- il y a 1 jour
DB - 06-03-2026
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00:00:00Musique
00:00:38Monsieur bonjour, ma concierge me réveille il y a une heure, moi qui me couche à l'aube, je suis
00:00:43chef saussier dans un restaurant de nuit, convocation de la police, je vais m'endormir, pas moyen, je me dis
00:00:47je n'ai rien à m'approcher, qu'est-ce qui se passe ?
00:00:50On va voir, ne vous inquiétez pas, tout m'inquiète monsieur, tout, je vis dans la peur des ennuis, alors
00:00:58vous pensez si je suis honnête ?
00:00:59Et comme je sais que je suis honnête, je ne me demande bien ce que je fais ici, ah voilà,
00:01:03c'est pas grave au moins, le tribunal de simple police demande un supplément d'information, c'est une erreur
00:01:08ça hein, je suis sûr que c'est une erreur, vous avez laissé votre véhicule en double fil sans arrêter
00:01:13le moteur le 12 novembre dernier, le 12 novembre ?
00:01:16Oui, le lendemain du 11 ?
00:01:18Oui, je me souviens, alors pour une contravention on me dérange, le fait d'abandonner un véhicule en laissant le
00:01:23moteur tourner est une infraction très grave, d'abord je ne l'avais pas abandonné, j'attendais ma femme en
00:01:28bas de chez moi, elle ne venait pas, je monte la chercher, je l'engueule, je redescends avec elle et
00:01:31pof, contre-dance, sur le pare-brise
00:01:33Il fallait d'abord ranger votre voiture et ensuite couper le moteur
00:01:36Oui, ranger la voiture, j'aurais pu s'il y avait eu une place, mais couper le moteur, rien à
00:01:40faire
00:01:40Non, ma voiture c'est une championne, seulement elle date de 1937, alors elle cale, on peut la faire démarrer
00:01:46une fois par jour, mais pas plus
00:01:49Ah, écoutez, je vous conseille de la montrer à un garagiste
00:01:51Ça j'y ai pensé, figurez-vous, il faudrait changer un pignon auprès du démarreur, l'ennui c'est que
00:01:56ces pignons-là, on n'en fabrique plus depuis 20 ans, vous me direz changer de voiture, et bien monsieur
00:02:00je refuse
00:02:01Oui, mais moi j'ai pas entré dans ces détails, mais vous me demandez des explications, je vous en fournis
00:02:06Bon, écoutez, résumons-nous, hein
00:02:08Oui, bon, et bien, quand un constructeur d'auto vend une voiture, on devrait l'obliger à débiter, même 20
00:02:12ans après, les pièces qui les composent
00:02:13Je vous dis pas, moi
00:02:14Répondez-moi, oui ou non
00:02:16Oui
00:02:17Bon, alors, c'est pas à moi de payer la contravention, c'est au fabricant
00:02:20Le tribunal appréciera
00:02:21Je ne sais pas, en tout cas, moi je n'apprécie pas d'être réveillé à 9h du matin
00:02:24Écoutez, monsieur, je suis ici pour vous entendre
00:02:25Non, pardon, c'est à moi de vous écouter, qui enquête, vous ou moi ?
00:02:28On n'en sortira jamais, écoutez, soyez raisonnable, monsieur
00:02:31Si je ne m'étais pas raisonnable, je ne serais pas venu vous trouver
00:02:33Voilà, signez-moi ce procès verbal et restons-en là
00:02:37Je ne signerai rien
00:02:38Bon, d'abord un procès verbal, je comprends pas qu'on le mette par écrit
00:02:42Il est verbal ou il l'est pas ?
00:02:44Vous ne voulez pas révéler votre identité, très bien
00:02:47Ben, je vous envoie au quai des Orfèvres et là, au sommier, ils le trouveront
00:02:49Ça m'étonnerait, c'est la première fois que je mets les pieds dans un commissariat
00:02:53Ça, je peux vous le jurer sur la tête de ma propre mère
00:02:56Les autres fois, vous alliez peut-être directement en prison
00:02:59Écoutez, monsieur le commissaire, vous m'êtes très sympathique
00:03:01Alors, moi, je veux bien aller prendre l'apéritif avec vous à une terrasse
00:03:03Mais je ne permets pas qu'on insinue
00:03:05Ah, mais je n'insinue pas, je plaisantais
00:03:08Ben, alors, d'accord
00:03:10La plaisanterie, si vous venez au lendembre
00:03:14Bon, alors
00:03:15Mais alors quoi, monsieur le commissaire ?
00:03:17Je me promenais
00:03:18Je ne voulais pas de mal à cette bijouterie, moi
00:03:20On m'a poussé
00:03:21On vous a poussé dans l'adventure, c'est ça ?
00:03:24Un passable pressé, vous voyez ce que je veux dire ?
00:03:26À trois heures du matin
00:03:29Entrez
00:03:33Non, bien, salut, je ne vous dérange pas ?
00:03:34Non
00:03:35Tiens, calamar, je vous prenie un déri de séjour
00:03:37Ah, plus depuis dimanche
00:03:39Alors, j'en ai profité pour revenir voir les amis
00:03:41Et refusez de dire son nom
00:03:44Calamar, né en 25 à Toulon
00:03:45J'ai de la mémoire
00:03:46Eh, oui
00:03:49Spécialité de bijouterie
00:03:49Je vous en prie, monsieur Martial
00:03:51Pour une fois qu'on n'a rien à me reprocher
00:03:52Vous n'allez pas me faire des ennuis
00:03:54Et Doudou, votre copain, comment va-t-il ?
00:03:55Oh, pas bien, le pauvre
00:03:58Il est marié, alors on ne se voit plus
00:04:00Nous opérez toujours ensemble
00:04:01Un joli numéro de duettiste
00:04:03Ce n'est pas ce Doudou, par hasard, qui vous a poussé dans la vitrine ?
00:04:05Ah non, oh, non, non, non
00:04:06Enfin, enfin, vous étiez deux
00:04:07Le brigadier vous a vu
00:04:09Oui, on était deux
00:04:11Le passant et moi
00:04:12Bon, on interrogera Doudou
00:04:14Oh non, soyez chic, monsieur le commissaire
00:04:16Pour une fois, j'ai rien dit
00:04:17Je vais encore porter le chapeau
00:04:18Enregistrez les déclarations de monsieur
00:04:20Je reviens
00:04:24Je ne veux pas de chasse dans la vie, moi
00:04:26Je ne veux pas de chasse dans...
00:04:28Avec un E
00:04:32A la brigade criminelle, l'artignave a examiné vos billets
00:04:36Vous avez raison
00:04:37On s'en fout
00:04:38C'est Abadie, un de mes hommes, qui les a dénichés, rue Mathieu Vincent
00:04:41Le premier, dans un tabac, ici
00:04:45Le second, à la poissonnerie
00:04:47Le rapport d'Arkivnave
00:04:49Son, lui, c'est un travail d'amateur, un bricoleur de quartier
00:04:51Dès ce matin, on va éplucher les parages
00:04:54Mon cher Abadie, puisque vous êtes à l'origine de cette affaire
00:04:57Je vous la confie
00:04:59Et j'ai le rapport de la criminelle, ici
00:05:02Voyons
00:05:03Sur le faux billet
00:05:05Les spirales et les enchevêtrements sont tracés à la main
00:05:09La marge est plus petite en haut qu'en bas
00:05:12Oui
00:05:12Le double cadre n'est pas net
00:05:14Et la couleur jaune, pas exactement la même
00:05:17Généralement, les faux s'y retirent par plaques de 15 billets
00:05:19Ceux-ci ont été tirés sur une seule plaque avec du mauvais papier
00:05:22Il n'y a même pas de filigrane
00:05:24Ça, patron, je m'en étais aperçu tout seul
00:05:26En outre, les deux billets portent le même numéro
00:05:3070 934
00:05:31Mais ça aussi, j'ai pas besoin de leur rapport pour m'en rendre compte
00:05:33Ne critiquez pas le travail d'Arkivnave, c'est un bûcheur
00:05:36Je critique pas, patron, ça fait que vous me connaissez
00:05:38Je suis paresseux d'accord, mais moi, c'est pas par paresse
00:05:41C'est par philosophie
00:05:43Je venez en attendant, mon vieux, à vous de jouer
00:05:44Ne vous inquiétez pas, je vais faire une exception
00:05:51Je viens de rencontrer Martial qui sortait d'ici
00:05:52C'est amusant, cette histoire de fausse monnaie
00:05:55J'aurais bien voulu m'en occuper, c'est dans mon quartier
00:05:57Ah non, moi, je préfère que vous liquidiez l'affaire de fraude à l'électricité
00:06:00Ça marche ?
00:06:01Oui, dans l'immeuble du Doubs, ils avaient organisé un consortium pour trafiquer les compteurs
00:06:06Deux locataires ont déjà parlé
00:06:08Je les aurai tous
00:06:09La prochaine fois que je rencontre sur le boulevard, je traverse
00:06:13Moi, j'entrerai dans un café pour me consoler d'avoir vu une tête comme la tienne
00:06:17Je commanderai un amarre
00:06:18Vendu, pourri, fumier
00:06:20Vendu
00:06:21Oh, dis, cesse de parler de toi
00:06:23Oh, monsieur se croit spirituel, intelligent
00:06:27Monsieur a été professeur de philosophie
00:06:30Monsieur veut faire de l'épate devant des étrangers
00:06:33C'est qu'un câble
00:06:34Je te répondrai pas
00:06:35C'est bientôt fini, oui ? De quoi s'agit-il ?
00:06:38On les a trouvés place mortaux, ils se planquaient une raclée
00:06:42Et pourquoi ?
00:06:45Ben, ben, ouais, mon lieutenant
00:06:47Je ne suis pas lieutenant, je suis officier de police
00:06:49Ah, bien, mon officier
00:06:53Dis, tu te rappelles, toi, Gus, pourquoi on se battait ?
00:07:01Ah oui, oui, oui, je me rappelle, oui
00:07:05C'est une affaire de cacahuètes
00:07:08Il les vend un franc cinquante le paquet
00:07:10Or, le tarif syndical est deux francs
00:07:13Enfin, celui que j'applique
00:07:14Pas depuis l'entrée en vigueur du marché commun
00:07:16Ça a baissé
00:07:17Les cacahuètes, autant que je sache, ça vient d'Afrique
00:07:20Donc, ça ne fait pas partie du marché commun
00:07:22Pas vrai, lieutenant ?
00:07:23Ça va, ça va, vos papiers
00:07:28Je les ai laissés chez moi
00:07:29Où habitez-vous ?
00:07:30Pont de Bercy
00:07:31Et vous ?
00:07:33Pont de l'Allemagne
00:07:34Mais en ce moment, je suis en vacances
00:07:37Papiers ?
00:07:39Un chien me les a fauchés, il y a trois ans
00:07:41Je ne me suis pourquoi, d'ailleurs
00:07:43Ah, mais attention, hein, je ne suis pas en vagabondage
00:07:46J'ai de l'argent
00:07:52D'où vient cet argent ?
00:07:54C'est ma pension
00:07:59C'est pas du toque, hein ?
00:08:06À quel titre recevez-vous une pension ?
00:08:09Vaf de guerre, mon lieutenant
00:08:13Pardon ?
00:08:14Vaf de guerre
00:08:19Mimile, il était marié à une femme soldat
00:08:24Vaf de guerre
00:08:25Mimile, il était marié à une femme soldat
00:08:53On va voir ça.
00:08:59Tous les vendredis, je verse la recette à la banque.
00:09:01Alors, ces billets sont là depuis samedi, alors.
00:09:04Mais dites donc.
00:09:05Oui ?
00:09:06Si vous en trouvez un faux, vous me le prenez ?
00:09:08Oui, bien sûr.
00:09:09Mais qui me remboursera ?
00:09:11Personne.
00:09:11Ça, c'est un peu fort.
00:09:12La loi vous oblige à refuser les fous billets.
00:09:15Mais comment je les reconnais ?
00:09:16Ne vous inquiétez pas, Mme Loustallet.
00:09:18Si j'en trouvais un faux, je vous reviendrai ça.
00:09:20De toute façon, avec vous, M. Abadie, j'ai confiance.
00:09:23Et comment va, madame ?
00:09:24Très bien.
00:09:25Je ne la vois pas assez souvent.
00:09:27Elle va de plus en plus chez ma concurrente d'en face.
00:09:30Oh, pensez-vous.
00:09:31Oh, non.
00:09:33Oui, ils sont tous bons, hein ?
00:09:34Ah, bon.
00:09:34Le rappelez-vous.
00:09:3670-934, notez.
00:09:41Voilà.
00:09:42Mais j'ai quelques autres billets dans l'arrière-boutique,
00:09:44alors je vérifierai.
00:09:45Oui, jetez un coup d'oeil sur ce qu'on vous remettra.
00:09:47Comptez sur moi.
00:09:48Et si vous envoyez un faux, vous le prenez.
00:09:50Comment, comment ?
00:09:51Oui.
00:09:51Mais vous m'avez dit tout à l'heure que la loi...
00:09:53Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
00:09:54Non, mais dans le cas précis, ça m'arrangerait que vous l'acceptiez.
00:09:56Ah, bon ?
00:09:56Alors vous relevez discrètement le signalement de la personne qui vous l'aura donné.
00:09:59Si vous la connaissez, bien vous notez son nom.
00:10:01Bon, entendu.
00:10:02Voilà.
00:10:02Au revoir, madame.
00:10:03Au revoir, M. Abadie.
00:10:21Bonjour, mademoiselle.
00:10:22Vous désirez ?
00:10:22Rien.
00:10:23Enfin, je...
00:10:24Je voudrais vous demander si je ne vous aurais pas remis hier,
00:10:26par erreur, un faux billet de 100 francs.
00:10:28Un faux billet de 100 francs ?
00:10:30Oui.
00:10:30La semaine dernière, on m'a remis un faux billet.
00:10:32Mais lorsque je m'en suis aperçue, je l'ai mis de côté pour le porter à la banque.
00:10:35Et puis je ne le retrouve plus.
00:10:36Alors j'ai dû le changer sans faire attention.
00:10:38Alors c'est très aimable de votre part.
00:10:46Non, je n'ai pas de billet de 100 francs.
00:10:48Mais vous devriez en parler à M. Abadie du commissariat de police.
00:10:51Il sort d'ici.
00:10:52Il doit être à côté, chez le boucher.
00:10:54Prévenez-le, ça n'intéressera.
00:10:55Vous croyez ?
00:10:56Sûrement.
00:10:57Alors j'y vais.
00:11:00Chez le boucher ?
00:11:01Oui, sur le même trottoir, un peu plus loin.
00:11:04Merci. Au revoir, madame.
00:11:05Au revoir, mademoiselle.
00:11:27Pas de doute, il est faux.
00:11:29Je vous fais un reçu.
00:11:32Vous voyez pas qu'il a pu vous donner ce billet ?
00:11:33Non.
00:11:35Il est dans votre caisse depuis quand ?
00:11:37C'est facile. Jeudi, j'ai réglé une facture et je n'avais pas de billet de 100.
00:11:41Au vendredi ?
00:11:43Bien.
00:11:45Examinez soigneusement tous les billets qu'on vous mettra.
00:11:4970 934, c'est noté.
00:11:51Double cadre, pas net et marge, plus petit angle.
00:11:53Vous me téléphonez, c'est du nouveau.
00:11:58Hé, monsieur Abadie !
00:12:01Alors, qu'est-ce qu'il vous a dit ?
00:12:02Qui ça ?
00:12:02La jeune fille au manteau blanc.
00:12:04Je vous l'ai envoyé à la boucherie.
00:12:05Je n'ai vu personne.
00:12:06On lui a refilé un faux billet de 100 francs.
00:12:08Elle l'avait mis de côté, elle ne le retrouve plus.
00:12:10Elle pensait me l'avoir donné.
00:12:11Alors, je lui ai dit d'aller vous trouver.
00:12:13C'est une cliente ?
00:12:14Oh, non.
00:12:16Je l'ai vue deux ou trois fois ces temps-ci.
00:12:18Je ne sais pas où elle habite.
00:12:19C'est une cliente.
00:12:53C'est une cliente.
00:13:29Voilà, il y en a 16.
00:13:3116, 16 en trois jours, c'est pas mal.
00:13:33Tous récupérés dans le même coin.
00:13:34Oui, Artigna avait raison, c'est la petite affaire de quartier.
00:13:36Eh oui, mais pas la moindre piste sérieuse.
00:13:38Les gens ne se souviennent plus.
00:13:39Ou ils ne veulent pas parler.
00:13:41Franchement, patron, je ne crois pas à ça.
00:13:42Il y a cinq ans, je m'étais occupé d'une affaire du même genre.
00:13:45Des commerçants étaient mouillés.
00:13:47Et touchaient la moitié de ce qu'ils écoulaient.
00:13:49Deux ans de prison pour les comparses, quatre ans pour les fossés.
00:13:52Ben, c'est peut-être les mêmes.
00:13:53Ben, j'avais mis du temps pour les coincer.
00:13:55Dans ce jour d'embrou, il ne faut pas être pressé.
00:13:57Avec vous, pour ça, je suis tranquille.
00:13:58Patron, alors, je ne sais pas comment je dois apprendre ses allusions.
00:14:00Mais avec le sourire, Abadie, comme d'habitude.
00:14:05Écoutez, monsieur, la personne qui s'occupe généralement des disparitions est absente aujourd'hui.
00:14:09Ça ne me fait rien, mademoiselle.
00:14:11Je suis sûr que vous pouvez très bien me renseigner.
00:14:13Non, je ne crois pas, monsieur.
00:14:15Voilà, il y a six mois, jour pour jour, que ma femme a disparu.
00:14:20Et c'est maintenant que vous venez nous trouver ?
00:14:24J'espérais.
00:14:28Mais vous avez eu de ces nouvelles depuis ?
00:14:30Oui.
00:14:32Elle m'a écrit cette semaine.
00:14:36Et c'est ça qui m'inquiète.
00:14:41Lisez.
00:14:42Il n'y a rien à l'échec.
00:14:43Oui, lisez, lisez.
00:14:48Sa décision me paraît sans appel.
00:14:51Si j'étais vous...
00:14:53Oui.
00:14:56Puisqu'elle vous conseille de refaire votre vie.
00:14:59À ma place, vous la refauriez.
00:15:02Oui, oui, mais avec qui ?
00:15:05Hein, avec qui ?
00:15:06Je ne sais pas, moi, monsieur, je ne sais pas.
00:15:08Ça fait six fois, mademoiselle, que je refais ma vie.
00:15:10Six fois.
00:15:18Bon.
00:15:19Eh bien, je m'en vais.
00:15:21Au revoir, monsieur.
00:15:25Dites-moi, mademoiselle, est-ce qu'il y a des femmes qui viennent ici pour signaler la disparition de leur
00:15:30mari ?
00:15:31Oui, bien sûr, oui.
00:15:33Vous pourriez peut-être prendre mon adresse.
00:15:37Pourquoi faire ?
00:15:39À ces femmes.
00:15:41Vous pourriez leur donner mon nom ou mon numéro de téléphone.
00:15:46Mais enfin, monsieur, c'est un commissariat de police ici.
00:15:48Ce n'est pas une agence matrimoniale.
00:15:50histoire de rendre service.
00:15:52Non, monsieur, au revoir, monsieur.
00:15:55Bon.
00:15:56Alors, tant pis.
00:15:59Au revoir, mademoiselle.
00:16:11Bonjour, monsieur Abadie.
00:16:12Bon, madame, ça va ?
00:16:13Dites-la, jeune fille, on m'a parlé l'autre jour, celle qui cherchait à récupérer un faux billet.
00:16:16Vous l'avez revue ?
00:16:16Oh non, sinon, je vous aurais prévenue.
00:16:18Bon, alors, vous pouvez me donner son signalement, s'il vous plaît ?
00:16:20Une vingtaine d'années.
00:16:24Brune, gentille, réservée.
00:16:26Moi, je la trouve un peu maigrichonne.
00:16:28Couleur des yeux ?
00:16:30Foncée, je crois.
00:16:33Avec ça, hein ?
00:16:35Bon, on est ses vêtements.
00:16:37Mais la dernière fois,
00:16:38elle portait un manteau blanc avec un petit col de fourrure.
00:16:43Les autres fois aussi, il me semble.
00:16:46Quand elle sort d'ici, est-ce qu'elle part à droite ou à gauche ?
00:16:48Ah, sur la droite.
00:16:51Et encore, je ne suis pas sûre.
00:16:54Bien.
00:16:55Merci, madame.
00:17:00Comment allez-vous ?
00:17:01Ça va, ça va.
00:17:02Dites-donc, parmi vos clientes,
00:17:04vous n'auriez pas une jeune fille de vingt ans, brune,
00:17:06des yeux foncés,
00:17:08porte un manteau blanc avec un col de fourrure ?
00:17:10Un manteau blanc avec un col de fourrure ?
00:17:12Oui.
00:17:14Pas facile, vos devinettes.
00:17:17Mesdames et messieurs,
00:17:18grâce à moi et grâce à l'étonnante ingénosité des savants japonais,
00:17:20vous n'aurez plus désormais besoin de vous assurer contre le vol.
00:17:22Je ne sais pas si vous savez très bien ce que ça représente.
00:17:24Mesdames et messieurs, regardez ce petit appareil,
00:17:25pas plus gros qu'une boîte d'allumettes.
00:17:26Un miracle de l'électronique.
00:17:28Grâce à lui, on ne vous volera plus rien.
00:17:29Rien.
00:17:30À la condition toutefois que votre voleur ne connaisse pas le chiffre choisi par vous.
00:17:32Car il s'agit du principe du coffre-fort adapté à la vie moderne.
00:17:36Vous placez cet appareil sur un objet.
00:17:38Il y adhère grâce à cette ventouse que vous voyez.
00:17:40Voici.
00:17:40Et si quelqu'un touche à l'objet,
00:17:44vous comprenez ce que ça signifie,
00:17:45on ne vous volera plus.
00:17:47Ce dispositif miraculeux, n'ayant pas peur de vous,
00:17:49mesdames et messieurs, s'adapte partout.
00:17:50Sur un cadenas, une valise, un scooter,
00:17:51dans le sac d'une dame, sur un portefeuille.
00:17:53On ne vous volera plus sans que vous soyez prévenus.
00:17:55Une fois de temps en temps, on change la pile et le tour et je veux.
00:17:57Mesdames et messieurs,
00:17:58ce petit appareil que je tiens entre les doigts dans les mois,
00:18:00que dis-je dans les jours qui vont venir,
00:18:01tout le monde en parlera, tout le monde en voudra,
00:18:03mais, car il y a un mais,
00:18:04il n'y en aura plus.
00:18:05Car, comme je vous l'ai dit précédemment,
00:18:07il s'agit d'un produit japonais,
00:18:08donc contingenté.
00:18:10Et pour combien, mesdames et messieurs,
00:18:12cette petite merveille,
00:18:13pour combien ?
00:18:132 000 anciens francs.
00:18:1420 nouveaux francs, 20 balles,
00:18:16vous vous rendez compte ?
00:18:16Le prix de 5 carnets de métro,
00:18:18de 20 canons de rouge, messieurs,
00:18:19de 2 paires de bois, mesdames.
00:18:20Et encore, mesdames, les bas s'affilent.
00:18:22Tandis que cet antivol...
00:18:23Je nous la main chaude.
00:18:24Bonjour, monsieur le commissaire.
00:18:25On peut déjà relâcher ?
00:18:26Oui, j'ai bénéficié d'une remise pour bonne conduite.
00:18:29Bien, je suis content pour toi.
00:18:30Alors, il se m'ennuie un peu
00:18:32de te voir traîner comme ça dans les rassemblements.
00:18:34Monsieur le commissaire,
00:18:35maintenant je suis sérieux,
00:18:36j'ai trouvé du travail.
00:18:37Ah oui ?
00:18:37Oui.
00:18:38Quoi ?
00:18:39Ah ben, je ne sais pas encore,
00:18:40je commence demain.
00:18:41C'est grâce à un copain.
00:18:44Eh bien, bravo.
00:18:45Et bonne chance.
00:18:46Merci, monsieur le commissaire.
00:18:48Car, il s'agit du principe du contreport
00:18:51adapté à la vie moderne.
00:18:53Vous placez cet appareil sur un objet.
00:18:55Il y a bien grâce à cette ventouse que vous voyez ici.
00:18:59Et si quelqu'un touche à l'objet,
00:19:03vous m'avez appelé ?
00:19:04Oui, je voulais vous dire.
00:19:05On m'a donné un 70934.
00:19:08Et vous savez qui ?
00:19:09Ah non.
00:19:09Monsieur Estouvel.
00:19:10Le patron du tabac ?
00:19:11Oui.
00:19:12Je l'ai interrogé,
00:19:13mais il ne se souvient pas
00:19:13s'il a pu le lui refiler.
00:19:15Madame Loussalet,
00:19:16vous êtes pour moi une précieuse auxiliaire.
00:19:17À 18 ans,
00:19:18j'ai été fiancée à un agent de police.
00:19:20Il me racontait tout.
00:19:22Comment on cravate les gens.
00:19:23Mais bon, à bientôt.
00:19:24Merci beaucoup.
00:19:26Et grâce à l'étonnante ingéniosité
00:19:27des savants japonais,
00:19:28vous n'aurez plus besoin
00:19:28de vous assurer contre le poids.
00:19:29Je ne sais pas si vous savez très bien
00:19:31ce que ça représente.
00:19:31Mesdames et messieurs,
00:19:32regardez ce petit appareil,
00:19:33pas plus gros que mon boîte d'allumettes.
00:19:34C'est un miracle de l'électronique.
00:19:36Grâce à lui,
00:19:36on ne pourra plus jamais rien vous voler.
00:19:38Rien.
00:19:38À la condition toutefois
00:19:39que votre voleur ne connaisse pas
00:19:40le chiffre que vous avez choisi.
00:19:41Car il s'agit du principe du coffre-fort
00:19:43adapté à la vie moderne.
00:19:44Vous placez l'appareil sur un objet.
00:19:46Il y adhère grâce à cette vendouse
00:19:47que vous voyez ici.
00:19:48Voilà.
00:19:49Et si quelqu'un...
00:19:49Bonjour Madame Estouvel,
00:19:50vous allez bien ?
00:19:51Vous venez pour mon mari ?
00:19:52Oui.
00:19:52Et bien justement,
00:20:28Monsieur Estouvel,
00:20:29c'est chez vous que Monsieur Abadie,
00:20:30ici présent,
00:20:31a trouvé le premier billet.
00:20:33Oui, je sais.
00:20:34Puis il y en a eu un second
00:20:35et aujourd'hui c'est le troisième.
00:20:36Donc aucun doute,
00:20:37le faussaire est un de vos clients.
00:20:39Sûrement.
00:20:40Je vous avais pourtant demandé
00:20:41de faire attention,
00:20:42de bien noter
00:20:43qu'il vous remettait les billets
00:20:4570-934.
00:20:46Ah oui,
00:20:46mais entre midi et deux heures
00:20:47au moment du coup de feu,
00:20:49c'est gare facile.
00:20:50Vous avez remis ce billet à la crèmerie.
00:20:51Vous l'avez pris où ?
00:20:52Dans votre portefeuille ?
00:20:53Non, dans la caisse.
00:20:54Pas dans la serviette
00:20:55où vous mettez d'habitude
00:20:55vos grosses coupures ?
00:20:56Non, dans la caisse.
00:20:58Vous l'avez reçu aujourd'hui ?
00:21:01Oui.
00:21:02Si vous nous dressiez
00:21:03une liste des clients
00:21:03qui sont tenus ce matin...
00:21:05Il faudra que je demande
00:21:06à ma femme et au personnel
00:21:07parce que moi je me suis absenté.
00:21:09Bon, eh bien alors
00:21:09rentrez chez vous
00:21:10et préparez-nous cette liste.
00:21:11Elle nous sera très utile.
00:21:13Bon, merci Monsieur Estouvel.
00:21:15Ah, voyez parmi vos habitués
00:21:17s'il y a des gens
00:21:17qui exercent la profession
00:21:18de graveur,
00:21:19de dessinateur
00:21:19ou même d'imprimeur.
00:21:22Je n'ai pas besoin
00:21:23de vous recommander
00:21:23la discussion la plus abstenue.
00:21:24Vous pouvez compter sur moi,
00:21:25vous le savez.
00:21:30Tiens, je peux t'apporter
00:21:31en trois exemplaires.
00:21:32C'est le rapport
00:21:32sur les frottes
00:21:33de l'électricité ?
00:21:33Oui, j'ai fini.
00:21:35J'étais six dans le coup, hein ?
00:21:37Sans blague !
00:21:38Alors !
00:21:41Charrier pas, hein ?
00:21:44Pour une fois
00:21:45que je viens ici
00:21:46de mon plein gré ?
00:21:46On t'a volé quelque chose ?
00:21:49Monsieur François,
00:21:49il faut que je vous parle.
00:21:50D'homme à homme.
00:21:51Oh, ah bon ?
00:21:53Bien, viens dans mon bureau.
00:22:07Alors ?
00:22:07Ben voilà, monsieur François,
00:22:09j'ai trouvé un portefeuille.
00:22:11Bon, ça, je l'aurais parié,
00:22:12vous ne me croyez pas,
00:22:12mais c'est la vérité.
00:22:13Bon, bon.
00:22:14Et où l'as-tu trouvé ?
00:22:15Rue Lenoir,
00:22:16par terre, comme ça.
00:22:17Et tu me le rapportes ?
00:22:17Oui.
00:22:18Bravo.
00:22:27Oh non, monsieur le commissaire,
00:22:28cherchez pas la petite bête ?
00:22:31Il est bon.
00:22:32Ah bah tant mieux.
00:22:34Mais seulement,
00:22:35c'est pas tout.
00:22:36Quoi ?
00:22:37Ben, dans le portefeuille,
00:22:38il y avait une lettre.
00:22:38Fais voir.
00:22:44Monsieur le commissaire de police ?
00:22:47Je me suis permis de l'ouvrir
00:22:48parce que je pensais trouver
00:22:49l'adresse de la personne
00:22:49qui a perdu le portefeuille.
00:22:52Monsieur le commissaire,
00:22:53j'ai donné aujourd'hui
00:22:54à deux heures et demie
00:22:55au sommet de l'Art des Triumph
00:22:57un dernier rendez-vous
00:22:58à l'homme que j'aime.
00:22:59Si à trois heures il n'est pas là,
00:23:00je me jetterai dans le vide.
00:23:02À ceux qui me portent de l'infection,
00:23:03à ma mère,
00:23:04je demande pardon,
00:23:05signé.
00:23:06Il y a un G,
00:23:07un A,
00:23:08un L,
00:23:08en style visible.
00:23:10L17, c'est aujourd'hui ?
00:23:11Ben oui,
00:23:11c'est pour ça que j'ai préféré venir.
00:23:14Bon,
00:23:15comment est-elle ?
00:23:15Qui ça ?
00:23:16La propriétaire du portefeuille.
00:23:17Ben puisque je vous dis
00:23:18que je l'ai trouvé sur le trottoir.
00:23:19Écoute, Jeannot,
00:23:19tu es venu ici,
00:23:20c'est bien,
00:23:20mais ça sert à rien
00:23:20si tu me caches le principal.
00:23:22Ah oui,
00:23:22je vous vois venir.
00:23:22Allez,
00:23:23la vie d'une femme dépend de toi.
00:23:24Je suis sûr que si tu parles,
00:23:24le juge en tiendra compte.
00:23:26Bon ben,
00:23:27c'est une petite brune ou blonde,
00:23:28je ne sais pas exactement.
00:23:29Elle a un sac en bandoulière
00:23:30avec les deux poches,
00:23:31vous savez,
00:23:31genre Chanel en simili
00:23:32ou en...
00:23:32Bon, ça va,
00:23:33Marie,
00:23:33vite,
00:23:34viens avec moi.
00:24:32Mademoiselle,
00:24:32excusez-moi,
00:24:32il n'a pas bien venir.
00:24:34Vous photographiez une de moi ?
00:24:35Allez, allez,
00:24:35il n'y a pas le temps.
00:24:41Je viens de sa part.
00:24:42De sa part ?
00:24:43Oui,
00:24:44il a eu un empêchement,
00:24:45il m'a chargé de vous prévenir.
00:24:46Je suis venu avec des amis.
00:24:48Mais qui êtes-vous
00:24:49et pourquoi n'est-il pas venu lui-même ?
00:24:51Police, mademoiselle.
00:24:54Vous l'avez arrêté ?
00:24:56Mais non,
00:24:56mais non,
00:24:57mademoiselle.
00:24:58Nous vous expliquerons.
00:24:59Je le savais
00:25:00qui se ferait prendre.
00:25:01Je le savais.
00:25:29là, là, là, là, là, là...
00:25:33Je sens qu'il va encore m'arriver des tuiles, moi.
00:25:38Dites.
00:25:40Oh.
00:25:41Vous êtes sûr qu'il faut que j'attende ?
00:25:43Ordre du commissaire adjoint.
00:25:46Bon.
00:25:51Eh, moi, avec tout ça, je perds mon après-midi.
00:25:54Je croyais que tu commençais ton travail seulement demain.
00:26:01Quatre heures moins vingt.
00:26:03En ce moment, à Longchamp, c'est la quatrième.
00:26:04Quand j'arriverai, il n'y aura plus un chat.
00:26:06Chat marron.
00:26:08Et enfin, Jeannot, tu n'as pas encore compris à ton âge.
00:26:12Range-toi tes voitures.
00:26:13Range-toi tes voitures.
00:26:15Facile à dire.
00:26:16Mais quand on a pris le pli, on ne s'en sort pas comme ça, croyez-moi.
00:26:21Moi, je fais ça depuis quarante.
00:26:22À l'époque, j'étais môme, apprenti maçon et sans boulot.
00:26:26Allait bien que je pense à la croûte.
00:26:27Alors, je vais commencer à faire des à-côtés.
00:26:31Mais, dites, monsieur Abadie.
00:26:34Parole d'honneur, hein.
00:26:35En quatre ans, j'ai fauché que des portefeuilles allemand.
00:26:37Tenez, donnez-moi du feu.
00:26:40Eh oui, mais après, hein.
00:26:42T'as sérieusement continué.
00:26:44Ah oui, oui, d'accord, d'accord.
00:26:46Mais, à l'époque, personne ne se plaignait.
00:26:50Après, évidemment, il y a eu les amerleques.
00:26:52Mais enfin, faut être juste, ça n'a pas duré longtemps, hein.
00:26:54Mais depuis cette époque, t'aurais quand même pu réfléchir, non ?
00:26:57T'as pas envie de vivre comme tout le monde.
00:26:59Ah oui, je sais, je sais.
00:27:01Vous savez, à l'heure actuelle, hein, quand on a une spécialité, hein, ben, faut la garder.
00:27:06Au-dessus d'un certain âge, on est marron, on vous reclasse plus.
00:27:09Ben, tenez, c'est comme vous.
00:27:10Quoi, moi ?
00:27:11Ben, si vous vouliez quitter la police, ça n'aurait plus bon à rien.
00:27:17Alors, vous m'avez menti.
00:27:18Vous ne savez pas où il est.
00:27:20Quelqu'un a trouvé votre portefeuille dans la rue avec la lettre.
00:27:23C'est tout.
00:27:36Vous avez des papiers ?
00:27:42Merci.
00:27:46La Fon Gabrielle, née à Bordeaux.
00:27:52La Missile ?
00:27:54J'habite à l'hôtel, je ne suis pas à Paris depuis très longtemps.
00:27:58Vous avez encore vos parents ?
00:28:00Oui, ma mère, elle habite Bordeaux.
00:28:08Quelle adresse ?
00:28:09On ne la prévenait pas, elle serait affolée.
00:28:14Je peux vous parler franchement ?
00:28:16Bien sûr.
00:28:19Je n'ai jamais eu l'intention de mourir.
00:28:22Jamais.
00:28:24Je suis fiancée.
00:28:27Enfin, j'étais.
00:28:30Je vous écoute.
00:28:32Alors, j'avais écrit la lettre parce que,
00:28:34s'il était venu à l'arc de triomphe,
00:28:36je la lui aurais montrée pour qu'il me croie.
00:28:41Je vous ai dit la vérité.
00:28:43Je m'en doutais un peu.
00:28:46Généralement, les lettres de ce genre,
00:28:47on ne les garde pas dans son sac.
00:28:48On les expédie tout de suite.
00:28:51On est maintenant.
00:28:52Enfin, maintenant qu'il n'est pas venu au rendez-vous.
00:28:54Qu'est-ce que vous allez faire ?
00:28:56Rassurez-vous, monsieur le commissaire,
00:28:57je ne me tuerai pas pour lui.
00:28:59Il n'en vaut pas la peine.
00:29:02Abadie, tu viens avec Jeannot.
00:29:10C'est monsieur qui a eu l'obligence
00:29:12de nous rapporter votre portefeuille.
00:29:13Oui, c'est moi.
00:29:15Je tenais à vous remercier pour votre geste
00:29:16en présence de mademoiselle.
00:29:18J'espère qu'elle s'est...
00:29:18Merci, monsieur.
00:29:19Oh, ben pensez-vous, mademoiselle,
00:29:21c'est tout naturel, vous savez.
00:29:22C'est naturel de s'entraider.
00:29:23Et si tout le monde en faisait autant...
00:29:24Très bien, encore merci, monsieur.
00:29:25Ah bon, au revoir, monsieur François.
00:29:27Mademoiselle.
00:29:27Monsieur.
00:29:31Dites donc, je pensais que quand on ramenait
00:29:33un objet perdu, on avait droit
00:29:34à une petite récompense.
00:29:34Je ne t'agère pas, tu veux.
00:29:37Bon, tu connais le chemin, hein ?
00:29:38Je ne te dis pas, à bientôt.
00:29:39Moi non plus, monsieur Abadie.
00:29:41Au revoir, beauté.
00:29:42Au revoir, monsieur.
00:29:44Bien, je ne vous retiens pas, mademoiselle.
00:29:47Tout à l'heure, quand nous vous avons abordé,
00:29:49pourquoi vous attendiez-vous
00:29:50à ce que votre fiancé soit arrêtée ?
00:29:52Je n'ai jamais dit ça.
00:29:53Vous avez même ajouté,
00:29:54je savais qu'il se ferait prendre.
00:29:56Moi, jamais.
00:29:58Ah bon, j'ai dû me tromper.
00:29:59Oui, au revoir, mademoiselle.
00:30:07Abadie, suivez la jeune fille.
00:30:08Elle nous cache quelque chose.
00:30:09Et tâche d'apprendre qui est son gars.
00:30:41Et tâche d'apprendre qui est son gars.
00:30:42Et tâche d'apprendre qui est son gars.
00:31:04On l'a apporté à quelle heure ?
00:31:06Vous veniez de sortir.
00:31:08Une bonne nouvelle ?
00:31:10Un ami.
00:31:11Je le croyais fâchée
00:31:12et il n'avait pas si mal à être athée.
00:31:18Elle est étudiante.
00:31:19Elle suit les cours de l'école du Lourdes.
00:31:21Elle habite ici depuis 4 ou 5 mois.
00:31:25Si la mademoiselle Gabrielle, j'en réponds.
00:31:27C'est une jeune fille sérieuse.
00:31:29Elle vit seule ?
00:31:30Oui.
00:31:32Et est-ce qu'elle paye régulièrement son loyer ?
00:31:34Oui.
00:31:35Ah, sauf le mois dernier.
00:31:37Sa mère était en voyage
00:31:38et elle ne lui avait pas envoyé l'argent comme d'habitude.
00:31:40Mais en fin de compte, elle s'est débrouillée.
00:31:42Elle a dû emprunter quelque part.
00:31:44Est-ce qu'elle reçoit des visites masculines ?
00:31:46Oh, jamais !
00:31:47D'ailleurs, je ne t'allèrerai pas.
00:31:48Sachez-moi, monsieur,
00:31:49les couples entremariés
00:31:51ou bien...
00:31:51Là, ils n'entrent pas.
00:31:53Vous ne connaissez aucune relation ?
00:31:55Non.
00:31:56Téléphone jamais ?
00:31:58Ah, si.
00:31:59Toujours mes numéros.
00:32:01Vous le voulez ?
00:32:02Oui, oui.
00:32:08C'est bien, Mlle Lafon, ça.
00:32:09Oui, oui, devant le boning.
00:32:11Avec ma fille Josette.
00:32:12Oh, c'était très à nuit.
00:32:14Mais depuis ma fille,
00:32:16s'est mariée avec un ingénieur des travaux publics.
00:32:19Ah, voilà.
00:32:25Mais voilà, il ne me reste plus qu'à vous remercier, madame.
00:32:27Mais je vous en prie à votre disposition
00:32:29si vous avez besoin de quoi que ce soit.
00:32:31J'aimerais bien vous l'emprunter.
00:32:32Je vous le rapporte demain.
00:32:34Oh, oui, mais ça, on dit ça
00:32:35et puis après,
00:32:36j'y tiens beaucoup, cette photo.
00:32:39Alors, prenez-la.
00:32:40Alors, merci.
00:32:41Mais je vous prie bien.
00:32:43Si vous ne me la rapportez pas,
00:32:44demain, je vais la chercher moi-même
00:32:45ou quand même, il n'y a rien de police.
00:32:46Vous n'aurez pas à vous donner cette peine, va ?
00:32:48Est-ce que je peux téléphoner, madame ?
00:32:49Je vous en prie.
00:32:50Merci.
00:33:01Allo ?
00:33:03Ah, c'est ma reuille, oui.
00:33:04Dis-donc, 525-01-32.
00:33:08Tâche de savoir qui c'est, hein ?
00:33:10T'en occupe ?
00:33:11Bon, merci.
00:33:14Vous désirez ?
00:33:15Oh, pardon.
00:33:16Regardez bien cette photo.
00:33:18La jeune fille au phobie, c'est elle ?
00:33:19Bien sûr, c'est elle.
00:33:21Et comment avez-vous fait ?
00:33:23Comme on a pu, chère madame, comme on a pu.
00:33:31Monsieur Lebas, s'il vous plaît.
00:33:32Monsieur Lebas, je ne suis que la remplaçante de la concierge.
00:33:35Il faut que je consulte la liste de locataires.
00:33:37Vous permettez ?
00:33:38Monsieur Lebas.
00:33:39Oui.
00:33:40Cinquième gauche.
00:33:41Ah, ben oui, c'est le peintre.
00:33:42On l'appelle Carabie.
00:33:43Carabie ?
00:33:43Oui.
00:33:44Tiens, justement, voilà.
00:33:50Police.
00:33:51Oh, zut alors.
00:33:52Pourquoi dites-vous, zut alors ?
00:33:53Oh, ça m'a échappé.
00:33:55Oh, je n'aurais jamais cru.
00:33:56Vous de la police ?
00:33:57Oh, ben mal.
00:34:04J'ai pas dit de bêtises, au moins.
00:34:06Mais non, mais non, rassurez-vous.
00:34:07Vient-ce tout ?
00:34:09Eh ben voilà, avec ma femme, on a dressé une liste.
00:34:11Oui.
00:34:12Alors là, il y a un typographe,
00:34:13M. Riffy.
00:34:13Oui.
00:34:14Et puis un dessinateur, M. Guyard.
00:34:16Guyard.
00:34:17Oui, dessinateur.
00:34:18Dis donc, c'était elle, hein ?
00:34:20C'est lui.
00:34:23Vous le connaissez ?
00:34:24Monsieur Carabie ?
00:34:26Ah oui, c'est un bon client.
00:34:27Et puis un brave type.
00:34:28Il vient souvent ici ?
00:34:29Presque tous les jours.
00:34:31Pourquoi il l'est pas mis sur la liste ?
00:34:32Ben pas lui, quand même.
00:34:35Vous l'avez déjà vu avec ces jeunes personnes ?
00:34:37Non, jamais.
00:34:39Il évite sa peinture ?
00:34:41Oh, très mal.
00:34:42Il a souvent des ardoises.
00:34:44Et en ce moment ?
00:34:45Non.
00:34:46Il a tout réglé il y a...
00:34:47Oh, il y a deux semaines.
00:34:50Je crois qu'il a gagné au tiercé.
00:34:51Je le vois d'ici son tiercé.
00:34:5370,934.
00:34:56Et s'il avait payé avec un faux billet ?
00:34:57Tu rigoles.
00:34:58Ben, je vais vous le dire tout de suite.
00:35:05Tenez, regardez.
00:35:0970,934.
00:35:11Oh, vraiment ?
00:35:13Ça m'étonne de lui, ça.
00:35:14C'est peut-être une simple coïncidence.
00:35:17Et vous allez l'arrêter ?
00:35:18Oh non, pas tout de suite.
00:35:19Faut qu'on ait des preuves d'abord.
00:35:21Bon, je vous fais un reçu.
00:35:45Allô ?
00:35:48Je voudrais le 525-01-32, s'il vous plaît.
00:35:51Merci.
00:35:57Allô ?
00:36:06Merci.
00:36:35Vivement la fin des planques.
00:36:36Tu les regretteras.
00:36:38Oh non, la retraite.
00:36:40Petite baraque près d'Avignon.
00:36:41C'est pas pour demain.
00:36:44Bien m'autant de dire que moi,
00:36:45je me lèverai jamais avant 10 heures.
00:36:47Tous les jours ?
00:36:49Comment ?
00:36:50Et le dimanche, grâce matinée, jusqu'à midi.
00:36:52C'est un l'eau croissant, hein ?
00:36:54Merci.
00:36:56Tu peux engrossir ?
00:36:58C'est pas ça.
00:36:59Privé à ton âge.
00:37:01Je me demande à quoi tu occuperas tes journées
00:37:03dans ton pâtelain en Provence.
00:37:04Mais à rien, mon vieux.
00:37:09Quand même, on s'ennuie vite.
00:37:12Moi, je peux rester des heures devant un paysage.
00:37:14Puis de temps en temps,
00:37:14un bon petit gueuleton avec des amis.
00:37:17Le rêve, quoi.
00:37:18Ça te réussit par te lever à 5 heures, toi.
00:37:20Je le sais, ce n'est pas la peine de me le répéter.
00:37:23J'ai encore quelques années à passer à la boîte.
00:37:25Ce qui veut dire que toi et moi,
00:37:26on n'a pas fini de s'en taper des réveilles aux horreurs.
00:37:28Alors, autant afficher la bonne humeur.
00:37:31Toi, c'est facile, tu te moques de tout.
00:37:33Mais à cause de leur faux billet,
00:37:34ça fait deux jours que je n'ai pas vu Solange.
00:37:36Qui c'est, ça ?
00:37:37Une petite vendeuse.
00:37:39Après, tu ne la connais pas.
00:37:41Si tu veux,
00:37:42on ne peut pas être à la fois flic et...
00:37:44playboy.
00:37:45Mais si tu te taisais un peu.
00:37:48C'est que ce n'est pas drôle, les blancs qui sont avec toi.
00:37:52C'est lui-là qui ne sort jamais de chez lui.
00:37:55Ne t'inquiète pas, va ?
00:37:56Puis on se tranquille.
00:37:58Elle l'a renversée sur le passage clouté et craque.
00:38:01Je suis passée au vert.
00:38:02Comment avez-vous pu passer au vert ?
00:38:04Puisqu'à cet endroit-là, il n'y a pas de feu.
00:38:06S'il n'y a pas de feu, c'est qu'on peut passer.
00:38:07Non, mademoiselle.
00:38:08Pour mettre des feux, je m'arrêterai.
00:38:10Mademoiselle, s'il vous plaît, taisez-vous.
00:38:11Ah non, ah non, je n'aime pas qu'on parle sur ce ton-là.
00:38:13Le mari d'une de mes amies est le secrétaire d'un député.
00:38:15Ça suffit !
00:38:16Comment ça suffit ?
00:38:17Je suis obligée de faire le guignol ici
00:38:19parce qu'un crétin se jette sous mes roues.
00:38:21Et le piéton, où est-il ?
00:38:22Un marmottant.
00:38:23Pour un examen rapide.
00:38:25Il n'a rien a priori.
00:38:26S'il n'a rien, je me demande...
00:38:27Vos papiers.
00:38:47Je ne sais plus, moi.
00:38:49Elle a refusé de me suivre ici
00:38:50et elle m'a même insultée.
00:38:52Je vous ai traité de joli coco.
00:38:54C'est comme ça que j'appelais mon mari quand j'étais mariée.
00:38:56Ça ne le vexait pas.
00:38:57Mademoiselle, ce qui est grave dans les insultes,
00:38:59c'est la manière de les prononcer.
00:39:00Or vous !
00:39:02Mademoiselle Dupont-Granval, peut-être ?
00:39:05On se connaît ?
00:39:06Je pense bien.
00:39:07Vous ne vous souvenez pas de moi ?
00:39:11Non, je...
00:39:11J'avais fait le constat pour un autre de vos accidents.
00:39:14Moi ?
00:39:14Vous êtes esthéticienne, c'est bien ça ?
00:39:17Oui, place de la Bastille.
00:39:19Eh bien, vous avez déjà renversé un piéton un jour.
00:39:22C'est possible.
00:39:24Deux piétons en trois mois, c'est pas mal.
00:39:27Ah pardon, je vous arrête.
00:39:28Je n'ai pas renversé deux piétons en trois mois.
00:39:31C'est le même piéton que j'ai renversé deux fois.
00:39:33C'est pas pareil ?
00:39:35Drôle de hasard tout de même.
00:39:36Pour vous peut-être, mais pas pour moi.
00:39:37Écoutez, mademoiselle, il y a une victime.
00:39:39Depuis trois mois, ce type-là, si j'avais voulu, j'aurais pu l'écraser quarante fois.
00:39:44Parfaitement quarante fois.
00:39:45C'est pas de ma faute, il m'adore.
00:39:46Il habite en face de chez moi.
00:39:48Il m'observe avec des jumelles et il m'attend quand je sors.
00:39:51Il m'empêche de démarrer en voiture et il se jette sur mon chemin.
00:39:54Mais ça finit par m'exaspérer.
00:39:56Moi, j'ai beau essayer de l'éviter.
00:39:57Il y a des jours où je peux pas.
00:40:01Ça vous amuse ?
00:40:03Moi, pas.
00:40:09Bonjour, mon ozal.
00:40:10Bonjour, monsieur.
00:40:11J'ai reçu ça.
00:40:12Oui, je suis au courant.
00:40:13Suivez-moi.
00:40:23Alors, on va pas passer Noël ici ?
00:40:26Je ferai un rapport.
00:40:29Soyez gentil avec moi.
00:40:31Le code de la route est le même pour tous.
00:40:34Mon pauvre ami.
00:40:37Eh bien, hier, nous étions loin de nous douter que, justement, nous recherchions pour un témoignage.
00:40:42Pour un témoignage ?
00:40:43Nous enquêtons au sujet de certains faux billets qui ont été écoulés dans le quartier.
00:40:48Il y a quelques jours, vous êtes entrée chez Mme Loustallet, une crémière, pour essayer de récupérer un de ces
00:40:54faux billets.
00:40:55Pourquoi ?
00:40:56Parce que je m'étais aperçue qu'il devait être faux.
00:40:58Je l'ai donné à cette commerçante sans te faire exprès.
00:41:01Je ne voulais pas qu'elle en pâtisse, voilà.
00:41:03Mme Loustallet, vous avez conseillé de nous en parler, n'est-ce pas ?
00:41:06Oui.
00:41:07Eh bien, hier, vous auriez pu nous en toucher de nous.
00:41:11Je n'y pensais plus.
00:41:13J'étais dans un tel état, je croyais avoir perdu mon fiancé.
00:41:18Vous l'avez retrouvé ?
00:41:21Tant mieux.
00:41:24J'en suis très heureux pour vous.
00:41:26D'où déteniez-vous ce billet ?
00:41:28Je ne sais pas.
00:41:30Nous essayons de remonter la filière pour découvrir les coupables.
00:41:34Je suis persuadé, mademoiselle, de votre bonne foi, mais j'aimerais que vous nous aidiez.
00:41:39Je n'ai rien à vous dire.
00:41:50Vous avez eu des ennuis d'argent le mois dernier.
00:41:53Oui.
00:41:55C'est arrangé.
00:41:57Ah oui, comment ?
00:41:58J'ai emprunté.
00:42:00À votre fiancé ?
00:42:05Que fait-il dans la vie ?
00:42:07Des tableaux.
00:42:08Il peint.
00:42:10C'est bien ce qu'il peint ?
00:42:11Oui, il a beaucoup de talent.
00:42:14Ces tableaux se vendent bien ?
00:42:16Non, hélas.
00:42:19C'est peut-être lui en vous prêtant de l'argent qui vous a passé ce faux billet.
00:42:23Oh non.
00:42:25Pourquoi oh non ?
00:42:26On ne sait jamais.
00:42:28Serait-il possible que vous lui communiquiez notre désir de le rencontrer ?
00:42:32Il n'est pas à Paris en ce moment.
00:42:34S'il me téléphone, je lui en parlerai.
00:42:35C'est ça.
00:42:37Mon cher François, nous n'avons rien d'autre, je crois, à demander à cette demoiselle.
00:42:41Euh, non.
00:42:42Eh bien, mademoiselle, je vous remercie de votre visite.
00:42:46Tâchez de revenir un autre jour avec votre fiancée.
00:42:50C'est entendu.
00:42:52Au revoir, messieurs.
00:43:01Où elle joue bien la comédie, où elle est complètement idiote.
00:43:03Je pencherai plutôt pour la première solution.
00:43:06Forcément.
00:43:07Vous êtes toujours plus optimiste que moi.
00:43:09En tout cas, maintenant, elle va nous rejoindre.
00:43:16Allô, le tabac Estouven ?
00:43:18Voudriez-vous me passer, monsieur Mareuil, s'il vous plaît ?
00:43:19Merci.
00:43:23Allô, Mareuil ?
00:43:24François, là, pareil.
00:43:25Rien de neuf.
00:43:27Bon, alors continuez à surveiller l'immeuble avec la badie, j'arrive.
00:43:29Et nous montrons tous les trois faire une petite visite à Carabilly.
00:43:32Hein ?
00:43:33Oui, c'est ça, dans dix minutes, à peu près.
00:43:35Salut.
00:43:37Sous-titrage Société Radio-Canada
00:43:39Sous-titrage Société Radio-Canada
00:43:42Sous-titrage Société Radio-Canada
00:44:13Sous-titrage Société Radio-Canada
00:44:16Sous-titrage Société Radio-Canada
00:44:33Sous-titrage Société Radio-Canada
00:44:42Sous-titrage Société Radio-Canada
00:44:45Sous-titrage Société Radio-Canada
00:45:02Sous-titrage Société Radio-Canada
00:45:10M. Carabie ?
00:45:12Pour vous servir.
00:45:13Entrez, messieurs.
00:45:18Police, nous voulons perquisitionner.
00:45:20Eh bien, ça tombe bien, j'avais justement besoin qu'on fasse un peu de ménage.
00:45:24Je n'ai plus les moyens de m'offrir une bonne.
00:45:26Un avis.
00:45:29Vous avez des papiers ?
00:45:32Voilà.
00:45:36Italien.
00:45:38Montrez-moi votre portefeuille.
00:45:53C'est bon.
00:45:55Je peux m'en aller.
00:45:57Ciao, Carabie.
00:45:59Ciao.
00:46:02Vous avez échangé un billet de sang ce matin au tabac.
00:46:05Hélas, le dernier.
00:46:07Vous saviez qu'il était faux ?
00:46:08Ah, je veux tout ignorer de la différence entre les vrais et les fous.
00:46:12J'ai déjà assez de mal à les gagner s'il faut en plus que je les triple.
00:46:15On m'a dit que vous aviez réussi un joli tiercé.
00:46:17Non.
00:46:18On me parle.
00:46:19Combien ?
00:46:2030 000.
00:46:2130 000.
00:46:22Anciens.
00:46:22Très anciens, même.
00:46:32Alors comme ça, quand on gagne 30 000 balles au PMU, la police est au courant.
00:46:36Hé.
00:46:40Que me reproche-t-on exactement ?
00:46:46Vous ne trouvez rien.
00:46:48Ce n'est pas étonnant parce qu'il n'y a rien à trouver.
00:46:57Parfait.
00:46:58Monsieur, nous nous excusons.
00:47:00Mais comment donc ?
00:47:01Vous partez déjà.
00:47:03Non.
00:47:14Ah ben celui-là, il ne s'en fait pas.
00:47:15Ce point-là, ça m'étonnerait même qu'il fabrique des faux billets.
00:47:18Il va savoir.
00:47:19En tout cas, toi reste ici et continue la planque.
00:47:21Oui.
00:47:21Et toi, débrouille-toi pour me retrouver la fille.
00:47:23Je te fais confiance.
00:47:34Je te fais confiance.
00:48:05Je te fais confiance.
00:48:45Je te fais confiance.
00:48:46On m'a convoqué.
00:48:47Ni monsieur le commissaire ni son adjointe sont encore arrivés.
00:48:51Je suis seule si vous voulez bien attendre.
00:48:59Vous pouvez aller vous asseoir ?
00:49:01Non, non.
00:49:02J'adore observer les gens.
00:49:04Plus on les regarde, moins ils sont naturels.
00:49:07Alors c'est drôle.
00:49:17Vous avez peur ?
00:49:20Non.
00:49:22Pourquoi aurais-je peur ?
00:49:24Je ne sais pas.
00:49:26Écoutez, monsieur, je vous en prie, laissez-moi tranquille.
00:49:28Ou j'appelle un agent.
00:49:31Très bien.
00:49:32Je me tais.
00:49:34Faites comme si je n'étais pas là.
00:49:40Vous aimez les films d'épouvante.
00:49:43Les histoires de vampires.
00:49:47Regardez cette porte.
00:49:50Elle va s'ouvrir, je le sens.
00:49:52Pour laisser passer un homme d'une autre planète.
00:49:55Invisible, bien sûr.
00:49:56C'est pour ça que nous ne voyons rien.
00:50:01Si un martien venait demander une carte d'identité,
00:50:05devrait-il fournir un casier judiciaire ?
00:50:11Alors, mademoiselle, je ne suis pas sérieux.
00:50:13Présente.
00:50:15Le blanc, monsieur a une convocation.
00:50:17Oui, monsieur.
00:50:20Voulez-vous me suivre ?
00:50:21Pardon.
00:50:36Je vois que vous vous intéressez aussi à la peinture.
00:50:39J'en fais moi-même de temps en temps pour m'amuser.
00:50:42Moi, c'est le contraire.
00:50:45Quand j'en ai assez de peintre, je m'amuse.
00:50:53Messieurs, je ne voudrais pas vous importuner.
00:50:55Je sais que vos minutes sont précieuses.
00:50:57Les miennes le sont moins, mais tout de même...
00:51:00Allez-y.
00:51:02Posez vos questions.
00:51:03Je vous admire, monsieur Carabie.
00:51:05Vous me paraissez avoir un solide moral.
00:51:08J'ai mis des années à me le forger.
00:51:11Maintenant, ça y est.
00:51:13Je suis paré.
00:51:15Nous avons des choses très graves à vous reprocher.
00:51:18Dans votre boîte aux lettres, nous avons trouvé hier une plaque
00:51:20qui a servi à imprimer de faux billets de 100 francs.
00:51:23Dans ma boîte aux lettres ?
00:51:24Oui.
00:51:24D'autre part, nous possédons la preuve que vous avez donné un de ces faux billets
00:51:27à un commerçant.
00:51:29Comment expliquez-vous ça ?
00:51:31Justement, je ne l'explique pas.
00:51:33Peut-être que le facteur s'est trompé.
00:51:35Il aura glissé cette plaque par mes gardes dans ma boîte.
00:51:38Il y avait mon nom dessus ?
00:51:39La plaque était enveloppée dans un journal.
00:51:41Parlez-nous un peu de ces faux billets, voulez-vous ?
00:51:43Vous savez, comme je le disais hier à monsieur,
00:51:45les faux billets, c'est très relatif.
00:51:47Tous les billets sont faux dès l'instant où on les fabrique.
00:51:49Dites-donc.
00:51:50C'est une habitude chez vous de marquer les autres.
00:51:53Pour les pauvres types comme moi, vous savez,
00:51:54l'ironie, il n'y a que ça.
00:51:56J'attends tout de même de vous des explications plus sérieuses.
00:51:59D'où provient cette plaque ?
00:52:00Si je le savais, je vous l'aurais déjà dit.
00:52:04Vous ne semblez pas vous en rendre compte,
00:52:05mais les faits qui vous sont reprochés, c'est grave.
00:52:08C'est très grave.
00:52:09Pas tant que ça.
00:52:11D'ailleurs, qu'est-ce qui est grave dans la vie ?
00:52:13À part mourir, et encore.
00:52:15Hier soir, l'inspecteur Abadir montait chez vous.
00:52:17Vous étiez déjà parti ?
00:52:19Oui, par l'autre escalier.
00:52:21Pourquoi par l'autre ?
00:52:22Eh bien voilà, je rentre chez moi par l'escalier E,
00:52:25j'en sors par le F.
00:52:27Une habitude.
00:52:28La fantaisie, ça ne s'explique pas.
00:52:30Et où êtes-vous allé ?
00:52:31Comme tous les soirs, boire un verre de vodka.
00:52:34Histoire de voir venir la nuit avec sérénité.
00:52:37Écoutez, M. Carabie,
00:52:38je vous préviens que vous ne quitterez pas ce bureau
00:52:40sans nous avoir donné des preuves un peu plus valables de votre bonne foi.
00:52:43Alors, un conseil.
00:52:44Commencez par changer d'attitude.
00:52:47Oh, hey !
00:52:49M. Alan, je vous salue.
00:52:58Je ne sais pas quoi en faire, il ne veut plus me quitter.
00:53:02Où habite-t-il ?
00:53:03Si je le savais, il n'a pas de papier sur lui.
00:53:06Je ne vais pas déranger le patron en ce moment.
00:53:10Gaffe !
00:53:12Deux whisky pour mon ami et moi.
00:53:16Si vous le gardiez au poste.
00:53:17J'y ai pensé, mais si c'est un type important.
00:53:27Vous dansez ?
00:53:29Oh non, ce n'est pas possible.
00:53:31Je vais chercher du renfort et on l'emballe.
00:53:33Mais non, reste ici.
00:53:34Vous êtes mon ami, oui ou non ?
00:53:37Oui.
00:53:38Les rats abandonnent le navire au moment des naufrages.
00:53:42La nuit n'est pas finie encore.
00:53:44Alors, c'est du whisky.
00:53:46Mme, comment s'appelle cette boîte ici ?
00:53:50C'est un commissariat de police.
00:53:53Commissariat de police ?
00:53:54Comme l'endroit où on s'arrête les gens.
00:53:57C'est drôle, cette idée-là.
00:53:59Quand je rencontre ça, allez-vous pour moi.
00:54:03Commissariat de police.
00:54:05Ben, venez, je connais un endroit encore mieux.
00:54:06Juste à côté.
00:54:08Vrai ?
00:54:09Vrai.
00:54:10D'accord.
00:54:11Mais on en aime la petite avec nous.
00:54:13Elle me plaît bien.
00:54:14Allez-vous pour.
00:54:16Je suis très sérieux.
00:54:18Je ne peux tout de même pas l'assommer.
00:54:30Mène-la à la permanence, je vais prévenir le patron.
00:54:32D'accord.
00:54:32Suivez-moi, mademoiselle.
00:54:41Bon, merci, je viens.
00:54:43Je vous prie de m'excuser quelques instants.
00:54:45Essayez, mon cher, de l'aider à réfléchir.
00:55:02Mademoiselle, vous n'avez toujours rien à nous dire ?
00:55:05Elle est comme ça depuis tout à l'heure.
00:55:07Où alliez-vous à Neuilly ?
00:55:10Chez qui ?
00:55:14Bien, dans ce cas, la brigade criminelle
00:55:16continuera l'enquête à ma place.
00:55:18Je l'épreuve bien de venir vous chercher
00:55:20et de vous emmener au Quai des Enfèvres.
00:55:21Non.
00:55:23Je vous parlerai.
00:55:25Mais à vous seule.
00:55:34Je ne veux plus être mêlée à cette histoire.
00:55:35Je ne veux plus.
00:55:36Voilà, voilà, voilà.
00:55:38J'ai tout fait pour le sauver.
00:55:40Mais ne m'aime pas.
00:55:42Depuis quand, vous le connaissez-vous ?
00:55:44Depuis mon arrivée à Paris.
00:55:48Et vous deviez vous marier bientôt.
00:55:52Dans un mois.
00:55:55Ma mère ne voulait pas, mais j'avais décidé.
00:56:00Un jour, j'ai découvert qu'il fabriquait des faux billets.
00:56:03Votre fiancée ?
00:56:05Oui.
00:56:06Il m'a dit qu'il faisait ça pour payer ses dettes.
00:56:09Moi, j'étais comme folle.
00:56:11Je voulais l'empêcher d'aller en prison.
00:56:13J'ai essayé de récupérer les billets chez les commerçants.
00:56:16Je ne savais plus quoi faire.
00:56:18Je ne savais plus.
00:56:20Alors, j'ai envoyé un mandat à la Banque de France.
00:56:22À la Banque de France ?
00:56:24Oui.
00:56:25Il avait fabriqué 23 billets de 100 francs.
00:56:27Alors, j'ai envoyé 230 000 francs à la Banque de France.
00:56:30Pour la dédommager.
00:56:32Pour la dédommager.
00:56:34Pour la dédommager.
00:56:34Oui, monsieur le commissaire.
00:56:40Voici le récipitier délivré par la poste.
00:56:43Bien sûr, je n'ai pas inscrit mon nom comme expéditrice.
00:56:46J'ai mis Durand, avenue Foch.
00:56:49La Banque de France.
00:56:51C'est alors la fiancée d'un faux serre remboursant à la Banque de France.
00:56:56Oh, ne vous moquez pas de moi.
00:56:58Je ne me moque pas de vous.
00:56:59Au contraire, je vous félicite de votre geste.
00:57:03Bon, eh bien, nous vérifierons.
00:57:06Où avez-vous trouvé l'argent pour le mandat ?
00:57:09Je suis allée à Bordeaux et j'ai demandé à maman.
00:57:16Votre fiancée est dans le bureau d'à côté.
00:57:19Mais c'est impossible.
00:57:20Il est parti cette nuit pour l'Italie.
00:57:22Il ne reviendra plus.
00:57:24Une voisine m'a tout raconté.
00:57:27Allô, Francin, faites venir Carabie.
00:57:29Carabie ?
00:57:30Eh oui.
00:57:31Mais Carabie n'est pas mon fiancée.
00:57:33Carabie n'est pas...
00:57:34Mais alors, qui est votre fiancée ?
00:57:36Renato.
00:57:37C'est son prénom et c'est aussi le nom sous lequel il peint.
00:57:39Il a habité quelque temps chez Carabie avant de trouver une chambre à Neuilly.
00:57:42Et il a donné de faux billets à Carabie ?
00:57:44Oui, trois ou quatre, en lui racontant qu'il avait joué au tiercé en son nom et qu'il avait
00:57:48gagné.
00:57:49Et la plaque qui servait à la fabrication ?
00:57:52Renato savait que Carabie n'ouvrait jamais sa boîte aux lettres.
00:57:54Ah oui, c'est bien que Carabie...
00:57:55C'est un type formidable.
00:57:57Il n'est pour rien dans tout ça.
00:57:59En partant, Renato ne vous a pas laissé un mot ?
00:58:03C'est sa voisine à Neuilly qui vous a annoncé son départ pour l'Italie.
00:58:08Oui, il m'a fait dire par elle que lui et moi, c'était plus possible.
00:58:17Et alors, petite sœur ?
00:58:18Ça va ?
00:58:20Mettez-vous à la machine, on va enregistrer la déclaration de Mademoiselle.
00:58:27Moi, Gabrielle Laffont, né le...
00:58:313 juin 1942.
00:58:323 juin 1942.
00:58:34À Bordeaux.
00:58:35À Bordeaux.
00:58:36Domicilier...
00:58:3717 rue Pierre-Grenier.
00:58:3817 rue Pierre-Grenier.
00:58:41Déclare avoir rencontré le dénommé Renato.
00:58:47Artiste, peintre de profession.
00:58:50Le...
00:58:50Non, non, mais c'est environ.
00:58:53C'était le mois d'avril.
00:58:55Le 19.
00:58:58À 5 heures de l'après-midi.
00:59:01Bois de Boulogne.
00:59:03J'avais acheté des cacahuètes pour en donner aux canards.
00:59:08Il m'a dit en riant,
00:59:10gardez-moi quelques-unes.
00:59:12J'ai encore plus faim que vos canards.
00:59:16Et alors ?
00:59:18Déclare avoir rencontré le dénommé Renato,
00:59:23artiste, peintre de profession,
00:59:25le 19 avril de cette année,
00:59:27au Bois de Boulogne.
00:59:29Vous ne mettez pas les détails ?
00:59:32Non.
00:59:34C'est dommage.
00:59:38Oui.
00:59:48J'ai encore plus faim que je ne mettez pas les seizures.
01:00:38...
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