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  • il y a 8 minutes
Avec Arnaud Lemoine, Directeur du Salon (CENECA), Olivier Alleman, Commissaire Général du Concours Général Agricole, Alexandre Fonseca, Directeur du Consortium du Noir de Bigorre, Nicolas Machard, Market Place - Pour De Bon

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##FERNIOT_FAIT_LE_MARCHE-2026-03-01##
Transcription
00:01Les Halles Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux aux restaurateurs partout en France, vous présente.
00:08Sud Radio, 10h-11h, Fergnaud fait le marché.
00:12Bonjour à tous mes amis, bon dimanche.
00:15Comme vous le savez, chaque année, je ne manque pas au rendez-vous du SIA, le Salon International de l
00:20'Agriculture.
00:21En tout cas, moi j'y suis.
00:22Tout le monde n'y est pas venu, mais moi j'y suis cette année.
00:25Et cette émission qui est celle du dimanche de clôture, c'est l'émission un petit peu bilan, où on
00:31regarde en arrière ce qui reste de nous déjà,
00:35parce que je peux vous dire qu'une semaine de salon, c'est assez fatigant.
00:37Et il faut garder encore la pêche jusqu'à ce soir, jusqu'à la fermeture pour accueillir les visiteurs ici
00:45même à la porte de Versailles à Paris
00:46et surtout pouvoir faire une belle fermeture du salon, la belle remballe.
00:52J'ai à côté de moi Arnaud Lemoyne, qui est le directeur de ce salon.
00:56Bonjour Arnaud.
00:57Bonjour.
00:58Un petit yeux Arnaud, au bout de la semaine, toujours.
01:01Un petit yeux cœur heureux.
01:02Un petit yeux cœur heureux, c'est une belle formule.
01:05Alors cher Arnaud, on va tout de suite se faire un petit retour en arrière sur ce salon.
01:12Et même, on va commencer avant le salon, parce qu'était annoncée une catastrophe internationale sur le salon de l
01:22'agriculture.
01:22C'est vrai que la presse s'en est donnée à cœur joie avant et pendant.
01:27Qu'est-ce qu'ils prévoyaient ? Je veux dire, une catastrophe en termes de fréquentation notamment ?
01:34On nous a dit avant le salon que ce salon ne serait pas top.
01:37Maintenant qu'on est pendant le salon et le dernier jour, on peut dire la vérité.
01:41Les chiffres ne sont pas très bons.
01:44Vincent, vous avez dit que vous étiez là comme chaque année.
01:47On peut dire que c'est le salon des fidèles.
01:49Mais il y a autre chose.
01:51OK, tout le monde n'est pas venu cette année.
01:53Pas de vache, pas de vache.
01:55Les gens ont compris pas de vache, pas d'animaux, alors qu'on avait plus d'animaux que prévu.
01:59Et on voit bien que quand on enlève un symbole, on peut multiplier les symboles.
02:04S'il manque le symbole principal, les gens hésitent à venir.
02:08En revanche, puisqu'on est dimanche et qu'il reste quelques heures, je dis aux gens venez,
02:11puisque le confort de visite n'a jamais été aussi bon.
02:14C'est le salon des poussettes.
02:16C'est la balade des gens heureux.
02:19Il est temps de venir et vous aurez un confort de visite inégalé.
02:23Vous dites pas de vache, pas de visiteur globalement.
02:27Vous parlez de symbole.
02:29Quand on retire le symbole, mais c'est vous qui en avez fait le symbole du salon.
02:32La vache, elle n'est pas a priori le symbole de l'élevage.
02:36Elle est certes très importante, en tout cas les bovins.
02:38Mais c'est le salon de l'agriculture qui en a fait la vedette qu'elle est.
02:43Le salon a une histoire et on n'a jamais changé ça.
02:47Et on a la preuve cette année qu'il ne faut pas le changer.
02:49Parce qu'on voit bien que l'attachement aux vaches est important.
02:53Et il est d'autant plus important qu'on a toute une catégorie de la population de jeunes en particulier
02:58qui pensent que le lait vient de la brique ou que le steak haché vient de jeunes saisoux.
03:03C'est pas le cas ? Le lait ne vient pas de la brique ?
03:06Non, il ne vient pas de la brique.
03:07Pas directement ?
03:08Pas directement.
03:09Et donc on voit bien qu'on a une mission en plus désormais
03:12qui est pour toute une population de jeunes d'expliquer l'agriculture, le réel, le quotidien.
03:17Il n'y a plus cette proximité familiale, amicale, rurale
03:21qui fait qu'avant c'était juste naturel de savoir d'où venaient les produits, d'où venaient les animaux.
03:25Et donc ça nous ajoute une mission en plus mais elle est exaltante.
03:29Pour moi qui passe énormément de temps comme professionnel journaliste
03:33dans les salons autour de l'agroalimentaire en général,
03:37il y a quand même deux types de salons.
03:40Il faut que ceux qui nous écoutent le comprennent.
03:42Il y a les salons pro et les salons grand public.
03:46Or, ici, vous mêlez les deux et c'est peut-être même la difficulté de l'exercice.
03:50Oui, sur les messages, évidemment, on est et un salon professionnel et un salon grand public.
03:56Mais au fond, au fond, notre vraie profession, c'est de parler au grand public.
04:01Parce que c'est l'occasion unique une fois dans l'année.
04:03Il n'existe pas de salon comme ça en Europe.
04:05où il y a autant de monde, donc 600 000 en moyenne.
04:09Bon, la moyenne ne sera pas la même cette année.
04:11Elle ne sera pas explosée cette année.
04:12Elle ne sera pas explosée cette année.
04:14Mais c'est l'occasion unique.
04:16Et pourquoi je dis unique ?
04:18C'est parce qu'on voit bien qu'il y a des problèmes en agriculture,
04:21il y a des problèmes de compréhension pour le grand public.
04:23Et notre mission, c'est de faire en sorte de créer des ponts plutôt que des murs
04:27et de faire en sorte que des gens discutent, se parlent entre paysans et citoyens,
04:31se comprennent, on l'espère, et finalement se respectent.
04:34On parle de pro, vous avez créé une entité qui s'appelle le SIA Pro.
04:39C'est quoi cette partie du salon ?
04:41Le SIA Pro, ça rassemble, c'est un espace dans le salon grand public dédié aux professionnels
04:46parce qu'on veut être sur toutes nos cibles, tous nos publics.
04:49Et je pense que des paysans qui viennent au salon ont besoin aussi d'aller prendre de l'information
04:52sur le photovoltaïque, sur les énergies renouvelables.
04:56Donc on a créé ça.
04:58Alors, revenons sur les animaux qui sont quand même un petit peu l'âme de ce salon,
05:02en dehors des produits des régions qui sont l'autre pôle attractif, on va dire, pour le grand public.
05:07Les animaux, à quelque chose, malheureusement, j'ai envie de dire.
05:11Pas de vache, ça veut dire un coup de projecteur sur le reste des animaux d'élevage.
05:17Par exemple, les chevaux.
05:18On sait l'attachement du Sénéca pour les chevaux.
05:21Vous, cette année, les chevaux, ça a dû exploser.
05:23Les chevaux, ça a explosé.
05:25Ils sont même venus dans le hall des bovins.
05:27Oui, ils en ont profité.
05:29Voilà, faire des animations, faire des spectacles.
05:31On a eu le cadre noir de Saumur qui n'était jamais venu au salon d'agriculture.
05:34C'est une grande fierté qu'ils nous ont rejoint.
05:37Ils avaient dit, on ne viendra pas tant qu'il y aura des vaches, c'est ça ?
05:39Non, on ne les avait jamais sollicités, en vrai.
05:42Ah oui, et là, on s'est dit, c'est l'occasion.
05:44C'est l'occasion.
05:44Ils sont venus, ils ont fait un carton.
05:46On a eu la police montée.
05:48On a eu des démonstrations de débordage,
05:50comme chez moi, en Lorraine, dans les Vosges,
05:53ou en Forêt Noir à côté.
05:54Donc tout ça, c'est une vocation pédagogique
05:57qui n'est pas montrée peut-être d'habitude.
05:59D'ailleurs, il faudrait qu'on reparle des métiers autour de l'agriculture.
06:02Et peut-être que dans les années à venir,
06:04il faudrait qu'on pense à avoir des maréchaux ferrants, etc.
06:06Des métiers non délocalisables
06:08et qui ne peuvent pas être remplacés par les machines.
06:10Et l'agroforesterie qui en fait partie, bien sûr.
06:13Parce que c'est vrai qu'ici, il y a une sorte de collusion naturelle.
06:16entre l'agriculture et l'alimentation humaine.
06:20Mais il y a beaucoup de métiers de cette agriculture
06:22qui échappent à l'alimentation des humains.
06:24Oui, oui, bien sûr.
06:26Et puis, je rappelle que notre slogan avant toute cette semaine,
06:29c'était Génération Solution.
06:31Créer des vocations.
06:33Trouver des jeunes pour s'engager en agriculture.
06:35On sait qu'il n'y a plus assez d'agriculteurs.
06:37On est à l'os.
06:38Donc le Salon a aussi cette mission
06:40que de créer dans le respect des vocations,
06:42pas forcément des enfants d'agriculteurs.
06:44Le mot n'est pas très joli.
06:45C'est ce qu'on appelle les hors-cadres
06:46qui viennent d'ailleurs avec un projet,
06:48une passion et qui s'installent.
06:50Arnaud Lemoyne, dans les prévisions des cassandres du Salon,
06:57comme chaque année, on se disait,
06:59il va y avoir des révoltes,
07:00il va y avoir des mouvements d'humeur.
07:02Les révoltes paysannes,
07:02suite évidemment à la dermatose,
07:04ont été très importants,
07:06aux abattages qui ont été remis en cause.
07:09Là, c'était un Salon assez tranquille de ce point de vue
07:11par rapport à l'année dernière.
07:13On nous l'annonçait chaotique.
07:15Il a été plutôt tranquille
07:16parce que je crois que dès le premier jour,
07:18il y a eu la prise de conscience
07:19que ce Salon était différent,
07:21pas comme les autres.
07:23On ne tirait pas sur l'ambulance.
07:25Non, ce n'est pas ça.
07:26C'était plus un Salon du débat que des combats,
07:29même si c'est une formule,
07:30et plutôt de l'attention aux autres
07:32plutôt que de l'attention tout court.
07:33Je pense que si on avait eu ces mouvements prévus,
07:37ça aurait été non pas la stride sur le gâteau,
07:39mais autre chose.
07:41Est-ce qu'on peut toucher du doigt
07:45l'activité du Salon,
07:47en dehors de simplement être une vitrine
07:49de l'agriculture française et européenne,
07:52et même mondiale,
07:53puisque c'est un Salon mondial,
07:54donc chacun vient y faire valoir
07:57ses capacités, ses talents.
08:00C'est aussi un Salon du business.
08:01Il y a beaucoup de contrats, d'accords
08:03qui se passent sur le Salon.
08:04Bien sûr.
08:05C'est bien pour ça que,
08:06dans le cadre professionnel,
08:08on a souhaité avoir depuis l'an passé,
08:10imaginez, depuis 62 ans,
08:12on n'avait pas de pays à l'honneur.
08:13On a mis le Maroc à l'honneur l'année dernière,
08:15la Côte d'Ivoire cette année,
08:16parce que les agriculteurs qui viennent,
08:18les filières, les entreprises,
08:20ont besoin aussi d'avoir une réponse
08:22pour leurs affaires.
08:23Et ça a très bien marché.
08:24On a 5 pays qui sont candidats
08:26pour l'an prochain.
08:27Ça prouve qu'il y a des besoins
08:29de part et d'autre.
08:31Combien, on va dire le chiffre qui fâche,
08:35combien de spectateurs et de visiteurs
08:38en moins cette année,
08:39globalement, en pourcentage ?
08:41Mercredi, on était à moins 25.
08:43Ce soir, ça bougera un peu.
08:46On espère en positif.
08:47Ah oui, en positif,
08:49c'est-à-dire retourner du côté de moins 20.
08:51Oui, on va espérer.
08:53Voilà, il faut croiser les doigts.
08:55Est-ce que ça a un impact important
08:57sur l'activité du salon
08:58et sur son économie,
08:59sur son modèle ?
09:01Oui et non.
09:02Oui, bien sûr, parce que...
09:04Perte de l'argent, c'est facile pour personne.
09:06On est d'accord.
09:06Voilà, bien sûr,
09:07il y aura des pertes financières
09:09côté visitorat.
09:11En revanche, d'après ce que j'entends
09:12des exposants,
09:13à part ceux qui sont contraints
09:16dans le 7,
09:17si on parle de la vie du salon
09:18dans le rôle 7,
09:19qui est plus compliquée cette année
09:20parce qu'un peu plus éloignée,
09:22je pense que les exposants
09:23sont plutôt contents
09:24parce qu'ils ont des rendez-vous
09:28de qualité.
09:29C'est plus...
09:30Voilà, on n'a pas été submergés,
09:32mais les rendez-vous de qualité
09:33sont au rendez-vous.
09:34Alors, il n'y a pas que l'absence
09:35des bovins
09:36qui a joué sur la fréquentation.
09:40Il faut dire aussi
09:41qu'il y a eu une réorganisation importante
09:43avec la mise à bas
09:46du hall numéro 3,
09:47qui était l'ancien hall des régions
09:49où venaient beaucoup les gens visiter,
09:53aller de stand en stand.
09:54Et puis, la réorganisation
09:56d'autres espaces,
09:58le hall 4 notamment,
09:59beaucoup de choses
10:00se sont passées dans le salle.
10:01Et cette réorganisation,
10:02elle a un peu, je dirais,
10:03dérouté ceux qui étaient
10:05des habitués, justement.
10:06On a 66% de visiteurs réguliers.
10:10Et donc, évidemment,
10:11ceux qui pensaient arriver
10:13dans le salon qu'ils connaissaient
10:14l'année dernière,
10:15ne l'ont pas reconnu.
10:16Mais quelque part...
10:16Et depuis des années,
10:17c'était le même.
10:18Enfin, l'organisation, globalement.
10:19Bien sûr.
10:20Mais on a voulu en faire une force
10:21en se disant,
10:22après tout, ça sera...
10:23Puisqu'on subit ces travaux,
10:24faisons-en une force
10:26et montrons un parcours différent.
10:28Donc, les gens ont fait
10:29des parcours différents,
10:29en commençant par des halls différents,
10:31pas ceux de d'habitude.
10:33Les politiques aussi
10:34ont changé de parcours, d'ailleurs.
10:35Ils ont fait des parcours différents.
10:37Donc, à tout mal, voilà.
10:39Allez, une dernière question, Arnaud.
10:41Je sais que la presse
10:42et les médias
10:42n'ont pas été tendres
10:43avec vous cette semaine.
10:44Ils le sont rarement.
10:45Ils aiment bien se mettre
10:46sous la dent des trucs
10:47un petit peu clivants.
10:49Généralement,
10:50comme il y a des révoltes paysannes
10:51ou en tout cas
10:51des mouvements d'humeur,
10:52c'est ça que maintenant,
10:53là, j'ai vu des choses
10:55vraiment ridicules.
10:56Les quelques rixes échauffourés,
10:58etc.,
10:58qui étaient d'ailleurs
10:59moins présentes
11:00que l'année dernière,
11:01ont été montées en épingle.
11:03Ça ne vous a pas impacté
11:04tant que ça ?
11:04Non, ça ne nous a pas impacté.
11:06Mais si on est dans le registre
11:08de l'émotionnel,
11:09ça fait mal au cœur
11:10de voir qu'on parle
11:11pendant trois jours
11:12d'une bagarre de rue
11:13à l'intérieur du salon.
11:15C'est ça.
11:16On se tape dessus
11:16avec du nougat.
11:17Voilà.
11:18Pourquoi ?
11:19Si on en a parlé autant,
11:20c'est que ça n'arrive jamais,
11:21justement.
11:21Oui, et qu'il n'y avait rien
11:22d'autre à se mettre
11:22sous la dent.
11:23Voilà.
11:24Après, c'est vrai que...
11:26Je vais faire un parallèle
11:27hasardeux,
11:27mais le salon,
11:29c'est un peu comme une école.
11:30Si on pouvait le préserver
11:32des violences de la société,
11:34ça serait quand même pas mal.
11:36Bon, en tout cas,
11:37on invite les gens
11:38à venir se rendre compte
11:39par eux-mêmes
11:40jusqu'à ce soir.
11:42Quelle heure est la fermeture
11:43exactement ?
11:4419h.
11:44Oui, ça remballe un peu avant.
11:46Je vous conseille quand même
11:47de venir après le déjeuner
11:48si vous êtes en région parisienne.
11:49Non, s'il y a assez de monde
11:51qui vient,
11:51personne ne remballera.
11:53Très bien.
11:53Venez.
11:54Ça, c'est l'ordre
11:55d'Arnaud Lemoyne,
11:56le directeur du salon.
11:57Merci, Arnaud.
11:58Et je vous souhaite
11:58de terminer avec une belle journée.
12:00On se retrouve dans une minute
12:01avec votre confrère
12:02Olivier Allemand
12:03du concours général agricole.
12:05Oui, votre complice.
12:06C'est vrai que vous vous connaissez bien.
12:08Allez, à tout de suite.
12:10Les Halles Métro,
12:11premier fournisseur
12:12et livreur
12:13de produits frais et locaux
12:14aux restaurateurs
12:15partout en France,
12:16vous présente.
12:18Sud Radio, 10h-11h,
12:20Ferniaud fait le marché.
12:22Ferniaud, toujours installé
12:23sur le salon de l'agriculture
12:24au stand de la coopération agricole
12:27dans l'allée D du hall 5
12:30au rez-de-chaussée.
12:31Si vous passez dans le coin,
12:33venez jeter un coup d'œil.
12:34Et pour ce dimanche de clôture,
12:37c'est l'heure des bilans.
12:38On fait un petit coup de rétroviseur
12:40sur cette semaine.
12:41J'accueille Olivier Allemand
12:42qui est le commissaire général
12:43du concours général agricole
12:45dont j'aime à rappeler,
12:46cher Olivier,
12:47qu'il est le prédécesseur
12:49du salon de l'agriculture.
12:50Et de pas de deux ou trois années,
12:53de quelques dizaines d'années.
12:54Ah ben 1870,
12:56la création du concours
12:57et 1964,
12:59le salon de l'agriculture.
13:00Et c'est vrai que
13:01c'était historiquement
13:03les éleveurs,
13:04les producteurs,
13:05les viticulteurs
13:06de toutes les régions de France
13:07qui venaient à Paris
13:08pour faire le concours
13:09national de Paris
13:10qui est devenu
13:11le concours général agricole.
13:12Mais c'est vraiment eux
13:13qui ont les premiers
13:15décidé de comparer
13:16justement la diversité
13:18de nos produits.
13:18Alors cher Olivier Allemand,
13:20comme je l'ai demandé
13:21à Arnaud Lemoyne tout à l'heure,
13:23c'est évidemment
13:24ce regard sur cette semaine
13:25qui pour vous
13:27s'achève un petit peu plus tôt.
13:28Lui il est encore
13:29à la manœuvre jusqu'à ce soir
13:30mais le concours général agricole
13:31grosso modo ça y est c'est fait.
13:32Les résultats ont été donnés.
13:34Les médailles.
13:35Oui, oui.
13:35Chaque année le concours
13:36général agricole
13:37des produits et des vins
13:38se termine le mardi
13:39et le reste du temps
13:41c'est le concours animaux
13:42et puis des jeunes.
13:44Et c'est vrai qu'avec
13:45les concours bovins en moins,
13:47il nous reste le dimanche
13:48que le concours
13:49chat et chien
13:50et le trophée international
13:51des lycées agricoles.
13:53Donc effectivement,
13:54on est quasiment sur la fin.
13:55Alors Olivier,
13:56ce qui est incroyable
13:58dans ce que vous dites
13:59c'est que,
13:59et je suis sûr que
14:00beaucoup de ceux
14:01qui nous écoutent le découvrent,
14:02le concours général agricole
14:04ce n'est pas que
14:05des produits transformés.
14:06Parce que c'est vrai
14:07qu'il y a beaucoup
14:08de médailles
14:09que vous donnez
14:09pour la viticulture
14:10mais aussi pour
14:11d'autres formes
14:12d'agriculture
14:13et toujours dans
14:14des produits transformés.
14:16En général des spécialités
14:17de terroirs,
14:17on pourrait dire
14:18ou de région.
14:18mais c'est d'abord
14:20un concours
14:21d'animaux vivants.
14:22C'est d'abord
14:22un concours d'élevage
14:23qui récompense
14:24les plus belles bêtes.
14:25Oui,
14:25d'animaux qui sont
14:27100% nés
14:28et élevés
14:28en France
14:30avec des techniques
14:31là aussi
14:32qui évoluent
14:34dernière année.
14:35Mais c'est tout ça
14:35qu'on promeut
14:37au concours général
14:38des animaux.
14:39on a les plus beaux
14:40spécimens
14:41de chacune des races
14:42de chacune des espèces
14:43en France.
14:44Encore une fois,
14:45on a parlé beaucoup
14:46des bovins
14:46mais on a évidemment
14:47tous les moutons,
14:48les porcs,
14:49les chèvres,
14:50les chats et les chiens
14:51et ça a fait malgré tout
14:52plus de 2000 animaux
14:53qui étaient présents
14:55sur ce salon
14:57et qui sont finalistes
14:58de concours locaux
14:59qui se déroulent
15:00dans tous les territoires
15:01de France,
15:02dans tous les terroirs
15:02dès septembre.
15:03Donc vous l'avez compris
15:04si vous nous écoutez
15:05là parce que je sens
15:06que ça frémit
15:07dans les foyers,
15:08ce ne sont pas
15:09que des produits
15:09de consommation,
15:11enfin en tout cas
15:12pas de consommation
15:14des produits de bouche
15:15on va dire
15:15puisque les chats
15:16et les chiens
15:16on ne cuisine pas encore
15:17chez nous.
15:19Non, pas encore.
15:19Non mais ça fait partie
15:20du CGA
15:21comme on le surnomme,
15:23c'est l'acronyme
15:24CGA,
15:24concours général agricole.
15:26Olivier,
15:27je vais vous poser
15:27un peu la même question
15:28que tout à l'heure
15:29à votre confrère
15:31Arnaud Lemoyne.
15:32L'absence des bovins
15:34sur le CGA
15:35ça a un impact ?
15:36Alors ça a un impact
15:37très clair
15:37pour la filière bovine
15:38parce qu'en fait
15:39on le sait
15:40une médaille
15:41ou une plaque en fonte
15:42en tout cas
15:42du concours général agricole
15:43c'est toujours pareil
15:44c'est que ça valorise
15:45l'excellence du travail
15:47de plusieurs années
15:48parce qu'on n'arrive pas
15:49comme ça
15:50au concours général agricole
15:51et surtout
15:51derrière c'est une valorisation
15:53économique
15:53et la valorisation économique
15:56la plus forte
15:56c'est bien
15:57pour le concours
15:57des animaux
15:58parce qu'ils vendent
15:59leur génétique
16:0030 à 40% plus cher
16:01à partir du moment
16:02où ils ont une médaille
16:02au concours
16:03et donc du coup
16:04pour la filière bovine
16:05dans son ensemble
16:06c'est une
16:07pas catastrophe
16:08mais en tout cas
16:08c'est vraiment
16:09ça ne va pas les aider
16:10économiquement.
16:11Dimanche dernier
16:12on était avec des Landais
16:13qui avaient fait
16:14un faux départ
16:15dans l'émission
16:16enfin pas dans l'émission
16:17ils avaient fait un faux départ
16:17on en avait parlé
16:18dans l'émission
16:19avec les initiateurs
16:21de cette manifestation
16:22en fait
16:23ils sont tellement habitués
16:25à envoyer leurs bêtes
16:26avec fierté
16:27ils avaient réuni
16:28toutes leurs bêtes
16:29sur un parking
16:30le long de la Nationale
16:32dans les Landes
16:32pour faire un faux envoi
16:35un faux départ
16:35pour vivre quand même
16:37ce moment
16:37où les plus belles bêtes
16:39de l'élevage local
16:40partent vers Paris
16:41et puis après
16:42elles sont rentrées
16:42dans leur enclos
16:43ça prouve leur attachement
16:44au concours général agricole
16:45effectivement.
16:46Ah non mais je vous dis
16:47depuis 1870
16:48les éleveurs sont attachés
16:49au concours général agricole
16:51et encore une fois
16:51c'est souvent plusieurs années
16:54de leur vie
16:55pour pouvoir justement
16:56faire en sorte
16:57qu'on ait une bête
16:58d'excellence
16:58parce qu'encore une fois
16:59il faut les lever
16:59pendant plusieurs années
17:00et ils décident
17:01dès la naissance
17:02que ce sera une bête
17:03qui ira au concours
17:04donc c'est des bêtes
17:05qui ont en moyenne 5 ans
17:06et qui vont
17:06et qui sont travaillées
17:08au quotidien
17:08pour qu'elles soient
17:09justement génétiquement
17:10irréprochables.
17:11Olivier, moi ce qui m'intéresse
17:12plus particulièrement
17:13vous le savez
17:13c'est tout ce qui se mange
17:14et ce qui se croire
17:15Oui, ça je vous connais
17:17Vous commencez à vous en rendre compte
17:19et cette année
17:21beaucoup de produits récompensés
17:24comment se porte le CRU 2026 ?
17:27Alors le CRU 2026
17:28déjà au niveau des inscriptions
17:29il s'avère qu'on a eu
17:30moins d'inscriptions
17:31sur les filières viticoles
17:32parce qu'évidemment
17:33ça fait deux années
17:33que la filière
17:34a des baisses de production
17:36moins de 24% en volume
17:38en moyenne
17:38Oui et puis de l'arrachage
17:39donc on se doute bien
17:40que tout ça va plutôt à la baisse
17:41Exactement
17:42Par contre sur le concours
17:42des produits
17:43on a une explosion
17:45du nombre d'inscrits
17:46sur les produits
17:47avec deux nouveaux concours
17:49quand même
17:49La première cette année
17:51c'était le concours
17:51pain de campagne
17:52donc ça aussi
17:53on met en filière
17:54la filière blé
17:56de notre pays
17:58et puis on avait
17:59un concours expérimental
17:59sur justement
18:01la brioche vendéenne IGP
18:03donc encore une fois
18:04il y a un rééquilibrage
18:05aussi des catégories
18:07vers des catégories
18:08plus végétales
18:09parce qu'on avait
18:10beaucoup de concours carnés
18:11les fromages
18:12les charcuteries
18:12on parlera certainement
18:13de la charcuterie
18:13tout à l'heure
18:14mais c'est vrai
18:15qu'on a un peu
18:15un rééquilibrage
18:16des catégories
18:17et une explosion
18:17du concours produit
18:19Alors il faut que je vous pose
18:20une question
18:21qui me chatouille un peu
18:22parce que j'entends dire
18:23partout
18:24alors pour l'organisation
18:25des concours
18:26et notamment les jurys
18:28ils sont toujours composés
18:29ils sont paritaires
18:31entre des professionnels
18:32et des amateurs
18:33on va dire
18:34tout le monde peut s'inscrire
18:35pour venir goûter
18:36et j'ai eu le sentiment
18:38que le professionnel
18:40abandonnait un tout petit peu
18:41le concours
18:42qu'il y avait un peu
18:42trop d'amateurs
18:43et que souvent
18:43les jugements étaient
18:44donc un peu
18:46on va dire
18:47celui du grand public
18:48c'est à dire
18:49pas toujours très juste
18:50pour les pros
18:51qui produisent
18:52Alors effectivement
18:53c'est une remarque
18:53qu'on a de beaucoup
18:54de professionnels
18:55parce que tous les autres
18:56concours
18:56ils sont habitués
18:56à avoir 100%
18:57de professionnels
18:58dans leur jury
18:58c'est vrai que l'exception
19:00quelque part
19:01du concours général
19:02agricole
19:02c'est bien
19:03de tendre vers
19:04effectivement
19:05des tables paritaires
19:07alors effectivement
19:08il y a des concours
19:09où on doit remobiliser
19:10les professionnels
19:12sur certaines catégories
19:15notamment le vin
19:16très concrètement
19:17mais pour le reste
19:20on a quand même eu
19:21un taux de remplissage
19:23de toutes les tables
19:24à 91%
19:24et avec une parité
19:26entre les professionnels
19:27et les consommateurs
19:28qui étaient respectés
19:29mais c'est important
19:30pour nous
19:30d'avoir encore une fois
19:33l'analyse sensorielle
19:35du consommateur final
19:35du consommateur final
19:36parce qu'encore une fois
19:37c'est dans les allées
19:38des supermarchés
19:39dans les allées
19:40des déprécieries fines
19:41que se fait réellement
19:41l'acte de choix
19:42et encore une fois
19:43on doit s'adapter aussi
19:44à l'évolution sociétale
19:45du goût des consommateurs
19:47Oui mais je vous pose la question
19:48est-ce que le jugement
19:50se fait uniquement
19:51sur la dégustation
19:52ou est-ce qu'on lit
19:53l'étiquette aussi
19:54parce qu'on peut se retrouver
19:55avec des produits
19:56qui gustativement
19:57sont tout à fait corrects
19:58mais ne respectent pas
19:59on va dire
20:00des normes de naturalité
20:02qu'on peut rechercher
20:02Alors il faut savoir
20:03que tous les produits
20:05qui s'inscrivent
20:06au concours
20:07général à l'école
20:07les étiquettes
20:09sont analysées
20:09avant la dégustation
20:11Donc moi j'ai des commissaires
20:12qui analysent
20:13toutes les étiquettes
20:14avant
20:14et si l'aventure
20:15est un produit
20:15qui ne correspond pas
20:16évidemment au cahier des charges
20:18il est éliminé
20:18avant même la dégustation
20:20Voilà comment ça se fait
20:22et évidemment
20:22une fois qu'il est
20:23au moment où il doit être dégusté
20:25il a été anonymisé
20:26il est mis dans des contenants
20:27qui sont les nôtres
20:28pour éviter de reconnaître
20:30éventuellement
20:30le marketing du produit
20:32Combien de médailles
20:33cette année ?
20:345 298
20:365 298
20:37dont médailles d'or
20:38dont ?
20:38Eh bien dont 2287 médailles d'or
20:42c'est moins que les autres années
20:45Encore une fois
20:45la spécificité de cette année
20:46c'est que les jurys
20:47ont été plus exigeants
20:48On a à peu près
20:49le même volume de médailles
20:50au sens large
20:51on a à peu près 25%
20:52des produits
20:53qui étaient en finale
20:54qui ont été médaillés
20:55mais on a une baisse
20:57du nombre de médailles d'or
20:58ça veut dire que
20:59les jurys ont été plus exigeants
21:00et ça donne encore plus de valeur
21:02à la médaille d'or
21:02Pour vous donner un exemple
21:03dans la catégorie des bières
21:05on n'a que 35 médailles d'or
21:07en France
21:07Ah oui
21:08Et par rapport à l'année dernière
21:10c'est moins donc ?
21:11Dans cette catégorie-là
21:13on en avait 112
21:14Ah oui d'accord
21:15Vous voyez bien quand même
21:15que...
21:16Ah bah oui
21:16Mais c'est parce qu'ils sont
21:17de plus en plus exigeants
21:18Ils sont de plus en plus exigeants
21:19parce que pour les jurys consommateurs
21:22on offre une journée de formation
21:25et ça décomplexe encore plus
21:27justement les jurys consommateurs
21:28et comme ils apprennent
21:30les rudiments de dégustation
21:31et les rudiments des critères
21:32de dégustation
21:32et bien ils sont plus exigeants
21:34et moi j'ai dit que c'est tant mieux
21:35Et on reconnaît évidemment
21:36toujours dans les étalages
21:38et dans les boutiques
21:40les produits récompensés
21:41par le concours général agricole
21:42par ce petit autocollant
21:44avec la feuille de chêne
21:45de la couleur de la médaille
21:47Restez avec moi Olivier
21:48parce qu'il y a quelqu'un
21:49qui arrive là
21:50avec qui je suis sûr
21:52vous allez être content
21:53de vous retrouver
21:53dans une seconde
21:54Alors je reste
21:55Alors à tout de suite
21:56Les Halles Métro
21:58Premier fournisseur et livreur
21:59de produits frais et locaux
22:01aux restaurateurs
22:02partout en France
22:03vous présente
22:04Sud Radio
22:0510h11h
22:06Fernia
22:07Fait le marché
22:08Toujours sur le salon
22:09de l'agriculture
22:10pour ce jour de clôture
22:11sur le stand
22:12de la coopération agricole
22:13notre partenaire
22:14Sud Radio
22:15Voilà
22:16Alors je peux vous dire
22:17quelque chose
22:17une année sans vache
22:19c'est peut-être
22:20enfin l'année du cochon
22:21c'est ce que je me suis dit
22:22depuis le début de la semaine
22:24et j'accueille ce matin
22:25Alexandre Fonseca
22:26qui est le directeur
22:27du consortium
22:28du Noir de Bigorre
22:30Ne me dites pas
22:30que vous n'en avez pas
22:30entendu parler
22:31parce que le Noir de Bigorre
22:32c'est une vedette
22:33Bonjour Alexandre
22:33Bonjour Vincent
22:34Alors à ma question
22:35est-ce que l'année sans vache
22:37c'est l'année du cochon ?
22:38On va dire que oui
22:40pour nous c'est une bonne année
22:41donc oui
22:42ça se passe bien
22:43sur notre stand
22:44on est content d'être là
22:45Alors il est vrai
22:46que j'ai une affection
22:47particulière
22:48pour ce port noir
22:50Gascon et Bigourdant
22:51en l'occurrence
22:52mais il n'y a pas
22:54il n'y a pas que le port noir
22:55Gascon
22:56il faut reconnaître
22:56qu'il y a des beaux cochons
22:58car vous êtes installé
23:00non loin du stand
23:01du Ligéral
23:01qui est un peu
23:02le livre des races locales
23:04alors il faut savoir
23:05qu'il y en a six
23:06je crois en France
23:08on commence
23:09par le port de Bayeux
23:10qui est un port normand
23:12si on va du nord au sud
23:13ensuite on a
23:14le port blanc de l'ouest
23:15en Bretagne
23:16ensuite on descend
23:17le cul noir limousin
23:18ensuite on a le port basque
23:20avec le fameux Quinto A
23:21puis on a ce port noir Gascon
23:23dont le noir de Bigourd
23:25est une AOP
23:26et puis le Noustral
23:27le port corse
23:29et tout le monde cohabite
23:30dans ce monde de cochons
23:31ouais c'est ça
23:32on a fait le choix
23:33depuis quelques années
23:34de travailler collectivement
23:36et de promouvoir
23:37nos races
23:38nos appellations
23:39d'origine protégée
23:40puisqu'il y a trois AOP
23:41au milieu des six races
23:42de travailler collectivement
23:43et d'arriver à faire la promotion
23:46de nos produits
23:47sur ce salon
23:48collectivement
23:49donc c'est
23:51et c'est payant ça
23:51d'être ensemble
23:52plutôt que chacun
23:54tirer dans son coin
23:54on dit souvent
23:55qu'on est plus fort collectivement
23:56que tout seul
23:57dans son coin
23:58donc oui
23:59alors cette année
24:00je vous avais prévenu
24:01pourtant
24:02parce que j'ai eu l'honneur
24:04d'être intronisé
24:05à la confrérie du noir de Bigourd
24:06je vous avais dit
24:07prenez pas n'importe qui
24:08et du coup
24:09dès que j'ai le dos tourné
24:11vous avez fait entrer
24:11Olivier Allemand
24:13le commissaire général
24:14du concours général agricole
24:16comment ça s'est passé
24:17Olivier
24:18ça a été supportable
24:19ils vous ont pas mis sur le toit
24:21ça a été difficile
24:22Vincent
24:23vous le savez que c'est difficile
24:24et en plus c'était
24:25c'était avec Philippe David
24:26qu'on connait bien
24:26ici sur la campagne de Sud Radio
24:28donc effectivement
24:28ah bah oui
24:28ça y est j'ai compris
24:29voilà
24:30ça a été difficile
24:30et lui il est un quart bigourd d'ange
24:31je crois
24:32oui c'est ça
24:33il est du tourmalé
24:34il est du tourmalé là-bas
24:36Alexandre Fonseca
24:37il a chanté ou pas
24:37il a chanté des chants de bigorres
24:40le Philippe David
24:41ils ont pas eu le temps de chanter
24:43mais ça s'est bien passé
24:44ah oui parce qu'ils avaient déjà
24:45le verre en main
24:46avant d'avoir le temps de chanter
24:47oui j'imagine
24:47non plus sérieusement
24:49c'est important
24:50parce que c'est un outil de promotion
24:52pour vous
24:52cette confrérie du noir de bigorres
24:54oui effectivement
24:55alors dans notre filière
24:56la confrérie
24:56elle fait partie intégrante
24:57de l'interprofession
24:59elle est au sein
25:00de notre conseil d'administration
25:01elle a deux représentants
25:02et pour nous
25:03ça nous permet de faire
25:04de la promotion
25:07sans moyens je dirais
25:08en faisant
25:09en entronisant
25:10des gens de tout milieu
25:13qui ont une
25:15de la sympathie
25:16pour ce qu'on fait
25:17pour la qualité des produits
25:18et pour ce qu'on est aussi
25:19voire même de l'affection
25:20oui oui je pense que
25:21aussi oui
25:21on peut difficilement
25:23ne pas aimer le bigorre
25:25et du goût pour
25:26oui je pense que c'est ça
25:27c'est défendre
25:28c'est aussi oeuvrer
25:29pour la défense
25:30de ces races là
25:31et de ces produits là
25:31alors je vous pose la question
25:34parce que
25:34sur l'outil de promotion
25:35parce que le cochon
25:36alors c'est sûr que
25:37la vache laisse une place
25:38cette année
25:39vous êtes engouffré dedans
25:40avec les moutons
25:42on a découvert
25:43qu'il y avait des moutons
25:44sur le salon
25:44alors qu'on les voyait
25:45jamais d'habitude
25:46et tout d'un coup
25:47évidemment les familles
25:48qui sont passées
25:49ont découvert
25:49cet espace
25:51entièrement dédié
25:52aux ovins
25:52aux capres
25:53également
25:53et puis aux porcs
25:56franchement
25:57ce porc
25:58qui a été malmené
25:59depuis des années
26:00à la fois par les lobbyistes
26:02végétariens et véganes
26:04et par aussi
26:05les autorités de santé
26:06qui disent
26:07faites attention
26:08mangez pas trop de gras
26:09or le gras
26:10c'est l'apanage
26:11du noir de bigorre
26:12et de ces races locales
26:13est-ce que du coup
26:14vous retrouvez un peu
26:15de vos couleurs
26:16est-ce que les gens
26:17retrouvent de l'affection
26:18pour un produit
26:19un petit peu malmené
26:20ouais mais c'est à nous
26:21à travailler
26:21je pense qu'on commence
26:23à arriver
26:25à prouver aux gens
26:26que le goût
26:27il est dans le gras
26:28dans l'équilibre
26:28on le voit sur l'assiette
26:29que l'on a devant le jambon
26:30mais c'est en fait
26:32c'est ramener
26:33permettre aux gens
26:34de déguster
26:34et de comprendre
26:35que le goût
26:36il est dans un équilibre
26:37entre le gras
26:37et le maigre
26:37et on prouve
26:39que notre gras
26:40qui est de bonne qualité
26:41et bien il permet
26:44de bien manger
26:45et quel que soit
26:47l'envie que l'on a
26:48c'est un bon produit
26:49et on a besoin
26:50de manger du jambon
26:51et cet équilibre là
26:52est extrêmement
26:52et on a des acides gras
26:53c'est les mêmes gras
26:54que l'huile d'olive
26:55ah bah oui
26:55l'acide linoléique
26:57linoléique
26:58c'est ça
26:58oui je vais y arriver
26:59c'est parce que
27:00j'ai pas encore eu
27:01ma petite tranche
27:02c'est pour ça
27:02alors vous avez apporté
27:04une belle rosace
27:05parce qu'il faut savoir
27:07les cortadors
27:08sont pas tous
27:09en Espagne
27:10il y a des très bons
27:11coupeurs de jambon
27:12chez nous
27:12dans le sud
27:14alors dans le sud
27:15dans toute la France
27:16on a créé
27:17avec les jambons IGP
27:20et AOP français
27:21une académie française
27:22des jambons sec
27:23pour laquelle on forme
27:24des coupeurs
27:25de jambon au couteau
27:26et c'est un métier
27:27que l'on est en train
27:27de développer
27:28où on veut aller plus loin
27:29en créant peut-être
27:29un mof autour
27:31de ce métier là
27:31et dire que oui
27:32en France
27:33il y a des coupeurs
27:33de jambon français
27:35nous dans la filière
27:36du Nord de Bigorre
27:36aujourd'hui
27:37on a 4 personnes
27:38qui font que couper
27:39du jambon au couteau
27:40et aujourd'hui
27:41c'est devenu un métier
27:42à part entière
27:44Alexandre
27:45vous venez de me révéler
27:46un truc là
27:47j'ai entendu parler
27:48de l'académie française
27:49pour la littérature
27:50l'académie des sciences
27:51l'académie des belles
27:52enfin
27:53mais l'académie
27:54du jambon sec
27:55moi je demande
27:57d'être académicien
27:58moi je pense
27:58que je vais faire
27:59mes diligences
28:00il va falloir
28:01revenir à l'école
28:02et venir faire des études
28:04donc il y a plusieurs modules
28:05il y a des études
28:06oui tout à fait
28:07c'est en partenariat
28:08avec l'université
28:09Paul Sabatier
28:10et le lycée René Bonnet
28:11à Toulouse
28:11c'est une formation
28:13de diplômante
28:13avec plusieurs modules
28:14et avec plaisir
28:16on peut vous mettre
28:17à la prochaine session
28:17je pars pas de zéro
28:19il y a une validisation
28:20des acquis
28:20professionnels
28:21je pense
28:23le plus dur
28:24ça va être le travail
28:25de la coupe au couteau
28:26mais après
28:26je pense que sur le reste
28:27ça va aller
28:27oui effectivement
28:28sur ce qui suit
28:30la découpe
28:31ça devrait aller
28:32plus sérieusement
28:33Alexandre Fonseca
28:34on parlait
28:34de ses races locales
28:36est-ce qu'on peut rappeler
28:37parce que
28:38la filière porcine
28:41elle est malmenée
28:42mais à raison parfois
28:43on fait aussi du porc
28:45n'importe quoi
28:45en France
28:46et je veux pas
28:47je veux pas stigmatiser
28:48l'ouest et la Bretagne
28:49mais souvent des élevages
28:51qui sont de très mauvaise qualité
28:53enfin en tout cas
28:54qualité sanitaire
28:55certainement bonne
28:56mais qualité d'élevage moyenne
28:57on peut rappeler
28:58ce que c'est le temps d'élevage
28:59d'un port noir de Bigorre
29:01par rapport à un port
29:02fait en batterie
29:03alors nous on veut pas stigmatiser
29:05parce qu'on a besoin
29:05mais moi je stigmatise
29:06si ça vous en dit pas
29:07parce qu'on a besoin
29:07de tout le monde
29:08laissez moi faire
29:11mais le temps d'élevage
29:12pour un port noir de Bigorre
29:13il va lui falloir
29:14entre 14 et 18 mois
29:15pour arriver à terme
29:17et être prêt pour l'abattage
29:20mais le cycle
29:21entre la mise en place
29:22d'un élevage
29:22et la dégustation
29:24des premiers jambons
29:25il va falloir 5 ans
29:26de 5 à 6 ans
29:27donc il faut le temps au temps
29:28et voilà
29:29il faut s'en prendre le temps
29:30c'est un peu comme
29:31la truficulture
29:32il y a vraiment
29:33un temps perdu
29:35qui est un temps
29:36où on est obligé
29:37d'investir
29:37avant d'avoir le retour
29:39le fruit de son travail
29:40oui oui c'est ça
29:41c'est des filières
29:42que l'on va dire
29:43longues
29:43et comment vous les aidez
29:45donc ceux qui veulent
29:46se convertir
29:47on va dire
29:48vers de l'élevage
29:48comme ça
29:49ce que l'on a
29:50dans notre filière
29:52du nord de Bigorre
29:52je pense que les précurseurs
29:56vous voyez
29:57l'avenir plus tôt
29:58on a
29:59aujourd'hui on nous parle
30:00de loi Egalim
30:00mais dans la filière
30:01on a une loi Egalim
30:02depuis la fin des années 90
30:03où on a limité
30:04la taille des élevages
30:06où on a
30:07on partage
30:08la richesse
30:09entre les éleveurs
30:10et les transformateurs
30:11dans le projet
30:12de la filière
30:13c'est de sauvegarder
30:14cette race
30:14à Gascogne
30:15mais en même temps
30:16de faire vivre
30:17les éleveurs
30:17dignement de leur métier
30:19et en faisant tout ça
30:20on a
30:21aujourd'hui
30:22le résultat
30:23qui est là
30:23mais en même temps
30:24on maintient aussi
30:25un équilibre
30:25entre l'offre
30:26et la demande
30:26et on met
30:27de nouveaux élevages
30:28en place
30:28quand on a
30:29de nouveaux débouchés
30:29puisque
30:32je dirais
30:32qu'on n'a jamais
30:33personne
30:33qui nous appelle
30:34tous les jours
30:34en nous disant
30:34on a besoin
30:36du noir de bigorre
30:37etc
30:37c'est une guerre
30:38de tous les jours
30:40commercialement
30:40et il faut se bouger
30:42il faut faire de la promotion
30:43de la communication
30:45et travailler
30:45la qualité
30:46de produit
30:46et gagner les coeurs
30:48Olivier Allemand
30:49on se doute bien
30:50que le noir de bigorre
30:51il suffit de le regarder
30:52c'est pas l'ami
30:53du Nutri-score
30:53d'ailleurs
30:54beaucoup de fromagers
30:55enfin de producteurs
30:56de fromage
30:57se plaignent aussi
30:58je pense
30:58à nos amis de Roquefort
31:00par exemple
31:00qui ont un Nutri-score
31:01déplorable
31:02parce que
31:03c'est basé
31:03sur une certaine quantité
31:04on va pas manger
31:05300 grammes de Roquefort
31:06quand on en mange
31:07et du coup
31:08le gras est un peu
31:09l'ennemi
31:10donc je vous repose
31:11à nouveau la question
31:12ceux qui viennent
31:12juger les produits
31:14comment est-ce qu'on les
31:15comment est-ce qu'on les sensibilise
31:16au fait qu'il y a du bon gras
31:18et du mauvais gras
31:18et qu'on va pas acheter
31:20du porc tout maigre
31:21même en salaison
31:22non mais
31:23le juré
31:24le juré
31:24il va réagir
31:25au goût du produit
31:26et quand on déguste
31:27le fromage
31:28dont vous parlez
31:29ou le porc nord de bigorre
31:30on voit bien que le goût
31:30et on voit bien que le gras
31:33aide justement
31:34à magnifier
31:35le goût
31:36du jambon
31:37donc derrière
31:38évidemment
31:38qu'ils vont plus favorablement
31:40primer
31:40ce type de jambon
31:42d'exception
31:43et encore une fois
31:44ils savent vraiment faire
31:45la différence
31:46alors on a même pas besoin
31:47de leur parler du Nutri-Score
31:48parce qu'encore une fois
31:49tout est bon
31:50à partir du moment
31:50où il est consommé
31:51avec modération
31:51et donc effectivement
31:52que ce soit
31:52dans les dégustations
31:54et ou au quotidien
31:56chez soi
31:57on doit déguster
31:59du nord de bigorre
31:59on doit déguster
32:01du Roquefort
32:02mais évidemment
32:02avec modération
32:03vous ça vous impacte
32:05le Nutri-Score ?
32:07alors aujourd'hui
32:07pas encore
32:07on a fait partie
32:08mais comme Roquefort
32:09et d'autres filières
32:10au niveau de l'Occitanie
32:12avec l'IRCALIM
32:12a dénoncé
32:13ce Nutri-Score là
32:14puisque
32:15alors ça oui
32:16c'est fait pour 100 grammes
32:18on va jamais manger
32:18100 grammes de jambon
32:19dès qu'on a du sel
32:20du gras
32:21il faut être riche
32:22pour manger 100 grammes
32:23de noir de bigorre
32:24parce que c'est un cochon
32:24assez onéreux
32:26par rapport à la moyenne
32:27oui mais qui est vendu
32:28malgré tout
32:28à son prix juste
32:29puisqu'on rémunère
32:30quand même les producteurs
32:31j'entends bien
32:32les gens de la filière
32:32donc il est vendu
32:33à son prix juste
32:34je dirais
32:34et toujours moins cher
32:35que les cousins espagnols
32:37les petits ports noirs
32:38du sud
32:39un produit comparatif
32:42tout à fait
32:42sur le jambon par exemple
32:43mais le Nutri-Score
32:44bien évidemment
32:45qui ne défend pas
32:46ses filières locales
32:47ses races historiques
32:48et il va
32:49alors on va en bouille
32:51on peut dire
32:51que c'est fait
32:52pour des produits
32:52plutôt agro-industriels
32:54bon bah manger du bon gras
32:56ça sera encore
32:57le message
32:57jusqu'à ce soir
32:58vous êtes là
32:59jusqu'à ce soir dimanche
33:00dans votre stand
33:02à faire déguster
33:02les produits
33:03sur le stand du Ligéral
33:04on vous invite
33:05à venir continuer
33:05jusqu'à la fin
33:06et jusqu'à la fin
33:07on aura besoin
33:08de tout le monde
33:08ils sont bons
33:08ils ont peut-être mangé
33:10il en reste
33:10vous inquiétez pas
33:12merci beaucoup
33:12Alexandre Fonseca
33:13merci d'être resté
33:14avec nous
33:14Olivier Allemand
33:15avec le président général
33:16du CGA
33:17et je passerai manger
33:19une petite tranchette
33:21tout à l'heure
33:21parce que je sens
33:22que je suis un peu faible
33:23
33:23la fin d'émission approche
33:25des heures avec de la 23
33:26je suis peut-être
33:26à la maison
33:26ah bah ça écoutez
33:27ce qui traînera
33:29avant la fermeture
33:30on se retrouve
33:31dans une minute
33:31pour parler encore
33:32de bons produits français
33:34et alors là
33:34on va élargir
33:35un petit peu le spectre
33:37Léal Métro
33:38premier fournisseur
33:39et livreur
33:40de produits frais
33:41et locaux
33:41aux restaurateurs
33:42partout en France
33:43vous présente
33:44Sud Radio
33:4610h11h
33:47Fergnaud
33:48fait le marché
33:48avant de partir
33:50bagnodé
33:50dans les allées
33:51du salon
33:52pour ce dernier dimanche
33:53d'ouverture
33:54et ce que vous ferez
33:55certainement
33:56si vous nous rejoignez
33:57à la porte de Versailles
33:58à Paris
33:58pour ce dernier jour
33:59du salon international
34:01de l'agriculture
34:02je voulais qu'on parle
34:03un petit peu
34:03de souveraineté alimentaire
34:05sous un angle
34:06qui est peut-être
34:07plus marquette
34:10plus commercial
34:10et puis ça vous touche
34:12parce que je sais
34:13que vous êtes nombreux
34:14à ne jamais savoir
34:15où trouver les bons produits
34:16alors quand certains
34:17les regroupent
34:18c'est plus facile
34:19et je suis avec Nicolas Machard
34:20qui est le fondateur
34:20d'une marketplace
34:22comme ça s'appelle
34:23Pourdebon
34:24qu'est-ce que c'est
34:25une marketplace
34:25on peut dire
34:26que c'est une boutique
34:27en ligne
34:27en quelque sorte
34:28ou un portail
34:29c'est mieux que ça
34:30c'est un immense marché
34:32de producteurs en ligne
34:32c'est aujourd'hui
34:33Pourdebon
34:34c'est 830 producteurs
34:35référencés
34:36plus de 30 000 produits frais
34:37donc c'est
34:38voilà
34:38c'est un immense marché
34:40local
34:42comme jamais
34:42vous le trouverez
34:43dans le monde physique
34:44donc là
34:44vous me parlez
34:45de producteurs
34:46et chaque producteur
34:47a plusieurs produits
34:48donc ça doit être
34:49presque innombrable
34:50le nombre de produits
34:51qu'on trouve chez vous
34:51Alors voilà
34:52c'est 31 000 produits frais
34:54on a des produits
34:55qui vont du poisson
34:56issu des bateaux
34:58on parlait tout à l'heure
34:58du port noir Gascon
34:59on a des éleveurs aussi
35:00sous la OP
35:01port noir Gascon
35:02on a donc
35:03toutes les races à viande
35:04possibles et imaginables
35:05on a tous les produits
35:06de maraîchage
35:07enfin voilà
35:08imaginez
35:09un marché immense
35:10avec très coloré
35:11deux saisons bien sûr
35:12avec des produits
35:12de tous les univers de bouche
35:15Nicolas Machard
35:16je vous ai fait venir
35:17parce que vous avez
35:19commandé une étude
35:20sur les habitudes
35:21de consommation
35:22des français
35:22en tout cas
35:23pour ce qui nous concerne
35:24ça a des produits français
35:25et les produits
35:26plutôt artisanaux
35:27en tout cas
35:28les produits
35:28de petits producteurs
35:30et il y a des grandes lignes
35:32qui se dessinent
35:32la première
35:33elle me touche particulièrement
35:35parce que j'y passe pas mal de temps
35:36c'est que les gens
35:37ne savent pas
35:38où chercher
35:39les bons produits
35:40moi on passe mon temps
35:41à me demander
35:42mes adresses
35:43évidemment
35:43sur Instagram
35:44et j'y passe
35:45également du temps
35:47c'est la première solution
35:49que vous proposez
35:50en fait
35:50effectivement
35:51alors ça fait six ans
35:52qu'on éduite
35:52ce baromètre
35:53des circuits courts
35:54et effectivement
35:54la tendance
35:55qu'on constate
35:56et surtout
35:56post confinement
35:57c'est que les gens
35:58ont de plus en plus
35:59du mal
35:59à trouver
36:00ou acheter des produits
36:02en circuit court
36:03donc en direct
36:03des producteurs
36:04donc effectivement
36:05c'est la promesse
36:06de pour de bon
36:06c'est de permettre
36:07d'accéder à tous
36:07ces produits là
36:08mais force est de constater
36:09que même les petites
36:10boutiques de producteurs
36:11ont tendance
36:11plutôt à fermer
36:12c'est ce qu'on a constaté
36:13et donc il devient
36:14de plus en plus difficile
36:15de commander
36:16des bons produits
36:18directement
36:18auprès des boutiques
36:20de producteurs
36:21donc on est la réponse
36:22à ça
36:22et merci d'ailleurs
36:24pour votre invitation
36:26parce que ça permet
36:27de mettre un coup
36:27de projecteur
36:28sur cette possibilité
36:29de commander
36:30des produits
36:30en direct
36:31des fermes
36:32grâce à la solution
36:33pour de bons
36:33points communs
36:34c'est la marge du siècle
36:35de commander
36:35en ligne
36:36et de se faire livrer
36:37et surtout
36:38chez les 25-34 ans
36:40c'est à dire
36:42principalement
36:42les gens
36:42qui ont cette habitude
36:43de consommation
36:44et pas cet achat
36:45d'impulsion
36:46devant le produit
36:47effectivement
36:47et d'ailleurs
36:48on constate
36:48que les 18-25 ans
36:49dans notre baromètre
36:50cette année
36:50sont ceux
36:51qui affichent
36:52la plus belle progression
36:53en matière de consommation
36:54en circuit court
36:56même si globalement
36:57la tendance est stable
36:58puisqu'il y a à peu près
36:5964% de gens
37:00qui commandent
37:01plus de deux fois
37:02par mois
37:03en circuit court
37:03et 32%
37:04qui commandent régulièrement
37:06voire très régulièrement
37:07en circuit court
37:08c'est la tranche
37:09des 18-25 ans
37:09qui s'est révélée
37:10être la plus
37:11alors pas la plus représentée
37:13puisque je crois
37:13que c'est 60% à peu près
37:14mais elle a pris 12 points
37:16en l'espace d'un an
37:17donc il y a eu
37:17une espèce de prise de conscience
37:18j'ai l'impression
37:19chez les jeunes
37:20et c'est la tranche
37:21des 65 et plus de 65 ans
37:23qui est bien sûr
37:24la plus représentée
37:25qui est la plus enclin
37:26à commander
37:26en circuit court
37:28Nicolas Machard
37:29il y a un chiffre
37:29qui m'a fait de la peine
37:31parce que
37:32dans votre baromètre
37:33on s'aperçoit
37:34qu'il y a un chiffre
37:35qui baisse
37:35c'est la préférence
37:36pour les aliments
37:38produits en France
37:38moins 6%
37:40on est à peu près
37:41à 50%
37:42de gens qui préfèrent
37:43est-ce que c'est directement
37:44lié au pouvoir d'achat
37:45à la baisse du pouvoir d'achat
37:46elle est clairement corrélée au prix
37:47on le voit aussi
37:48dans notre baromètre
37:49que
37:51le premier frein
37:52d'ailleurs à l'achat
37:52en circuit court
37:53c'est le prix
37:53et on constate cette année
37:55qu'on perd un point
37:57enfin on gagne un point
37:58ça dépend comment on regarde
37:59où le principal frein
38:01en fait à l'achat
38:02c'est le prix
38:03et effectivement
38:05donc la France
38:06en pâtit
38:07évidemment
38:07avec des charges
38:09qui sont importantes
38:11sur la main d'oeuvre
38:12les produits s'en ressentent
38:13et après
38:14au bout de la chaîne
38:16celui qui achète
38:17il voit bien la différence
38:18exactement
38:19la rémunération
38:20des producteurs
38:20c'est notre combat
38:22du quotidien
38:2270% environ
38:24va au producteur
38:25chez vous
38:25c'est ça exactement
38:25et c'est le producteur
38:27qui définit son prix
38:28donc
38:29et les 30% restants
38:31c'est ce qui nous permet
38:32de faire du marketing
38:33de payer l'équipe
38:34et puis surtout
38:34d'encadrer nos producteurs
38:36et des accompagnés
38:36et surtout
38:37d'assurer toute la prestation logistique
38:39parce que c'est pour de bon
38:40qui va collecter
38:41auprès des fermes
38:42les producteurs
38:42et qui va suivre
38:43l'acheminement des produits
38:44jusqu'à la livraison finale
38:46auprès du client final
38:47donc qui peut être
38:48un particulier
38:49ou un restaurateur
38:51avec une remise en main propre
38:52des produits
38:52alors dans une période
38:54où le portefeuille
38:56du client final
38:57est plutôt vide
38:59et la situation
39:01plutôt tendue
39:01on se doute bien
39:02que le prix
39:02est un input important
39:05dans l'acte d'achat
39:06en ligne
39:07et il n'y a pas que celui-là
39:09il y a aussi
39:09la logistique
39:11moi je suis désolé
39:12de le dire
39:12j'ai commandé
39:13il n'y a pas longtemps
39:14un aliment
39:14qui devait mettre
39:152-3 jours
39:16j'ai attendu 10 jours
39:17et je m'aperçois
39:17que de plus en plus
39:19comme il y a
39:20de plus en plus
39:20de commandes
39:21et que la logistique
39:22ne suit pas forcément
39:23c'est devenu difficile
39:25d'être bien livré
39:26et en temps
39:27alors
39:28Vincent je ne sais pas
39:29chez qui vous avez commandé
39:30c'était sur Port-de-Bond ?
39:31non c'était pas sur Port-de-Bond
39:33je vous rassure
39:33vous me rassurez
39:34parce qu'on a nous
39:35un suivi
39:36aux petits oignons
39:37de toute collecte
39:39jusqu'à l'acheminement
39:40chez le client final
39:42ce que vous avez vécu
39:43ça n'aurait pas pu se passer
39:44avec nous
39:44puisqu'en fait
39:45un colis est suivi
39:46dans le cadre
39:47de sa DLC
39:48donc exemple
39:49si vous commandez
39:50des bourriches d'huîtres
39:50ou des coquilles Saint-Jacques
39:51la DLC tente 3 jours
39:53si au bout de 3 jours
39:53vous n'êtes pas livré
39:55sachant que notre promesse
39:56elle est de vous livrer
39:57en moins de 24 heures
39:58à partir du moment
39:58où le produit
39:59est parti de la ferme
40:00ou du port
40:03forcément
40:03si le colis
40:04met 2 ou 3 jours
40:05de retard à être livré
40:06on ne vous livrera pas
40:07et vous êtes remboursé
40:08de votre commande
40:09et c'est un coût ça
40:10et c'est un coût effectivement
40:11mais qui est porté
40:12en grande partie aussi
40:12par le transporteur
40:14puisqu'il n'a pas honoré
40:16la promesse qu'il nous doit
40:17mais donc nous
40:18on est très vigilants
40:19j'ai une équipe de 5 personnes
40:20quand même
40:20qui suivent
40:21chacun des colis
40:22qui sont de la collecte
40:23on envoie le livreur
40:24à la ferme
40:24et on va suivre
40:25la température
40:25des colis qui sont expédiés
40:26donc on a des puces
40:28RFID
40:28qui sont dans tous les contenants
40:30des colis qui sont acheminés
40:32et on va suivre
40:32l'évolution de la coupe
40:33de température
40:34et on va également s'assurer
40:36que les 24 heures
40:37voire 48 heures
40:38dans certains cas
40:39pour du chrono fraîche
40:40exactement
40:40et on n'est que
40:41sur du chrono fraîche
40:42d'accord
40:43oui alors ça
40:43ça a un coût aussi
40:44pour le client final
40:46d'être livré rapidement
40:47ça se paye
40:48vous arrivez pour autant
40:50à garder un prix supportable
40:52avec la marge de pour de bon
40:54qui est bien naturelle
40:55évidemment
40:56parce qu'il faut
40:57que tout le monde vive
40:58le client final s'y retrouve ?
41:00alors le client final
41:01s'y retrouve
41:02oui
41:02on a
41:03alors dans le modèle
41:05de pour de bon
41:06donc nous on prend
41:07une commission de service
41:07au producteur
41:08qui lui permet
41:09de définir son prix
41:09et dans cette commission
41:10en fait est inclue
41:11toute la prestation logistique
41:12et on demande
41:13une participation
41:14aux frais de transport
41:16aux clients acheteurs
41:17jusqu'à hauteur de 60 euros
41:19au delà de 60 euros
41:20ils ne payent pas
41:20la livraison
41:21mais bien sûr
41:22que c'est un coût pour moi
41:23c'est 50% de mon chiffre d'affaires
41:24qui passe dans l'écologie logistique
41:26bien sûr
41:26mais surtout
41:26comme on est aujourd'hui
41:28on a fait plus de 300 000 commandes
41:29l'an passé
41:30donc 300 000 expéditions
41:32ça me permet
41:32d'avoir des prix de transport
41:33qui sont revus à la baisse
41:35et donc ça me permet
41:37d'être suffisamment agressif
41:38et de permettre
41:39de vendre des produits
41:40de la ferme
41:41à des prix
41:41qui restent raisonnables
41:42Pour vos clients
41:43la juste rémunération
41:45du producteur
41:45c'est un facteur important
41:48on sait bien
41:50que la grande distribution
41:51leur reproche
41:53de pressuriser
41:54un peu les producteurs
41:55pour effectivement
41:55avoir des prix d'achat
41:57les plus bas possible
41:57de pouvoir marger
41:58confortablement
41:59comment ça se passe
42:00chez vous
42:01vous leur conseillez
42:03ou ils sont vraiment
42:04libres
42:04nous on les conseille
42:06bien sûr
42:07parce qu'il y a des seuils
42:08psychologiques
42:09en termes de prix de vente
42:10et eux-mêmes
42:11la prennent à leur dépens
42:12quand ils ont du mal
42:13à vendre
42:14sur certains produits
42:15on les accompagne
42:16on leur explique
42:16qu'ils sont peut-être
42:1710 ou 15% plus chers
42:18que d'autres
42:19de leurs confrères
42:20mais après
42:22j'aimerais insister
42:23sur un point
42:23c'est la transparence
42:24aujourd'hui
42:25les clients acheteurs
42:27à partir du moment
42:28on leur explique
42:29ce qu'ils achètent
42:30s'ils comprennent
42:30ce qu'ils achètent
42:31ils sont prêts
42:31à payer le prix
42:32et d'ailleurs
42:33dans notre baromètre
42:33on constate que
42:35la mention fabriquée
42:37en France
42:38elle est très peu claire
42:39pour 64%
42:40d'entre eux
42:40des personnes
42:41que nous avons interrogées
42:42et lorsque
42:43pour 83% d'entre eux
42:45la mention est présente
42:46c'est un véritable
42:47accélérateur d'achat
42:48et je pense que
42:49la grosse différence
42:50d'un port de bon
42:51par rapport à une ancienne
42:51distribution
42:52c'est que nous
42:52on est très très très
42:54enfin on joue le jeu
42:55de la transparence
42:56et plus que la transparence
42:57on va vous expliquer
42:58comment est né
42:59a été élevé
43:00a été abattu
43:01l'animal
43:01où ont été pêchés
43:02les coquilles Saint-Jacques
43:04de quelle manière
43:05on explique tout
43:06et en fait tout ça
43:07ça permet de valoriser
43:09au mieux le produit
43:09et donc de le voir acheter
43:11au bon prix
43:12donc vos deux plus grands atouts
43:13j'ai envie de dire
43:14c'est d'abord ce qu'on disait
43:15en début
43:15les gens ne savent pas
43:16où trouver
43:17on le trouve chez vous
43:18exactement
43:18et peut-être l'ultra proximité
43:20parce qu'il n'y a pas plus
43:21de proximité
43:22que d'être livré
43:22chez soi
43:23ou dans un point relais
43:24à côté de chez soi
43:25à domicile
43:25effectivement
43:27on ne fait pas de point relais
43:28pour le moment
43:28on ne fait que de la livraison
43:29en main propre
43:30à domicile
43:31et effectivement
43:32aujourd'hui je pense
43:32je prends un témoin
43:34à vos auditeurs
43:35je suis sûr que personne
43:35n'est capable
43:36de nous trouver un produit
43:37qu'on ne commercialise pas
43:38sur Port-de-Bon
43:39un produit très référent
43:40de son droit
43:40vous voulez dire une gamme
43:41une gamme ou n'importe quoi
43:42vous parlez des porcs
43:44des cirraces de porcs
43:44on les a toutes
43:45on a même le mangalitza
43:47sur Port-de-Bon
43:48enfin voilà
43:49un porc hongrois bien installé
43:50voilà exactement
43:52et de l'ultra frais
43:53ça représente combien
43:54de votre panel
43:57enfin de votre gamme
43:58on est à 85%
43:59de produits frais
44:00et l'ultra frais
44:01lorsqu'on entend par l'ultra frais
44:02c'est les produits laitiers
44:03ou les produits de la mer
44:04c'est à peu près 40%
44:06des produits
44:06quand même
44:06sur la plateforme
44:07ce qui est important pour vous
44:09bon bah merci
44:10voilà évidemment
44:11je vous invite à aller voir
44:12Port-de-Bon
44:13si ça vous intéresse
44:14si vous cherchez
44:14des petites pépites
44:15des produits qu'on trouve nulle part
44:16si vous avez la chance
44:18d'avoir à côté de chez vous
44:19évidemment vous avez le droit
44:20d'aller les chercher
44:21chez votre épicerie fine
44:23ou chez votre revendeur
44:24mais c'est bien pratique
44:26parfois de ne pas trop
44:27se casser la tête
44:27et de pouvoir commander
44:28ainsi sur Port-de-Bon
44:30ou chez vos collègues
44:32parce qu'il y a
44:32quelques marketplaces
44:33quelques plateformes
44:35si je peux rajouter juste une chose
44:36Port-de-Bon
44:37c'est tous les mois
44:38un salon de l'agriculture
44:38puisqu'on a plus de 800 producteurs
44:40plus de 600 000 voilà
44:41ça c'est du beau marketing ça
44:42merci Nicolas Machard
44:44l'émission s'achève
44:45et le salon lui
44:45s'achève ce soir
44:46je vous le rappelle
44:47il vous reste encore
44:48toute la journée
44:49pour venir dire
44:50j'y étais
44:51même si les vaches
44:52n'y étaient pas
44:52elles ne pourront pas le dire
44:53maintenant retour au studio
44:55et direction les infos de 11h
44:57puis ensuite vous retrouvez
44:58comme chaque dimanche
44:59Jean-Marie Bordry
45:00avec son choc des idées
45:02allez bonne journée à tous
45:03à l'écoute de nos programmes
45:05et au fait
45:05à l'approche du repas
45:07mangez ce que vous voulez
45:09mais mangez français
45:11non mais vraiment quoi
45:13Léal Métro
45:14premier fournisseur
45:16et livreur
45:16de produits frais et locaux
45:17aux restaurateurs
45:18partout en France
45:19vous a présenté
45:20Sud Radio
45:21Ferniaud
45:23fait le marché
45:23Sous-titrage Société Radio
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