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  • il y a 9 heures
Bernard Cohen-Hadad réagit à l'inquiétude des Français sur l'avenir : «Nous travaillons mais nous sommes plus pauvres que ceux qui bénéficient d'aides et qui ne travaillent pas».

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Transcription
00:00– Bien sûr, parce que la paupérisation, elle gagne ce qui aujourd'hui travaille,
00:04et c'est ce qu'on appelle les nouveaux pauvres.
00:07Mais c'était un débat qu'on avait eu du temps de Laurent Fabius déjà,
00:11c'est-à-dire que des gens qui travaillent, et beaucoup d'heures,
00:13parfois des indépendants, des travailleurs non salariés,
00:16mais aussi des salariés qui sont au SMIC,
00:19puisque ce sont ceux qui aujourd'hui bénéficient d'aide, je parle, le contrat de travail,
00:25et donc ce sont ceux qui paradoxalement fournissent un effort,
00:28ont des charges contraintes, mais n'ont pas d'aide, parce qu'ils travaillent,
00:32donc ils ne peuvent pas bénéficier d'aide, aide au logement, aide aux mobilités,
00:36aide à la crèche, pour le sport des enfants, etc.
00:39Donc il y a une vraie, aujourd'hui, injustice, on travaille,
00:42mais on est plus pauvres que ceux qui bénéficient d'un certain nombre d'aides,
00:45parce qu'ils sont familles nombreuses, etc., et qui ne travaillent pas.
00:48– Ça, ça peut être un point de bascule.
00:49– Bien sûr, ça c'est le premier point, et ça nourrit aussi un certain nombre d'extrémismes,
00:53et ça il faut le reconnaître, de droite, mais aussi de gauche.
00:55Attention, il y a aujourd'hui beaucoup de ressentiments là-dessus,
00:59une France à plusieurs vitesses, ça a bien été expliqué par Benoît Perrin.
01:03Et puis, il y a un décrochage de la confiance des Français
01:09dans le gouvernement et la politique.
01:11Et ce décrochage, pour moi, je l'apprécie à travers l'échec de la dissolution,
01:17c'est-à-dire de l'été 2024.
01:19On n'a jamais eu autant de premiers ministres en si peu de temps.
01:22On n'a jamais eu autant de budget recalé en si peu de temps.
01:26– C'est aussi vrai.
01:26– Et aujourd'hui, on a une gestion des affaires,
01:30qui est une gestion qui tire un peu l'aligo, le fromage.
01:35– Oui, par exemple, on tire l'aligo jusqu'à l'élection présidentielle,
01:40c'est-à-dire qu'il n'y aura pas de grande réforme,
01:42on n'a pas de majorité, c'est des négociations coup par coup,
01:45et les Français, ce n'est pas ce qu'ils aiment.
01:47Les Français, ils sont plutôt…
01:49– Mais ils veulent du concret.
01:50– Mais ils sont plutôt quand même, j'allais dire, gaullistes,
01:52c'est-à-dire qu'ils ont plutôt une majorité, une dynamique,
01:55on est pour ou contre, une cohabitation,
01:56mais ils ne sont pas dans cette espèce de semoule qu'on rebat
02:01et qu'on le répartit.
02:03Ce n'est pas, depuis la Ve République,
02:06leur vision de la gestion des affaires publiques,
02:09et c'est pour ça qu'aujourd'hui, on est peut-être dans une révolte,
02:12en tout cas, moi je suis sûr, dans beaucoup de résilience
02:14et aussi de ressentir.
02:16– Sous-titrage Société Radio-Canada
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