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00:00Saffron et Akinodofi, que voulez-vous pas après ?
00:02Ah, les marchés de Provence de Gilbert Bécaud,
00:06puisque je le rappelle, nous sommes à Aubagne,
00:09en direct du tabac du Pain Vert, 19 avenue Roger Salingro.
00:13Ça se remplit et vous êtes évidemment les bienvenus
00:16pour venir parler au micro de Des Vraies Voix Font Parler la France de Sud Radio.
00:21Ah bah tiens, nous ont rejoint des auditeurs fidèles,
00:25ils sont venus notamment de Marseille.
00:27Bonsoir Jean-Pierre.
00:28Bonsoir.
00:28Ah, pour parler dans le micro.
00:30Sinon ça va pas.
00:31Bonsoir.
00:31Ah bah merci d'être venu, Marseille 9ème arrondissement, c'est ça ?
00:35Exactement, à Sormiou.
00:36À Sormiou, on va en parler un peu tout à l'heure.
00:38On a Marseille 5ème arrondissement.
00:40Bon c'est pas très loin, vous êtes venu.
00:42Bonsoir Jacques.
00:43Bonsoir, merci pour votre invitation.
00:45Marseille, Chave.
00:46Eh bien écoutez, avec grand plaisir.
00:48Et on a également Johan qui vient de Malmort,
00:51alors là c'est un peu plus vers le nord.
00:53Enfin le nord des Bouches-du-Rhône, c'est quand même le sud.
00:55On reste en dessous à Avignon, on est bon.
00:57D'accord, ok.
00:58Bonsoir Philippe.
00:58Le nord commence en Avignon, c'est ça ?
00:59Oui, pour un sudiste, oui.
01:01Oui, alors que pour un Toulousain, le nord commence à Montauban.
01:04Chacun ses références géographiques.
01:06Et on a notre hôte qui nous reçoit délicieusement bien,
01:10Frédéric Pourchet, gérant du tabac du pain vert à Aubagne.
01:13Alors Frédéric, ça va ?
01:14Bonsoir, oui, très bien.
01:15Ces deux premières heures vous ont convenu dans votre tabac ?
01:18Ça se passe excellemment, c'est très bien.
01:21Alors, on va parler de tous, tous les sujets qui vous concernent.
01:24D'ailleurs, si vous voulez réagir, vous pouvez bien évidemment appeler le 0826 300 300,
01:29que vous soyez d'Aubagne, des Bouches-du-Rhône, de la région sud ou d'ailleurs.
01:33Et il y a un sujet dont vous, en tant que buraliste, vous voulez absolument parler, Frédéric.
01:38C'est la contrebande.
01:40Parce que c'est grave en France, mais il paraît qu'à Marseille, c'est quasi pire qu'ailleurs.
01:45Pourquoi ?
01:46Alors, je vais profiter, je vais faire un peu comme vous.
01:48Je vais prendre mon coup de gueule.
01:50Ah bah allez-y.
01:51Et mon coup de gueule, ça sera...
01:52Je n'ai pas posé droit d'auteur, donc vous pouvez y aller.
01:54Ça va, alors.
01:55Je vais prendre le coup de gueule et le coup de cœur.
01:57Ah bah parfait.
01:58Alors, pour le coup de gueule, oui, c'est la contrebande.
02:01Alors, Marseille est extrêmement touchée, mais il faut être honnête, c'est en train de partir absolument sur toute la
02:07France.
02:09Pour Marseille, c'est vrai que c'est vraiment impressionnant.
02:12Il y a énormément de baisse.
02:15La contrebande est quasiment de partout.
02:18Alors, tant que c'était à la limite du transfrontalier, c'était au pire des vraies cigarettes.
02:23Mais ce qui est en train de toucher, c'est carrément des fausses cigarettes où on se rend compte qu
02:27'il y a absolument de tout.
02:27De la mort au rat, des fausses cigarettes sont pleines de merde.
02:34Voilà.
02:34Donc, au niveau santé, pour ce qui est santé, c'est un peu limite.
02:38Et au niveau financier, l'État perd des milliards.
02:41Voilà.
02:42L'année dernière, c'est à peu près 4,3 milliards de perdus.
02:45Ah bah c'est énorme.
02:46Donc, de taxes et compagnie.
02:50Donc, voilà.
02:51Moi, ça sera vraiment mon coup de gueule.
02:53Mon coup de gueule, c'est qu'il faut arrêter ça.
02:55À un moment ou à un autre, on est en train de tuer tout le marché, y compris les débitants.
03:00Et en particulier, les petits débitants, ceux qui font notre maillage.
03:03Tous les petits villages, là où il ne reste plus rien, ni poste, ni machin, à part un débitant qui
03:08fait tout.
03:08Alors, moi, il y a une question que je voudrais vous poser.
03:10Je connais un petit peu Marseille.
03:13Il y a quelques années, quand j'allais du Courlieu Thau au Vieux-Port, vous voyez à peu près où
03:17c'est,
03:18je traversais un coin qui s'appelait Noailles, il me semble, c'est ça ?
03:21C'est par là ?
03:22Et là, je ne comprenais pas, parce qu'il y avait carrément les étals, avec toutes les marques de cigarettes.
03:27Alors, il y avait écrit, je ne sais pas, en polonais, en espagnol, en serbe, en portugais, en ce que
03:33vous voulez,
03:34qui étaient posés sur les étals, mais comme, je ne sais pas moi, des haricots, des pommes de terre ou
03:40des carottes.
03:40Et je voyais à les forces de l'ordre passer, et personne ne disait rien.
03:45Est-ce que c'est encore le cas ou pas ?
03:48Pour ce qui est de Marseille, les marchés, oui, c'est encore le cas.
03:53C'est plus caché, c'est quand même un peu plus caché, des efforts ont été faits dans d'autres
03:59villes.
04:00Marseille, écoutez, il ne faut pas parler de politique, donc on ne parlera pas du maire,
04:04mais voilà, les choses font ou ne font pas.
04:08Ça dépend aussi beaucoup du maire.
04:10Moi, il faut avouer que, bon, sur Aubagne, on a été à peu près suivi, au niveau des alimentations, pour
04:15les fermer, etc.
04:16Donc, là-dessus, la police se tourne, donc je ne vais pas me plaindre, même s'il y en a,
04:22de toute manière, c'est devenu...
04:23En fait, ce qui se passe, c'est que le monopole du tabac, maintenant, il est dans la rue.
04:27C'est plus du tout, voilà.
04:29Là, on a parlé de Marseille, parce que c'est une nouvelle ville, et que moi, ça m'avait beaucoup
04:33choqué, il y a 20 ans.
04:34Et c'est toujours le cas.
04:37Mais il y a 20 ans, on était les seuls.
04:39Maintenant, nous, ça a augmenté, mais toutes les autres villes subissent.
04:45Alors, on me donne un chiffre, en même temps, si mon téléphone veut bien remarcher,
04:49c'est que selon le bilan annuel des douanes 2024, les cigarettes de contrefaçon représentent 19% des cigarettes saisies,
04:56soit 8,5 fois plus qu'en 2020, alors c'est complètement fou,
05:00ce constat place la France en tête des pays d'Europe touchés par ce fléau,
05:05représentant près de 50% de la contrefaçon de cigarettes au sein de l'Union Européenne.
05:10On est vraiment les bonnets d'âne ?
05:11Ah, on est les...
05:12Non, il faut être optimiste, on est les meilleurs.
05:16Mais pas où il faut.
05:18Comme d'habitude, je veux dire, ça c'est la France.
05:20Vous êtes d'accord avec ça ? Tiens-Jacques, vous voulez réagir ?
05:23Vous connaissez bien, par exemple, ce quartier, mais c'est pas le seul.
05:25Alors, je m'y rentre très souvent pour faire quelques courses, pour prendre un café sur le port.
05:30Alors, Philippe, vous disiez tout à l'heure qu'il y a quelques années, il y avait des vendeurs de
05:35cigarettes,
05:36des vendeurs de...
05:36Ah, il fait l'horitaille, clairement.
05:37Voilà. Eh bien, rien n'a changé. Rien n'a changé.
05:39Si ce n'est qu'avant, il y avait des vendeurs de cigarettes sans caméra,
05:42et maintenant, il y a des vendeurs de cigarettes sous les caméras,
05:45et à côté de la police qui tournent et qui les regardent,
05:49ou qui jouent au Game Boy dans le fourgon.
05:51Bon, alors, je ne veux pas imputer les policiers, c'est peut-être pas de leur faute,
05:54on ne leur donne peut-être pas les ordres pour intervenir,
05:56mais il y a toujours une dizaine de vendeurs à proximité du bureau de tabac,
06:00il doit être très content parce que lui, il paye des impôts et vend moins de cigarettes.
06:05C'est hallucinant. Johan veut réagir.
06:07Moi, c'était plus une question parce que vous êtes au plus près du marché.
06:12Est-ce que, puisque Philippe a dit, c'est surtout depuis 2020,
06:16est-ce que ça a augmenté depuis 2020 ?
06:20La contrebande de cigarettes, ça existe, je me souviens, pareil aussi,
06:23quand j'étais petit, je n'habitais pas très loin de Noailles, et je le voyais aussi.
06:27Mais c'était la question, c'est aussi depuis 2020 qu'on a le prix du paquet de cigarettes
06:32qui a fortement augmenté aussi.
06:34Oui, c'est clair.
06:35Mais on ne pousse pas les gens à ne pas fumer,
06:38on pousse les gens à prendre la marchandise qui n'est pas bonne.
06:41Le souci, il est là.
06:42L'augmentation de prix, la différence de prix, vous avez des prix en Espagne,
06:45c'est dans les 6 euros, nous, on est à 13 euros.
06:47Il y a un moment ou un autre, la santé, je veux bien, c'est vrai qu'il faut y
06:51faire.
06:52C'est vrai que c'est important.
06:54Maintenant, là, on part à l'inverse.
06:56Quand vous êtes en train de pousser les gens à se suicider,
06:59à prendre n'importe quoi, parce que c'est une question de prix.
07:01Un fumeur, il n'a pas nécessairement l'argent.
07:03Tout le monde est en train de morfler, parce que si on parle financièrement,
07:06tout le monde, qui que ce soit, qui que ce soit les couches,
07:09même un homme fumeur, tout le monde ne s'en sort plus.
07:12Donc là, c'est clair qu'on pousse des gens,
07:14puisque il est fumeur, à aller sur des marchés qui sont,
07:16non seulement illégaux,
07:18mais en plus tenus par des...
07:20Par des mafias, voilà.
07:22Je veux dire, c'est au même niveau que la drogue.
07:24Jean-Pierre veut réagir.
07:26Oui, juste quelques mots, effectivement.
07:28Vous êtes marseillais, en plus.
07:30Je suis marseillais depuis, j'ose pas dire depuis combien de temps.
07:34Oui, il y a prescription, là.
07:36En fait, moi, j'ai toujours vu ça,
07:38aussi loin que je me souvienne,
07:39puisque j'allais acheter, moi, du poisson,
07:42sur ce marché-là,
07:44et du vrai poisson, voilà.
07:46Il n'y a pas une sardine qui bouffe le porc.
07:47Tu avais bouché le porc, bien sûr, c'est bien connu à Marseille.
07:50Je la sentais arriver.
07:52Mais effectivement, ça empire.
07:54Et moi, je voudrais faire un pas de côté
07:55par rapport au débat que nous avons,
07:57mais c'est juste pour poser le débat autrement.
08:00Si on fait une assimilation avec le marché de la drogue,
08:03on n'arrête pas de dire qu'il faut légaliser,
08:05comme ça, ça fera hanter des taxes.
08:07Je laisse ça à la pure réflexion des uns et des autres,
08:10parce qu'on voit bien que là, il y a des tabacs,
08:12c'est légal, ça crée des taxes.
08:14Et puis, finalement, il y a du commerce illégal quand même.
08:17Alors, il y a une question que je voudrais poser à Frédéric Pourchet,
08:19qui nous a dit quelque chose très juste.
08:22C'est 4 milliards d'euros, c'est ça ?
08:244 milliards d'euros, je vous fais un truc de tête,
08:26c'est le budget de l'ADEME,
08:27l'Agence de la Défense de l'Environnement
08:28et de la Maîtrise de l'Énergie.
08:30Alors, non mais il y a une question que je me pose.
08:32L'État perd 4 milliards.
08:34C'est une somme considérable.
08:37Les gens vendent à la sauvette,
08:40mais c'est même pas à la sauvette,
08:41ils posent leur étal,
08:42et vous dites que les forces de l'ordre ne font rien.
08:44Vous qui êtes buralistes,
08:46vous connaissez les gens du syndicat des buralistes,
08:48la Confédération des buralistes,
08:50c'est avec elle qu'on est ici,
08:52je pense qu'ils doivent dire au pouvoir public,
08:54mais pourquoi est-ce que vous ne faites rien ?
08:57Et qu'est-ce qu'on leur répond dans ces cas-là ?
08:58Parce que là, je trouve ça surréaliste.
09:02Alors, pour ce qui est des douanes, par exemple,
09:07les douanes au niveau de Marseille,
09:08il y a un nouveau directeur qui est très bien.
09:12C'est pas d'ailleurs pour ça qu'il y a une forte augmentation,
09:14puisque le marché y était toujours...
09:16Mais maintenant, on va saisir.
09:17Il y a beaucoup plus de recherches,
09:18il y a beaucoup plus de saisies,
09:19on n'a pas eu tout à se plaindre.
09:21Les douanes d'Aix aussi,
09:22donc au niveau des douanes,
09:23on n'en a pas de soucis.
09:25Maintenant, il faut qu'ils aient le pouvoir
09:28et les personnes.
09:30Donc, peut-être qu'avec du personnel,
09:32ils s'en sortiraient mieux.
09:33Pour ce qui est de la police municipale sur Marseille même,
09:37ça dépend de la mairie.
09:38Voilà, donc on ne peut pas...
09:41On le sait, on s'en plaint,
09:43la Confédération est le premier à se plaindre dessus.
09:45On a demandé, on a écrit plusieurs fois au maire de Marseille pour être reçu.
09:50Bon, c'est des fins de non recevoir.
09:54Donc voilà, pour ce qui est des municipales,
09:57ils n'ont peut-être pas le pouvoir aussi,
09:59le souci, il est là.
10:01Excusez-moi, mais là, ça c'est du régalien.
10:02Les douanes, la police,
10:04ce n'est pas du municipal.
10:05Et puis les 4 milliards de pertes,
10:07ce n'est pas pour le conseil départemental
10:09ou le conseil régional,
10:11c'est pour l'État.
10:12Mais je vais même vous dire,
10:124 milliards, c'est le minimum,
10:14parce qu'on ne prend que 20%,
10:15mais on ne prend pas 20%.
10:16Lorsqu'il y a eu le Covid,
10:18tout le monde était fermé.
10:19L'augmentation des cigarettes,
10:21ça a été 30% de vente.
10:23L'augmentation sur la France,
10:24c'est 30% de vente.
10:26Vous rajoutez à ça maintenant
10:28les cigarettes de contrebande
10:30qui sont fabriquées dans des usines
10:31un peu d'un côté et de l'autre.
10:32Des usines qui appartiennent à des mafias,
10:34notamment, on en a parlé.
10:35Et celles où justement,
10:36il y a n'importe quoi,
10:38on est facilement dans les 35,
10:39voire 40% de contrebande.
10:42Sans aller chercher plus.
10:43C'est donc beaucoup plus que les 20% qu'on annonce.
10:45Le chiffre le plus gros qui est donné,
10:47alors je vais vous parler à la Marseillaise.
10:48Pour nous, c'est quasiment dans les 9 milliards
10:51qui disparaissent.
10:529 milliards, c'est colossal.
10:53Oui, c'est des sommes.
10:55Ce n'est pas en plus le souci,
10:56ce n'est pas non plus le tabac,
10:58c'est sur tout qu'on est en train de perdre.
11:00Il y a le tabac,
11:01mais il y a aussi toutes les entreprises
11:03qui exportent et qui se font ruiner
11:04parce que l'énergie est trop chère.
11:07La France est en train de suicider
11:09tous ses commerçants et toutes ses entreprises.
11:12Ou ses employés, tout le monde.
11:13Pour moi, on part sur du suicide.
11:15On va continuer à en parler
11:17dans quelques instants.
11:18On fait une courte pause.
11:20Tiens, vous voulez réagir avec nos amis
11:21d'Aubagne, de Marseille,
11:23de Malmort, d'un peu partout
11:24qui sont avec nous ?
11:25Il y a toujours le même numéro,
11:27le 0 826 300 300.
11:29On se retrouve dans quelques instants.
11:31Sud Radio.
11:32Parlons vrai.
11:32Parlons vrai.
11:33Sud Radio.
11:33Parlons vrai.
11:34Sud Radio.
11:34Parlons vrai.
11:35Philippe David.
11:37Et nous sommes en direct d'Aubagne
11:39depuis le tabac du pain vert
11:41où Frédéric Porchet nous reçoit royalement.
11:44Où ça veut vraiment beaucoup débattre.
11:46Vous voulez participer au débat ?
11:48C'est le 0 826 300 300.
11:50On a parlé de la contrebande
11:52à quelques jours des municipales.
11:53Mais il y a une chose
11:54qui vous touche beaucoup,
11:55Jean-Pierre.
11:56Et vous avez décidé d'en parler
11:57bien près de la bouche.
11:59C'est la désertification des centres-villes.
12:01Et vous, ces dernières années,
12:02vous avez vécu dans une très grande ville,
12:05Marseille,
12:05et une ville,
12:06on va dire moyenne grande,
12:0840 000, 45 000 habitants,
12:09je crois,
12:10qui n'est pas très loin d'ici,
12:11qui s'appelle la Ciota.
12:13On vous écoute.
12:13Tout à fait.
12:15Eh bien, dans les deux cas,
12:16les deux cas ne sont pas tout à fait comparables.
12:19Mais disons que lorsqu'il y a
12:20la possibilité de stationner
12:22pour pas cher,
12:22voire gratuitement,
12:24curieusement,
12:25il y a des commerces.
12:26Lorsqu'on peut arriver,
12:28se poser,
12:29faire ses courses,
12:29déposer ses enfants quelque part,
12:31calmement, tranquillement,
12:32sans être verbalisé
12:33tous les cinq minutes,
12:35curieusement,
12:35les commerces fonctionnent.
12:37Eh bien, vous prenez ça,
12:38vous faites l'équation inverse,
12:39vous allez dans le centre-ville de Marseille,
12:41vous n'y accédez pas,
12:42les parkings sont à 5 euros
12:43de l'heure.
12:44Donc, ça coûte aussi cher
12:45de faire ses courses
12:46que de stationner.
12:47Donc, les commerçants ferment,
12:49les fréquentations sont mauvaises,
12:52l'accès n'est pas bon.
12:53Et qu'est-ce qu'on a fait
12:54par-dessus le marché ?
12:56On a créé à proximité,
12:57notre commerçant d'Aubagne
12:59est bien placé pour le savoir,
13:00des centres commerciaux énormes
13:02qui attirent,
13:03comme des aimants,
13:05tous les gens qui allaient
13:07auparavant dans les centres-villes.
13:09Donc, on a sorti
13:10trois armes de destruction massive
13:11contre les centres-villes.
13:12Et aujourd'hui,
13:13on se plaint du fait
13:14que les centres-villes,
13:15il faille les réaménager,
13:17les reconditionner,
13:18les rénover
13:19et investir des milliards.
13:21Alors qu'en fait,
13:21on a fait le contraire,
13:22peut-être,
13:23de ce qu'il aurait fallu faire.
13:24Et il y a une chose à faire,
13:26une chose,
13:26si on veut commencer
13:27par une chose simple,
13:28c'est baisser le prix
13:30des stationnements
13:31dans les centres-villes
13:32pour faire revenir
13:35les automobilistes
13:36un petit peu
13:37dans les centres-villes.
13:37Je suis à contre-courant
13:38de tout ce qui se dit.
13:39Mais vraiment,
13:40pour moi,
13:40c'est le nerf de la guerre.
13:41On ne va pas faire ces cours
13:42sans transport en commun.
13:43On parle de tout.
13:44Johan,
13:45qui va répondre à Jean-Pierre.
13:47Oui,
13:48même pour compléter,
13:49il parlait de places
13:51de stationnement
13:52qui sont hors de prix.
13:53Quand le stationnement
13:54et l'accès à la circulation
13:56des véhicules
13:56est autorisé,
13:57parce que tu as
13:58de plus en plus aussi
13:59de centres-villes
13:59où l'accès
14:01est uniquement piéton,
14:02comme les ZFE,
14:03effectivement,
14:05où tu n'as pas le droit
14:06d'aller en voiture.
14:07Et effectivement,
14:08ça devient de plus en plus compliqué
14:09d'avoir du commerce.
14:10D'avoir aussi du commerce
14:11de proximité,
14:12ça devient vraiment compliqué.
14:13Tu parlais tout à l'heure
14:14de gros centres commerciaux.
14:16On se rend compte aussi,
14:18alors je connais bien Marseille,
14:20mais c'est quelque chose
14:20aussi que j'ai pu observer,
14:23que toutes les petites boutiques
14:24un petit peu artisanales
14:25ou en tout cas,
14:26toutes les boutiques
14:27qui ne font pas partie
14:29d'une grosse chaîne
14:30de magasins
14:31parce qu'elles ne peuvent pas
14:32se payer le loyer.
14:33C'est une question aussi
14:34de loyer des prix aussi
14:34qui sont excessivement chers.
14:37Et dans toutes les grandes villes,
14:38de Paris à Toulouse,
14:40à Strasbourg,
14:41à Brest,
14:42à Bordeaux,
14:42partout.
14:43Oui,
14:43vous avez une augmentation
14:46des loyers,
14:46notamment sur les dix dernières années,
14:49concernant le sud,
14:50mais je suis persuadé
14:51qu'il concerne aussi
14:52d'autres villes
14:52où les centres-villes
14:53ont complètement explosé
14:54et où les petits commerçants
14:56n'ont plus la possibilité
14:57de pouvoir payer le loyer
14:58et du coup,
14:59ce sont des grosses chaînes
14:59qui viennent s'implanter
15:01quand elles ne vont pas
15:02effectivement partir
15:02sur les centres commerciaux.
15:03Ou parfois qui ne vont pas bien,
15:04on en parle notamment,
15:05on a parlé tout à l'heure
15:06dans l'info en plus
15:07d'Alinéa,
15:08Aubagne,
15:08qui ne va pas très bien.
15:10Oui,
15:10il y a des grosses enseignes.
15:12Quand on voit le nombre
15:13qui ont fermé,
15:14IKKS,
15:15Sandmarina,
15:15etc.
15:17Dans une large mesure,
15:18la grande distribution
15:20va mal,
15:21au sens général du terme.
15:23C'est-à-dire,
15:23les gros supermarchés,
15:25les grosses enseignes
15:26vont mal,
15:28aussi par l'effet Internet,
15:30en ce moment,
15:31là,
15:32on va dévier du sujet.
15:33Mais il est vrai
15:34qu'il n'y a pas
15:35effectivement cette politique-là
15:37qui a été menée
15:37notamment dû à la circulation,
15:39à l'accès piéton
15:40ou à ce genre de choses-là.
15:41ont fait que
15:41les centres-villes
15:43sont effectivement
15:43de plus en plus désert
15:44et c'est triste,
15:45ça rend des zones
15:46vraiment tristes.
15:47Jacques de Marseille,
15:48même constat,
15:49les centres-villes
15:50à la Ciotat,
15:51mais c'est un peu
15:51partout en France.
15:52Oui, merci.
15:54Bon,
15:54chaque médaille
15:54a son revers
15:55et les zones piétonnes,
15:57effectivement,
15:58ont pénalisé
15:59la circulation
16:00des véhicules,
16:00mais elles ont du bon.
16:01Il faut reconnaître
16:02que les zones piétonnes,
16:03bon,
16:04ça,
16:04ça permet aussi
16:05de lutter contre la pollution
16:06et ça permet aux gens
16:08qui n'ont pas de véhicules
16:09de se promener
16:10tranquillement dans Marseille.
16:11Donc,
16:11c'est assez difficile
16:12de contenter tout le monde.
16:14Simplement,
16:14où je rejoins
16:15mes deux collègues,
16:17c'est que
16:18les places de parking
16:19sont très chères,
16:20on en supprime
16:21de plus en plus,
16:22donc là où on pourrait
16:23se garer,
16:24ça devient d'une part
16:25très cher
16:26et d'autre part
16:27très difficile
16:27parce qu'ils suppriment
16:28de plus en plus
16:29de places de parking.
16:30Après,
16:31autre parcours du combattant,
16:32vous vous rendez
16:33à l'orodateur
16:34et tout le monde
16:34a vécu cette situation.
16:36Vous commencez
16:36à bidouiller l'orodateur,
16:37il ne marche pas,
16:38il vous renvoie
16:39à l'autre,
16:40l'orodateur
16:40qui lui non plus
16:41ne marche pas.
16:43Et pendant ce temps,
16:43la voiture passe,
16:44vous met des prunes,
16:45donc vous devez écrire
16:46que vous vous êtes déplacé
16:48trois ou quatre fois
16:48pour trouver
16:49un orodateur qui marche,
16:50bon,
16:51il faut faire
16:52un parcours du combattant
16:53pour se faire rembourser.
16:55Donc,
16:55ces orodateurs,
16:56ces pompes à fring
16:57ne sont pas entretenus
16:58et je me demande même
17:00s'ils ne font pas exprès
17:01de ne pas les entretenir,
17:02comme ça,
17:03ils économisent
17:04le personnel de maintenance
17:05et ils mettent
17:06un peu plus de prunes
17:07aux usagers.
17:07Vous me permettrez
17:08d'avoir une pensée
17:09pour mon ami et collègue
17:10Frédéric Brindel
17:11de Sud Radio
17:11que vous retrouvez
17:12avec Thomas Binet
17:13tous les week-ends.
17:14Ce que vous lui racontez
17:15est arrivé
17:16à quelques centaines
17:17de mètres de Sud Radio,
17:18l'autorodateur ne marchait pas
17:19et il s'est pris
17:20une prune
17:21par la mitrailleuse APV.
17:23On t'embrasse Frédéric.
17:24Frédéric,
17:25justement,
17:25pas Brindel,
17:26mais Frédéric Pourgier,
17:27notre hôte,
17:29ça compte,
17:30vous avez vu,
17:31vous le centre,
17:32les centres de ville
17:32se désertifier,
17:33vos collègues
17:34pluralistes
17:34un peu partout
17:35en France,
17:35ils vous en parlent.
17:36Sur Marseille,
17:37par exemple,
17:37c'est vrai que vous avez
17:38la chambre du commerce
17:39qui fait des pieds
17:39et des mains
17:40pour essayer
17:40de revitaliser
17:42le centre-ville.
17:43On a eu avec le syndicat
17:45plusieurs réunions
17:46justement avec la CCI
17:47pour voir,
17:48pour essayer
17:48de revitaliser
17:49le centre-ville
17:50qui a été détruit.
17:52Et sur Aubagne,
17:53c'est pareil,
17:53c'est un peu...
17:55Oui,
17:56les trois quarts
17:57des commerces
17:57qu'on connaissait
17:58ont disparu,
17:58il ne reste plus
17:59quelque chose.
18:00Alors,
18:00le sujet
18:01de la désertification
18:02des centres-villes
18:03fait réagir au 0826 300 300.
18:05Bonsoir Paul.
18:07Bonsoir Philippe,
18:08bonsoir aux invités.
18:10Alors vous,
18:11vous êtes d'accord
18:12avec nos invités ?
18:13Tout à fait,
18:14tout à fait.
18:14On voit énormément
18:15de boutiques fermées.
18:17Et on voit
18:18que les boutiques,
18:19ceux qui ont eu les moyens,
18:20qui n'ont pas trop attendu,
18:21qui avaient gardé
18:22un peu de trésorerie,
18:23ils ont pu se déplacer
18:24dans les zones commerciales,
18:25autour des...
18:26dans les zones marchandes,
18:27autour des grands centres commerciaux.
18:29Oui.
18:30Mais en règle générale,
18:32ça a fermé,
18:33parce que bon,
18:33on ne peut pas y accéder
18:34en voiture,
18:35donc c'est très compliqué.
18:37Il faut se garer très loin,
18:39et donc il faut marcher,
18:40prendre un bus ou autre,
18:41et puis ils ne sont pas...
18:42C'est pas forcément assez maillé,
18:44donc ça,
18:44ça pose des problèmes.
18:45Et ensuite,
18:47les loyers en centre-ville,
18:49donc les commerçants
18:50n'ont pas eu d'autre choix
18:51que d'où se déplacer
18:52ou de fermer.
18:54Et on le voit,
18:55et puis c'est dommage,
18:55parce qu'on voit
18:56que les boutiques
18:57ne sont pas reprises,
18:58les boutiques fermées,
18:59et vous en avez dans toutes les villes.
19:01Et là,
19:01aujourd'hui,
19:01on entend parler
19:02de plans de revitalisation
19:03et autres.
19:04Les villes moyennes,
19:05la Ciota,
19:05c'est 40 et quelques mille habitants,
19:07mais dans des villes
19:07de 10 000 habitants aussi,
19:09ou même de 5 000.
19:10Voilà,
19:10moi je suis au Tégaron,
19:11donc à Gênes,
19:12au Nes et autres,
19:13on voit énormément
19:14de boutiques fermées,
19:15et c'est pas prêt
19:16de s'arrêter,
19:16parce que c'est une volonté politique.
19:17À un moment donné,
19:18le maire,
19:18il dit,
19:18bon,
19:19on va aller faire des zones
19:20pour que les gens
19:20puissent se garer
19:21pour aller dans les boutiques,
19:22pour aller manger au restaurant,
19:29les supermarchés
19:30se font la guerre entre eux,
19:31ils font toujours
19:31les prix les plus bas,
19:32ils crèvent tous les fournisseurs,
19:34et à un moment donné,
19:36c'est sans fin, quoi.
19:37On en a parlé tout à l'heure,
19:38d'ailleurs,
19:39quand on parlait d'Alinéa,
19:40c'est le commerce en ligne,
19:41où on peut acheter
19:42tout et n'importe quoi,
19:44venu de n'importe quel pays
19:46avec des normes
19:47qui ne sont même pas aux normes,
19:48et qui posent quand même question.
19:50Est-ce que là,
19:50il ne faudrait pas plus
19:51réglementer, Jean-Pierre,
19:52comme vous avez parlé,
19:53la désertification
19:54des centres-villes ?
19:55Moi, je pense que
19:56pour les grandes surfaces
19:58et les hypermarchés,
19:59il y a un problème
19:59de modèle économique aujourd'hui.
20:01C'est vrai aussi.
20:03On n'est plus
20:04simplement dans le fait
20:05de pouvoir bien se garer,
20:06on est dans le fait
20:07de celui qui achète
20:09sans se déplacer.
20:11Et les commerces de proximité,
20:13par contre,
20:14la devise,
20:14c'est qu'on va
20:15chez le commerçant de proximité,
20:16et c'est là qu'on a besoin
20:17de se garer
20:18et de se déplacer facilement,
20:20et d'être, je dirais,
20:21avec un accès facilité.
20:23Voilà, je sépare
20:24les deux sujets.
20:26Et pour moi,
20:27ils sont complètement différents.
20:29C'est complètement différent,
20:30mais c'est quand même
20:31un problème aussi
20:31d'urbanisme,
20:33et c'est aussi un problème,
20:33je crois,
20:34de société.
20:35Parce que, désolé,
20:36moi j'aime bien connaître
20:36mon commerçant,
20:37quand je vais acheter la baguette,
20:39lui demander combien il va,
20:41tiens, aujourd'hui,
20:41une bien cuite,
20:42parce qu'on a un ami
20:43qui vient
20:43qui me le pain bien cuite.
20:45Je pense que ça,
20:45c'est quand même
20:46un sujet de société,
20:47en plus d'être
20:47un sujet économique.
20:48Je suis entièrement d'accord,
20:49j'ai des amis proches
20:50qui pourtant ont des moyens,
20:52peuvent se déplacer,
20:53ont parfois des stationnements,
20:54et qui achètent...
20:55Parfois,
20:55ils vont voir dans les boutiques,
20:56les modèles,
20:57pour les commander
20:58par la suite sur Internet.
20:59Je leur réponds,
21:00je leur dis,
21:00mais il faut savoir
21:01ce que tu veux.
21:02Tu veux des commerçants
21:03de proximité
21:04ou tu veux que tout le monde meure ?
21:05Oui, ça c'est un vrai sujet.
21:06Il faut savoir ce que tu veux.
21:07Ça c'est un vrai sujet.
21:08Il faut choisir.
21:09C'est un vrai sujet.
21:10Mais la schizophrénie,
21:12parce que c'est un peu
21:13de la schizophrénie quand même,
21:14pose un peu problème,
21:15mais on les tous peut-être
21:16un petit peu quelque part.
21:17Allez,
21:18on est en direct d'Aubagne,
21:19depuis le tabac du Pain Vert,
21:2119 avenue Roger-Salingro.
21:23Vous voulez réagir comme Paul
21:24pour les prochains sujets ?
21:26Le 0826 300 300,
21:28on se retrouve tout de suite.
21:30Cette semaine,
21:31réveillez-vous avec Patrick Roger
21:33dans le Grand Matin Sud Radio.
21:35En direct d'Aubagne,
21:36nous sommes au bar du Pain Vert.
21:39C'est le quartier du Pain Vert d'ailleurs.
21:4119 avenue Roger-Salingro.
21:43Merci à Frédéric Ponchet
21:44de nous accueillir.
21:45Et nous avons avec nous
21:47Jacques, Johan et également Jean-Pierre.
21:50Jean-Pierre voulait parler
21:51de la désertification des centres-villes.
21:54Jacques, vous êtes un ancien marseillais,
21:56on peut dire qu'il y a quelques années
21:57que vous y êtes.
21:58Et vous voulez parler...
21:59Mais la jeunesse n'est pas un tâche,
22:01c'est un état d'esprit.
22:02C'est pas de moi.
22:03Et vous voulez parler, vous,
22:05des caméras de vidéosurveillance
22:06et du rôle des polices municipales
22:09un peu partout en France.
22:10Mais oui,
22:10à quelques jours de ces élections,
22:12tout le monde présente
22:13comme une panacée
22:14l'augmentation des caméras
22:15et plus d'agents municipaux.
22:18Ok.
22:19Alors, on recrute des agents municipaux,
22:20on recrute...
22:21Des policiers municipaux.
22:22Oui, des policiers municipaux.
22:24Mais qu'est-ce qu'on en fait ?
22:25Qu'est-ce qu'on en fait ?
22:26Donc, il serait peut-être judicieux
22:28de se dire
22:28est-ce qu'il y a plus de délits
22:30la nuit que le jour
22:31et est-ce qu'il y a des zones
22:32qui craignent plus que d'autres ?
22:33Bon.
22:34Moi qui vais souvent à Paris et à Lyon,
22:36le soir je rentre à pied
22:37parce que c'est très bon
22:38de marcher à mon âge.
22:39À tout âge.
22:40À tout âge.
22:42Philippe est en train
22:43de me déculpabiliser.
22:44Et avec 5 fruits et légumes
22:46par jour, c'est parfait.
22:48Donc, j'emprunte
22:50le boulevard du Gommier,
22:51le boulevard d'Athènes,
22:52les Allé-Léongues en bêta
22:53et ce sont des endroits
22:54qui craignent le plus.
22:56J'ai jamais croisé
22:57un policier municipal.
22:58Jamais.
22:59À 10h ou 11h du soir
23:00à la nuit tombée ?
23:01Jamais.
23:01J'en ai jamais vu un.
23:03Voilà.
23:03Donc, alors, c'est bien
23:04de les recruter
23:04mais il faudrait savoir
23:05ce qu'on en fait
23:06ou où on les met.
23:07Se donner des moyens,
23:07c'est bien
23:08mais qu'est-ce qu'on fait
23:09de ces moyens ?
23:10Idem pour les caméras.
23:14permettent de délucider
23:15des enquêtes.
23:16Bon, quand elles sont placées
23:17en face des fenêtres des gens,
23:18je suis moins d'accord
23:19parce que vous ouvrez vos volets,
23:20il y a la caméra
23:21qui est en face.
23:22C'est super pour l'intimité.
23:23Voilà.
23:25Donc, utilisons nos outils
23:27judicieusement.
23:28Ah ben, vrai sujet.
23:29Johan, qu'est-ce que vous en pensez ?
23:32Vous avez la même analyse,
23:33vous, le rôle de la police municipale
23:35qui vient quelque part
23:36en complément de la police nationale
23:38et de la gendarmerie
23:39parce que rappelons
23:40qu'on a supprimé
23:41beaucoup de postes
23:41dans la police et la gendarmerie
23:42il y a quelques années.
23:43Alors, on a rembauché depuis
23:44mais il y a une question
23:45qui se pose.
23:46Oui, oui,
23:47il y a une vraie question.
23:49Il y a une vraie question aussi
23:50de la compétence
23:51de la police municipale
23:52dans la ville
23:54qui est donnée
23:56effectivement par la mairie.
24:00Et effectivement,
24:03la vraie question...
24:05La municipale,
24:06je la considère un peu
24:07comme à la nationale.
24:08C'est-à-dire que moi,
24:08je n'ai jamais trop fait
24:09la différence entre les deux.
24:10Dans mon approche
24:11en tout cas de l'agent
24:13du policier
24:14qui sont municipaux
24:15ou nationales,
24:16je le considère
24:17comme un policier
24:17et je ne me pose pas la question.
24:19Par contre,
24:21il est vrai que eux
24:21en tant qu'agents,
24:22que les policiers municipaux
24:23en tant qu'agents
24:23ont un périmètre d'action
24:27qui est relativement restreint,
24:28qui est déterminé aussi
24:29par la mairie.
24:30Ils ont des moyens d'action
24:31aussi qui ne sont pas les mêmes.
24:33Mais comme mon cher collègue,
24:36je n'ai jamais été non plus
24:37contrôlé par les municipaux.
24:38C'est un vrai sujet
24:40et c'est vrai
24:41qu'on se pose des fois
24:42la question
24:42« Ok, ils sont là,
24:44ils font un peu
24:44de contrôle d'identité,
24:46ils passent,
24:47on l'a dit tout à l'heure,
24:48des fois sur les marchés
24:49où il y a de la vente
24:50à souhaiter,
24:51bon,
24:51ils passent
24:51et ils ferment les yeux.
24:53C'est une vraie problématique. »
24:55Frédéric Pochier,
24:56c'est un plus
24:57les caméras de vidéosurveillance
24:58quand on est commerçant
24:59comme vous
24:59et la police municipale
25:01qui passe ?
25:02C'est un plus.
25:03Ce n'est pas une panacée,
25:04mais c'est un plus.
25:06C'est sûr.
25:06Après, maintenant,
25:07comme il disait,
25:10tout dépend,
25:11pour ce qui est
25:12de la municipale,
25:12ça dépend aussi
25:13énormément des maires.
25:15Donc la municipale,
25:16en général,
25:16applique ce que demande le maire.
25:18Si le maire demande
25:19de rien faire
25:19ou de rien voir,
25:21les types,
25:22ils passent la noix,
25:23ils ne voient rien.
25:24Voilà.
25:25Mais je pense
25:26que c'est plutôt
25:26plus des consignes
25:27qu'ils ont
25:28que pour voir nous,
25:29ça nous arrive assez souvent
25:30de discuter justement
25:31avec des municipaux
25:32ou avec la police nationale.
25:34Moi, je peux vous dire
25:34qu'on a eu beaucoup
25:35de policiers nationaux
25:36dans les vraies voix,
25:37en particulier sur Sud Radio
25:38en général,
25:39où ils nous disent
25:40nous, on en a marre,
25:41on arrête déjà 50 fois,
25:42ils sont libres le lendemain,
25:43voire le jour même.
25:44Voilà, il y a un gros souci
25:45au niveau de la justice.
25:46Jean-Pierre,
25:47c'est ce que vous pensez ?
25:48Vous aussi,
25:48le problème,
25:49il vient plus de la justice
25:50que des caméras de vidéosurveillance ?
25:52Alors, il y a deux points.
25:53Il y a des caméras,
25:54bien sûr,
25:55et puis il y a des personnes
25:58suffisamment nombreuses
25:59pour regarder les images.
26:01Oui.
26:01Première analyse.
26:02Et troisième chose,
26:05qui procède aux arrestations ?
26:06Donc, policiers municipaux
26:08ou nationaux,
26:09les compétences
26:09ne sont pas tout à fait
26:10les mêmes,
26:11mais aux gendarmes,
26:12lorsqu'on n'est pas
26:13dans les centres-villes,
26:14effectivement.
26:16la réponse alliée,
26:18comme vous venez de le dire,
26:19Philippe,
26:20la réponse judiciaire,
26:22j'ai bien l'impression
26:22que dans bien des cas,
26:23on l'attend,
26:24et on l'attend depuis un moment.
26:26Oui.
26:26On l'attend avec fermeté,
26:28efficacité,
26:29et la réponse,
26:30pour l'instant,
26:31n'est pas à la hauteur.
26:32Johan,
26:32et on repart au 0826 300 300.
26:35Juste sur la partie des caméras,
26:38les caméras de surveillance
26:41ne sont pas consultables directement,
26:43c'est sur ordonnance d'un juge.
26:44Oui.
26:45S'il y a eu un crime ou un délit.
26:46S'il y a eu un crime ou un délit.
26:48Donc,
26:48elles peuvent avoir un effet dissuasif,
26:51et encore,
26:52bon,
26:52maintenant,
26:52c'est de moins en moins le cas,
26:54mais c'est surtout qu'après l'accès
26:55à l'enregistrement,
26:56si effectivement,
26:57il y a un crime ou délit
26:58qui a été manifeste
27:00et montré,
27:01prouvé,
27:02etc.,
27:02que la plainte a été à donner suite,
27:04etc.,
27:04aussi,
27:05si elle a bien été reçue
27:06et qui donne naissance
27:08à une ordonnance d'un juge,
27:09Oui,
27:09parce que si elle est classée sans suite,
27:11c'est...
27:11Il y a personne qui verra
27:12les enregistrements,
27:13caméra ou pas caméra.
27:16Alors,
27:17ça réagit...
27:17Vous voulez réagir
27:18parce qu'on repart au 0826 300 300,
27:20Jean-Pierre.
27:20Juste une petite incise,
27:21on a quand même vu récemment à Lyon
27:23que les caméras de surveillance,
27:25quand même,
27:25ça sert.
27:26Oui,
27:26ça c'est clair,
27:27ça peut permettre d'avoir des preuves.
27:28Allez,
27:29direction le 0826 300 300,
27:31le débat fait réagir,
27:32et c'est amusant,
27:34on a un policier municipal
27:35qui nous appelle.
27:36Bonsoir Achour.
27:39Bonsoir messieurs.
27:41Alors,
27:42qu'est-ce que vous pensez
27:42de ce que disent
27:44nos vrais voix,
27:45nos citoyens
27:46qui sont venus parler ce soir
27:47au micro des vrais voix
27:48qui font parler la France
27:49sur Sud Radio ?
27:50Vous faites la même analyse,
27:51vous,
27:51grosso modo ?
27:53Dans l'ensemble,
27:54oui et non.
27:56Bon,
27:56là,
27:57je viens d'arriver
27:58parce qu'on m'a proposé
27:59d'intervenir à l'antenne,
28:00donc j'ai abordé le sujet
28:02un peu depuis à peine 5 minutes,
28:04on va dire.
28:05Maintenant,
28:06j'entends des choses concrètes,
28:09des choses vraies,
28:10et des choses qui sont un peu,
28:11on ne va pas dire fausses,
28:13mais oui,
28:15c'est vrai que de nos jours,
28:16il y a des personnes
28:17qui voient la police municipale
28:18différente de la police nationale,
28:20comme le monsieur,
28:21là,
28:21qui vient d'intervenir,
28:22qui disait
28:22qu'il ne fait pas la différence.
28:24Maintenant,
28:24le sujet lié
28:25à l'utilisation
28:27de la vidéosurveillance,
28:28il y a deux types
28:29de vidéosurveillance,
28:30il y a celle
28:30qui enregistre simplement,
28:32voilà,
28:33et souvent sous réquisition,
28:35selon des faits,
28:36un officier de police judiciaire
28:38nous appelle
28:38pour savoir
28:39si on a des caméras
28:40à tel endroit,
28:41d'accord,
28:41à partir de là,
28:43on peut leur dire
28:43oui à tel endroit
28:44et puis consulter les images
28:46et après,
28:47il y a bien sûr,
28:48comme dans des grandes villes,
28:49parce qu'il faut savoir
28:49que la police municipale
28:50est la première force,
28:54première police d'intervention
28:55dans une ville,
28:56parce que la nationale
28:57doit s'occuper de,
28:59ils ont de moins en moins
29:00de patrouilles
29:01et s'occuper de plusieurs,
29:02de plusieurs villes
29:03en même temps,
29:04et quand on a
29:05une police municipale
29:06qui est équipée
29:07de vidéosurveillance
29:08et qui en plus
29:09a des agents
29:0924 heures sur 24,
29:117 jours sur 7
29:12avec un visionnage
29:13instantané
29:14permettant
29:14de pouvoir identifier,
29:16voire identifier
29:17et intervenir
29:18immédiatement
29:19sur un flagrant délit,
29:22par exemple.
29:22Là, j'entendais justement
29:23que, par exemple,
29:24dans un marché,
29:25il voyait des gens
29:26qui étaient
29:27une personne,
29:27un individu
29:28qui voulait quelque chose,
29:30les agents voyaient
29:31laisser partir.
29:32Alors,
29:33laisser partir,
29:34oui ou non,
29:34tout dépend exactement
29:35du type d'effectifs,
29:36est-ce qu'ils sont armés,
29:37ils ne sont pas armés,
29:39est-ce qu'ils ont ordre
29:40d'intervenir
29:40ou de ne pas intervenir
29:41selon les circonstances,
29:43c'est plutôt dans ce sens-là
29:44qu'il faut dire les choses.
29:45Il faut se poser la question.
29:47Quand le monsieur,
29:48comme il vient de le dire,
29:49ils n'en ont rien à foutre
29:49et ils ont vu un mec partir
29:50et puis on laisse partir.
29:52Il n'a pas dit ça,
29:53il n'a pas dit
29:54qu'il n'avait rien à foutre,
29:55il répondait aux ordres,
29:56c'est ce que vous pensez aussi,
29:58Achour.
29:58Achour.
29:59Juste avant,
29:59il a bien dit,
30:01il a vu un individu
30:03voler,
30:04partir,
30:04la police municipale
30:05a laissé regarder,
30:07faire comme si
30:07rien n'était.
30:08Et après,
30:08il y a les ordres
30:09qui sont donnés
30:10par le maire
30:11qui dit
30:11non,
30:11je ne veux pas
30:12que vous prenez de risque
30:12selon l'effectif,
30:14selon les types d'individus
30:15parce qu'on sait de nos jours
30:16selon les moyens
30:17de la police municipale
30:18parce qu'il y a
30:19les prérogatives
30:20et les moyens,
30:21c'est ça qu'il faut faire
30:21la différence.
30:22Les prérogatives,
30:23c'est ce que peut faire
30:24un policier municipal
30:25par rapport
30:26à la nationale
30:27qui,
30:28elle,
30:28peut majoritairement
30:30tout faire
30:30et ce qu'elle ne peut pas faire,
30:32c'est-à-dire
30:32dans le cadre
30:33du contrôle d'identité
30:34ou du relevé d'identité
30:35selon si c'est
30:36du contraventionnel
30:37ou du délictuel.
30:38Et par exemple,
30:39quelque chose
30:39qui n'est pas logique,
30:41c'est par exemple
30:41la consommation de drogue.
30:43C'est du contraventionnel
30:45mais le policier municipal
30:46ne peut pas verbaliser
30:47par rapport
30:48au contraventionnel.
30:49Ce qui est totalement ridicule,
30:51il se doit de contacter
30:52un office de police judiciaire
30:53et voir exactement
30:55si on le maintient sur place
30:57et ils viennent
30:58et puis c'est eux
30:59qui procèdent
30:59à la verbalisation.
31:01Voilà,
31:01c'est plein de petites choses
31:02comme ça
31:02qui arrivent à un moment.
31:03Je pense qu'on se dirique pas
31:05en termes de prérogatives
31:06presque comme un national.
31:08À chaud,
31:09restez avec nous.
31:10Jacques,
31:10c'est vous qui avez décidé
31:11de parler des problèmes
31:12de police municipale
31:13et de vidéosurveillance.
31:14Mais quand on entend
31:15que quelqu'un
31:15qui se fait poisser
31:16à se faire un rail de coke
31:18dans la rue,
31:19il faut,
31:20si le policier municipal
31:21le voit,
31:21il ne peut rien faire
31:22parce qu'il doit aller
31:24avoir un officier
31:24de police judiciaire.
31:26Et on parle souvent
31:27du millefeuille administratif.
31:28Est-ce que le millefeuille
31:29de l'état de droit
31:30face à la délinquance
31:32et à la criminalité,
31:33il ne faudrait pas aussi
31:34un peu lui faire
31:35un choc de simplification
31:36comme disait François Hollande ?
31:38Bonsoir à chaud.
31:39Il n'est pas question
31:40bien sûr
31:41de faire porter
31:41à la police municipale
31:43tous les maux de la terre.
31:45Prenez mon micro.
31:46Allez-y.
31:47Parce qu'il y a un petit problème
31:48de contact dans celui-là.
31:49Allô ?
31:50Oui, allez-y.
31:50Bonsoir à chaud,
31:51je reprends.
31:52Donc il n'est pas question
31:53de faire porter
31:54à la police municipale
31:55tous les maux de la terre.
31:56Simplement,
31:57je regrettais,
31:58avant que vous soyez
31:59à l'antenne,
31:59je regrettais
32:00qu'on augmente
32:01le nombre de...
32:02Enfin, je ne regrettais pas
32:03qu'on augmente...
32:03J'étais content
32:04qu'on augmente
32:05le nombre de policiers
32:06municipaux,
32:07mais je pense
32:07qu'ils sont mal utilisés.
32:09Je disais à Philippe,
32:11à côté de moi,
32:11tout le monde sait
32:12qu'à Marseille,
32:13il y a des zones
32:13qui craignent
32:14et tout le monde sait
32:15qu'il y a plus de délits
32:16la nuit que le jour.
32:17Et ça dans toute la France.
32:18Et ça dans toute la France.
32:20Et moi qui rentre souvent
32:22de Lyon et de Paris,
32:22j'emprunte de...
32:23Bon, je marche un petit peu
32:25parce que c'est très bon.
32:26Eh bien,
32:26je n'ai jamais croisé
32:27dans les zones
32:28un peu délicates,
32:30un peu difficiles,
32:31un peu risquées,
32:31je n'ai jamais croisé
32:33un policier municipal.
32:34Alors, il n'est pas question
32:35de vous faire prendre
32:36des risques
32:36que vous ne devez pas prendre,
32:38mais ça pourrait avoir
32:39une force dissuasive
32:40et on parle beaucoup
32:41de police municipale.
32:43Est-ce qu'elle est trop occupée
32:44à mettre des prunes
32:45aux automobilistes
32:46ou à d'autres fonctions ?
32:47Je ne sais pas,
32:47mais on n'en voit pas
32:48dans les endroits dangereux,
32:49on n'en voit pas la nuit.
32:50Johan veut réagir aussi,
32:51je crois.
32:52Allez-y, répondez à chaud.
32:56Allez-y, on vous écoute.
32:57Allez-y, à chaud.
32:58Oui, alors,
32:59là, vous vous posez la question,
33:00en fait,
33:01il y a des communes,
33:02par exemple,
33:03où le maire,
33:03parce que là, en fait,
33:04vous parlez de la décision
33:05du maire
33:06concernant l'utilisation
33:07de sa police municipale
33:08dans quel cas
33:08elle peut intervenir ou pas.
33:10Vous, vous êtes arrivé
33:11dans des villes
33:11où il y a des lieux
33:13qui sont nuisibles,
33:15liés à du trafic de drogue,
33:16à du squat,
33:17à tout genre,
33:17toutes sortes de choses
33:18qui peuvent troubler
33:19la tranquillité
33:20et l'ordre public.
33:22D'accord.
33:22Maintenant,
33:22il y a des polices municipales,
33:24croyez-le,
33:25comme des grandes villes,
33:26vous prenez,
33:27j'imagine,
33:29Montpellier,
33:29Nice,
33:30Évry-Courcoronne,
33:31tout ça,
33:31qui, eux,
33:32sont énormément à équiper.
33:33Et s'ils doivent intervenir,
33:35vous inquiétez pas,
33:36ils interviendront,
33:37quelle que soit la situation.
33:38Maintenant,
33:39je l'entends,
33:39selon les moyens,
33:40selon la capacité,
33:42selon la politique du maire,
33:44évidemment,
33:44il utilise sa police municipale
33:46qui dit
33:46je préfère que vous fassiez
33:47que du code de la route,
33:49que de la salubrité publique,
33:50que des points à école,
33:52que de la prévention,
33:53que de chercher
33:54à vous aventurer
33:56dans des lieux
33:57qui,
33:58moi,
33:58je ne veux pas
33:59prendre la responsabilité,
34:00par exemple,
34:01s'il arrive quelque chose.
34:02Parce que,
34:03et d'ailleurs,
34:04c'est pourquoi
34:04il y a beaucoup de maires
34:05qui refusent
34:06d'armer leur police municipale,
34:07parce que déjà,
34:08à partir du moment
34:09c'est de la décision du maire,
34:10c'est très bien de nos jours
34:12le cas de la légitimité France.
34:16Achour,
34:16parce qu'il y a
34:17Johan et Jean-Pierre
34:18qui veulent réagir
34:19brièvement
34:19ce qu'on doit faire
34:20d'une pause.
34:21Bonsoir Achour,
34:22merci pour votre intervention,
34:23vous m'apprenez des choses
34:24quant au fonctionnement
34:26de la police.
34:27Juste,
34:27si vous permettez,
34:29j'ai une petite question,
34:30vous qui êtes justement
34:31de policier vous-même,
34:34lorsque vous voyez
34:35qu'il y a des...
34:36je pense qu'on est policier
34:38par vocation,
34:39lorsque vous-même
34:39vous êtes témoin
34:41peut-être d'un événement
34:43délictuel
34:43ou contraventionnel
34:45et que justement
34:45vous avez cette...
34:48que vous êtes bridé
34:49en fait,
34:50au final,
34:50dans vos fonctions,
34:51est-ce que quelque part
34:52ça ne vous incite pas
34:54non plus
34:54peut-être à essayer
34:56d'aller au-delà
34:57ou en tout cas
34:57peut-être d'aller
34:58sur des positions
35:01peut-être de...
35:02j'allais dire,
35:03pardon,
35:04peut-être de monter
35:05sur de la police nationale
35:06ou en tout cas
35:06d'essayer de faire bouger
35:07les choses
35:08à votre niveau.
35:10Et on va faire réagir
35:11très vite également
35:11Jean-Pierre,
35:12avant de donner la parole
35:13mais très court à Achour.
35:13Jean-Pierre.
35:14Achour,
35:14j'ai l'impression
35:15d'entendre quelque chose
35:17que vous ne dites pas,
35:18alors dites-moi
35:18si je me trompe ou pas,
35:20est-ce que par hasard
35:21vous n'êtes pas
35:21en train de parler
35:22de la peur
35:23ou de l'angoisse
35:23de la bavure ?
35:24Alors,
35:26Achour,
35:27vous pouvez répondre
35:28à nos deux auditeurs
35:30par rapport au fait
35:31qu'on n'intervient pas
35:32sur ordre du maire
35:34par exemple.
35:36Tout dépend exactement
35:37de la situation
35:39qui se présente
35:40parce que là,
35:41on peut parler
35:41à la fois de discernement,
35:43c'est-à-dire,
35:43est-ce que selon l'effectif,
35:44l'équipage
35:45ou ce que demande le maire,
35:46s'il dit
35:47moi je ne veux pas
35:48que vous interveniez
35:49dans ces cas-là,
35:49faites le 17
35:50parce que voilà,
35:51il juge que sa police municipale
35:53ne veut pas l'utiliser pour ça
35:54ou même,
35:55j'ai même envie de dire
35:56selon les agents
35:57parce qu'il y a aussi
35:58les agents sur le terrain
35:59qui coquent selon l'appel
36:01et selon la situation
36:02et surtout,
36:04moi par exemple,
36:05je travaille dans une petite commune
36:07où on est quatre agents,
36:08trois municipaux
36:09et un ASVP.
36:11On n'est pas armé.
36:12Selon la situation
36:14et on a beaucoup
36:14une grosse communauté
36:15de gens du voyage,
36:16selon la situation,
36:18on sait exactement
36:18selon l'appel
36:19et là-bas
36:20qu'il faut intervenir.
36:21Bon,
36:21on appelle le maire,
36:22le maire il nous dit
36:22vous n'intervenez pas,
36:24vous appelez déjà
36:26le commissariat
36:27pour vous envoyer
36:27une patrouille en rapport.
36:28Vous voyez ce que je veux dire ?
36:29Parce qu'on connaît les risques
36:31et on sait très bien
36:31qu'on pourrait répondre
36:34mais on ne va pas prendre
36:34de risques.
36:35Vous voyez ce que je veux dire ?
36:36Maintenant,
36:36la peur par rapport
36:37au cas de la légitime défense,
36:39je pense que même
36:39la nationale,
36:41il faut dire les choses,
36:43limite,
36:44elle doit se dire maintenant
36:45quand il y a une situation,
36:47se dire mince,
36:48elle doit réfléchir
36:49en un certain temps,
36:50une certaine fraction de seconde,
36:51est-ce que je sors mon arme
36:52ou est-ce que je n'ai pas
36:52refusé mon arme ?
36:53Les policiers n'osent
36:54même plus aller de l'avant.
36:56Je prends un exemple
36:57d'être que j'ai observé
36:58une fois,
36:59dans la ville
36:59où que j'habite,
37:00il y avait un groupe
37:01de jeunes
37:02dans un petit parking
37:03d'école fermé
37:04avec juste un portail
37:05qui ouvre,
37:06donc c'est une enclave
37:06et il y avait un groupe
37:08de jeunes
37:08qui faisaient un barbecue,
37:10d'accord ?
37:10Qui faisaient un barbecue
37:11et qui écoutaient
37:14de la mue.
37:15Donc c'était...
37:17Ah !
37:18On a un problème
37:19de liaison a priori,
37:21la ligne avec Hachour
37:22a sauté a priori,
37:24ça arrive dans
37:25les lignes téléphoniques.
37:26Vous êtes bien
37:27dont les vrais voix
37:28font parler la France.
37:29On se retrouve
37:29dans quelques instants
37:30en direct du tabac
37:31Le Pain Vert
37:32à Aubagne
37:32pour la dernière ligne droite.
37:35Sud Radio
37:36Parlons Vrai
37:36Parlons Vrai
37:37Sud Radio
37:37Parlons Vrai
37:38Sud Radio
37:38Parlons Vrai
37:40Retour des vrais voix
37:41font parler la France
37:42pour la dernière ligne droite
37:43en direct d'Aubagne
37:44au tabac du Pain Vert
37:4619 avenue Roger Salingro
37:48à Aubagne.
37:49Très jolie ville,
37:50on est très bien accueillis
37:51par le patron du tabac
37:52Frédéric Pourchier.
37:53On est avec Jean-Pierre,
37:55avec Jacques,
37:56avec Johan
37:56et Johan,
37:57vous êtes un jeune papa.
37:59Eh oui,
37:59j'ai cette chance.
38:00Et vous voulez parler
38:02vous des problèmes
38:03d'accueil des enfants
38:04donc dans les crèches ?
38:06Ben oui,
38:06c'est un problème
38:07Les crèches,
38:08c'est logique ici
38:09comme c'est la ville
38:09des centons.
38:11Exactement.
38:12En plus.
38:13Alors c'est un problème
38:14qu'on a souvent
38:14en décembre d'ailleurs.
38:18Non, non,
38:19c'est une vraie problématique
38:20l'accueil des enfants
38:21en crèche.
38:22Alors c'est bien
38:22parce que je m'inscris
38:23dans la politique
38:24de renataliser la France
38:25comme ça.
38:27Ah oui.
38:28Oui,
38:28il y a eu une formule
38:29qui a fait florez.
38:30Il y a eu une formule
38:30à peu près quelque chose
38:31comme ça.
38:32Mais c'est une problématique
38:34que rencontrent beaucoup
38:35de parents
38:36et de jeunes parents.
38:37On arrive vers les 2-3 ans
38:40de l'enfant.
38:41Même avant,
38:41on essaie de le placer
38:43en crèche
38:43parce qu'il faut aller
38:44travailler aussi.
38:45Et on se retrouve soit
38:46devant des listes
38:47d'attentes interminables
38:48des fois qui ont 1 an,
38:492 ans, 3 ans d'avance.
38:50C'est-à-dire qu'il rentre
38:50en crèche à l'âge du CP ?
38:52Voilà.
38:53On n'est pas loué.
38:55On peut être aussi
38:57confrontés des fois
38:58aussi à des établissements
38:58qui ferment
38:59suite à une gestion
39:01malencontreuse
39:02ou alors l'absence
39:03parce qu'il n'y a plus
39:04assez d'enfants
39:06et donc on est obligé
39:07aussi de réduire
39:08ou alors tout simplement
39:10l'absence.
39:10Il y a des coins
39:11même dans le sud
39:12où effectivement
39:13il y a des petites villes
39:15ou des villages
39:15où il y a...
39:16J'ai retrouvé la formule.
39:17Le réarmement démographique.
39:18C'est ça.
39:18Ça y est.
39:19C'est mes revenus.
39:19Bravo.
39:20En temps de guerre en plus,
39:22c'est plutôt...
39:24Donc voilà,
39:25c'est un vrai sujet
39:25sur lequel
39:27j'aimerais que les mairies
39:29s'en emparent
39:31globalement
39:32sur l'accueil
39:33des plus faibles
39:33parce que ça touche
39:34aussi nos aînés.
39:36Moi, je suis plutôt
39:37concerné par nos jeunes
39:40et c'est un vrai sujet
39:41auquel aussi
39:43on doit faire face
39:43avant même
39:44de pouvoir penser
39:45à avoir un enfant,
39:46à se dire
39:47où est-ce que je vais pouvoir
39:47le mettre en crèche.
39:48Ça commence à devenir
39:49problématique.
39:49Est-ce que ça,
39:50c'est pas un vrai sujet,
39:51Jean-Pierre ?
39:51Vous avez eu des bambins
39:52ou pas ?
39:53Vous avez eu des problèmes
39:53pour les mettre en crèche ?
39:54J'en ai eu deux,
39:55mais effectivement,
39:56le plus grand a 27 ans.
39:58Mais je me rappelle quand même,
39:59malgré ce grand âge,
40:00que lorsque j'ai voulu
40:02l'inscrire en crèche
40:03juste après sa naissance,
40:04on m'a dit
40:04mais il fallait venir
40:05il y a un an.
40:06Et j'ai osé dire
40:08mais je ne savais pas
40:09quel soir j'allais le faire.
40:11Donc,
40:11ils avaient beaucoup rigolé
40:12mais c'était un peu ça
40:14déjà à l'époque.
40:14Il y a des crèches privées
40:15qui coûtent
40:16excessivement chères
40:17et il y a des systèmes
40:19d'assistance maternelle
40:21à domicile
40:21mais qui là aussi
40:22sont assez difficiles
40:24à, je dirais,
40:25à toucher
40:25et à avoir.
40:27Ça coûte horriblement cher
40:29tout ça.
40:30Donc,
40:30ça n'incite pas non plus
40:31à faire des enfants
40:32au réarmement
40:32comme dit Macron
40:33à propos de tout sujet.
40:35Réarmement démographique,
40:35absolument.
40:36Mais la réalité
40:36de cette question
40:38devrait être
40:39au centre des campagnes
40:41municipales.
40:42Ça,
40:43c'est un vrai sujet.
40:43Qu'est-ce que vous en pensez ?
40:44Vous avez eu des enfants
40:46qui sont grands,
40:47pas grands ?
40:47Oui,
40:48pareil,
40:48t'as que commerçant,
40:49les heures on les fait.
40:51Je n'ai pas eu le souci
40:52de crèche
40:52parce que j'ai eu la chance
40:53de pouvoir m'arranger
40:55mais c'est vrai
40:55que c'est d'ailleurs
40:56les plaintes
40:56de beaucoup de clientes.
40:58C'est très dur
40:59quand on travaille
41:00d'avoir une place
41:01en crèche
41:01ou d'obtenir.
41:03à la limite,
41:03il y a des fois
41:03il vaut même mieux.
41:05Malheureusement,
41:05on pousse les gens
41:06à arrêter de travailler
41:07plutôt que
41:08pour garder leurs enfants.
41:09Ça,
41:10c'est vrai.
41:10Donc,
41:10c'est vrai que c'est vraiment
41:11un gros problème là-dessus.
41:12Jacques,
41:13il y a un sujet
41:13dont vous voudriez parler,
41:14je ne sais pas,
41:15par exemple,
41:17il y a un sujet
41:18qui vous intéresserait
41:19dont on n'a pas encore parlé.
41:20Il nous reste
41:20à peine 5 minutes.
41:22Pour rebondir
41:22sur les crèches,
41:24mon collègue
41:24va être rassuré
41:25parce que tous les candidats
41:27proposent de construire
41:28des crèches,
41:29des écoles,
41:30des bonnes.
41:30C'est le bonheur
41:31dans quelques jours.
41:32Alors,
41:32n'oublions pas
41:33qu'on va voter
41:34sur des promesses.
41:35Oui.
41:35Alors,
41:35les plus clivantes
41:36seront dans la plupart
41:38des cas réalisées.
41:39Celles qui font consensus
41:40traîneront un peu la patte.
41:41D'accord,
41:42mais c'est vrai
41:42que c'est quand même
41:43un sacré sujet
41:43parce que les maires,
41:44faut-il le rappeler,
41:45ils s'occupent
41:46de la vie de tout le monde,
41:47du tout petit âge,
41:49c'est-à-dire les crèches,
41:50jusqu'au troisième âge
41:51parce que c'est souvent eux
41:52qui s'occupent notamment
41:53de nos aînés, non ?
41:54Jean-Pierre veut réagir.
41:56La mairie
41:57et toutes les municipalités
41:59ont en charge
41:59la petite enfance.
42:00Absolument.
42:01Donc,
42:01les crèches,
42:02mais aussi...
42:03Plus les maternelles,
42:04les écoles primaires.
42:05Plus les écoles primaires.
42:06Donc,
42:06c'est un secteur
42:07à part entière
42:07dans les villes.
42:08C'est souvent,
42:09au niveau des agents municipaux,
42:11un des premiers postes
42:12de dépense
42:12avec l'hospitalisation.
42:15Et par rapport à ça,
42:16il n'y a jamais
42:17assez d'argent.
42:18Et le vrai sujet aussi,
42:20c'est comment est-ce
42:20qu'on arrive à acheter
42:22des locaux,
42:24à les mettre aux normes.
42:25Ça coûte cher
42:26et à se dire
42:27que j'investis
42:28non pas pour mon mandat,
42:29mais pour celui
42:30qui viendra après.
42:31Parce que ça va prendre
42:32le temps de voter les buts.
42:33Ça va prendre 10 ans.
42:34C'est les appels d'offres,
42:34ça va prendre un mandat.
42:36Ça va prendre 10 ans.
42:37Donc,
42:37c'est pas très vendeur.
42:39Frédéric Bourgier.
42:40Là-dessus,
42:41écoute,
42:41j'ai un bon exemple.
42:42On est à côté de Gémenos.
42:43Oui.
42:44Ça fait des années
42:44qu'il y a le même maire.
42:46Ça fait des années
42:46qu'il est élu
42:47parce qu'il fait des choses bien.
42:49Alors ça,
42:49vous défendez le maire
42:50de Gémenos,
42:51grand bien lui face.
42:52Il ne faut pas parler
42:52des municipales
42:53dans les villes spécifiques.
42:54Pardon.
42:56Les choses sont longues,
42:57mais c'est vrai
42:58que les maires
42:59qui font quand même
43:00l'effort pour la population
43:02se trouvent
43:02beaucoup plus revalorisées.
43:04Mais vous,
43:04vous attendez...
43:05Oui,
43:05vous voulez réagir,
43:06Johan.
43:06Parce que vous êtes
43:07en galère
43:08pour trouver une place
43:08de crèche,
43:09c'est ça,
43:09pour votre petite fille ?
43:10Non.
43:11Enfin,
43:11on s'est débrouillé
43:12avec la maman,
43:13mais effectivement,
43:13la maman
43:14s'est arrêtée de travailler
43:15pour pouvoir s'occuper
43:16de notre enfant.
43:17Ah oui,
43:17donc ça,
43:18c'est quand même
43:18assez radical.
43:19Donc là,
43:19c'est assez...
43:20Parce qu'on a eu
43:21la chance
43:22de pouvoir le faire
43:23sur Yonclerc.
43:24En revanche,
43:25il y a une chose
43:25par rapport
43:26à ce qu'on disait
43:27tout à l'heure,
43:28dans les choses
43:28rapides à faire,
43:29il y a aussi
43:30un déficit
43:31de confiance des parents
43:32par rapport
43:32aux crèches.
43:35Quand on voit
43:35notamment
43:36les récents événements
43:38que ce soit
43:39liés à des EHPAD,
43:40en tout cas
43:40à tout ce qui est
43:41centre de collectivité,
43:43et dans les choses
43:43qui peuvent être
43:44juste rapidement faites
43:46et sans avoir
43:47forcément
43:47des budgets faramineux,
43:49ce serait déjà
43:49de s'assurer,
43:51de certifier
43:52que les crèches
43:53avec lesquelles
43:53nos enfants sont,
43:55respectent
43:55certaines normes qualité,
43:57que les enfants
43:57sont bien traités,
43:59qu'on a suffisamment
44:00de personnel
44:02engagé...
44:02Qui les y mange bien ?
44:03Qui les y mange bien ?
44:04Parce que ça,
44:05qui mange du produit local...
44:06Une bonne bouillabaisse,
44:07ça passe.
44:09La bouillabaisse,
44:09avant qu'ils aient des dents,
44:10c'est un peu compliqué.
44:11Non, mais c'est la soupe.
44:12Oui, mais il y a des
44:13morceaux de poisson dedans.
44:15Je pense qu'ils viennent
44:16d'inventer le concept
44:16de bouillabaisse
44:17dans le biberon.
44:18Voilà.
44:19Le bibi,
44:20oui, yes.
44:22Le bibi yabaisse,
44:23c'est pas mal.
44:24Le bibi,
44:25c'est parfait.
44:25Je vais déposer la marque.
44:27Mais voilà,
44:28c'est des petites choses
44:28comme ça,
44:29qui ne nécessitent pas
44:30forcément beaucoup de budget,
44:31mais qui peuvent déjà
44:32redonner un élan de confiance
44:33par rapport
44:34à ces établissements-là.
44:35Jacques,
44:36un mot,
44:36c'est vrai que le maire,
44:37c'est quand même...
44:39Ce qui est marrant,
44:40parce que les Français
44:40ont deux élections
44:42où on vote le plus,
44:43en général,
44:44c'est les municipales
44:45et la présidentielle.
44:46L'un,
44:47c'est celui
44:47qui s'occupe des trous
44:48dans les trottoirs
44:49et l'autre,
44:50c'est le successeur
44:50des Rois de France
44:51qui a le bouton nucléaire.
44:52Et je me dis
44:53que c'est quand même
44:53assez intéressant
44:54de constater ça, non ?
44:55Vous venez de dire
44:56sous une certaine forme
44:58que les maires
44:58n'ont pas beaucoup
44:59de pouvoir, finalement.
45:00Ils en ont un petit peu.
45:01Les trottoirs,
45:01c'est important
45:02parce que si on se tord le pied,
45:03ça peut faire très mal.
45:04Donc,
45:05ils peuvent construire
45:06de logements,
45:07ils peuvent construire
45:07des écoles.
45:08Ils ont une petite marge
45:10de manœuvre.
45:11Tout ce qui est le sport aussi,
45:11la culture,
45:12les médiathèques,
45:13les cours de tennis,
45:14les gymnases, etc.
45:15Et la culture,
45:16on n'a pas parlé
45:17de pauvreté,
45:18mais la pauvreté
45:20est liée,
45:21est très liée
45:21à la délinquance,
45:22hélas.
45:23Ça ne veut pas dire
45:23parce qu'on est pauvre
45:24qu'on va être délinquant.
45:25Mais les statistiques disent
45:27qu'il y a plus de délinquance
45:28quand il y a de la pauvreté.
45:29Donc, chaque fois
45:30qu'un maire
45:30fait quelque chose
45:31pour la culture,
45:32pour l'instruction,
45:33et quand il peut apporter
45:34une aide aux plus démunis,
45:35dans une certaine forme,
45:37il lutte contre l'insécurité
45:38et contre la délinquance.
45:40Jean-Pierre,
45:40un mot de réagir ?
45:44Il a eu la chance
45:45d'avoir le temps long.
45:46Il en est à son sixième
45:47ou septième mandat,
45:48je ne sais pas.
45:49Donc, lui,
45:49il peut faire des promesses
45:50sur dix ans
45:51et a priori,
45:52il aura le temps
45:52d'en profiter électoralement.
45:54Ce n'est pas toujours le cas
45:55et c'est assez bloquant.
45:57Les maires ont effectivement
45:58aussi les permis
45:59de construire.
46:00Oui.
46:01Et c'est permis de construire
46:03dans une ville comme Marseille.
46:04Il faut savoir
46:05que ça a été centralisé
46:07avec un pôle de décision
46:08qui n'est plus à Marseille.
46:10Alors, ça va se prendre
46:10parce qu'après,
46:11les lois d'urbanisme
46:11sont très complexes.
46:12Attention.
46:13On va donner le mot
46:14de la fin
46:14à notre hôte,
46:15Frédéric Pourchier.
46:16Merci.
46:17Bon moment
46:17que le passage de Sud Radio
46:19dans votre tabac.
46:20Merci à Sud Radio
46:21d'être passé
46:22et de s'occuper
46:23justement des gens.
46:24Eh bien, écoutez,
46:25nous,
46:26sur Sud Radio,
46:27on vient donner la parole
46:28aux Français
46:28et ça a été un plaisir
46:30de passer ces trois heures
46:31en votre compagnie
46:32et cette heure,
46:33les vraies voix font parler
46:34la France.
46:35Là, on a fait du téléphone
46:36mais on a fait du réel,
46:37du direct.
46:38Et demain soir,
46:39nous serons à Terran
46:39dans la banlieue de Montpellier.
46:41mercredi,
46:42nous serons à Toulouse,
46:43jeudi à Fouléron
46:44à côté d'Agin
46:45et vendredi à Bordeaux,
46:46vous êtes bien évidemment
46:47les bienvenus.
46:48On vous laisse tout de suite
46:49avec François-Louis Bourneau
46:50avec Magali Berda
46:52et son équipe.
46:52à demain 17h sur Sud Radio.
46:55Sud Radio.
46:56Sud Radio.
46:57Parlons vrai.
46:57Parlons vrai.
46:58Sud Radio.
46:59Parlons vrai.
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