- il y a 10 minutes
- #sudradio
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##VV_PARLER_FRANCE-2026-03-12##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##VV_PARLER_FRANCE-2026-03-12##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01On se retrouve en tournée cette semaine et ce soir nous sommes à Foulerone au Bar Tabac le Maryland.
00:07Foulerone c'est à quelques kilomètres d'Agin. Nous sommes délicieusement bien reçus par Pierre et Lucas Ferland.
00:14Les patrons, ça va les garçons ?
00:16Ça va très bien.
00:17En forme ?
00:17Ça va très très bien.
00:19Pour l'instant tout se passe bien.
00:20En bonne forme.
00:21En bonne forme et il y a plein de monde. Le Bar Tabac est plein, on peut le dire.
00:26Il y a énormément de monde. C'est venu de tous les coins du département. C'est venu de Villeneuve
00:31-sur-Lotte, c'est venu de Razimay, c'est venu d'Agin, évidemment de Foulerone.
00:35Alors on ne va pas faire tous les villages comme il y a beaucoup de monde, mais c'est absolument
00:38génial.
00:39Et on va débattre de tous les sujets qui vous passionnent. Il y a plein de sujets dont vous voulez
00:43parler.
00:44Mais on va commencer avec vous, comme vous êtes nos hôtes. Vous voulez parler des problématiques qu'ont les buralistes,
00:49notamment y compris en zone rurale, comme ici à Foulerone, un petit peu plus de 5000 habitants à quelques kilomètres
00:55d'Agin.
00:56Les problèmes qu'on rencontre, je pense qu'on va répéter la même chose que nos prédécesseurs de la semaine.
01:01Aujourd'hui, c'est un marché parallèle qui est existant avec de la contrebande, des cigarettes venues de l'étranger.
01:09Tout ça, c'est dû à quoi aujourd'hui ? C'est dû à un prix excessif du tabac.
01:13L'État est en train de monter le tabac à des prix, mais qui sont complètement dérisoires.
01:20Ça amène aux gens de traverser la frontière. Ils ne consomment plus du tout dans nos commerces.
01:25Et tout ça, c'est la mort programmée de nos commerces de proximité, surtout dans les petites communes, où on
01:31voit qu'il y a plein de petits tabacs qui ferment.
01:34Ces tabacs aujourd'hui, c'est quoi dans ces petits villages ?
01:37C'est avant tout, oui, un tabac, mais c'est le commerce, c'est le poumon du village.
01:41C'est à la fois une épicerie, un dépôt de pain, un relais postal.
01:46Et c'est un maillot essentiel de la commune.
01:49Pareil, même réponse du frère.
01:51Alors oui, moi je suis complètement d'accord avec mon frère, et on le voit très bien sur nos terrasses,
01:57dans notre bar.
01:59On a aujourd'hui, si je pourrais donner un ordre d'idée, deux paquets sur trois qui ne sont pas
02:04français.
02:05Oui, c'est fou ça.
02:06Y compris dans un petit village qui est à 300 kilomètres de la frontière.
02:10Si on ne veut pas passer, même en passant par Toulouse, si on va en Andorre ou en Espagne, il
02:16y a 200, 250 bons kilomètres.
02:17Et puis là, on le voit encore avec les petits problèmes qu'il y a au pas de la case
02:21en ce moment.
02:22Nos volumes de tabac augmentent, bizarrement.
02:26Et on voit que notre clientèle revient, des clients qu'on n'avait pas vus depuis six mois, un an,
02:30deux ans, reviennent comme par magie.
02:33Alors on a le plaisir d'avoir avec nous quelqu'un qui a deux casquettes.
02:36Il est buraliste et agriculteur, et il aurait pu jouer pilier ou talonneur, mais je crois que c'est le
02:41cas quand même.
02:42Bonsoir Raphaël.
02:43Bonsoir, oui, pour la dernière année, le rugby après retraite.
02:47Mais pas encore la retraite comme buraliste et comme agriculteur.
02:50Expliquez-nous comment est-ce qu'on arrive à cumuler buraliste et agriculteur.
02:54Alors moi je suis buraliste.
02:56Bien dans le micro, bien près de la bouche.
02:57Je suis buraliste à Réolis.
03:00Réolis, petit village de 600 habitants à la frontière du Gers.
03:06Et j'ai une exploitation agricole céréalière à Condon, où c'est qu'il y a le festival de Bandas.
03:11Oui, bien sûr.
03:12Je crois que Sud Radio connaît bien Condon.
03:13Absolument.
03:16Et mon but, c'était de reprendre cette épicerie pour valoriser les valeurs locales avec les agriculteurs,
03:25c'est-à-dire privilégier les produits locaux et vendre beaucoup de produits locaux côté épicerie.
03:31Apporter un service de proximité, c'est-à-dire boulangerie, gaz, relais poste, relais colis, française des jeux.
03:39Enfin, essayer d'être le plus complet.
03:42Donc le challenge avait été relevé.
03:45Mais déjà, je rejoins Pierre et Lucas par rapport au tabac.
03:49Maintenant, c'est très très difficile.
03:52Moi, je suis à une heure et demie de l'Espagne.
03:55En un an, j'ai vu une perte du chiffre d'affaires.
03:57Une heure et demie, il faut y aller vite là quand même.
03:59Ouais, enfin, allez, une heure quarante-cinq.
04:02J'ai vu une perte de soixante-deux.
04:04Mais on n'a plus de point du permis là au bout de trois quarts d'heure.
04:07Oui, j'ai vu une perte de soixante-deux pour cent sur le chiffre d'affaires sur le tabac.
04:14Je rejoins tout à fait ceux qui disent.
04:17Moi aussi, j'ai deux paquets sur trois qui sont d'Espagne.
04:21Le marché parallèle, on ne va pas se mentir, dans les petits villages, c'est encore plus facile parce que
04:26c'est isolé.
04:27Donc les gens ne se cachent pas du tout.
04:29Internet ne nous aide pas parce qu'ils arrivent à communiquer par Internet et à vendre les petites cigarettes sur
04:35nos parkings.
04:36Donc c'est vrai que ce n'est vraiment pas facile.
04:40Après, pour sauver les petits commerces de proximité...
04:44Qui sont vitaux dans les zones rurales comme ici.
04:46C'est vraiment vital, oui, parce que moi, le premier commerce supermarché est entre 15 et 20 kilomètres de chez
04:54moi.
04:5515-20 kilomètres, le premier supermarché ?
04:58Donc il faut faire 30-40 kilomètres pour aller faire ses courses.
05:01Donc à 2 euros le prix du gasoil, on y va une fois par semaine.
05:05Il faut mieux éviter d'oublier quelque chose.
05:08Moi, j'ai essayé de faire pour aider, parce qu'il y a quand même un village où il y
05:12a beaucoup de personnes âgées.
05:14Et donc j'avais essayé de faire un peu de porte-à-porte pour privilégier les personnes âgées et pour
05:20qu'elles restent avec nous.
05:22Le problème aussi qu'on a, c'est vis-à-vis des boulangers.
05:25Parce que d'avoir des vrais boulangers, ce n'est pas facile.
05:28Parce que les boulangers ferment aussi ?
05:29Les boulangers ferment.
05:31Moi, j'ai de la chance d'avoir un boulanger qui est de Créon d'Armagnac, dans les Landes.
05:36Oui.
05:36Qui fait quand même tous les matins...
05:38Parce que vous êtes à la limite du Gers, des Landes et du Lot-et-Garonne, c'est ça ?
05:42Oui, tout à fait.
05:43Et tous les matins, ils viennent, et tous les jours, jour férié sauf le 1er mai,
05:48j'ai quand même cette chance d'avoir un boulanger qui vient tous les jours m'amener du pain des
05:53Landes
05:53pour avoir du pain frais à 7h30 le matin.
05:56Du pain des Landes P-A-I-N, parce qu'il y a aussi le pain des Landes P-A
06:00-I-N qu'on connaît bien.
06:01Pierre voulait réagir.
06:03Non, en fait, ce que je voulais réagir, c'est que, Jean-Jean Raphaël, en fait,
06:06notre casquette première, au début, c'était vendre du tabac.
06:09Mais en fait, aujourd'hui, avec ce marché parallèle grandissant et les hausses excessives, on a des baisses.
06:14Et du coup, aujourd'hui, l'avenir de la profession du buraliste, en fait, c'est la diversification.
06:21C'est, en fait, réunir une multitude de services dans nos commerces.
06:25C'est une épicerie, un poste, de la presse, du tabac, un bar.
06:30Et en fait, c'est cette multitude de choses, aujourd'hui, qui fait vivre notre profession, en fait.
06:35Alors, on ne va pas se leurrer, on ne va pas vers une baisse des prix.
06:39Des prix, ça, c'est certain.
06:42Je pense qu'une petite solution, quand même, pourrait être trouvée pour réduire les écarts de prix avec nos pays
06:47voisins.
06:48On le voit bien dans le Nord.
06:50La Belgique a augmenté de 2 euros ses paquets.
06:55Et comme je disais tout à l'heure, comme par magie, il y a plein de clients qui sont revenus.
06:58Et on a, de mémoire, 20 à 30% d'augmentation, ce qui est énorme.
07:04Alors, on ne va pas parler d'une harmonisation, ce qui serait impossible, parce qu'on n'a pas la
07:08même vie, chaque pays n'a pas la même vie.
07:11Mais au moins, de réduire un peu ses écarts.
07:14Raphaël voulait réagir.
07:16Oui, donc c'est vrai qu'on parle beaucoup du prix du tabac, qui augmente très souvent, et ça devient
07:22hors de prix.
07:24Pour avoir un oeil, quand même, sur mon commerce.
07:28On a aussi, quand même, une grosse hausse du prix du café, niveau épicerie, on a une grosse augmentation aussi.
07:37Je reviens un peu sur le corps agricole, où c'est très, très difficile, avec les manifestations qu'il y
07:43a eu pendant les fêtes de Noël.
07:46Oui, et après, avant la signature du Mercosur.
07:48Exactement, et j'ai été un des premiers à soutenir, parce que j'ai fait partie des manifestations sur les
07:53ronds-points.
07:55Et il faut s'apercevoir que la clientèle baisse, pas parce que c'est un manque de fréquentation et tout
08:02ça, mais il y a aussi un gros problème de budget.
08:05Moi, je m'aperçois qu'avant, j'avais beaucoup d'artisans qui venaient, comme tout le monde, que ce soit
08:09des plombiers, des électriciens, tout ça,
08:12ils sont surchargés de charges, et ils ne peuvent plus se permettre d'avoir les petits plaisirs du matin.
08:18Et je pense que pour des petites communes, comme là où je suis, et d'autres, du Lot-et-Garonne
08:23et de France...
08:23600 habitants, c'est ça ?
08:25600 habitants.
08:25C'est-à-dire que ce n'est pas une toute petite commune, ce n'est pas une commune de
08:2820 habitants, quoi.
08:29Non, mais vous savez, 600 habitants, pour réunir du monde, c'est très, très difficile.
08:34Et cette ambiance de bistro qu'on peut avoir dans les villages...
08:38Qui est extraordinaire, vraiment, c'est un régal d'être ici aujourd'hui.
08:41Si on n'a pas cette ambiance de bistro, je pense que les villages, les ruraux comme ça, vont vite
08:46mourir.
08:46Et ça serait dommage que ça devienne des villages de retour.
08:49Un mot, Lucas, parce qu'on doit faire une pub.
08:51Oui, moi, je voulais parler de mon expérience personnelle dans mon petit village de Saint-Hilaire-de-Lusignan.
08:57Quand j'étais petit, il y avait deux boulangers, une épicerie, la station essence, le marchand de fruits et légumes.
09:03On était quand même bien servis.
09:06Aujourd'hui, il n'y a plus que le boulanger.
09:09Tout a fermé.
09:10Notre boucher qui a fermé il y a un an, on n'a pas trouvé de repreneur.
09:13Donc on en vient aujourd'hui à ce que les grandes villes vivent et les petites communes meurent.
09:18Et je trouve ça dommage dans cette belle France.
09:21Eh bien, écoutez, ça continue.
09:23Vous voulez réagir ?
09:24Le 0826 300 300, même si on a énormément de monde ici, on va parler agriculture dans quelques instants.
09:29Et toutes celles et ceux qui sont dans le bar, le Maryland, le bar tabac, le Maryland à Fouléron,
09:35le micro vous est ouvert.
09:36On se retrouve dans quelques instants.
09:39Sud Radio.
09:39Sud Radio.
09:40Parlons vrai.
09:40Parlons vrai.
09:41Sud Radio.
09:42Parlons vrai.
09:43On monte ce soir, c'est vraiment un plaisir.
09:45Et on va parler d'agriculteurs.
09:46Paul nous a rejoint.
09:48Bonsoir, Paul.
09:49Bonsoir, Philippe.
09:50Bonsoir, Sud Radio.
09:50Alors, vous nous avez fait un coup.
09:51Vous êtes venu avec des gariguettes et des siforettes, les premières.
09:55Et je dois dire qu'il n'y a que dans l'agriculture française qu'on fasse des produits d
10:00'une telle qualité.
10:01Des fraises comme ça, au mois de mars, comment est-ce qu'on arrive à les faire ?
10:04La technique et puis le savoir-faire.
10:07Le Lot-et-Garonne, c'est le premier producteur de fraises, le premier département producteur de fraises de France.
10:11En France ?
10:12Voilà.
10:13Donc, on a un savoir-faire depuis beaucoup d'années quand même.
10:16Il faut savoir que dans les années 90, on sortait quatre fois par semaine pour aller vider les camions espagnols
10:20parce qu'on n'arrivait pas à vivre.
10:22Et on a restructuré la filière autour de variétés gustatives.
10:26Comme la Siforette, la Garriette, la Mara des Bois aussi, je crois.
10:29La Mara des Bois, Charlotte.
10:30Oui.
10:31Et on a surtout passé des partenariats avec la Grande Distribution.
10:34Nous, on s'en mal parce qu'il a fallu aller vider aussi quelques magasins.
10:38On est sortis quelques fois aussi.
10:39Mais aujourd'hui, on a réussi à mettre en place un partenariat.
10:42Donc, ce qui nous dérange aujourd'hui, c'est la concurrence espagnole qui est une concurrence par le prix.
10:47Ce n'est pas la qualité, c'est le prix.
10:49Moi, je fais aussi du gavage de canards et on était relativement tranquilles jusqu'à maintenant.
10:54Et on voit que certaines entreprises du Sud-Ouest ont développé des canards gras en Bulgarie.
11:01Et donc, c'est des canards de très mauvaise qualité qui ne sont pas très bons pour la santé, qui
11:05sont gavés n'importe comment, avec des antibiotiques et autres.
11:08Et ça vient nous concurrencer.
11:09Ce qui est interdit en France.
11:10Voilà, comme tout le reste.
11:12Donc, on voit quand même que l'agriculture française est un carrefour aussi parce qu'il y a la pyramide
11:15des âges.
11:16On a beaucoup de personnes âgées.
11:17Il va falloir reprendre beaucoup d'exploitation et ça, ce n'est pas évident.
11:21Donc, on espère que les consommateurs seront attentifs et acheteront des produits français.
11:25Et on a deux agriculteurs retraités qui nous ont rejoints.
11:29Alors, Christian, agriculteur retraité dans Lotte-et-Garonne, vous êtes venu prendre le micro.
11:34On vous écoute.
11:36Ça a changé vraiment le métier d'agriculteur ?
11:38C'était mieux avant ?
11:39Je suis un peu désespéré.
11:40Bien près du micro.
11:41Je suis un peu désespéré parce qu'il y a 30 ans de ça, je suis arrivé à Fouléron, il
11:45y avait 30 agriculteurs.
11:47Aujourd'hui, il n'y en a plus que deux.
11:48Ah oui ?
11:48Oui, voilà.
11:49Ça a été divisé par 15 ?
11:50Oui, oui, bien sûr.
11:51Et on est en train de défigurer l'agriculture française.
11:54On est en train de la démoulir à petit feu.
11:57Il n'y aura plus.
11:59On était à 1 million, on est à 500 000, on est à 400 000.
12:04Je pense qu'on se fera 150 000 dans 10 ans.
12:06C'est une grosse catastrophe.
12:08Et tout le monde s'en fout.
12:09Et comment ça se fait ?
12:11Les agriculteurs ont arrêté parce que passer de 30 à 2 dans un village d'un peu plus de 5
12:16000 habitants,
12:16c'est complètement fou.
12:17Parce que les agriculteurs ne peuvent pas encourager leur enfant, les salaires trop bas.
12:22Aujourd'hui, pour avoir 2 000 euros par mois à la vampagne, c'est très compliqué.
12:27Aujourd'hui, on a un truc qui augmente, on travaille à perte et ce n'est plus possible.
12:32Alors, on a un ancien pruniculteur qui est avec nous, c'est Francis.
12:36Et vous avez aussi une double casquette, c'est-à-dire que vous, vous parlez agriculture,
12:41mais également aménagement des paysages.
12:44Oui, j'étais tailleur de pierre.
12:46Oui, et pruniculteur.
12:47Et pruniculteur parce que c'est des vergers familiaux.
12:50Et puis c'est sûr qu'à Jeun, le pruneau, c'est un peu comme la choucroute à Strasbourg,
12:54même si ça ne pousse pas sur les arbres.
12:56Voilà, donc on entretient des vergers parce qu'on garde les mains dans la terre et ça fait plaisir aussi.
13:02Je vais les mains dans la pierre et dans la terre, c'était pas mal.
13:04Et donc, on avait l'avantage à une certaine période de pouvoir valoriser notre métier.
13:11Et après ça, vu les charges qu'il y avait, la rentabilité, moi c'est ce qui compte d'abord,
13:16j'ai plus envie de travailler.
13:18Donc si on n'a pas envie de travailler, on ne le fait plus, on arrache les arbres.
13:21Et puis on repart dans nos métiers de taille de pierre parce que c'est l'artisanat.
13:26C'est le patrimoine, c'est notre environnement qui l'ont flatté particulièrement
13:30parce que ce que l'on veut voir aussi est intéressant dans notre pays.
13:33On a un très beau pays, notre Lot-et-Garonne est quand même magnifique.
13:37Absolument, c'est un endroit magnifique, un pays de Bastide.
13:39Il y a un patchwork de couleurs au printemps, les couleurs des vergers en fleurs,
13:45les couleurs des colzas, toutes ces couleurs-là sont vraiment magnifiques.
13:49Donc c'est pour ça qu'il faut profiter de notre territoire.
13:52Malheureusement, nos agriculteurs nous le faisaient le plus beau possible.
13:56S'il n'y en a plus, qu'est-ce qu'on va faire, qu'est-ce qu'on va
13:58voir ?
13:59Vraie question.
13:59Raphaël qui est agriculteur, même constat.
14:02Qu'est-ce que vous faites vous comme agriculture ?
14:03Alors moi je suis agriculteur dans le Gers.
14:06À la limite du Lot-et-Garonne exactement.
14:08Non, oui.
14:10Exploitation familiale, petite exploitation familiale de génération.
14:14Je rejoins le monsieur là parce que moi c'est vrai que je n'ai pas incité mon...
14:19Christian alors.
14:19Christian.
14:20Oui.
14:20Pardon, je n'ai pas du tout incité mon fils à reprendre la propriété.
14:25Parce que déjà moi je vois comment je peux galérer.
14:29J'ai vu mon père qui a toujours travaillé et qui s'en est bien sorti.
14:33Moi j'ai repris la propriété et en dix ans j'ai vu l'évolution des tarifs,
14:38c'est-à-dire tout ce qui est engrais, tout ce qui est gasoil, tout ce qui est ferraille,
14:44tout ce qui est matériel.
14:45Et comme voilà, maintenant il faut être double actif mais dans une journée il n'y a que 24 heures.
14:52Il n'y a que 24 heures et c'est quand même pas facile de pouvoir gérer les soucis du
14:57quotidien,
14:58les soucis climatiques.
15:00C'est très très difficile maintenant de s'assurer donc beaucoup d'agriculteurs ne peuvent plus s'assurer.
15:04C'est fou ça.
15:05Quand je vois les inondations qu'il y a eu dans le Marmandin, tout ça,
15:08je suis allé soutenir des collègues, je suis allé les aider,
15:13mais c'est quand même triste de voir des champs de blé noyés.
15:15Ce ne sont pas des blés qui feront 80 quintaux cette année.
15:19Tout le monde avait besoin je pense de cette année pour se relever.
15:22Malheureusement ça va être dur.
15:24Et voilà on va rentrer un petit peu dans le vif du sujet.
15:27Comme disait monsieur, tout le monde s'en fout.
15:30Parce qu'est-ce qu'on va faire à ces exploitations ?
15:33À un moment donné il va falloir vivre de quelque chose.
15:36C'est bien beau d'aller chercher des produits dans les pays européens ou autres,
15:42en sachant quand même qu'on a une agriculture française qui est quand même très convenable
15:46et qu'on mange de bons produits comme la fraise qu'on a goûtée tout à l'heure.
15:49Ah la fraise absolument sublime.
15:51La fraise de Paul a tombé par terre.
15:53Voilà et c'est vrai que nous on s'inquiète de notre génération des quarantinaires.
15:58et je pense que les politiques ne soucient pas de notre génération qui est à venir
16:04parce que personne ne s'en soucie.
16:07Moi le premier je ne veux pas, j'incite pas les jeunes à s'investir.
16:12Et moi ce que j'ai vu, et après je vais laisser la parole,
16:15mais le jour de l'an je suis allé sur une manifestation
16:19et j'ai vu un enfant de 8 ans soutenir ses parents le jour de l'an.
16:22Et je pense qu'il avait autre chose à faire cet enfant que d'aller là.
16:26et quand je lui ai posé la question de savoir qu'est-ce qu'il fait là,
16:29il m'a dit je veux soutenir mon papa parce que moi je veux faire en ce métier.
16:33Et j'aurais aimé que cet enfant-là pose la même question à une de nos politiques
16:37et j'aurais aimé savoir ce qu'il aurait répondu.
16:39Vraie remarque.
16:40On a Hakim qui est venu de Villeneuve-sur-Lôte, qui est prof d'anglais, c'est ça ?
16:44Oui, prof d'anglais.
16:45Mais on va parler en français, c'est pas plus mal.
16:48Surtout qu'on joue l'Angleterre au rugby ce week-end,
16:50ce sera en direct sur Sud Radio, on ne va pas donner d'armes à la perfide albion.
16:53Vous vouliez poser une question à nos amis agriculteurs ?
16:56Oui, je veux leur poser une question franche et directe à nos amis agriculteurs.
16:59On vient de signer le traité du Mercosur
17:02et on a vu que tout le monde était opposé à ce traité.
17:05On connaît les raisons.
17:07Enfin, tout le monde n'était pas opposé.
17:08Il n'y avait que la France qui était contre en Europe
17:10avec quelques soutiens comme l'Italie et la Pologne et la Hongrie, je crois.
17:13Donc on était un peu seuls.
17:15Mais je voulais demander à Paulo et à notre ami,
17:19buraliste et agriculteur, je voulais vous poser la question.
17:21Vous avez dit tout à l'heure quelque chose de très important.
17:23Vous avez dit qu'on fait des bons produits.
17:25Est-ce que vous ne vous dites pas que dans ce traité,
17:27peut-être que vous, vous allez pouvoir vendre vos produits
17:31justement de l'autre côté de l'Atlantique ?
17:33Ou vous n'y croyez pas ?
17:34Allez, on va vous faire réagir.
17:36Paul.
17:38On fait des bons produits, il n'y a aucun souci.
17:40Sauf que tous les pays sont protectionnistes.
17:43Il n'y a qu'en France qu'on ouvre à tout va.
17:45Les autres pays, quand ils ont leurs produits,
17:47ils achètent leurs produits.
17:48Et nous, en France, on ne sait pas le faire
17:50parce que nous, on a des politiques, c'est des traîtres.
17:51C'est des gens qui ne défendent pas les productions françaises.
17:55Tous les gens sont en difficulté.
17:56De toute façon, en France, on voit les artisans, ils galèrent.
17:59Les grandes entreprises, ils galèrent.
18:00Il y a des décisions stratégiques qui sont prises.
18:02On va vous dire, passez au diesel.
18:04Puis cinq ans après, on vous dit, on arrête le diesel
18:06parce qu'il faut passer à l'électrique.
18:07Et on vous le met à deux euros.
18:09Voilà, et tout est comme ça.
18:10On a fait monter le prix de l'électricité,
18:12le prix du gasoil, le prix du machin.
18:14Nous, on n'est plus compétitifs.
18:16Donc, à un moment donné, il faut qu'on vende en France
18:18parce qu'il n'y a qu'en France qu'on valorisera nos produits.
18:20Christian veut réagir avec les culteurs en retraite.
18:22Et Raphaël, alors brièvement, parce qu'on doit faire une pause.
18:24Mais on va continuer à parler de ça après.
18:25Mercosur ou pas, de toute façon, le mal, il est fait déjà.
18:28Il y a bien longtemps.
18:30Bon, après, aujourd'hui, la solution, je ne sais pas où elle est.
18:35Raphaël ?
18:35Oui, non, pour répondre brièvement à votre question,
18:38je pense qu'en France, on n'est pas assez fiers de nos produits.
18:41Ça, c'est vrai.
18:42Et si on avait une certaine fierté,
18:44déjà, on arriverait à nourrir tous nos Français
18:46avant de penser aux extérieurs.
18:49Pierre voulait dire un mot, notre autre, rapidement,
18:51parce qu'on doit faire une pause.
18:52Rapidement, parce que moi, avant d'être buraliste,
18:55j'étais dans le métier.
18:56Oui, mais aujourd'hui, le problème de l'agriculture,
18:58en fait, c'est qu'on n'est pas à la même enseigne
19:01comparé à nos autres pays européens.
19:03On a perte de produits,
19:04alors qu'eux, ils sont encore en train de traiter
19:05avec des néocotinoïdes et j'en passe et des meilleurs.
19:08Comme la noisette.
19:08On a parlé parce que vous faisiez du vin et de la noisette
19:11et maintenant, on ne peut plus faire la noisette.
19:12Les tracteurs ne sont pas au même prix.
19:13Et puis surtout, eux, ils ont une ouverture sur le marché
19:15à des prix qui sont différents en toute concurrence.
19:18Alors oui, on n'arrive pas à s'en sortir.
19:20Mais pourquoi ?
19:20Parce que les Français, quand ils sont dans les rayons,
19:22ils préfèrent consommer une barquette de fraises,
19:24par exemple, à 1,50 du Maroc,
19:26plutôt qu'à 2 euros.
19:26Mais aujourd'hui, il faut bien qu'on arrive tous
19:28à gagner notre croûte.
19:30Mais on ne peut pas sortir de la fraise à 1,50 euros.
19:33C'est impossible.
19:33Et disons bien une chose,
19:34comme dit notre ami Perico Légasque,
19:36que vous retrouvez toutes les semaines du lundi au jeudi
19:38sur Sud Radio de Midi à 14h,
19:40consommer, c'est voter.
19:41Et quand on paye 50 centimes de plus,
19:43la fraise française,
19:44un, elle est bien meilleure,
19:45et deux, elle paye la retraite de vos parents
19:47et votre assurance maladie.
19:48Faut-il le rappeler ?
19:50Parce que je crois que les gens
19:51l'ont un peu oublié.
19:53Il faut faire une pause.
19:54On l'a fait tout de suite
19:55et on se retrouve depuis le café tabac
19:58le Mariland à Foulayron
19:59où on passe un moment vraiment,
20:00je le dis, magique.
20:04Tous les matins,
20:05les plus grandes personnalités politiques
20:07sont au micro de Sud Radio.
20:09Parlez la France depuis le bar tabac
20:11le Mariland à Foulayron
20:12dans le Lot-et-Garonne.
20:14Tiens, vous pouvez faire...
20:14Vous êtes là, Foulayron ?
20:16Oui !
20:17On venait le...
20:19J'allais dire, le stade est plein comme un oeuf.
20:21Non, c'est le bar tabac, le Mariland,
20:23mais c'est déjà très bien.
20:24Alors, vos propos font réagir
20:26au 0826 300 300.
20:28Vous êtes nombreux à vouloir prendre le micro.
20:31On va vous donner la parole.
20:32Bonsoir, Marie-Alice.
20:35Marie-Alice.
20:36Bonsoir, vous voulez réagir à ce que vous entendez ?
20:39On vous écoute.
20:39Oui, tout à fait.
20:41Moi, je suis infirmière libérale dans le Lot-et-Garonne.
20:44Et pour rebondir sur ce qui vient d'être dit,
20:47l'atteinte de nos agriculteurs a un effet boule de neige
20:51sur toutes les conditions de vie à la campagne.
20:55Je veux pour cela, en fait,
21:00personne n'ira s'installer à la campagne
21:02si on n'a pas des services de proximité.
21:04Et si les services de proximité ne sont pas là,
21:06ce sont nos personnes âgées
21:08qui ne peuvent pas être maintenues à domicile,
21:10mais aussi un agriculteur,
21:14un instituteur qui ne viendra pas.
21:16Et donc, nos campagnes sont en train de se vider
21:21pour se rapprocher des villes.
21:23On va dire également que le désert médical
21:27joue dans ce sens-là,
21:30avec, on peut rajouter, le prix du carburant.
21:35Vous n'allez pas aller habiter à 30 km
21:37de l'école de vos enfants.
21:40Voilà, c'est ça.
21:41Donc, en fait, nous, infirmiers à domicile,
21:45on est très conscients de ce rôle
21:47et notre rôle au niveau de la coordination
21:51et on essaye également au niveau d'État
21:54de faire absorber les tensions croissantes
21:57du système de santé
21:58pour maintenir de plus en plus
22:00les patients lourds à domicile.
22:02Mais on ne pourra pas maintenir
22:03les patients lourds à domicile
22:04si on n'a pas la petite épicerie
22:06qui fournit l'alimentation.
22:09Vous voyez que ça fait vraiment...
22:11Bien sûr.
22:12Alors, Marie-Alice, vous êtes dans l'Hôté-Garonne,
22:14vous, c'est ça ?
22:15Tout à fait.
22:16Je suis infirmière libérale
22:18dans l'Hôté-Garonne.
22:20On va faire réagir tout le monde.
22:21Alors, il y a eu...
22:22Oui, où ça ?
22:24Aux portes d'Agen.
22:25Aux portes d'Agen.
22:26Vous êtes à côté.
22:27Vous pouvez passer et nous faire coucou à Fouléron.
22:29À Castel-Cullier.
22:29À Castel-Cullier.
22:31Très bien.
22:31Voilà.
22:33Alors, écoutez, on va faire réagir.
22:34On a eu un petit problème de son.
22:35Marie-Alice, qui est infirmière libérale,
22:37qui va voir des gens un peu partout,
22:38du côté, peut-être d'ailleurs,
22:40à telle des patients à Fouléronne,
22:41qui nous écoute,
22:42nous dit,
22:43il y a un effet boule de neige
22:44avec la disparition des agriculteurs.
22:47C'est que les gens partent.
22:48C'est que les services publics partent.
22:50C'est que tout part.
22:51Arnaud, je crois que vous vouliez réagir.
22:53Vous êtes agriculteur, Arnaud ?
22:54Non, je suis retraité du ministère de l'Agriculture.
22:56Bien dans le micro.
22:56Et après, un passage dans le nucléaire.
22:59Vous voyez, j'ai une casquette.
23:00Et j'observe que,
23:02que ce soit dans l'énergie,
23:05on perd notre souveraineté.
23:07Vous avez une grosse centrale nucléaire
23:08à côté, Golfe,
23:09à quelques kilomètres.
23:10Et au niveau du ministère de l'Agriculture,
23:12le ministère de l'Agriculture,
23:13ça sert uniquement,
23:14maintenant,
23:15il n'y a plus de technique,
23:17c'est retranscrire des directives
23:20aux plus sévères, évidemment.
23:21Parce qu'on est les meilleurs, nous.
23:23On lave plus blanc que blanc.
23:24Et donc,
23:25quand on nous parle de souveraineté européenne,
23:27je ne sais pas ce que ça veut dire.
23:28Mais par contre,
23:29la France,
23:29quand je faisais mes études agricoles,
23:30c'était un jardin.
23:31On était en excédent alimentaire.
23:33Et depuis qu'il y a l'UE,
23:34ben voilà.
23:35On détruit tout.
23:36Je crois que Francis veut réagir.
23:40Notre souveraineté,
23:41enfin,
23:41la souveraineté agricole
23:43ou alimentaire,
23:44c'est certain.
23:45C'est simple.
23:46Si on veut tout acheter à l'étranger,
23:48il suffit d'avoir
23:49un problème,
23:51quelques missiles
23:51à droite, à gauche.
23:52Et puis,
23:53qu'est-ce qu'on fait ?
23:53On se cherche à l'étranger...
23:55Si on coule les navires
23:56qui transportent tout
23:57dans les conteneurs,
23:57on est mal.
23:58Donc, autrement dit,
23:59il va falloir quand même réfléchir.
24:01Notre avenir,
24:01qu'est-ce que c'est ?
24:02Donc,
24:02est-ce que c'est nous,
24:04les citoyens,
24:04qui doivent prendre
24:05notre avenir en main
24:06ou est-ce qu'il faut laisser
24:07à des politiciens
24:07qui ne comprennent pas la vie ?
24:09C'est simplement ça.
24:10Et je crois qu'il va falloir
24:11peut-être s'organiser différemment
24:13parce que je vois
24:13que la politique
24:14ne nous aide pas particulièrement.
24:17Paul veut réagir.
24:18On va faire réagir
24:19à Kim sur ce que disait
24:20Marie-Alice.
24:20Donc, aujourd'hui,
24:21on voit quand même
24:21que les agriculteurs français
24:22sont motivés.
24:23Moi, j'ai des collègues
24:24qui ont été inondés
24:25avec de l'eau
24:26par-dessus les serres,
24:27avec de la boue
24:28qui a fait tourner
24:30les fraises,
24:30tout était saccagé.
24:31Et ces gens-là,
24:32le lendemain,
24:33dès que la Garonne
24:34ou le Lot est reparti,
24:36ils ont pris les bottes,
24:37ils ont pris les pelles,
24:38ils ont pris les brouettes,
24:39ils ont appelé au secours
24:39les voisins et autres
24:40et ils ont voulu remettre
24:41en marche l'outil de travail.
24:43Donc ça, ça se récompense
24:44en achetant les produits français.
24:45Il faut être lucide.
24:46bien sûr,
24:47à tous ceux qui nous écoutent.
24:48Il faut être solidaire.
24:48Mais il y a une chose
24:49que vous dites,
24:50est-ce qu'il n'y a pas encore
24:51une solidarité dans la ruralité
24:53qui aurait disparu
24:53dans les grandes villes ?
24:54Vous avez sentiment ?
24:56Non, c'est Lucas
24:57qui veut réagir.
24:58Moi, c'est ce que j'allais dire.
25:00C'est que,
25:01alors oui,
25:02on a des problèmes
25:03de souveraineté alimentaire,
25:04mais c'est peut-être
25:05parce que le mode de vie
25:07des jeunes aujourd'hui
25:10a changé.
25:10on se serre peut-être
25:12une balle dans le pied
25:13parce que les McDo,
25:15les...
25:16Je tiens à dire
25:17qu'on en parlait
25:18ce midi à table.
25:19Boire du soda à table,
25:21ça ne se fait pas.
25:23Évidemment,
25:23l'alcool,
25:24c'est avec modération
25:25parce que c'est dangereux
25:26quand c'est en excès
25:27pour la santé.
25:28Mais il vaut mieux
25:28boire un verre de vin
25:29que deux canettes de soda.
25:31Ça, je le dis franchement.
25:32Ceux qui sont
25:34dans les bureaux en haut,
25:35ils ont peut-être
25:36leur tort,
25:37mais c'est aussi
25:39en partie grâce
25:40à la population
25:41qui ne consomme plus local,
25:43ce qui ne fait plus rien,
25:44qui va acheter
25:45dans des commerces
25:47comme McDo,
25:49comme...
25:49Tous les commerces
25:51comme ça,
25:51oui, bien sûr.
25:52Toutes les grosses industries
25:54et moi,
25:54je pense que ça nous plombe
25:55énormément.
25:56Mais ce que disait
25:57Marie-Alice,
25:58Christian veut réagir
25:59et après,
26:00on va donner la parole
26:00à Hakim
26:01sur ce que disait
26:01Marie-Alice.
26:03Allez-y.
26:04L'agriculture aujourd'hui,
26:04si on veut avoir
26:05des agriculteurs,
26:06il faut tirer
26:07en revenu déjà.
26:08C'est clair.
26:09Décembre.
26:10Et aujourd'hui,
26:10il n'y a pas de revenu.
26:11Vous avez des agriculteurs
26:13qui gagnent bien leur vie
26:14parce qu'ils en ont la plus-value,
26:15mais les agriculteurs
26:16qui font dans la céréale
26:17aujourd'hui,
26:17on travaille à perte.
26:19Ça fait trois ans.
26:19La céréale à perte ?
26:20On travaille à perte.
26:21Parce qu'on disait à l'époque
26:22que les céréaliers,
26:23c'était les nababs
26:23de l'agriculture.
26:24Pas aujourd'hui.
26:25Tant qu'on travaillera à perte,
26:26il n'y aura pas de reprise.
26:28C'est clair.
26:28Si vous n'avez pas de salaire,
26:29vous n'aurez pas de agriculteurs.
26:30Marie-Alice,
26:31qui est infirmière libérale,
26:32disait que la perte
26:33du nombre d'agriculteurs
26:34faisait disparaître
26:35les services publics.
26:36Hakim,
26:36vous êtes prof
26:37dans un lycée
26:38à Villeneuve-sur-Lotte.
26:40Il y avait une grève
26:41aujourd'hui.
26:41Expliquez-nous pourquoi.
26:42Et ça va dans le sens
26:43de ce que nous disait
26:44Marie-Alice
26:45au 0826-300-300.
26:46Tout à fait.
26:47Alors,
26:47il faut savoir
26:48qu'à la prochaine rentrée,
26:49dans tout le Lot-et-Garonne,
26:51aujourd'hui,
26:58propre au Lot-et-Garonne.
26:59Et il va y avoir
27:00des suppressions de postes
27:01dans le premier degré
27:02et dans le deuxième degré.
27:03C'est-à-dire
27:04chez les enfants,
27:04en école primaire
27:05et collège-lycée.
27:07Et bien figurez-vous
27:08que l'avenir,
27:08c'est qui ?
27:09C'est les enfants.
27:10Oui.
27:10Et vous imaginez
27:11une famille, par exemple,
27:12qui a envie de s'installer
27:13dans le Lot-et-Garonne.
27:14Elle apprend
27:15qu'on supprime des classes.
27:17Donc, ça veut dire
27:18on va supprimer des écoles.
27:20Mais alors,
27:21on va aller où comme ça ?
27:22Et tout ça, pourquoi ?
27:23Pour faire des économies
27:24de bout de chandelle ?
27:25Tout ça, il faut aussi le dire.
27:27C'est parce que
27:27tout le monde a remarqué,
27:28tout le monde le sait.
27:30La démographie en France,
27:31elle est en baisse.
27:32La natalité,
27:34elle est en baisse.
27:35Aussi parce que
27:35les gens ont moins le moral
27:36et ont plus de doutes
27:38sur l'avenir.
27:38Quand on nous dit
27:39préparez vos enfants
27:40parce qu'il va falloir
27:40faire la guerre avec la Russie,
27:42préparez-vous,
27:43il ne faut pas avoir peur
27:44que vos enfants meurent
27:45dans le Donbass.
27:46Ben non,
27:46nous, on est un petit peu inquiets.
27:48Non, je suis désolé,
27:49on n'a pas fait des enfants
27:50pour qu'ils aillent mourir
27:50dans le Donbass.
27:51Je m'excuse de le dire.
27:52Mais peu importe.
27:53Je voudrais vous dire une chose.
27:55Si on fait peur aux gens comme ça,
27:57si on ferme les classes
27:58parce qu'on en profite,
27:59parce que les effectifs
28:00sont en baisse.
28:01Donc ça veut dire
28:02que la qualité de l'enseignement,
28:03elle se fait ressentir.
28:05Alors bien sûr,
28:06ce soir,
28:06on a entendu beaucoup
28:07les ennuis des agriculteurs,
28:10les ennuis des buralistes.
28:11Quelque part,
28:12nous à côté,
28:13c'est un petit peu moins,
28:14mais ça va toujours
28:15dans le même sens.
28:16Et moi,
28:17je trouve que
28:17le monde rural,
28:18le Lot-et-Garonne,
28:20il est en train
28:20de prendre cher.
28:21Et j'espère que là,
28:22il va y avoir
28:23les élections municipales.
28:24J'espère que le maire
28:25qui va être élu...
28:26Alors,
28:26on ne parle pas
28:27d'aucune commune.
28:29Les maires qui vont être élus,
28:30c'est ça ?
28:30Aucune étiquette.
28:31J'espère qu'ils vont
28:32prendre en compte
28:32ce qui a été dit ici
28:33dans l'émission
28:34pour,
28:35si vous voulez,
28:36aider tout le monde.
28:37Et puis moi,
28:38ce soir,
28:38encore plus que d'habitude,
28:40j'irai faire mes courses
28:41au marché.
28:42Il ne faut pas avoir peur
28:43de cuisiner.
28:44Il faut aller dans les boutiques
28:45où on peut acheter du bio.
28:47Il y en a 29 sur l'autre.
28:48Croyez-moi qu'il y en a...
28:49Et ce n'est pas forcément
28:50plus cher.
28:51Ce n'est pas vrai.
28:51C'est une légende.
28:52Ça, c'est vrai.
28:53Raphaël veut réagir.
28:54Tout le monde,
28:54le micro est libre.
28:55Après,
28:56si on veut réagir
28:57sur l'éducation,
28:59donc tout à fait d'accord
29:00sur les problèmes
29:01qu'il y a dans l'éducation.
29:03Mais si on veut aussi
29:04lier l'agriculture
29:05à l'éducation
29:06et peut-être apporter
29:07un meilleur avenir
29:08à nos enfants,
29:09c'est que...
29:11On sait qu'il y a
29:12des menus établis
29:13et tout ça.
29:14Tout le monde,
29:14dans toutes les municipalités,
29:16on veut valoriser
29:17les produits d'éco,
29:18on veut valoriser
29:18les agriculteurs,
29:20tout ça.
29:20Mais jamais
29:21on ne fait faire
29:22aux enfants
29:23une journée,
29:24cuisine,
29:24où c'est qu'on apprend
29:26la vraie cuisine.
29:28On ne fait pas non plus
29:29de sorties...
29:29Qui ne se fait pas
29:30au micro-ondes.
29:31Exactement.
29:32On ne fait pas
29:32de sorties pédagogiques
29:33à aller voir
29:34le métier d'agriculteur.
29:35Et si on faisait
29:37peut-être un peu plus
29:37de cuisine
29:38avec les produits locaux,
29:39au lieu de les acheter
29:40parce qu'il y a
29:41de très très bons producteurs,
29:42que ce soit bio,
29:43en conventionnel et tout,
29:44et je pense que
29:45si on veut créer
29:46un avenir,
29:46il faudrait peut-être
29:47aussi montrer
29:47l'avenir aux enfants.
29:48Mais je voudrais
29:49vous poser une question
29:50parce que vous dites
29:51moi,
29:51il y a le premier supermarché
29:53à côté de mon village,
29:54c'est 15-20 km,
29:55c'est ça ?
29:55Oui, oui, c'est ça.
29:56Donc entre 30 et 40 km
29:57aller-retour.
29:58Oui, c'est ça.
29:59Là, dans les villages,
30:00il n'y a pas trop de problème
30:00mais la politique anti-voiture
30:02qu'il y a dans certaines villes,
30:03ça vous pose problème ?
30:05Ou quand on voit
30:06le prix du décarburant aujourd'hui
30:08parce que le gazole
30:09est à presque 2 euros
30:09mais le sans-plomb
30:11est à 1,85 ce qui est pas mal,
30:13ça vous pénalise
30:14encore plus durement
30:15comme ici ?
30:15Il faut prendre la voiture
30:16pour aller faire les courses ?
30:18C'est-à-dire que
30:19chez nous,
30:20c'est quand même
30:20une nécessité
30:21de prendre la voiture.
30:22Donc je pense que le gazole
30:23il peut être à 3 euros,
30:24vous êtes obligés
30:25d'aller travailler,
30:26vous êtes obligés
30:26d'aller faire les courses,
30:27vous êtes obligés
30:27d'aller manger,
30:28vous êtes obligés
30:28d'amener les enfants.
30:30Mais au bout d'un moment,
30:31moi j'ai des amis
30:32qui travaillent dans le libéral,
30:34commencent à se poser
30:35des questions
30:35de savoir s'il faut
30:36continuer à travailler
30:37parce que le gazole
30:37est trop cher.
30:38parce que ça devient,
30:39ils prennent leur véhicule personnel,
30:41le gazole,
30:42alors ils ont des indemnités,
30:43il n'y a pas de problème.
30:44Mais il arrive un moment
30:45où c'est que
30:45quand on fait la soustraction,
30:47ça nous coûte plus cher
30:48d'aller travailler
30:49que comme l'agriculture,
30:51ça nous coûte plus cher
30:51d'aller travailler
30:52que de rien faire.
30:53Je trouve que c'est pas normal
30:54de ne pas pouvoir vivre
30:55son métier,
30:55que ce soit artisan,
30:57agriculteur ou autre.
30:58Pierre veut réagir,
30:58je crois.
30:59Moi je voulais réagir
31:00parce que je rejoins un peu
31:01l'auditrice
31:03qui vient d'appeler.
31:03Marie-Alice.
31:04Marie-Alice.
31:05Qu'on salue de Castel-Cullier,
31:06intermédiaire libérale.
31:08Elle a raison,
31:09si aujourd'hui en fait
31:10on doit prendre de la voiture
31:11pour aller en ville,
31:11c'est parce qu'aujourd'hui
31:12la ruralité se perd,
31:14c'est qu'aujourd'hui
31:15il n'y a plus d'école
31:16dans tous les villages,
31:17on perd nos services
31:18de proximité,
31:19tous nos commerces,
31:20on n'a plus de docteurs
31:21et en fait
31:22dans nos petits villages
31:24on ne retrouve plus rien
31:25alors qu'à l'époque
31:25on avait un médecin,
31:26on avait des écoles
31:27avec chaque niveau,
31:29on avait un boulanger,
31:30on avait un boucher
31:30et on avait une offre complète
31:32en fait
31:32dans nos petits villages
31:33de 1500 habitants.
31:34Aujourd'hui
31:35dans les petits villages,
31:36dans les petites communes
31:37en fait
31:38il n'y a plus rien.
31:39Donc aujourd'hui
31:40on est obligé
31:40d'aller dans les villes,
31:41de se déplacer
31:42comme vous le dites
31:44parce qu'on n'a plus rien.
31:45On doit faire un mot Lucas
31:48parce qu'après
31:48on va faire une courte pause.
31:49Un petit mot
31:50pour réagir
31:51sur les paroles d'Akim
31:52sur l'éducation
31:54c'est que
31:54moi
31:55j'ai un groupe d'amis
31:56il n'y en a pas un
31:57qui a fait ses études ici
31:58ils sont tous partis
31:59Bordeaux,
32:00Toulouse,
32:01Lyon.
32:03Pourquoi
32:03ces grandes villes
32:04et pas nous ?
32:05Pourquoi sur Agin
32:06il n'y a pas...
32:07Ah mais moi je crois
32:08qu'il faudrait décentraliser
32:09certaines écoles.
32:10Plus de fac,
32:11plus d'écoles
32:12pour apprendre
32:12des mathématiques,
32:13parce qu'en plus
32:13il faut partir par exemple
32:14à Paris ou à Lyon
32:15ou à Toulouse
32:16ou à Bordeaux
32:17où le prix de l'immobilier
32:18pour les étudiants
32:18est déjà un coup de massue
32:20sur la tête
32:21évidemment qu'il faut faire
32:22des choses comme ça.
32:22Ah oui non
32:23mais c'est sûr que
32:23toutes les moyennes
32:25et grandes écoles
32:26c'est toujours...
32:28enfin pour nous
32:28en l'occurrence
32:29vu qu'on est entre
32:29Bordeaux et Toulouse
32:31on doit choisir
32:32c'est soit Bordeaux
32:32soit Toulouse.
32:34Pourquoi pas Agin ?
32:35On n'a jamais le choix
32:36de Agin.
32:37Mais ça c'est une chose
32:38ça s'appelle
32:39l'aménagement du territoire
32:40et dont on parle plus
32:40beaucoup depuis
32:41quelques années.
32:42On doit faire
32:43une courte pause
32:43on se retrouve
32:44dans quelques instants
32:45vous êtes nombreux
32:46à vouloir parler
32:47et on va vous donner
32:48le micro.
32:49Restez bien avec nous
32:50et vous pouvez nous
32:50rendre visite
32:51au Bar Tabas
32:53le Maryland
32:54à Full Iron
32:55dans le Lot
32:56et Garonne.
32:57A tout de suite.
32:58Sud Radio
32:59Parlons Vrai
33:00Parlons Vrai
33:01Sud Radio
33:01Parlons Vride
33:03En direct du Bar Tabas
33:05le Maryland
33:06à Full Iron
33:06une ambiance incroyable
33:09il y a beaucoup de monde
33:10et vous voulez parler
33:11de tous les sujets
33:12et Loïc est venu
33:13il veut parler de handicap.
33:15Loïc
33:16qu'est-ce que vous voulez
33:16nous dire ?
33:17Bonsoir à tous
33:18en fait
33:18je voulais juste
33:20rappeler aux gens
33:21et surtout nos politiques
33:22il n'y a pas que des valides
33:24il n'y a pas que des valides
33:26en France
33:26il y a aussi
33:27des invalides visibles
33:28et des invalides invisibles
33:30pour 80%
33:3180% des gens
33:32qui sont invalides
33:33ou handicapés
33:34c'est de l'invisible
33:35alors c'est pas parce qu'on n'a pas
33:36de fauteuil roulant
33:37ou qu'on n'ait pas
33:39une canne blanche
33:40avec un chien
33:41mais il y a aussi
33:42il faudrait prendre en compte
33:44en fait
33:44l'accessibilité
33:47l'emploi
33:48des handicapés
33:50parce que moi je suis senior
33:50je suis handicapé
33:51et je suis encore
33:53en accident de travail
33:54ça fait deux ans
33:56et je sais qu'à 55 ans
33:58bah dehors
33:58c'est mort
33:59je le sais
34:00donc
34:01bah en fait
34:01hormis que
34:03l'état
34:05nos grands penseurs
34:06et bah ils vont me précariser
34:07c'est tout ce qui m'attend
34:09et je pense à tous mes amis
34:10qui sont à côté
34:11parce que j'en ai deux
34:11qui sont handicapés aussi
34:12là
34:13voilà il y en a un là
34:14qui est là
34:15qui est handicapé
34:16j'ai mon ami
34:17qui est si handicapé aussi
34:18il cherche du boulot
34:18mais arriver à un certain âge
34:20handicapé
34:20bon on prend plus
34:21déjà qu'à 55 ans
34:22quand on est valide
34:23c'est compliqué
34:23alors quand on est handicapé
34:25et alors après on nous dit
34:27vous avez des places réservées
34:29euh oui
34:30mais ça intéresse pas
34:31parce que c'est toujours
34:32le dernier patron
34:32qui va payer la retraite
34:33la sortie
34:34donc ça les intéresse pas
34:35même s'ils ont des aides
34:37même
34:37alors après
34:38il faut avoir
34:38un taux de handicap
34:40suffisamment important
34:41élevé
34:42pour qu'ils puissent
34:42toucher des aides
34:43et quand on est
34:44entre deux os
34:45comme moi
34:47je suis à un peu plus
34:48de 30%
34:48mais je marche
34:49avec une canne
34:51rupture des vertèbres
34:53ben voilà
34:53je peux plus faire
34:54être debout
34:55être à genoux
34:56j'étais dans le bâtiment
34:57voilà
34:57alors ça c'est un vrai sujet
34:59on va prendre Marie-Alice
35:01au téléphone
35:01qui est infirmière libérale
35:02et on va donner la parole
35:04à Larry qui est venue
35:05et dont la femme
35:05est infirmière
35:06Marie-Alice
35:07quand vous entendez
35:07le témoignage de Loïc
35:08c'est un vrai sujet
35:09le handicap
35:10en zone rurale
35:13Marie-Alice
35:15oui je vous entends
35:16Marie-Alice
35:17on vous entend
35:17allez-y
35:18on vous écoute
35:19oui
35:20oui donc
35:20en zone rurale
35:21le problème
35:22est autant plus important
35:24parce que
35:25les gens n'ont pas
35:27de moyens
35:27de déplacement
35:28on sait qu'au niveau
35:30du gouvernement
35:31on réduit
35:32les budgets
35:35des ambulanciers
35:36etc
35:37et donc
35:38entre autres
35:39j'étais en réunion
35:40en début d'après-midi
35:41aujourd'hui
35:41avec une orthophoniste
35:43dont la maman d'un patient
35:47a appelé
35:48pour son enfant
35:50autiste
35:51et elle ne pouvait pas
35:53se rendre
35:53au rendez-vous
35:54sur Agin
35:55vu le prix du carburant
35:57elle lui a dit
35:57qu'elle privilégiait
35:59ce qui lui restait
36:00comme argent
36:01pour l'alimentation
36:04et que cette fois-ci
36:05elle faisait sauter
36:06la séance
36:06donc on en arrive même
36:08à supprimer
36:09les gens
36:10on arrive à sélectionner
36:11à ne plus pouvoir
36:12se soigner
36:13et ça c'est grave
36:15c'est fou
36:16Larry
36:17bonsoir
36:17bonsoir Philippa
36:18bienvenue
36:19vous
36:19votre femme
36:20est infirmière libérale
36:21dans le coin
36:21oui tout à fait
36:22et vous êtes d'accord
36:23qu'est-ce qu'elle vous raconte
36:25d'un métier
36:26d'infirmière libérale
36:27en zone rurale
36:28ça devient de plus en plus dur
36:29il y a de plus en plus
36:30de patients
36:31de plus en plus
36:31de kilomètres à faire
36:33avec des indemnités
36:34kilométriques
36:34qui ont été revalorisées
36:36au bout de 15 ans
36:36mais 2, 5 centimes
36:38ou 3 centimes
36:38je ne sais plus
36:39c'était ridicule
36:39tout à fait
36:40il faut savoir
36:40je tiens à le dire
36:41peu de gens le savent
36:42mais lorsqu'une infirmière libérale
36:43vient faire des soins
36:44il faut savoir
36:45que le premier soin
36:46est payé à 100%
36:47le deuxième à 50%
36:48et le troisième soin
36:49est gratuit
36:51donc
36:52ça ne peut faire
36:53qu'empirer
36:54pour moi
36:56les choses
36:56ne vont pas s'arranger
36:57c'est fou
36:58vous êtes d'accord
36:59avec ça
36:59Marie-Alice
37:00c'est un vrai sujet
37:01pour les infirmières libérales
37:02entre les revalorisations
37:03les salaires
37:04c'est quand même pas le Pérou
37:07Marie-Alice
37:08ah on a perdu Marie-Alice
37:13la durée de carrière
37:15d'une infirmière
37:16il y a 10 ans
37:17était de 7 années
37:18à l'heure actuelle
37:19aujourd'hui
37:20on est à 3 ans
37:21il y a de plus en plus
37:22d'infirmières
37:23qui arrêtent
37:24au bout de 3 ans
37:25ça faut le savoir
37:26au niveau des kilomètres
37:29on est tenu quand même
37:31nous
37:31à une présence
37:33à l'exécution des soins
37:357 jours sur 7
37:37365 jours
37:38par an
37:40c'est ça
37:41il n'y a pas de jour férié
37:42il n'y a pas de nuit
37:43il n'y a pas de jour
37:44il n'y a pas de week-end
37:45les inondations
37:46malgré les inondations
37:47certaines collègues
37:48sur Marmande
37:49ont dû faire
37:50leur soin
37:51en barque
37:52voilà
37:52donc c'est quand même
37:53la réalité du terrain
37:54en barque
37:55oui
37:57grâce aux pompiers
37:58qui les ont amenés
37:59voir les patients
38:00moi je suis arrivée
38:01chez un patient
38:01j'ai dû arrêter ma voiture
38:03et escalader un arbre
38:05voilà
38:05ça c'est la réalité du terrain
38:07et c'est la réalité de notre vie
38:09on a de plus en plus
38:10de patients
38:11effectivement
38:12puisque la pompier
38:13elle a dû en vieillir
38:14et donc on a des amplitudes horaires
38:16qui sont
38:19assez importants
38:20dingue
38:20voilà
38:20ah oui
38:21dingue
38:22l'arrivée de votre femme
38:23elle n'a pas dû prendre la barque
38:24ou grimper un arbre
38:25non
38:26pas encore
38:26mais ça ne pourrait pas
38:27t'en arriver
38:28elle pourrait abandonner le métier
38:29comme disait Marie-Alice
38:30il y a un
38:31je pense
38:31comme on a un prof d'anglais
38:33avec nous
38:33ce qu'on appelle
38:33the great quit
38:34quand il y a les gens
38:35qui ont quitté leur job
38:36aux Etats-Unis
38:37après la crise de 2008
38:38je lui dis souvent
38:40que son métier
38:41on le voit
38:42c'est vraiment
38:42un métier de passion
38:43et que
38:45sans cette motivation
38:46ça ne serait pas possible
38:47parce que
38:48quand on voit
38:49les tournées
38:49qui peuvent aller
38:50jusqu'à 50 patients
38:51sur une seule journée
38:52on se demande
38:54comment est-ce qu'on peut
38:55en arriver là
38:56oui là les 35 heures
38:57c'est en deux jours
38:57quoi
38:57oui c'est en deux jours
38:58oui
38:59à qui m'a vu ?
39:01oui j'ai une question
39:02à poser à Loïc
39:02oui
39:03je voulais lui demander
39:04parce que
39:06normalement il me semble
39:07qu'il y a une loi
39:07qui oblige
39:08voilà qui oblige
39:09les entreprises
39:10normalement
39:11je crois
39:11je ne sais plus
39:12c'est combien le taux
39:13le pourcentage
39:14alors ça dépend
39:14la taille des entreprises
39:15c'est un peu compliqué
39:16quand je n'ai pas
39:17un chiffre précis
39:17dans la tête
39:18je ne le donne pas
39:19pour ne pas dire de bêtises
39:21alors la réponse est simple
39:22il y a des patrons
39:23j'en ai rencontré
39:25quelques-uns
39:26ils préfèrent payer l'amende
39:28ils préfèrent payer l'amende
39:29parce qu'en fait
39:30dès l'instant où moi
39:30si j'ai un problème
39:31à cause de mon handicap
39:33même s'il touche
39:34de l'argent
39:35il va falloir qu'il prenne
39:36un CDD
39:37pour me remplacer
39:39double peine
39:39donc il préfère payer l'amende
39:41ça lui coûtera moins cher
39:42et à côté de ça
39:43il y a aussi
39:45comment dire ça
39:47le fait que
39:48les petites entreprises
39:50alors les petites entreprises
39:51c'est peut-être un peu compliqué
39:52pour elles
39:52mais des gros groupes
39:54et puis on se retrouve
39:55dans un placard
39:57à tailler les feuilles
39:58mettre les trucs
39:59mais voilà
40:00quelque chose
40:00qu'on pourrait faire
40:01parce que
40:01je peux encore travailler
40:02de mes bras
40:03je peux juste
40:05améliorer
40:06mon poste de travail
40:07on ne vous fait pas confiance
40:09on ne fait pas confiance
40:10on ne fait pas confiance
40:11mais le drame
40:12je vais vous le dire
40:13c'est qu'en France
40:13on est le pays
40:14qui vote le record
40:15du nombre de lois
40:15mais on a également
40:16le record de lois
40:17non appliquées
40:18et j'allais finir
40:20par dire une chose
40:22c'est que des fois
40:22selon le handicap
40:24le patron va toucher
40:25en aide par an
40:271000 euros
40:281000 euros par an
40:29ça fait 80 euros par mois
40:30voilà
40:31vous croyez qu'il veut
40:32prendre quelqu'un comme moi
40:33qui boite
40:33et qui a du mal
40:34à se baisser
40:34pour ramasser une feuille de papier
40:35et qui a du mal à
40:36ben non
40:37je le comprends
40:38en fait
40:38malheureusement
40:39je le comprends
40:40mais c'est moi
40:40qui reste sur le carreau
40:41c'est fou
40:42ben écoutez
40:42s'il y a des patrons
40:43qui veulent embaucher
40:44quelqu'un
40:44qui a envie de bosser
40:45c'est Loïc
40:46et pour le contacter
40:48c'est en direct
40:48au bar tabac
40:50le Maryland
40:51à Foulayron
40:51on va donner la parole
40:53à nos hôtes
40:54à Lucas
40:55et à Pierre
40:57parce qu'il nous reste
40:59deux minutes à peine
41:01alors
41:01cette émission
41:03ces trois heures
41:04au Maryland
41:05touchent à leur fin
41:06déjà je voudrais vous remercier
41:07de nous avoir accueillis
41:08mais on a l'impression
41:09quand on voit le monde
41:10qu'il y a ici
41:10que c'est vraiment
41:12un lieu de vie
41:13un lieu d'échange
41:14un lieu de partage
41:15c'est pas ça
41:16oui je pense qu'aujourd'hui
41:18le Maryland à Foulayron
41:19c'est plus qu'un commerce
41:20c'est vraiment créateur
41:21de lien social
41:22là où tout le monde
41:24vient boire son petit café
41:25manger sa petite choco
41:28le bureau des pleurs
41:29parce qu'on dit chocolatine
41:31ici on dit chocolatine
41:32si on dit plein au chocolat
41:33on a une interdition définitive
41:35celui qui dit plein au chocolat
41:37est prié de se diriger
41:38vers la sortie
41:39ou alors il paye le triple
41:40ou alors c'est 5 balles
41:43voilà
41:43c'est vrai que c'est bon
41:45quand on voit ça
41:46cette France qui se retrouve
41:47comme ça au café
41:49à discuter
41:50à refaire le monde
41:51moi je trouve ça magnifique
41:52Pierre
41:52ici en fait c'est un peu
41:54le point de lien social
41:56de la commune
41:57où tout le monde se rencontre
41:58partage
41:59sur n'importe quel sujet
42:00sur du sport
42:01de la politique
42:02et en fait nous
42:03on est content
42:04d'accueillir
42:04tous nos clients
42:06toute la journée
42:07pour débattre
42:08et voilà
42:10et c'est génial
42:11parce que tout à l'heure
42:12il y avait
42:12je vais faire de la pub
42:13pour une compétition
42:14le tour
42:14le Paris-Nice
42:15à la télé
42:15il y avait l'étape du Paris-Nice
42:17et bien les personnes retraitées
42:18qui sont parfois veufs
42:20et bien ils viennent le voir
42:21parce qu'ils ont du monde
42:22plutôt qu'être tout seuls
42:23devant leur télé
42:24dans leur salon
42:25mais c'est aussi
42:26un lien social
42:26chez nous
42:27mais bien sûr
42:27c'est ça également
42:28Lucas
42:29oui parce qu'on diffuse
42:31les matchs
42:32bon en ce moment
42:32c'est les 6 nations
42:33donc le samedi après
42:36on diffuse les matchs
42:37mais il faut mettre le son
42:38sur Sud Radio
42:39évidemment
42:39avec Daniel Herrero
42:40et François Triot
42:41c'est le must
42:43non mais voilà
42:44on met la radio ici
42:45la télé là-bas
42:46comme ça tout le monde est content
42:47mais comme
42:49comme je voulais revenir
42:51en fait
42:51comme j'ai dit
42:52dès le début
42:53en fait
42:53on a besoin
42:54de ces commerces
42:55dans nos villages
42:56parce que
42:57sans ça en fait
42:58nos villages
42:59ils sont morts
42:59en fait
42:59c'est un maillon essentiel
43:01on a besoin
43:02de ces commerces
43:03pour faire vivre un village
43:04pour faire vivre les gens
43:06pour avoir du lien social
43:07et tout ce qui s'ensuit
43:09en fait
43:09on est presque
43:10le premier maillon
43:11de la chaîne
43:12si je puis dire
43:12parce que
43:13nous la vraie France
43:15on la côtoie
43:15on la vit tous les jours
43:17au bar
43:18notamment au bar
43:19parce qu'au tabac
43:19les interactions
43:22se passent très rapidement
43:23c'est sûr
43:24mais au bar
43:24on voit cette vraie France
43:26la détresse des gens
43:27on est le confinant
43:28le bureau ruraliste
43:29la mine
43:30on est plus que
43:31simple bureau
43:32et bien merci
43:33Lucas et Pierre
43:35Ferland
43:36pour votre accueil
43:37magnifique ici
43:38merci à vous Philippe
43:38je vous remercie
43:39toutes et tous
43:39vraiment vous êtes venus
43:41très très nombreux
43:41c'était vraiment
43:43un moment
43:44je dois le dire
43:45ça fait plus de 10 ans
43:46que je fais de la radio
43:47mais c'est vraiment
43:49un très beau moment
43:49merci à vous Philippe
43:51d'avoir fait rayonner
43:51notre commune
43:53Fouléron
43:53dans toute la France
43:54ce soir
43:54et acheter des produits
43:56du Lot-et-Garonne
43:57et d'ailleurs
43:57en France bien sûr
43:58moi j'aimerais
43:59déjà vous remercier
44:00à vous et
44:01toute votre équipe
44:03remercier la Confédération
44:04des Buralistes
44:05et remercier
44:06tous mes clients
44:07de tous les jours
44:07tous ceux qui sont venus
44:08ce soir
44:08et surtout
44:10ma fabuleuse équipe
44:11on peut les applaudir
44:15et merci à la Confédération
44:17des Buralistes
44:17et à Sud Radio
44:18d'organiser cette tournée
44:19qui est vraiment
44:20à mon avis géniale
44:21et qu'il faudra refaire
44:24merci à vous
44:24avec plaisir
44:25allez dans quelques instants
44:27Magali Berda
44:28nous on se retrouve demain
44:29à 17h en direct
44:30de Bordeaux
44:31chez un autre Buraliste
44:32à demain
44:34demain matin
44:35réveillez-vous
44:36avec Maxime Liedot
44:37dans le Grand Matin Sud Radio
44:39et gagnez votre
44:40ScanWatch 2
44:41de la marque Withings
44:42un design d'horloger
44:43un mois d'autonomie
44:44et plus de 35 indicateurs
44:46de santé
44:46rythme cardiaque
44:48température
44:48qualité du sommeil
Commentaires