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  • il y a 10 heures
Retrouvez le débrief de l'actu du lundi 9 mars dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:008h46 sur BFM Business, ici sur AMC Live et comme tous les lundis, on débriefe l'actualité de la matinée
00:05avec Wilfried Galland.
00:06Bonjour, directeur général agent de Montpensier Arbevel et l'actualité du jour, elle est quand même très énergétique Wilfried.
00:12Elle est très énergétique, assez dense.
00:13Alors quand j'ai ouvert la matinale à 6h, on était sur un WTI, un Brent à 119 dollars.
00:19On est redescendu un petit peu là, on est autour des 103, 108 dollars pour le Brent.
00:24Mais quand même, le choc est important.
00:25Oui, la vitesse n'a jamais été aussi importante depuis 1973 en fait.
00:31On n'a jamais eu de choc aussi important.
00:33On atteint des niveaux qui sont proches, encore un peu en dessous de ce qu'on a eu en 2022,
00:37au moment de la guerre en Ukraine, il ne faut pas l'oublier.
00:40Mais le choc ne s'est pas déroulé en l'espace de quelques jours comme aujourd'hui.
00:45On a mis un petit peu de temps pour atteindre ces niveaux-là.
00:49Ce qu'on voit vraiment, c'est qu'on a des scénarios énergétiques qui sont en train, sur les marchés,
00:54qui sont en train de se réajuster au fur et à mesure que les flux sont stoppés.
00:59Et donc que les capacités de stockage, parce que c'est ça l'essentiel, les capacités de stockage au Moyen
01:03-Orient sont progressivement saturées.
01:05Et on voit que non seulement le prix du baril, le prix du baril est important, mais le prix des
01:09produits énergétiques finaux est en train de monter encore plus.
01:13Que ce soit le gasoil, que ce soit le kérosène, donc on a véritablement des blocages qui sont liés aussi
01:18au fait que chaque pays se protège.
01:20On voit ce matin, on a des pays d'Asie qui bloquent l'exportation de gasoil.
01:25La Thaïlande bloque les exportations de gasoil, l'Indonésie bloque les exportations de gasoil.
01:29Chacun fait ses stocks.
01:30Chacun fait ses stocks.
01:31Et donc au fur et à mesure que vous brûlez, en tout cas que vous cassez ces canaux, qui sont
01:37des canaux normalement de fluidification du marché,
01:39et bien effectivement, vous compensez par les prix, ça devient de plus en plus dur.
01:43Et vous avez des impacts un peu partout, et des impacts aussi qui sont économiques, qui sont sociaux, qui sont
01:48politiques.
01:49On va le voir dans les prochains jours.
01:50Combien de temps les économies européennes peuvent supporter un baril au-dessus des 100 dollars ?
01:54En fait, on a une étude d'Oxford Economics qui a été publiée par le Financial Times ce matin,
01:59qui nous dit l'impact global d'un pic du baril.
02:03Ils ont fait leur étude, c'était hier, donc ils ont fait leur étude à 85 dollars en fait.
02:08Ils ont fait leur étude à 85 dollars pendant un mois, et après ça se normalise progressivement.
02:14C'est un impact de 0,7 à peu près en Europe sur l'inflation générale sur l'année,
02:20et c'est un impact de 0,2 aux Etats-Unis.
02:22On voit la différence entre les Etats-Unis qui sont beaucoup moins dépendants du pétrole du Moyen-Orient plutôt que
02:27l'Europe.
02:29Mais ce qu'on voit aussi, c'est qu'on a, au-delà même des prix du pétrole,
02:32c'est qu'on a un effet sur des secteurs qui sont très dépendants de ce qui se passe dans
02:37la région du Moyen-Orient.
02:39Puisqu'on sait qu'on commence par le pétrole, et ensuite derrière on va très vite vers les produits alimentaires,
02:44on va vers les produits dérivés du pétrole, le plastique,
02:47et donc en fait on maîtrise assez peu quand même l'impact sur les chaînes de valeur,
02:51et on sait que cet impact-là, en moyenne, il ne va pas être énorme.
02:55Mais sur des secteurs, et évidemment sur des populations, il va être très important.
02:59Et c'est ça le sujet en fait.
03:00Donc avec une population qui supporte difficilement une hausse des prix quand même.
03:04C'est la grande différence, on a deux grandes différences par rapport au choc de 73,
03:08tout le monde nous parle du choc de 73.
03:10La première, ça c'est plutôt positif, c'est qu'on dépend beaucoup moins du pétrole pour produire.
03:13Je rappelle qu'en 73, une étude de l'AIEA, il fallait un baril de pétrole,
03:17donc 256 litres, pour avoir 1000 dollars de production.
03:21Aujourd'hui, il en faut un peu moins d'un quart de baril de pétrole.
03:24Donc on a, pour ces mêmes 1000 dollars, en dollars constants.
03:27Donc on a véritablement été beaucoup plus efficace, et on dépend beaucoup moins du pétrole.
03:31En revanche, dans l'autre sens, on est beaucoup plus sensible aujourd'hui dans les économies,
03:35aux impacts sur le pouvoir d'achat, aux impacts sur le sectoriel.
03:39C'est-à-dire qu'aujourd'hui, et vous le dites souvent dans cette matinale,
03:43on n'accepte plus d'avoir le moindre perdant lorsqu'on a des bouleversements économiques.
03:47Or, un choc comme ça crée des perdants très forts.
03:50En moyenne, l'économie s'en sort à peu près, même si c'est un peu dur.
03:55Mais par contre, on a des secteurs, on a des populations qui souffrent beaucoup.
03:58Et ça, effectivement, c'est le sujet de ces prochaines semaines.
04:00D'où les premières questions dès ce matin au gouvernement.
04:02Est-ce qu'on va avoir des chèques d'aide pour le carburant ?
04:05Les chèques énergie.
04:05C'est tout de suite la question qui revient.
04:07Exactement.
04:07On va très vite arriver, effectivement, à les petites entreprises, l'artisanat.
04:11Est-ce que les contrats énergétiques vont être vus ?
04:14Est-ce qu'on va avoir un blocage ?
04:16Sachant que, globalement, il ne faut jamais oublier que qui dit blocage des prix, puisqu'on en commence à entendre
04:20parler de ce fameux blocage des prix,
04:22quand on n'ajuste pas sur les prix, on ajuste sur les quantités.
04:24Toujours.
04:25Donc, ça veut dire que si on bloque les prix, on va se créer des pénuries dans un certain nombre
04:29de secteurs.
04:30Attention à ça.
04:30Il nous reste deux minutes pour être qu'on dise un mot de l'emploi américain, de ce chiffre de
04:34vendredi.
04:35Destruction de 92 000 postes pour le mois de février.
04:38Chiffre mauvais.
04:39L'économie américaine ne fabrique plus d'emplois ?
04:42L'économie américaine ne fabrique plus d'emplois.
04:44Petit bémol tout de même.
04:47On a été, en février, c'était le moment de la grande vague de froid aux Etats-Unis.
04:51Et on a un taux de réponse qui est un taux de réponse à peu près trois fois inférieur au
04:55taux de réponse qu'on a en général.
04:56Vous savez, l'enquête sur l'emploi, c'est un sondage.
04:58On appelle des entreprises et des ménages.
05:00Et on a des taux de réponse trois fois inférieurs au taux de réponse qu'on avait dans les précédents
05:04mois.
05:05Donc oui, ce n'est pas bon.
05:06Il faut attendre les prochains mois.
05:09Ce qui est certain, c'est que l'économie américaine, en termes de dynamisme, est quand même en train de
05:13ralentir.
05:14Donc ça arrive, ce choc, au moment où on est en train de ralentir.
05:16Ça arrive aussi quand même, petite touche d'espoir, au moment où on a eu le deuxième chiffre,
05:21que je trouvais quand même très intéressant la semaine dernière, le chiffre de la productivité américaine.
05:25Alors c'est vrai que les précédentes trimestres, on était autour de 5% de croissance.
05:28Là, on n'est qu'à 2,8, mais on attendait 1,9%.
05:31Donc on a un chiffre largement supérieur à ce qu'on attendait.
05:34En moyenne, on est quand même sur des taux de progression qui sont largement supérieurs à 3,5-4%.
05:39Mais ce qui veut dire quand la productivité augmente, mais qu'on crée moins d'emplois,
05:43que les gens sont plus productifs, c'est grâce à l'IA ?
05:45Ça veut dire que globalement, les progressions technologiques commencent à se voir dans l'emploi.
05:52C'est très positif pour la croissance et la désinflation structurelle de l'économie.
05:56En revanche, et une fois de plus on arrive à la même conclusion, on a des populations qui vont souffrir
06:01beaucoup.
06:02Parce que qui dit productivité plus forte, ça veut dire que vous avez aussi besoin de moins de monde.
06:05Et ça peut quand même créer un certain nombre de problèmes.
06:07Merci beaucoup Wilfried Galland, ouverture dans quelques instants.
06:10On attend moins d'eux, ça pourrait être pire sur les marchés européens.
06:13Oui, mais en fait on continue à glisser.
06:15On a déjà fait moins de sept quasiment la semaine dernière.
06:18Donc ce serait bien qu'on se stabilise.
06:20Ça peut être l'occasion de regarder quand même s'il n'y a pas des choses intéressantes à faire
06:26sur les marchés.
06:26C'est au son du canon qu'on doit...
06:28Vous voyez des opportunités.
06:30En tout cas, au son du canon, il faut regarder.
06:33Merci Wilfried, on se retrouve la semaine prochaine.
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