Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2026-04-08##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0020h20, Philippe David, Cécile de Ménibus.
00:04Et autour de cette table joyeuse, finalement, puisque nous avons trouvé des terrains d'accord,
00:11avec Michael Sadoun,
00:13qui sont allés à Canossa, comme on disait tout à l'heure,
00:16Sébastien Ménard, Philippe Bilger et Philippe David, bien entendu, tout de suite.
00:20Les amis, puisque hier les députés ont examiné une proposition de loi pour sortir l'Alsace de la région Grand
00:25Est,
00:26avec cette question du soir, Philippe.
00:27« Voulez-vous retrouver votre région d'avant ? »
00:30Eh bien, vous dites oui à 78%.
00:34Nostalgique de...
00:34Alors, la Bretagne, ça n'a pas changé, mais de la Haute-Normandie, la Basse-Normandie,
00:39ou de l'Alsace, qui n'était pas dans le Grand Est.
00:41Alors, il y avait l'Alsace, la Lorraine, Champagne-Ardenne, etc.
00:44Appelez-nous au 0826 300 300.
00:46Et c'est la question du soir.
00:51L'autre grande actualité de la journée, c'est l'examen de la proposition de loi
00:55sur la sortie de l'Alsace du Grand Est.
00:57Ce serait une nouvelle fois ne pas respecter l'Alsace,
01:00que de faire en sorte qu'il n'y ait même pas de débat.
01:03Le débat doit avoir lieu.
01:05Nous avons ici le président Hollande qui est présent dans cette assemblée.
01:10C'est lui qui est à l'origine du problème que nous avons depuis 10 ans.
01:13Tromper ainsi les Alsaciens et les Alsaciennes,
01:16tromper nos propres collègues,
01:18en faisant semblant que l'objectif de ce texte,
01:21c'est de défendre les identités régionales,
01:24ce n'est pas acceptable.
01:26Il y a des vieux Alsaciens qui le disent,
01:28leur langue se meurt,
01:29et avec eux c'est leur culture et leur histoire qu'ils se meurent.
01:33Il n'y a pas un mot de tout ça dans ce texte.
01:36Vous n'allez que faire de l'Alsace.
01:41Et avec nous Jean-François de Béziers au 0826 300 300.
01:46Et pourtant, exceptionnellement,
01:47je veux commencer par Philippe Bilger, bien entendu,
01:50puisque l'Alsace, il la connaît bien.
01:52Oui, je la connais.
01:53Alors, l'Alsace, j'ai entendu avec beaucoup d'émotion
01:57cette voix qui était teintée d'un accent mérigional, me semble-t-il.
02:02Oui, ça c'est Sandra Regole, députée écologiste d'Alsace,
02:06qui était originaire de Montpellier.
02:07Tout ce qu'elle a dit peut relever une banalité
02:10que tout le monde approuve aujourd'hui.
02:12Mais plus sérieusement, sur les changements de structure,
02:15je suis frappé de voir à quel point,
02:18ayant eu l'occasion de discuter avec André Valigny
02:23sur cette réforme profonde,
02:25elle a été faite, non pas au dépit du bon sens,
02:28mais très rapidement, sur un coin de table, dans l'urgence,
02:33il fallait qu'elle respecte certains délais.
02:35Et à partir de quelques années,
02:38tout le monde adhère au sentiment de son imperfection
02:43et du fait qu'elle devrait être révisée, retouchée.
02:47Mais comme l'a dit Mickaël tout à l'heure,
02:49à ce moment-là, on ne peut plus,
02:51parce que ça coûterait trop cher.
02:53Il y a donc une désorganisation profonde de l'État
02:57dans les réformes ô combien nécessaires qu'il peut accomplir.
03:01Alors, Jean-François est avec nous de Béziers.
03:03Bonsoir Jean-François, bienvenue sur Sud Radio, on vous écoute.
03:06Bonsoir.
03:06Merci.
03:07Oui, moi vous m'avez posé la question.
03:09Moi je suis totalement favorable à la suppression des régions,
03:14carrément, même pas dans leur forme actuelle,
03:16dans leur forme tout court.
03:18Parce qu'en fait, c'est une absurdité.
03:20Ça n'a, sur un pays comme le nôtre,
03:23500 000 km², même pas 70 millions d'habitants,
03:27ça n'a aucune pertinence.
03:30Alors, il y a des beaux exemples,
03:33comme lorsque François Hollande a transformé les régions
03:36qui sont passées de 22 à 13.
03:38Alors, celui que je connais bien, c'est l'Occitanie.
03:41Nous avions la capitale régionale Montpellier,
03:44qui s'est trouvée dépouillée par Toulouse,
03:47et qui devenait la nouvelle capitale régionale.
03:49Mais pour ne pas blesser les Montpellierains,
03:52eh bien, on a laissé une gouvernance à Montpellier,
03:55qui ne sert à rien, puisque la gouvernance est à Toulouse.
03:59Donc voilà, alors à Montpellier,
04:00vous avez une petite essence en reine
04:03de quelques abeilles politiques
04:05qui finissent leur vie,
04:06offraient du contribuable,
04:08et dans un immense...
04:10Je ne sais pas si vous connaissez l'hôtel de région
04:12qui avait été construit par Jacques Blanc,
04:14c'est saubtueux,
04:15mais ça ne sert plus à rien.
04:17C'est une coquille vide.
04:19Alors, tant qu'on est dans les absurdités,
04:21si vous permettez...
04:22Je vous en prie.
04:22Quand la Corse a trouvé que c'était pénible
04:24d'aller siéger à Marseille à l'époque de Paca,
04:27eh bien, on a fait de la Corse
04:29une région.
04:30C'est ça.
04:30Ils ont coupé un département en deux,
04:32allez, deux présidents de département,
04:35un président de région,
04:36un président de région autonome.
04:38Et au niveau de l'inefficacité de la région,
04:41alors là, je vous cite le langue d'Ogouillon
04:43que vous devez bien connaître,
04:44le train en grande vitesse
04:46qui part de Berlin
04:47et qui descend jusqu'à Séville
04:49à 300 à l'heure,
04:51il s'arrête à Nîmes.
04:52Là, il redevient...
04:53Petite vitesse.
04:54Il est en vapeur du 19e siècle
04:56jusqu'à Perpignan.
04:58Et pourquoi sur 150 km,
05:00on n'a pas la grande vitesse ?
05:02Parce que quand l'État a dit
05:03qu'il faudrait que les régions s'y mettent,
05:05nous, on ne s'y est pas mis.
05:06Nous, on n'a pas payé.
05:08Alors actuellement,
05:09le nouvel appel d'offres
05:11sur le tracé définitif et les gares
05:13vient enfin d'être lancé.
05:15C'est une absurdité mécanique
05:18qui est liée à cet empilement
05:20de fonctionnaires qui ne servent à rien
05:22parce que les pauvres types,
05:23ils n'ont pas de boulot.
05:24Forcément, ils ont...
05:25On les embrasse, on les embrasse.
05:27Ah ben, ben, ben, ben, ben,
05:28ben, ben, ben, ben, ben,
05:29pour mémoire,
05:30et ça, vous le savez,
05:31le budget de la région d'Occitanie,
05:33c'est quand même 3 milliards et demi.
05:36Oui, c'est beaucoup, beaucoup.
05:37C'est beaucoup.
05:38François, Jean-François,
05:39on fait une petite pause avec vous
05:41pour faire réagir nos vraies voix.
05:44Sébastien, il est très pigne.
05:46Non, mais parce que ce qu'on oublie
05:48de dire, c'est que
05:49Philippe Bilger a cité son ami André Valigny
05:51qui était ministre de l'aménagement du territoire,
05:54de la réforme de l'État à l'époque.
05:56Sa ministre de tutelle était Marie-Lise Lebranchu
05:58et le Premier ministre était Manuel Valls.
06:00Autant dire, les bons apparatchiks du PS
06:02qui ne cherchaient qu'une seule chose à l'époque.
06:04C'était...
06:05Il n'y a pas 5 ans de solution.
06:07C'est soit on regroupe quelque part des régions,
06:10soit on redécoupe la carte électorale.
06:12Il voulait gagner les élections régionales, rappelez-vous.
06:14Parce qu'en fait, la problématique de tous les exécutifs,
06:17c'était Hollande entre 2012 et 2017,
06:21c'était Macron après, etc.
06:22On tripatouille, et Sarko avant eux,
06:25on tripatouille pour...
06:26Parce qu'en fait, les élections,
06:27les exécutifs les perdent.
06:29Toutes les élections intermédiaires,
06:30les exécutifs les perdent.
06:31Là, ils ont redécoupé,
06:33comme des apprentis sorciers de la carte électorale,
06:36voilà, ils ont redécoupé.
06:37Moi, quand je vois ma région Nouvelle-Aquitaine,
06:3912 départements,
06:40qu'est-ce que les Pyrénées-Atlantiques ont à voir
06:42avec la Creuse, la Corrèze, la Charente ?
06:45Rien !
06:46Voilà, tout ça est complètement dingue,
06:48et tout ça mériterait, mériterait,
06:49qu'on remette de l'ordre.
06:51Mais comme on l'a dit tout à l'heure,
06:52on n'en a plus les moyens, malheureusement.
06:54On n'en a plus les moyens.
06:55Et puis, si vous permettez,
06:56aujourd'hui, par exemple,
06:58la région a sous ses prérogatives,
07:01les zones d'activité et les transports.
07:04Et les lycées !
07:05Et les lycées !
07:06Les lycées, c'est autre chose.
07:08Mais prenez les zones d'activité et les transports,
07:11les présidents des agglos en sont jaloux.
07:14Donc, ils n'aiment pas que la région
07:17vienne s'y mettre son nez,
07:19sauf si c'est pour le guillement des subventions.
07:22Résultat, il y a parfois des intérêts
07:26qui s'entrechoquent entre ce que voit la région
07:29à 300 km, comme vous venez de le dire,
07:32et ce que le président de l'agglos voit sous ses yeux.
07:35Donc, on attend des subventions qui ne viennent pas.
07:38On fait des contre-études,
07:40parce que les premières études ne satisfont pas
07:42le roi Tellet de la région.
07:45En tout cas, ça coûte un argent fou.
07:48Et c'est René Muselier qui dit qu'il a 600 km
07:52entre...
07:52Non, mais tout ça est ridicule.
07:55Écoutez, pardon Jean-François,
07:57je fais parler nos vraies voix.
07:58Moi, j'aimerais bien quand même comprendre,
08:00concrètement, je ne suis pas tellement d'accord,
08:03quelle serait l'utilité d'un retour
08:05à des régions plus petites.
08:07Je comprends le principe d'homogénéité culturelle
08:09ou de lisibilité démocratique, etc.
08:12Oui, mais bon, écoutez,
08:14maintenant on est allé dans ce sens-là
08:15pour une question d'efficacité économique,
08:16parce que nos régions n'avaient pas des tailles comparables.
08:19Ça a mal été fait, c'est sûr et certain,
08:21parce que nos régions n'avaient pas des tailles comparables
08:23avec les Landers allemands
08:24ou avec d'autres régions d'Espagne ou d'Italie, etc.
08:27Bon, on l'a fait pour des raisons aussi
08:28de construction et d'homogénéité européenne.
08:30Vous croyez qu'une boîte de Corrèze,
08:31elle travaille avec une boîte de Pyrénées-Atlantique ?
08:34Pourquoi pas ?
08:34Ce n'est pas possible.
08:35Pourquoi pas ?
08:36Non, mais je vous dis déjà,
08:36je ne vois que je regarde Philippe David
08:38qui connaît l'autoroute, les limites,
08:40mais il a par cœur.
08:41Je prends les deux extrêmes.
08:42Anda, il a souterraine,
08:43à peu de choses près, 476 kilomètres.
08:45Pour un rendez-vous, c'est sympa.
08:46Pour moi, l'identité à laquelle il faut faire droit,
08:51c'est celle de la nation,
08:52c'est éventuellement celle de la ville.
08:54Je me sens parisien, je me sens français,
08:55je ne me sens pas francilien.
08:57Je m'en fiche un petit peu, je vous avoue.
08:59Je comprends qu'il y a des régions plus fortes que d'autres,
09:01la Corse, l'Alsace, leur histoire, Parcourt, etc.
09:04En fait, ça devrait faciliter, peut-être.
09:06Non, mais ce qui est marrant,
09:07c'est qu'on a fait des grandes régions.
09:08Vous parliez de la Nouvelle-Aquitaine,
09:10qui est n'importe quoi, on est bien d'accord.
09:11Vous la connaissez par cœur.
09:12Oui, alors que d'un département que vous connaissez bien,
09:15et là, je vais faire la guerre de clocher,
09:17les Pyrénées-Atlantiques,
09:18certains voudraient faire un département basque à l'ouest
09:20et un département bérimais.
09:21Mais ils ont raison !
09:22Mais ils ont raison !
09:23Non, mais c'est la preuve à quel point c'est complètement aberrant,
09:26je pense qu'on est d'accord là-dessus,
09:27de faire une grande région qui ne veut rien dire,
09:29alors qu'on serait prêt à couper un département en deux.
09:31Mais la vraie question qui se pose,
09:33on va toujours y revenir,
09:34c'est la réforme de l'État.
09:35La réforme de Hollande n'était ni faite ni à faire.
09:39Mais elle était partisane,
09:40elle était partisane électoraliste.
09:42Enfin, excusez-moi, ça a pas mal réussi.
09:43Parce que la gauche a gardé Haute-Citanie,
09:47elle a gardé la Nouvelle-Aquitaine,
09:49elle a gardé la Bourgogne-Franche-Comté,
09:52l'Île-de-France à cette époque.
09:53Ça a pas mal marché.
09:54Donc ça a plutôt bien réussi.
09:55Mais désolé, je ne vais pas être politiquement correct.
09:58La question qui se pose,
10:00quid des départements ?
10:01C'est ça.
10:01Moi, si on revient aux anciennes régions,
10:05dans ce cas-là, on supprime les départements.
10:06Ah bah oui, dans ces cas-là, oui.
10:08Oui, il existe très de trop.
10:09Mais non, mais il y en a au moins une de trop en France.
10:12Bien sûr.
10:12Excusez-moi, on en a au moins une de plus
10:14que l'ex-Union soviétique.
10:16Il y a les agglos, il y a les OPCI,
10:18il y a je sais pas quoi.
10:20Donc, il y a eu la métropolisation
10:22qui, à mon avis, a été une énorme erreur.
10:24Mais vous qui êtes énarque...
10:26Ça fait 25 ans.
10:27En fait, au départ, ça part d'une bonne idée.
10:29On veut mutualiser.
10:30Nous, on nous a vendu ça il y a 25 ans.
10:31En disant, on va mutualiser la sécurité,
10:33les polices municipales.
10:34On va mutualiser l'enlèvement des ordures ménagères.
10:38C'était ça, le sujet.
10:39Oui, c'était ça, le sujet.
10:40Après, c'était la voirie.
10:42Finalement, aujourd'hui,
10:43vous regardez, par exemple, à Biarritz,
10:45votre permis de construire,
10:46il est instruit par l'agglos.
10:47C'est-à-dire qu'il est instruit à Bayonne.
10:49Et en fait, vous avez toujours des fonctionnaires
10:51à la mairie de Biarritz
10:52et vous avez, évidemment, des fonctionnaires
10:54à la mairie de Bayonne.
10:54C'est des doublons, des très blonds, etc.
10:56Je dis pas que ça fonctionne pas bien.
10:57Je dis que, a-t-on besoin de toutes ces strates ?
11:00Mais c'est pour ça qu'il faut, à mon avis,
11:02tout revoir de A à Z.
11:03Et désolé, je vais peut-être me faire...
11:04Ou alors, pour garder une autonomie.
11:05Ou alors...
11:06Je vais peut-être me faire insulter
11:07par les fans de Napoléon Bonaparte.
11:09Tant pis, parce que c'est lui
11:10qu'ils avaient créés.
11:11Mais est-ce qu'il ne faut pas supprimer
11:12les départements ?
11:13C'est ça, la vraie question.
11:14Oui, oui, oui.
11:16Surtout qu'il a été dépouillé.
11:17Maintenant, le département,
11:18il gère que les affaires sociales
11:19et la distribution des...
11:20Et les collèges.
11:20On nous dit depuis 30 ans
11:23qu'il faut réformer le millefeuille administratif.
11:25Moi, je vous le dis,
11:26il dit millefeuille.
11:27Il faut le bouffer.
11:28Le bouffer.
11:29Ah ben moi, pour le manger,
11:30je suis partant à millefeuille.
11:31C'est pour ça que je vous dis ça.
11:32Maxime, est-ce qu'on peut appeler Matignon,
11:35s'il vous plaît ?
11:35Parce que là, on vient de redessiner la France.
11:38Il faut qu'on lui explique
11:39deux, trois trucs.
11:40Voilà.
11:40Je passe mon tour, moi.
11:42Est-ce que quelqu'un peut aller
11:43me chercher un millefeuille ?
11:43Non, mais...
11:47Jean-François,
11:47j'ai besoin de calories.
11:48Merci beaucoup d'avoir joué le jeu.
11:51Merci beaucoup d'avoir débattu avec nous.
11:53Vous restez avec nous dans un instant.
11:55La petite phrase du jour.
11:57Laurent Wauquiez, député de Haute-Loire
11:59et président du groupe droite républicaine
12:01de l'Assemblée nationale,
12:02était l'invité de notre ami
12:04Jean-François Akili ce matin.
12:06Et c'est dans un instant.
Commentaires

Recommandations