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Retrouvez Le 18/19 de Guillaume Paul en replay.

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00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19, Guillaume Paul.
00:09Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous, soyez les bienvenus dans le 18-19 de BFM Business.
00:13On a beaucoup de choses à vous raconter ce soir encore, beaucoup de résultats d'entreprises qui sont tombées aujourd
00:17'hui en France.
00:19On recevra d'ailleurs dans quelques minutes le directeur général de Bouygues Télécom, Benoît Torlotin,
00:23un secteur des télécoms dans lequel il se passe beaucoup, beaucoup de choses.
00:27En ce moment, on en parlera bien sûr, on dira aussi un mot avec Mathieu Pechberti de cette énorme acquisition
00:32annoncée par Engie
00:33qui rachète un fournisseur britannique d'énergie pour 12 milliards d'euros s'il vous plaît.
00:39Jamais le groupe en tout cas depuis qu'il s'appelle Engie avait annoncé une telle opération.
00:42Et puis on s'attendait à des chiffres catastrophiques, ben on les a eus malheureusement, ceux de Stellantis qui sont
00:47tombés ce matin.
00:47Ben on consacrera notre débat 18h30-19h au Castellantis et au secteur auto toujours en grande difficulté comme vous le
00:55savez.
00:55Voilà le programme, nous sommes en chambre jusqu'à 19h. Très bonne soirée.
00:59Le journal.
01:01D'abord, oui, le journal avec Erwan Maurice. Bonsoir Erwan.
01:04Bonsoir Guillaume.
01:04Et dans l'actualité ce soir, un record de plus pour le CAC 40 à Paris.
01:07Oui, l'indice parisien qui est porté par cette grande séquence de résultats d'entreprises, notamment Stellantis, vous le disiez
01:13Guillaume,
01:13qui publie une perte de 20 milliards d'euros au second semestre à la suite d'une gigantesque dépréciation sur
01:19les véhicules électriques.
01:20Le constructeur signe une perte nette donc sur l'ensemble de l'année.
01:24Les investisseurs qui étaient préparés à cette annonce se repositionnent, ce qui explique que le titre rebondit ce soir de
01:304,2%.
01:31Belle performance aussi pour Engie.
01:33On en parlait qui enregistre la plus forte hausse du CAC 40, plus 7,2%.
01:37Après avoir annoncé la plus grosse acquisition de son histoire, celle du britannique UK Power Networks pour plus de 12
01:42milliards d'euros.
01:43On vient dans le détail de la séance dans quelques minutes avec Antoine Larigauderie.
01:46Le dialogue social fonctionne quand on lui laisse le temps.
01:50Le Premier ministre se félicite de l'accord conclu entre patronat et syndicat sur les ruptures conventionnelles.
01:56À l'avenir, les salariés qui perdront leur emploi après un accord à l'amiable avec leurs employeurs verront leur
02:01durée maximale d'indemnisation réduite de 18 à 15 mois
02:05s'ils ont moins de 55 ans, 20 mois et demi pour les 55-56 ans, 27 mois pour les
02:1057 ans et plus.
02:11Cet accord, s'il est validé par le Parlement, permettra de faire 500 millions d'euros d'économie par an.
02:17La CGT et la CFE-CGC ont refusé de signer.
02:19Force ouvrière, pour sa part, réserve encore sa réponse.
02:22Les négociations sur le nucléaire iranien se poursuivent ce soir à Genève.
02:26Depuis ce matin, une délégation américaine et iranienne tente d'éviter une confrontation militaire après le déploiement américain au Moyen
02:32-Orient.
02:33Le chef de l'AIEA y participe.
02:35Washington veut empêcher le Téhéran de se doter de l'arme atomique, mais aussi aborder la question de son programme
02:40balistique.
02:41L'Iran refuse de négocier sur ce point, ce qui amenuise la perspective d'un accord.
02:45Et puis le PDG du Forum de Davos annonce sa démission.
02:49Après un examen de ses liens avec Jeffrey Epstein, Borsh Brand, ancien diplomate norvégien,
02:55a échangé une centaine de SMS et de mails avec le criminel sexuel qu'il a rencontré à trois reprises.
03:00Bientôt 18h02, les marchés.
03:06Bonsoir Antoine Larigauderie.
03:08Bonsoir.
03:08Vous avez enfilé votre CAC 40, Antoine.
03:11Le CAC 40 a franchi, votre casquette CAC 40, pardon.
03:15Le CAC 40 qui a franchi la barre des 8600 points pour la première fois.
03:18Dopé, on disait, par cette grande séquence de résultats d'entreprise.
03:21Record de clôture pour le CAC 40, 8620 points, plus 0,72% et record absolu en séance à 8
03:27642, ce sera notre cible prochaine.
03:31C'est vrai que la vague de résultats nous a profité, notamment les résultats dans les compagnies ennuyeuses.
03:36On en a beaucoup parlé pendant FM Bourse.
03:39Les Engie, les Bouygues, les Veolia, les Orange, toutes ces entreprises qui constituent le fonds de sauce de l'attrait
03:47du CAC 40 en ce moment.
03:48Et puis, ce n'est pas souvent qu'Engie signe une hausse de 7,2% à 29,53€.
03:53Donc, très bon accueil de l'ensemble de ces publications.
03:56Bouygues a gagné 2,3% à 52,72€.
04:00On a Stellantis qui signe quand même une hausse de 4,2% à 6,78€ malgré des résultats catastrophiques
04:06et peut-être même plus que prévus.
04:07Mais le titre était tombé tellement bas qu'il y a eu des rachats de positions techniques.
04:12A noter Publicis qui a gagné 3,8% à 75,48€.
04:15Parmi les baisses, ArcelorMittal, moins 2,21€ à 55,56€, Pernod Ricard, moins 1,88€ à 76,08€ et Orange,
04:23moins 1,25€ à 17,84€.
04:25La plus forte hausse du SBF 120 est pour Worldline, le spécialiste du paiement numérique qui a gagné quasiment 13
04:31% à 1,63€, mais là aussi sans annoncer de résultats formidables, au contraire.
04:36Et Alstom a reculé de 5,5% à 28,15€.
04:40Attention au pétrole, on a grimpé au-delà des 72$ sur le baril de Brenne-de-Mer du Nord
04:44et sur la dernière demi-heure, la hausse est assez spectaculaire.
04:47On réagit effectivement au bruit de couvoir autour des négociations entre Américains et Iraniens à Genève.
04:53Le CAC 40, plus 0,72%, 8620 points, puis surtout les volumes d'échanges très élevés avec toutes ces grosses
04:59capitalisations qui ont été très travaillées, notamment Engie.
05:02On termine à 4,2 milliards sur les volumes d'actions échangées sur le CAC.
05:05Merci Antoine, la casquette va finir par être un petit peu usée, elle sert pas mal quand même en ce
05:08moment.
05:09On va peut-être en refaire une, puis celle-là on la vendra aux enchères.
05:11Et celle-là elle sera vendue aux enchères très chère pour le coup.
05:14Merci Antoine, merci Arwan, on vous retrouve tout à l'heure, 19h, le 19h écho avec Arwan Maurice pendant une
05:18demi-heure sur BFM Business.
05:2018h04, nous on revient dans deux minutes, grosse actualité entreprise, vous l'avez compris.
05:24Engie qui signe un rachat à 12 milliards d'euros tout de même, on va en dire un mot avec
05:28Mathieu Pechberti,
05:29et puis le directeur général de Bouygues Télécom, Benoît Torlotin dans la foulée.
05:32Tout ça jusqu'à 18h30, à tout de suite.
05:35BFM Business et la Tribune présente le 18-19, Guillaume Bolle.
05:42Allez, 18h07, on est de retour dans 18h écho sur BFM Business.
05:46Donc vous l'avez compris, grosse actualité entreprise, beaucoup, beaucoup de publications ce matin.
05:50Il y a eu notamment celle d'Engie dont on va dire un mot.
05:53Alors d'une certaine façon, parce qu'à l'occasion de ses résultats annuels, Engie a annoncé ce matin une
05:58acquisition à 12 milliards d'euros.
06:01Bonsoir Mathieu Pechberti, on va en dire un mot, parce que c'est la première fois depuis que le groupe
06:05s'appelle Engie qu'on voit une telle opération.
06:07On appelle 12 milliards d'euros, c'est quand même de l'inédit.
06:11L'entreprise en question, c'est un distributeur d'électricité britannique qui s'appelle UK Power Networks.
06:1712 milliards d'euros, qu'est-ce qui nous vaut le plaisir de cette acquisition absolument incroyable ?
06:21Écoutez oui, c'est une acquisition en tout cas très importante d'abord par son prix, vous l'avez dit,
06:2412 milliards d'euros plus plusieurs milliards d'euros de dettes.
06:28Et puis c'est une acquisition importante parce qu'Engie cherchait depuis de nombreuses années à accélérer, à s'investir
06:33davantage dans l'électricité.
06:34Évidemment Engie, héritier de GDF Suez, est très implanté dans le gaz.
06:39Il a largement profité de la crise énergétique avec l'envolée des prix, mais il restait très dépendant des prix
06:45du gaz.
06:45Et donc il voulait essayer un petit peu de se désexposer, de s'extirper de cette dépendance au prix du
06:50marché du gaz.
06:51Et les prix du marché du gaz, d'ailleurs on le voit maintenant depuis un an, ont beaucoup baissé après
06:55la crise énergétique.
06:56Et puis il y avait le choix aussi de la part d'Engie de se développer vers la transition vers
07:00l'électrique.
07:01Alors le groupe a beaucoup investi depuis 5 ans dans les renouvelables, dans l'éolien, dans le solaire, mais de
07:06manière organique.
07:07C'est-à-dire en investissant dans des projets.
07:10Et ça c'est assez lent.
07:11Et donc ce qu'ils voulaient c'est effectivement essayer de faire une sorte de saut pour investir davantage dans
07:16l'électricité.
07:16Alors ils ont essayé ici ou là en Europe de faire des acquisitions.
07:20Il y avait un acteur au Portugal notamment qui regardait depuis plusieurs années, ça n'a pas marché.
07:23Et donc là ils achètent, c'est un peu coût double, à la fois un opérateur d'électricité.
07:28Donc ils renforcent leur exposition à l'électricité.
07:30Puis en plus c'est un acteur de réseau.
07:32Et donc ça ils aimaient bien parce que ça évite, encore une fois, si vous achetez un distributeur,
07:37d'être dépendant des abonnés, de la commercialisation, comme ça peut être le cas dans les télécoms.
07:42Et donc là ils sont vraiment opérateurs de réseau en Grande-Bretagne.
07:45Et l'idée c'est de dire on va sur l'électricité avec des prix régulés.
07:48Donc effectivement on sera moins exposé aux variations des prix du gaz.
07:51Exactement, c'est une manière de dire aux investisseurs que leurs revenus seront en tout cas stables, en tout cas
07:56prévisibles.
07:57Et d'ailleurs les marchés ont très bien ringi, le cours a fait plus 7 aujourd'hui.
08:00Ce qui suit une valeur quand même comme ENGIE, dont le cours de bourse est un peu tanké depuis quelques
08:04années.
08:04C'est assez rare.
08:06Et effectivement leur idée c'était dans ces activités à la fois régulées.
08:10Ils en ont en France évidemment avec GRDF, un distributeur de gaz.
08:12Et maintenant ils ont entre guillemets le pendant, à la fois de l'autre côté de la Manche en Grande
08:17-Bretagne et également dans l'électricité.
08:19Le seul bémol c'est qu'effectivement, comme c'est en Grande-Bretagne, ce n'est pas en euros.
08:22Et donc il y a quand même un risque de change assez clair.
08:27Donc le UK devient le deuxième marché d'ENGIE derrière la France.
08:31Alors on disait effectivement les marchés ont bien réagi.
08:33Effectivement on ne prend pas ombrage du fait que ça va creuser la dette d'ENGIE qui devrait atteindre 13
08:38-15 milliards d'euros.
08:39Oui.
08:42Le groupe a toujours eu un peu de dette dans les activités énergétiques et notamment quand il y a des
08:47infrastructures, c'est davantage supporté par les marchés.
08:49Encore une fois c'est une grosse opération et ça permet à ENGIE vraiment de boucler cette espèce de virage
08:56vert qu'ils avaient engagé il y a maintenant 8 ans.
08:59Au début ils avaient beaucoup accéléré dans les renouvelables.
09:02Puis après il y a eu ce creux pendant la crise énergétique où les renouvelables étaient moins à la mode.
09:05Ils avaient encore une fois besoin de faire cette dernière étape.
09:08Là ils le font. Ils étaient sortis du nucléaire en Belgique l'année dernière qui était aussi un sujet très
09:13compliqué qui traînait depuis 10 ans.
09:15Donc là effectivement c'est une vraie accélération pour le groupe ENGIE.
09:18Voilà UK Power Network qui distribue un volume annuel de 71 TWh par an.
09:25Pour donner un nombre de grandeur, la France a produit l'an dernier 450.
09:28Donc c'est pas mal quoi je veux dire.
09:29Oui en fait en Grande-Bretagne, cette activité au UK, cet acteur pardon, c'est un distributeur d'électricité.
09:36C'est un peu comme Enedis en France.
09:38Enedis a le monopole dans la France entière.
09:41En Grande-Bretagne pardon c'est découpé.
09:43Il y a environ 5 grands acteurs et celui qu'ils achètent est l'un d'eux.
09:46Je crois que c'est le troisième si je ne me trompe pas.
09:48Voilà donc UK Power Network qui sera acheté par ENGIE.
09:50Donc 12 milliards d'euros.
09:52Très grosse acquisition annoncée par le groupe ce matin.
09:54Il fallait évidemment qu'on en dise un mot.
09:55Merci Mathieu.
09:55Mathieu Pesner qui est avec nous sur BFM Business.
09:58On vous retrouve dans 20 minutes parce qu'on parlera automobile aussi.
10:00Les malheurs de Stellantis aujourd'hui.
10:02Puis on fera un focus sur le marché auto de manière générale 18h30, 19h.
10:05Ça c'est tout à l'heure sur BFM Business.
10:08En attendant il est 18h12.
10:09Et je vous disais il y a beaucoup beaucoup d'entreprises qui ont publié ce matin leurs résultats annuels.
10:13Notamment le groupe Bouygues.
10:15Et donc l'ensemble de ses filiales et notamment Bouygues Télécom dont on accueille le directeur général Benoît Torlotin.
10:20Bonsoir Monsieur Torlotin.
10:21Merci beaucoup.
10:22Bonsoir.
10:23Bonsoir.
10:23Merci d'être avec nous ce soir sur BFM Business.
10:27Bouygues Télécom qui a donc aussi publié ses résultats ce matin.
10:30Donc chiffre d'affaires en hausse de 4%.
10:33Hausse portée par la performance de Poste Télécom que vous avez acquis l'an dernier.
10:38C'est ça ?
10:39Fin 2024.
10:40Fin 2024 pour le voir.
10:43À périmètre et charge constant, le chiffre d'affaires est stable.
10:45Est-ce que vous êtes satisfait de cette stabilité finalement du chiffre d'affaires ?
10:49Oui je crois que réellement on est satisfait de nos performances 2025 qui sont très solides dans un marché très
10:53concurrentiel.
10:55C'est le résultat de l'intégration de la Poste Télécom qui nous apporte un sublément de croissance.
10:59C'est le résultat également de notre stratégie, de nos résultats dans le fixe.
11:02Oui on va en parler bien sûr.
11:03C'est l'internet très haut débit qu'on apporte aux consommateurs ou aux entreprises.
11:06On a de très belles performances également.
11:08On est leader aujourd'hui sur la croissance nette en termes de nombre de clients fixes.
11:12Porté en ça par les investissements, les travaux sur les nouveaux produits qu'on a fait depuis des années dans
11:17le fixe.
11:17Et il y a beaucoup de nouveautés, on va parler de ça dans un instant.
11:19Juste pour parler un peu de la concurrence, on a eu aussi les résultats d'Orange la semaine dernière.
11:23Bon le chiffre d'affaires était en hausse de 0,9% seulement.
11:27Est-ce qu'il faut souhaiter, je suis obligé de vous poser la question, le passage de 4 opérateurs à
11:313 ?
11:32On parle bien sûr de cette opération en cours pour le rachat de SFR.
11:35Est-ce que véritablement ça constituera, si ça se fait bien sûr, une bouffée d'oxygène pour les 3 acteurs
11:41restant sur le marché, M. Torlotte ?
11:42Un pourboui de télécom en l'occurrence.
11:44Alors vous savez c'est un dossier, un sujet extrêmement complexe et dont l'issue reste très incertaine.
11:50Donc aujourd'hui encore l'idée de dire l'issue est incertaine, rien ne garantit que l'Odile se fera.
11:56Absolument car c'est un sujet très complexe, mettre d'accord 3 acheteurs vis-à-vis d'un vendeur, c
12:02'est déjà un facteur de complexité.
12:04Il faut ensuite avoir l'accord du vendeur, il faut avoir l'accord des autorités de concurrence.
12:08Donc tout ceci est travaillé aujourd'hui mais réellement l'issue en est incertaine.
12:12C'est la raison pour laquelle chez Buc Télécom on reste concentré sur le plan que l'on délivre, sur
12:16notre stratégie.
12:17On a mis en place un nouveau plan en fin 2024 qu'on appelle le Cap 2030 et dont on
12:21voit les premiers résultats de l'année dernière qui sont plutôt très bons.
12:24L'ensemble des collaborateurs sont mobilisés sur ce plan et donc pour nous, qu'il y ait ou pas consolidation,
12:29on doit tracer notre histoire et notre stratégie.
12:31Et si elle se fait cette consolidation, parce que vous savez bien sûr que c'est une question que tout
12:36le monde se pose à commencer par les consommateurs,
12:38est-ce qu'on pourrait échapper à une hausse de prix ?
12:41Si on passe de 4 à 3 acteurs, est-ce qu'il y aura une hausse de prix indéniablement dans
12:46le secteur intellectuel pour vous ?
12:47Une opération du type de celle que vous évoquez, de concentration sur l'ensemble des acteurs, son vrai driver économique
12:54c'est une synergie de coût sur les éléments de réseau.
12:58Aujourd'hui un pays comme la France peut tout à fait fonctionner de bonne manière avec 3 réseaux fixés mobiles
13:04et non pas 4.
13:05C'est ça qui est le driver économique et ça permettra aux acteurs d'aller un cran plus loin même
13:09dans leurs investissements par rapport non seulement aux connectivités d'aujourd'hui,
13:13ce que l'on fait déjà, mais par rapport à des nouvelles technologies, par rapport à des nouveaux investissements qui
13:17sont devant nous.
13:18Donc ça permettra effectivement aux acteurs français d'être encore plus au rendez-vous sur les nouvelles technologies que l
13:23'on a devant nous pour les années à venir, pour les infrastructures numériques du pays.
13:25Si on doit prendre un exemple, qu'est-ce qu'un Bouygues Télécom pourrait nous offrir dans un marché A3
13:29qui ne puisse pas nous offrir dans un marché A4 ?
13:31Si je devais prendre un exemple comme ça finalement.
13:32Ce qui vient devant nous, on parle beaucoup d'IA.
13:36Il y a pour les consommateurs, il y a pour les entreprises.
13:38Une IA, si on imagine qu'elle se développe beaucoup en termes d'usage parmi les consommateurs ou les entreprises,
13:44elle va nécessiter des capacités accrues pour les réseaux télécoms.
13:47Elle va nécessiter, en suce de la connectivité, une couche de calcul.
13:52Il va falloir investir dans ces dimensions de calcul, calcul au plus près de l'utilisation.
13:56Les opérateurs télécoms sont bien placés pour aller proposer cette infrastructure de calcul,
14:00car on a déjà aujourd'hui des data centers sur l'ensemble du territoire, et on pourrait apporter ça.
14:06Mais pour ça, il faut avoir des capacités d'investissement.
14:08Et si vous regardez un peu l'ensemble du secteur télécom en Europe ou en France,
14:12les opérateurs aujourd'hui sont assez nombreux, trop nombreux,
14:15et n'ont pas cette capacité finalement d'aller vraiment dans cette dimension d'investissement.
14:18Donc ça sera réellement une opération bénéfique pour l'infrastructure numérique du pays.
14:22Et on en a besoin dans une vision technologique, mais dans une vision de souveraineté aussi.
14:27Sauf à souhaiter que ces capacités de calcul ne soient apportées que par des opérateurs anglo-saxons.
14:33Il faut qu'on réfléchisse à ça, et qu'on puisse vraiment avoir cette capacité à investir
14:36par des entreprises nationales sur nos infrastructures numériques de calcul et de connectivité.
14:41Donc en attendant, les négociations continuent.
14:43Est-ce que vous nous confirmez que les prix en France sont parmi les plus bas d'Europe ?
14:46Oui.
14:46Les prix en France sont extrêmement compétitifs.
14:48Parmi les plus bas d'Europe, à la fois en mobile et en fixe.
14:50C'est une très bonne nouvelle pour nos consommateurs, et ça continuera à être le cas,
14:54que l'on soit 4, 3 ou un autre nombre.
14:56Alors justement, le fixe et le mobile, parlons un petit peu de vos chiffres.
15:00Déjà on rappelle que vous fêtez cette année vos 30 ans.
15:0230 ans depuis le lancement commercial de Buick Télécom en 1996.
15:05C'est déjà 30 ans.
15:07C'est l'anniversaire.
15:08Vous savez, c'est un très bel anniversaire, et ça permet de se dire finalement
15:12mais qu'est-ce qui était permanent pendant ces 30 ans ?
15:15Et on constate que côté Buick Télécom, on a fait depuis 30 ans toujours des actions
15:19avec deux dimensions fortes.
15:21La qualité de service pour nos clients, dans nos réseaux, de manière générale.
15:24Donc investir toujours sur les technologies pour rendre un très bon service aux clients,
15:28et l'innovation utile.
15:29C'est arrêter nos deux composantes fondamentales permanentes,
15:32et aujourd'hui c'est ça qui nous porte encore dans les résultats que l'on voit l'année dernière.
15:36C'est ça qui également porte notre dimension aujourd'hui.
15:38Puisqu'on parle d'innovation, est-ce que c'est vrai que c'est vous qui avez inventé le forfait,
15:41lancé les premiers le forfait en France ?
15:43Absolument, nous avons inventé le forfait en 1996.
15:47Avant il n'y avait que des tarifs à la minute.
15:49On a inventé le forfait, on a inventé le forfait illimité,
15:53le forfait illimité vers tous les opérateurs.
15:55On a inventé l'offre quadruple play, donc fixe et mobile.
15:58On a inventé la box 4G, 5G.
16:00Je veux vous en faire l'entendre.
16:01Oui, oui, mais je vois bien.
16:03C'est la réalité.
16:04Par contre maintenant, le passé c'est une bonne chose,
16:06mais comment est-ce qu'on continue à prendre l'initiative ?
16:08Alors, les chiffres à fin 2025, donc 5,4 millions d'abonnés dans le fixe,
16:1218,6 dans le mobile.
16:155,4 dans le fixe, 18,6 dans le mobile.
16:18Parlons un peu du fixe.
16:19Vous êtes arrivé le dernier sur le fixe en 2008, c'est ça ?
16:24Absolument.
16:25On est arrivé le dernier et aujourd'hui on a beaucoup travaillé.
16:28Vous savez, le fixe, on a appris que c'était un nouveau métier.
16:30On était dans le mobile uniquement et on est arrivé effectivement les derniers dans le fixe.
16:33C'est un métier très différent, somme toute.
16:36Il y a des data centers, il y a des réseaux, on pourrait dire que c'est pareil,
16:39mais c'est très différent.
16:40On a beaucoup appris, on a eu une courbe d'apprentissage,
16:42mais on a été persévérant dans le fait de se dire,
16:44mais sur le fixe, il faut qu'on atteigne un niveau de qualité au meilleur.
16:49Et on a beaucoup travaillé nos produits, nos boxes.
16:52On a beaucoup innové dans nos boxes.
16:53On a été les premiers à faire des boxes verticales,
16:55les premiers à faire des boxes 4G, 5G.
16:57Et le résultat aujourd'hui, on peut en être fier,
16:59et je salue vraiment le travail de tous les collaborateurs
17:01qui l'ont fait depuis des années,
17:02c'est qu'on est évalué comme ayant la meilleure connectivité à domicile.
17:06On est évalué comme ayant le meilleur Wi-Fi depuis 5 ans par un institut externe.
17:10Donc, ce n'est pas nous qui le disons.
17:11Et ça, c'est extrêmement important.
17:12J'insiste sur le fixe parce que vous dites le fixe, c'est votre mantra.
17:16Le fixe sera notre relais de croissance.
17:182026, les prochaines années.
17:20Ça veut dire quoi concrètement ?
17:21C'est qu'aujourd'hui, le fixe est le premier moteur de croissance de Buc Télécom
17:24en termes de clients et de chiffre d'affaires.
17:26Et c'est ce qui nous permet d'avoir une stratégie de convergence
17:29dans les familles et dans les foyers.
17:31On a lancé fin 2024 également une stratégie et une offre pour les familles
17:35qui s'appelle l'offre big, une offre qu'on appelle multi-convergente,
17:38c'est-à-dire pour pouvoir regrouper la boxe et les forfaits de la famille.
17:42Et ça démarre par l'installation de la boxe.
17:45Donc, si on est très performant sur le fixe,
17:48et je pense qu'on l'est aujourd'hui,
17:49non seulement sur la qualité des produits, mais sur la qualité d'installation,
17:51de relations clients,
17:53on a un point de confiance dans le foyer.
17:55Et à partir de ce point de confiance,
17:57les consommateurs vont nous confier également leur mobile.
17:59Autant qu'on leur propose des conditions vraiment particulières
18:01pour regrouper l'ensemble de leur connectivité chez Buc Télécom.
18:07Donc, c'est ça, cette stratégie fixe, foyer, famille,
18:10et être au top sur la connectivité au domicile.
18:12Combien est-ce que vous gagnez de clients sur le fixe
18:13en l'espace d'un an, sur l'année 2025, de l'ordre de...
18:16On est à environ 280 000 clients qu'on a gagné sur le fixe,
18:19un peu moins de 300 000.
18:20Et au total, on a gagné presque 600 000 clients sur 2025.
18:24Alors, le reliquat, donc, sur le mobile,
18:25donc quelques centaines de milliers de services sur le mobile.
18:28Vous avez racheté, effectivement, on en parlait fin 2024,
18:30le MVNO, la poste mobile.
18:32C'est 2,4 millions de clients.
18:34C'est 2,4 millions de clients.
18:352,4 millions de clients mobiles.
18:37Et puis, donc, très belle histoire maintenant sur le fixe également,
18:40puisqu'on a lancé nos boxes au sein du réseau de la poste début septembre.
18:43Et une présence dans quelques 6 000 bureaux de poste, d'une certaine façon.
18:46L'ensemble des bureaux de poste, donc c'est effectivement un très beau partenariat
18:49avec la poste, où on a un peu la rencontre de deux groupes
18:53qui ont un peu les mêmes valeurs, de proximité des coûts de clients,
18:56et avec, effectivement, une densité de présence de la poste qui est considérable.
18:59Et donc, on peut être au plus près de nos clients.
19:01Et dans des moments, vous savez, où, justement, le cuivre va s'arrêter,
19:04il faut rassurer les consommateurs sur le passage à la fibre.
19:06Il y a un sujet encore véritablement.
19:06La présence locale est extrêmement importante.
19:08Il y a un sujet autour de la fin de la DSL ?
19:11On y arrive.
19:12Vous savez, nous, on pense que la DSL, le cuivre,
19:13ce n'est plus une technologie adéquate aujourd'hui pour les clients.
19:16D'ailleurs, on a arrêté de nous vendre des offres cuivre
19:18depuis fin janvier 2025.
19:20Ce n'est pas un cadeau à faire un client aujourd'hui
19:22de le mettre sur une offre cuivre.
19:24On ne vend que de la fibre ou des boxes 4G et 5G.
19:26Et on invite tous nos clients à passer, effectivement, à la fibre.
19:31Mais il reste beaucoup de clients, même d'autres opérateurs,
19:33dans les zones diverses et variées, qui sont encore sur le cuivre.
19:35Il faut les convaincre.
19:36Il faut être proche d'eux, leur expliquer davantage de la fibre,
19:39les rassurer, et donc avoir une densité de présence
19:42dans nos boutiques ou avec le réseau de la poste.
19:44C'est extrêmement important.
19:44J'ai une question aussi sur la clientèle entreprise.
19:46Parce qu'on entend dire, on lit que l'un des grands intérêts
19:49pour Bouygues Télécom de récupérer une partie des activités de SFR
19:53consisterait à se renforcer sur le marché des entreprises.
19:56Est-ce que c'est vrai ?
19:57Le marché d'entreprise est effectivement également important pour nous.
20:00On a une très belle croissance sur ce marché.
20:02Sur le mobile, on est bien installé.
20:03Vous êtes encore un petit peu derrière Orange et SFR sur ce marché.
20:05Sur la fibre, très clairement, nous sommes un challenger aujourd'hui
20:07sur la fibre entreprise et sur les services.
20:09On l'assume et justement, ça nous permet de progresser de belles manières
20:14grâce à cette dynamique et cette qualité qu'on a également sur la fibre
20:17dans le réseau et dans nos produits.
20:19Donc oui, pour nous, c'est un axe stratégique important, le B2B.
20:21On le complète déjà, année après année, dans la dimension fibre,
20:25dans la dimension service.
20:26Et dans le cadre du dossier SFR, bien sûr, on a une attention particulière
20:29à ce volet-là.
20:31Il n'y a pas le degré maturité sur le marché entreprise
20:33qu'il y a dans le domaine du mobile aujourd'hui,
20:35de l'internet grand public.
20:36Si, sur le marché connectivité B2B, c'est également un marché très mature,
20:41c'est-à-dire qu'il n'a plus de croissance.
20:42Par contre, le marché des services B2B est tombé à l'évolution.
20:45Les services B2B sont les services de type cyber, de type cloud,
20:49sur lesquels on est positionné aussi aujourd'hui.
20:51On a d'ailleurs des offres packagées sur le sujet
20:54pour les PME ou pour les grands groupes.
20:56Ça, c'est un domaine qui est en forte croissance.
20:57Un petit mot des nouveautés, parce que vous avez dit qu'on innove,
20:59et c'est vrai, pour le coup, les faits vous donnent raison.
21:02Vous avez lancé pas mal de nouveaux produits ces derniers mois.
21:04Je voyais notamment une nouvelle box 5G,
21:06nouveau modèle, plus complète, réellement complète,
21:09comme une box fibre normale.
21:12Ça concerne quel type de public, ça exactement ?
21:14Vous savez, la fibre est bien sûr le premier vecteur de technologie
21:18pour apporter la qualité à nos clients.
21:20Mais il y a encore des autres qui ne sont pas fibrés,
21:22où il y a des clients qui ne souhaitent pas finalement
21:24mettre la fibre dans leur appartement.
21:26C'est quand même un petit peu de travaux.
21:27Et donc, pour ces clients-là,
21:29on leur apporte l'équivalent en termes de service,
21:31donc de l'Internet très haut débit, de la télé et un répéteur,
21:33avec une technologie 5G.
21:35Donc, relié à notre réseau mobile 5G,
21:37qui a la capacité et la qualité pour faire ça,
21:40vous pouvez finalement avoir une box 5G,
21:42qui vous rend les mêmes services qu'une box fibre,
21:44mais qui est à base de technologie 5G.
21:46On laisse le choix aux clients.
21:47On a les deux technologies.
21:48C'est un petit marché, mais quand même, c'est un...
21:51Ça permet de couvrir tous les besoins clients.
21:53On est effectivement les premiers et les seuls
21:55à avoir fait cette offre aussi complète.
21:57Tout comme, on a également lancé une nouvelle catégorie de produits
22:00au début janvier.
22:01Donc, on invente des nouvelles catégories de produits
22:03dans des marchés matures.
22:04C'est l'extravier box.
22:05C'est la box de secours.
22:06Alors oui, j'ai vu ça.
22:08Ça correspond à quoi ?
22:09C'est scène de la vie quotidienne, ça aussi, pour beaucoup.
22:11Scène de la vie quotidienne.
22:12Vous avez la fibre chez vous.
22:13C'est très bien, mais parfois, la fibre, elle coupe.
22:15Parce que vous avez un chantier dans votre rue,
22:17un coup de pelleteuse mal en contre, vous avez coupé la fibre.
22:19On est tous passé par là.
22:20Ce n'est pas super supportable, on est d'accord,
22:21de ne pas avoir d'Internet chez soi pendant un jour ou même une heure.
22:24Et donc, on a inventé la box de secours.
22:27C'est-à-dire, c'est une box à base de technologies 5G
22:30qui, si vous avez une coupure fibre chez vous,
22:32vous allez pouvoir utiliser cette box pour continuer à avoir de l'Internet.
22:35Et elle s'adresse à nos clients, bien sûr,
22:36mais également aux clients des concurrents.
22:37Que vous soyez fibré chez nous ou chez un autre,
22:40vous pouvez acheter notre box de secours.
22:42Comme ça, à tout moment, si vous avez une coupure fibre,
22:44vous allez pouvoir continuer à faire de l'Internet
22:47parce que vous utiliserez notre connexion de secours en 5G.
22:49Voilà, exactement, c'est une des nouvelles nouveautés.
22:52Et puis, j'ai vu qu'on, sur la fibre,
22:54on communique sur des niveaux stratosphériques de débit,
22:56de besoin de connexion très élevée, 8 gigas aujourd'hui.
23:00On a besoin de 8 gigas, forcément.
23:01Est-ce que tout un chacun a besoin de 8 gigas chez nous ?
23:03Tout un chacun n'a pas besoin de 8 gigas,
23:05mais quand vous avez une famille avec beaucoup d'usages simultanés,
23:09c'est là que, effectivement, vous allez avoir besoin
23:13de plus de débit, parce qu'entre l'un qui regarde un film en streaming,
23:17l'autre qui joue, le troisième qui surfe,
23:19en fait, vous avez besoin de débit assez important.
23:21Et avec l'IA qui arrive également dans les foyers,
23:25beaucoup de flux vidéo complémentaires,
23:26donc, effectivement, on installe des infrastructures
23:28qui sont là pour des années.
23:31Avoir une infrastructure qui est en train d'évoluer
23:33vers le 8 gigas sur la fibre,
23:34c'est aussi pour, c'est pas pour les 3 mois à venir,
23:37c'est pour les 5-10 ans à venir,
23:38pour réellement servir au mieux l'ensemble des clients.
23:40Bon, donc, si on se résume, on est à la fin de cette interview,
23:42que le reste à 4 opérateurs, qu'on passe à 3,
23:44même si l'on passe à 3, il faudra quand même
23:46continuer à évoluer toujours.
23:47Voilà, qu'est-ce que vous nous réservez
23:48pour les prochaines années, finalement,
23:49chez vous et Télécom, les prochains grands défis ?
23:51Je ne vais pas vous donner des scoops,
23:53mais c'est toujours cette stratégie
23:54d'être l'opérateur au service des familles,
23:57d'être l'opérateur préféré des familles,
23:58de résoudre tous les problèmes de la famille
24:00sur la connectivité.
24:01C'est là que ce qu'on se donne.
24:02Le meilleur Internet chez soi et d'autres sujets,
24:04par exemple, pour vos enfants en bas âge,
24:06vous vous posez la question de quoi faire ?
24:08On a inventé des solutions, une Kids Watch,
24:10on continuera à inventer des solutions.
24:12C'est ça, vraiment, qui me préoccupe, notamment.
24:14Et puis, dans le B2B, continuer, effectivement,
24:15à être le challenger sur la partie fibre et services.
24:18Et donc, là, c'est pouvoir atteindre
24:20le plus d'entreprises possibles
24:21qui puissent se poser la question
24:22de changer de fournisseur.
24:24Il faut qu'elles se mettent à la fenêtre,
24:25comme on le dit, qu'elles puissent, effectivement,
24:27évaluer leurs solutions.
24:28Et on est là pour être dans ce cas-là.
24:29Et bien, voilà, vive l'innovation,
24:31quel que soit l'acteur.
24:32Merci beaucoup, Benoît Torlotin.
24:33Merci beaucoup d'être passé nous voir ce soir,
24:35le directeur général de Bouygues Télécom,
24:36avec nous sur BFM Business.
24:38Merci infiniment, à très vite.
24:39Merci, bonne soirée.
24:40Avec plaisir, 18h26.
24:42Frédéric Simotel nous a rejoint dans l'intervalle.
24:43Bonsoir, Frédéric.
24:44Bonsoir, Guillaume.
24:45Tech & Co dans 1h, 18h30,
24:47avec un invité exceptionnel.
24:49Alors, vous nous l'avez vendu,
24:50vous nous le vendez, écoutez bien,
24:51parce que les mots ont un sens, quand même,
24:52comme l'un des parrains
24:55de l'intelligence artificielle.
24:58Oui.
24:58Rien que ça.
24:59Oui, Joshua Benjio.
25:00C'est un nom qui est moins connu,
25:02qui sonne moins chez nous qu'un Yann Lequin,
25:04évidemment, ou même que d'autres chercheurs
25:07de l'époque il y a,
25:08mais c'est quand même l'un des plus grands chercheurs.
25:10Vous savez que c'est le chercheur le plus cité
25:12sur Internet et sur les réseaux sociaux,
25:14le chercheur le plus cité dans l'IA.
25:16Donc, c'est un franco-marocain
25:18qui est parti s'installer au Canada,
25:20qui est aujourd'hui prof à l'Université de Montréal,
25:23alors expert reconnu à travers le monde.
25:28son grand moment,
25:29l'un de ses grands moments,
25:30évidemment, c'est tous les travaux
25:32qu'il a menés autour du deep learning,
25:33de l'apprentissage profond,
25:35et il a obtenu le prix Turing en 2018.
25:38Le prix Turing, c'est l'équivalent
25:40du prix Nobel de l'informatique.
25:41Et il a co-partagé chacun de ses travaux
25:45avec Geoffrey Hinton,
25:46l'un des grands pontes de l'IA chez Google,
25:49et un certain Yann Lequin,
25:50et oui, que là, on connaît mieux.
25:51Et donc, voilà, c'est vraiment un expert de l'IA.
25:56Ce qui est intéressant,
25:57c'est qu'il vient nous parler,
25:58alors évidemment, de tout ce qui se passe en ce moment,
26:00mais il a ce regard de chercheur.
26:01C'est-à-dire, contrairement à Yann Lequin,
26:03si je reprends ces deux comparses
26:05du prix Turing 2018,
26:07Yann Lequin, il avait un pied chez Meta,
26:09bon, maintenant, il a un pied entrepreneur,
26:10et puis il avait un pied encore
26:11à l'Université de New York.
26:13Geoffrey Hinton, lui, était déjà
26:15dans les labos de recherche de Google.
26:16Lui, il a toujours vécu dans ce chercheur.
26:19Il a accompagné beaucoup d'étudiants,
26:22de doctorants qui ont monté leur start-up, etc.
26:24Donc, il connaît bien le monde de l'entreprise.
26:25Mais il a voulu toujours garder sa liberté
26:27dans ses recherches,
26:29et donc rester prof à l'université.
26:32Très intéressant,
26:33parce qu'il nous donne vraiment
26:34une approche de l'IA aujourd'hui,
26:36où il dit qu'il faut qu'on mette
26:39davantage d'honnêteté,
26:40davantage de confiance dans cette IA.
26:43Il se montre un peu inquiet aussi
26:44par rapport à tout ce qu'on entend aujourd'hui,
26:46en trouvant qu'avec toute la qualité
26:48des patrons aujourd'hui,
26:50des géants de l'IA,
26:52ils sont un peu trop le nez dans le guidon.
26:53Ils sont en train de...
26:54C'est la course à la puissance,
26:55la course à l'investissement,
26:57la course à ce qu'ils espèrent un jour,
26:58la rentabilité.
27:00Et peut-être que...
27:01Alors, évidemment,
27:01on ne va pas les stopper tout d'un coup,
27:02dire, attendez, on fait une pause.
27:04Mais peut-être qu'il leur faudrait
27:05un peu quelques piqûres de rappel
27:06pour leur dire,
27:07attention, vers quel monde on va ?
27:09Vers où entraîne-t-on cette IA ?
27:10Il l'utilise,
27:11il nous le dit lui-même.
27:12Moi aussi,
27:13j'utilise régulièrement l'IA.
27:14Je vois certaines hallucinations.
27:16Enfin voilà,
27:17il nous explique vraiment tout ça.
27:18C'est un moment passionnant.
27:2020h30, 21h,
27:21on a 35 minutes avec lui.
27:23Et voilà,
27:25c'est un moment rare
27:26avec ce genre de personnage.
27:27Donc, il faut en profiter.
27:29Tech & Co,
27:29donc à partir de 19h30,
27:31on a notre débrief.
27:32Et à 20h30,
27:33on a Yoshua Bengio.
27:35Oui, Yoshua Bengio,
27:36d'invité exceptionnelle de Tech & Co,
27:38l'un des parrains
27:39de l'intelligence artificielle.
27:40C'est Frédéric Simotel
27:41qui le dit lui-même.
27:42Alors, on ne va pas le contredire.
27:43Bien sûr,
27:43on écoutera ça religieusement ce soir.
27:45A tout à l'heure Frédéric.
27:46Merci beaucoup.
27:4718h29,
27:47nous on fait une petite pause.
27:49Et puis je vous le disais,
27:49beaucoup d'actu entreprises.
27:51Les malheurs de Stellantis,
27:52on attendait des chiffres catastrophiques
27:53ce matin.
27:54Ils l'ont été.
27:55On va en parler
27:55et puis on va continuer
27:56à parler plus largement
27:57de ce secteur auto
27:58en grande souffrance aujourd'hui.
28:00Enfin, d'une manière générale.
28:01A tout de suite.
28:02BFM Business et la Tribune présente
28:06le 18-19.
28:08Guillaume Paul.
28:11Allez, 18h32,
28:12on est ensemble jusqu'à 19h.
28:13Je vous ai dit,
28:14on voulait un petit peu parler auto ce soir
28:15parce qu'on voulait parler
28:17de l'état du marché automobile mondial.
28:19On voit beaucoup de choses
28:19pas vraiment rassurantes.
28:20Dernière illustration ce matin,
28:22bien sûr,
28:22ce sont les résultats annuels
28:23de Stellantis qui sont tombés.
28:25On s'attendait à des chiffres catastrophiques.
28:27On n'a pas été surpris.
28:28La preuve,
28:29le titre a fini malgré tout
28:30en hausse de 5%.
28:31Bah oui,
28:31le titre avait tellement baissé
28:32ces dernières semaines
28:33qu'on s'est un petit peu
28:33repositionné aujourd'hui.
28:35On va parler du Castellantis
28:36et du marché dans son ensemble
28:37avec nos invités.
28:39Jusqu'à 19h,
28:40on est avec Florian Amiroseni
28:42qui est avec nous.
28:42Bonsoir Florian.
28:43Merci pour votre invitation.
28:44Merci d'être avec nous.
28:45Bonsoir,
28:46directeur technologie Advantage
28:47au cabinet SIA.
28:49Bertrand Racoto
28:50qui est en visio avec nous
28:51depuis les Etats-Unis.
28:52On leur remercie.
28:52Bonsoir Bertrand.
28:53Merci beaucoup
28:54d'être avec nous
28:55directeur de Declare
28:56Karls-Lils.
28:57Et puis Mathieu Pechberti
28:58pour BFM Business
28:59qui est revenu.
29:00Rebonsoir.
29:00Rebonsoir Yann.
29:01Mathieu.
29:01Alors on va commencer
29:02par dire un petit mot
29:03du Castellantis
29:04parce qu'on est sur une perte net
29:05en 2025
29:06d'un peu plus de 22 milliards d'euros.
29:09Ce n'est pas une surprise.
29:10Le groupe nous avait annoncé
29:11récemment de grosses
29:12dépréciations d'actifs.
29:14Elle est confirmée
29:15à 24 milliards.
29:16Et du coup,
29:16ça fait cette perte net
29:18de 22 milliards d'euros
29:19un quasi record
29:19puisqu'à par Vivendi
29:21il y a une vingtaine d'années,
29:22personne n'avait annoncé
29:24de pertes aussi sèches.
29:25Qu'est-ce qui s'est passé
29:26Mathieu chez Stéphane ?
29:27Oui, alors la perte
29:27est évidemment massive
29:28et extrêmement impressionnante.
29:30On a vu des pertes
29:30très importantes chez EDF.
29:32Oui, Orange aussi.
29:33Bon, ça c'est pour les
29:34on va dire les mauvais records.
29:36Il y a des pertes
29:36à la fois qui sont dites
29:38comptables,
29:38c'est-à-dire financières,
29:40ce qu'on appelle
29:40des dépréciations d'actifs.
29:41C'est-à-dire que vous
29:42révisez à la baisse
29:44le prix, la valeur
29:45de vos actifs
29:46à votre bilan.
29:47Il y a quand même
29:47beaucoup de ça.
29:48Il y a aussi d'autres pertes,
29:49on en parlera peut-être
29:50après.
29:51Et sur l'essentiel
29:51de ces dépréciations d'actifs,
29:53il y a évidemment
29:54l'espèce de U-turn,
29:55j'ai envie de dire,
29:56qui est en train
29:56d'être opéré
29:57sur le marché électrique
29:58dans le monde,
29:59évidemment aux Etats-Unis
30:00mais aussi en Europe.
30:01Et puis il y a aussi,
30:02alors moi j'ai du mal
30:03à le lire dans les comptes,
30:04donc peut-être que
30:04nos deux autres invités
30:06pourront le détailler,
30:07mais une sorte
30:08de remise à niveau
30:10de la valeur
30:11des actifs de Stellantis
30:13post-fusion.
30:14Parce qu'il y avait eu
30:14en 2021,
30:17lors du rapprochement
30:18entre Fiat et Peugeot,
30:20l'origine de Stellantis,
30:21évidemment il y avait
30:22eu des valorisations
30:23qui avaient été
30:24mises en place,
30:25une valorisation
30:26assez élevée d'ailleurs
30:27notamment de Fiat,
30:28donc je pense qu'il y a eu
30:29aussi un mélange de cela
30:30et que le nouveau management
30:32de Stellantis,
30:33Antonio Filosa,
30:33a aussi voulu rééquilibrer
30:35un peu tout ça
30:35pour repartir
30:36entre guillemets de zéro,
30:37c'est un peu son plan com
30:38autour du Morissette.
30:40Donc voilà,
30:40il y a à la fois évidemment
30:41des arguments très tangibles
30:43qui sont le marché
30:45automobile mondial
30:46qui s'ouvre
30:47et puis aussi des éléments
30:48très financiers
30:49que j'ai un peu de mal à lire.
30:50C'est ça Florian,
30:51l'idée d'effectivement
30:52les ventes électriques
30:53beaucoup moins florissantes
30:55qu'on ne l'espérait
30:56chez Stellantis,
30:57c'est ça notamment
30:57qui a planté l'année 2025.
31:00Effectivement,
31:00mais du coup,
31:01ça a été sûrement
31:03et même effectivement
31:04dû à deux facteurs majeurs,
31:06c'est que sur le marché européen,
31:08le Stellantis a accusé
31:10un certain retard technologique.
31:12Cet engagement
31:13dans la transformation électrique
31:15est arrivé sous l'ère Tavares,
31:17alors que chez Renault,
31:19cette transformation
31:20avait eu lieu
31:20il y a bien plus de 10 ans,
31:22dans les années 2010,
31:23avec Carlos Ghosn.
31:24Et sur le marché américain,
31:25ils ont pâti aussi
31:26du fait de la fin
31:27des politiques publiques
31:28qui avaient été décidées
31:29par Biden,
31:29et qui ont été arrêtées
31:32par l'administration Trump.
31:33Oui, effectivement,
31:34ça a causé
31:35beaucoup de dégâts.
31:36Et pourtant,
31:37il faut rappeler quand même
31:37que Carlos Tavares
31:38avait voulu accélérer
31:39sur l'électrique
31:40en son temps,
31:41mais il pointait aussi
31:43le danger de cette marche
31:44vers l'électrique
31:44à toute vitesse finalement.
31:45C'est lui qui avait
31:46les propos les plus acerbes
31:47sur ce sujet à cette époque,
31:48on s'en souvient.
31:49Effectivement,
31:50et à l'époque,
31:52on voyait déjà Renault
31:53qui se lançait sur le sujet
31:55avec les premières Zoé.
31:57il n'y croyait pas forcément
31:58jusqu'à ce qu'il aille
32:00sur le choix
32:01du tout électrique.
32:02Et finalement,
32:04ce réglement
32:05marquait un petit peu
32:05la fin
32:06de cette ère
32:07du tout électrique
32:08chez Stellantis.
32:08C'est ça.
32:09Et la stratégie aussi,
32:10Carlos Ghosn,
32:11on s'en souvient,
32:11c'était la politique
32:13du volume,
32:14des ventes.
32:15Tavares a voulu faire
32:16l'inverse
32:17chez Stellantis,
32:18ça n'a pas marché,
32:19donc on va revenir
32:20à ce qui se faisait à l'époque,
32:21c'est-à-dire
32:21la politique du volume,
32:22des ventes,
32:23c'est ça maintenant
32:23qui va prévaloir
32:24de nouveau chez...
32:24C'est ça l'ironie de l'histoire
32:25quand même.
32:27Effectivement,
32:29ils recommencent
32:29l'histoire de Renault
32:30il y a 10 ans,
32:31c'est-à-dire qu'au final,
32:33ils vont vouloir
32:34augmenter les volumes
32:35de production
32:35pour venir réduire
32:36le coût de production
32:37finalement
32:38et vendre à moins coût
32:40et derrière,
32:42retrouver le chemin
32:43de la croissance.
32:44Il faut quand même
32:44relativiser sur le fait
32:46qu'aujourd'hui,
32:47Stellantis a des fondamentaux
32:48solides
32:49et que ce repli
32:51n'est pas un repli
32:51mais un repositionnement
32:52stratégique vers
32:53les moteurs
32:54qui plaient aux consommateurs
32:55européens et américains.
32:56Donc retour de l'essence
32:57et du diesel,
32:57là aussi ça coûte,
32:59ça pèse un petit peu
33:00parce qu'il faut relancer
33:00les ventes de moteurs
33:02diesel et essence.
33:03Exactement.
33:04Et on parlait justement
33:05de ces charges exceptionnelles
33:06tout à l'heure.
33:07Dans ces charges exceptionnelles,
33:08il y a aussi une partie
33:08qui est due au fait
33:11d'aller embaucher
33:11plus de mille ingénieurs.
33:12Voilà, donc dans ce repositionnement,
33:15il y a cette volonté
33:16du coup de repartir
33:17sur un axe lean
33:19comme l'avait fait
33:20un petit peu Renault
33:20à l'époque.
33:21Effectivement,
33:21comme le dit Florian,
33:22ils vont recruter
33:22beaucoup de monde
33:23en 2026-2027
33:25qui a l'idée en interne
33:25qu'on manquait un peu de talent
33:26et que c'est à l'origine
33:27aussi de certains lancements
33:28qui n'auraient pas été
33:29couronnés de succès
33:30contrairement à ce qu'on a fait.
33:31Oui, et puis peut-être
33:33que Stellantis revient
33:34à un monde un peu plus industriel
33:35là où Carlos Tavares,
33:37lui, était parti
33:37quand même depuis le début
33:39on va dire
33:40sur une pente
33:40très financière
33:42pousser le cours de bourse,
33:43réduction d'effectifs,
33:45réduction des coûts permanents.
33:47Cette expression
33:47que tout le monde connaît bien
33:48sur le psychopathe
33:49de la performance,
33:50on entendait bien,
33:51on savait bien,
33:52en tout cas en France,
33:53je ne sais pas comment c'était
33:54notamment aux Etats-Unis,
33:55mais qu'il y avait
33:56des réductions de coûts
33:58importantes
33:59qu'on était toujours
34:00un petit peu à l'os
34:00sur les aspects des effectifs.
34:01Donc ça a forcément joué
34:03à un moment donné.
34:04Bertrand Racoto,
34:04justement aux Etats-Unis,
34:06il y a beaucoup de marques
34:07évidemment et puis il faut rappeler
34:08que Stellantis
34:08fait une bonne partie
34:10de son chiffre d'affaires
34:11aux Etats-Unis.
34:11Comment est-ce qu'on regarde
34:12cette publication
34:14de résultats 2025 ?
34:17Alors la publication
34:17de résultats 2025
34:18était assez attendue,
34:19surtout quand on regarde
34:20un petit peu
34:21la gestion d'entreprise,
34:22voire même avant
34:23les deux groupes
34:24du côté FCA et PSA,
34:25il y avait assez peu
34:26d'investissements en R&D
34:27au moment où la fusion
34:32a été réalisée
34:32et la coupe dans les coûts
34:34voulue par l'ancien management
34:35a effectivement réduit
34:37énormément la R&D
34:38et également le renouvellement
34:39des produits.
34:40Donc on avait de moins en moins
34:41de nouveaux modèles
34:41en Amérique du Nord
34:42alors que l'Amérique du Nord
34:43a porté en fait
34:44le groupe Stellantis
34:45au niveau financier
34:46pendant plusieurs années
34:47et donc on s'est retrouvé
34:48avec peu de modèles
34:50neufs à présenter
34:51et donc peu de renouvellement,
34:53pas beaucoup de dépenses
34:54en R&D
34:55et une électrification
34:57un peu forcée.
34:58Donc ça a créé
34:59une certaine situation.
35:00on savait qu'un moment ou un autre
35:02le groupe paierait
35:03ces décisions-là.
35:04Apparemment, on estime
35:05que les ventes
35:06devraient quand même
35:06être portées cette année
35:07effectivement par la montée
35:08en puissance de nouveaux modèles.
35:10On parle notamment
35:11de pick-up thermique
35:12du côté des États-Unis.
35:13Est-ce que c'est un petit peu
35:14l'idée qui domine pour vous Bertrand ?
35:18Effectivement, les nouveaux produits
35:19type les pick-up
35:21également Jeep
35:22il y avait plusieurs trous
35:23dans la gamme Jeep
35:24parce qu'il n'y avait pas eu
35:25de remplacement.
35:26Ces remplacements sont en train d'arriver
35:27et donc ça devrait permettre
35:28de reprendre un peu plus de couleurs
35:29en termes de vente.
35:31Alors on n'est pas forcément
35:32avec une course absolument au volume
35:35mais au moins de reprendre
35:37les parts de marché
35:38où Stellantis était présent
35:40avant ses décisions
35:41de couper dans les nouveaux modèles
35:42de couper dans les lancements
35:43et de réduire la R&D
35:45ou de la réduire simplement
35:47plus à l'électrification.
35:49Et d'ailleurs,
35:49ce qui était assez surprenant
35:50c'était de voir
35:51qu'il n'y avait pas
35:52de diversification dans la stratégie.
35:54C'est-à-dire que c'était parti
35:55vers tout électrique
35:56et pas forcément
35:57il n'y avait pas de plan B
35:58ou pas d'alternative.
36:00Dans l'automobile,
36:00on a souvent des plans alternatifs
36:01parce qu'on sait que
36:02s'il y a des changements politiques
36:03ou des changements de marché
36:05par exemple,
36:06moins de demandes
36:06pour les véhicules électriques
36:07il faut pouvoir réagir
36:08et réagir rapidement.
36:10Stellantis n'était plus en mesure
36:11de pouvoir le faire.
36:12Il faut rappeler Mathieu
36:13la nature des termes
36:14de Tavares à l'époque
36:15qui est allé à fond
36:16dans l'électrique
36:17mais en dénonçant
36:18je ne sais pas
36:18qu'il parlait de darwinisme
36:19enfin c'était le seul
36:21à véritablement dire les choses
36:22telles qu'il pensait
36:23dans la profession.
36:25Oui mais vous le disiez tout à l'heure
36:25il n'y avait pas de contradiction
36:26mais oui il était
36:27de toute façon il était parti
36:28Il est allé mais il a dit
36:29vous verrez
36:29vous verrez quoi
36:30c'est ça ?
36:30Il était parti dans un
36:32lui ne pensait pas
36:33que la commission européenne
36:35ferait marche arrière
36:36alors qu'elle a commencé
36:37à le faire
36:38bon alors à moitié
36:38parce que ce n'est pas
36:39totalement terminé
36:40Sur les chances 2035
36:41on va en parler
36:41Oui voilà
36:42Sur les chances
36:42d'interdiction
36:43de vente des véhicules thermiques
36:45et lui dès 2022
36:46et alors absolument
36:48en tout cas en 2023
36:49et 2024
36:50avant qu'il se fasse évincé
36:51il était effectivement
36:52dans cette espèce
36:53de course à la taille
36:55sur l'argument de l'électrique
36:56en disant notamment
36:57qu'il fallait peut-être
36:59que ses lentilles
36:59se grossissent encore
37:00pour être plus gros
37:01pour amortir les coûts
37:03parce que l'électrique
37:03ça demandait énormément
37:05d'investissements
37:05et donc il n'y avait
37:06que la question de la taille
37:07il y avait aussi je pense
37:09côté peut-être
37:10un petit peu mégalo
37:11de Carlos Tavares
37:12qui voulait être
37:14le premier constructeur mondial
37:15peut-être
37:15enfin oui
37:16il y avait quand même
37:17une démission
37:18Il y avait aussi
37:19Carlos Ghosn à l'époque
37:19Oui oui
37:20mais il y avait aussi
37:21une dimension
37:21qui n'était pas forcément
37:22très rationnelle
37:23d'ailleurs il y a un moment donné
37:24où on se demandait
37:24où est-ce qu'il basculait
37:25parce que
37:27tous les autres constructeurs
37:28et pas seulement Renault
37:29mais disaient
37:29la réglementation en Europe
37:32ça va trop loin
37:33il faut arrêter
37:33et lui c'était le seul
37:34à dire
37:35moi je vais jouer le contre-courant
37:37et quand tous mes concurrents
37:39souffrent
37:39ou ont peur
37:41de tomber finalement
37:42moi je vais accélérer
37:43il avait même suggéré l'idée
37:45encore une fois
37:46de repartir dans des méga-fusions
37:48ça partait un petit peu
37:50dans tous les sens
37:51à l'époque
37:51on avait du mal à comprendre
37:52on comprend aujourd'hui
37:54qu'il était
37:54il était parti
37:56dans un autre jeu
37:56je pense
37:57est-ce qu'il faut
37:58qu'un peu en urgence
37:59Stellantis
37:59réfléchisse à une nouvelle stratégie
38:01produit
38:03pour vous Florian
38:04aujourd'hui
38:04effectivement
38:05si on rappelle un petit peu
38:07l'ADN du groupe Stellantis
38:08c'est un groupe transatlantique
38:10c'est 14 marques
38:1114 marques
38:11qui regroupe les marques
38:13Renault, Fiat et Chrysler
38:15c'est oui c'est 14 marques
38:16et donc aujourd'hui
38:17ce bateau Stellantis
38:19ce paquebot Stellantis
38:20je dirais
38:20c'est pas la même chose
38:22que de conduire
38:23celui de Renault
38:24absolument
38:24et donc quand Caravalos Tavares
38:27avait souhaité
38:28le tout électrique
38:29et qu'on savait
38:30que le poids du corps
38:30était aussi centré
38:31beaucoup aux Etats-Unis
38:32ils n'ont pas pu profiter
38:34justement
38:35de cet élan technologique
38:37qui se fait
38:38justement sur l'Europe
38:39sur le positionnement
38:41stratégique
38:41aujourd'hui
38:42de Stellantis
38:44ce que je pense
38:45de mon côté
38:46c'est que
38:46aujourd'hui
38:47l'électrique
38:48la bascule vers l'électrique
38:50se fait vraiment
38:50un petit pas
38:51bien sûr
38:51et que
38:52le marché
38:53aujourd'hui
38:54est à la fois saturé
38:55par un
38:56Cocorico
38:56pardon
38:57un français
38:57qui réussit plutôt bien
38:58mais aussi
38:59avec une concurrence
38:59chinoise
39:00qui est bien présente
39:01absolument
39:02et donc
39:03le repli
39:03en tout cas
39:04le positionnement
39:04se fera
39:05à mon sens
39:07sur le thermique
39:08ou l'hybride
39:08oui
39:09puisqu'on parle
39:10de cette électrification
39:12du parc auto
39:12qui se fait
39:14moins rapidement
39:15qu'on ne le pense
39:16Bertrand Racoto
39:16on est en train
39:17de s'épencher
39:18sur les malheurs
39:18de Stellantis
39:19mais il faut rappeler
39:19que chez vous
39:20on a vu de grands groupes
39:21comme Ford
39:21et General Motors
39:22annoncer aussi
39:23quand même
39:23ces dernières semaines
39:25de très très très
39:26grandes dépréciations
39:27d'actifs
39:27c'est pas propre
39:28à Stellantis
39:29Bertrand Racoto
39:30oui complètement
39:31c'est pas propre
39:32à Stellantis
39:32Ford a annoncé
39:3419 milliards
39:35de dépréciations
39:368 milliards
39:37du côté
39:37de General Motors
39:38tous les constructeurs
39:39ont profité
39:40d'un changement politique
39:41pour effectivement
39:42partir d'une copie
39:43plus propre
39:44et puis
39:45reprendre
39:46le marché
39:47là où
39:47il est réellement
39:49maintenant
39:50on a aussi
39:50des changements
39:51qui sont
39:52qui sont à plusieurs niveaux
39:53en Amérique du Nord
39:54parce que
39:54il y a un effet concurrentiel
39:56avec des constructeurs
39:57comme Hyundai
39:57ou Toyota
39:58qui vont poursuivre
39:59une forme d'électrification
40:00avec des hybridations
40:01plus ou moins lourdes
40:02et puis également
40:03on a 17 états
40:05plus la Californie
40:06qui appliquent
40:06des normes d'émission
40:07qui même s'il n'y a plus
40:08de crédit d'impôt
40:09vont devoir quand même
40:10avoir un certain niveau
40:11d'électrification
40:12dans les gammes
40:13pour les consommateurs
40:14donc
40:14c'est un marché
40:15qui est assez complexe
40:16dans lequel en fait
40:17les constructeurs avaient
40:18effectivement beaucoup
40:19investi dans l'électrique
40:20mais qui ne se sont pas
40:21non plus jetés
40:21à corps perdu dedans
40:22puisqu'il fallait garder
40:24une certaine diversité
40:25d'offres
40:26parce qu'on a
40:2750 états
40:28donc 50 marchés différents
40:29plus le Canada
40:30et le Mexique
40:30quand on parle un peu
40:31de marché
40:32qui se développe
40:33celui de l'électrique
40:34de manière assez inégale
40:35je voyais
40:35je parle sous votre contrôle
40:36Bertrand
40:36mais j'ai vu passer ce chiffre
40:37en gros on estime que
40:39les ventes d'électrique
40:40ça représente 8%
40:41des ventes
40:42en moyenne
40:43chaque année
40:43aux Etats-Unis
40:44est-ce que c'est un chiffre
40:45que vous avez également
40:46dans vos tuyaux
40:47alors oui
40:48c'est ce chiffre-là
40:49qu'on a depuis en fait
40:502024 et 2025
40:51on est autour de 7,5
40:52entre 7,5 et 8,5%
40:54il y a des Etats
40:55comme la Californie
40:56où on a une percée
40:57beaucoup plus forte
40:58des véhicules électriques
40:59bien sûr
40:59mais en moyenne
41:00sur l'ensemble du territoire
41:02on est à ce niveau
41:03inférieur à 9%
41:04du moins
41:05et qui va rester
41:06en fait à ce niveau-là
41:07certainement
41:07pendant quelques années
41:09ou qui va croître
41:10mais très doucement
41:11si on arrive
41:12à 15%
41:13d'ici la fin de la décennie
41:14ce sera un beau
41:15un beau résultat
41:17pour les véhicules
41:18purement électriques
41:19j'entends
41:19on est à 8% aux Etats-Unis
41:20de part des ventes
41:21d'électriques
41:22dans les ventes totales
41:23de véhicules
41:24en Europe
41:24on est aux alentours
41:25de 20% je crois
41:2620% des véhicules vendus
41:28sont des véhicules électriques
41:30quand on pense
41:31qu'en 2022
41:32Carlos Tavares disait
41:33en 2030
41:33100% de nos ventes
41:35en Europe
41:35seront électriques
41:38vous voyez
41:38on est aujourd'hui
41:38c'est quand même saisissant
41:40le contraste
41:41effectivement
41:41et finalement
41:43aujourd'hui
41:44l'appareil industriel
41:45qui est dans la seringue
41:48on ne va pas se mentir
41:49n'a pas réussi
41:50à tirer son épargne du jeu
41:51mais pour plusieurs raisons
41:53c'est que
41:54quand on parle d'électrique
41:55on parle des composants
41:56notamment de la batterie
41:57ce qu'il faut savoir
41:58c'est qu'aujourd'hui
41:59la production
42:00en tout cas
42:01la majeure partie
42:01de la production mondiale
42:02aujourd'hui
42:03est réalisée
42:03sur le territoire chinois
42:04et qu'on n'a pas
42:06forcément en Europe
42:07l'appareil
42:08qui nous permet
42:08de pouvoir
42:09passer à l'échelle
42:10on va dire
42:11cette production
42:13autre point aussi
42:14et on peut le voir
42:14ce qui a très bien fonctionné
42:15dans les pays scandinaves
42:16c'est qu'ils ont aussi
42:18une infrastructure de charge
42:19qui permet pas seulement
42:20de répondre à des usages
42:21de centre-ville
42:22ou d'air urbain
42:23mais d'aller remplir
42:25en fait
42:25des usages
42:26qui sont similaires
42:27à ceux du thermique
42:27et donc de pouvoir faire
42:28de grandes et longues distances
42:29c'est en fait notamment
42:30où le taux d'électrification
42:32du parc
42:32est absolument saisissant
42:33exactement
42:34on est à plus de 80%
42:36oui oui
42:36plus de 80%
42:37c'est absolument incroyable
42:37et donc aujourd'hui
42:39peut-être qu'il faudrait
42:40répliquer ces succès
42:41scandinaves
42:42du coup
42:43sur le reste du continent européen
42:44mais il y a pas mal
42:45de défis
42:46ou de cailloux dans la chaussure
42:48avec du coup
42:50un marché chinois
42:51mais surtout des chinois
42:52qui commencent à arriver
42:52en force
42:53sur le sujet
42:53quand on est constructeur
42:56occidental
42:56qu'est-ce qu'on fait
42:57aujourd'hui
42:57on fait comme Stellantis
42:58on se remet
42:59à produire
43:01et à commercialiser
43:02du thermique
43:03du diesel
43:03qu'est-ce qu'on fait Mathieu ?
43:04en tout cas
43:05on lève le pied
43:05sur l'électrique
43:06clairement
43:06alors qu'on lève le pied
43:07c'est une chose
43:07mais est-ce qu'on recommence
43:08en parallèle à
43:10le cas Stellantis
43:11je crois
43:11est assez spécifique
43:13le cas Stellantis
43:13est assez spécifique
43:15Renault ne ressort pas
43:16d'ancien modèle thermique
43:18ils ont confirmé ça
43:19ils continuent d'en faire
43:22mais Stellantis
43:24encore une fois
43:25il est allé très loin
43:25et donc revient
43:27on va dire
43:27au niveau auquel
43:28ses concurrents soient
43:29aujourd'hui
43:30il y a quand même
43:31deux jambes
43:32sur lesquelles
43:32Stellantis s'est allé
43:33plus loin que les autres
43:34alors qu'à sa tête
43:35il y avait un certain
43:36Carlos Tavares
43:36qui disait
43:37c'est une erreur monumentale
43:38c'est ça qu'on a du mal
43:40à comprendre
43:40oui mais les réglementations
43:41avaient été votées
43:44Carlos Tavares
43:44c'était
43:46dans un état d'esprit
43:47en disant
43:47ce que la commission européenne
43:49a voté
43:49donc la réglementation
43:50d'interdiction de vente
43:51des véhicules thermiques
43:52en 2035
43:53c'est une folie
43:54mais comme la règle est là
43:55et bien moi je suis avec les règles
43:56et donc il a dit
43:57on y va
43:57on fonce
43:58on va faire du 100% électrique
44:01il s'était associé
44:01avec un constructeur chinois
44:03notamment
44:04qui est donc Feng
44:04oui oui
44:06bien après
44:07avec l'Hipmotor
44:08dont il souhaitait
44:10en tout cas l'objet
44:11du deal
44:12c'était d'importer en Europe
44:13les véhicules chinois
44:14donc il était parti
44:15dans une dimension
44:15où de toute façon
44:16il considérait que l'Europe
44:17était déjà fichue
44:19dans l'électrique
44:20et qu'il fallait miser
44:21sur les constructeurs chinois
44:22qui eux avaient pris
44:23une avance considérable
44:25et puis au moment
44:25où il y avait ce discours
44:27ses concurrents
44:28notamment Renault
44:29il n'y a pas que Renault
44:29mais évidemment
44:30les constructeurs allemands
44:31on commençait à dire
44:32on va faire des pieds de grue
44:34devant la commission européenne
44:36pour les forcer
44:37à faire marche arrière
44:38lui il n'y a pas cru
44:39il n'a pas voulu
44:39s'associer
44:41à ce lobbying
44:43en tout cas
44:43des constructeurs européens
44:45et c'est à ce moment-là
44:46qu'il a été évincé
44:48et d'ailleurs
44:49le nouveau patron
44:51de Stellantis
44:51Antonio Filosa
44:52avait salué
44:53le fait qu'il fallait
44:54revenir en arrière
44:54il y a eu des tribunes
44:56multiples et variées
44:57du président de Stellantis
44:58John Elkan
44:59avec Luca De Meo
45:00le patron de Renault
45:00de l'époque
45:01pour dire
45:01il faut arrêter
45:02il faut arrêter
45:02donc la commission européenne
45:04a freiné
45:04donc ce que je veux dire
45:05par là
45:05c'est que Stellantis
45:06a été beaucoup plus loin
45:07et donc revient
45:08on va dire à un niveau
45:09où tout le monde
45:10est en ce moment
45:11mais ce qui est clair
45:12c'est que Renault
45:13a aussi donné
45:14un coup de frein
45:14très important
45:15dans l'électrique
45:15là on parle beaucoup
45:16de Stellantis
45:17parce que les pertes
45:17sont absolument colossales
45:18Renault a quand même
45:19sorti 8 milliards
45:20de pertes au mois de juillet
45:21des dépréciations
45:22d'actifs aussi
45:23qui sont moindres
45:24parce que Renault
45:25est plus petit
45:25que Stellantis
45:26c'était là aussi
45:27après le départ
45:28de Luca Demeo
45:29donc tous les patrons
45:30qui arrivent aux manettes
45:31ils prennent le bilan
45:32ils regardent
45:33ils passent tout
45:33à la paille de fer
45:34pour repartir
45:35sur des bases
45:35qui leur seront
45:36plus favorables
45:37Florian Amirossini
45:37est-ce que Bruxelles
45:38a tant freiné que ça
45:39parce qu'on disait
45:39l'objectif
45:40il y a encore quelques semaines
45:41c'était 2035
45:42100% des ventes
45:43de véhicules neufs
45:44seront des véhicules électriques
45:47en tout cas plus de thermiques
45:49là on est passé
45:49de 100 à 90%
45:50est-ce qu'on a vraiment
45:51freiné pour vous
45:52ou alors est-ce que
45:53c'est un ajustement
45:54et puis 2035
45:54c'est loin après
45:55je pense que c'est
45:56que le début
45:57je pense que c'était
45:59surtout dû à un coup de poing
46:01sur la table
46:01du chancelier allemand
46:02qui lui je pense
46:04a plus à perdre
46:05simplement en Allemagne
46:07et on le voit déjà
46:08beaucoup de replis
46:09sur le marché
46:10le marché chinois
46:10et qui pour moi
46:14vient donner un signal
46:15assez fort
46:15c'est-à-dire que
46:16tous les constructeurs
46:17sont dans la seringue
46:18mais aujourd'hui
46:19entre aujourd'hui
46:20et ce cap
46:21qui est assez clair
46:22au final
46:23il y a pas mal
46:24de défis
46:24à relever
46:25qui sont énormes
46:26et qui je pense
46:26demanderont beaucoup plus de temps
46:27Qu'est-ce que vous en pensez Bertrand
46:28Bertrand Racoto
46:29vous suivez quand même
46:30j'imagine
46:30depuis les Etats-Unis
46:31le cas de l'Europe
46:32est-ce que vous dites aujourd'hui
46:33Bruxelles ira forcément
46:35encore vers de nouvelles concessions
46:36parce que même
46:3790% de véhicules électriques
46:39à 2035
46:40même ça c'est intenable
46:41qu'est-ce que vous en pensez vous ?
46:43C'est effectivement
46:44très compliqué
46:45de pouvoir tenir
46:45les échéances politiques
46:47pour des raisons
46:49technologiques
46:49mais aussi pour des raisons
46:50de chaîne de valeur
46:51Florian je pense
46:51l'a très bien noté
46:53il n'y a pas de chaîne de valeur
46:54en Europe
46:54pour pouvoir faire
46:55des véhicules électriques
46:55en volume
46:56et au coût nécessaire
46:58donc on a forcément
46:59en fait un besoin
47:01de pouvoir réévaluer
47:02et réajuster
47:02la réglementation
47:04par rapport à ce que
47:04l'industrie est capable
47:05de faire
47:06et puis également
47:08du point de vue industriel
47:09quand on regarde
47:10le cas Stellantis
47:10et le cas Renault
47:11vous en parlait
47:11il y a un instant
47:13on a deux constructeurs
47:14qui n'ont pas beaucoup
47:15investi en R&D
47:17particulièrement
47:17dans une diversification
47:18technologique
47:19donc Renault
47:20n'a plus tellement
47:21de moteur thermique
47:22et Stellantis
47:23a 1000 freins dessus
47:24pendant plusieurs années
47:24donc on se retrouve
47:26avec des constructeurs
47:26qui ont plutôt penché
47:28du côté électrique
47:29alors qu'on savait
47:30dès 2018
47:31quand on a parlé du BAN
47:32qu'il y avait déjà
47:33dans les textes
47:33des révisions
47:34qui étaient prévues
47:35à l'époque pour 2024
47:36et qui ont été repoussées
47:37à fin 2025
47:37donc on savait
47:38qu'il y aurait des relectures
47:39qu'il y aurait des ajustements
47:41et on savait
47:42que c'était plus
47:43dans la communication
47:44que dans la réalité industrielle
47:46de pouvoir réaliser
47:46ce qui était choisi
47:48On a des constructeurs
47:49on le disait
47:50dans les spectatives
47:51il nous reste 4,5 minutes
47:52j'ai une question
47:52à vous poser
47:53l'avenir des constructeurs automobiles
47:54alors vous allez peut-être
47:55me dire qu'on est
47:56à ce point perplexe
47:57qu'on ne sait pas
47:57où on va
47:58et on sait effectivement
47:59qu'il y a beaucoup d'inconnus
48:00mais c'est quoi l'avenir
48:02de ce secteur
48:02composé d'acteurs
48:03qui se posent
48:04beaucoup de questions
48:05est-ce que c'est
48:06de nouvelles consolidations
48:07pour être plus forts
48:08ou alors ce sont
48:09des constructeurs
48:09qui vont diversifier
48:10un petit peu leur activité
48:12peut-être investir
48:13sur d'autres créneaux
48:14que l'automobile
48:15tout simplement
48:15comment est-ce que
48:16vous voyez l'avenir
48:16vous Florian ?
48:17C'est vrai qu'il y a
48:18de nouveaux revenus stream
48:22notamment celle
48:23du logiciel embarqué
48:24celle de l'expérience client
48:27mais moi ce que je vois
48:28sur l'avenir
48:30c'est qu'il va falloir
48:30retrouver de la compétitivité
48:31ça passera par l'innovation
48:34et puis il y a
48:35un premier exemple
48:35qui le cite un petit peu
48:37c'est que
48:38malgré le fait
48:39que Renault
48:39n'ait pas aussi pris
48:40ce virage
48:42aussi rapidement
48:43aujourd'hui
48:43sa plateforme technologique
48:44en tout cas
48:45permet à Ford
48:46de venir produire
48:47des véhicules électriques
48:48en France
48:48donc ça c'est un premier palier
48:51voilà
48:51et donc dans la suite
48:52ce sera continuer
48:53déjà à travailler
48:54sur ces structures
48:56ou ces appareils
48:57industriels communs
48:58et dans un deuxième temps
49:00d'essayer d'aller chercher
49:00aujourd'hui
49:02le fait d'aller réduire
49:04ce coût
49:04du véhicule électrique
49:05c'est vraiment ce sujet
49:06en fait du coup
49:07qui empêche
49:08en fait
49:08qui vous coupe
49:09d'une grande partie
49:10des consommateurs
49:12et notamment le prix
49:12de la batterie
49:12parce que la batterie
49:13c'est 40%
49:13de la valeur ajoutée
49:14le prix de la batterie
49:15exactement
49:15le prix de la batterie
49:17l'inflation aussi
49:18de l'ensemble des matériaux
49:20et puis
49:21on ne joue pas
49:22sur les mêmes tableaux
49:23c'est à dire qu'en France
49:24le coût de la production
49:25est beaucoup plus forte
49:27dû au brut
49:27et au super brut
49:28qu'on peut avoir
49:29qu'il n'est en Chine
49:30ou en Allemagne
49:31absolument
49:32donc pour vous
49:33ce n'est pas prélu
49:33tout ça
49:34de nouveaux rapprochements
49:35fusion-acquisition
49:36entre acteurs
49:37ou vous dites
49:37c'est quelque chose
49:38qui peut être envisagé
49:39au cas par cas
49:40en tout cas
49:40Ford a choisi Renault
49:42en Europe
49:43et ce qu'il faudra voir
49:44c'est que
49:45ça dépendra
49:46beaucoup des stratégies
49:47de chacun des constructeurs
49:48Mathieu
49:49le modèle
49:49l'avenir
49:50je crois que c'est
49:51effectivement
49:51cette grande vague
49:52de consolidation
49:53elle ne va pas se faire
49:54comme vous le dites
49:55ce n'est pas forcément
49:55la panacée
49:56mais je pose la question
49:56bien sûr
49:57mais le grand mécano
49:59à la Stellantis
50:00qui a été une fusion
50:01ça montre ses limites
50:02pour vous ?
50:02ça montre ses limites
50:03dans l'automobile
50:04tous les dirigeants
50:06de l'automobile
50:07le disent
50:07c'est rare que ça marche
50:09Renault-Nissan
50:10ça n'a évidemment
50:11jamais été au bout
50:11il y a eu d'autres exemples
50:12et quand bien même
50:14ils ont pensé
50:14c'est là-dessus
50:15que ça a explosé
50:17Stellantis
50:17on voit qu'aujourd'hui
50:19c'est quand même compliqué
50:20il n'y a pas de synergie
50:20entre Chrysler Jeep
50:22et Fiat Peugeot Citroën
50:24pour schématiser
50:25en revanche
50:26ce que vous venez de dire
50:27sur le Renault-Ford
50:28ça c'est quand même
50:29quelque chose d'intéressant
50:30on discute avec les dirigeants
50:31de Renault
50:32ils disent bien
50:32c'est un partenariat
50:34une alliance
50:34complètement industrielle
50:36ils avaient envisagé
50:37de le faire
50:37dans les utilitaires
50:38avec Daimler
50:38il y a quelques années
50:40ça n'est pas abouti
50:41là vous avez vu
50:42qu'ils ont fait
50:42une opération
50:45concernant leurs utilitaires
50:46100% électriques
50:47donc est-ce que là-dedans
50:48aussi ils ne vont pas
50:49chercher à faire une alliance
50:49avec un autre constructeur
50:51européen
50:52donc il va y avoir
50:52un peu comme dans le monde
50:53de la distribution
50:54ils ont tous
50:55des centrales d'achat
50:57on garde les marques
50:58on fait des centrales
50:59d'achat communes
51:00entre guillemets
51:01par plateforme
51:02ou par véhicule
51:02ça ne va pas se disséminer
51:04moi la vraie question
51:05qui existe
51:07je pense
51:07et non je n'ai évidemment
51:08pas la réponse
51:08c'est est-ce qu'un constructeur
51:10européen
51:10va céder
51:12entre guillemets
51:12aux sirènes des chinois
51:13et donc est-ce qu'il y a
51:14un constructeur européen
51:15qui à un moment donné
51:16dira
51:16moi stop j'abandonne
51:18je me marie
51:18avec un constructeur chinois
51:19ça on sent bien
51:20que ça peut vraiment arriver
51:23et que tout se résiste
51:25mais qu'à un moment donné
51:26voilà
51:26qui encore une fois
51:27qui va céder à cela
51:28ou alors
51:29qui va accepter
51:30comme le schéma
51:31de Carlos Tavares
51:32pardon je termine là-dessus
51:33c'était de dire
51:34je ne me vends pas un chinois
51:35mais je fais un deal
51:36avec des chinois
51:36et j'importe des véhicules chinois
51:38et on voit bien
51:39que les véhicules chinois
51:40non seulement sont en Europe
51:41ils marchent bien
51:42ils sont une technologie top
51:44regardez Renault
51:46va en Chine
51:47avec ses ingénieurs
51:48pour apprendre d'eux
51:49donc de toute façon
51:50là encore
51:51la déferlante chinoise
51:52elle est là
51:52est-ce que ça sera
51:53par un rachat
51:54peut-être
51:55mais en tout cas
51:55les véhicules sont déjà en Europe
51:56ils sont plus abordables
51:57et par ailleurs
51:58non éligibles au bonus écologique
52:00en France
52:00aussi explique cela
52:01Bertrand Raconteau
52:02je vous pose la même question
52:03finalement
52:03l'avenir
52:04l'avenir des grands constructeurs
52:05ça passe par quoi ?
52:06des fusions ?
52:07de la diversification ?
52:08par quoi pour vous ?
52:09je pense que c'est d'abord
52:11je pense que c'est d'abord
52:11de la diversification
52:11mais c'est aussi
52:13plus qu'un problème industriel
52:14c'est aussi un problème politique
52:15donc il faut aussi
52:16voir quelles vont être
52:17les résolutions politiques
52:18pour permettre à l'industrie
52:19de pouvoir reprendre des forces
52:21dans les différentes régions
52:23l'automobile est résiliente
52:24elle a déjà connu des crises
52:25elle a connu des transformations
52:26assez profondes
52:27ça fait 120 ans
52:27voire plus qu'elle est là
52:29également
52:30quand on regarde
52:30les constructeurs chinois
52:31alors ils ont des très bons produits
52:32ils savent très bien répondre
52:33à un certain nombre
52:35de demandes des consommateurs
52:36mais aucun d'entre eux
52:37aujourd'hui ne produit
52:39avec des profits
52:40et en plus
52:41ils produisent
52:41avec des factures
52:43qui sont réduites
52:43par rapport à leurs énergies
52:44ou les achats de matériaux
52:46donc réduire les coûts
52:47sur l'électrique
52:47même les chinois aujourd'hui
52:48essaient de comprendre
52:49comment est-ce qu'ils peuvent faire
52:50donc c'est assez compliqué
52:52c'est pour ça
52:52qu'on aura certainement plus
52:53un besoin de diversification
52:55alors je ne parle pas
52:56de diversification
52:57en dehors de l'automobile
52:58mais plutôt
52:58dans les produits eux-mêmes
53:00et puis répondre
53:02à des changements politiques
53:05qui doivent plus s'adapter
53:06aux besoins de mobilité
53:07aux capacités
53:08et compétences industrielles
53:12pour pouvoir
53:13pour pouvoir en fait
53:14approcher un marché
53:15qui va pouvoir reprendre
53:17parce qu'en Europe
53:17on ne reprend pas
53:18les volumes d'avant-crise
53:19et chaque crise redémarre
53:21à un niveau inférieur
53:21et c'est là
53:22le plus gros problème
53:23pour l'Europe
53:23qu'on ne connaît pas
53:24ni en Chine
53:24ni en Amérique du Nord
53:25où on a des volumes
53:26qui retrouvent les volumes
53:28d'avant-crise
53:28voire même en Chine
53:29on devrait avoir
53:29une année record
53:30et voilà pour les constructeurs
53:32automobiles
53:32obligés de se réinventer
53:33aujourd'hui
53:34voilà c'est terminé
53:35pour ce débat
53:36pour ce focus
53:36sur le marché auto
53:37merci messieurs
53:38d'avoir été avec nous ce soir
53:38Florian Amirosseni
53:39merci Florian
53:41directeur technologie
53:42Advantage
53:42chez SIA
53:43Bertrand Racoto
53:44depuis les Etats-Unis
53:45directeur de Decker Cars Lille
53:47et puis Mathieu Pêche-Berti
53:48merci beaucoup Mathieu
53:5018h57
53:50c'est terminé
53:51pour ce soir
53:52Erwan Maurice
53:53arrive dans un instant
53:54le 19h écho
53:55très bonne soirée
53:55sur BFM Business
53:58le 18-19
54:00sur BFM Business
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