00:00Absolument, ma chère Cécile, j'admets bien volontiers, puisqu'on parle beaucoup en ce moment, à juste titre, de Gisèle
00:08Pellicot,
00:09qu'elle a été admirable en refusant l'huiclot.
00:13Elle est admirable parce qu'elle a écrit un livre en compagnie d'une grande journaliste de très grande qualité,
00:20parce qu'elle fait des entretiens qui sont tout à fait brillants d'intelligence et de sensibilité.
00:27Et bien sûr, je comprends l'aura mondiale qu'elle a à l'heure actuelle, puisqu'elle fait la couverture
00:34de beaucoup de magazines.
00:36Mais je me demande si pour les femmes qui ont eu la chance de ne pas subir ce qu'elle
00:43a subi,
00:44pour les femmes, j'allais dire, entre guillemets, ordinaires, qui pourtant veulent aussi voir respecter leurs droits,
00:51ça ne constitue pas une version un peu trop doloriste de ce que les droits des femmes doivent inspirer.
00:59Hier, j'y pensais, les droits des femmes, certains en ont très bien parlé,
01:04et j'avais envie de dire, certes, je ferais bien de les apprendre,
01:09je ne suis clairement pas assez progressiste dans ce domaine,
01:13mais je refuse absolument que les droits des femmes ne soient que les droits des femmes qui ont souffert.
01:21Il y a des femmes qui sont dans une absolue normalité,
01:25et qui réclament à juste titre, dans la quotidienneté,
01:29partout où elles travaillent, où elles exercent leur vie,
01:33et elles montrent leur féminité, des droits.
01:36Et ça, c'est fondamental.
01:38Il y a des femmes victimes qui réclament plus de droits que d'autres,
01:42mais il y a toutes les autres qui méritent d'avoir d'autres droits,
01:46et ce serait une parfaite conception de la féminité.
01:51Moi, ce que je voulais vous dire, mon cher Philippe,
01:53c'est que Pellicot, on s'en sert un peu, je ne sais pas si c'est le terme approprié,
01:57vous aurez plus le terme, vous, mais une icône, en fait.
01:59Et ça met en avant toutes les problématiques que rencontrent nos compatriotes féminites dans le monde,
02:04et en France en particulier, quand on sait, évidemment, le nombre de féminicides,
02:08plus de 100 féminicides encore cette année, enfin l'année dernière.
02:11Ça ne désemplit pas, en fait, ça ne régresse pas.
02:13Oui, c'est ça, le truc.
02:14Et c'est plus de, près de 400 000 atteintes, que ce soit verbal, etc.
02:18Bon, tout ça, c'est des souffrances que vivent nos compatriotes féminines.
02:21Donc, effectivement, moi, je crois que c'est important qu'elles soient, évidemment,
02:24considérées comme une icône, encore une fois, parce qu'elles mettent en avant toutes ces problématiques.
02:28Ça peut aller simplement du harcèlement, en passant par le niveau de salaire.
02:32vers les postes dans les entreprises, où la femme est mise encore en arrière, quoi, en second.
02:38Donc, je crois que ce travail-là, il est utile, et je crois que le fait d'en avoir fait,
02:42comment dire, une espèce de star, pour un sujet très triste, évidemment,
02:46c'est un moyen, encore une fois, de mettre en avant aussi les autres, et de protéger les autres femmes.
02:50En fait, ça, c'est mon point de vue, de façon générale.
02:52Samuel, il est un chien d'attaque, là.
02:55Non, non, parce que je viens de me rendre compte que Philippe a mis 4 minutes pour nous donner la
02:59définition du féminisme.
03:00Et au-delà même du féminisme, finalement, la question qu'on devrait se poser, c'est celle de l'humanisme,
03:07donc celle qui est inhérente à tous.
03:09J'en ai pas forcément bien compris le sens, peut-être parce que je suis déjà pleinement intégré dans ces
03:15problématiques,
03:16et qu'il ne me faut pas une journée spécifique pour m'y intéresser.
03:19C'est des combats du quotidien, c'est des luttes.
03:22Et alors, quant au statut d'icône de Gisèle Pellicot, je pense que c'est encore chaud dans tous les
03:29esprits.
03:29Je pense qu'il ne faut pas rechercher de mots spécifiques à poser sur ce contexte.
03:34C'est une dame qui a vécu un drame, qui se reconstruit autant que possible,
03:38et qui nous rappelle à tous que les violences peuvent se passer n'importe où.
03:44et parfois même beaucoup plus proches qu'on ne le pense.
03:47Donc la prise de conscience, j'ai envie de vous dire, elle doit être collective,
03:49mais ça c'est des choses, des phrases bateaux qu'on répète à longueur de temps.
03:52Et finalement, la question qu'on doit se poser, c'est comment pouvons-nous évoluer, avancer et réfléchir
03:58pour être en définitive, non pas féministes, mais de meilleurs humains ?
04:03Jean-Christophe Couville ?
04:04Alors moi, le droit des femmes, c'est tous les jours, parce que j'ai deux filles.
04:06Et donc, du coup, c'est marrant, parce que je vois que les enfants aujourd'hui, les jeunes,
04:12s'accaparent ces sujets-là.
04:14Par exemple, ma deuxième fille fait du football,
04:16donc elle a vécu un petit peu, effectivement, le machisme,
04:20parce que quand elle était au début, elle était mixée avec des jeunes garçons
04:23qui répétaient bêtement ce que faisait leur père.
04:26Donc en fait, ils ne serraient pas la main à la fin du match,
04:28ils ne leur faisaient pas une passe parce que c'était une fille,
04:31enfin voilà, donc il a fallu qu'elle gagne un peu sa place.
04:33J'ai eu leur parler aussi un petit peu pour les secouer, verbalement bien sûr,
04:36pour leur expliquer qu'elle avait plus de courage qu'eux,
04:40parce qu'elle, elle avait au moins le courage de venir jouer avec des garçons
04:43et à marquer des buts, alors que certains n'avaient pas le niveau.
04:46Mais bon, ça, c'est des combats de tous les jours.
04:48Et c'est marrant parce que d'ailleurs, sa soutenance,
04:50vous savez, en troisième, maintenant, il faut faire un oral.
04:52Et donc, elle a choisi d'elle-même,
04:53et elle a choisi la place de la femme dans le football.
04:56Voilà, donc c'est marrant.
04:57Donc elle va défendre un petit peu, va expliquer, elle a fait des recherches.
04:59Donc aujourd'hui, je pense qu'effectivement,
05:01et comme mon autre fille, ma grande,
05:03elle qui est en hypocagne,
05:04qui a un peu plus, voilà, qui a plein la tête de livres,
05:06elle me dit, mais tu sais, papa, le féminisme,
05:08c'est pas d'avoir plus de droits que les hommes,
05:10c'est d'avoir les mêmes droits.
05:11Et c'est ça, en fait, qu'il faut.
05:12Et nous, on demande juste de l'égalité.
05:14Et aujourd'hui, en fait, on a aussi une structure,
05:16c'est la loi Rixin, là, j'en parlais il y a quelque temps,
05:19qui, au 1er mars, demande, impose,
05:21d'avoir 30% de quotas de femmes, entre guillemets,
05:25notamment, comme cadre, et dans les instances dirigeantes
05:27pour les entreprises de plus de 1 000 employés.
05:30Et ça, c'est bien.
05:31Voilà, 2027, ça sera 40%.
05:33Et ainsi de suite.
05:34Il faut préparer un petit peu les cerveaux
05:36à ce qu'aujourd'hui, effectivement,
05:37les femmes soient les égales des hommes.
05:39Et j'allais dire, quand on cherche des femmes,
05:40on en trouve, et pas que sur Tinder.
05:42Voilà.
05:42Dans la police, je crois, je parle sous ton contrôle,
05:45Jean-Christophe, il y a un maximum
05:47de fonctionnaires policiers, policières.
05:50De plus en plus, effectivement.
05:51Parce qu'en plus, elles travaillent mieux
05:53dans les études que les hommes.
05:55Donc forcément, quand vous passez des concours,
05:56les femmes passent devant.
05:57Ça veut dire qu'elles sont beaucoup plus étudieuses.
05:59Mais ce qui est vrai, je le dis,
06:00après, effectivement, il y a des métiers
06:02bien spécifiques.
06:03Et aujourd'hui, les femmes nous aident aussi
06:05dans la police parce qu'on en a besoin.
06:07Souvent, elles arrivent à...
06:09Sur des sujets particuliers.
06:10Sur des sujets, mais elles arrivent à changer,
06:12à faire du dialogue.
06:13Là où on serait peut-être un peu plus bourrin.
06:16Et ça, c'est bien d'avoir cet aspect féminine.
06:18Et en même temps, on s'est rendu compte aussi
06:20que les femmes sont beaucoup plus déterminées.
06:22Et si, par exemple, il faut qu'elles tirent
06:23sur un individu dangereux,
06:25elles le feront peut-être plus qu'un homme.
06:27C'est ce que vous disiez, Bruno Pommard, sur...
06:29Je sais, je sais.
06:30Des fois, je me dis que je suis particulièrement brillant.
06:32Même Philippe David et Philippe Bigère
06:36parfois doutent de mes capacités.
06:38Mais parfois, je ne dis pas que des conneries.
06:39Vous le dites tellement souvent
06:40qu'on finit par ne plus y croire.
06:44Voilà, c'est ça.
06:46Là, c'est ce qu'on appelle...
06:48Comment on dit ?
06:49On appelle...
06:51Je vous le dirai demain.
06:52Parce que ça va l'air passionnant, en tout cas.
06:54Vous restez avec nous dans un instant.
06:55C'est l'info en plus.
06:56Et on va revenir sur Alinea,
06:57qui est l'enseigne d'ameublement.
06:59Vous avez certainement vu,
07:00ce siège social à Aubagne
07:01a été placé en redressement judiciaire
07:03depuis novembre 2025.
07:05On va en parler dans quelques instants
07:06avec Philippe David,
07:07en direct d'Aubagne.
07:08A tout de suite.
07:10Sud Radio.
07:10Sud Radio.
07:11Parlons vrai.
07:12Parlons vrai.
07:12Sud Radio.
07:13Parlons vrai.
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