- il y a 1 heure
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Depuis que je dirige Carrefour, j'ai l'honneur d'être, j'allais presque dire très régulièrement, j'allais presque
00:06dire manuellement, auditionné par différentes commissions qui ont été constituées au Parlement.
00:13Pour être sincère, je vais essayer de l'être pendant tout l'exercice, au-delà du serment que j'ai
00:17prêté, je suis à chaque fois à la fois heureux et un peu préoccupé par ces auditions.
00:24Heureux d'un échange avec vous, en raison de la considération que je dois avec mes collaborateurs à la représentation
00:30nationale et de l'intérêt mutuel que nous trouvons à ces échanges.
00:34Préoccupé aussi, je dois dire, car je constate systématiquement une tentation de jeter le soupçon ou l'opprobre selon les
00:44cas, les pratiques, les stratégies, aujourd'hui les marges de la grande distribution.
00:51J'ai parfois le sentiment qu'à travers ces travaux successifs, très spécifiques à la France, vous avez face à
00:58vous quelqu'un qui est présent dans une quarantaine de pays,
01:00je crois en n'avoir jamais été convoqué ni un de mes dirigeants de pays devant la moindre commission parlementaire,
01:05il y a pourtant des parlements aussi,
01:07on cherche trop souvent à diaboliser la grande distribution.
01:12Je regrette, je dois dire, et vous m'autoriserez ce regret, qu'on ne s'intéresse jamais à l'avenir
01:18de la distribution française, à ses atouts, à son rôle, à ses difficultés,
01:23ce qui me paraîtrait à la fois utile et parfois plus essentiel.
01:28La distribution, c'est un secteur qui dispose d'entreprises françaises emblématiques.
01:34Il mérite, je le crois, au même titre que tous les autres, la considération des pouvoirs publics et de la
01:40représentation nationale.
01:42Passer cette observation préalable et pour essayer d'apporter ma contribution à vos réflexions, je procéderai en deux temps.
01:48D'abord en vous rappelant quelques éléments propres au secteur et plus particulièrement à Carrefour,
01:52ensuite en formulant quelques remarques sur ce qui paraît être le cœur de vos réflexions.
01:57D'abord dans un secteur traversé par des mutations très profondes, Carrefour, dernier distributeur français à porter des ambitions internationales,
02:06a la volonté de se placer au même niveau que ses concurrents mondiaux.
02:12Il faut bien mesurer, et je sais que vous le savez, les mutations très profondes qu'affronte le secteur.
02:19Une intensité concurrentielle toujours accrue, sous l'effet de la polarisation de nos marchés,
02:25avec un écart croissant entre ceux qui gagnent et ceux qui souffrent,
02:30et l'efficacité aussi de nouveaux entrants dans l'alimentaire comme dans le non-alimentaire,
02:34d'actions aux grandes plateformes chinoises,
02:38toujours dans le sens d'une discontisation plus forte de la consommation.
02:42Deuxièmement, le comportement très prudentiel des consommateurs,
02:47après la période d'hyperinflation, à laquelle a succédé une période d'hypersensibilité au prix,
02:54les tensions très fortes sur le pouvoir d'achat, vous l'avez dit Madame la Présidente,
02:58aboutissent à des pressions sur les marges et les volumes que notre secteur n'a jamais connus.
03:03Enfin, ajoutez les incertitudes politiques, macroéconomiques, fiscales,
03:09qui font monter le taux d'épargne et n'incitent pas nos compatriotes à consommer,
03:13et vous avez un tableau de la réalité du marché aujourd'hui.
03:19Je le dis avec un peu de gravité, ce qui a changé dans la distribution en quelques années,
03:23c'est que des enseignes françaises historiques,
03:27des groupes qui ont été des fleurons nationaux, souffrent fortement.
03:31Et comme je le disais au début de mon propos,
03:33je suis souvent surpris que les pouvoirs publics ne s'intéressent pas beaucoup à cette évolution inédite d'un secteur
03:39dont l'activité est à la fois non délocalisable,
03:43nos magasins resteront en France,
03:45et majeure en termes d'emploi dans nos territoires.
03:49Dans ce contexte, Carrefour, dernier distributeur français à porter des ambitions internationales,
03:53a la volonté de se placer au même niveau que ses grands concurrents mondiaux.
03:57Carrefour opère 15 000 magasins dans plus de 40 pays,
04:00dans lesquels travaillent plus de 500 000 collaborateurs sous enseigne.
04:03Le groupe a 67 ans cette année,
04:05je viens de lancer un nouveau plan stratégique à horizon 2030,
04:08autour de trois champs d'action, nos clients,
04:11en travaillant sur notre offre, sur la proposition de valeur que nous leur faisons,
04:14avec des investissements pris, un plan frais très ambitieux,
04:18des innovations produits et des engagements RSE ambitieux.
04:21Nos magasins et notre e-commerce en deux,
04:24avec là aussi des investissements puissants dans nos territoires.
04:28Et enfin, la technologie,
04:30et en particulier l'intelligence artificielle,
04:33sur lesquelles notre groupe possède déjà une longueur d'avance,
04:36et entend continuer d'investir aux services de magasins plus intelligents et plus efficaces.
04:41Lors des questions, je serais heureux de vous apporter des précisions
04:43sur l'ensemble des aspects de ce plan,
04:44et ainsi de vous détailler les enjeux auxquels nous sommes confrontés.
04:48Sachez que l'un des objectifs de ce plan stratégique,
04:50et je l'assume pleinement,
04:51c'est d'améliorer la marge du groupe Carrefour.
04:54Et lorsque je dis « la marge », c'est bien au singulier.
04:59Carrefour est un groupe coté.
05:01Nos comptes obéissent à des règles strictes.
05:04Ils sont publics et transparents.
05:06Il ne peut donc y avoir aucune de ces prétendues opacités,
05:10dont j'entends parfois parler au sujet de la distribution,
05:13qui aurait des marges.
05:15Je n'ai jamais compris ce pluriel plein de sous-entendus.
05:18Ma marge est connue.
05:21Elle est bien plus faible que dans d'autres secteurs.
05:24Mon résultat net, ce qu'il me reste à la toute fin,
05:27c'est moins de 1% de mon chiffre d'affaires.
05:30Dix fois moins que les industriels.
05:32Pourquoi cette ambition, vous me demanderiez naturellement,
05:36d'augmenter la marge du groupe Carrefour ?
05:39Tout simplement parce qu'aujourd'hui,
05:40dans la compétition internationale que j'affronte,
05:43Carrefour n'est pas au niveau de ses grands concurrents internationaux.
05:46Les Aholds, les Tesco, les Walmart,
05:49affichent des taux de marge qui sont de l'ordre du double
05:51de celles de Carrefour.
05:53Sans que personne, dans aucun pays dans lequel ces grands groupes sont établis,
05:58ne discute leur marge.
06:00Sans que, dans aucun de ces pays,
06:02on oppose ces groupes ou leur profitabilité
06:04à celles des agriculteurs ou celles des industriels.
06:07Ce qui est propre à la France,
06:10je le constate dans aucun autre pays où l'on est,
06:13au contraire, fiers d'avoir des grands groupes de distribution
06:16puissants, performants et profitables.
06:19Cela m'amène à formuler plus directement quelques observations
06:22sur le cœur du sujet qui vous préoccupe,
06:24le rôle de la distribution dans la formation des prix
06:26et la rémunération des acteurs de la chaîne de valeur.
06:30Le cœur du débat est toujours le même.
06:32Il réside dans une équation facile à poser,
06:34mais extrêmement difficile à résoudre.
06:37Il est demandé à la distribution,
06:38tout à la fois de maîtriser les prix de vente aux consommateurs,
06:41car nous sommes redevables du pouvoir d'achat des Français.
06:44De bien rémunérer les producteurs,
06:47car l'amont doit être rémunéré
06:48et il faut sécuriser les approvisionnements.
06:51Et de garantir la qualité,
06:53car c'est notre responsabilité à l'égard des clients.
06:56Cette conciliation, nous essayons de la résoudre chaque jour.
06:59Et avec le recul de bientôt 9 ans à la tête de Carrefour,
07:02c'est toujours la distribution qu'on sollicite
07:04en fonction des priorités du moment.
07:05En période de déflation,
07:07au moment de ce qu'il est convenu d'appeler
07:09égalime 1,
07:10l'accent a été mis fortement
07:12sur la rémunération des producteurs.
07:14Carrefour a appliqué le texte sans état-madame,
07:17alors même que le dispositif de limitation des promotions
07:20affecte très puissamment le cœur de notre modèle,
07:22les hypermarchés.
07:23Pendant le Covid,
07:24puis avec la crise ukrainienne,
07:26la distribution a été de nouveau sollicitée
07:28pour sécuriser l'approvisionnement des Français.
07:31Carrefour et l'ensemble du secteur ont répondu présent,
07:33y compris, comme toujours,
07:35pour venir en aide à des filières agricoles
07:36qui ont pu souffrir plus particulièrement à tel ou tel moment.
07:40Et Gallimain n'ayant pas semblé suffisant,
07:42le législateur est alors intervenu pour prévoir l'établissement
07:45de contrats protégeant la matière première agricole.
07:48Là encore, la distribution a appliqué ce dispositif
07:50et vous ne trouverez aucune trace de remise en cause
07:53de la part de Carrefour.
07:54Mais où en est la contractualisation en marche avant ?
07:57Où en sont les contrats dits de premier niveau
08:00entre industriel slash transformateur et agriculteur
08:03qui permettraient dans un second temps
08:05une négociation entre le fournisseur et son distributeur
08:08transparente et à 100% protectrice
08:10de la matière première agricole ?
08:13Avec l'hyperinflation,
08:14il nous a été ensuite demandé
08:15de remettre le focus sur les clients.
08:17Nous n'avions évidemment attendu personne
08:19pour prendre des initiatives.
08:20C'est notre métier.
08:21Nous avons néanmoins accepté,
08:23en complément de nos politiques commerciales,
08:24de constituer des dispositifs anti-inflation,
08:28les fameux paniers anti-inflation.
08:30Au même moment, nous acceptions aussi
08:33la réouverture de négociations commerciales,
08:35pourtant légalement achevées,
08:37afin de tenir compte de la hausse des matières premières,
08:39ce que les industriels ont fermement refusé
08:42quand au contraire les prix de ces mêmes intrants
08:45diminuaient fortement.
08:46Et aujourd'hui, alors que l'hyperinflation a cessé,
08:48mais que nos compatriotes demeurent
08:51sous le choc d'une hausse de 25% des prix
08:53des produits alimentaires,
08:54que la distribution a seule pu contenir,
08:57on laisserait entendre que les distributeurs
08:59opèrent avec des marges indues,
09:01qu'ils abuseraient,
09:02qu'ils auraient un comportement mortifère.
09:05Je vous le dis, ce n'est ni sérieux,
09:07ni responsable, ni très respectueux
09:09de notre métier.
09:10L'engagement permanent des distributeurs
09:12pour concilier les impératifs du pouvoir d'achat,
09:15première préoccupation,
09:17est de loin de nos concitoyens,
09:18et la juste rémunération de l'amont
09:21n'est pas à mettre en doute.
09:22Pas davantage que l'accompagnement
09:24de toutes les politiques publiques,
09:26je viens de le rappeler.
09:27Je voudrais terminer mon propos
09:28en vous faisant part d'une conviction personnelle forte.
09:31Depuis 30 ans, 40 ans,
09:33le commerce ne cesse
09:35de faire l'objet d'interventions législatives.
09:37La tentation d'intervenir sur les prix
09:40et dans le libre jeu d'acteurs privés
09:42demeure en France beaucoup trop forte.
09:44Aucun autre pays,
09:46en dehors de régime politique,
09:47que je crois personne n'a envie de copier,
09:49ne connaît cette tentation permanente d'intervention.
09:53Or, le commerce est une activité
09:56qui ne peut s'épanouir que dans la liberté.
09:59Liberté d'arbitrer entre les produits,
10:02en ajouter, en supprimer, en créer,
10:05c'est bâtir un assortiment
10:07parmi des milliers de références.
10:09Liberté de négocier,
10:10car la négociation est l'acte fondateur,
10:13incontournable et nécessaire de notre métier.
10:16Liberté de fixer les prix
10:19parce que c'est là aussi l'essence du métier
10:21pour construire la meilleure offre pour le client.
10:23Et qui est l'arbitre final de tout ceci ?
10:27C'est le client.
10:28L'échec d'un assortiment,
10:30d'une négociation,
10:32de la fixation d'un prix,
10:33c'est dans nos magasins qu'il se constate.
10:36Si j'ai un seul message à vous délivrer,
10:39c'est bien celui-ci.
10:40Laisser la liberté aux acteurs privés,
10:43redonner de l'air au secteur,
10:45cesser de réglementer à la demande
10:47des uns ou des autres.
10:49Chez Carrefour,
10:51nous croyons que seule la contractualisation
10:53et non la surréglementation
10:55peut mettre un terme à la défiance
10:58que certains cherchent à installer
11:00en espérant en bénéficier.
11:02Je vous remercie.
11:07On va passer la parole à Mme la rapporteure
11:10pour la première question.
11:12M. le Président,
11:13merci pour ce propos liminaire.
11:15Je vois que les objectifs
11:18de cette commission d'enquête
11:20et vos propos liminaires se rejoignent,
11:22puisque c'est bien à la fois
11:24de s'assurer que le pouvoir d'achat
11:27est respecté,
11:28que les agriculteurs sont rémunérés
11:32au juste prix
11:33et qu'il y a une juste répartition
11:37des marges sur l'ensemble de la chaîne.
11:39Tel est notre objectif
11:41et l'objectif de cette commission d'enquête.
11:43J'ai bien entendu dans votre propos liminaire
11:45quelque chose qui était un peu à charge.
11:47Ça ne l'est pas.
11:47Nous menons une enquête
11:49sur la constitution des marges.
11:51Nous entendons certaines choses
11:53qui, effectivement,
11:56peuvent être surprenantes
11:57et sur lesquelles je vous interrogerai.
11:59Donc, la première question
12:01que j'ai à vous poser,
12:02puisque vous commercialisez
12:05nombre de produits
12:07dans vos magasins Carrefour,
12:08c'est est-ce que pour l'ensemble
12:09de ces produits,
12:10vous respectez la loi française,
12:12puisque nous savons aujourd'hui
12:14qu'avec le jeu des centrales européennes,
12:16il est facile et aisé
12:18de contourner cette loi.
12:19Est-ce qu'en ce qui vous concerne,
12:21et je crois que vous l'avez dit sur BFM,
12:24vous respectez bien la loi française ?
12:28Merci, madame la rapporteure.
12:30Je l'ai dit sur BFM,
12:31et ça a encore plus d'importance.
12:33Mon directeur de la marchandise France
12:35est venu vous le dire ici.
12:36Nous respectons la loi française.
12:37Tout à fait.
12:38Donc, ça, déjà, c'est bien clair,
12:40et on part sur un point
12:43qui est un point positif nous concernant,
12:45car tout le monde n'a pas dit ça
12:47à cette place à laquelle vous êtes.
12:49Alors, il se trouve quand même
12:51que vous avez été condamnés
12:52il n'y a pas très longtemps,
12:53et c'était en mars 2025,
12:55à 3 millions d'euros d'amende
12:57pour avoir dépassé
12:58la date butoir légale du 1er mars
13:01sur les accords commerciaux.
13:03Et ça, c'était valable
13:04pour 157 fournisseurs,
13:06et je crois avoir lu, d'ailleurs,
13:08que 122 des 157 conventions
13:11établies tardivement
13:12présentaient pourtant
13:13des dégradations tarifaires
13:16consenties par les fournisseurs.
13:18Donc, moi, je voulais savoir
13:19simplement sur cette affaire
13:21si le fait d'avoir fait traîner
13:22les signatures alors même
13:24que les fournisseurs
13:24avaient déjà accordé des rabais,
13:26c'était pour obtenir
13:28plus de baisse de tarif.
13:29Est-ce que ça faisait partie
13:30de la guerre des prix ?
13:31Chère madame, je suis ravi
13:33que vous me posiez cette question.
13:34Très bien.
13:35Vraiment.
13:36Vous m'autorisez à avoir
13:38une parole libre,
13:38bien que sous serment.
13:39Ah, ben, libre et sous serment.
13:41Très bien.
13:43Cette loi qui conduit...
13:45Enfin, pardon,
13:46cette partie de la loi
13:47qui conduit à sanctionner
13:50le 1er mars le distributeur
13:53qui n'aurait pas conclu
13:55sa négociation avec l'industriel
13:57est une des dispositions législatives
14:00les plus bêtes que je connaisse.
14:02D'ailleurs, pardonnez-moi,
14:04si je peux me permettre de continuer,
14:05je vais juste vous m'autoriser.
14:08De temps en temps,
14:09je discute avec des patrons mondiaux
14:10d'autres groupes
14:12avec lesquels je négocie.
14:13Et ils me disent toujours,
14:15en offre bien sûr,
14:16mais comment est-ce possible
14:17qu'en France,
14:18quand la négociation
14:20ne s'est pas terminée
14:20le 1er mars,
14:23entre moi et Coca-Cola,
14:25entre moi et Pepsi-Cola,
14:26entre moi et Enkel,
14:27entre moi et Procter et Gamble,
14:29on décide
14:29de sanctionner le distributeur.
14:33Avouez qu'intellectuellement,
14:35cette idée qui consiste
14:36à avoir deux grands groupes
14:37qui négocient,
14:38un groupe international
14:39et un groupe français,
14:40et à considérer
14:41que quand le 1er mars,
14:43la négociation n'a pas abouti,
14:45on va sanctionner
14:47le distributeur français
14:48qui n'est pas arrivé
14:49à trouver un accord
14:50avec un autre co-contractant,
14:52c'est quand même
14:54intellectuellement difficile à définir.
14:56Cela dit,
14:56vous avez tout à fait raison,
14:58il nous est arrivé
14:59de ne pas arriver
15:00à conclure l'ensemble
15:01des contrats au 1er mars,
15:03vous savez qu'on a
15:04des milliers de contrats
15:05à conclure,
15:06et dans ce cas-là,
15:07nous avons une sanction
15:08qui nous est apposée,
15:09je pense,
15:10par la BGCCRF,
15:11c'est ça,
15:11dont nous contestons
15:12d'ailleurs évidemment
15:13les principes,
15:14puisque c'est normalement
15:15la loi espagnole
15:16qui s'applique,
15:16mais qu'importe,
15:17ça c'est un élément
15:18très secondaire,
15:19mais il nous arrive
15:20de ne pas respecter
15:21la loi du 1er mars,
15:22et ça nous arrivera
15:23dans le temps.
15:23Nous avons des milliers
15:25de négociations
15:25et nous avons face à nous
15:26des grands distributeurs mondiaux
15:28dont l'intérêt,
15:29vous le comprenez aisément
15:30pour un certain nombre
15:31d'entre eux,
15:32c'est de nous amener
15:32au 1er mars,
15:33puisqu'ils savent
15:34que le 1er mars,
15:35nous allons être condamnés
15:36si jamais nous n'avons pas
15:37trouvé un accord.
Commentaires