00:05L'invité de Smart Impact c'est Daphné de Carmoal, bonjour, bienvenue, vous êtes la directrice RSE du groupe Kéreis
00:13et directrice générale de Kéreis Fort Impact qui est le fonds de dotation de ce groupe de courtage en assurance.
00:19Quelques mots, on va passer plus de temps sur le fonds de dotation, mais la stratégie RSE d'un groupe
00:24de courtage en assurance, ça consiste en quoi ?
00:27Alors, ça consiste à coller au business de la stratégie du groupe tout court et Kéreis est un groupe spécialiste
00:37de l'assurance de personnes avant tout et historiquement.
00:41Et donc naturellement le fonds de dotation et les activités du fonds se calent sur cette notion de service à
00:46la personne et donc de proximité.
00:49Donc nous travaillons sur quatre grandes thématiques, la prévention des risques de santé, l'insertion, la réinsertion socio-professionnelle, les
00:56enfants et les jeunes adultes souvent en difficulté et la recherche médicale avec deux sous-jacents que sont le handicap
01:02et les denses.
01:03Et donc ces priorités du fonds de dotation, elles s'inscrivent naturellement dans la démarche RSE globale du groupe, c
01:11'est ça ?
01:12C'est ça, exactement, parce qu'effectivement on a une démarche RSE en trois axes. Nous protégeons nos clients et
01:20nos partenaires, nous accompagnons nos collaborateurs et toute notre chaîne de valeur dans leur propre démarche RSE et nous accélérons
01:27notre transition écologique et sociétale.
01:29Et c'est dans ce cadre-là que le fonds de dotation a été créé.
01:34Il a été créé quand d'ailleurs ?
01:35En 2023, il y a trois ans.
01:36En 2023, donc c'est encore assez récent. Si on rentre un peu dans le détail, ça représente quoi ?
01:44Combien de projets ? Peut-être quel budget allouer si vous pouvez donner les chiffres ?
01:48Oui, bien sûr. Ça représente un projet pour un budget total de 500 000 euros par an. Et ce sont
01:55des projets qui sont à la fois des projets d'envergure plutôt nationale, mais surtout, pour 70% d'entre
02:01eux, des projets locaux.
02:04L'idée, toujours cette idée de proximité qui d'ailleurs est une des valeurs du groupe, cette idée d'être
02:09au plus près de nos collaborateurs, de notre écosystème et de la vie qui nous entoure.
02:14Alors, ça veut dire que les idées, elles remontent des collaborateurs, parfois localement, qui vous ciblent, qui vous flèchent telle
02:22ou telle association, telle ou telle cause ?
02:23Alors, c'est même mieux que ça. Il leur arrive de nous suggérer des associations, mais surtout, n'importe quel
02:31collaborateur de n'importe quelle entité du groupe peut proposer un projet, une association, une fondation, une organisation,
02:37soit parce qu'il est bénévole, soit parce qu'il a envie que le groupe s'en occupe.
02:43Et si je peux continuer à développer, finalement, c'est que le collaborateur a une idée en tête, propose son
02:52projet, le dépose sur une plateforme dédiée à ça.
02:56Et à partir de là, un comité international, parce que là encore, représente toutes les filiales du groupe, de sélection
03:03des projets composés de collaborateurs du groupe,
03:06présélectionnent, les fait pitié, et les finalistes de cette première étape sont, après, présentés au conseil d'administration, qui décident
03:15de les soutenir ou non.
03:16Et après, une fois qu'ils sont soutenus, ces mêmes collaborateurs deviennent les parrains et marraines du projet,
03:22intègrent la communauté des parrains et marraines pour pouvoir, justement, faire le lien entre l'association, le groupe,
03:28et d'être au-delà d'un fonds de dotation simplement redistributif, mais essayer le plus possible de créer des
03:37partenariats,
03:38de créer du lien pour faire vivre les projets.
03:41Et donc, ça veut dire des projets un peu partout, en France, en Italie, en Allemagne, enfin en Belgique,
03:48parce que c'est le local qui prime, en quelque sorte.
03:51Exactement, c'est le local qui prime, près de là où nous sommes implantés.
03:55On ne soutient pas de projets dans un pays où on ne serait pas.
04:00Et oui, on a des projets aussi bien, on en a un en Belgique, justement, sur la question de l
04:08'aidance,
04:08qui s'appelle les petits pas de la grenouille.
04:12Déjà, rien que le nom est super, donc ça donne envie d'en parler, c'est quoi ?
04:15Les petits pas de la grenouille, c'est aider les aidants, c'est ça ?
04:17C'est aider les aidants, oui, parce qu'en fait, les petits pas de la grenouille proposent des week-ends
04:21de répit
04:21aux parents d'enfants atteints de polyhandicap, pour qu'ils puissent souffler, en fait.
04:29Vous aidez aussi, je crois, l'Association française des aidants.
04:32Il y a des lignes directrices, en quelque sorte, qu'on retrouve d'une association, d'une cause à l
04:38'autre.
04:38Oui, en fait, le Conseil d'administration choisit les projets en fonction des quatre thématiques principales.
04:49Et donc, à partir de là, dans ces thématiques, il y a effectivement, je me rends compte, vous avez raison,
04:54année après année, il y a des genres de constantes qui remontent,
04:59d'autant plus qu'on essaye de ne pas faire de soutien one-shot, mais de faire des soutiens plutôt
05:02pluriannuels.
05:03Donc, oui, il y a l'aidance, les parents aidants, les aidants, personne, comme vous et moi.
05:13Donc, l'Association française des aidants, on les aide à construire un dispositif d'aide aux familles aidantes.
05:20Donc, les petits pas de la grenouille, on vient d'en parler.
05:23Il y a l'association autour des Williams qui propose à des parents d'enfants atteints d'un syndrome assez
05:30rare,
05:30qui est le syndrome de Williams et Buren, de partager des week-ends ensemble,
05:35pour pouvoir justement soulager et raconter leurs difficultés,
05:40et puis être accompagné de coach et de suivre les dernières évolutions des recherches dans ce domaine-là.
05:49Il y a aussi, alors, on ne peut pas tous les citer, puisque vous l'avez dit, il y a
05:52une vingtaine, c'est ça, 20 projets.
05:54C'est chaque année 20 projets, donc là, on parle de ceux qui ont été accompagnés en 2025,
05:58mais je comprends qu'il y a un suivi qui dure.
06:03Alors, ça va de l'Institut Pasteur de Lille au Clown de l'Espoir, par exemple, pour donner un peu
06:07le spectre.
06:10L'Institut Pasteur de Lille, alors là, c'est quoi ? C'est de la recherche fondamentale que vous avez
06:15décidé d'accompagner ?
06:16Oui, plutôt sur la thématique des maladies liées aux évolutions de l'âge.
06:23D'accord. Et les Clowns de l'Espoir, comme son nom l'indique ?
06:26Et les Clowns de l'Espoir, ce sont des binômes composés de clowns et de marchands de sable
06:30qui viennent dans des services de néonates, très curieusement,
06:34mais ça a un impact très positif, très important sur le personnel soignant,
06:40sur les parents et sur les tout petits petits nourrissons,
06:44dans plusieurs services de néonates de la région des Hauts-de-France.
06:48Il y a toujours, alors vous me l'avez dit, il y a une enveloppe globale de 500 000 euros.
06:55J'imagine qu'il y a toujours cette question, est-ce qu'on saupoudre, entre guillemets,
07:00c'est-à-dire 20 projets, ou est-ce qu'on se dit, tiens, là, on va plutôt, au contraire,
07:05mettre le paquet sur un peu moins de projets pour leur donner plus de moyens ?
07:09Comment vous faites ce choix, cet équilibre-là, en quelque sorte ?
07:13Alors, c'est le conseil d'administration qui le fait.
07:17D'abord, 500 000 euros, c'est quand même une somme.
07:20Je ne dis pas que c'est rien, c'est beaucoup d'argent.
07:22Ça n'est pas rien.
07:23Et dans les règles de fonctionnement du fonds, il y a justement cette idée de ne pas saupoudrer.
07:30Enfin, il y a plusieurs idées.
07:31Il y a l'idée de ne pas saupoudrer, donc on a un montant minimum et un montant maximum
07:37qui sont proposés.
07:40Et puis, surtout...
07:43Parce qu'il faut, pardon de nous interrompre, mais j'essaie de bien comprendre.
07:45Parce qu'il faut quand même un certain montant pour avoir de l'efficacité et de l'impact, c'est
07:50ça ?
07:50Pas forcément.
07:51Non, pas forcément.
07:52Mais justement, pour éviter le saupoudrage, on limite.
07:58D'accord.
07:58On a une limite basse.
07:59Et donc, montant maximum, ça peut aller jusqu'à combien ?
08:02Ça peut aller jusqu'à 50 000 euros.
08:04D'accord, 50 000 euros.
08:05Alors, il y a encore d'autres initiatives dont j'aimerais parler,
08:08et notamment autour de la question de la santé mentale des jeunes.
08:12C'est vrai, en France, et pas seulement.
08:13C'est une vraie question de santé publique majeure.
08:17Il y a notamment le Clubhouse.
08:19Je crois qu'il y en a deux.
08:20Il y en a à Paris et à Nantes, c'est ça ?
08:22C'est quoi le Clubhouse ?
08:25En fait, il y en a plusieurs des Clubhouse.
08:28Il y en a...
08:29Je ne me souviens plus combien il y en a en France, mais il y en a un certain nombre.
08:32Et c'est quoi ?
08:33Alors, j'avoue que je ne me connaissais pas.
08:34Il y a des lieux qui sont ouverts pendant la journée et qui accueillent des personnes
08:38qui ont des problèmes psychiques dans leur parcours de réinsertion sociale et ou professionnelle.
08:46Donc, la particularité d'un des deux de Paris, d'ailleurs, parce qu'il y en a deux à Paris,
08:50il y en a un qui vient d'ouvrir, est d'accompagner aussi les jeunes.
08:53Parce que, comme vous l'avez dit, c'est une grande cause nationale.
08:56Et les jeunes ne sont pas forcément toujours accompagnés comme ils pourraient l'être.
09:03Donc, ce sont vraiment des lieux...
09:05Moi, j'y suis allée plusieurs fois.
09:07Des lieux où, vraiment, les jeunes viennent et participent à la vie de cette maison, finalement, pendant la journée.
09:13Donc, ils participent aux travaux de préparation du déjeuner.
09:21Je vais y arriver.
09:22Oui, très bien.
09:22De préparation du déjeuner.
09:24Mais ils ont aussi des ateliers où ils apprennent à refaire leur CV.
09:27Et puis, ils apprennent tout simplement à revivre ensemble.
09:31en communauté.
09:33Donc, c'est vraiment très précieux.
09:35Avec, c'est en France, mais c'est aussi, je crois, la fondation Isos.
09:39Oui, c'est en Espagne.
09:40C'est en Espagne, c'est ça ?
09:40Donc, là aussi, c'est un collaborateur qui fait remonter l'existence de cette fondation.
09:46C'est ça.
09:47Exactement.
09:48Et donc, c'est aussi l'enjeu de santé mentale, c'est ça ?
09:51C'est l'enjeu de santé mentale des jeunes adultes, entre 17 et 25 ans, à peu près.
09:57Et c'est de la même façon que les Clubhouse.
10:00C'est un lieu où ils viennent.
10:01Comment ça marche, là ?
10:03On a démarré en année 2026.
10:06Alors, j'ai compris le processus, mais il y a des candidats.
10:11On candidate pour pouvoir bénéficier de l'aide du fonds de dotation Caris for Impact ?
10:19Oui, il y a chaque année un appel à projet qui est interne, vraiment à destination des collaborateurs, qui est
10:24ouvert.
10:25En général, tout début avril, jusqu'à fin mai.
10:28Les collab'ont un mois et demi pour proposer leurs projets.
10:32Et puis après, ça suit le processus de présélection.
10:35Avec un renouvellement quand même, on va terminer là-dessus.
10:38Parce que vous nous l'avez dit, on cherche à accompagner quand même dans la durée, mais il faut quand
10:42même renouveler.
10:43Alors oui, en fait, il y a donc 70% des projets qui sont des projets pluriannuels.
10:50Ça fait trois ans que le fonds existe.
10:52Donc dans les 70%, il y en a un certain nombre qui vont arriver à échéance.
10:59Il y en a, sur les 20, j'ai regardé il n'y a pas très longtemps, il y en
11:03a plus que trois qui vont continuer en 2026 et 2027.
11:11Donc ça laisse pas mal de perspectives.
11:13Donc il va y avoir beaucoup de renouvellement.
11:14Il va y avoir beaucoup de renouvellement cette année, oui.
11:15Merci beaucoup Daphne de Carmoëlle.
11:17A bientôt sur Bsmart for Change.
11:19On passe à notre débat.
11:21Connaissez-vous le MCAF ?
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