surprise pour toi.
24:25Quelle surprise?
24:26Tu sais, j'ai amassé six filles à bras d'économie pour quitter le cirque et partir avec toi.
24:33C'est quoi?
24:42Ecoute, sois mignonne, hein?
24:45Laisse-moi maintenant.
24:47Ecoute, veux-tu que nous nous retrouvions ce soir comme d'habitude?
24:49Pas ce soir.
24:50Pourquoi?
24:51Ta tante?
24:51Oui.
24:53Mais demain, il faudra que je te parle.
24:55Mais tu auras toute la vie pour m'en parler puisque nous allons nous marier.
24:57Ne l'oublie pas, non?
24:59On ne peut jamais te parler.
25:01Alors, à demain.
25:02À demain, les jours suivants, les années, des siècles.
25:07Jérôme, j'ai des remords.
25:10N'allez pas, là.
25:14Tuez toute ma vie.
25:24Allez, va.
25:27Allez, va.
25:54Tu voulais me voir ?
25:55Tu sais que j'ai pas beaucoup le temps, moi.
25:57Qu'est-ce que tu me veux ?
25:58Deux choses, monsieur Laurent.
26:00Bon, ben, la première.
26:00Ben, les Rinaldi, ils ont trouvé les autres et ils ont dit qu'aujourd'hui c'est relâche, ça va.
26:05Mais si demain on ne les paye pas, ils ne feront pas leur numéro.
26:08Bon, eh ben, tu leur emporteras que je m'en moque.
26:10Et puis tu leur diras aussi que moi, je suis comme les copains.
26:13Alors, quand il n'y a pas d'argent dans la caisse, moi aussi je ne suis pas payé.
26:18Ben, il cirque, monsieur.
26:19Oh, le cirque, le cirque.
26:21Oh, puis je suis trop pressé pour en parler, moi.
26:23Bon, ben, la seconde, madame.
26:24C'est au sujet de mille mille.
26:26Mille ?
26:27Mais il est là, monsieur Laurent.
26:28Et où ? Où ? Ici ?
26:30Non, c'est-à-dire, j'ai hésité s'il fallait vous en parler ou aller à la police.
26:35D'accord, d'accord, d'accord.
26:36Mais tout à l'heure, je suis allé en face.
26:38Vous savez, monsieur Laurent, question de me remonter le moral.
26:41Un petit verre, ça n'a jamais fait de mal à un cheval.
26:44Alors, je le goûte.
26:45Ça va ? Le bistrot d'en face ?
26:47C'est ça, monsieur Laurent.
26:48Il était tout pâle.
26:49Il sortait du lavabo.
26:51Il y a une dizaine de minutes.
26:53Tout juste.
26:54S'il ne venait pas de partir, probablement, je l'aurais rencontré aux flics.
26:56Oui, ben, tu as bien fait de la boucle, oui.
26:59Après, j'ai fait y aller le voir.
27:02Oui, mille mille.
27:03Je l'aime bien, moi, non ?
27:06Tu as surtout bien fait de venir me prévenir, parce que moi, je vais m'en occuper.
27:09Puis, tu sais, le cirque, c'est une grande famille.
27:12Alors, la police n'a rien à voir, là-dedans.
27:14Alors, motus, un bouche cousue, un bête sur la langue.
27:17Compris ?
27:18Bien sûr, monsieur Laurent.
27:19Notre linge sale.
27:20Ben, notre linge sale, on le lave en famille.
27:23Je vais aller lui parler, moi.
27:24Il faut surtout le convaincre qu'il aille se constituer prisonnier.
27:50Je vais aller lui parler.
28:10Je vais aller lui parler.
28:28Je vais aller lui parler.
29:06Bonjour, messieurs.
29:07Monsieur le divisionnaire.
29:08Facile rapport sur Laurent et Fallard.
29:11Ils étaient à la Légion.
29:12Ils ont même fait des battes d'affes ensemble.
29:14Une série histoire, une bagarre.
29:16Ils risquaient le peloton, ils ont eu de la chance.
29:17Ils ont été condamnés à casser des cailloux à Bihibi.
29:19Et depuis leur libération ?
29:21Rien, irréprochable.
29:22Ils ont eu longtemps un numéro de tir à la carabine à Troyes avec un certain Julio Gomez.
29:26Le caissier ?
29:28Oui, le caissier.
29:30Avec l'âge Laurent de vieux directeur et Gomez caissier.
29:34Quant à Fallard, il ne peut pas renoncer à la piste et devient un clown.
29:38Ce qui veut dire que Mimi l'aurait abattu froidement un copain de 20 ans.
29:41Ça te paraît plausible à toi ?
29:43Tu sais, on en voit toutes les couleurs.
29:46En tout cas, Mimi, il n'a pas de petit ami.
29:48Je n'en sais rien, mais certains côtés de la ferme, j'ai une.
29:52Il a tout de même pris la fuite.
29:53Qui te dit qu'il n'est pas mort dans un coin ?
29:56Si ce n'est pas Fallard, ça ne peut pas être Gomez.
30:00Il ne reste donc que l'or.
30:01Et si c'était quelqu'un du dehors ?
30:03Que Gomez aurait laissé approcher ?
30:04Ah oui, ou quelqu'un du cirque.
30:06Il y a encore un fait qui semble illogique.
30:09Le bordereau de recette se monte à 50 000 francs.
30:11Le plein, ce qui est exceptionnel.
30:13Bon, Gomez rentre l'argent à 15 heures.
30:17Et à la fin de la représentation, deux heures plus tard, le coffre est encore ouvert.
30:22Il faut croire, puisque c'est là que le meurtrier prend l'arme de Gomez pour le descendre.
30:26Le blanc.
30:28Et Laurent, lui, il avait une petite amie ?
30:30D'après les dépositions, zéro.
30:33C'est quand même étrange que Laurent accable un copain.
30:38Bon, supposons que Laurent soit le coupable.
30:40Est-il logique qu'ayant descendu un copain de sang-froid, il répugne à en mettre un autre dans le
30:46bain ?
30:46Non, bien sûr.
30:49Il va jusqu'au bout.
30:51N'empêche qu'il se vole en quelque sorte lui-même.
30:54Ah, pardon.
30:54La recette appartient à la société propriétaire du cirque.
30:58Ah, la bonne heure, le blanc.
30:59On y vient aux suppositions.
31:03Aldo Ricardo, vous voudrez vous parler, monsieur le commissaire.
31:05Ricardo ?
31:06C'est le veillard de nuit.
31:09Bon, faites-le entrer.
31:12Entrez.
31:17Bonjour, Ricardo.
31:18Vous avez appris quelque chose depuis tout à l'heure ?
31:20Non.
31:21C'est-à-dire, oui.
31:23Seulement, sans zen.
31:24Écoutez, mon vieux.
31:26Nous savons très bien que vous nous considérez comme les suppos de la réaction.
31:29Bon.
31:30C'est supposé, il y a tout même eu un homme assassiné.
31:33Et que vous le vouliez ou non, c'est à nous de retrouver le meurtrier.
31:36C'est ce qui m'amène, monsieur le commissaire.
31:39Mais que vous comprenez, le cirque, c'est une grande famille.
31:43Et notre linge sale, nous avons l'habitude de la laver entre nous.
31:46Bon, ben, on va vous aider à fermer ici.
31:49Voilà.
31:50Vous savez que le personnel n'a pas été payé depuis trois semaines.
31:55Non.
31:55Personne ne s'est pas venu.
31:57Ça doit faire partie de leur linge sale.
31:58Ça m'a fait l'effet d'être un faux frère
32:01de recevoir de l'argent quand nous autres temps de leur paye.
32:11Merci.
32:12Merci.
32:16Merci.
32:19Merci.
32:33Merci.
32:35Merci.
32:37Merci.
32:44Merci.
32:47Merci.
33:04Merci.
33:05Merci.
33:19Merci.
33:26Merci.
33:28Merci.
33:34Merci.
34:06Merci.
34:08Merci.
34:10Merci.
34:13Merci.
34:27Ils ne l'ont même pas touché. Le type est tombé tout seul.
34:31Monsieur le commissaire, c'est au sujet d'Émile Fallard.
34:33Oui, on l'a retrouvé ?
34:34Il est décédé sur la voie publique des suites d'une crise cardiaque.
34:37On l'a transporté à la mort.
34:38Allez-y tout de suite, le blanc est fouillé de vœux.
34:39En fait, j'oubliais, son directeur était sur les lieux de l'accident.
34:42Bon, alors, interrogez Laurent s'il est là.
34:44Et s'il est parti, retrouvez-le.
34:46Je veux savoir ce qu'il faisait là à point nommé.
34:48Et ramenez-moi le contenu des poches de Mémille.
34:49Emmenez ma reuille avec vous.
34:50Tout de suite.
34:55Abadi, rappelez le commissariat qui vient de nous signaler la mort de Fallard.
34:57Qu'ils interrogent les témoins.
34:59Je veux savoir si personne n'a eu l'occasion de prendre quoi que ce soit dans les poches de
35:02Fallard.
35:02Bien.
35:28Monsieur Laurent, bonjour.
35:30Je vous prie de vous excuser, mais peut-on savoir par quel hasard vous vous trouvez là?
35:36C'était un copain.
35:38D'accord, mais c'est quand même curieux que vous ayez été présent à l'accident, non?
35:41Pourquoi?
35:42Je vous en prie, monsieur Laurent.
35:44Écoutez-moi bien.
35:45Nous vous laissons voici trois heures dans votre bureau.
35:48Personne ne veut pas plus que les autres ne sait où se trouve Mémille Fallard.
35:51Celui-ci s'écroule quelque part dans Paris.
35:53Et vous êtes là.
35:55Je le suivais.
35:57Je l'ai même attrapé une contre-dance pour stationner Marie-Réguille.
36:00Encore fallait-il savoir où il était Fallard pour le suivre, non?
36:03Il m'a téléphoné après votre départ.
36:05Et il vous a donné rendez-vous?
36:07Non.
36:09Non, il m'a seulement menacé de m'abattre, comme un chien.
36:14Ce sont ses propres termes.
36:16Si je continuais à prétendre que je l'avais reconnu.
36:19Et là-dessus, il a raccroché.
36:21Et alors?
36:22Et alors?
36:25C'était un pauvre gars qui n'avait pas l'habitude, quoi.
36:29Mon gardien de nuit, il l'a aperçu.
36:31Cet idiot me téléphonait du bistrot d'en face.
36:35Mon gardien m'a averti.
36:37Et en bon citoyen, vous nous avez aussitôt alerté.
36:43Jeune homme, je suis peut-être fautif de ne vous l'avoir pas signalé.
36:47Mais vous devriez savoir que les gens du cirque ne se moucharent jamais entre eux.
36:50Non, mais ils se canardent.
36:51Et à l'occasion font mouche lorsqu'il y a du fric à la clé.
36:54Jamais eu de brebis galaise dans votre milieu, non?
36:55Je vous en prie, hein?
36:57Monsieur Laurent, ça ne nous dit toujours pas pour quelles raisons vous l'avez suivi.
37:00Mais pour le supplier de se constituer prisonnier.
37:03En somme, vous n'avez jamais pu le rattraper.
37:05Comme je sortais, il a monté dans l'autobus.
37:08J'ai pris ma voiture, je l'ai suivi à son arrivée.
37:10J'ai perdu quelques minutes à me garer irrégulièrement.
37:13Et puis j'ai couru pour arriver trop tard.
37:15Tenez, si vous faites des preuves.
37:20Tenez, le médecin légiste qui a réceptionné le corps.
37:22Ah, docteur.
37:23Allô?
37:24Oh, sauf au résultat de l'autopsie, c'est vraisemblablement un arrêt du coeur,
37:28dû à quelques chocs nerveux.
37:30Il paraît que deux voitures ont failli se caramboler.
37:33Oui, enfin, je ne sais pas.
37:34Il y avait certainement des troubles cardiaques.
37:36Un homme sain ne se promène pas avec la trinitrine dans son gousset.
37:41Mais il n'avait rien sur lui?
37:42Si, je vais vous remettre les objets qu'il avait dans ses poches.
37:46Contre des charges, bien entendu.
37:48Nous vous suivons.
37:49Allô, allô Genève?
37:51Hotel Cordavin?
37:53Ah bon, je voudrais parler à M. Gordon Gérald, s'il vous plaît.
37:57Oui, oui, Netan Gérald, c'est ça, oui.
38:01Ah, reparti.
38:03Ah, non, non, non, c'est parce qu'il devait me câbler l'heure de son arrivée des trains à
38:07Paris.
38:08Ah, vous l'avez avant?
38:10Attendez, attendez, là, je vais me marquer.
38:12Attendez.
38:14Alors, je prends, attendez.
38:16Alors, le train est parti de Genève à quelle heure?
38:19Dix heures, dix heures, dix heures, dix heures quarante-huit.
38:22Et arrive Garde de Lyon vers...
38:25Combien?
38:27Dix-neuf heures, zéro six.
38:28Dix-neuf heures, zéro six, Garde de Lyon.
38:30Je vous remercie, Madame Metz.
38:31Merci bien.
38:38Oh, pardon, bonsoir, Mlle Moreau.
38:40Bonsoir.
38:41Bien pressé ce soir.
38:41Bonsoir, on ne dirait pas autant que vous deux, hein.
38:43Bonsoir.
38:44Bonsoir.
38:47Alors?
38:48Zéro, M. le commissaire.
38:49Et Laurent?
38:50Ah, lui, il était là.
38:52On aurait cru qu'il nous attendait pour ne pas égarer le cours de l'enquête.
38:54De plus, il nous a spontanément déclaré avoir été prévenu par Ricardo de la présence d'Émile Falard dans les
38:59environs.
39:00Il l'a suivi.
39:01Mais il est arrivé trop tard.
39:02Donc, on part, j'ai vu le médecin légiste.
39:04Arrêt du cœur, dû à une trop forte émotion.
39:07Il n'a rien dit avant de mourir?
39:08Non, rien dit, rien d'essir.
39:09Regardez.
39:11Son portefeuille, des clés, le bric-à-brac habituel.
39:14Et pas de lettres?
39:16Une lettre.
39:17Oui, lorsque je l'ai quitté hier soir, il voulait mettre une lettre dans le coffre de sa banque.
39:21Une lettre au commissariat de police.
39:23M. Castelet, enfin, était un ami de Falard. C'est chez lui que Falard a passé la nuit.
39:28Et pourquoi?
39:29Il ne voulait pas rentrer chez lui.
39:31Veuillez continuer votre récit, je vous prie.
39:33L'officier de police Leblanc a suivi l'affaire depuis le début.
39:37Mimile, enfin, M. Falard, est venu en pleine nuit me demander l'hospitalité.
39:41Il avait peur que quelqu'un le descende.
39:43Il aurait pu nous demander des protections.
39:46Il ne voulait pas mêler un ancien copain à cette histoire.
39:48Laurent?
39:49Bon, enfin, c'est Laurent qui l'a surpris et qui virtuellement l'accuse.
39:52Je n'ai fait le rapprochement que ce matin, en lisant les journaux.
39:55Mais l'idée vous est venue que ce copain qui ne voulait pas donner à la police, c'était Laurent.
40:00Oui, bien sûr.
40:02Mais M. Falard a toujours été très secret et il est venu me demander l'hospitalité.
40:05Je n'ai pas posé de conditions.
40:07Je n'ai pas insisté.
40:08Et cette lettre dont vous parliez?
40:10Oui, il avait rédigé une lettre à votre intention dans le cas où il lui arriverait malheur.
40:15En tout cas, il n'en avait pas sur lui quand il est arrivé à l'hôpital.
40:20Mais M. le commissaire, j'y pense, c'est Laurent qui est arrivé le premier sur les lieux.
40:24Laurent?
40:25A une certaine époque, il a fait un numéro de pressé d'égitation chez nous.
40:29Tout cela ne nous avance guère.
40:31Avec la mort de Falard, l'action est éteinte.
40:34Peut-être pas.
40:36Poursuivez, M. Castellet.
40:37Mais Mille prétendait avoir un témoin.
40:40Un deuxième témoin.
40:42Vous entendez le grand?
40:44Jusqu'ici, cela se limitait à Laurent déclarant, j'ai cru reconnaître Falard.
40:49Et Falard, disant à son ami Castellet, implicitement, c'est Laurent qui a fait le coup.
40:54La parole de l'un contre la parole de l'autre.
40:57Désormais, un nouveau témoin entre en jeu.
40:59Il était avec Falard, il aurait tout vu.
41:02Et le criminel, en principe, Laurent, ne l'aurait pas vu.
41:06Une seconde, M. le commissaire.
41:08Il a prévenu sa concierge qu'il rentrerait tard parce qu'il devait souper avec un ami.
41:12De plus, ses camarades de cirque ont déclaré qu'il préparait un numéro avec un nain.
41:19Demi-portion.
41:23Il m'a déclaré, en parlant du témoin,
41:29ce petit, ce petit bonhomme
41:32est capable de ficher par terre tout l'édifice de l'assassin.
41:36Qui est ce demi-portion?
41:47Vous n'avez pas recommencé avec la loi du cirque.
41:49Vous vous rendez compte que si Laurent est assassin et s'il a la lettre,
41:52il connaît le nom de sa prochaine victime.
41:55Alors?
41:58Il n'y a qu'un nain au cirque en ce moment.
42:00Qui est-ce?
42:03Georges Papariakis.
42:05Quelle adresse?
42:0917 boulevard Lanéco, à Sèvres.
42:24C'est toi, Brançois?
42:26Je l'ai t'appelé.
42:27Je reçois l'instant le rapport d'autopsie.
42:29Le médecin légiste est catégorique.
42:31Gilles Le Gomez a été tué entre 15h30 et 16h, au plus tard.
42:35Laurent a dormantie.
42:36Évidemment, il n'a pas pu entendre de coups de feu à 18h.
42:39Oui, il y a d'autres faits troublants qui la câblent.
42:41Dis donc, je t'appelais justement pour te demander de tendre une souricière
42:44au domicile de Georges Papariakis.
42:4717 boulevard Lanéco, à Sèvres.
43:34Dis donc,
43:37« Vie le départ d'un patriarche en deux lettres », ça dit quelque chose, ça?
43:41« Ur » en caldé.
43:43« Ur ».
43:43« Ur ».
43:44Ils l'écrivent parfois en trois.
43:46« O-U-R ».
43:47« O-U-R » avec un « H » ?
43:48Non, non.
43:48« O-U-R ».
43:49Ah bon?
43:50Bien.
43:52Pendant que tu y es là, tu dois savoir, ça, toi, paresseux en deux lettres.
43:56Tu n'as pas dit.
43:57« Aïe ».
43:58Qu'est-ce qu'il y a?
43:59« Aïe ».
44:00« Ah, i, tréma ».
44:01« Ah, i, tréma ».
44:02Alors, ils le définissent parfois « tardigrade » ou « bradipode » avec un hydrate.
44:07« Oh, d'accord, toi, dis donc.
44:08Mais quelle culture.
44:09Tu devrais être commissaire, au moins.
44:10Ça viendra peut-être.
44:12Non, mais attention, ne pas confondre avec « a-t-elle » qui a le bras long.
44:15Parce que c'est également un singe.
44:17M. le commissaire, c'est de la scandale.
44:19M. le commissaire, je n'ai jamais vu une chose pareille.
44:21Où est M. le commissaire, pardon.
44:23Vous êtes M. le commissaire ?
44:24Non, madame, M. le commissaire est absent, mais qu'est-ce qu'il y a pour votre service ?
44:27Je veux parler à M. le commissaire en personne.
44:30Écoutez, je vous répète, M. le commissaire n'est pas là, mais vous pouvez me dire ce qui vous amène.
44:33Mais vous n'êtes pas M. le commissaire.
44:35Madame.
44:36Ah, moi, je veux voir M. le commissaire.
44:38Écoutez, je vous répète, madame, je remplace M. le commissaire.
44:43Alors, M. le commissaire, voici.
44:47Il se passe dans le quartier des choses abominables.
44:50Ah bon ?
44:51Et quand je dis abominable, je pense à 30.
44:54Mais encore.
44:55Écoutez, M. le commissaire, voilà 30 ans que j'habite le quartier.
44:59Et je n'ai jamais vu ça.
45:01Il faut que je vous dise, M. le commissaire, que je suis arrivée en 1937, l'année de l'exposition
45:05internationale.
45:06Vous vous rappelez, M. le commissaire ?
45:08Oui.
45:08Ah ben non, non, non, vous étiez trop jeune, vous.
45:11Ah ben vous aussi.
45:11Merci, M. le commissaire.
45:13Oh, c'était le bon temps.
45:15Quand je vois ce qui se passe aujourd'hui...
45:17J'aimerais bien le savoir.
45:18Oh, M. le commissaire, j'en tremble, rien que j'y pensais.
45:20Si mon mari était encore vivant.
45:22Oh non, jamais Hector n'aurait supporté une chance pareille.
45:26C'était un homme, lui, monsieur.
45:27Excusez-moi, madame.
45:28M. le commissaire Francin, s'il vous plaît.
45:29Il n'est pas là.
45:30Mais madame.
45:31Non, vous tombez bien.
45:32Savez-vous ce qui se passe dans le quartier ?
45:33Je m'en fiche.
45:34M. le commissaire Francin, s'il vous plaît.
45:36Il y va d'habit d'un homme.
45:37Oh, les hommes.
45:37Non, mais figurez-vous, monsieur...
45:38Madame, madame, madame, je vous en prie.
45:40Oui ?
45:41Nous nous sommes trompés de nains.
45:42Qu'est-ce que vous dites ?
45:44Je répète, nous nous sommes trompés de nains.
45:46Quel nains ?
45:46Non, mais vous êtes sûr de ça ?
45:48Non, écoutez, j'étais avec le commissaire Francin dans son bureau lorsqu'à la suite de ma déclaration...
45:55Commissaire Francin ?
45:59Allô ? Ici Francin, oui.
46:00Qui me demande ?
46:02Ah ben dit.
46:02Non, mais qu'est-ce qui se passe ?
46:04Oui ?
46:05Oui, passez-moi Castellet.
46:07Allô, Castellet ?
46:09Quoi ?
46:09Qu'est-ce que c'est que cette histoire de faux nains ?
46:12Je vous en prie du calme.
46:13Recommencez depuis le début.
46:15Votre souricière est inutile.
46:16Le deuxième témoin n'est pas demi-portion, mais Little Gérald.
46:19Oui, je vais vous expliquer.
46:21Ce nain, enfin, Little Gérald, est en ce moment dans un train en provenance de Genève.
46:24Et il a appris la mort de Mimile en descendant du train à Dijon et en achetant un journal.
46:27Alors il s'est débrouillé pour me téléphoner.
46:31Oui, écoutez, il était avec Mimile l'autre après-midi.
46:34C'était lui qui était avec lui.
46:36Et Mimile lui a dit qu'il venait chez moi.
46:39C'est bien Laurent ?
46:39Oui, oui.
46:40Little Gérald a tout vu.
46:42Il est prêt à déposer puisque Mimile est mort.
46:45Son train arrive à la gare de Lyon à 19h06.
46:50Bon sang, nous n'y serons jamais.
46:52Bon, merci, on va essayer.
46:53Appelez tout de suite Z2, qu'ils alertent le commissariat.
46:56Le service de sécurité doit à tout prix protéger un voyageur en provenance de Genève.
46:59Gérald Gordon dit Little Gérald, c'est un main.
47:01Le train arrive à 19h06.
47:03Je vais t'expliquer.
47:03Bah, tu m'expliqueras.
47:04Allez, filant.
47:31On y arrive, on y arrive un peu.
47:57Apporteur, monsieur.
47:58On y arrive, on y arrive, on y arrive.
48:52Mon cher, mon très cher Gérôme,
48:56J'ai essayé dix fois de te parler.
48:58Tu ne veux jamais écouter.
49:00Alors je suis bien forcée de t'écrire en t'appelant parrain comme autrefois.
49:05Tu as été si bon pour moi, parrain.
49:08Si doux, si gentil.
49:09Que j'ai été heureuse lorsque tu m'as proposé de devenir ta femme.
49:14Pardonne-moi.
49:15Je ne savais pas.
49:17Je croyais t'aimer.
49:18Ma petite Carolis.
49:30Parrain.
49:33Parrain.
49:35Parrain.
49:36Je ne savais pas que je rencontrerais Paul.
49:38Je ne savais pas que je l'aimerais.
49:41Comprends-moi, parrain.
49:42Je t'en supplie.
49:43Tu m'as toujours si bien comprise.
49:45Paul a mon âge.
49:47De toutes mes forces, je voudrais être sa femme.
50:11Je t'en supplie.
50:36Je t'en supplie.
51:15C'est parti.
51:36C'est parti.
52:31C'est parti.
52:47C'est parti.
53:47C'est parti.
Commentaires

Recommandations