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##VV_PARLER_FRANCE-2026-05-21##

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Transcription
00:00et on a décidé en début de semaine de faire une émission un peu spéciale ce soir François-Louis.
00:06Sur les aidants, vous avez raison Philippe, puisque les témoignages ont été assez nombreux,
00:10notamment on aura Frédéric Julien Bonheur qui est avec nous, qui est agent artistique
00:13et qui nous parlera de ces aidants, un sujet qui vous fait bien sûr réagir au 0826 300 300.
00:19Vous êtes aidant et vous voulez prendre la parole, et bien c'est jusqu'à 20h.
00:23Est-ce que vous pensez que justement trouver des aidants, c'est pas forcément assez reconnu en France ?
00:28Est-ce que vous vous sentez suffisamment soutenu en tant qu'aidant ?
00:32Dites-le-nous 0826 300 300 ou 728 par SMS.
00:36Philippe, un petit rappel sur ce qu'est un aidant.
00:38Allez-y, vous en prie.
00:39Dans les grandes lignes, parce qu'on va le détailler bien sûr dans un instant,
00:42mais c'est une personne qui aide régulièrement un proche en perte d'autonomie.
00:46Alors bien sûr, il n'est pas forcément rémunéré, ça peut être une aide d'un parent âgé par exemple,
00:53ça peut s'occuper d'un conjoint malade, accompagner un enfant en situation d'un handicap,
00:58bref, toutes ces fonctions-là, ça fait partie de la mission de l'aidant,
01:00et on va le détailler tout de suite avec notre invité Frédéric Julien Bonheur,
01:04et puis vous, chers auditeurs, 0826 300 300.
01:06Alors, l'idée de cette émission, elle est venue, parce qu'il y a quelques jours,
01:09nous avions eu Corinne de Bayonne, vous vous en souvenez ?
01:11Vous avez envoyé un mail, et qui nous avait dit, moi je suis senior,
01:14je n'arrive pas à trouver d'emploi, et puis avec Frédéric, on se connaît bien.
01:17Bonsoir Frédéric.
01:19Bonsoir Philippe David.
01:20Bienvenue sur Sud Radio, vous connaissez bien les studios de Sud Radio,
01:23puisque vous êtes attaché de personnalités connues, comme Annie Dupéret par exemple.
01:28Exactement, agent.
01:28Agent d'Annie Dupéret, je crois Bruno Pouzzoulou aussi.
01:31Oui, il y a plein de personnalités comme ça où je m'occupe.
01:34Et on se connaît bien dans la vie, on va vous voyer à l'antenne,
01:36mais vous m'avez dit, écoute Philippe, j'ai entendu des témoignages,
01:39et moi j'aimerais bien témoigner, parce que maintenant, par la force des choses,
01:43de la vie, je suis devenu aidant.
01:46Racontez-nous Frédéric, Julien, alors on a rappelé ce qui était un aidant,
01:48racontez-nous votre vécu.
01:50Alors déjà, bonsoir chers auditeurs, en tout cas, oui, ça fait exactement 3 ans et demi
01:54que je vis, on va dire un enfer, voilà.
01:57Mais je le fais avec beaucoup de recul,
01:59il vaut mieux des fois en rire, parce qu'on ne peut rien faire contre ça,
02:03quand la personne est Alzheimer.
02:05C'est votre papa ?
02:07C'est mon papa, voilà.
02:08Maman vit en Normandie avec mon papa, dans la maison,
02:12et donc le truc, c'est qu'il faut toujours surveiller,
02:15toujours surveiller, on vit avec les clés, on ferme,
02:18on fait attention à tout ce qu'il fait.
02:21C'est des gens qui vivent la nuit.
02:23Donc, ils ouvrent le frigo, ils se serrent, ils vident les placards,
02:27et le pire de tout, c'est que son père, c'est ma mère,
02:31ou moi, quand j'y vais, des fois je fais 4 allers-retours,
02:34puisque j'habite Paris, mais je suis à Paris-la Normandie,
02:36je suis à 100 kilomètres, mais les 100 kilomètres maintenant,
02:38pour quitter Paris, j'en avais pour 2 heures.
02:41Je fais des allers-retours, je ne trouve pas toujours des bons médecins,
02:44ou libres, donc je ramène mon père à Paris,
02:47pour le ramener en Normandie, pour revenir-moi à Paris.
02:49Ce qui vous coûte une fortune, notamment avec le prix du carburant,
02:51les péages et tout y quanti ?
02:53Ah oui, c'est la totale énergie.
02:54J'ai beaucoup d'énergie à revendre, mais là, c'est la totale.
02:57Et donc, je fais quand même la différence,
03:00puisque quand même, j'ai eu la chance de connaître,
03:01donc j'ai connu ma grand-mère, qui était dans une chaise roulante,
03:04mais elle avait sa tête.
03:05Après, j'ai perdu ma sœur de cœur, qui avait fait un AVC,
03:09mais elle avait sa tête, elle est juste paralysée.
03:11C'est vrai que c'est très dur aussi à s'en occuper,
03:13mais elle avait sa tête.
03:15Là, à la date d'aujourd'hui, mon père n'a plus la tête.
03:18Il faut savoir que lui, aujourd'hui, c'est un grand enfant,
03:21tout simplement, avec du vécu.
03:23Donc, par exemple, le président, c'est le général de Gaulle,
03:26et le lendemain, c'est Giscard d'Estaing ou Chirac.
03:29Voilà.
03:30Ah oui ?
03:30Voilà.
03:31Et alors, quand je lui dis, mais tu sais, il n'est plus là,
03:34elle me dit, non, non, on ne le voit plus,
03:35mais à mon avis, il doit être bien placé.
03:36Mais je vais vous dire une chose très drôle,
03:38c'est un des derniers éclats de rire avec ma mère,
03:40qui avait Alzheimer.
03:41Quand Emmanuel Macron a été élue, elle était en EHPAD,
03:44on n'avait pas voté à sa place pour ne pas voter,
03:47on ne savait pas ce qu'elle allait voter.
03:48Et je vais la voir à l'EHPAD, je dis, tu sais, maman,
03:50on a un nouveau président de la République,
03:51il s'appelle Emmanuel Macron,
03:53elle me regarde l'air affolé, elle me dit,
03:54mais c'est ton frère !
03:56Et je lui dis, non, mon frère ne s'appelle pas Emmanuel Macron,
03:59il s'appelle Jean-Pierre David.
04:00Et voilà.
04:01Alors, ça réagit au 0800 26 300 300,
04:06direction Albi, François-Louis.
04:07Absolument, Philippe, puisqu'on a Sandrine qui est avec nous.
04:09Bonsoir, Sandrine.
04:10Bonsoir, Sandrine.
04:11Bonsoir.
04:12Vous êtes auxiliaire de vie,
04:14donc vous allez pouvoir, bien sûr,
04:16prendre la parole sur ce sujet des aidants.
04:18D'ailleurs, si vous voulez faire comme Sandrine
04:19et prendre la parole au standard,
04:20c'est le 0800 26 300 300.
04:22Allez-y, Sandrine, on vous écoute.
04:23Oui, donc voilà, moi, je suis auxiliaire de vie
04:26et tous les jours, je vois des gens qui sont malades,
04:30qui sont notamment atteints de la maladie d'Alzheimer.
04:33Et c'est vrai que pour les proches, c'est difficile.
04:37Et pour nous aidants, c'est aussi difficile
04:39parce qu'on n'a pas trop de reconnaissance dans ce milieu-là.
04:42Oui, tout à fait.
04:44Et est-ce que la situation,
04:45on nous a dit qu'il y avait eu un grand plan handicap,
04:48ça datait déjà de Chirac, le plan handicap.
04:50Il y a eu des choses qui ont été faites depuis.
04:52Vous êtes aidante depuis beaucoup d'années, Sandrine, ou pas ?
04:55Oui, moi, ça fait 20 ans que je suis auxiliaire de vie.
04:59Et là, je travaille par une association
05:02et donc on va chez des gens qui, justement,
05:05non, ces gens-là, ils ne sont pas du tout aidés, quoi.
05:08On les a oubliés.
05:09Et est-ce que la situation, vous qui êtes aidante ces 20 dernières années,
05:1425 dernières années, Chirac a été élu il y a 31 ans,
05:17est-ce que la situation s'est améliorée un peu, moyennement,
05:21pas beaucoup ou pas du tout ?
05:23Non, pas du tout, pas du tout.
05:25Il n'y a aucun soutien, quoi.
05:26En plus, maintenant, c'est compliqué dans le milieu médical
05:28parce que pour trouver un médecin, c'est compliqué.
05:32Pour faire passer des infirmières, c'est compliqué.
05:35Enfin, tout est compliqué, quoi, dans ce milieu-là.
05:37Vous, vous êtes dans le temps, vous êtes à Albi, c'est ça ?
05:40Oui, c'est ça, tout à fait, oui.
05:41Vous travaillez dans Albi, un tramureau,
05:43c'est l'agglomération d'Albi, c'est-à-dire zone plutôt urbaine
05:46ou vous allez également en zone rurale ?
05:48Ah non, on va en zone rurale, justement.
05:50On est beaucoup demandés en zone rurale.
05:53Et quand vous entendez le témoignage de Frédéric,
05:55c'est un peu le vécu qu'ont les personnes que vous visitez
05:57ou du moins leur famille ?
05:59Ah oui, tout à fait, tout à fait.
06:01On a une dame, elle est complètement Alzheimer.
06:05Il cherche à la placer dans un Ehpad
06:08et il n'y a pas de place.
06:10Il n'y a pas de place.
06:11C'est son fils qui passe...
06:14On va travailler de 20h jusqu'à 22h chez elle.
06:18Oh là là !
06:19Et c'est vraiment qu'il n'y a pas de place,
06:22ce n'est pas un problème de moyens ?
06:23Parce que pour l'avoir vécu avec ma mère,
06:25un Ehpad, ça coûte minimum 3 000 euros par mois, quoi.
06:27Oui, voilà, il y a aussi ça.
06:29Il y a aussi ça, les moyens.
06:31Les gens, ils n'ont plus les moyens de placer les parents
06:35quand c'est comme ça dans des Ehpad.
06:37Donc, c'est les auxiliaires de vie, c'est les enfants.
06:40Là, ils se relaient.
06:42Les enfants, même la nuit,
06:44ils ont mis des caméras dans la chambre,
06:46dans la maison pour voir ce qu'elle fait, cette dame.
06:49Voilà.
06:50Je suis tout à fait d'accord avec vous, Frédéric Julien.
06:51Parce que, justement, j'ai mis des caméras de surveillance pour la nuit.
06:56Après, on a des enfants qui,
06:58ils s'en foutent, je vous le dis direct,
07:00moi, je suis naturel.
07:01Et moi, non, je...
07:04Moi, mes parents, je les respecte.
07:06Maintenant, quand je vois qu'il y a des enfants qui ne s'en occupent pas,
07:11après, c'est pareil, l'Ehpad, ça coûte très cher.
07:14Ah bah, c'est hors de prix.
07:15Ça coûte très cher.
07:16Alors, je vais vous raconter quelque chose.
07:19Il faut savoir qu'on mange la maison,
07:21on mange l'appartement, on mange le tout.
07:23Ah oui, bien sûr.
07:23Donc, je pense que madame va être d'accord,
07:26enfin, les chers auditeurs,
07:28imaginons que vous avez un monsieur ou une dame,
07:31enfin bref, Alzheimer, à mettre en Ehpad.
07:33Un Ehpad coûte, on va dire, le premier prix en public, 2500.
07:38C'est ça, minimum.
07:39Minimum, 2500.
07:40Je me suis conseillé.
07:41J'allais dire 3000, plutôt 3000.
07:42Mais là, on va dire 2500,
07:44on va dire que la retraite de mon père s'en va,
07:47maman elle met au bout,
07:48moi je met au bout,
07:49mon frère, je ne sais pas,
07:50parce que mon frère m'a dit,
07:51je te laisse t'en occuper parce que moi je travaille.
07:54Donc ça, voilà,
07:55bon, ça c'est encore un autre sujet.
07:57Et si on place mon père,
08:00si ça dure pendant un an,
08:01on va demander une aide,
08:03parce qu'il nous manque 500 euros, par exemple.
08:05500 euros multipliés par 12, ça fait 6000.
08:076 000.
08:07C'est 6000 euros.
08:09Et bien, quand mon père décédera,
08:10parce que moi j'ai fait le doc blanc,
08:12au bout d'un an,
08:13et bien, on va nous redemander les 6000 euros.
08:15Donc soit vous les avez,
08:16si vous ne les avez pas,
08:17sinon ils seront prélevés sur la succession.
08:19Et donc,
08:20et bien,
08:21voilà,
08:21la maison elle s'en va.
08:22Et on m'a même dit,
08:24une assistante sociale,
08:25qui est arrivée chez ma mère,
08:27et mon père,
08:28j'étais là,
08:28et elle me dit,
08:29bon, vous savez,
08:30j'ai trouvé une solution,
08:31on vend la baraque.
08:31Alors là,
08:32je la regarde,
08:33et je lui dis,
08:33écoutez,
08:34je connais bien la cabane au Canada,
08:35comme chantait Ligne Renaud,
08:37mais la baraque,
08:37je ne connais pas.
08:38Elle me dit,
08:39mais c'est quoi ça ?
08:39Je lui dis,
08:40ça s'appelle une maison,
08:41ça s'appelle une longère.
08:42Voilà.
08:43Non mais ça,
08:43c'est vrai que c'est quand même terrible
08:44de voir la déconnexion
08:45de certaines personnes
08:46dans les services publics,
08:48par rapport à la réalité de la vie,
08:49qui est surtout une réalité douloureuse,
08:51puisque c'est une réalité,
08:53souvent,
08:53très souvent,
08:54Alzheimer,
08:54de fin de vie.
08:55Et je soutiens.
08:56Il faut accompagner
08:57d'autres pathologies.
08:59Sandrine,
08:59vous devez nous laisser,
09:00je crois,
09:01on vous remercie.
09:01Merci Sandrine.
09:03Merci pour vous.
09:04Merci de ce que vous faites,
09:05parce que ça me tient à cœur,
09:07vous êtes vraiment des femmes,
09:09des hommes exceptionnels,
09:11et qu'on n'est pas en valeur,
09:12et moi,
09:12mon combat,
09:13ça sera les aidants
09:14et les aides à domicile.
09:15Très bien,
09:15et on en parle jusqu'à 20h.
09:17Les aidants sont environ
09:1710 millions en France,
09:18vous en faites partie,
09:19réagissez au 08-126-300-300,
09:21on se retrouve tout de suite.
09:2419h-20h,
09:25les vraies voix font parler la France.
09:26Retour des vraies voix font parler la France
09:28avec ce sujet,
09:29les aidants.
09:30C'est Frédéric-Julien Bonheur
09:31qu'on connaît,
09:32qui nous a parlé,
09:33qui m'a parlé de ce sujet.
09:34On s'est dit,
09:35tiens,
09:35on va le faire,
09:36François-Louis Bourneau.
09:36Absolument.
09:37Parce que c'est un sujet
09:38où on peut tous être concernés
09:41un jour ou l'autre.
09:43Ça peut nous arriver,
09:44et parfois,
09:45il n'y a pas que les personnes âgées
09:46et la maladie d'Alzheimer.
09:47Ça peut arriver beaucoup plus tôt,
09:49suite à un accident
09:50de la circulation,
09:52suite à un accident du travail,
09:53suite à un accident de la vie.
09:55Vous voulez témoigner
09:56un seul numéro,
09:57François-Louis ?
09:58Le 0826-300-300.
09:59Si vous trouvez que les aidants
10:01ne sont pas assez reconnus en France,
10:03vous pouvez aussi en parler
10:03à l'antenne jusqu'à 20h.
10:05On va accueillir
10:06Laetitia de Dax,
10:07dans les Landes.
10:07Bonsoir, Laetitia.
10:08Bonsoir, Laetitia.
10:10Bonsoir.
10:11Bonsoir.
10:11On avait Sandrine,
10:12à l'instant,
10:13qui est auxiliaire de vie.
10:14Vous, vous êtes infirmière libérale
10:16depuis 2015, pardon,
10:18et vous souhaitez poser
10:19un petit coup de gueule.
10:20On va vous écouter.
10:21Oui, alors,
10:23merci de nous donner la parole.
10:24Avec plaisir.
10:25Déjà, mes confrères et consoeurs.
10:27Donc, je rejoins totalement
10:29Sandrine, auxiliaire de vie.
10:30Leurs conditions de travail
10:31ne sont parfois pas évidentes.
10:33Et les nôtres,
10:34en tant qu'infirmiers libéraux,
10:35alors, moi,
10:35je travaille essentiellement
10:36sur un secteur rural,
10:38péri-rural.
10:39Oui.
10:40Et on va dire que
10:41nos conditions de travail
10:42s'amenuisent d'un an en un an.
10:44Il faut savoir qu'aujourd'hui,
10:45une prise de sang,
10:46par exemple,
10:47ce n'est pas tout à fait
10:48pour tout le monde,
10:49mais une prise de sang
10:50est à 6,08 euros au cabinet.
10:52Et c'est le même prix
10:53depuis une vingtaine d'années, quoi.
10:556,08 euros.
10:57Voilà.
10:57Au niveau, donc,
10:58par exemple,
10:59plutôt pour rejoindre
11:01le sujet du jour,
11:03au niveau des forfaits dépendants,
11:04parce que maintenant,
11:05depuis trois ans,
11:07ils nous ont des forfaits dépendants
11:08qui sont journaliers.
11:11Avant, on pouvait,
11:12par exemple,
11:14pour vous faire court,
11:15on peut dire
11:15qu'on passait trois fois par jour,
11:17on pouvait mettre,
11:17c'était facturé au temps,
11:19au temps passé,
11:20à la demi-heure
11:21ou après,
11:21au-delà de trois quarts d'heure.
11:22D'accord.
11:23Aujourd'hui,
11:23c'est au forfait.
11:24Donc, il y a la charge,
11:25je me suis mis les documents
11:26sous les yeux
11:27pour ne pas me tromper.
11:28Mais très bien.
11:28Les prises en charge légères
11:29qui sont autour de 13 euros par jour.
11:32Oui.
11:32Les prises en charge intermédiaires
11:34autour de 18,20 euros
11:35et les prises en charge
11:36de jour autour de 29.
11:38Sachant qu'à ceux-là,
11:39on peut y passer trois fois
11:40dans la journée maximum payée.
11:42Enfin,
11:42on peut rajouter à ceux-là
11:442,75 euros le déplacement.
11:46Ça ne fait pas rêver
11:47au prix de 2 euros le gasoil.
11:49Voilà.
11:49Comme le papa de Frédéric,
11:50ça tourne au tout 35 euros.
11:53Et souvent,
11:53c'est des personnes
11:54chez qui on passe du temps.
11:55On peut y passer facilement
11:562h30.
11:58Exactement.
11:59Voilà.
11:59Parce qu'ils ont des problèmes
12:00pour se mobiliser.
12:01Donc,
12:01aide à la toilette
12:05pour les urines.
12:06Donc,
12:07il faut les changer,
12:07ce qui est normal.
12:09Bien sûr.
12:09Parfois aider l'auxiliaire de vie
12:11parce qu'ils sont difficiles
12:12à mobiliser.
12:13Et comme disait Frédéric,
12:14les coûts deviennent
12:15de plus en plus élevés.
12:18Et donc,
12:18ce qui arrive aujourd'hui,
12:19alors je ne peux pas parler
12:20pour tous les infirmiers
12:21de France libéraux,
12:22mais une grande partie,
12:24et moi,
12:24personne n'a,
12:25avec mes collègues,
12:25on en fait partie,
12:27et bien,
12:27parfois,
12:27on refuse les personnes.
12:29C'est fou.
12:30Mais comment on fait
12:31s'il n'y a personne
12:32pour s'occuper d'elles ?
12:34Mais Laetitia,
12:35comment on fait
12:35si on refuse
12:36et que personne ne peut y aller ?
12:38Et bien,
12:39au bout d'un moment,
12:40la famille se folle de classe
12:41ou...
12:42Voilà.
12:43Ou ils payent en plus
12:45des auxiliaires de vie,
12:46des gens en plus
12:47sur leur épargne personnelle
12:50ou l'épargne de leurs parents.
12:51Et quand il n'y a pas d'épargne,
12:53parce qu'il y a des gens
12:54qui ont des retraites,
12:55notamment,
12:55vous êtes en zone rurale,
12:56il y a des retraités agricoles
12:57qui ont des retraites
12:58à 700-800 euros par mois.
13:00Comment ils font ?
13:01Et bien,
13:01ils les gardent
13:02au plus qu'ils peuvent,
13:03en fait.
13:04Et les familles,
13:05souvent,
13:05alors parfois,
13:06ils sont seuls,
13:07et les familles ne sont pas loin,
13:08comme vous disiez,
13:09agriculteurs et autres,
13:10le plus possible,
13:11en fait.
13:12Mais c'est vrai que ça,
13:13les aidants,
13:14les aidants familiaux
13:15sont parfois des patients.
13:17Et alors nous,
13:18actuellement,
13:18j'ai une situation,
13:19par exemple,
13:21le monsieur qu'on prend en charge
13:23habite chez son fils
13:23et sa belle-fille
13:24parce qu'il était en capacité
13:25de rester chez lui.
13:27Il a des problèmes de mobilité,
13:28de perte de cognition,
13:30etc.
13:31Et là,
13:31moi,
13:32je leur ai dit,
13:32si vous continuez comme ça,
13:33vous allez vous épuiser tous les deux.
13:35le fils travaille encore,
13:38la belle-fille travaille,
13:39elle est en charge.
13:40Et là,
13:40pour les placements temporaires,
13:42donc je leur ai dit,
13:42peut-être essayer
13:43un placement temporaire.
13:44Mais figurez-vous
13:44qu'il n'y a pas de place
13:45dans les normes.
13:47Là,
13:47elle est sur Hortès,
13:48elle aurait une place
13:48en mois d'août.
13:50Oui,
13:50puis Hortès-Dac,
13:51ce n'est pas à côté,
13:51il n'y a quand même
13:51une bonne demi-heure de route.
13:53Tout à fait,
13:53tout à fait.
13:54Et donc,
13:54ça devient assez compliqué,
13:57quoi.
13:57Voilà,
13:58plus après,
13:59aujourd'hui,
13:59les histoires de carburant,
14:01je vais laisser la place
14:02à d'autres personnes
14:05à moins que ça ait changé.
14:06Je n'ai pas entendu
14:06les situations
14:07au niveau mondiaire
14:08aujourd'hui.
14:09Mais nous,
14:09personnellement,
14:10on n'a pas eu d'aide
14:11sur le carburant,
14:12les infirmières.
14:12Alors,
14:13il y a eu des annonces...
14:14Notre cœur de métier,
14:14c'est le domicile,
14:15quoi, quand même.
14:16Il y a eu des annonces
14:16qui ont été faites
14:17en fin d'après-midi,
14:18on était en pleine
14:19inhibition des vrais voix,
14:21mais évidemment,
14:21ça va être analysé
14:22en long,
14:23en large,
14:23en travers,
14:24dès la matinale
14:25de Patrick Roger,
14:26demain matin,
14:26sur Sud Radio.
14:27Frédéric,
14:28on va faire réagir Frédéric.
14:32Qu'est-ce que vous voulez répondre
14:33à Laetitia,
14:35infirmière libérale
14:36dans les Landes ?
14:37Je la soutiens aussi
14:39parce que c'est un métier
14:40qui est très, très dur.
14:41J'ai aussi une infirmière
14:42qui vient faire,
14:43justement,
14:44une fois par semaine,
14:45le pilulier.
14:46Alors,
14:46le pilulier,
14:47parce que maman,
14:48elle va très bien
14:49parce qu'elle m'a fait
14:50des WC quand même
14:51devant moi en 2021.
14:52Je l'ai soignée,
14:53j'ai fait tout ce qu'il fallait,
14:54elle me l'a fait devant moi.
14:56Et après,
14:57comme je disais,
14:58après,
14:59c'était mon père.
15:01Mais les infirmières
15:03donc qui viennent,
15:03ça a été très dur
15:04d'établir ça
15:05puisqu'en fait,
15:06on fait une demande
15:07au département.
15:08Il y a l'APA.
15:09Après,
15:09il y a la CARSAT.
15:10Donc,
15:11c'est une demande de papier.
15:12L'aide personnalisée
15:14aux personnes âgées,
15:16c'est ça,
15:16l'APA.
15:16Et CARSAT,
15:17c'est la...
15:18La caisse retraite.
15:18C'est ça.
15:19Alors,
15:20il faut faire
15:20toutes ces démarches.
15:22Alors,
15:22c'est énormément de papiers
15:23parce qu'on aime bien
15:24les papiers.
15:25Et qui se font par Internet,
15:27probablement.
15:27Et donc,
15:27il faut savoir
15:28que pour ma mère,
15:30les aides ont commencé,
15:32enfin pour mon père,
15:33ça a commencé
15:34un an et demi après.
15:36Voilà.
15:37Donc,
15:38il ne faut pas être pressé.
15:39Après,
15:40au niveau des ordonnances
15:41puisqu'en fait,
15:42il fallait faire le pilulier,
15:43il fallait faire plein de choses aussi.
15:45Eh bien,
15:45les ordonnances,
15:46il faut bien les inscrire,
15:47bien marquer le texte
15:50parce que sinon,
15:51la SICU ne prend pas en charge.
15:53C'est-à-dire que
15:53quand vous dites
15:54comme quoi,
15:55il faut que la personne,
15:56elle vienne
15:56la semaine et le week-end compris,
15:59c'est-à-dire,
15:59il faut même marquer
16:00samedi,
16:01dimanche,
16:01jour férié.
16:02Si vous marquez week-end,
16:03ça peut être la semaine
16:04pour eux.
16:05Ah oui,
16:06c'est du vécu.
16:07C'est du vécu.
16:09Pour madame qui parlait
16:10justement en tant qu'infirmière,
16:12j'ai vécu aussi
16:13un quelque chose.
16:14Laetitia.
16:15Laetitia,
16:15excusez-moi,
16:16merci beaucoup.
16:17Mon père est sorti
16:19donc de l'hôpital,
16:20donc c'était,
16:20après il est re-rentré
16:21et il avait une sonde urinaire.
16:23Il faut attendre,
16:24il faut savoir que
16:25quand une personne
16:25fait un AVC,
16:27s'il doit se faire opérer,
16:28par exemple,
16:28le cas de mon père,
16:29il faut attendre
16:30trois mois
16:30pour l'opération
16:31de la prostate.
16:32Ce côté,
16:33mon père,
16:33non,
16:33je suis un homme,
16:34je ne veux pas
16:35me faire opérer.
16:35Et donc,
16:36grâce à mes connaissances,
16:38que j'ai pu
16:38le faire opérer.
16:40Mais au départ,
16:41le médecin me dit,
16:42attendez,
16:42moi je m'occupe du haut,
16:43moi le reste,
16:43je m'en fous.
16:45Donc,
16:45je me suis occupé
16:46de tout ça.
16:46J'ai fait des allers-retours.
16:48Donc,
16:49mes parents sont
16:50à une heure de route
16:52de Paris,
16:53mais ils sont là,
16:54ils sont en Normandie,
16:55mais ils sont à une heure
16:56aussi de route
16:56de l'hôpital
16:57où il était,
16:58mon père.
16:58Je faisais des allers-retours.
16:59Il faut savoir
17:00qu'en 2022,
17:02on avait aussi
17:03de l'essence
17:04qui a augmenté,
17:04c'était une pénurie,
17:05il n'y avait que pas possible.
17:07J'ai dépensé
17:08en allant tous les jours.
17:09Je me suis retrouvé aussi,
17:10un truc formidable,
17:11formidable.
17:12Je me suis retrouvé aussi,
17:14donc,
17:15comment dire,
17:15le médecin me dit,
17:16pour la sonde urinaire,
17:17vous vous débrouillez,
17:18votre mère et vous,
17:19vous pouvez retirer,
17:20vous pouvez faire
17:21tout ce qu'il faut.
17:21Mais je lui ai dit,
17:22monsieur,
17:22il me faut une ordonnance
17:24pour qu'une infirmière passe.
17:25Et puis qu'on me forme
17:26au moins pour l'utiliser.
17:27Mais même pas,
17:29ma mère n'a pas à faire ça.
17:30Et donc,
17:31du coup,
17:33grâce à une connaissance,
17:34cette infirmière m'a dit,
17:36je vais t'aider,
17:37mais sinon,
17:38je n'avais rien du tout.
17:39C'est fou.
17:40C'est fou.
17:40Donc,
17:41les aidants,
17:41on ne les aide pas.
17:42Ils ont besoin de respirer.
17:44Mon père,
17:45s'il ne voit pas,
17:46maman,
17:46s'il ne veut pas être à l'hôpital,
17:48il ne veut pas être en maison,
17:49il refuse tout en plus.
17:52Laetitia,
17:52vous voulez réagir
17:53en une minute,
17:54parce qu'on doit faire
17:55une courte pause
17:55à ce que vient de dire Frédéric.
17:57Parce que c'est vrai que,
17:58et désolé,
17:58vous êtes infirmière,
17:59moi,
17:59vous me mettez une sonde urinaire
18:00dans les mains,
18:01je ne sais pas l'utiliser.
18:03Désolé,
18:03vous,
18:03oui,
18:04moi,
18:04non.
18:04Je comprends.
18:05Oui,
18:05c'est mon cœur de métier,
18:07donc je fais beaucoup
18:07de chirurgie en plus.
18:09Juste une dernière petite chose,
18:10en une minute,
18:11comme vous avez dit.
18:13Juste pourquoi,
18:14moi,
18:14je me pose des questions
18:15depuis des dizaines d'années,
18:16pourquoi nous,
18:17soignants,
18:18sages-femmes,
18:18kinés,
18:19podologues,
18:20orthophonistes,
18:21infirmières,
18:22on est obligés
18:23d'avoir le zonage
18:24et pourquoi les médecins
18:25ne sont pas au zonage ?
18:26Aujourd'hui,
18:27il y a des déserts médicaux,
18:28pourquoi il n'y a pas
18:28des déserts infirmiers,
18:29kinés,
18:29etc.
18:30C'est quoi le zonage ?
18:31Excusez-moi pour vous expliquer.
18:33Oui,
18:33pardon.
18:34C'est qu'en fait,
18:35on a,
18:35par exemple,
18:36il y a des régions,
18:37nous,
18:38par exemple,
18:38Bayonne,
18:39il y a des régions faturées,
18:40Mont-de-Marsan aussi,
18:41et vous ne pouvez pas
18:42vous installer
18:43en tant qu'infirmière libérale
18:44ou kiné
18:46ou autre profession
18:47que j'ai citée,
18:48tant qu'il n'y a pas
18:49un départ à la retraite
18:50ou un décès.
18:51Alors que les médecins,
18:53ils peuvent s'installer
18:54où ils veulent,
18:54quand ils veulent.
18:54Ils peuvent s'en aller,
18:55nous,
18:56on en avait un dans une résure.
18:57Il est parti d'une maison de santé
18:59du jour au lendemain,
19:00alors qu'il avait presque tout
19:01sur un plateau d'argent.
19:02Et voilà.
19:04Nous,
19:04on ne peut pas s'installer
19:05en fait où on veut,
19:06quand on veut.
19:07Mais eux,
19:07oui.
19:08Désolé Laetitia,
19:09je trouve qu'il y a un petit côté
19:10soviétique dans ce domaine
19:12que je trouve
19:13totalement délirant.
19:14Merci Laetitia.
19:16Merci.
19:17Et bravo pour ce que vous faites.
19:19Beaucoup d'appels
19:20au 0826 300 300,
19:22François-Louis.
19:22On continue de parler
19:23de ce sujet des aidants
19:24qui est un sujet passionnant
19:25et très très important.
19:26On est avec un invité de marque
19:28puisqu'on est avec
19:29Frédéric Julien Bonheur
19:30qui,
19:31en plus d'être agent artistique,
19:33nous témoigne
19:34de cette cause.
19:36Les aidants,
19:36on va en reparler.
19:370826 300 300,
19:38si vous voulez prendre la parole,
19:39c'est jusqu'à 20h avec Philippe.
19:4219h20 heure,
19:43les vrais voix font parler la France.
19:45David.
19:46Retour des vrais voix
19:46font parler la France,
19:47une émission que
19:49quelqu'un qui connaît bien
19:50Sud Radio,
19:51Frédéric Julien Bonheur,
19:52nous a proposé
19:53comme on nous avait proposé
19:56une émission
19:57sur l'emploi des seniors
19:58qui n'arrivaient pas
19:59à trouver d'emploi.
20:00Vous savez que cette émission,
20:01c'est la vôtre,
20:01François-Louis.
20:02Tout à fait.
20:02Vous pouvez nous proposer
20:04des sujets d'émission
20:05par téléphone,
20:05au 0826 300 300,
20:07par mail,
20:08par tout ce que vous voulez.
20:08Avec je participe
20:09à robassuidradio.fr,
20:11c'est l'occasion
20:12de nous livrer des témoignages.
20:13C'est Corinne de Bayonne
20:14pour l'emploi des seniors.
20:15Voilà, Frédéric Julien Bonheur
20:16qui est avec nous,
20:17nous a livré son témoignage,
20:18nous l'a écrit.
20:19C'est assez poignant,
20:21il en parle d'ailleurs
20:21jusqu'à 20h sur cette antenne.
20:23Il parle de son père,
20:25qui a assumi plusieurs AVC,
20:27qui a du coup maintenant
20:28la maladie d'Alzheimer.
20:29C'est très compliqué au quotidien.
20:31Ce n'est pas toujours facile
20:31de trouver des aides à domicile,
20:32des personnes qui vont s'occuper
20:34justement de la personne
20:35qui a besoin d'être aidée.
20:36Et parfois,
20:36c'est le rôle des parents,
20:38des frères, des sœurs.
20:39Et on en parle jusqu'à 20h
20:40avec Philippe tout de suite.
20:41C'est Valérie
20:41qui nous vient d'Algen,
20:43qui est aide à domicile.
20:44Bonsoir Valérie.
20:45Bonsoir Valérie.
20:46Bonsoir,
20:47bonsoir Fini,
20:48que j'ai raté
20:49lorsqu'il est venu à Fouléron
20:50pour les commerces de proximité.
20:52Ah ben on embrasse
20:53nos amis de Fouléron,
20:54on y était avec François Louis-Méthier.
20:56On reviendra.
20:59Vous êtes aide à domicile
21:00donc Valérie,
21:01on va vous donner la parole tout de suite.
21:03Vous parlez des gens
21:04qui ne se rendent pas forcément compte
21:06de l'épuisement psychologique
21:09que peuvent parfois ressentir
21:10les aidants,
21:11mais aussi comme vous,
21:11les aide à domicile,
21:12les infirmiers.
21:14Bref, on vous écoute.
21:15Oui,
21:16ben oui, tout à fait.
21:16Parce que bon,
21:17je trouve que des fois,
21:18il y a des cas,
21:20il n'y a pas forcément des saignants.
21:21Parce que bon,
21:22il y a quand même des gens,
21:23il y a beaucoup de gens malades.
21:25Oui, c'est vrai.
21:26Voilà, psychologiquement.
21:27C'est-à-dire avec des pathologies
21:28des fois assez lourdes.
21:30Voilà, schizophrène et tout ça.
21:34Donc, je trouve que des fois,
21:35quand on arrive dans des endroits
21:37comme ça,
21:38on n'est pas habilité,
21:40si vous voulez,
21:42psychologiquement.
21:42Je veux dire,
21:43ce n'est pas notre métier.
21:44Voilà, OK,
21:46on est là pour les motiver,
21:48c'est-à-dire leur faire les repas.
21:51Mais après,
21:52ils ont une tonne de médicaments
21:54qui les assourdissent complètement
21:56et qui sont complètement à l'arrêt, quoi.
22:00Je veux dire,
22:01il y en a,
22:02mais c'est innombrable.
22:04Valérie,
22:04j'essaye de descrypter
22:05ce que vous dites
22:06entre les lignes
22:07ou entre les mots.
22:08Vous n'auriez pas besoin
22:09d'une formation
22:10et d'un soutien psychologique,
22:11vu le métier que vous faites ?
22:13Oui, certainement.
22:14Oui, oui, je pense.
22:15Je pense.
22:16Oui, oui, tout à fait.
22:17Parce que par moment,
22:19c'est vrai que c'est dur.
22:21Voilà, je le dis.
22:22Mais après,
22:23les personnes âgées,
22:24des fois aussi,
22:26on voit des personnes âgées
22:28qui se retrouvent toutes seules,
22:31qui sont toutes seules,
22:32qui n'ont personne.
22:33Si on n'était pas là,
22:34je veux dire,
22:34ne serait-ce que pour passer un moment
22:36avec ces personnes-là,
22:38on est comme le Messie,
22:39quoi, quand on arrive.
22:41Ah oui.
22:42Ah oui, oui.
22:44Honnêtement, oui.
22:45Voilà.
22:45Après, bon,
22:46on les aide dans les...
22:48On les aide dans tout ce qui est
22:51ménager, tout ça.
22:52Bien sûr,
22:53même dans la préparation des repas,
22:55bien qu'ils aient des fois
22:56des portages de repas,
22:57mais c'est pareil,
22:58il faut regarder,
22:59il faut trier les frigos,
23:00il y a plein de choses à faire,
23:02quoi.
23:02Je veux dire,
23:03à un moment donné,
23:04voilà,
23:04on est un peu dépassé,
23:05limité par le temps,
23:07des fois.
23:08Ça, c'est sûr.
23:09Et puis après,
23:09je trouve que voilà,
23:11ce n'est pas des salaires de ouf,
23:13quoi.
23:13Ah, c'est clair, c'est clair.
23:14Frédéric Julien va réagir.
23:16Quand vous entendez Valérie
23:18qui aide à domicile
23:19du côté du Lot-et-Garonne
23:21où on était à Full-et-Rhone
23:22le 12 mars dernier.
23:25Je donne même le jour précis,
23:27François-Louis.
23:27Je vois ça,
23:28disons, même l'heure,
23:29même, presque.
23:3017 heures.
23:31Bonsoir Valérie,
23:32je remercie déjà
23:33parce que vous avez
23:34un beau métier.
23:35Vous avez un beau métier,
23:36je vous félicite.
23:37Et justement,
23:38les aides à domicile
23:39qui viennent pour aider mon père.
23:41Enfin, mon père,
23:41vous savez,
23:42la dame,
23:42elle est blonde le lendemain,
23:43elle est brune,
23:44il ne se rend compte de rien,
23:45il ne se rappelle de rien.
23:47Pour lui,
23:47c'est un nouveau jour chaque jour.
23:49Et c'est ma mère
23:51qui est là-bas
23:51avec mon père
23:52et moi aussi,
23:53je faisais les retours.
23:55Et quand vous arrivez,
23:56les aides soignantes,
23:57vous êtes le rayon de soleil
23:59pour ma mère.
23:59Vous êtes le rayon de soleil
24:01de la personne qui aide.
24:02C'est vrai.
24:03Voilà,
24:04parce que ça me touche.
24:05Et heureusement qu'on vous a
24:07parce qu'en fait,
24:08on a réussi au bout de deux,
24:10ça fait trois ans et demi,
24:11mais on a réussi au bout de deux ans,
24:13justement d'avoir,
24:15c'était au début,
24:15au début,
24:16un quart d'heure,
24:17on est passé à une demi-heure
24:18et là,
24:19on est passé à 45 minutes,
24:21sauf que le département
24:23nous a accordé ça
24:24il y a trois mois,
24:25mais c'est toujours pas mis en place.
24:27Donc le planning n'est toujours pas,
24:29mais par contre,
24:30c'est 35 minutes,
24:31c'est 45 minutes.
24:32Ma mère,
24:33elle est appréciée,
24:34elle est contente
24:34parce qu'elle ne sort plus de la maison.
24:36C'est clair,
24:37c'est clair.
24:38Merci beaucoup Valérie
24:40pour votre témoignage.
24:41Merci.
24:42Avec plaisir.
24:43Et merci à vous,
24:44et la prochaine fois,
24:45on se verra,
24:45je vous le promets,
24:46quand on revient dans le Tarnay-Garonne
24:47avec François-Louis,
24:48on se voit avec un immense,
24:50on se loupera pas ce coup-là.
24:51Je vous ai raté,
24:52je l'ai travaillé,
24:53donc voilà.
24:54Mais c'est gentil,
24:55et on avait eu un accueil extraordinaire,
24:57on embrasse d'ailleurs
24:58nos amis buralistes à Foul et Ronde.
25:00Oui, parce que j'ai travaillé
25:0117 ans avec les buralistes,
25:02alors je connais bien.
25:03On les embrasse
25:04et on les aime,
25:05ça on le sait.
25:06Vous avez fait un tabac.
25:08Oui.
25:10Votre jeu de mots
25:10est un peu fumeux,
25:11mon cher.
25:13Tu m'as tendu à la perche.
25:15Oui.
25:16Merci beaucoup Valérie,
25:18on repart au 0826 300 300.
25:20Que vous pouvez composer
25:21jusqu'à 20h pour réagir
25:22dans cette émission,
25:23on accueille Michel de Villejuif.
25:24Bonsoir Michel.
25:25Bonsoir Michel.
25:27Bonsoir.
25:32Bonsoir.
25:32à l'équipe de Sud-Radio,
25:33qui est une magnifique radio
25:34où j'adhère à 100%.
25:36Bonsoir Michel.
25:37Bonjour Frédéric Julien.
25:39Oui.
25:39Et puis moi,
25:40je voudrais un petit peu argumenter.
25:43Qu'est-ce qu'un aidant ?
25:44Vous êtes ancienne infirmière,
25:46c'est ça ?
25:46Oui.
25:47Voilà,
25:47j'étais à la base d'infirmière,
25:48après j'étais tabacologue,
25:49après j'étais...
25:50Taine de choses.
25:51Le rôle d'un aidant
25:52s'impose déjà souvent
25:54de façon naturelle.
25:55Quand on a une personne âgée,
25:58quand on a
25:58ou un père
26:00ou une mère
26:01ou un mari
26:02ou une femme
26:03qui ont des problèmes,
26:05cette...
26:06cette...
26:07le rôle d'aidant
26:08s'impose naturellement.
26:10Oui.
26:10Et je dis que l'aidant
26:11est un relais indispensable
26:14avec les professionnels de santé
26:17et les personnes aidées.
26:20Alors, je voudrais aussi évoquer
26:22la maladie d'Alzheimer.
26:23Vous savez que
26:24sur le plan national,
26:26il y a 900 000
26:28personnes Alzheimer.
26:30900 000 personnes
26:31sur 69 millions d'habitants,
26:32c'est énorme.
26:33Voilà.
26:33C'est quand même beaucoup
26:35et on...
26:36Puisque la population vieillit,
26:38il y en aura en plus...
26:39Tout va augmenter
26:41avec cette population
26:42vieillissante.
26:43Et puis,
26:45c'est pas facile
26:46pour un aidant
26:48d'encadrer,
26:50d'accompagner
26:51psychologiquement
26:52ce...
26:53Je vous l'ai dit,
26:54ou le père,
26:56ou la mère,
26:57ou le mari,
26:57ou à la femme.
26:59Parce qu'il faut savoir,
27:00un, les écouter,
27:01un, après les rassurer,
27:03après les encadrer,
27:05veiller à la prise
27:06des traitements,
27:07organiser les rendez-vous
27:09médicaux
27:09qui sont pas toujours
27:10à côté.
27:11Et qui sont pas toujours
27:12à 15 jours près,
27:13mais plutôt à 6 mois.
27:14C'est un sacré...
27:15Michel,
27:16je crois que je t'ai reconnu,
27:18mais merci beaucoup,
27:19Michel,
27:20parce que de ton soutien.
27:21Et oui,
27:22exactement,
27:23c'est un sacré planning.
27:25Voilà.
27:26Et les déplacements
27:27et les consultations.
27:28Alors,
27:29bien sûr,
27:29il y a le HAD.
27:31Le hospitalisation
27:32à domicile.
27:34L'hospitalisation
27:36à domicile.
27:36Mais vous savez,
27:38il y a peu de concurrents
27:40pour aider
27:41les personnes âgées.
27:42Peu.
27:43Parce que...
27:44Vous savez,
27:44quand un patient
27:48est atteint
27:49d'Alzheimer,
27:51bon,
27:51cette maladie
27:52est affreuse.
27:54Terriblement handicapante.
27:55Je l'ai connue
27:56avec ma mère,
27:56ma grand-mère
27:57et une de mes tantes.
27:58Donc,
27:58vous prêchez
27:59un convaincu,
28:00Michel.
28:01Il faut le vivre
28:02pour le comprendre.
28:03Il y a des pertes
28:04de mémoire.
28:05Il y a aussi
28:06des orientations
28:08temporospatiales.
28:09Et puis,
28:10c'est quelque chose
28:11de terrible.
28:13Je vous assure
28:15que les aidants
28:15ont un mérite fou
28:16d'aider leur famille.
28:21Parce que c'est quelque chose
28:22d'épuisant
28:23qui agit non seulement
28:24sur leur morale,
28:25mais aussi
28:26sur l'activité professionnelle
28:27et familiale.
28:29C'est clair.
28:29L'activité professionnelle,
28:30on est obligé
28:31de lâcher quelque chose
28:32pour s'occuper,
28:33on ne va pas...
28:34pour s'occuper
28:35de ses parents.
28:36C'est quelque chose
28:39de très prenant,
28:40de très valorisant.
28:42Mais,
28:43voilà,
28:43ce que je voudrais dire
28:47entre parenthèses,
28:47c'est éviter
28:49à tout prix
28:50la mise
28:51d'un patient,
28:53d'une femme...
28:54D'une personne,
28:56d'une patient, oui.
28:56D'une personne
28:57de l'envoyer
28:59dans un EHPAD.
29:00Mais alors,
29:01Michel...
29:01L'EHPAD,
29:02c'est la mort
29:04de...
29:04Alors,
29:04Michel,
29:05je vais vous raconter
29:05et je vais vous donner
29:06la parole, Frédéric,
29:07mon cas personnel.
29:09Ma mère,
29:11moi je travaille,
29:12je suis le petit dernier
29:12d'une famille nombreuse,
29:13mes trois frères et sœurs
29:14habitaient à côté
29:15de chez ma mère
29:15à 100,
29:16150 mètres
29:16et 200 mètres.
29:18Problème,
29:18ma mère avait un appartement
29:20en banlieue parisienne
29:21en parquet.
29:22Une fois,
29:22elle l'a inondé,
29:23il a fallu refaire
29:23tout le parquet.
29:25L'assurance a pris en charge,
29:26elle allait dormir
29:27chez une de mes sœurs
29:28et manque de chance,
29:30elle a réinondé
29:31quelques mois après.
29:32Et là,
29:32l'assurance nous a dit
29:33bon écoutez,
29:34on a mis deux fois
29:3530 000 euros,
29:36je crois,
29:36ou 20 000 euros,
29:37je ne sais plus,
29:37la somme était énorme.
29:38Donc,
29:39la prochaine fois,
29:40si elle inonde,
29:40parce qu'en plus,
29:42c'était parti dans l'escalier
29:43aux étages en dessous
29:44comme elle était
29:44au dernier étage,
29:45etc.
29:46Et là,
29:47on s'est dit,
29:47si après,
29:48c'est plus possible autrement
29:50parce qu'elle faisait
29:51n'importe quoi,
29:51coup de chance,
29:52elle n'avait plus le gaz
29:53parce que sinon,
29:54je pense qu'elle aurait
29:54fait sauter l'immeuble
29:55et ce n'est pas du tout
29:56de l'humour
29:56quand je dis ça,
29:57ça aurait été plausible.
29:58Donc,
29:58parfois,
29:59Michel,
30:00on met en EHPAD
30:00mais on n'a pas le choix
30:01et nous,
30:02on n'a pas eu le choix.
30:04Alors,
30:04je sais que,
30:05déjà les EHPAD,
30:06ça coûte très cher.
30:08Au minimum,
30:09en province,
30:10c'est 3 000 euros
30:11mais si vous montez sur Paris,
30:12c'est souvent
30:13les maisons de 5 000 euros
30:15dans les maisons confortables.
30:16Ça arrive,
30:17on en avait même prouvé
30:17à 10 000 euros,
30:18accrochez-vous bien,
30:19je ne sais pas,
30:19qui pourrait payer ?
30:20Voilà,
30:21qui pourrait payer ça ?
30:22Mais,
30:23moi,
30:24je conseille toujours,
30:25évidemment,
30:26le cas que vous venez de citer,
30:28il y a des patients
30:30qui allument le gaz,
30:31qui peuvent mettre le...
30:32qui peuvent...
30:33mettre le feu ?
30:35qui ont des compréhensifs
30:36comportements inadaptés.
30:38Mais,
30:40moi,
30:41je...
30:41Enfin,
30:43mon fond personnel,
30:44c'est d'éviter...
30:45Enfin,
30:45quand on ne peut pas le faire,
30:47quand on peut...
30:49On doit laisser
30:51le plus possible
30:53la personne
30:55à son domicile.
30:56Parce que je vous dis,
30:57au bout de 2 ans,
30:58on perd sa famille.
31:01Mais je veux dire,
31:02c'est ce qu'on a fait pour la mère
31:03et j'en profite
31:04pour tirer mon chapeau
31:05à mon frère
31:06qui, malheureusement,
31:06on n'est plus là depuis,
31:07et mes sœurs
31:08qui ont vraiment été impeccables
31:10avec notre mère.
31:11Réaction,
31:12et on va faire une pause,
31:13Frédéric,
31:14Julien Bonheur.
31:15Merci,
31:16Michel.
31:17À bientôt,
31:17Frédéric.
31:18À bientôt.
31:19Je voudrais réagir sur une chose,
31:20c'est que la maison de retraite,
31:21oui,
31:22c'est bien,
31:22c'est pas bien,
31:23ça dépend.
31:24Chacun fait comme il veut.
31:25Il y a un moment,
31:27il y a un moment,
31:28nous,
31:28on le garde,
31:29c'est sûr,
31:29c'est une question de finance,
31:31même si on gagne notre vie,
31:33ça va très très vite.
31:35Il y a un moment,
31:35on ne pourra plus,
31:36parce que le problème,
31:37souvent,
31:38c'est que ça use le conjoint.
31:40Ça use le conjoint.
31:41Moi,
31:41ce qui me fait peur,
31:42c'est que ce soit ma mère
31:43qui s'en bat,
31:44ou moi,
31:44parce que c'est extrêmement fatigant.
31:46Je me suis retrouvé,
31:47je n'ai pas honte de le dire,
31:48je me suis retrouvé
31:49avec des mâles de cœur,
31:51du kyste,
31:52et en fait,
31:53le médecin me dit,
31:54non,
31:54c'est nerveux,
31:54c'est la fatigue,
31:55et il y a un moment,
31:56c'est nous.
31:57Alors,
31:58je n'ai pas envie de vivre ça.
32:00Moi,
32:00j'ai fait le deuil de mon père,
32:01ma mère a fait le deuil,
32:02ça fait trois ans et demi.
32:04Alors,
32:04je n'en veux pas à mon père.
32:06Mon père était un homme adorable,
32:08avec une carrière magnifique,
32:10sauf que cette maladie,
32:11mon Dieu,
32:12mais handicapante,
32:14et on ne vit plus,
32:14on ne fait plus rien,
32:17et donc,
32:17c'est pour ça qu'il y a un moment,
32:19ce qu'il faudrait,
32:20même si on reste à la maison,
32:22en fait,
32:22il faut le vivre pour le comprendre,
32:23puisque mon frère ne le vit pas,
32:25par exemple,
32:26le seul soutien,
32:27les seuls soutiens,
32:28c'est vous,
32:30enfin,
32:30Philippe,
32:31c'est François,
32:32vous comprenez,
32:33et chers auditeurs aussi,
32:34je pense qu'il y en a qui comprennent,
32:35il faut le vivre pour comprendre.
32:37Moi,
32:38j'ai eu ça avec ma mère,
32:39j'ai vécu ça avec une sœur de cœur,
32:40et tout ça.
32:41Il y a un moment,
32:41on se dit,
32:42mais quand est-ce que ça se termine ?
32:43Alors,
32:43comme je dis,
32:43comme je m'appelle M. Frédéric,
32:45j'ai un bonheur,
32:46vous savez ce que c'est que le bonheur ?
32:47C'est quand les emmerdes se reposent.
32:50Merci beaucoup,
32:50Michel,
32:51de Villijuif,
32:52dans le Val-de-Marne,
32:53on doit faire une courte pause,
32:55on a beaucoup d'appels,
32:56on aura Pierrette et Romina,
32:57François-Louis.
32:58Tout à fait,
32:58merci pour votre écoute,
32:59merci pour vos témoignages,
33:00c'est très poignant,
33:01comme vous l'avez dit,
33:02Philippe,
33:02on se retrouve tout de suite,
33:0308126 300 300,
33:04c'est le numéro,
33:06à composer,
33:06pardon,
33:06pour participer à l'émission,
33:07et puis,
33:08on se retrouve dans un instant,
33:09Philippe.
33:10Impeccable.
33:11Sud Radio,
33:13parlons vrai.
33:15Philippe David.
33:16Retour des vraies voix
33:17font parler la France
33:18avec cette émission
33:19qu'on va dire un peu spéciale,
33:21On nous l'a soumise,
33:22Frédéric-Julien Bonnard
33:23nous a parlé du problème
33:24des aidants avec son papa
33:25atteint d'Alzheimer,
33:27comme Corinne de Bayonne
33:28nous avait parlé
33:28de l'emploi des seigneurs,
33:29cette émission,
33:30c'est la vôtre,
33:31c'est vous qui avez la parole
33:32et vous pouvez nous envoyer des mails
33:33pour nous soumettre
33:34des idées d'émission,
33:36on en parlera avec vous.
33:37Absolument, Philippe.
33:38Ils sont 10 millions,
33:40plus de 10 millions en France
33:41et pourtant,
33:41on n'en parle pas beaucoup
33:42des aidants.
33:43Et ça tombe bien,
33:44c'est le sujet du soir.
33:45Philippe,
33:46on a beaucoup de témoignages
33:47très poignants
33:48de personnes qui nous racontent
33:49leurs difficultés,
33:51tous les problèmes
33:52qu'elles peuvent rencontrer
33:52dans la vie
33:53quand elles sont aidantes.
33:54D'ailleurs,
33:54un aidant,
33:55ça peut être une personne âgée,
33:56ça peut être une personne
33:57qui s'occupe de son conjoint malade.
33:59Bref,
33:59il y a plein de situations
34:00possibles et imaginables
34:01et c'est Frédéric-Julien Bonheur
34:03qui nous en parle
34:04avec vous,
34:04chers auditeurs,
34:050826-300-300.
34:06C'est le numéro à composer.
34:08Pierrette l'a fait.
34:09Pierrette, bonsoir.
34:10Bonsoir, Pierrette de Lod.
34:11Bonsoir, Pierrette.
34:12Oui, bonsoir.
34:13On vous écoute, Pierrette.
34:15Je suis ravie
34:16d'entendre ce monsieur Frédéric
34:18qui parle d'une réalité
34:21quotidienne
34:21de la plupart des aidants.
34:24Et où je le retrouve,
34:26c'est sur la formation.
34:28Aujourd'hui,
34:29les aidants
34:31et les accompagnants,
34:33les auxiliaires de vie
34:34qu'on appelle,
34:35et bien souvent,
34:35c'est une simple femme de ménage
34:37qui fait un travail,
34:39elles sont indispensables
34:40pour maintenir
34:41nos parents
34:42et nos malades
34:43à domicile.
34:44Elle manque de formation,
34:46de reconnaissance
34:47parce qu'il faut faire évoluer
34:51au fur et à mesure
34:52de la maladie.
34:53Il faut que les intervenantes
34:56à domicile
34:57soient formées
34:58et montent en compétence
35:00pour qu'on puisse garder
35:01les personnes âgées
35:02et les malades
35:03à la maison.
35:04Et les familles s'y retrouvent
35:06parce que c'est un cheminement
35:10de l'ensemble.
35:12Et aujourd'hui,
35:13ce qu'il manque,
35:14c'est ça.
35:15Les infirmières font leur petit travail,
35:17les kinés font leur petit travail,
35:19le médecin,
35:19n'en parlons pas.
35:20Et les familles,
35:21c'est souvent le problème
35:22de la famille.
35:23Quand monsieur vient de parler
35:24d'Alzheimer,
35:26je l'ai vécu avec ma mère,
35:27on a eu le même parcours
35:29un petit peu.
35:30Elle a eu ensuite
35:30une insuffisance respiratoire.
35:32Mais la famille n'est pas préparée.
35:34Elle est souvent
35:35dans le déni
35:36de la maladie.
35:37Donc,
35:37on se retrouve
35:38un petit peu
35:39dans des conflits
35:40qui ne sont pas des conflits
35:42mais qui sont dans
35:42de l'incompréhension
35:44et le refus de la maladie.
35:46Alors que c'est un état,
35:48c'est un constat
35:49et on ne sait pas
35:50accompagner les gens.
35:51Et ça ne demande pas
35:52de l'argent,
35:53ça demande de l'humain.
35:55Et aujourd'hui,
35:56l'humain,
35:56quand on voit
35:57comment est
35:58chez l'hôpital public,
36:00l'humain,
36:00à l'hôpital public,
36:01on l'a enlevé
36:02puisque c'est des administratifs
36:04qui gèrent les hôpitaux.
36:06Il y a pratiquement
36:06plus d'administratifs
36:07que de soignants
36:08aujourd'hui
36:08dans certains hôpitaux.
36:09Voilà.
36:10C'est comme si moi,
36:11demain,
36:11je donne les clés du camion
36:12à un chauffeur
36:13qui n'a pas le permis
36:14de conduire.
36:14C'est un peu ça.
36:16C'est un peu ça.
36:18C'est rigolo.
36:21De toute façon,
36:22il faut en rire.
36:23Il vaut mieux en rire
36:23parce qu'il faut
36:25vraiment se protéger.
36:27C'est un cathartiste.
36:27Voilà.
36:28Et vous savez,
36:29il y a une chose
36:30que je dis souvent.
36:31Dans le temps,
36:31il y avait le contact humain.
36:32On est passé au sans contact.
36:33Après, on foule le contact
36:35et maintenant,
36:35nous sommes des obstacles.
36:37Tout à fait.
36:38Alors, moi,
36:39où je vous rejoins, monsieur,
36:40c'est que vous avez raison.
36:42Quand on a un malade d'Alzheimer,
36:44moi, je l'ai vécu avec ma maman.
36:45J'avais une entreprise
36:46sur malades et salariés
36:47dont je vivais à 2000 volts.
36:49Oui.
36:49Et j'ai eu la chance
36:51d'être accompagnée
36:52par une gériatre
36:53qui était vraiment
36:54en s'écalier à la dernière.
36:56Et elle me dit,
36:57écoute,
36:57tu veux profiter de ta maman,
36:59ce n'est pas compliqué.
37:00Quand tu arrives chez elle,
37:01tu te mets en mode pause.
37:03Oui.
37:04Et tu ne t'énerves pas.
37:07C'est pas la peine.
37:08Moi, je me cachais,
37:08elle me déplaçait des objets
37:10dont on était un peu en gré.
37:11Et au début,
37:12je m'agassais,
37:13on se tordait un peu
37:14et puis je partais plus malade qu'elle.
37:15Elle me dit,
37:16laisse faire.
37:17Tu laisses.
37:18Et donc,
37:18je suis rentrée dans son jeu.
37:19Quand elle délisait,
37:21tout le monde ne s'attenait pas debout.
37:23Les discours étaient décousus.
37:24Je rentrais là-dedans.
37:26Et des fois,
37:26mes frères me disaient,
37:27mais c'est autant malade que maman.
37:29C'est ça.
37:30C'est la seule solution.
37:32Et j'ai passé
37:33de merveilleuses années
37:35parce que je suis rentrée.
37:36Je n'ai jamais plus été en contre.
37:38Je rentrais dans son jeu.
37:41Voilà.
37:42Ils font en rire.
37:43Voilà.
37:44Et ça,
37:45c'est très apaisant.
37:46Merci.
37:47J'ai eu la chance
37:48de pouvoir l'accompagner
37:50en soins palliatifs.
37:52Elle a eu une fin de vie exceptionnelle.
37:53Ce que très peu de gens
37:54aujourd'hui ont.
37:55C'est vrai.
37:56C'est vrai.
37:56Bravo.
37:58Avec Dieu, monsieur,
37:59on puisse se parler
38:00en dehors de votre antenne
38:01parce qu'on est en train
38:03de faire un gros travail
38:04avec une association
38:06justement pour valoriser
38:07les invisibles,
38:08les femmes de ménage
38:09et les auxiliaires de vie.
38:10Écoutez,
38:11on va faire les entremetteurs.
38:12On ne va pas donner
38:12vos numéros à l'antenne
38:15mais vraiment avec plaisir
38:16parce que justement,
38:17il faut tout faire avec humour.
38:20C'est le meilleur remède.
38:23Et je n'ai rien contre
38:24les psychologues
38:25ou les psychiatres
38:25ou quoi que ce soit.
38:26Mais vous savez,
38:29le meilleur,
38:29c'est quand on a
38:30des vrais amis,
38:30des vraies personnes
38:31et d'en parler avec humour
38:33et avec humeur.
38:34Voilà.
38:35Et vous savez,
38:35l'autre jour,
38:36mon père,
38:36mes parents ont un petit terrain
38:38et je tond la pelouse.
38:39Mon père me regarde.
38:40Il faut savoir
38:40qu'il entend que d'une oreille
38:42et il ne voit que d'un oeil.
38:43Et je finis de tondre la pelouse
38:45et il me dit
38:45« Oh, dis donc,
38:46il y a un monsieur
38:46qui a tondu la pelouse.
38:48Qu'est-ce qu'il est bien ? »
38:49Je lui dis
38:49« Tu le connais ? »
38:50Il est gentil.
38:51Il est gentil.
38:51Qu'est-ce qu'il est gentil.
38:52Voilà.
38:53Bon.
38:54Et puis,
38:54voilà.
38:55Et c'est ça.
38:56Et ça, c'est chien.
38:58On a besoin de partir
38:59avec de l'humour.
39:00Exactement.
39:00Mais je vais en faire tout à l'heure.
39:01Je vais en faire tout à l'heure
39:02parce que c'est vraiment exceptionnel.
39:03Alors, Pierrette,
39:04très court parce que...
39:05Pour terminer,
39:06je fais des après-midi répits
39:08avec des malades d'Alzheimer
39:10et un monsieur
39:11qui était très atteint,
39:13on avait un cours de danse
39:14de tango
39:15dont une dame
39:15qui venait nous former
39:16il y a 10 mois
39:17et je n'y comprends rien.
39:19Il me dit
39:19« Je sais faire un tango. »
39:21Alors, je lui dis
39:21« C'est sûr ? »
39:22« Oui, oui. »
39:22Il me dit
39:23« Tu me suis ? »
39:24Écoutez,
39:24j'ai dansé un tango magnifique
39:26comme à l'époque mon père
39:28quand il était jeune.
39:29Magnifique, bravo.
39:30Il ne faut pas les contrarier.
39:31Non, il ne faut surtout pas
39:33les contrarier.
39:33On vous met en contact
39:34avec Frédéric
39:35après l'émission.
39:37Merci beaucoup.
39:39Merci à vous.
39:39On part dans les Hauts-Pyrénées.
39:41François-Louis.
39:43Romina,
39:43bonsoir Romina.
39:44Bonsoir Romina.
39:45Oui,
39:46bonsoir tout le monde.
39:47Merci d'avoir attendu
39:48parce qu'il y a beaucoup d'appels
39:49et vous avez quelque chose
39:51qui se fait pour les aidants
39:52chez vous
39:53dans les Hauts-Pyrénées.
39:54Eh oui,
39:55oui, Philippe.
39:56Je sais que vous connaissez
39:56notre coin.
39:57Un petit peu, oui.
40:00j'allais dire chez nous
40:02dans les Hauts-Pyrénées.
40:03C'est ça,
40:04chez nous dans les Hauts-Pyrénées.
40:05D'ailleurs,
40:06ce dont je vais vous parler,
40:06ça va se faire du côté
40:08de Dania.
40:09Ah, magnifique.
40:10Oui,
40:11parce qu'en fait,
40:12nous ici,
40:12on a un hôpital gériatrique,
40:14donc on a la chance
40:15d'avoir des spécialistes,
40:17donc on a des consultations
40:18gériatriques,
40:19des consultations
40:20avec des gens
40:22qui sont aussi formés
40:23à des gérontes
40:24ou psychiatres,
40:25on va les nommer comme ça.
40:27et on a la possibilité
40:28pour les aidants
40:29de faire des hospitalisations
40:31de répli
40:32pouvant aller jusqu'à
40:32trois semaines.
40:33Ah oui ?
40:34Trois semaines d'un coup
40:36ou trois semaines par an ?
40:38Alors,
40:38ça dépend des besoins.
40:39D'accord,
40:40très bien.
40:40En fait,
40:40c'est une évaluation.
40:41Oui,
40:41mais il faut que le patient
40:43soit d'accord
40:46parce que le problème,
40:47par exemple,
40:47moi,
40:47mon père,
40:48il refuse tout
40:48et si ma mère,
40:50elle vient,
40:50ça va,
40:51mais s'il ne vient pas,
40:52il devient méchant
40:53et agressif.
40:54Oui,
40:55alors attendez,
40:56il y a d'autres choses
40:56qui sont mises en place,
40:57je vais vous expliquer.
40:58Je vous écoute.
40:59Donc nous,
40:59c'est ça,
41:00c'est l'occasion aussi
41:01de faire un bon bilan,
41:02c'est-à-dire les consultations
41:04gériatriques,
41:05faire éventuellement
41:06des IRM cérébrales,
41:07voir un petit peu
41:07au niveau de l'évolution
41:08de la maladie.
41:09Il y a un point aussi
41:10avec l'assistance sociale
41:11pour voir éventuellement
41:12qu'il faut réévaluer
41:13l'appât.
41:15Il y a les ergothérapeutes
41:16qui se déplacent
41:17à domicile
41:18pour voir les besoins aussi
41:19s'il faut éventuellement
41:20casser une baignoire,
41:23tout ça qui est mis en place
41:25à l'hôpital gériatrique
41:26de Vick-en-Digord.
41:27Donc on est quand même
41:28déjà pas mal.
41:31Ensuite,
41:32là on a été pilote
41:33de ce côté-là
41:34via l'ARS,
41:36via l'Agence régionale
41:37de santé,
41:38le CRT
41:38qui a été mis en place.
41:39Le CRT,
41:40c'est le centre
41:42de ressources territorielles,
41:43je crois que ça s'appelle.
41:44Et alors ça,
41:45ça a commencé
41:46il y a deux ou trois ans.
41:46Et en fait,
41:47c'est des aides-soignantes
41:48qui sont formées
41:50aux animations
41:51et qui viennent
41:52auprès des personnes
41:53isolées
41:54et aussi le public
41:55atteint de la pathologie
41:56Alzheimer
41:58et qui viennent
41:59pour les femmes,
42:00elles peuvent proposer
42:01éventuellement
42:01des soins esthétiques,
42:02des massages
42:03pour les hommes
42:04des jeux de société.
42:06Et ensuite,
42:07ils ont fait
42:07au niveau,
42:08c'est pareil,
42:09de Vick-en-Digord
42:10au niveau de l'antenne
42:11gériatrique,
42:12un endroit
42:13où ils ont appelé ça
42:13le bar associatisme.
42:15Et donc,
42:15elles réunissent
42:16les personnes âgées,
42:17elles les déplacent
42:18et elles réunissent
42:20tous ce petit monde.
42:20Ils font des jeux de cartes,
42:21ils font des apprimes
42:23d'égoûter.
42:25Ils boivent même
42:26un coup ensemble
42:26au bar associatif,
42:27probablement.
42:29Ils boivent même
42:30probablement
42:31un coup ensemble
42:31au bar associatif.
42:33Ah oui,
42:33ils boivent même
42:33un coup ensemble.
42:34Ici,
42:35on s'échabre,
42:35vous savez bien.
42:36Ah bien sûr,
42:37évidemment.
42:39Frédéric,
42:39c'est beau cette initiative
42:40dans l'eau de Pyrénées.
42:41Ah oui,
42:41mais il n'y en a pas partout.
42:44Quand il y a une bonne initiative
42:45dans l'eau de Pyrénées
42:46ou ailleurs.
42:46Mais bon,
42:47après,
42:47il faut savoir
42:48que je sais
42:48qu'il n'y a pas que ma mère,
42:49il n'y a plus
42:49beaucoup de gens
42:50qui sont isolés.
42:51Et maman,
42:52le truc,
42:53c'est qu'elle a eu son permis,
42:55mais même si on mettait
42:57quelqu'un à garder,
42:57il faut quand même
42:58quelqu'un qui vienne
42:59la chercher
42:59pour aller faire ses courses
43:00ou quoi.
43:01Mais le truc,
43:02c'est qu'on m'a dit
43:03vous commandez par internet,
43:05mais maman,
43:05elle a besoin de voir du monde,
43:06elle a besoin de voir des choses.
43:07Et c'est clair,
43:07surtout quand on vit
43:08avec quelqu'un
43:08qui est malade toute la journée,
43:10il faut s'oxygéner un peu l'esprit.
43:12Alors,
43:12je vais vous faire rire un petit peu
43:13parce que je sais
43:13que ça va être bientôt
43:14la fin de cette émission.
43:17J'ai la carsate
43:18qui m'appelle un jour.
43:20C'est la caisse de retraite.
43:21C'est la caisse de retraite.
43:21Bonjour monsieur,
43:22monsieur Julien,
43:23bonjour.
43:24Je vous appelle
43:24parce que je voudrais savoir,
43:26j'ai reçu un dossier
43:27au nom de madame Julien.
43:28C'est qui pour vous ?
43:29C'est ma maman.
43:30Donc si c'est votre maman,
43:31vous êtes le fils.
43:32Oui.
43:33Juste la preuve du contraire.
43:35Alors elle me dit
43:35si vous êtes le fils,
43:36donc c'est votre mère.
43:37Deux fois,
43:38elle me le redit.
43:38Oui.
43:39Donc je lui dis
43:39ben écoutez,
43:40oui, oui.
43:41Donc là,
43:41je me dis dans ma tête,
43:42j'ai une pépite.
43:43Oui.
43:43Et donc là,
43:44à ce moment-là,
43:46elle continue
43:47sur l'histoire
43:47de moi et ma mère.
43:49Je lui dis
43:49ben si vous voulez,
43:50je vous envoie
43:51un arbre de généalogie.
43:53Et là,
43:53elle me dit
43:54c'est quoi ?
43:54Giro,
43:55c'est un arbre
43:56avec des racines
43:56et des feuilles.
43:57Et je lui dis
43:58qu'est-ce que vous désirez
43:59avec grand plaisir
43:59de vous écouter ?
44:00Elle me dit
44:00je voudrais confirmer
44:01le numéro de sécu
44:02de votre mère.
44:03Je lui dis
44:03ben écoutez,
44:03oui,
44:04ça commence bien
44:05par un 2.
44:06Ah ben je lui dis
44:06oui,
44:07ça commence bien
44:07par un 2.
44:08Elle me dit
44:08vous êtes sûr ?
44:09Je lui dis
44:10totalement sûr,
44:11ma mère est née
44:11en 11 septembre,
44:12elle a encore
44:12ses tours jumelles.
44:13Donc je vous confirme
44:14que le 2,
44:14c'est pour les femmes,
44:16le 1 pour les hommes.
44:17Puis du coup,
44:17je me suis dit
44:18je pense que j'ai
44:18une tête de gondole.
44:19Je lui ai dit
44:20le 3 pour les homosexuels.
44:21Elle me dit
44:22comment ?
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