- il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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TVTranscription
00:00Les familles enquêteurs sont toujours en quête de la vérité concernant la mort du petit Émile dans la commune du Auvergne.
00:05La semaine dernière, on vous parlait de la saisie des vélos.
00:08Cette fois, c'est la famille qui adresse ses propres demandes via les avocats.
00:13Il suffit d'ailleurs d'écouter l'avocat de la grand-mère qui était invité de BFM TV.
00:18Nous avons observé que certains lieux n'avaient pas été visités ou que certains l'avaient été de façon que nous estimons incomplète
00:24ou en tout cas pouvant être ajouté.
00:27L'objectif, c'est d'arriver au constat selon lequel aucune porte ne sera restée fermée.
00:33Aucune option n'aura pas été suivie.
00:35C'est véritablement ce que nous appelons de nos voeux à travers ces différentes demandes.
00:39De quoi s'agit-il précisément ?
00:41Je parlais des vélos la semaine dernière.
00:42Pauline revena.
00:43Cette fois-ci, que veut la famille ?
00:45Quelles sont ses demandes ?
00:46La famille s'est rendue au Auvergne en novembre 2025.
00:49Elle a fait plusieurs observations.
00:50Elle a pris des photos, des notes.
00:52C'est le travail de cette contre-enquête, même s'il réfute le terme.
00:56Il y a une centaine de pages qui ont été posées sur le bureau des deux juges d'instruction.
00:59Qu'est-ce qu'ils demandent ?
01:00Ils demandent des prélèvements ADN de tous les habitants du Auvergne.
01:03Visiblement, tout le monde n'a pas été prélevé.
01:05Ils demandent l'utilisation du Bluestar sur certains endroits qui n'ont pas été jusqu'ici.
01:08Qu'est-ce que c'est le Bluestar ?
01:09Le Bluestar, c'est le produit bleu qui permet de détecter des traces de sang qui a déjà été utilisé dans d'autres dossiers criminels révélateurs de sang.
01:16Il a déjà été utilisé le Bluestar dans ce dossier deux fois.
01:19En vain, ça n'a rien donné.
01:20Mais là, ils demandent de l'utiliser sur des endroits qui ont été mal explorés ou pas explorés.
01:25Et puis, ils demandent de lever des contradictions entre certaines auditions.
01:29Maintenant qu'ils sont partie civile et qu'ils ont accès au dossier, ils ont relevé des paradoxes, des contradictions.
01:34Et ils essayent d'aller au bout de leur chemin pour montrer aussi qu'ils tentent de contribuer à ce chemin de vérité.
01:41Jacques Morel, bonsoir, vous êtes général de gendarmerie, je le rappelle, ancien patron de la section de recherche de Versailles.
01:47C'est curieux de voir la famille elle-même demander des investigations.
01:52Pourquoi ? Parce que ce sont des oublis, des ratés de la part des enquêteurs ?
01:57Alors d'un côté, on vous dit qu'on est particulièrement satisfait des investigations remarquables qui ont été faites par la section de recherche de Marseille,
02:05puisque c'est dans le discours au moins d'un des avocats.
02:09D'un autre côté, il n'y a plus que les enquêteurs qui font des investigations, mais il y a des juges d'instruction.
02:15Donc ça veut dire que la section de recherche de Marseille, qui est une unité qui est vraiment habituée aux affaires criminelles,
02:22derrière les juges d'instruction, dont c'est le métier, serait passée à côté d'investigation dans un mouchoir de poche.
02:28Parce que je vous rappelle que ça se passe dans un mouchoir de poche.
02:31Alors que des mois après, sur une affaire comme ça, on demande de faire de nouvelles investigations, ça me rend un peu sceptique.
02:38Bon, deuxièmement, j'en parlais tout à l'heure à votre conseil, l'avocat qui est invité aussi.
02:44Je suis aussi surpris de voir que bientôt tout le monde aura un avocat dans cette famille.
02:48Il y a un avocat de la grand-mère, un avocat du grand-père, un avocat des parents, un avocat maintenant de l'oncle.
02:54Pourquoi ça vous surprend ? Parce qu'en même temps, c'est cette famille qui est au cœur des investigations depuis le début.
02:58Et on rappelle qu'ils ont été placés en garde à vue pendant 48 heures, donc ils ont été assistés d'un avocat à ce moment-là.
03:02Oui, mais que maintenant, il n'y ait pas, si vous voulez, un porte-parole de l'ensemble de cette famille.
03:07Les intérêts devraient être communs, c'est-à-dire savoir si Émile est mort accidentellement,
03:12ou s'il est mort à la suite d'un geste criminel.
03:16C'est-à-dire que chaque grand-parent a un avocat différent.
03:18Oui, mais là, ils ont déposé ensemble, l'avocat de la grand-mère et l'avocat du grand-père, ils ont déposé ensemble.
03:23En revanche, ce qui est intéressant, c'est que les parents d'Émile, on ne les entend pas.
03:26Et l'avocat des parents d'Émile ne se joint pas à cette demande.
03:29Donc, effectivement, ce n'est pas si clair que ça.
03:32On peut imaginer que le révélateur puisse constater des choses, le fameux révélateur de traces de sang.
03:37Le Blue Star, si vous voulez, il peut fonctionner, mais ça dépend du support.
03:41Si ça a été sur un support, on va dire, spongieux, par exemple, ça peut réagir ou révéler.
03:51Mais là aussi, la scène potentielle est tellement petite, si vous voulez,
03:55qu'on peut supposer que tous les endroits où les enquêteurs avaient une suspicion, ça a été passé au Blue Star.
04:00Surtout, on ne connaît pas l'endroit précis, le lieu où cet enfant a trouvé la mort.
04:05C'est toujours la pièce manquante.
04:06On ne sait pas non plus où est-ce que le corps a été conservé pendant huit mois,
04:09puisqu'il a été démontré que la scène de découverte du crâne n'est pas le même endroit
04:12où ce corps a été entreposé pendant huit mois.
04:14Donc, il manque à minima deux pièces du puzzle.
04:17Alors, on peut passer le Blue Star où on veut, je ne sais pas si on trouvera.
04:19Maître Pinelli, qu'on vient d'entendre, a également évoqué la possibilité d'effectuer des prélèvements ADN
04:25sur tous les habitants du Auvergne.
04:27C'est assez rare.
04:29Ça commence, on en discutait avec Laurent Valdigué ce matin,
04:32c'est les Britanniques qui ont commencé en 1987 à faire ça
04:35et à faire parler l'ADN avec des prélèvements.
04:37Avec succès ?
04:38Oui, nous, en France, c'est le juge Van Ruinbeek dans l'affaire Dickinson,
04:43souvenez-vous, plan fougère.
04:45Il a demandé à tous les habitants du village de faire des prélèvements ADN.
04:48Il se trouve qu'en fait, le meurtrier présumé, on l'a retrouvé à l'autre bout du monde
04:51parce que c'était un routard du crime.
04:52Ce n'est pas toujours fructueux, ça peut permettre d'écarter un suspect.
04:57Et le faire deux ans et demi après ?
04:59Pourquoi pas ? Si on a des ADN de questions, si vous voulez, par exemple,
05:03sur les vêtements qui ont été retrouvés, pourquoi pas rentrer ?
05:07Non mais est-ce qu'on peut retrouver des choses ?
05:10Si on a un ADN, oui, mais la question, c'est est-ce qu'on a un ADN
05:14qui va nous permettre d'être confondu avec les prélèvements ADN des habitants ?
05:18M. Mourad Batik, on peut refuser, en étant habitant du Haut-Vernay,
05:23de se soumettre au test ADN ?
05:24Du point de vue légal, comment ça se passe ?
05:25Il y a deux possibilités.
05:26Soit vous êtes invité par la juridiction à vous présenter volontairement
05:31et dans ce cas-là, vous pouvez refuser.
05:34Mais immédiatement, la conséquence, c'est que vous allez être pointé du doigt,
05:38mis à l'index et on va commencer à se poser des questions.
05:41Et si, pour le coup, il y a des réquisitions qui sont faites en ce sens,
05:44on n'avait pas la possibilité d'y déroger.
05:47– Mais dans ces cas-là, c'est tout le monde, y compris les enfants, les adultes,
05:51c'est tous les habitants ou simplement ceux qui sont majeurs ?
05:53– Tous les gens qu'on juge nécessaire, il y a deux possibilités.
05:56– Il n'y a pas grand monde dans le hameau.
05:58– Il y a une vingtaine, une trentaine de personnes le jour de la disparition.
06:01Soit on leur propose à chacun des convocations individuelles
06:03et ça se passe au fil de l'eau.
06:04Soit on ouvre une salle des fêtes et on met tout le monde dedans
06:06et puis à la vue tout le monde.
06:08Soit il y a encore la possibilité du labo mobile de l'IRCGN qui viendrait
06:11et qui prélèverait tout le monde les uns après les autres.
06:14– Justement, on va voir comment on réagit au Verne, c'est Alexis Plouyette
06:16qui est sur place pour BFMTV.
06:18Cette perspective de test ADN, qu'en dit-on Alexis ?
06:23– Écoutez, on a perçu un léger malaise parce que,
06:27alors vous le disiez, ça ne concerne pas grand monde,
06:29ces 30 personnes l'été, beaucoup moins l'hiver.
06:31Et en tout cas, les quelques habitants qu'on a rencontrés,
06:34eh bien, ils étaient un petit peu étonnés.
06:36Une dame nous disait, mais moi je ne suis pas une criminelle,
06:37je n'ai rien à me reprocher, même si elle disait,
06:40toutes les personnes qu'on a rencontrées nous ont dit la même chose,
06:43si la justice l'exige, eh bien, on fera ces prélèvements ADN,
06:47si ça peut permettre de faire avancer l'enquête.
06:50Mais ce qu'ils disaient aussi, c'est qu'ils veulent savoir
06:52pour quelle raison finalement, c'est-à-dire qu'il y a une trace ADN,
06:55quelle trace ADN pour comparer ça avec les prélèvements ADN.
06:59Donc ils voulaient un petit peu plus d'explications,
07:01donc il y avait en santé un certain malaise et de l'étonnement.
07:04Et puis aussi, dans ces compléments d'enquête demandés par la famille,
07:08l'extension de la zone de recherche, là aussi,
07:11il y avait un peu d'étonnement du côté de la population
07:12qui se disait, comment est-il possible que les enquêteurs
07:16aient oublié, entre guillemets, des zones.
07:18C'est vrai qu'on parlait de cette colline de Villevieille,
07:21vous savez, c'est là où le crâne du petit Émile
07:23avait été retrouvé en mars 2024.
07:26Donc voilà, ça pose question en tout cas ici.
07:29Rappelons que 90 hectares ont été ratissés par les enquêteurs
07:33et par les 800 personnes qui avaient participé au battu
07:36juste après la disparition du petit Émile en juillet 2023.
07:40Alexis Plouyette avec Arnaud Delerre en direct du Haut-Vernay.
07:43Une question, parce qu'il n'y a aucune mise en examen dans cette affaire.
07:46Toujours pas.
07:46C'est rare dans un dossier ?
07:48Oui, c'est très rare.
07:49Avec les moyens qui ont été déployés,
07:51globalement, ce que les magistrats instructeurs répondent à ça,
07:54c'est que, pour l'instant, ils ne savent pas.
07:56Donc, ils ne peuvent pas mettre en examen,
07:58parce que pour mettre en examen,
07:58il faut qu'il y ait des indices graves et ou concordants.
08:01Donc, il faut quand même qu'il y ait un peu de matière.
08:02On ne peut pas mettre en examen n'importe qui.
08:04Et là, pour l'instant, il cale.
08:06Il n'y a rien de concret, de pragmatique, de cartésien
08:08qui permet aux magistrats instructeurs
08:10d'emporter un petit peu sa conviction
08:11sur des indices graves et ou concordants.
08:13Nous sommes avec Valentin Doyen,
08:15qui suit cette affaire depuis le début.
08:17L'affaire Émile.
08:19Bonsoir, Valentin.
08:20Vous avez cette impression ?
08:22Ça patine ?
08:22Ça patine du côté des enquêteurs ?
08:25Non, je ne suis pas certain que ça patine.
08:28Mais je pense que derrière la conviction aussi
08:31des partis civils, des grands-parents et de leurs avocats,
08:34c'est qu'il y a une énergie très importante,
08:35et on peut le comprendre,
08:36qui a été mise pour tenter de confondre
08:38un auteur au sein de la famille.
08:40Et là, les partis civils et leurs avocats
08:42ont peut-être l'impression
08:44que d'autres pistes n'ont pas été assez approfondies.
08:48Je ne suis pas certain que ça patine,
08:50puisque les enquêteurs restent mobilisés.
08:52Il y a encore une dizaine de militaires
08:54à la section de recherche de Marseille,
08:55qui travaillent quotidiennement sur cette affaire.
08:59Bien sûr, ils continuent à œuvrer dans la sphère familiale,
09:02mais je peux vous dire
09:03qu'ils continuent également à explorer d'autres pistes.
09:06Donc, pas certain que ça patine.
09:09En tout cas, j'ai la conviction
09:10que les juges d'instruction vont prêter attention
09:13à ce qui a été déposé par les avocats ces derniers jours.
09:16– Quelles sont les autres pistes possibles,
09:20autres que la piste familiale ?
09:22– Si on s'éloigne de la piste familiale,
09:26celle du rôdeur paraît un peu mise de côté.
09:29Non, il restera des investigations à mener
09:31au sein des habitants, les habitants du Haut-Vernay,
09:34mais également les habitants du Vernay,
09:36puisque à l'année, c'est 25 personnes qui vivent au Vernay,
09:41mais la population est multipliée par deux dans ce hameau.
09:45Et ça rejoint ce que demandent les partis civils
09:47quand ils parlent d'ADN.
09:49Ils ne nomment pas les personnes
09:51dont l'ADN doit être prélevé.
09:52En revanche, ils donnent quelques informations
09:55des personnes qui sont habituées du hameau l'été,
09:57des agriculteurs, des randonneurs,
10:00des gens qui ont des terres là-haut,
10:01des gens également qui peuvent pratiquer
10:02des activités de chasse,
10:04puisque l'endroit où Émile a été retrouvé,
10:06du moins une partie de son crâne
10:07et une partie de ses vêtements,
10:08c'est la colline de Villevieille,
10:10comme l'a dit Alexis Puyette.
10:11Et ce sont des endroits qui sont quand même
10:12peu accessibles pour des gens comme vous et moi,
10:14c'est-à-dire des gens qui ne sont pas du cru,
10:16qui ne sont pas du secteur.
10:18Donc non, les enquêteurs, naturellement,
10:21même s'ils n'ont pas fermé la piste familiale
10:23jusqu'à preuve du contraire,
10:24continuent bien sûr de travailler
10:26chez celles et ceux qui habitent au Vernet.
10:29Justement, Valentin, on le rappelait,
10:32le Auvernet, c'est un hameau,
10:35mais donc qui est imprégné par cette affaire
10:37100% du temps.
10:38On ne se sort pas de cette affaire d'Émile
10:40tant qu'on ne l'aura pas résolue ?
10:42On n'en parle pas, surtout.
10:44On n'en parle pas.
10:45Les habitants, lorsque j'y vais régulièrement,
10:48je discute avec eux de tout,
10:49de la pluie, du beau temps,
10:51des terres, de la sécheresse.
10:53Et il faut quand même arriver au bout
10:55de peut-être une demi-heure,
10:57une heure de discussion
10:57pour que le sujet arrive sur la table
11:00lorsque j'en parle.
11:02C'est quelque chose qui touche profondément
11:04les gens là-haut
11:05parce que beaucoup ont une conviction
11:07que la réponse est peut-être
11:09au sein de la famille.
11:10Oui, mais jusqu'à preuve du contraire,
11:12le doute est permis.
11:13Donc le doute est également permis
11:15chez 120 habitants à l'année
11:17qui se connaissent par cœur,
11:19qui se connaissent depuis des générations.
11:21J'en discutais encore il y a quelques minutes
11:22de cela avec le maire du Vernet,
11:24François Balic.
11:24Lui, il se dit que ce n'est pas possible
11:26parce qu'il est dans un territoire
11:27où il a vu grandir à peu près tout le monde.
11:30Il se dit que ce n'est pas possible
11:31que quelqu'un qui ait fait du mal à un enfant
11:32puisse être à l'intérieur
11:34de ses administrés.
11:35Pour autant, le doute est encore permis
11:37et la section de recherche
11:38doit aussi composer avec cet élément.
11:40Valentin, l'énigme, selon vous,
11:42elle est dans ce hameau.
11:43On est d'accord ?
11:44C'est un huis clos villageois.
11:46Familial ou extra-familial ?
11:48Exactement.
11:51On s'oriente vers quelque chose
11:53où il n'y a pas d'autre solution
11:54que la réponse au cœur de la famille.
11:57Ça, on l'aura compris.
11:58Ça fait partie des actes d'investigation
11:59qui ont été menés
12:00et les quatre personnes
12:01qui ont été mises en garde à vue
12:02pour l'instant
12:03sont membres de la même famille,
12:05celle d'Émile.
12:07En plus de cela,
12:08l'oncle et le grand-père
12:10de cet enfant
12:12font partie des derniers protagonistes,
12:15j'ai envie de dire,
12:15à avoir été au contact de l'enfant
12:17avec la tante et la grand-mère.
12:19Et puis, il y a ces deux témoins oculaires.
12:20Et à côté de ça,
12:22il n'y a rien.
12:23Il n'y a rien.
12:23Alors oui,
12:24il peut toujours exister la probabilité
12:25qu'une personne monte à ce moment-là
12:27et profite de la descente de l'enfant
12:29de la rue du Four
12:30pour peut-être commettre son méfait.
12:33Mais ça ne tient pas aux yeux des enquêteurs
12:35comme aux yeux des gens
12:35qui connaissent ce secteur.
12:37Le Haut-Vernay,
12:38ce n'est pas un cul-de-sac.
12:40Il y a très peu de personnes
12:40qui le fréquentent à l'année
12:42et aussi l'été.
12:44Donc, c'est pour ça aussi
12:45que ça perturbe les habitants du village
12:47parce qu'ils sont persuadés
12:48que ça ne vient pas d'eux.
12:48Et pourtant,
12:51ils se disent
12:51que ça peut encore être possible.
12:53Voilà.
12:54Général Morel,
12:55on s'est focalisé
12:56sur la famille.
12:58Est-ce qu'on n'a pas oublié
12:59justement les autres habitants
13:01du Haut-Vernay ?
13:02D'où la demande
13:03de Maître Pinelli,
13:04l'avocat
13:05d'un des grands-parents,
13:07d'effectuer des tests ADN
13:09sur tous les habitants.
13:11Au travers,
13:12si vous voulez,
13:12des différentes interventions
13:14qui ont été faites
13:14par les enquêteurs,
13:16on a bien vu
13:17que tous les gens
13:18qui étaient présents
13:19au moment des faits
13:21sur ce site
13:23ont été vus,
13:24entendus.
13:25Le travail a été fait ?
13:27Oui.
13:27Les perquisitions ont été faites,
13:30des visites
13:31dans certains lieux
13:32ont été faites.
13:34On serait dans une grosse agglomération,
13:35on pourrait passer
13:36à côté de quelque chose,
13:37mais dans un lieu
13:38aussi petit,
13:40ça paraît,
13:41si vous voulez,
13:42invraisemblable.
13:43En plus,
13:43il y a un certain nombre
13:44de choses qui viennent
13:44quand même perturber
13:45cette enquête
13:46parce qu'on était
13:47sur une famille
13:47qui est très catholique,
13:49il y a des appels
13:50des parents
13:51pour qu'on leur rende
13:52le corps de l'enfant.
13:54Bon,
13:54la tête d'Émile,
13:55elle est retrouvée
13:57fortuitement
13:58par un passant
13:59à proximité
14:00de l'église
14:01où va cette famille,
14:02à proximité
14:03d'une fête religieuse
14:05importante
14:06pour les catholiques.
14:07Ça vient,
14:08si vous voulez,
14:09perturber aussi
14:10le déroulé normal
14:11d'une enquête
14:12avec des événements
14:14un peu incroyables.
14:16Mais Maître Mourad Batik,
14:17on s'est étonné,
14:17il y a quelques instants
14:18que quasiment tous les membres
14:19de la famille
14:20aient un avocat.
14:21C'est habituel ou pas ?
14:22Oui,
14:22il n'y a pas de règle
14:24en la matière.
14:25D'abord,
14:25ça peut être imposé
14:26par le procureur
14:27de la République
14:27ou le magistrat instructeur
14:28s'il estime
14:29qu'il peut y avoir
14:30un conflit d'intérêt
14:31manifeste.
14:32Donc,
14:33l'idée d'imposer
14:33un avocat
14:34à chacune des parties,
14:36c'est permettre
14:36à une des parties
14:37de pouvoir se retourner
14:38contre l'autre.
14:39Ça,
14:39c'est la première chose.
14:40Et puis,
14:40ça ne vient pas
14:41du magistrat instructeur
14:42pour éviter
14:43un conflit d'intérêt.
14:45Chacun a évidemment
14:46le libre choix
14:47de son avocat
14:49et donc,
14:49il n'y a pas de règle.
14:50Il peut y avoir
14:51des dissensions
14:52intrafamiliales
14:53qui mènent à ce que
14:54chacun ait envie
14:54d'avoir son avocat
14:55ou il peut y avoir aussi
14:56le profil
14:58d'avoir un avocat
14:59pour représenter
15:00toute la famille.
15:01Mais dans ces cas-là,
15:01les discussions
15:02ne se font plus
15:03de famille à famille.
15:04C'est à dire
15:04ce qu'on se fait
15:04d'avocat à avocat.
15:05Il faudrait demander
15:06à Valentin
15:06mais je crois
15:07que la famille
15:07se parle encore.
15:08Valentin Doyen ?
15:10La famille se parle encore
15:11et Pauline l'a très bien
15:12dit tout à l'heure,
15:13sachant que 4 personnes
15:14ont été mises
15:14en garde à vue
15:15et ne pouvaient pas
15:15ces personnes
15:16avoir un seul avocat.
15:17Il y a une avocate
15:18dès le départ
15:18qui est Maître Isabelle Colombani
15:20qui a gardé la défense
15:20du grand-père,
15:22Philippe Bedovini
15:22et après,
15:23c'est elle
15:23qui a été trouvée
15:24un par un
15:25les avocats
15:26pour les autres membres
15:27de la famille.
15:28Merci de nous avoir
15:29aidés à faire un point
15:30sur cette affaire,
15:31Émile,
15:32qui est toujours,
15:33alors on se parle,
15:33non résolue.
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