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  • il y a 14 heures
Permis de conduire éliminé, formation en langues limitées et reste à charge relevé pour les travailleurs… Les restrictions budgétaires 2026 font mal au CPF. Au point d’achever un dispositif populaire mais qui coûte trop cher aux finances publiques ?

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Transcription
00:03Générique
00:12Le débat d'actu pour parler de formation.
00:14Alors la formation ça vous concerne tous, vous êtes des millions de salariés,
00:18je dis bien de salariés qui avaient un compte CPF,
00:21et souvent on regarde son compte et on se dit tiens j'ai 6 000, j'ai 5 000,
00:24je vais pouvoir me former, ça c'était l'esprit Macron 2017,
00:26il avait mis plus de 17 milliards sur la table pour accompagner les collaborateurs,
00:31et il y avait ce CPF qui venait évidemment former.
00:33CPF remis en cause, pas totalement, on ne paye plus le permis de conduire avec le CPF,
00:39on plafonne le bilan de compétences, et c'est d'une certaine manière une remise en question de cette philosophie.
00:44On en parle avec mes invités, parce que la formation au moment où nous sommes est plus que jamais nécessaire.
00:50Emmanuel Barbara, ravi de vous accueillir, avocate en droit du travail,
00:54droit de la sécurité sociale au cabinet, au guise de Bousy,
00:58je ne voulais pas écorcher et dire une bêtise.
01:00Merci d'être là, Olivia Coppin, ravi de vous accueillir,
01:04vous êtes coach en management, les bons codes,
01:06et vous venez régulièrement sur notre plateau partager un certain nombre de sujets.
01:10D'abord sur ce sujet du CPF, commençons par le grain de beauté
01:14qui peut peut-être cacher quelque chose de plus grave en dessous,
01:16CPF permis de conduire, tout ça paraît anodin, ça fait des économies,
01:20quand on analyse bien le sujet, c'est quand même des jeunes
01:23qui se payaient le permis de conduire pour décrocher un job
01:26et qui vont devoir payer 1 500, 2 000, sans compter évidemment les entreprises d'auto-école
01:31qui sont vent debout parce qu'ils ont perdu une partie du business.
01:34Vous en pensez quoi, Olivia et Emmanuel ?
01:39Écoutez, peut-être que c'est plus un reciblage, une réorientation
01:43pour revenir un peu à l'esprit initial en fait, du projet qui était...
01:47Donc il y avait un effet d'aubaine quoi ?
01:48Oui, parce que l'idée c'était quoi ?
01:50Après, voilà, Maître en parlera peut-être encore mieux que moi,
01:52mais c'était l'idée, c'était de travailler son employabilité toute sa vie.
01:56Donc l'employabilité c'est quoi ?
01:57Est-ce que mes compétences répondent à l'économie, répondent au marché du travail ?
02:02Donc on est plus sur un investissement stratégique qu'une énième dépense sociale
02:07et en tout cas, comme les dérives qu'on a pu voir en tout cas ces quelques années,
02:10d'ailleurs le permis de conduire en est une bonne illustration,
02:14montrent un petit peu cette tendance, cette dérive.
02:17Donc j'entends dans ce que vous dites, et j'ai hâte d'entendre ce que va dire Emmanuel Barbara,
02:20vous dites finalement après tout, c'est un recentrage un peu stratégique
02:23pour éviter de payer du macramé, du permis de conduire, le saut en parachute,
02:27tout ce qui avait été dans les abus du CPF. Emmanuel ?
02:30Oui, alors c'est tellement dommage encore une fois de se trouver confronté aux dérives
02:34pour rétro-pédaler sur une intuition qui était excellente,
02:38non pas en 2017, pardon, mais en 2014.
02:402014, absolument, pour le CPF ?
02:41Absolument, parce que cette intuition selon laquelle cette époque, dans le fond,
02:45elle ne se caractérise plus par 37 ans et demi au même endroit, etc., etc.,
02:49à charge de l'employeur, 3, maintenant, voilà.
02:52Donc, eu égard au fractionnement des trajectoires professionnelles,
02:55le carburant du siècle, c'est la formation. Bravo, ça c'était l'intuition.
02:59Après ça coûte. Et non seulement ça coûte, mais en plus,
03:02ça passe l'épreuve, comment dirais-je, de l'usage humain, si je puis dire.
03:06Et donc, le permis de conduire est rien moins que, comme vous le dites à juste titre,
03:13en soit une dérive, parce que dans le fond, ce n'était pas conçu pour ça.
03:16Et quand je pense que c'est en, je crois que c'est en 24 qu'a fait l'apparition,
03:22le permis moto A2, c'est-à-dire au-dessus de 125 cm3, alors là, c'était le pompon,
03:27puisqu'ensemble, ces dépenses atteignaient 30% de l'ensemble.
03:31Ce que je veux dire, c'est que ça finissait,
03:34ou ça aurait fini par un contresens partagé,
03:37à la fois par la puissance publique qui cherche désespérément des économies,
03:40et d'autre part, par les bénéficiaires qui se trompent d'objectifs.
03:44Et je crois qu'il faut que tout ça se...
03:46Donc, il y a une vertu, quand même.
03:47Absolument.
03:48On est d'accord.
03:48C'est douloureux.
03:49Alors, les auto-écoles, on pleure avec elles, etc.
03:51Et même les personnes, et notamment les indépendants,
03:53qui ont aussi un CPF, et bon, tous ces gens...
03:57Oui, d'accord, mais ils y sont...
03:59Donc, c'est vrai que la mobilité, c'est essentiel,
04:01mais c'est essentiel après ou en même temps qu'autre chose.
04:05De toute façon, cet argent, il a été payé par les ménages.
04:08Il était, il a été moins, il va retourner chez les ménages.
04:11Il y a quand même dans les restrictions budgétaires sur les formations de langue,
04:15là aussi, il y a eu quand même des levées de boucliers,
04:16parce que, est-ce que vous mettez sur le même niveau,
04:18puisque j'entends votre discours en disant
04:20recentreront sur des formations stratégiques utiles pour l'entreprise ?
04:23Les langues, je m'autorise à penser,
04:25alors là, à l'instar du permis de conduire,
04:27que c'est quand même assez utile, quand même...
04:29Oui, non, avec l'IA.
04:31En fait, l'idée, c'est bien sûr que tout est...
04:33Vous allez me le casser, le CPF, sur ce plateau-là ?
04:34Quand on est dans une logique d'abondance, tout est utile.
04:37Quand on est dans une logique de restriction,
04:39c'est-à-dire qu'effectivement, les moyens ne sont plus les mêmes aujourd'hui,
04:41on est dans une logique de ciblage.
04:43Et c'est vrai que, comme vous le disiez,
04:46le ressenti était bon, l'intuition était bonne,
04:47de la formation, c'est le capital aujourd'hui du salarié.
04:51Maintenant, il y a cette logique aussi peut-être
04:53de faire un peu de pédagogie, de responsabiliser
04:55les bénéficiaires sur quelles compétences
04:58je dois vraiment acquérir
04:59pour être performant et employable
05:01sur le marché du travail.
05:02Peut-être que l'anglais ou l'espagnol,
05:04je ne sais pas si ça arrive en pôle position,
05:05on peut penser plus à comment prompter
05:07ou toutes les thématiques autour de l'IA
05:10qui sont peut-être davantage urgentes
05:12que les langues étrangères.
05:13Vous en pensez quoi ?
05:14Je pense tout à fait que c'est tout à fait urgent,
05:16comme s'agissant de savoir utiliser l'IA,
05:19mais il se trouve qu'au titre du répertoire spécifique,
05:26l'IA rejoint la bureautique
05:28et se trouve là aussi, j'allais dire,
05:32assujetti à un plafond de 1 500 euros,
05:36si bien qu'on a un peu troublé là,
05:39parce qu'autant le permis de conduire, je vois bien,
05:41mais quand on regarde les stats,
05:43on voit que tout ce qui tourne autour
05:45de ces certifications qui ne sont pas nécessairement
05:48estampillées d'un diplôme, etc.,
05:50sont très coûteuses et sont nombreuses,
05:54mais dans l'ensemble, quand même,
05:56se dire qu'on fait l'impasse sur la formation à l'IA,
05:59alors que franchement, c'est une exigence,
06:01mais ça va être rattrapé en fait.
06:03Il y a un deuxième tour,
06:04c'est que s'il s'agit de salariés dans une entreprise,
06:07il est clair que les entreprises font tout ce qu'elles peuvent aujourd'hui
06:09pour mettre à bord et à niveau leur personnel,
06:12et c'est elles qui vont co-financer,
06:14parce que dans le fond, on est passé d'une logique
06:15de l'individu qui est dans la maîtrise
06:17de son parcours professionnel,
06:19c'était la loi de 2018,
06:20à un co-financement avec quelqu'un,
06:22parce qu'on a dit quelqu'un,
06:23quelqu'un c'est essentiellement,
06:25vous parliez de salariés, de l'employeur,
06:26mais il peut y avoir d'autres quelqu'un,
06:28il y a l'État, France Travail,
06:31il y a les régions, il y a les opcos,
06:34donc voilà, c'est l'idée qu'on passe
06:35dans un co-financement sous-entendu
06:38que les personnes hélas ne sont pas suffisamment vues
06:40comme étant, et peut-être l'avons-nous démontré,
06:44suffisamment à la manœuvre ou responsables,
06:46pour prendre un terme à la mode,
06:47et si utile hélas,
06:49pour choisir ce qui serait adapté
06:52à ce dont a besoin la nation,
06:56à savoir des métiers en tension,
06:57et donc une adéquation davantage
06:59entre formation, alignement avec des jobs.
07:00– La loi, c'est la liberté de choisir
07:02son avenir professionnel, celle de 2018,
07:04je redis qu'en 2017, effectivement,
07:062014 CPF, 2017, Emmanuel Macron dit,
07:09peut-être d'ailleurs influencé par la Première Dame,
07:12qui est très engagée sur ces sujets
07:13de formation, d'engagement,
07:14je vais mettre des milliards d'euros sur la table
07:17pour que les Français puissent se former
07:19tout au long de leur carrière.
07:22Il s'est écoulé de mandats,
07:25je ne vous demande pas de prendre position
07:26sur la politique de Macron,
07:27encore que vous êtes absolument libre de le faire,
07:30mais j'ai le sentiment quand même
07:31que tout ça a fait pchit,
07:32qu'on a jeté des milliards
07:33et on se demande quand même là,
07:3612 ans après presque,
07:39à quoi ça a servi.
07:40Est-ce que vous êtes aussi négatif que moi
07:41ou vous dites que ça a quand même eu une vertu,
07:43on a maintenu les gens à niveau ?
07:45Comment vous regardez ce sujet ?
07:46– Le problème, c'est que c'est un problème de conception.
07:49L'idée est à mon sens…
07:50– Bonne.
07:51– Parfaitement, ah oui,
07:52elle est vraiment bonne
07:52et je pense même que l'individualisation des comptes,
07:55vous vous souvenez peut-être,
07:56au début de l'histoire,
07:57oui, mais on a fini par mettre sous forme de comptes individuels
08:02tout, le compte épargne-temps en 2004, en 2005,
08:05le compte individuel d'épargne salariale,
08:08donc on a l'idée qu'on a des droits,
08:10que l'individu t'aille un sac à dos,
08:12le sac à dos proverbial de François Hollande,
08:15et que l'individu se trimballe
08:17avec ses droits qu'il acquiert dans son sac à dos.
08:20Donc voilà l'idée,
08:20et donc la formation est essentielle
08:22au titre d'une individualisation.
08:23Donc l'idée est parfaite,
08:25le problème, c'est comme d'habitude,
08:26c'est l'adéquation des moyens avec l'idée,
08:30et peut-être est-on parti un peu tous azimuts,
08:33puisqu'on devait savoir, à mon sens,
08:35dès l'époque,
08:35qu'on n'avait pas assez de financement en fait,
08:38parce que dès le début,
08:39le truc, il pouvait ne pas marcher.
08:41– Dès le début, et rapidement,
08:42France Compétences se retrouve en déficit,
08:43quand on rentre un peu dans ce sujet
08:45et qu'on s'y intéresse.
08:46– Oui, mais il y a les abus aussi,
08:47les fraudes.
08:49– Vous en pensez quoi, Olivier ?
08:50Parce qu'on a une volonté philosophique,
08:52je dirais, qui était un vrai pilier de campagne
08:54d'un candidat qui devient président
08:56et qui dit la formation, c'est essentiel
08:58et que chaque salarié puisse s'en emparer.
09:00Et d'ailleurs, ce qui était nouveau,
09:01c'est qu'il puisse choisir lui-même
09:03sur un site,
09:05et d'offres, pour ne pas le citer,
09:06sa formation,
09:08mais en fait,
09:09usine à gaz administratif,
09:11complexité d'inscription,
09:11je n'ai pas précisé que depuis un an,
09:13il y a un reste à charge
09:14qui est imposé aux salariés.
09:16On va regarder d'ailleurs,
09:18ce qui est de 100 à 150 euros,
09:20ou 110 euros.
09:20Il y a quand même,
09:21ce qui est intéressant,
09:22Nicolas Juchat a préparé une animation
09:23sur le nombre de personnes
09:24qui ont été utilisées.
09:26Alors, c'est assez intéressant.
09:27Voilà, le chiffre s'affiche,
09:281,4 million.
09:29Il y en a eu 1,3 387.
09:32C'est intéressant
09:33parce que, contrairement aux apparences,
09:35il y a eu plus de consommation de CPF,
09:37contrairement à l'idée
09:38qu'on pensait qu'il n'était plus utilisé.
09:40Comment vous regardez
09:40cette espèce de philosophie
09:42qui atterrit
09:43et qui atterrit mal ?
09:47Oui, comme vous le disiez,
09:48cette idée de cette liberté
09:49de pouvoir se former
09:51tout au long de son parcours.
09:52Derrière l'idée de liberté,
09:53il y a la condition
09:54qu'il y ait une sécurité.
09:55L'objectif au départ,
09:57c'était de sécuriser
09:57son parcours professionnel.
09:59Donc, effectivement,
10:01se former sur certains sujets,
10:03oui, pour actualiser
10:04les compétences.
10:04Et là, je suis d'accord avec vous,
10:05c'est que, vraiment,
10:06il y avait cette intuition
10:07qui était juste avant
10:08parce qu'il y avait cette idée
10:09que les personnes ne restaient pas
10:11toute la vie,
10:12je suis le même employeur,
10:13il y avait cette idée
10:14de se former tout au long
10:15qui était très, très propre
10:16à la génération Y
10:17et encore plus à la génération Z.
10:18Et aujourd'hui,
10:19c'est encore plus juste
10:20puisque nous ne savons pas
10:21quels seront les métiers de demain.
10:22Donc, la formation est un outil.
10:24Vous ouvrez le sujet
10:24de la reconversion.
10:26Oui, mais la reconversion,
10:27encore une fois,
10:29je crois que ça a touché aussi
10:30tout ce qui est
10:31bélan de compétences.
10:32Oui, qui vont être plafonnés
10:33par ailleurs,
10:341 600.
10:34Et ça aussi, c'est intéressant
10:35parce que,
10:36est-ce que l'idée,
10:37c'est que je ne suis plus
10:39employable aujourd'hui,
10:40je veux travailler
10:41mon employabilité
10:42donc je vais sur des métiers
10:43d'avenir
10:44ou est-ce que j'ai besoin de sens ?
10:46Est-ce que, voyez,
10:46il y a aussi,
10:47et parfois,
10:48on est un peu limité aussi
10:49aux moyens qu'on peut mettre
10:50dans cet outil.
10:51La reconversion,
10:52c'est intéressant,
10:53on la plafonne,
10:53on change les modèles,
10:55c'est un petit peu hors formation
10:56mais le Transco disparaît
10:57au profit d'autres outils.
10:59Emmanuel Barbara,
10:59peut-être pourra nous éclairer
11:00avec d'autres outils.
11:02Il est tout neuf,
11:02donc je ne suis pas encore
11:03très très bon point
11:03mais le Transco,
11:04Transco, ça n'a pas marché.
11:06Oui, ça n'a pas marché.
11:07C'est assez complexe.
11:08Je voudrais vous soumettre
11:09cette phrase de Claire Kecha
11:11qui vient régulièrement
11:11sur notre plateau
11:12et qui dirige
11:12les acteurs de la compétence,
11:14c'est-à-dire tous les acteurs
11:14de la formation réunis
11:16dans une organisation
11:17pour ne pas dire un lobby
11:18pour se faire entendre
11:19et elle dit
11:19que le plafonnement
11:21incitera certains opérateurs
11:22à opter pour le low cost
11:24afin de capter la demande CPF
11:26au détriment de la qualité.
11:27Donc en fait,
11:28d'un effet positif
11:29qu'on évoque
11:29en début d'émission,
11:30on va se retrouver en fait
11:31avec des entreprises
11:31qui vont capter le CPF
11:33en ayant des formations
11:35de mauvaise qualité
11:36où on paiera mal
11:38les formateurs.
11:39En fait,
11:39on aura juste dépensé
11:40de l'argent de son CPF,
11:41point.
11:42Enfin non, non.
11:42Alors moi,
11:43je pense que c'est quand même
11:44déjà un peu le cas aussi.
11:45Enfin, c'est un marché
11:46où il y a un peu toutes les...
11:47Voilà,
11:48donc le bénéficiaire,
11:49il fait un peu son marché
11:50en fonction de ces manières.
11:51Ce qui arrive aussi souvent,
11:52c'est qu'on va se servir du CPF
11:53pour financer en partie
11:55une formation.
11:57Voilà,
11:57donc ça peut venir compléter
11:59en fait,
12:00mais de toute façon,
12:01quand vous regardez
12:02le marché des formations,
12:03les formations les plus premium
12:05ou les plus certifiantes
12:06ou qui vont vraiment
12:07jouer un game changer
12:08dans la carrière
12:10de quelqu'un,
12:11on est sur des formations
12:12plus longues
12:13et plus coûteuses.
12:13Mais le CPF
12:14va pouvoir peut-être participer.
12:16Mais c'est vrai
12:16que quand vous regardez
12:17les formations
12:17qui peuvent uniquement
12:18être financées par le CPF,
12:20ce n'est pas comme ça
12:21que vous allez apprendre
12:22ni l'anglais,
12:24ni un bilan de compétences
12:25que c'est cher.
12:25C'est terrible
12:26ce qu'on se raconte là.
12:26C'est-à-dire qu'en fait,
12:27globalement,
12:28l'esprit est formidable
12:29et on se dit collectivement
12:31que ce n'est pas parce
12:31qu'on va dépenser
12:323 000 euros
12:33pour une formation CPF
12:34qu'on va être,
12:34comme le dit Olivier,
12:35un game changer
12:36et qu'on va changer de boulot.
12:37Donc comment on fait ?
12:38C'est vos entreprises,
12:38c'est celles que vous rencontrez
12:39et qu'on va dire
12:40c'est vous qui devez former
12:41vos collaborateurs.
12:42Comment on fait ?
12:43Pardon,
12:43mais l'obligation
12:45de former tout au long
12:46de la vie
12:48figure dans le code du travail
12:49comme une obligation fondamentale.
12:51C'était un mot
12:53en 1971.
12:54Donc disons que ce n'est pas
12:55depuis la semaine dernière
12:56qu'il y a une obligation.
12:57Ils n'ont pas oublié
12:57le mot fondamental ?
12:58Alors le mot fondamental
12:59est une bonne question
13:00parce qu'elle s'est traduite
13:02pendant toutes ces années,
13:03disons le XXe siècle finissant
13:05que j'ai eu le bonheur
13:05de connaître de près
13:07par des grands plans
13:08de compétences,
13:09etc.
13:10Au bout du compte,
13:10il y avait aussi fort à dire
13:12tant dans la qualité
13:12des formations
13:13qu'à qui on formait,
13:14enfin à qui on proposait
13:15l'information.
13:15Sur tous les cadres,
13:16peu les ouvriers.
13:17Voilà,
13:17il y avait toute cette ancienne-là
13:19et il y avait aussi
13:19la qualité de la formation.
13:21Est-ce que c'était
13:23anglais advanced
13:24ou poterie plus ?
13:25Bon bref,
13:26c'était un peu,
13:28je veux dire,
13:28ce n'était pas beaucoup mieux
13:29en quelque sorte
13:30parce que là,
13:31dans le fond,
13:31ce qui se passe
13:32avec ces histoires
13:33à la fois de plafonnement
13:34et de participation aux frais
13:35qui passeraient à 150 euros,
13:37c'est que les gens
13:38ne sont quand même
13:38pas complètement idiots
13:39et quoi qu'on en dise,
13:41ils font davantage,
13:42et je l'ai observé
13:43de ce que disent
13:43en effet
13:45les boîtes de formation,
13:47c'est qu'ils font,
13:48avant ils faisaient
13:49des tests à pas cher
13:50pour voir si c'était bien
13:51ou pas
13:51et désormais
13:52ils font une étude hantée
13:54en termes de qualité,
13:55etc.
13:55Donc peut-être
13:56que ça peut aussi servir
13:57à faire émerger
13:59des propositions
13:59de formation
14:00plus adaptées,
14:01plus adéquates
14:01et de meilleure qualité.
14:02On ne sait jamais,
14:03c'est-à-dire que forcément
14:04vous mettez entre les mains
14:05de millions de personnes
14:09cette opération
14:10si bien qu'il y a
14:11des milliers
14:11de manières
14:12de la gérer.
14:13Avant de nous quitter,
14:14j'ai vu que France Travail,
14:15c'est une volonté
14:16de France Travail,
14:17demande aussi
14:17aux chercheurs d'emploi,
14:19demandeurs d'emploi
14:20d'utiliser leur CPF
14:22pour compléter,
14:23voire même payer
14:24une formation
14:24puisque chaque institution
14:25elle-même
14:26est contrainte budgétairement,
14:28c'est le cas
14:28de France Travail
14:28et c'est vrai
14:29pour les RH.
14:31Les RH ont possibilité
14:32juridiquement
14:33de pouvoir...
14:33Elles ne le font pas.
14:35Il y a 5% de CPF
14:36qui sont co-financés
14:38mais justement
14:38c'est peut-être
14:39un angle de nouvelle
14:40politique de négociation
14:41dans la fameuse GEPP
14:43que vous connaissez sans doute
14:43qui consiste à...
14:45La gestion des parcours
14:47professionnels,
14:48des parcours professionnels
14:49donc cette gestion prévisionnelle
14:50donc ça permettrait peut-être
14:52de...
14:52En fait,
14:53qu'est-ce que ça va faire
14:54cette opération ?
14:54Ça va remettre
14:55probablement l'employeur
14:57face à une obligation
14:59de davantage abondé.
15:00Et on ne l'a pas dit
15:01tous les trois
15:01mais c'est aussi souvent
15:02des négociations paritaires
15:04la formation
15:05c'est souvent des enjeux
15:06qui sont gérés
15:06par les syndicats patronaux
15:08et salariaux
15:08qui eux-mêmes
15:09se livrent une guerre
15:10sans merci
15:10avant de nous quitter
15:11je sais que vous faites
15:12de la formation Olivia
15:12donc on peut le dire
15:13sans faire de publicité
15:16moi qui connais bien ce sujet
15:17France Compétences
15:18refuse non seulement
15:19alors les formations IA
15:20on l'évoquait tout à l'heure
15:21qui sont un peu reléguées
15:22mais elles refusent aussi
15:23les formations soft skills
15:24considérant que ça serait
15:25des mouvements sectaires
15:26ésotériques
15:26avec des tam-tam
15:27et de la fumée
15:28alors qu'on sait très bien
15:29aujourd'hui
15:30que les sujets soft skills
15:31c'est des sujets
15:32autour de l'impact mental
15:34je n'ai pas amené mon tam-tam
15:35mais vous n'avez pas de tam-tam
15:37vous voyez ce que je veux dire
15:38je pense que c'est ce que
15:39vous disiez tout à l'heure
15:40c'est-à-dire qu'après
15:41il y a des formations stratégiques
15:43qui sont de toute façon
15:45apportées par l'entreprise
15:46elle-même
15:46c'est-à-dire que
15:48moi je vois par exemple
15:49en tant qu'organiste de formation
15:50les trois formations
15:51très demandées en ce moment
15:52vous avez tout ce qui est IA
15:54dans l'entreprise
15:54tout ce qui est conduite
15:55du changement
15:56parce que qui dit IA
15:57dit réorganisation
15:59transformation des organes graves
16:00etc.
16:00donc je fais beaucoup
16:02de formation sur ce sujet-là
16:03et les soft skills aussi
16:05sur tout ce qui est
16:06sur le management
16:08les compétences relationnelles
16:10les enjeux de stress
16:11quand aujourd'hui
16:12vous avez de la Gen Z
16:13qui en fait
16:15dicte les messages
16:17ou les mails
16:17à l'IA
16:19donc après c'est aussi
16:20garder ses compétences
16:21relationnelles
16:22interpersonnelles
16:23parce que le travail
16:24c'est quand même
16:24travailler ensemble
16:26donc on voit
16:27que ces compétences-là
16:28elles sont
16:29comme elles sont stratégiques
16:30par les entreprises
16:31l'entreprise
16:32de toute façon
16:32les finance
16:33je le répète
16:34l'entreprise finance
16:35mais quand l'entreprise
16:35veut se tourner
16:36vers du caliopi
16:37du financement
16:38opco
16:38voire la France Compétences
16:40la France Compétences
16:40ne reconnaît aucun RS
16:41sur ces sujets
16:43elle le refuse
16:44catégoriquement
16:44enfin on évoquait
16:45tout à l'heure
16:46donc c'est quand même
16:47une machinerie
16:48un peu rigide
16:48en fait le problème
16:49c'est qu'on n'a plus de sous
16:50donc on ne sait plus
16:50si c'est parce que c'est utile
16:52ou pas
16:52vous voyez ce que je veux dire
16:52c'est quand même
16:53on a le lapin
16:55devant les phares
16:56et qu'on doit essayer
17:00de ces faux frais
17:02et autant taper
17:03là où c'est le moins grave
17:04semble-t-il
17:05voilà l'approche
17:06et donc après
17:06on peut philosopher
17:07mais en vrai
17:08tout est important
17:08parce que de toute façon
17:09les entreprises
17:10le feront
17:10quoi qu'il arrive
17:12parce que c'est un levier
17:13vous l'avez dit
17:14et puis un levier aussi
17:15de
17:16et puis même
17:17d'attirer les talents
17:18aujourd'hui
17:18un jeune en entretien
17:19il va demander
17:20sur quoi il va être formé
17:21donc c'est quand même
17:23des sujets
17:23qui sont sur la table
17:24merci à vous deux
17:25de nous avoir éclairé
17:26sur un sujet
17:27qui paraît comme ça
17:28un peu
17:29vous en conviendrez
17:30d'ailleurs
17:30quand on se lance
17:31dans un sujet formation
17:32vous avez étudié
17:33pour préparer l'émission
17:34est-ce que vous avez vu
17:35la complexité du sujet
17:36quand même
17:36ah non mais c'est atroce
17:37et je pense que c'est fait exprès
17:38je crois aussi
17:39j'ai jamais vu un sujet
17:40c'est comme la retraite
17:41c'est incompréhensible
17:42exprès
17:42exprès
17:43je crois que c'est le sujet
17:44le plus complexe
17:45qu'un journaliste
17:45fait à traiter
17:46quand un journaliste
17:47vous dit je suis un expert
17:47en formation
17:48vous dites là
17:48il y a du niveau
17:50parce que c'est des usines
17:52à gaz extrêmement complexes
17:52et administratives
17:53merci Olivia Coppin
17:55on l'aura compris
17:55vous êtes chef d'entreprise
17:56vous êtes coach en management
17:58et vous êtes très occupé
18:00si je le comprends bien
18:01ces derniers temps
18:02merci à vous
18:02Emmanuel Barbara
18:03avocate en droit social
18:04spécialiste du travail
18:05chez Auguste
18:06et de Bousy
18:07je l'ai bien dit
18:08merci à vous
18:09merci de votre fidélité
18:10on se retrouve la semaine prochaine
18:11pour un nouveau débat d'actu
18:12merci à toute l'équipe
18:14qui m'accompagne
18:14Pierre Lou
18:15à la réalisation
18:17je remercie évidemment
18:18notre ami
18:19au son
18:20dont le nom m'échappe
18:22à l'instant
18:22et je remercie
18:23Nicolas Juchat
18:23évidemment
18:24qui m'accompagne
18:25dans cette belle émission
18:26Smart Job
18:27je vous dis à très très bientôt
18:28d'ici là
18:29portez-vous bien
18:29bye bye
18:30Sous-titrage Société Radio-Canada
18:34Sous-titrage Société Radio-Canada
18:36Sous-titrage Société Radio-Canada
18:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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