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Blindés 119 Saison 2
Le chasseur de char soviétique SU-76 et son évolution SU-76-M
Le chasseur de char soviétique SU-76 et son évolution SU-76-M
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00:16Le SU-76 était basé sur une version rallongée du châssis du char T-70.
00:22Sa construction rustique en fit le véhicule blindé soviétique le plus produit de la seconde guerre mondiale après le char
00:29T-34.
00:30Si l'efficacité de son canon était reconnue, les équipages déploraient son manque de fiabilité avant son évolution rapide vers
00:38le SU-76M.
00:53Le SU-76 a été conçu pour répondre à un besoin urgent de mobilité sur le front de l'Est.
01:00Sa structure reposait sur une version rallongée du châssis du char T-34 ou KV-1.
01:18Pour l'armement, les ingénieurs ont intégré le canon divisionnaire ZIS-3 de 76,2 mm, une pièce d'artillerie
01:28déjà réputée pour sa fiabilité et sa puissance de feu.
01:32En ce qui concerne le confort et la protection, les équipages de l'armée rouge ont rapidement baptisé l'engin
01:39SOKA, la GARS.
01:42Ce surnom venait de sa superstructure ouverte qui laissait les soldats à la merci du froid glacial, de la pluie
01:50et des grenades ennemies.
01:51Cependant, ce défaut offrait un avantage tactique certain, une visibilité à 360 degrés indispensable pour repérer les menaces et une
02:02facilité de communication accrue avec l'infranterie environnante.
02:07Sur le plan mécanique, les premières séries ont connu des défauts difficiles à cause de l'installation de deux moteurs
02:15dont la synchronisation était un cauchemar pour les mécaniciens.
02:19Ce problème a été résolu avec l'arrivée du modèle SU-76M qui a standardisé la propulsion et fait de
02:28se blinder l'un des outils les plus robustes et les plus simples à entretenir de tout le parc soviétique.
02:36Le SU-76 n'était pas destiné à mener des duels frontaux contre les mastodontes allemands, mais sa polyvalence en
02:44faisait un véhicule couteau suisse militaire.
02:47En tant que canon d'assaut léger, il accompagnait l'infanterie au plus près pour pulvériser les nids de mitrailleuses
02:55et les fortifications bétonnées qui freinaient l'avance des troupes.
03:00Dans son rôle de chasseur de chars, bien que son blindage soit trop mince pour encaisser des obus de gros
03:06calibre, son canon de 76,2 mm restait redoutable.
03:11Il était capable de perforer les flancs des chars moyens allemands comme le Panzer IV, surtout lorsqu'il était utilisé
03:19en embuscade.
03:21De plus, sa capacité d'élévation lui permettait de servir d'artillerie indirecte, agissant comme un obusier mobile pour pilonner
03:29les positions distantes sans être exposé au feu direct.
03:35Contrairement au SU-76 initial qui possédait un compartiment de combat mieux protégé, le SU-76M est reconnaissable à sa
03:45casemate ouverte sur le dessus et à l'arrière.
03:47Ce choix, qui peut sembler être une régression en termes de protection, a été fait pour plusieurs raisons pratiques.
03:56Le SU-76M conserve le canon de 76,2 mm, une pièce d'artillerie exceptionnelle, capable de tirer des obus
04:05explosifs HE pour appui infanterie ou des obus perforants, dits AP, contre les blindés.
04:12C'est avec le SU-76M que le surnom de Colombine est apparu.
04:18Si certains l'appelaient la garce, pour son inconfort, d'autres appréciaient sa capacité à passer partout.
04:25Grâce à son poids très faible et ses chenilles larges, le SU-76M affichait une pression au sol inférieure à
04:33celle d'un homme à pied.
04:34Il pouvait traverser des zones boueuses où même les célèbres T-34 s'enlisaient.
04:41Avec une production dépassant les 14 000 unités, le SU-76 est devenu un pilier de la victoire soviétique.
04:49Son poids plume lui conférait une excellente mobilité sur les terrains difficiles, comme les marées biélorusses ou les forêts denses,
04:58là où les chars lourds s'embourbaient fatalement.
05:02Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il entama une seconde carrière internationale, participant notamment à la guerre de
05:10Corée en servant sous les drapeaux de nombreux pays alliés de l'URSS pendant plusieurs décennies.
05:15Le SU-76M est la version de production principale et la plus aboutie de ce canon automoteur.
05:24Bien que le nom SU-76 soit souvent utilisé pour désigner toute la famille, c'est bien le modèle M
05:31pour Modernizinovane,
05:32qui veut dire modernisé en russe, qui a constitué l'immense majorité des 14 000 exemplaires produits et qui a
05:41effacé les erreurs de jeunesse du premier modèle.
05:44Sur le SU-76M, les ingénieurs ont revu toute la motorisation.
05:50Ils ont utilisé le bloc moteur du Cher T-70M, deux moteurs couplés en ligne sur un seul arbre de
05:58transmission.
06:00Cette modification a rendu le véhicule extrêmement fiable, simple à piloter et facile à réparer sur le terrain avec des
06:07pièces de camion civil.
06:09Le blindage du SU-76M a été conçu selon la philosophie de compromis extrême.
06:17L'objectif n'était pas de créer une forteresse roulante, mais un support d'artillerie capable de suivre l'infanterie.
06:24En conséquence, la protection est dérisoire face aux canons anti-Cher de l'époque.
06:29Les plaques les plus robustes se situent à l'avant, avec une épaisseur variant entre 25 mm et 35 mm
06:38d'acier laminé.
06:40Bien que ces plaques soient inclinées pour augmenter leur efficacité théorique,
06:46elles restent vulnérables à presque tous les projectiles de 50 mm ou 75 mm utilisés par les Allemands.
06:54Sur les flancs et à l'arrière, la protection tombe seulement à 10 mm ou 15 mm,
07:01ce qui suffit à peine à arrêter les balles de fusil ou les éclats shrapnel.
07:06L'aspect le plus frappant reste sa case mat ouverte.
07:10L'absence de toits ou de parois arrière complètes laisse les occupants exposer aux tirs embusqués dans les étages,
07:19aux grenades et aux intempéries.
07:22Cependant, cette vulnérabilité cachait un avantage pratique.
07:27En cas d'impact et d'incendie, l'équipage pouvait évacuer le véhicule en quelques secondes,
07:33contrairement aux chairs fermées où les trappes pouvaient se bloquer.
07:37De plus, cela permettait une évacuation immédiate des gaz toxiques générés par les tirs soutenus du canon.
07:44L'avis à bord du SU-76M se partageait entre quatre membres au rôle bien distinct.
07:51Opérant dans des environnements particulièrement denses,
07:55le pilote est le seul membre isolé du reste du groupe.
07:58Il est installé à l'avant gauche du châssis, assis juste à côté du compartiment moteur.
08:04Sa visibilité est limitée à une petite trappe frontale qu'il doit souvent fermer au combat,
08:11se fiant alors uniquement à ses instruments et aux ordres du chef de char.
08:16Dans la casemate de combat à l'arrière, on retrouve les trois autres membres.
08:21Le chef de char, également opérateur radio, se tient debout ou assis sur un petit siège.
08:27Sa position à ciel ouvert lui confère une vision panoramique exceptionnelle,
08:32essentielle pour coordonner les tirs et repérer les cibles avant l'ennemi.
08:37A sa gauche se trouve le tireur qui manipule les volants de pointage du canon.
08:42A droite du canon, le chargeur effectue la tâche physique la plus lourde.
08:46Il doit manipuler les obus de 76,2 mm stockés le long des parois
08:52et, en cas d'attaque rapprochée, il est chargé de mettre en œuvre la mitrailleuse portable
08:57pour défendre le véhicule.
08:59L'entrée en service du SU-76 a été marquée par ses débuts chaotiques
09:04oscillant entre désastres techniques et prouesses tactiques
09:07lors des grandes offensives de 1943.
09:10Les premiers exemplaires sont envoyés au front au début de l'année 1943.
09:15Les débuts sont catastrophiques.
09:17Non pas à cause du canon, mais à cause de la fiabilité mécanique.
09:21Lors des premiers engagements, de nombreux véhicules tombent en panne
09:26avant même d'atteindre la ligne de front.
09:29La configuration à deux moteurs non synchronisés provoquait des ruptures de transmission
09:34dès que le conducteur tentait de manœuvrer brusquement sur un terrain accidenté.
09:40Ce manque de fiabilité a failli causer l'arrêt total du programme.
09:43La production fut brièvement suspendue pour permettre aux ingénieurs de concevoir en urgence
09:50la version SU-76M.
09:53C'est cette version corrigée qui sera envoyée massivement
09:56pour participer à l'un des plus grands tournants de la guerre, la bataille de Kursk.
10:01C'est la version de la guerre, la bataille de Kursk.
10:37C'est durant l'été 1943 que le SU-76M prouve en face à valeur.
10:43Engagé en grand nombre, il est utilisé pour soutenir les contre-attaques soviétiques.
10:48Bien que vulnérable face aux nouveaux chars Tigre et Panthère,
10:52il excelle dans le nettoyage des tranchées et la destruction des canons anti-chars allemands.
10:57Les équipages apprennent vite qu'ils ne peuvent pas jouer aux héros.
11:01Ils utilisent la silhouette basse du véhicule pour se cacher derrière les replis de terrain ou les décombats.
11:08Les premiers combats révèlent que le SU-76M est l'outil parfait pour l'exploitation d'une percée.
11:17Une fois que les chars lourds ont brisé la ligne principale,
11:21les SU-76M s'engouffrent dans la brèche pour éliminer les poches de résistance d'infanterie,
11:27là où son canon de 76,2 mm fait des ravages avec des obus explosifs.
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