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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##VV_PARLER_FRANCE-2026-03-10##

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Transcription
00:00Bonsoir à toutes et à tous, les vrais voix font parler la France en direct du bar Les Roltais à
00:05Tahiran,
00:06c'est à quelques kilomètres de Montpellier, et il y a énormément de monde dans le bar.
00:11Vous pouvez applaudir et dire bravo, allez-y.
00:17Beaucoup, beaucoup de monde, alors c'est vraiment touchant, il y a vraiment beaucoup de monde.
00:21On va parler de tous les sujets qui vous concernent pour les municipales.
00:24Vous voulez prendre le micro ? On ne pourra peut-être pas prendre tout le monde, mais il vous est
00:28ouvert.
00:29Et on va commencer, alors il y a déjà du monde qui nous a rejoints, c'est venu de Béziers
00:34avec un entrepreneur.
00:36Ça va Rémi ?
00:37Ça va bien, merci.
00:39On a évidemment des agriculteurs, bonsoir, il est venu de juste à côté d'un village qui s'appelle Assas,
00:45c'est bien ça.
00:46Bonsoir Christophe.
00:47Bonsoir à tout le monde.
00:48Là c'est un autre métier, électricien, Laurent de Montpellier.
00:52On va dire comme notre ami Christophe, Régional de l'Étape, Montpellier, c'est à côté.
00:59Oui, bonsoir à tous.
01:01Et là c'est un peu plus loin, Béziers, il y a une petite 3 quarts d'heure de route,
01:04c'est ça ?
01:05Oui, c'est ça, 3 quarts d'heure.
01:053 quarts d'heure.
01:06Et on a évidemment notre hôte avec nous.
01:08Alors vous voulez réagir pour débattre avec eux ?
01:11Un seul numéro est toujours le même, le 0826 300 300.
01:15Pierre-Yves Béringuet, vous nous accueillez depuis le milieu de la journée, parce que le temps de monter le studio
01:22avec François-Louis Bourneau, ça a pris un peu de temps.
01:25Vous avez un personnel qui est génial, on mange très bien dans votre restaurant, ils sont accueillants, ils sont souriants.
01:30Et ça a vraiment été un plaisir.
01:32C'est pas terminé de passer ce moment ici.
01:34Mais quand on voit votre bar tabac, on a l'impression que c'est le lieu de vie du village.
01:39Parce que rappelons que Taïran, il y a 5000 habitants.
01:42C'est le lieu de vie du village.
01:44Si vous voulez, de nos jours, à Taïran, il n'y a pas beaucoup de lieux de réunion.
01:47Et c'est vrai que c'est ici que les gens se retrouvent.
01:50C'est ici que les gens se retrouvent.
01:52On a un autre petit restaurant, on est deux seuls restaurants, disons, dans la commune.
01:57Et c'est vrai qu'ici, les gens se retrouvent, les gens viennent même seuls.
01:59Et ils retrouvent toujours quelqu'un qu'ils connaissent, en fait.
02:01Ça, c'est bien, c'est un lieu de socialisation.
02:03Alors, on va parler, comme on est en partenariat avec la Confédération des Buralistes, des Buralistes.
02:09Vous nous avez dit tout à l'heure, à 17h, au début des Vraies Voix, que c'était une vocation
02:12un peu.
02:13Parce que vos parents sont Buralistes encore.
02:15Pas très loin d'ici, on peut dire où ou pas ?
02:17Bien sûr.
02:18À Castelnau-le-laise ?
02:19C'est ça.
02:19Il y a combien ? 5 et 10 kilomètres ?
02:21Là, d'ici, ils sont à 10 minutes en voiture.
02:2310 minutes de voiture, c'est ça.
02:24C'est pas très loin, c'est vraiment même à côté.
02:27Quel est le rôle que vous jouez, vous, les Buralistes, maintenant, dans la ruralité, dans un village comme Taïran ?
02:33De nos jours, dans un village, il n'y a pas forcément des infrastructures pour tout.
02:38Donc, par exemple, La Poste.
02:39Dans un petit village, La Poste, il n'y en a pas toujours.
02:41On peut faire tout ce qui est les timbres, les envois de colis, tout ce genre de choses.
02:46Et c'est vrai que les gens, ils ont besoin de nous, de nos jours.
02:48Parce que c'est vrai que dans un village, il manque de plein de choses.
02:51Qu'est-ce qui manque, en particulier, dans les villages ?
02:54Parce que vous, c'est pas un petit village, c'est presque 5 000 habitants.
02:57Ça reste un petit village.
02:59Et de nos jours, par exemple, ici, à Taïran, on n'a pas de distributeurs.
03:03De billets ?
03:03Oui, il n'y en a pas.
03:05Et pourquoi ? Parce qu'il n'y a plus d'agence bancaire ?
03:06Il n'y en a jamais eu, ou je crois qu'il y en a eu un il y a
03:0910 ans,
03:10mais qui a fermé parce qu'il ne travaillait pas.
03:13Et donc, de nos jours, c'est moi qui m'occupe de ça.
03:15C'est-à-dire que vous, vous faites distributeur de billets également ?
03:17C'est ça, je fais...
03:19On appelle ça du cash-back, mais...
03:20Oui, ce qui est la même chose.
03:23C'est pareil.
03:24D'accord.
03:25Et c'est quand même fou, ça vient de nombre de...
03:28Probablement, parce que s'il n'y a pas de distributeurs dans un village de 5 000 habitants,
03:32on imagine que dans un village de 1 000 ou de 500 ou de 300,
03:35il n'y en a pas non plus, et ça doit venir d'alentour aussi, alors.
03:37Pour M. Enfache, je ne suis pas convaincu qu'à Assas, il n'y en a non plus.
03:40On va lui donner la parole.
03:41On a avec nous Christophe d'Assas, qui est agriculteur.
03:44Bonsoir, Christophe.
03:45Bonsoir.
03:46Alors, on a fait connaissance juste avant l'émission.
03:49Agriculteur multiterrain, puisque vous faites du vin, de les céréales, des oeufs.
03:53Qu'est-ce que vous faites d'autre ?
03:54Du cochon.
03:56Ah oui, en plus.
03:56On fait des champignons, on fait du miel.
03:59On va faire des poulets de chair.
04:02Très bien.
04:03Voilà, donc tout le monde est en bio, voire même en subvention de nature et progrès.
04:06Oui.
04:07Voilà, en vente directe uniquement.
04:08Et à Assas, il n'y a pas de distributeur de billets non plus.
04:11Qu'est-ce qui reste comme service public là-bas ?
04:13Service public, il reste la mairie.
04:17Et quoi d'autre ?
04:18Non, il ne sait tout.
04:19Il n'y a que la mairie qui fait office de poste.
04:21Voilà, non, il n'y a rien.
04:22Combien d'habitants à Assas ?
04:241500.
04:25Oui, donc trois fois plus petit que Taïran, en fait.
04:27Et zéro service public ?
04:29Non, je vous dis, il ne reste que la mairie.
04:30Qu'est-ce qui reste comme service public à Taïran ?
04:33De nos jours, nous, on a les transports.
04:35On a les transports.
04:36Oui.
04:37Les transports, la poste.
04:39Enfin, la poste qui se situe dans la mairie annexe.
04:41Donc, disons que ce n'est même pas un bureau de poste en lui-même.
04:44Oui, c'est une annexe de la poste dans une mairie annexe, c'est ça ?
04:47Et de nos jours, on n'a pas grand-chose de plus à Taïran.
04:50Alors, vous qui venez de villes plus grandes.
04:53Tiens, on va donner la parole à Laurent de Montpellier.
04:57Alors, Montpellier, très grosse ville, une des dix plus grosses villes de France, je crois.
05:02Vous constatez ce problème de manque de services publics dans les villes alentours ?
05:06Oui, parce que moi, maintenant, j'ai déménagé de Montpellier.
05:09Je suis parti habiter à Gijan.
05:10Oui.
05:11Mais j'ai habité longtemps à Montpellier.
05:12Alors, Gijan, combien d'habitants ?
05:13Gijan, 6000.
05:15Donc, à peu près comme Taïran, grosso modo ?
05:17Voilà.
05:17Donc, là-bas, les services publics, il y a une petite poste.
05:21Il y a des cafés, un café, quelques petits restaurants, pizzerias.
05:26Mais les vrais services publics, il faut un peu se déplacer quand on veut faire un peu plus.
05:33De toute façon, maintenant, tout est par informatique.
05:35Alors, que ce soit la déclaration d'impôt ou quoi que ce soit, on n'a plus besoin d'avoir...
05:40Ah ben, maintenant, on fait même sa carte grise par Internet.
05:43On perd son permis de conduire.
05:44Ça m'est arrivé il y a quelques temps.
05:46Enfin, j'ai permis de conduire, carte grise.
05:48Alors, l'assurance, c'est simple.
05:49On appelle son assurance à lui renvoyer une carte verte à l'époque.
05:52Mais par contre, pour refaire, c'est tout par Internet.
05:54C'est complètement fou.
05:55Sauf le passeport, bien sûr, où il fallait...
05:57Oui, une photo biométrique, etc.
05:59Mais là, par exemple, de Gigeon, je suis obligé d'aller à Frontignan.
06:04Donc, c'est à une dizaine de kilomètres pour faire un passeport.
06:07D'accord.
06:08Mais c'est comme ça, maintenant.
06:09C'est comme tout s'est informatisé.
06:12Rien n'est dématérialisé réellement parce qu'on a besoin d'ordinateurs et de connexions.
06:16C'est évident.
06:17Et voilà.
06:18Mais recevoir du public, ça devient plus compliqué.
06:22Dans une ville, on va dire, grande, mais pas aussi grande que Montpellier, Béziers...
06:27Le problème, dans un village à côté, qui s'appelle...
06:29Je bats le record, puisque c'est un petit village de 600 habitants.
06:32Ah oui, alors là, vous êtes le plus petit.
06:33600, 1500, 4700 et 6000, c'est ça ?
06:37D'accord.
06:38C'est un petit village qui s'appelle Grèce-Sac, d'où je suis originaire.
06:43Et c'est vrai que ce n'est pas facile.
06:45On ne le dit pas assez, mais en France, il y a 34 000 à peu près communes.
06:48Communes, c'est ça ?
06:49Et il y en a 30 000 de moins de 1000 habitants.
06:50Donc, c'est la grande majorité.
06:52Et le gros problème démocratique qu'il y a aujourd'hui, c'est que sur ces 30 000,
06:55il y en a 26 000 aujourd'hui, où il n'y a qu'une seule liste qui se présente.
06:58Oui, c'est vrai.
06:59Et donc, démocratiquement, est-ce qu'on peut parler d'une démocratie, d'un vrai choix, au final ?
07:02Je ne le sais pas, aujourd'hui.
07:04Mais je vais prendre...
07:05Vous avez des petits villages où il y a 20 habitants, même, voire moins.
07:09Là, faire plus d'une liste, ce n'est pas possible, parce qu'il n'y a pas le nombre
07:12d'habitants.
07:12On parle de faire des économies.
07:14Peut-être que c'est un bon moyen de centraliser et d'uniformiser un peu plus tous ces petits villages
07:19qui, finalement, ensemble, seraient bien plus forts et bien plus cohérents pour porter des messages.
07:24Alors, Pierrick, on parlait des buralistes.
07:26Vous avez eu la vocation par vos parents.
07:29Castelnau-le-Lez, c'est plus grand que Taïran ?
07:31Oui, beaucoup plus grand.
07:32Est-ce que le métier de buraliste est le même dans une ville comme Castelnau-le-Lez, par exemple, par
07:37rapport à Taïran ?
07:38Non, pas du tout.
07:38Le métier, ici, est beaucoup plus social.
07:43Les gens, on discute avec eux.
07:44Les gens, ils ont besoin de voir du monde.
07:46Quand on se bat dans la rue à Taïran, on ne croise pas forcément des gens.
07:49C'est vrai que moi, ici, je suis arrivé ici à un an et demi.
07:53Oui, et vous êtes très jeune, 22 ans.
07:55Voilà, les gens de nos jours, je les connais tous.
07:57Un an et demi, je sais que je me balade dans la rue.
08:00Je croise la majorité des gens, je les connais.
08:02C'est très plaisant.
08:03Parce que c'est vrai qu'ici, tout le monde se dit bonjour, par exemple.
08:06Ça, c'est vrai.
08:06C'est fabuleux parce qu'on s'est promené un peu dans le village avec François-Louis Bourneau.
08:10Comme je mets le clocher au milieu du village tous les jours dans mon coup de gueule,
08:13on allait faire une vidéo devant.
08:15Et on n'a pas croisé grand monde, mais tous les gens qu'on a croisés nous ont systématiquement dit
08:20bonjour.
08:21Et on a répondu.
08:23Et quand on vit la vie dans les grandes villes où les gens...
08:26Alors, à Toulouse, ce que j'adore, c'est...
08:27On y sera demain, d'ailleurs.
08:29Quand on monte dans le bus, quand on descend du bus, on dit bonjour aux machinistes et au revoir aux
08:32machinistes.
08:33Et il vous dit au revoir aussi.
08:33Mais alors, dans d'autres très grandes villes, je peux vous dire que ce n'est pas le cas.
08:37Mais là, dans un petit village, c'est génial.
08:38Tout le monde dit bonjour à tout le monde.
08:40Je sais, vous faites 10 kilomètres et vous êtes à Montpellier.
08:42Et ça ne s'arrive pas.
08:43Oui, c'est clair.
08:44Parce que là, c'est vraiment la très grosse ville, on peut dire.
08:47Vous êtes bien sur Sud Radio.
08:49Les vraies voix font parler la France.
08:52Vous voulez réagir en étant direct à Teyran depuis le Bar-Tabas-les-Rolletais.
08:56Belle journée.
08:58Belle journée, maintenant pluvieuse.
08:59Ah oui, ça, c'est clair qu'on n'a pas été avantagés par le temps.
09:03Mais Rémi André, notre excellent météorologiste, l'avait promis.
09:06Vous voulez réagir le 0826 300 300.
09:09On revient pour parler avec celles et ceux qui sont dans ce Bar-Tabas-les-Rolletais à Teyran.
09:16Donc l'adresse, c'est en plein centre-ville.
09:18Écoutez, plein centre-ville du village.
09:20130 rue du Jeu de Maille.
09:2134 821.
09:23Eh bien, c'est ici que ça se passe et on se retrouve dans quelques instants.
09:26Sud Radio.
09:27Parlons vrai.
09:27Parlons vrai.
09:28Sud Radio.
09:28Parlons vrai.
09:29Sud Radio.
09:29Parlons vrai.
09:54Ordinateur.
09:56Vous pouvez écouter Sud Radio par tous les moyens.
09:59Beaucoup de monde ce soir et beaucoup de monde qui est venu d'un peu partout.
10:03Je pense notamment à Rémi qui vient de Béziers et qui veut parler des problèmes des entrepreneurs.
10:09Alors, vous avez quoi comme entreprise, Rémi ?
10:12Je suis dans l'agroalimentaire.
10:13Oui.
10:13Donc, une société familiale que j'essaye de perdurer au fil des années et qui, au fil des années, est
10:19de plus en plus difficile à faire perdurer.
10:23Et un chiffre sur lequel je voulais rebondir, c'est les 70 000 faillites de PME, qui est un chiffre
10:29record en 2005.
10:30C'est long passé, ça, oui.
10:31C'est extraordinaire.
10:33On est en train de faire tomber notre socle fort en France, qui sont nos PME-TPO.
10:38Rappelons-le, 99% des entreprises en France.
10:41Et c'est dramatique parce que ces PME, elles n'arrivent pas à embaucher.
10:45Ceux qui sont embauchés ne sont pas contents de leur salaire parce qu'ils estiment que leur pouvoir d'achat
10:49baisse,
10:50avec une différence entre le net et le brut qui s'intensifie au fil des années.
10:54Et nous, gérants de PME, subissons un peu ces conséquences.
10:58Alors, je ne suis pas exactement baisé, je suis dans un petit village.
11:00Et sachez que dans les petites communes, c'est encore plus difficile à embaucher.
11:03C'est encore plus difficile d'intéresser les jeunes qui, malheureusement, vont vers les villes.
11:11Donc, voilà, un message à faire passer aux jeunes.
11:14Aller un peu plus dans les villages.
11:15Aller un peu plus dans les villages comme où je suis à Grèce-Sac, village très charmant, à 45 minutes
11:20de Téhéran.
11:20Vous avez combien de salariés ?
11:22Au total, on est une cinquantaine.
11:25Parce que j'ai une belle entreprise à 50 salariés.
11:27Ça peut monter jusqu'au double pendant des périodes de fêtes.
11:31Voilà, on a des périodes saisonnières.
11:33Aujourd'hui, ce que je défends, c'est les entreprises de moins de 250 salariés.
11:38C'est vraiment les PME.
11:40Et malheureusement, les PME qui subissent beaucoup de problèmes.
11:44Et voilà, j'appelle au bon sens commun.
11:47Essayer de faire des choses, de mettre en place des mesures qui permettent d'aider et de protéger nos frontières
11:52européennes.
11:53J'en parlais avec Christophe tout à l'heure.
11:55C'est vrai que les agriculteurs souffrent beaucoup de ça.
11:57Aujourd'hui, les frontières européennes ne sont pas protégées d'une concurrence déloyale qui vient d'Asie.
12:05Ou d'Amérique du Sud, Mercosur, récemment.
12:08Et donc, voilà, je trouve que ça manque de bon sens.
12:10Notre gouvernement manque malheureusement de bon sens.
12:14Quelle réaction de l'agriculteur quand il entend l'entrepreneur dans l'agroalimentaire ?
12:18C'est un peu la même chose.
12:19C'est-à-dire que nos élus, les maires qui vont ensuite élire les sénateurs, les députés, nous contraint avec
12:25des contraintes sociales ou environnementales.
12:28Mais après, ils ne jouent pas le jeu puisqu'ils n'achètent pas nos produits.
12:30Seulement 30% de la restauration collective et du local.
12:35C'est fou ça.
12:36Donc, on nous demande, on nous met tous les jours des contraintes, tous les jours un peu plus.
12:41Et pour autant, on fait venir ça de l'étranger.
12:43Et ça, c'est falagrant aussi pour l'entrepreneur.
12:46Alors, vous avez combien de salariés ?
12:49Nous, de nos jours, on est...
12:51Pierrick.
12:51J'ai 4 salariés.
12:52Oui, c'est déjà bien.
12:54Pour un bar-restaurant, c'est déjà très bien.
12:55C'est un millième de la population de la commune, ce qui est très bien.
12:59Comme j'ai dit, de nos jours, quand j'ai ouvert il y a un an et demi, on n
13:01'était que deux, on me compte en moins.
13:03De nos jours, on est cinq.
13:04Mais c'est vrai que c'est très compliqué d'évoluer.
13:07De nos jours, c'est très compliqué parce que les charges évoluent.
13:09Oui.
13:11Ils parlaient du local.
13:12Pour nous, c'est très compliqué si on veut faire du prix, en tout cas, de consommer local.
13:17Oui.
13:17Donc, au final, on a du mal à travailler, en fait, finalement.
13:22Mais c'est quand même une question qui se pose parce que vous, vous avez un agriculteur en face de
13:27vous qui est à quelques kilomètres.
13:28Plutôt que d'aller acheter du cochon qui va venir du bout de la planète, peut-être pas, mais du
13:34bout de l'Europe ou autre chose.
13:35Là, vous avez un producteur qui est à quelques kilomètres et qui doit pouvoir vous vendre en direct.
13:40Complètement.
13:41L'idéal, l'idéal, c'est de consommer en direct.
13:42Ça, pour nous, des restaurants locaux comme moi ici et ici, l'idéal serait de consommer en direct.
13:48Et cette question, les maires, quel rôle ils ont à jouer vis-à-vis des entrepreneurs ?
13:53Tiens, Rémi, qu'est-ce que vous attendez, vous, d'un maire ?
13:56Alors, pas dans votre village.
13:58En tant qu'entrepreneur, qu'est-ce que vous attendez ?
13:59Alors, il n'y a pas que le maire parce que, par exemple, les impôts, il n'y a pas
14:03que les impôts communaux pour les entrepreneurs.
14:06Déjà, j'aimerais qu'il y ait un peu plus de jeunes qui se présentent au niveau des mairies parce
14:11que c'est un vrai problème.
14:12Au niveau des 30 000 communes de moins de 1 000 habitants, il y a très peu de jeunesse et
14:16c'est un drame parce que, du coup, on n'est pas forcément bien représenté.
14:19Le monde a beaucoup évolué ces 15 dernières années.
14:22On parle de l'IA, on parle des nouveaux marchés.
14:25C'est un vrai sujet et j'aimerais qu'il y ait plus de maires.
14:28Et si les maires peuvent faire quelque chose, c'est définitivement d'être plus attractifs pour faire venir des entrepreneurs,
14:34des gérants d'entreprises qui vont créer des emplois,
14:37comme vous le faites ici avec votre bar là-bas, parce que ce sont ces entrepreneurs qui payent des charges
14:43et qui ramènent le charbon dans la locomotive.
14:45Une locomotive dont la France a bien besoin qu'elle tourne rapidement en ce moment.
14:49Même s'il n'y a plus de locomotive à hauteur en France depuis un certain nombre d'années, il
14:52faut-il le rappeler.
14:53Pour un agriculteur, oui.
14:55Non, pour rebondir, le problème, c'est qu'aujourd'hui, nos villages périurbains, ce sont des villages dortoirs.
15:01Ce qu'on appelle les villes dortoirs ou les villages dortoirs, oui.
15:04Et donc, c'est sûr qu'aujourd'hui, le rôle des maires, c'est...
15:08Alors, des maires, mais ça va passer par les intercommunalités surtout.
15:11Oui.
15:11C'est donc de créer de l'emploi dans ces villages pour que les gens arrêtent de se promener en
15:15voiture, quoi.
15:15Oui, mais est-ce qu'on a le choix ? Parce que c'est une vraie question qui se pose
15:19en termes d'aménagement du territoire.
15:20Est-ce qu'on peut vivre sans voiture, tiens, à Taïran ?
15:25De nos jours, c'est très compliqué. Honnêtement...
15:27Il y a des transports publics qui passent ?
15:29On a quand même pas mal de transports à Taïran. On reste un grand village, disons.
15:32Il y a le bus, évidemment.
15:33On reste un grand village. Je pense qu'il doit y avoir un bus toutes les heures.
15:37Quand même, il y en a.
15:38Et si vous allez à 5 km plus loin, à Assas ou même Monteau, tu sais qu'il y a
15:42deux bus dans la journée.
15:43Donc, c'est très compliqué.
15:45Et comment on fait pour se déplacer ?
15:46C'est sûr que quand on habite à Gigeon, on peut prendre le micro.
15:51On a ce problème également qui se pose dans une ville comme Gigeon, 6 000 habitants ?
15:55Il y a quand même des transports en commun, bien sûr.
15:57Mais après, moi, par mon métier, artisan électricien, j'ai un véhicule et je les prends très rarement.
16:04Je les redécouvre, les transports en commun, à Montpellier ou dans le tramway.
16:07C'est utile pour les intramuros.
16:10Mais comme l'agglo de Montpellier ne fait la gratuité que pour l'agglomération,
16:15alors dès qu'on en vient, on tâtonne pour prendre le billet, on peut être en fraude.
16:21Enfin, c'est complexe.
16:23Il vaut mieux venir avec sa voiture.
16:24C'est plus simple.
16:25C'est plus simple.
16:26Et il y a une question qui se pose, on se rappelle des gilets jaunes qui avaient commencé au début
16:30avec la hausse des taxes sur les carburants.
16:33Quand on voit aujourd'hui le prix de l'essence,
16:36nous, on a roulé depuis Aubagne hier soir,
16:39on était dans un autre tabac où on a été très bien accueillis également.
16:43On est passé à côté des raffineries.
16:45C'est-à-dire vers...
16:49Zut, à côté de Marseille, il y a l'Amed, il y a l'Avra, etc.
16:54Et le prix du carburant était au même prix qu'à Paris.
16:57Le gasoil était à 1,99.
16:59Est-ce que ça ne risque pas de faire à nouveau bouger les gens,
17:03cette hausse du prix des carburants ?
17:05Eh bien...
17:05Laurent ?
17:06Certainement.
17:07Mais enfin, les prix sont libres.
17:08Alors...
17:08Oui.
17:09Voilà.
17:09Alors si une station service le vend à 2,50 euros,
17:12on dit, bon, ben, écoutez, il y aura moins de clients,
17:15mais s'ils s'alignent entre eux, ils s'entendent entre eux,
17:17ben, on est cuit, quoi.
17:18Oui.
17:18C'est ça le problème.
17:19Les prix sont libres, mais les entendres sur les prix
17:21ne sont pas tout à fait légales, en revanche.
17:23Oui, absolument, mais on ne sait pas ce qui se passe au téléphone le soir.
17:28Rémi veut réagir.
17:29Moi, ce que je trouve dégueulasse sur le carburant,
17:31c'est qu'il y a deux taxes qui sont mises en place pour ceux qui distribuent le carburant.
17:34Il y a une taxe, une charge qui est de 40%, qui est liée au volume.
17:39La TICPE ?
17:40La TICPE, exactement.
17:41La taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques.
17:43Exactement.
17:43Qu'on ne paye pas que sur les carburants, mais surtout les produits énergétiques.
17:46Exactement.
17:47Et la deuxième taxe qui se met en place, c'est la TVA à 20%.
17:49Oui.
17:49Moi, ce que je trouve pas normal, c'est que l'État n'aide pas ceux qui doivent se déplacer
17:53en véhicule
17:54et qui sont obligés de le faire pour aller travailler et qui, en fait, ne baissent pas la TVA proportionnellement
17:59à ce que ça leur rapporte.
18:01Aujourd'hui, ça rapporte à peu près 34 centimes sur à peu près 1,80€.
18:05Bon, maintenant, ça a augmenté l'essence à l'État.
18:08Il faudrait que ce que ça leur rapporte, ça reste similaire, mais qu'ils baissent la TVA en fonction du
18:13prix de vente.
18:14Et donc, le montant restera le même pour l'État et ça coûtera moins cher pour les consommateurs français qui
18:19n'ont pas le choix.
18:19L'achat du carburant, c'est pas un achat plaisir, c'est un achat obligatoire.
18:23Ah oui, c'est un achat pour arriver à vivre.
18:25Donc, c'est une punition, ce qui se passe, et c'est pas normal que les Français le subissent.
18:28Béric veut réagir. Notre hôte ?
18:30De nos jours, je peux le constater, moi, avec le prix du tabac qui est un produit commissionné.
18:35Oui.
18:35Il serait possible qu'il puisse peut-être se positionner là-dessus.
18:39Je sais pas, parce que je sais que les prix sont libres.
18:41Maintenant, je sais que c'est une...
18:43Alors oui, les prix sont imposés pour telle marque de cigarette, telle marque, vous n'avez pas le droit de
18:47jouer au centime près.
18:48Mais demain, moi, j'ai vu des pompes, l'autre jour, on était en émission, je parlais du gasoil qui
18:53était à 99, on a un auditeur qui nous envoie un mail en pleine émission.
18:58Vous pouvez d'ailleurs réagir, je participe à dessus de radio.fr.
19:01Il était à 2,18, vendredi dernier.
19:04Donc peut-être qu'il aura la même pompe, il a 2,38 ou 2,48 aujourd'hui.
19:08C'est quand même fou, non ?
19:10Comme je dis, c'est dégueulasse, il a raison.
19:12De nos jours, il devrait imposer peut-être des prix ou une commission là-dessus.
19:16Et pour les agriculteurs, c'est une vraie question, ça ou pas ?
19:19Là, ça va être un gros problème, parce que le GNR, donc le...
19:22Gasole non routier.
19:23Gasole non routier.
19:24Alors rappelez ce que c'est pour les agriculteurs, le GNR.
19:27C'est le gazole, c'est le même, mais qu'on n'a pas le droit d'utiliser pour sa
19:31voiture.
19:31C'est ça, c'est ça.
19:32C'est qu'il n'a pas la même couleur, donc on n'a pas le droit de l'utiliser.
19:35On va dire qu'il est moins taxé, mais il est toujours plus taxé que nos concurrents, ne serait-ce
19:39que nos voisins.
19:40Et pour rebondir sur les carburants, le problème, c'est que l'argent que vont mettre tous les concitoyens dans
19:45leurs carburants,
19:46ils ne vont pas le mettre dans la consommation.
19:47Et donc, ça va encore un peu plus accentuer des risques de faillite pour des PME.
19:52Oui, ça, c'est quand même un vrai sujet.
19:55Vous êtes bien dans Les Vraies Voix de Sud Radio.
19:57Les Vraies Voix font parler la France en direct de Tahiran, dans l'Hérault.
20:01C'est juste à côté de Montpellier, où vous nous écoutez sur 104.7,
20:06et évidemment par tous les autres liens, DAB+, la radio numérique terrestre en français.
20:12Vous avez également les tablettes, les applis.
20:14Vous voulez réagir, le 0 826 300 300.
20:19Cette semaine révélée.
20:21... à l'État à entretenir, en fait.
20:23Et aujourd'hui, en plus, avec la loi sur l'eau, c'est très contraignant.
20:27Et cette loi qui change tous les jours, alors si aujourd'hui on cure, on est hors la loi.
20:30Si on ne cure pas, ça ne va pas.
20:32Voilà, c'est assez compliqué.
20:33C'est très compliqué.
20:34Et quel rôle jouent les maires là-dedans ?
20:36Parce que c'est des directives qui viennent probablement soit du ministère de l'Agriculture...
20:41C'est beaucoup départemental, donc c'est la préfecture.
20:44Mais la plupart des chemins communaux, ils sont à entretenir par la municipalité.
20:49Est-ce que les maires, dans les communes rurales, sont à l'écoute des agriculteurs ?
20:55Souvent, ils le sont ?
20:56Oui, ils sont accessibles et ils sont à distance de gifle, comme il se plaise à dire.
21:01Comme on dit, à distance de baffe.
21:02Voilà, donc oui, non, non, ils sont très accessibles.
21:05Ils sont très accessibles.
21:06Et quand on voit aujourd'hui ce qui se passe, vous disiez, hors antenne, il y a un village avec
21:13les pluies qu'il y a eu.
21:14Alors, on a eu des pluies diluviennes aujourd'hui, mais pas que, il est semaine présente.
21:18Il y a un village qui est carrément une île, racontez-nous.
21:20Oui, Candiargue, là, hier, ils ne pouvaient pas ni sortir, ni accéder au village, puisque toutes les routes étaient coupées
21:28par l'eau.
21:29Et c'est quand même un sacré problème, là.
21:31Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont ravitaillé par hélicoptère ?
21:34C'est une journée, ce n'est pas très grave.
21:36Mais cela dit, s'il y avait, je ne vais pas dire un incendie, mais s'il y avait un
21:40problème, si les secours doivent y accéder, je ne sais pas comment ils vont faire.
21:43Est-ce que ça, ce n'est pas une question dont on oublie de parler ?
21:47C'est que souvent, on attend des maires que, par exemple, les trottoirs, il n'y ait pas de trous
21:52dedans pour ne pas se tordre la cheville et tomber,
21:54que les chaussées soient bien entretenues, que les ruisseaux soient entretenus.
21:58Est-ce que ce n'est pas une prérogative qu'on a un peu oubliée, mais qui existe surtout en
22:01zone rurale ?
22:02Sauf pour les trottoirs et les routes, bien évidemment.
22:04Qui est-ce qui veut répondre ?
22:05Je pense que sur les zones rurales, il y a beaucoup de responsabilités qui sont demandées aux maires,
22:10et c'est la raison pour laquelle ce n'est pas un job facile du tout, et c'est aussi
22:13la raison pour laquelle il y a très probablement
22:15de moins en moins de monde qui se présente, et notamment, ce que je disais tout à l'heure, malheureusement,
22:20la jeunesse.
22:21Donc évidemment, se bloquer pendant six ans et devoir régler ce type de problème de chemin, de route,
22:29de crotte de chien sur la trottoir ou de chien qui aboie à côté du voisin et donc la mairie
22:34de téléphone,
22:34voilà, c'est le type de problème dont les mairies font face dans les petites communes en France,
22:38et donc c'est une des raisons pour lesquelles j'appelle à l'unification de ces petites communes
22:44pour les transformer en grandes et être impactantes au niveau national.
22:47Oui, Pierrick ?
22:49De nos jours, je pense que ce n'est pas le même métier d'être maire d'une ville de
22:5310 000 habitants
22:54ou d'un village de 5 000.
22:57Mais d'une commune de 50, n'en parlons pas, là, oui.
22:59Ça ralentit peut-être les jeunes pour se présenter dans ce genre de communes,
23:03parce que les contraintes sont différentes.
23:06Il y a aussi quand même une difficulté aujourd'hui...
23:08Christophe Agriculteur veut réagir.
23:10Il y a une difficulté avec les métropoles, les communautés de communes,
23:13où les maires ont beaucoup moins de poids aujourd'hui.
23:16C'est donc les conseils communautaires qui ont du poids.
23:19Et ce que je me rends compte, c'est qu'en fait, tout le monde dit amène à tout
23:22pour que ce soit validé chez eux.
23:24Et ce n'est pas forcément toujours les bonnes solutions.
23:27Mais les communautés de communes, c'est un scandale.
23:29Les communautés de communes, ça a été mis en place pour justement avoir un impact plus fort ensemble.
23:34et réduire les coûts.
23:36Finalement, ça les a décuplés, les coûts, parce que ça a embauché des gens.
23:39Et donc ça a décuplé les coûts.
23:40Et ça a même, par un effet d'entonnoir, diminué le pouvoir des maires des petites communes.
23:46Pour qu'un seul, au niveau de la communauté de communes,
23:49le président qui est souvent, en fait, le maire de la population des communes.
23:53Oui, bien sûr.
23:53À 90% du temps.
23:55Même dans les métropoles, d'ailleurs.
23:58On l'a vu avec les régions.
23:59Ils ont fait des régions qui sont gigantesques et ils n'ont pas fait d'économie pour autant.
24:03C'est sûr qu'une région qui va, je pense, à la Nouvelle-Aquitaine,
24:06je ne vais pas parler d'ici, qui va de la frontière espagnole jusqu'au nord-est du Limousin,
24:11c'est vraiment pas le même coin.
24:13Ça, on est bien d'accord.
24:14Il y a une question qui se pose.
24:15Vous disiez qu'il y a un problème de communes.
24:18Est-ce que vous parlez des communautés de communes ?
24:22Vous, vous vendez de la nourriture comme restaurateur.
24:26Vous, vous produisez de la nourriture.
24:28Il y a combien de kilomètres entre Taïran et Assas ?
24:34Combien de kilomètres ?
24:353 kilomètres, je pense.
24:36Et vous ne vous connaissiez pas ?
24:37Par exemple, moi, je sais que je me fournis en vin à Assas juste en face.
24:43Oui.
24:43J'y suis en 5 minutes.
24:45Oui.
24:46Mais tout ça, c'est sans transport en commun.
24:49Donc là, la voiture ou le scooter ou plutôt la camionnette pour rapatrier de la nourriture sont essentielles.
24:55Ah ça, c'est essentiel, bien sûr.
24:56Nous, dans tous les cas, dans notre campagne, entre guillemets, on ne peut pas faire ça en deux jours.
25:00Mais est-ce que ce ne serait pas une bonne chose à la rigueur pour profiter des communautés de communes
25:05pour permettre à tout le monde de travailler le local ?
25:08Alors évidemment, ça peut concerner le restaurant, comme on est chez un restaurateur,
25:12mais ça pourrait être pareil pour les cantines des écoles, etc., non ?
25:16Comme je disais juste avant, je pense que ce qui serait bien, c'est qu'on ait une mise en
25:21relation,
25:21peut-être par les communes directement, entre les producteurs locaux et nous, restaurateurs, bars, ce genre de choses.
25:29On peut peut-être mettre en avant déjà la culture locale et les produits locaux.
25:34Qu'est-ce qu'il en pense l'agriculteur, Christophe ?
25:36C'est une histoire, c'est un problème de charge, en fait, comme le disait Rémi.
25:40Rémi, oui.
25:41Le problème, c'est que moi, je vais avoir des produits qui vont être trop chers.
25:44Lui, il va avoir forcément des menus qui vont être impactés aussi par les charges de ses salariés.
25:50Et ce que disait Rémi, c'est que la différence entre le net et le brut étant de plus en
25:54plus importante.
25:56Alors, nous, en tant que patron, on paye mal nos salariés.
25:59Mais en fait, si le salarié se rend compte de combien il nous coûte au final,
26:04mais là, Rémi va pouvoir répondre un peu plus parce que lui, il a 50 salariés, moi, je n'en
26:08ai pas.
26:09Rémi, donne bien dans le micro.
26:11Non, tout le monde peut répondre.
26:12Mais c'est que, effectivement, si le salarié touchait son salaire brut,
26:16évidemment, son pouvoir d'achat serait plus important.
26:18C'est sûr, mais par contre, ça paye la protection sociale, la retraite, la maladie, etc.
26:22Je ne dis pas que ce soit les accidents du travail et compagnie.
26:24Il faut certainement que ça s'en rapproche un petit peu.
26:26On a une différence entre le net et le brut qui est un des plus élevés en Europe.
26:30Donc, ce n'est pas normal.
26:30Et on n'a pas la meilleure protection sociale d'Europe en parallèle.
26:33Donc, il y a peut-être un juste milieu à trouver.
26:36Et effectivement, c'est le serpent qui se prend la queue
26:37parce que tu as envie de mettre des bons produits dans ton bar tabac.
26:40Effectivement, mais en parallèle de ça, vu que les Français ont de moins en moins de pouvoir d'achat,
26:43eh bien, ils sollicitent des produits qui ne sont pas chers.
26:45Et donc, aujourd'hui, en France, il y a un action chaque jour qui ouvre.
26:48Vous voyez ?
26:49Et les actions, c'est...
26:49C'est un hard-discounter.
26:50Un hard-discounter au Chine.
26:52On en a parlé.
26:52Alors là, on en a parlé avec le pire également.
26:55De choses qui n'auraient jamais dû être en vente, soit dites en passant.
26:58Mais il ne faut pas cracher sur les gens qui vont dans ces magasins.
27:00Ils ont de moins en moins de salaire et ça leur est proposé.
27:04C'est à l'État.
27:04C'est comme un stop devant une école.
27:06C'est à l'État de réglementer.
27:07C'est à l'État de protéger ces entreprises, de protéger ces gens.
27:10Et donc, de mettre en place des réglementations qui font qu'on n'a pas le choix.
27:14Et qu'on parle des bouteilles en plastique, qu'il y ait des bouteilles en verre comme il y a
27:18en Allemagne.
27:19Oui, où il y a encore la consigne.
27:21Où il y a la consigne et ça fonctionne très bien.
27:22Et on pourrait le mettre en place en France.
27:24On en parle d'écologie.
27:25Pierrick voulait réagir en écoutant Rémi, mais surtout en ayant écouté son voisin.
27:30Parce que trois minutes, c'est quand même rapide pour y aller, les agriculteurs.
27:33Ce qu'on parlait avec les charges de nos salariés, de nos jours, moi, pour une petite brasserie comme moi,
27:37on est obligé de se battre pour le prix.
27:39On se concurrence tous par le prix.
27:41D'accord, c'est fou ça.
27:42Moi, en tant que brasserie du midi, les gens viennent manger pour le prix, pour la rapidité et pour la
27:47qualité des produits.
27:47Mais c'est peut-être le troisième point le plus important pour eux.
27:50L'important, c'est le prix.
27:51Mais je dois dire que c'est vrai que c'était très bon et très abordable.
27:55Mais il faut faire très attention à tout, quoi, en fait.
27:57De nos jours, c'est plus un calcul que de la cuisine.
27:59Mais on arrive à acheter local quand même un peu ou pas ?
28:01On achète en France.
28:02On achète en France ?
28:03On achète en France maintenant.
28:06Aller me fournir, par exemple, chez Christophe en face, je ne pense pas que je puisse me le permettre.
28:11Ça dépend, il va nous répondre.
28:13Non, non, c'est sûr qu'il ne va pas pouvoir.
28:14En plus, nous, on a un label de qualité bio, voire nature et progrès.
28:18Et donc, c'est sûr qu'on est 30% plus cher que nos voisins.
28:22Oui, 30%, là, ce n'est pas jouable.
28:25Si vous voulez, en calculant mes salariés et le prix auquel je vais le vendre.
28:30Parce que je pourrais le vendre, mais je ne suis pas convaincu d'en vendre.
28:34Oui, pas convaincu.
28:35Rémi va réagir.
28:36Et sur les achats que tu fais, est-ce que, parce que je ne suis pas sûrement par des grossistes,
28:40tu sais à chaque fois quelle est l'origine de la zone économique de la production du produit ?
28:44Parce que ça, c'est un vrai sujet.
28:45Quand on va à Action, moi, je vais à Action, la dernière fois, j'y étais.
28:48Sérieusement, tu ne peux pas savoir d'où vient le produit.
28:50Ce n'est pas marqué.
28:51Il y a souvent des marques européennes.
28:52En fait, c'est des grossistes.
28:53Les mecs, ils sont deux dans des bureaux et ils importent massivement de Chine.
28:56Et en fait, ce n'est pas marqué.
28:57On ne le sait pas.
28:58Est-ce que tu as ce problème, toi, avec les grossistes ?
29:00Moi, de nos jours, dans la restauration, on a toutes les origines des viandes et des poissons.
29:06Donc, ce qu'on considère comme le plus important.
29:09Après, le seul produit qu'on peut se permettre local, c'est les fruits et légumes.
29:12C'est fou, ça.
29:14Et le vin, évidemment, ici.
29:15Et le vin, évidemment, ici.
29:16Pour le coup, je pense qu'on a des tarifs qui sont très corrects.
29:19Mais il y a un sentiment que j'ai en vous écoutant tous.
29:22Vous avez tous envie de boire français, de manger français, de consommer français.
29:27Mais malheureusement, beaucoup de gens ne peuvent plus.
29:30Qu'est-ce qu'on pourrait faire pour que les gens puissent à nouveau ?
29:33La parole à l'agriculteur, Christophe.
29:35La PAC, la politique agricole commune, elle a été faite à l'origine pour compenser le fait que les consommateurs
29:42ne payent pas le juste prix pour que l'agriculteur puisse se vivre.
29:45Mais aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
29:47L'agriculteur ne vit pas et le consommateur ne peut pas bien acheter.
29:50Donc, il va bien falloir, là aussi, remettre ça en...
29:54Oui, vas-y, vas-y.
29:56Il va falloir revoir la copie.
29:58Parce qu'aujourd'hui, c'est anormal que des collectivités touchent la PAC.
30:01Oui.
30:01C'est anormal qu'il y ait des structures qui ne sont pas agricoles touchent la PAC.
30:06Alors, peut-être qu'il faudrait revenir tout simplement, on va dire, au ticket de rationnement un peu à l
30:10'époque.
30:10C'est-à-dire que nous, agriculteurs...
30:11Pour t'être évité.
30:12Non, mais c'est-à-dire que nous, agriculteurs, on vende au juste prix.
30:14Et par contre, on aide le consommateur pour lui bien consommer.
30:17Mais il y a une question.
30:19Vous travaillez tout seul dans votre ferme, c'est ça, ce que vous avez dit ?
30:22Oui, c'est-à-dire que j'ai installé des agriculteurs chez moi.
30:24D'accord.
30:25Et on arrive à en vivre, quand même ?
30:27Oui.
30:27Mais parce qu'on est au nord de Montpellier.
30:29On est dans des quartiers qui sont quand même...
30:32Assez favorisés.
30:33Assez favorisés, avec un pouvoir d'achat, avec des personnes qui font l'effort d'acheter nos produits.
30:39Mais ça ne peut pas être le cas partout.
30:41Ça, c'est un vrai sujet.
30:42Rémi veut réagir.
30:43Mais déjà, si les réglementations étaient les mêmes entre agriculteurs du Mexique, du Paraguay et de la Chine, les choses
30:50iraient mieux.
30:51Déjà...
30:51Mais ça allait si loin.
30:53Les Espagnols, les Roumains...
30:55C'est à 150 km d'ici.
30:56Qui sont en Europe et qui n'ont pas la même réglementation que nous.
30:59C'est une même circulation depuis maintenant 40 ans.
31:01C'est comme ça.
31:03Pierrick veut réagir.
31:04Et ça, le sujet principal, c'est l'hygiène.
31:06Nous, ici en France, on est peut-être le summum de l'hygiène.
31:10Vous êtes hyper contrôlé, vous, en tant que restaurateur, par tout ce qui est normes d'hygiène, fraude, etc.
31:15De nos jours, moi, j'ai ouvert le restaurant il y a maintenant plus d'un mois.
31:19Je sortais...
31:20Plus d'un mois ?
31:21J'ai ouvert début février.
31:23C'est ça, le restaurant, oui.
31:25De nos jours, quand j'étais en formation, ils nous parlaient d'un contrôle annuel minimum sur l'hygiène.
31:32Et c'est très drastique ?
31:33Je sais qu'auparavant, c'était une fois tous les 5 ans, quelque chose du style.
31:38D'accord.
31:39C'est très contrôlé, et tant mieux, et tant mieux d'ailleurs.
31:41Et vous qui êtes dans l'agroalimentaire, c'est très contrôlé comme entrepreneur de l'agroalimentaire ?
31:44C'est extrêmement contrôlé.
31:45Et encore une fois, désolé, j'en reviens toujours aux concurrences asiatiques, parce que je trouve ça horrible.
31:50On exporte en Asie.
31:51Et en Asie, quand on exporte, on est ultra contrôlé.
31:55Encore plus, on a des doubles contrôles, des triples contrôles, si bien que j'ai arrêté d'exporter en Asie
31:59mes produits.
32:00Par contre, eux, ils n'ont aucun...
32:01Vous exportiez jusqu'en Asie ?
32:02Oui, en Chine, bien sûr, on exportait beaucoup.
32:04J'ai arrêté parce que les contrôles étaient trop nombreux.
32:06C'est-à-dire que les doigts ne bloquaient le conteneur pendant une semaine, 15 jours, deux mois ?
32:10Oui, ils faisaient tout pour nous emmerder.
32:11Ce n'est pas compliqué.
32:11Donc, à un moment donné, nous, on a arrêté.
32:13Et aujourd'hui, le problème, c'est que ces producteurs asiatiques, ils ne sont pas contrôlés.
32:17Et quand il y a un contrôle, comme il y a eu le cas du ministre des PME qui a
32:20contrôlé quelques colis, vous savez ?
32:21Oui.
32:21Il y a eu 90% qui n'étaient pas aux normes européennes.
32:24Mais voilà, on y est. Il est là, le problème.
32:26Si ça, c'était contrôlé et que les contrôles étaient correctement faits et qu'on bloquait à la douane,
32:30eh bien, on aurait plus de parts de marché, nous, producteurs français-européens.
32:32Même avis de l'agriculteur ?
32:33Beaucoup de contrôles pour les agris, ici ?
32:35Il y a des contrôles. Mais ce qu'on revendique, c'est n'importons pas l'agriculture qu'on ne
32:39veut pas chez nous.
32:39Et c'est pareil pour l'industrie. C'est pareil pour le textile. C'est pareil pour tout.
32:43Mais c'est un vrai problème. C'est un sujet de société.
32:45Oui. Donc, pour en revenir aux maires, les maires, ils vont élire des sénateurs.
32:48Et ces sénateurs, il faut qu'ils aillent dans notre sens.
32:51Eh bien, écoutez, on doit faire une petite pause publicitaire. On va se retrouver dans quelques instants avec nos amis.
32:58On est, je le rappelle, en direct de Tahiran, dans l'Hérault. Et pas Téhéran en Iran, bien évidemment.
33:03Parce qu'on nous fait la remarque, mais il est à Téhéran. Non, pas du tout. J'ai reçu plusieurs
33:07messages dans ce domaine.
33:08C'est à quelques kilomètres de Montpellier. On est au Bar Tabat-Léroltais, qui porte bien son nom ici.
33:14On se retrouve dans quelques instants.
33:16Sud Radio.
33:17Sud Radio.
33:18Parlons vrai.
33:19Parlons vrai.
33:19Sud Radio.
33:20Parlons.
33:20De Tahiran, dans l'Hérault, à quelques kilomètres de Montpellier. On est dans le Bar Tabat, parce qu'on est
33:27en partenariat avec la Confédération des Buralistes de notre ami,
33:31Pierrick Béringui, qui s'appelle l'Héraultet, qui a la gentillesse de nous recevoir. On a réuni entrepreneur dans l
33:36'agroalimentaire du côté de Béziers,
33:38qui est venu. Une petite heure de route pour venir, même pas, c'est ça. Merci du courage.
33:43Avec plaisir.
33:44Ça valait le coup ?
33:45Bien sûr.
33:46Et on a un agriculteur qui est à quelques kilomètres. Christophe Dassa, qui fait de tout. Donc, des porcins, des
33:53oeufs, de la poule, des céréales et du vin, c'est ça ?
33:56C'est ça. Des légumes, des champignons. On va faire des fruits, on va faire des poulets de chair. Voilà.
34:03Parfait. Il va falloir qu'on revienne pour en déguster ici. Alors, là, on va parler du fait, si vous
34:08étiez mère, quelle serait votre priorité ?
34:10On va reprendre avec vous, Christophe. Vous, ce serait le périscolaire. Qu'est-ce que vous verriez dans le périscolaire
34:15? Il y a une école encore maternelle-primaire du côté de Assas ?
34:19Oui, oui. Il y a une école sur Assas, primaire et maternelle. Moi, j'y verrais de faire faire aux
34:25gamins du bricolage, du jardinage, de la couture, de la cuisine.
34:31En fait, tout ce qui a trait, en fait, à l'intelligence de la main, qu'on a un peu
34:36laissé tomber.
34:37Et ça, ce serait un truc que vous seriez mère, vous diriez, écoutez, on va faire dans le temps périscolaire,
34:41faire travailler la main aux gens. C'est une belle idée. J'adore.
34:45Cette année, je ne me présente pas aux municipales, mais je me suis présenté sur quatre fois. Et chaque fois,
34:50j'avais demandé d'avoir les écoles, pour m'occuper des écoles, parce que pour moi, ça ne pourra passer...
34:56Enfin, si on veut sauver la France, ça ne va pouvoir passer que par l'éducation. Et l'éducation, c
34:59'est l'école. Donc, on n'a pas accès, nous, véritablement, au programme scolaire.
35:03Mais par contre, en tant que maire... Oui, ça, c'est heureux du Grenelle, ça.
35:05Mais par contre, en tant que maire, je pense que dans le périscolaire, on a de quoi faire.
35:09C'est une belle proposition, apprendre aux gens un maire qui dirait, écoutez, dans les écoles de la commune, maternelle
35:14-primaire, on va apprendre aux enfants à se servir de leurs mains. Je trouve ça génial.
35:18Écoutez, comme disait Rémi tout à l'heure, on a du mal à embaucher. C'est des métiers qui se
35:22font de moins en moins, alors que c'est des métiers où...
35:26On y voit des gens épanouis.
35:28C'est clair. Et avec de bonnes rémunérations ?
35:30Avec de bonnes rémunérations, et je trouve l'idée très bonne, honnêtement.
35:33Qu'est-ce que vous en pensez, Rémi, l'entrepreneur en agroalimentaire, apprendre aux enfants, dans le temps périscolaire, organisé
35:39par les mairies, à se servir de leurs mains. C'est génial.
35:42C'est essentiel. On a énormément de jeunes qui font beaucoup, beaucoup d'études. Aujourd'hui, il y a un
35:48problème, parce qu'il n'y a pas suffisamment de personnes qui utilisent leurs mains, justement.
35:51Donc, ça coule de sens. C'est que du bon sens.
35:53Et c'est pas quand même un drame qu'on ait autant dévalorisé le travail manuel depuis des années en
35:59France ?
35:59Tout le monde disait, si tu vas en CAP, BEP, c'est un échec. Pas du tout, parce qu'avec
36:04un CEP de boucher ou un BEP de plombier, on gagne bien sa vie.
36:09On a du boulot tout de suite et on l'a jusqu'à la fin de sa vie, non ?
36:12Mais c'est sûr. Et puis, ça a créé des frustrations profondes. Parce que les jeunes, ils sont déçus de
36:16ce qui se passe. Ils n'ont pas le salaire qu'ils attendaient avoir. Et donc, ils sont frustrés et
36:20ils se sentent lésés.
36:20Pire que ça, aujourd'hui, on se rend compte qu'il y a des gens qui ont tellement de bagages
36:24qu'ils ne les déclarent pas dans leur CV parce que sinon, ils ne seront pas embauchés.
36:27Parce qu'en fait, ils coûtent trop cher. Donc, voilà. Si je pouvais citer Coluche qui disait que ça ne
36:31sert à rien d'avoir des bagages parce que sinon, on ne sait pas où les poser.
36:35Voilà. Je pense que l'intelligence de la main est à remettre au centre des problématiques.
36:40D'accord avec ça ?
36:41De nos jours, moi, je suis à proximité avec beaucoup d'artisans.
36:44Oui.
36:44C'est vrai que ma brasserie, je travaille grâce aux artisans déjà.
36:48Parce que le midi, c'est ceux qui travaillent dans le coin, qui viennent manger rapidement, comme on disait.
36:52On l'a vu ce midi. Certains, en tenue de travail, qui viennent manger un morceau entre deux clients.
36:56Exactement. Et qui viennent manger à moindre coût entre guillemets. Et je pense que c'est des métiers qui sont
37:02très importants, qui font tourner en fait la ruralité en elles-mêmes.
37:06Il y a un autre sujet dont vous voulez parler. Comme vous avez le micro à la main, on va
37:10continuer avec vous, Pierrick. C'est la mise en avant du commerce local.
37:14Alors là, on est dans le commerce, on ne peut plus local, puisqu'il y a deux restaurants dans la
37:19commune. Qu'est-ce qui reste comme commerce local à Téhéran ?
37:22Si je ne vous dis pas de bêtises, on a un fleuriste. Oui. Fleuriste, la boucherie.
37:26C'est bien pour faire plaisir à madame, en rentrant le soir du travail. Exactement, c'était la saison il
37:30n'y a pas longtemps.
37:31La Saint-Valentin. Il y a la boucherie aussi. La boucherie. On a les fruits et légumes. Honnêtement, ici, on
37:38manque de rien. Oui.
37:39Deux boulangeries et deux pizzas, si je ne vous dis pas de bêtises. Ah bah c'est bien. Honnêtement, on
37:43manque de rien ici.
37:44Et qu'est-ce que vous voudriez faire, vous ? Christophe, à Assas, qu'est-ce qu'il reste ?
37:50On a une boulangerie, une épicerie, un restaurant, une pharmacie, un coiffeur. Et voilà.
37:57Il y a une pharmacie ici aussi, juste à côté. On en a deux, nous.
38:00Et qu'est-ce que vous feriez si vous étiez maire un jour d'une ville pour développer le commerce
38:04local ?
38:05Comme disait Christophe juste avant, en mettant en avant le commerce local, en nous faisant travailler,
38:12on pourrait peut-être embaucher, si c'est malheureux. Mais moi, par exemple, qui ai un commerce de proximité,
38:18tous les salariés que j'ai récupérés, c'était un petit jeune qui était venu me voir en me demandant
38:23si j'avais du travail un jour.
38:25Je l'ai revu passer deux mois plus tard. Et je lui ai proposé le poste. Et depuis, ça fait
38:29maintenant un an qu'il travaille ici.
38:31Et c'est que du bonheur ?
38:32C'est que du bonheur.
38:33C'est génial.
38:33J'ai l'impression qu'il est épanoui, en tout cas, depuis qu'il a démarré ici. Et c'est
38:37génial de voir ça.
38:39Rémi, ça c'est une chose importante. J'avoue qu'il y a ton entrepreneur dans l'agroalimentaire, le commerce
38:43local, pour le développer.
38:45C'est essentiel que les maires aident à développer les commerces locales. Pour moi, ça devrait être même obligatoire.
38:52Toutes les dépenses liées aux mairies doivent avoir un aboutissement qui doit être la création d'emplois. Pour moi, ça
38:58doit être vraiment logique.
38:59Je pense qu'un levier aussi, c'est l'habitat. L'habitat coûte très très cher.
39:05Parce que vous êtes aussi dans des communes cossues, on va dire ça comme ça.
39:10Oui, mais bon, en attendant, on ne touche pas des salaires mirobolants.
39:15Donc, aider peut-être pour que les jeunes puissent s'installer à moindre coût, pour pouvoir ensuite travailler dans le
39:22local.
39:23Vous, si vous étiez maire un jour, Rémi, votre priorité serait le tri.
39:28Quel type de tri ? Vous êtes un écolo dans l'âme ?
39:32Ma priorité serait l'économie, créer de l'emploi et le tri, l'écologie.
39:36Parce que l'écologie, c'est l'avenir de nos enfants.
39:38Et je pense qu'il faut créer un peu d'espoir dont on manque cruellement de nos jours, je crois.
39:45Le tri, pour moi, c'est un choix qui est facile.
39:48Puisque, en fait, ça coûte 100 000 euros à peu près à une commune de 1 000 habitants par an
39:51aux contribuables.
39:53100 000 euros par an, ça fait 100 euros par habitant, c'est très cher.
39:56Exactement, 100 euros par an par habitant.
39:58C'est énorme.
39:58C'est juste énorme.
39:59Et en fait, on ne s'en rend pas compte, mais ces 100 000 euros là pour une commune de
40:021 000 habitants pourraient être réinvestis dans beaucoup d'autres choses.
40:06Et je pense même qu'au-delà d'être réinvestis, on pourrait même gagner de l'argent.
40:09Parce que le métal, le carton...
40:11Ah ben, ça se recycle.
40:12Ça se recycle et ça se revend même.
40:13Ça se revend potentiellement.
40:14Donc, il faut appeler au bon sens des petites communes.
40:16Les petites communes qui contiennent aujourd'hui beaucoup de personnes qui sont retraitées et donc qui ont du temps et
40:21qui pourraient consacrer ce temps à trier tout ça et à gagner de l'argent.
40:25Grâce à ce tri, je suis convaincu que ça fonctionnerait.
40:28Et ça n'a pas eu le sens.
40:29On pratique le tri à Lerolletay ?
40:31Écoutez, nous, on a beaucoup de verres ici.
40:33Donc ça, c'est...
40:34Oui, recyclé systématiquement.
40:36Ça, c'est une priorité.
40:37Tout à l'heure, il parlait des consignes.
40:39De nos jours, ça s'est réduit.
40:40On a de moins en moins de consignes, de produits consignés.
40:43Mais en tout cas, dans nous, ici, l'alimentaire, en tout cas, c'est la priorité.
40:46Et après, on a tout ce qui est emballage.
40:50Les agriculteurs, ils font également du tri, beaucoup de tri ?
40:52Parce qu'ils sont très suivis sur les problèmes écologiques.
40:55Oui, alors, c'est vrai que nous, notre domaine, étant tout en bio, on a assez peu d'intrants.
41:00Bon, le verre part au verre.
41:03Tout ce qui est produits ménagers et autres, ça, c'est brûlé.
41:08Et après, tout ce qui est organique, ça retourne à la terre.
41:11Il nous reste à peine trois minutes pour conclure, parce que le temps passe très vite, surtout en votre compagnie.
41:16Il y a un mot dont a parlé Christophe, c'est le problème de l'habitat.
41:19Il y a un problème de prix du logement, ici, dans l'agglomération de Montpellier.
41:24Écoutez, là, on est dans une zone qui est quand même très, très, très, très chère, honnêtement.
41:29Pour, par exemple, un jeune de Terran qui voudrait y acheter sa maison, ça en est de plus en plus
41:35compliqué.
41:36Ils sont obligés de s'éloigner.
41:37On est à 500 euros le mètre carré, constructible. Il n'y a pas encore la maison dessus.
41:41Oui, là, c'est le 500 euros le mètre carré de terrain, c'est vrai.
41:44On ne parle plus de terrain.
41:44Oui.
41:45Si je ne dis pas de bêtises, à ça, c'est plus ou moins similaire à Terran.
41:48Et la majorité des gens qui ont grandi ici sont obligés de s'éloigner à 10-15 kilomètres plus loin
41:54pour pouvoir y mettre la maison.
41:57Ça, c'est un vrai souci, le logement, pour ça.
42:00Oui, parce que le terrain, il n'est pas acheté à ce prix.
42:04Donc, il y en a peut-être trop qui se servent dessus, entre les promoteurs, entre les taxes.
42:09Et il faut faire en sorte que les jeunes du village puissent y rester.
42:12Rémi, même problème du côté de Béziers. C'est cher aussi, Béziers ?
42:15Quel jeune peut acheter de nos jours ?
42:17C'est ça aussi, quel jeune peut acheter de nos jours ?
42:19On nous parle de faire des enfants, d'être optimiste.
42:22Mais quel jeune peut se projeter dans l'avenir ?
42:25Puisqu'aujourd'hui, il n'y a aucun jeune qui peut acheter concrètement sans l'aide de ses parents.
42:28Et c'est un drame.
42:28Et que ce soit dans mon petit village ou dans les grandes villes comme ici à Montpellier,
42:33clairement, c'est inaccessible.
42:34Je vais vous faire peur.
42:35On a une minute à Paris, par exemple, qui est la ville la plus chère de France.
42:38On est à 10 000 euros le mètre carré.
42:40Mais Paris n'est pas la France.
42:41Oui, on est bien d'accord.
42:43Mais ici, c'est combien le mètre carré à Taïran ou à Assas ?
42:46Ou du côté de Béziers ?
42:47On est à 2 000 euros le mètre carré ?
42:493 000 euros le mètre carré ?
42:50Je ne sais pas.
42:52Allez-y, à Béziers, c'est combien ?
42:532 000 euros à peu près à Béziers, ici ?
42:55Ah ben, ce n'est pas cher.
42:56Honnêtement, ici, je n'ai pas la notion exacte.
42:59Vous n'avez pas la notion exacte ?
43:01Je n'ai pas encore pu le mettre.
43:02Oui, une idée du prix pour le moment ?
43:04Non plus, je n'ai pas d'idée au mètre carré.
43:06J'ai juste une idée du prix constructible.
43:08Du prix constructible.
43:10Si le prix constructible, c'est déjà 500 euros le mètre carré,
43:14et qu'il n'y a pas un gramme de béton, de briques ou de parpaing dessus,
43:19le prix va n'a pas augmenté.
43:20En tout cas, c'est moins cher qu'à Paris, donc investissez chez nous.
43:22Pour les parisiens qui nous écoutent, investissez chez nous.
43:25Pour rebondir si j'étais mère, si, j'en ai parlé d'ailleurs pendant les élections,
43:31ce serait intéressant qu'ils créent des habitats légers.
43:34Des quartiers d'habitats légers, type Tini House, type Yurt,
43:39pour que des jeunes puissent s'installer,
43:41et puis le jour où ils auront un peu plus de pouvoir d'achat, puissent acheter du dur.
43:44Eh bien, écoutez, vaste problème.
43:45C'est une proposition qu'on n'avait pas envisagée,
43:47mais l'émission arrive à sa fin.
43:50Merci beaucoup, alors merci beaucoup, Pierrick, de nous avoir si bien accueillis.
43:53C'est un régal de venir chez vous.
43:55Merci à vous.
43:55Avec plaisir.
43:56Un bon souvenir.
43:57Avec plaisir.
43:58Merci beaucoup à toutes et à tous.
44:01Merci à Christophe, agriculteur, qui est venu de quelques kilomètres d'Assas.
44:05Merci beaucoup à Rémi, qui a fait des kilomètres d'à côté de Bézigny.
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