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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0019h, ravi de vous retrouver, la semaine commence bien, Marc Menon est là.
00:06Ah bah c'est sympa ! On n'y croyait plus ! C'est le suspense tous les jours, est-ce qu'il n'arrive pas encore ?
00:15Comment allez-vous ?
00:16Très bien, je vous remercie. C'était l'anniversaire de ma fille aînée ce week-end.
00:19Il y a toujours quelque chose à dire Marc Menon, joyeux anniversaire.
00:21Merci, ça me fait plaisir.
00:22Joyeux anniversaire. Et tout de suite, le JT, et on revient avec vos infos Marc Menon.
00:27Le JT Isabelle Piboulot. Bonsoir Isabelle.
00:30Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:32A la Une, deux personnes poignardées à une heure d'intervalle dans le 7e arrondissement de Paris.
00:37A 14h30 d'abord, un homme de 40 ans sortait d'un foyer du secours catholique
00:42lorsque deux coups de couteau lui ont été assénés au biceps et au dos.
00:46La victime est hospitalisée avec un pronostic vital engagé.
00:50A 15h30, un trentenaire a lui été blessé aux mains, à l'épaule et au dos.
00:54Le suspect est toujours en fuite.
00:56Refus d'obtempérer hier à Argenteuil, dans le Val-d'Oise.
01:00Une policière adjointe de 22 ans a été happée et traînée sur 100 mètres par un chauffard.
01:06Dans sa fuite, le conducteur a percuté plusieurs véhicules.
01:09Il a été placé en garde à vue.
01:12Deux autres refus d'obtempérer ont eu lieu hier en Seine-et-Marne et en Loire-Atlantique.
01:16Et puis dans l'actualité, cette proposition de loi visant à autoriser la réintroduction de plusieurs pesticides interdits en France,
01:24mais autorisés ailleurs en Europe.
01:26Un nouveau texte signé Laurent Duplon, le sénateur LR de Haute-Loire, avait déjà donné son nom à la contestée loi Duplon.
01:32Une pétition à succès, réclamant son abrogation, permettra un débat le 11 février au Palais-Bourgonde.
01:39Merci beaucoup ma chère Isabelle Piboulot.
01:42Et au sommaire ce soir, Antoine Valentin a été élu député de Haute-Savoie.
01:47Le candidat UDR-RN a donc battu le candidat LR en Haute-Savoie.
01:56Une élection partielle qui a confirmé un glissement déjà bien engagé.
02:01Les digues tombent, les alliances d'hier vacillent et le réflexe du barrage républicain semble perdre de sa force.
02:09Assiste-t-on à l'inexorable érosion du front républicain ?
02:13On en parle avec cet entretien exclusif d'Antoine Valentin dans Face à l'info ce soir.
02:20L'affaire Epstein ne choque pas seulement par les crimes révélés, mais parce qu'elle expose un système de corruption des élites mondialisées.
02:29Au-delà du prédateur sexuel, il y a un outil de compromission tenant les puissants par le secret.
02:35Les nouvelles révélations nourrissent la défiance, discréditent les élites et interrogent le contrôle de l'information.
02:42L'édito de Mathieu Bock-Côté.
02:46L'Allemagne discute d'un partage de la défense nucléaire avec ses alliés européens.
02:53Le chancelier allemand ouvre ainsi la voie à une dissuasion nucléaire européenne dans le sillage des propos d'Emmanuel Macron.
03:00Pour ses opposants, dont Nicolas Dupont-Aignan, partager l'arme nucléaire, n'est-ce pas diluer la souveraineté française,
03:08brouiller la décision ultime et faire payer aux Français des choix qu'ils n'ont pas faits ?
03:14Peut-on mutualiser l'arme suprême sans renoncer à l'indépendance qu'elle est censée garantir ?
03:19L'analyse de Gabriel Cruzel.
03:22Quand une chroniqueuse de France Inter chante la mort de responsable politique,
03:27est-ce encore de la satire, n'est-ce pas une déshumanisation ?
03:31Ce qui serait jugé intolérable dans un sens devient acceptable dans l'autre ?
03:35A force de balaniser la violence symbolique, n'abîme-t-on pas le débat démocratique ?
03:41La liberté d'expression s'arrête à la haine, aux menaces de mort ?
03:45Peut-on encore défendre ces mots quand ils servent à justifier l'appel à la haine politique ?
03:51Le regard de Marc Menon.
03:53L'audition de Léa Salamé et Laurent Delahousse à la commission d'enquête de l'audiovisuel public n'a pas levé les doutes.
04:00Elle a surtout révélé un système opaque, un système opaque financé par l'argent public.
04:07Quand les informations sont plutôt dans les questions que dans les réponses, n'est-ce pas un problème démocratique ?
04:12Un média peut-il encore se dire pleinement public ?
04:15Quand ceux qui le financent n'en comprennent ni le fonctionnement, ni la ligne, le décryptage de Charlotte Dornéas.
04:23Et puis à l'association APF, France Handicap appelle ses adhérents à n'entretenir aucun lien avec les partis, je cite, d'extrême droite.
04:34Elle menace d'exclusion, ce qui serait candidat ou élu sous les étiquettes Rassemblement National, Debout la France ou Reconquête.
04:42L'association APF existe depuis 1933 et défend les droits des personnes handicapées et de leur famille,
04:48lutte contre les discriminations dont ils sont victimes et les accompagnent au quotidien.
04:54Comment comprendre alors ces menaces d'exclusion ?
04:56Sous couvert de valeurs s'installe un bannissement idéologique.
05:01Une démocratie peut-elle survivre quand elle trie ses citoyens selon leurs opinions ?
05:07L'édito final de Mathieu Bocoté.
05:10Voilà pour l'essentiel.
05:12Pour tout ce dire et sans tabou avec nos mousquetaires, c'est parti.
05:18Ce soir, en fait, la chandeleur, c'est quoi la chandeleur ?
05:30Charlotte Dornelas, Gabriel Cluzet ?
05:31C'est juste pour Marc Menant.
05:33C'est normalement quand Charlotte fait des crêpes.
05:36Alors ça, c'est la réponse de Mathieu Bocoté.
05:38C'est tout à fait attendu.
05:38Oui, j'ai oublié.
05:40Il faut me le rappeler, moi.
05:42Non mais Marc, vous direz que c'est une histoire de soleil et tout ça,
05:45mais pour nous, c'est la présentation de Jésus-Ottemps.
05:46C'est la présentation de Jésus-Ottemps.
05:49Ça, c'est pour faire l'éducation des racines chrétiennes de Marc Menant, le laïc.
05:52Oui, mais c'est quand même pas mal, le soleil.
05:54Non, il le sait, il le sait.
05:55Merci.
05:57Au tableau.
06:01Alors, passons aux choses plus sérieuses.
06:04Pourquoi l'affaire Epstein passionne-t-elle autant ?
06:08Depuis la divulgation, il y a quelques jours,
06:11de millions de nouveaux documents dans l'affaire Epstein
06:14ont son être chez les élites occidentales, une forme de panique.
06:19Que se passe-t-il exactement, Mathieu Bocoté ?
06:21Pourquoi les Epstein files suscitent-elles ou suscitent-ils autant de vagues ?
06:26Alors, c'est une question qu'on doit se poser
06:27parce que ça fait des années que la question des Epstein files traîne dans l'actualité.
06:32Et ça fait des années, j'y reviendrai, qu'on nous explique
06:34que circuler, il n'y a rien à voir, ne vous y intéressez pas trop.
06:38Alors, ce qu'on constate, c'est que c'est en fait un révélateur sociologique incroyable
06:43des 30 ou 40 dernières années.
06:45Alors, retour sur Epstein, qui était-il ?
06:48Bon, il est né en 1953.
06:51C'était pendant une vingtaine d'années, une trentaine d'années,
06:54une forme de golden boy de la finance mondialisée.
06:56C'est une forme d'entremetteur, de génie aussi.
06:59Il présentait les uns aux autres.
07:01En fait, il était en connexion, et on le voit dans ses révélations,
07:04avec tout le monde.
07:05D'une manière ou de l'autre, il trouvait le moyen d'avoir un doigt dans chaque milieu,
07:10il trouvait le moyen d'avoir, de laisser son empreinte sur tous les environnements,
07:14et il s'assurait finalement que tout le monde, d'une manière ou de l'autre,
07:17coopère ou soit pris dans son système, consciemment ou inconsciemment.
07:22On découvre, au fil d'une série d'enquêtes,
07:25que le type est par ailleurs un abuseur sexuel,
07:28et aussi un corrupteur sexuel.
07:30C'est-à-dire, on est devant quelqu'un qui met en scène,
07:33qui construit des réseaux de prostitution,
07:36et même de prostitution avec des mineurs.
07:39Il invite des gens,
07:40lui-même en abuse, c'est le mot qu'on puisse dire,
07:43mais il a une île aussi dans les îles vierges américaines de mémoire,
07:46où il invite l'ensemble des puissants de ce monde,
07:49tous n'y vont pas, je prends la peine de le dire,
07:51tous n'y vont pas, mais l'ensemble des puissants de ce monde,
07:52pour participer au « bonheur » de l'île au plaisir de Jeffrey Epstein.
07:58Or, qu'est-ce qu'on voit avec cela ?
08:00C'est de la corruption à grande échelle.
08:03Sur cet île, on le comprend, tout le monde est pris en photo,
08:07sur cet île, tout le monde est filmé dans ses ébats les plus condamnables,
08:10souvent, je l'ai dit, avec des mineurs.
08:12Donc, devant cela, on est devant un scandale mondialisé
08:14qui arrive finalement, qui éclate une fois pour toutes,
08:18en juillet 2019.
08:21Et là, on se dit, bon, au moins, on va savoir,
08:22on va savoir ce dont il était question,
08:24parce que pendant des années, on nous expliquait
08:25qu'il fallait arrêter de s'inquiéter de cela.
08:28C'était fausses nouvelles, fausses rumeurs,
08:31c'est qu'il n'y a rien à voir, comme d'habitude.
08:33Donc, en 2019, en juillet 2019, il est arrêté.
08:36Puis là, on se dit, enfin, franchement,
08:38on va au moins savoir ce dont il en était.
08:41En août 2019, on le découvre mort dans sa cellule.
08:46On nous dit qu'il s'est suicidé.
08:48Mais très franchement, à peu près, personne n'y croit.
08:50Selon la formule classique, on dirait qu'il s'est fait suicider.
08:52Il aurait dû être sous surveillance.
08:56Les conditions étaient réunies pour que, d'aucune manière,
08:58il ne puisse se suicider.
08:59Bien, ça n'arrive pas.
09:00Il est suicidé.
09:01Et plusieurs se disent, en fait, on l'a fait taire,
09:03parce que s'il parlait, tant et tant de gens seraient exposés, mouillés.
09:10Donc, sentiment de révolte.
09:12Sentiment de révolte, on ne saura donc jamais.
09:15C'est scandaleux.
09:16Et là, on se dit, par ailleurs, et ça, c'est Trump qui dit,
09:18un instant, vous allez savoir, parce que je vais révéler,
09:20il fait ça au cœur de sa dernière campagne,
09:23tous les dossiers, je vais exposer, je vais afficher les documents,
09:25je vais les dévoiler.
09:26Donc, tous ces documents.
09:27Et puis, on saura donc tout ce qu'il y avait à l'intérieur de cela.
09:30C'est ce qui vient de se passer il y a quelques jours.
09:32Plus de 3 millions de pages supplémentaires,
09:34des vidéos, des centaines de...
09:36180 000 images, dis-je.
09:39Et c'est censé clore le dossier.
09:42Et là, on voit évidemment la chose suivante,
09:43des tonnes de noms sortent.
09:45Je prends la peine de le dire tout de suite,
09:46c'est important, ce n'est pas parce que le nom de quelqu'un
09:48se retrouve dans les courriels de Jeffrey Epstein,
09:50qu'il était en lien avec lui sur le mode de la corruption,
09:53sur le mode du viol.
09:54Il est incriminé.
09:54Donc, c'est pas... Voilà.
09:55Donc, le fait que...
09:56Parce que lui, manifestant son objectif,
09:58il faut comprendre, c'était de toucher tout le monde,
10:00de mouiller tout le monde,
10:00d'entraîner tout le monde dans son système.
10:03Et le fait est qu'il ne réussissait pas toujours.
10:05On voit, par exemple, il demande une personne,
10:06est-ce que tu voudrais venir faire un tour sur mon île?
10:08Et puis, des gens répondaient,
10:10mais va te faire foutre, pour le dire poliment.
10:11Je pense que c'est à peu près le terme exact, cela dit.
10:13Donc, des gens savaient, par ailleurs,
10:15ce dont il était question avec cette île.
10:18Donc, c'est le financier,
10:19ami des puissants, au cœur du jet-set mondial,
10:22mais c'est aussi une figure corruptrice
10:24qui servait, par ailleurs, et on le voit,
10:26des intérêts qui nous échappent encore.
10:28Parce que, est-ce que Epstein est une forme d'agent libre,
10:31mais sans aucun financement extérieur,
10:33ou est-ce qu'il était au service
10:35de différentes puissances privées au public?
10:38Est-ce qu'il avait comme fonction de, encore une fois,
10:40corrompre, salir, mouiller tout le monde
10:43pour qu'en dernière instance,
10:44on puisse avoir des dossiers sur tout le monde,
10:46si c'est nécessaire,
10:47s'il faut faire tomber quelqu'un quelquefois,
10:49il ne tombera pas, on a des dossiers.
10:51Soyez discret, cher ami, on a des dossiers sur vous.
10:53Donc, on comprend que c'était sa méthode.
10:56Et, c'est une forme aussi de principe mafieux,
10:58je tiens à le dire.
10:59Donc, tous participent au mal,
11:01donc au-delà des différences idéologiques
11:03des uns, des autres, gauche, droite, socialiste, libéral,
11:05si vous avez tous participé à la même partouse,
11:08avec des mineurs, comme ça se passait
11:11chez M. Epstein,
11:12soudainement, ça incite à une plus grande discrétion.
11:15Alors, sachez que pendant des années,
11:16vous l'avez dit un instant,
11:17on nous parlait de théorie conspirationniste
11:19tout le temps à son sujet.
11:20Moi, je pense qu'une fois pour toutes,
11:21il va falloir qu'on se méfie de ce terme
11:23théorie conspirationniste,
11:25car surtout pour fonction de nous dire,
11:26n'allez surtout pas regarder ce qui se cache là.
11:29Ne regarder, on nous dit,
11:30n'allez pas sur ce terrain,
11:31théorie conspirationniste, c'est interdit,
11:33mais au nombre de théories conspirationnistes
11:35qui, après coup, se révèlent vraies,
11:37ou à tout le moins contenaient
11:39une part significative de vérité,
11:41je commence à croire,
11:42selon la formule désormais convenue,
11:44que les fameux complotistes
11:45sont des gens qui ont simplement
11:46un ou deux coups d'avance sur nous tous.
11:48Vous parlez du bilan d'une époque.
11:51Qu'est-ce que vous entendez par là,
11:52bilan d'une époque ?
11:53Alors, il faut s'extraire du personnage Epstein
11:55seulement pour voir ce dont il était le symbole.
11:58Les années Epstein, on pourrait dire,
12:00c'est la morale 68-arde,
12:03institutionnalisée à partir des années 80,
12:06triomphante dans les années 90, 2000,
12:09même un peu 2010.
12:10Qu'est-ce que j'entends par là ?
12:12C'est le triomphe d'élite absolument décadente,
12:16d'élite détachée de toute responsabilité.
12:18Vous savez, quand on est dans l'élite,
12:19on a des privilèges.
12:21Personne ne dit le contraire.
12:22Ce sont des privilèges accrochés à des devoirs.
12:24La séquence du, on pourrait dire,
12:2680 à 2010, autour de ça, un peu plus tard,
12:29alimentée par la morale 68-arde,
12:31c'est l'institutionnalisation, en fait,
12:34du refus de toute limite.
12:36C'est la transgression désirée pour elle-même.
12:39C'est la transgression dans le désir de souiller.
12:41C'est la transgression, justement,
12:42dans cette idée qu'il faut toujours aller plus loin
12:44dans tout ce qu'on va déconstruire.
12:47C'est le mépris de la décence ordinaire.
12:50Et, encore une fois, je le redis,
12:51ce sont des élites qui étaient prises ensemble
12:53dans une espèce de système,
12:55et finalement, personne ne pouvait vraiment s'en extraire
12:57parce que c'est le propre de la mafia.
12:58Une fois que vous y entrez,
12:59vous ne pouvez plus en sortir.
13:00La culture populaire a eu l'intuition, quelquefois,
13:04de cette espèce d'élite décadente.
13:07Je précise tous, il n'y était pas.
13:08Il y a plein de gens honorables dans notre univers,
13:10mais il y avait manifestement une forme
13:12de dérèglement au sommet.
13:13Pensez au film Eyes Wide Shut,
13:15de Les yeux grands fermés, de Kubrick,
13:17avec la fameuse scène d'orgie des tout-puissants
13:20qui se retrouvent dans un château
13:21à la périphérie de New York.
13:23Quel est le message que faisait passer Kubrick là-dedans?
13:25C'est que, finalement, tout le monde se tient
13:26par la barbichette.
13:27C'est-à-dire, dès lors qu'ils sont tous
13:29à l'intérieur de cet univers, tout le monde se tient.
13:31Et si tu parles, je te buterai.
13:32Et si je parle, tu me tueras.
13:34Ça incite à la plus grande discrétion.
13:36Donc, quand on voit cette séquence,
13:39ces élites qui, finalement,
13:42étaient dans le refus de la limite,
13:44le refus de la décence,
13:46le refus des choses les plus ordinaires,
13:47il y a un désir, un jour,
13:48de transgresser toujours plus loin.
13:50Et à quel était le moment
13:51de la transgression culminante?
13:53Ça nous ramène au fameux réseau
13:55de prostitution de mineurs,
13:57de Epstein,
13:58qui était une manière, en fait,
13:59de souiller à grande échelle
14:00et de dire à tous qui y participaient,
14:02parce que c'était quand même
14:02ceux qui y participaient,
14:04vous ne vous en sortirez pas.
14:05Désormais, vous vous êtes pris avec moi.
14:07Il était quand même nombreux à participer.
14:09Quelles sont les conséquences,
14:11Mathieu, les conséquences politiques
14:12de la publication de ces documents?
14:14D'abord, éventuellement, je pense,
14:16ça radicalise le discrédit
14:18ou la suspicion des élites.
14:19Ça, je pense que c'est le premier élément.
14:20Quand on voit tous les noms
14:21qui circulent des gens
14:22qui étaient proches de lui,
14:22je pense au Clinton.
14:23Je ne sais pas ce que les Clintons
14:24ont fait spécialement.
14:25Je ne veux pas les suspecter de rien.
14:27Mais disons qu'ils étaient proches.
14:29Disons ça comme ça.
14:30Donc, quand des noms comme les Clintons,
14:31on comprend qu'il y a toute une génération,
14:33en fait, de figures très fortes
14:34au cœur de l'oligarchie
14:36qui sont frappées désormais de suspicion.
14:38Je ne jette ça sur personne
14:39en particulier, évidemment.
14:41Mais on comprend que le doute
14:42par rapport à ces élites
14:43va se radicaliser.
14:44Deuxième élément,
14:45on comprend, je n'en doute pas,
14:46le cœur humain est corrompu en lui-même.
14:48J'ai toujours dit, moi,
14:49peu importe, n'importe qui sur Terre,
14:50on a le mal dans son cœur.
14:51Mais le fait est que plus on a du pouvoir,
14:54plus on a de l'argent
14:54et plus on est détaché
14:56des réalités ordinaires,
14:57plus on risque de céder
14:58aux vices les pires
14:59parce qu'on a un sentiment
15:00de toute puissance.
15:02Deux derniers éléments,
15:03je pense qu'on ne doit jamais
15:04se méfier de tous
15:05les pseudos décodeurs.
15:06Vous savez, ces gens
15:06qui sont des spécialistes
15:08de la déconstruction des fake news
15:09qui trop souvent considèrent
15:10que la seule parole vraie
15:12est la parole officielle
15:13et le reste n'existe pas.
15:15Donc, les décodeurs en tant que tels
15:16sont souvent des gens
15:16qui cherchent à nous éloigner
15:18des pistes les plus fécondes
15:19pour comprendre
15:20ce qui se passe dans notre monde.
15:21Et en dernier instant,
15:22je vous invite à vous méfier,
15:23on en parlait souvent,
15:24de toutes les lois
15:25qui veulent lutter
15:25contre la désinformation
15:27parce que pendant des années,
15:28on nous expliquait
15:29que tout ce qui touchait
15:29au dossier Epstein
15:30relevait de la désinformation.
15:33Manifestement,
15:34si on avait ces lois
15:34à ce moment-là,
15:35peut-être n'aurait-il pas été possible
15:37de mener l'enquête
15:38sur tout cela.
15:39Je dote soit dit en passant
15:39que la critique de cet univers
15:41s'est beaucoup jouée
15:42sur les réseaux sociaux,
15:43réseaux que l'on veut aujourd'hui
15:44bien évidemment censurer
15:46ou encadrer.
15:47Merci beaucoup,
15:48mon cher Mathieu Bocoté.
15:49Dans un instant,
15:50votre coup de poing final
15:51sur l'association
15:52France Handicap
15:53qui a perdu ses adhérents,
15:55c'est assez stupéfiant.
15:57Ils seront menacés d'exclusion
15:58s'ils se rapprochent
15:59de, je cite,
16:01l'extrême droite.
16:02Personne,
16:03les téléspectateurs,
16:03vous n'avez pas vu
16:04les chaussettes
16:05de Mathieu Bocoté,
16:06tant mieux.
16:07Parce qu'elles sont oranges,
16:10vifs.
16:11Il n'y a pas que ça,
16:12il y a des petits dessins.
16:13Voilà.
16:14Donc,
16:14ça nous permet de respirer
16:16pendant la pub.
16:17On marque une pause.
16:18Pensez aux chaussettes
16:19de Mathieu Bocoté.
16:20À tout de suite.
16:24Maintenant,
16:25quand on revient
16:25en face à l'info,
16:27on va parler
16:27des chaussettes
16:28de Mathieu Bocoté.
16:29Les deux choux de l'émission.
16:31Elles sont oranges,
16:32elles ne sont pas roses.
16:33Elles sont oranges,
16:33elles sont oranges.
16:34Elles sont oranges.
16:35Voilà.
16:35Donc voilà comment
16:36Mathieu Bocoté
16:37vient nous mettre
16:37le sourire
16:38avant même
16:39le générique
16:40début de l'émission.
16:41Les chaussettes oranges
16:41avec des camions.
16:43Expliquez-vous.
16:44C'est mon côté
16:44Justin Trudeau.
16:45C'est mon côté Justin Trudeau.
16:46Une petite voiturette.
16:48Bon, voilà.
16:49Ça, c'était
16:50pour un sourire un peu.
16:51Vous savez,
16:51il y a eu la manifestation
16:52à Paris
16:53des policiers
16:54et qui ont appelé
16:55les Français
16:56à rejoindre les policiers.
16:58Et il y a une petite image
16:59qui nous a fait sourire.
17:00C'est celle
17:00d'un jeune enfant
17:01qui portait
17:02une pancarte
17:03de soutien à la police
17:04et on voulait juste
17:05vous la montrer.
17:07Il y avait
17:0715 000 personnes
17:09qui étaient rassemblées
17:10à Paris.
17:11Donc, j'attends
17:11l'image.
17:12Mais là, voilà.
17:13On a flouté son image,
17:14son visage.
17:15Mais il était tout mignon
17:16à soutenir
17:17les policiers.
17:18On voulait
17:18vous montrer
17:19ça.
17:20Voilà.
17:21Le petit soutien
17:22même des enfants
17:23aux policiers.
17:25Gabriel Cluzel,
17:27voilà un sujet
17:27dont personne ne parle.
17:29Le 29 janvier,
17:31le chancelier allemand
17:33a annoncé
17:34que des discussions
17:34étaient actuellement
17:35en cours
17:36avec d'autres pays européens
17:37au sujet
17:38d'une dissuasion
17:39nucléaire commune.
17:42Pourquoi est-ce
17:43une atteinte grave
17:44à la souveraineté française ?
17:47Oui, curieusement,
17:47ça a été peu relevé
17:48et pourtant,
17:49c'est une déclaration
17:50lors d'une conférence
17:51de presse.
17:52Donc,
17:53le chancelier allemand
17:54Friedrich Merz,
17:56tout en rappelant
17:57que l'Allemagne
17:58s'était engagée
17:59à ne pas fabriquer
18:00d'armes nucléaires,
18:02a dit que
18:03les discussions avançaient
18:04pour une dissuasion
18:04nucléaire commune.
18:05Pourquoi ?
18:06Parce que la nuance
18:07c'est que certes
18:08ils se sont engagés
18:08à ne pas fabriquer
18:09de l'armes nucléaires
18:10mais ils peuvent
18:11en posséder
18:11collectivement
18:12avec d'autres pays.
18:14Alors,
18:15il y en a un qui a
18:15spécialement réagi
18:17fortement,
18:18c'est Nicolas Dupont-Aignan,
18:19président du Debout la France.
18:21Il qualifie
18:21cette déclaration
18:22du chancelier Merz
18:23de gravissime.
18:25Voilà,
18:25on le voit là.
18:26En coulisses,
18:28Macron prépare
18:28le partage
18:29avec l'Allemagne
18:29de notre dissuasion nucléaire.
18:31La fin de l'indépendance
18:32de la France,
18:32ne nous laissons
18:33pas faire.
18:34Mais si
18:36beaucoup de gens
18:37s'indignent,
18:38en réalité,
18:39ce n'est pas vraiment
18:39une grande surprise
18:40puisque,
18:42c'est même une suite logique
18:43puisqu'en février dernier,
18:44Emmanuel Macron,
18:45qui est quand même
18:45le seul dirigeant
18:46depuis le Brexit
18:48à la tête
18:48d'une puissance
18:49possédant l'arme nucléaire
18:51dans l'Union européenne,
18:52eh bien,
18:52s'était dit prêt,
18:53je cite,
18:54à ouvrir la discussion
18:55sur le partage
18:57de la dissuasion nucléaire
18:58avec ses partenaires
18:59européens.
19:01Alors,
19:01il faut se rendre compte
19:02que ce serait
19:02une révolution
19:03sur le plan de la doctrine
19:04de la défense
19:06parce qu'évidemment,
19:06cette dissuasion nucléaire,
19:08elle est un élément majeur
19:10de notre,
19:11un instrument majeur
19:12de notre souveraineté.
19:13C'est vraiment
19:13l'instrument de souveraineté
19:14par excellence.
19:15Il y a des choses
19:16qui font encore
19:17notre supériorité.
19:17C'est sûr,
19:18ce serait dommage
19:19de ne pas les détruire
19:20tant qu'à faire.
19:21Allons jusqu'au bout.
19:22Voilà.
19:23Nous répétons à l'envie
19:24qu'Emmanuel Macron
19:25ne peut plus rien faire
19:26jusqu'en 2027,
19:27qu'il est bloqué.
19:28Eh bien,
19:28non,
19:28pas du tout.
19:29Il peut continuer
19:30à détricoter.
19:31Plein de choses.
19:32Il a un pouvoir
19:33de nuisance
19:33encore tout à fait
19:34impressionnant.
19:36La semaine dernière,
19:36on apprenait
19:37qu'un fleuron
19:38de l'industrie
19:39de la défense
19:39était cédé
19:40aux Américains.
19:42Eh bien,
19:42aujourd'hui,
19:43c'est la dissuasion nucléaire
19:44qui semble être en voie
19:45d'être désinvoltement
19:47partagée avec les voisins.
19:49Visiblement,
19:49ça avance.
19:51Et sans que les Français
19:52ne puissent rien dire,
19:52alors que précisément,
19:53c'est assez grave
19:54puisque c'est un élément
19:55de souveraineté,
19:57mais ces fameux référendums
19:58sont comme les 100%
19:59de QTF appliqués.
20:01Eh bien,
20:01ils sont sur l'étagère
20:03très encombrés
20:04à l'Élysée
20:05des promesses non tenues.
20:08Pourtant,
20:08cela intéresse les Français
20:09parce que c'est de leur argent
20:10dont il s'agit,
20:11aussi de l'argent
20:11de leurs aïeux,
20:13de leurs parents,
20:13de leurs grands-parents
20:14puisque des arbitrages
20:16ont été faits jadis
20:17sur l'utilisation
20:18de l'argent public.
20:20Rappelons que si la dissuasion
20:21nucléaire est précieuse,
20:22elle a un coût,
20:23un coût certain
20:23pour le contribuable.
20:25Et ce qui est important
20:26de dire,
20:26c'est que pendant que la France
20:27investissait des données publiques
20:29dans la dissuasion nucléaire,
20:31eh bien,
20:31l'Allemagne investissait
20:32ses données publiques
20:33ailleurs,
20:33dans l'industrie,
20:34par exemple.
20:35L'Allemagne va-t-elle
20:36nous donner gentiment,
20:38en échange,
20:39ce qu'elle a construit
20:39de son côté ?
20:41Ça m'étonnerait.
20:42Ferpisdich,
20:43comme on dit vulgairement
20:44en allemand,
20:45c'est à peu près
20:45la traduction
20:46de ce qu'a dit
20:46tout à l'heure
20:47Mathieu.
20:49Va te faire foutre
20:50si c'est pour ceux
20:51qui n'ont été pas là.
20:52Voilà,
20:53ceux qui ne sont pas
20:53parfaitement bilingues.
20:54Merci de vous.
20:55Vous parlez beaucoup de langue.
20:57Il y a des contenteurs
20:58qui viennent d'arriver,
20:59il faut leur expliquer.
21:00Et c'est l'Allemagne,
21:01l'Allemagne.
21:03Au-delà de l'aspect économique,
21:04Gabriel,
21:05pourquoi ce partage
21:06est-il dangereux
21:07pour la France ?
21:08Tout simplement parce que
21:09ça dilue la dissuasion
21:11et ça multiplie
21:13les décisionnaires
21:14et la notion
21:15d'intérêts vitaux menacés.
21:17Parce que pour mettre en jeu
21:19l'arme nucléaire,
21:19il y a la notion
21:20d'intérêts vitaux menacés.
21:22Elle devient assez confuse.
21:24Nos intérêts vitaux
21:25seront-ils leurs intérêts vitaux ?
21:27Nous savons très bien
21:28et la crise sanitaire
21:29l'a montré
21:30que même avec des Européens,
21:32nous n'avons pas
21:32les mêmes intérêts vitaux
21:33et sur un autre registre,
21:35nous voyons bien
21:36avec le Mercosur
21:37que nous n'avons pas
21:37les mêmes intérêts
21:38que les autres Européens.
21:40Donc c'est vrai
21:40qu'en cela,
21:41c'est très problématique.
21:43Et puis le vrai sujet,
21:45c'est quelle va être
21:45la position de la France
21:46dans cette défense européenne ?
21:47On nous dit
21:48que cette défense européenne,
21:49elle est indispensable.
21:50Alors si la position
21:51de la France,
21:52parce qu'elle est vraiment leader,
21:53elle est la seule
21:54à avoir une armée
21:55vraiment complète
21:57et importante relativement
21:59par rapport aux autres,
22:00et bien d'être poisson pilote,
22:02c'est très bien.
22:03Mais si ce poisson pilote
22:04devient le dindon de la farce,
22:05c'est un peu plus embêtant.
22:06Parce qu'on nous explique
22:08que le bouton restera français,
22:09c'est-à-dire,
22:10parce que c'est sûr,
22:10on ne peut pas être 50
22:11à appuyer sur le bouton,
22:12c'est bon.
22:13Mais donc la décision d'emploi,
22:15je crois que c'est comme ça
22:16qu'on l'appelle,
22:17restera française.
22:18Mais les coûts de fabrication
22:19du matériel,
22:20du stockage,
22:21etc.,
22:21est-ce qu'on va les partager ?
22:23Alors vous savez,
22:23on nous bassine depuis,
22:25depuis quand ?
22:26Depuis la création
22:27de l'Union européenne
22:28avec le fameux couple
22:30franco-allemand,
22:31pardonnez-moi,
22:31j'y reviens souvent,
22:32mais ce fut le fameux
22:33tandem Giscard-Schmidt
22:35puis Mitterrand-Kohl.
22:37Et aujourd'hui,
22:38c'est Macron-Mertz.
22:40Et lorsque le 7 mai dernier,
22:41Emmanuel Macron a reçu
22:42pour la première fois
22:43Friedrich-Mertz
22:44à l'Élysée,
22:45l'Élysée a communiqué
22:46en écrivant
22:47que cette première visite
22:48officielle était l'occasion
22:49de donner une nouvelle
22:51impulsion
22:51au couple franco-allemand.
22:53Alors Emmanuel Macron
22:54avait alors posté
22:55un selfie,
22:56si on peut le voir.
22:57C'est très intéressant
22:58parce que c'est lui
22:58qui, souvent celui
22:59qui tient le téléphone
23:00dans le selfie,
23:01c'est celui qui est demandeur.
23:02Je ne sais pas
23:02si vous avez remarqué.
23:03Donc, bah oui.
23:05Et donc, c'est lui
23:06qui était demandeur
23:07avec cette légende,
23:10avec un nouveau grand ami,
23:12mit einem neuen guten Freund.
23:15C'est pas Mimi, tout ça.
23:17Sauf que c'est oublier
23:18une phrase chère
23:20au général de Gaulle,
23:21les États n'ont pas d'amis,
23:22ils n'ont que des intérêts.
23:25Alors rappelons-le
23:25encore une fois
23:26parce que je trouve
23:27que ça ne se dit pas assez.
23:29S'il existe un couple
23:31franco-allemand,
23:32c'est un couple sadomaso
23:34et manque de peau.
23:35Le maso, c'est nous.
23:36Et en plus,
23:37si on en croit la presse,
23:39l'Allemagne de Merthe
23:40se rapprocherait actuellement
23:41de l'Italine Mélonie,
23:42partenaire jugé plus solide.
23:44Donc en plus,
23:45c'est un partenaire infidèle.
23:47Très intéressant à analyser,
23:49tout ça, Gabriel Kuzel.
23:50Est-ce que ce n'est pas
23:51quand même
23:52une paranoïa exagérée ?
23:54Pas du tout.
23:55Je vous renvoie
23:56à la note consultable
23:58en source ouverte
23:59du Conseil stratégique
24:00pour la souveraineté
24:01d'avril 2023
24:02qui s'intitule
24:04« Comment l'Allemagne
24:04finance l'affaiblissement
24:05du secteur nucléaire français ? »
24:07Alors là,
24:07en l'occurrence,
24:08il s'agissait du secteur nucléaire
24:09civil,
24:10mais ça montre bien
24:11quand même
24:11l'état d'esprit.
24:13Donc,
24:13si vous voulez,
24:14l'Allemagne ne va pas se contenter
24:15de financer un outil
24:15de souveraineté française
24:16en disant « Bon,
24:17écoutez,
24:18merci beaucoup d'un question,
24:19vous êtes bien gentil
24:19de nous protéger ».
24:20Non,
24:21bien sûr,
24:21que dit ce rapport
24:22que l'Allemagne
24:23sape le nucléaire français
24:25au niveau européen
24:26en essayant de le priver
24:27de financement
24:28sous couvert d'écologie
24:29et que l'Allemagne
24:30s'appuie sur des mouvements
24:31anti-
24:32ou s'est appuyée
24:32pendant longtemps
24:33sur des mouvements
24:33anti-nucléaire français
24:34afin de pousser Paris
24:36à renoncer à l'atome.
24:38Et pour quelle raison ?
24:39Il y a une raison idéologique.
24:41Vous savez,
24:41il y a un fort tropisme
24:42anti-nucléaire en Allemagne.
24:43D'ailleurs,
24:43c'était un peu
24:44une révolution actuellement
24:45avec la peur
24:46d'un incident nucléaire.
24:47Donc,
24:47avoir du nucléaire
24:47à ses frontières,
24:48ce n'était pas du tout apprécié.
24:50Et puis,
24:51économique,
24:51comme ils se sont un peu
24:52tirés une balle dans le pied
24:53en abandonnant le nucléaire
24:55pour leur industrie,
24:56eh bien,
24:56ils voulaient ralentir
24:58l'avantage concurrentiel français.
25:00Est-ce que ça a changé ?
25:01C'est la vraie question.
25:03Mais vous savez,
25:03l'étape suivante,
25:04et ceux qui s'intéressent
25:05un peu à ces questions
25:06le savent,
25:07c'est le partage
25:08du siège
25:08au Conseil de sécurité
25:09de l'ONU.
25:13et qui a fait de notre pays
25:14un grand pays
25:15à la table des vainqueurs,
25:16tout simplement.
25:17Et c'est ce qu'avait proposé
25:18en 2018,
25:19sans vergogne,
25:20Olaf Scholz,
25:20qui était vice-chancelier
25:21à l'époque
25:23et ministre des Finances
25:24d'Angela Merkel.
25:26Il voulait une mutualisation
25:27avec l'Union européenne
25:28avec le droit de vote afférent.
25:29Il ne faut pas se gêner.
25:30C'est vrai que tant qu'il y a
25:32la gêne,
25:32il n'y a pas de plaisir.
25:33Donc,
25:33la France avait alors refusé.
25:36Et alors,
25:36Olaf Scholz,
25:37il avait dit
25:38« Je suis parfaitement conscient
25:39d'avoir un grand travail
25:40en perspective
25:41pour convaincre.
25:41Mais ça avance. »
25:43Je vais vous donner un exemple.
25:44En 2021,
25:45Roland Lescure,
25:46vous vous souvenez de Roland Lescure,
25:47c'est celui qui,
25:47la semaine dernière,
25:48avait bradé ce fameux fleuron
25:50de l'industrie
25:51dont on a appris
25:53la semaine dernière.
25:54Il avait bradé...
25:55La direction de l'armement.
25:56Exactement.
25:57Eh bien,
25:58il était à l'époque,
25:59en 2021,
26:00que porte-parole
26:01de La République En Marche
26:03et président
26:03de la Commission
26:04des Affaires Économiques
26:05de l'Assemblée nationale.
26:06Il avait déclaré
26:07condamner les tentations
26:08protectionnistes,
26:10voire dans le fait...
26:10voire dans le fédéralisme européen,
26:13pardon,
26:14notre horizon partagé.
26:15Et il avait déclaré
26:16« Imaginez qu'au-delà de 2030,
26:19la France partage
26:20son siège
26:21au Conseil de sécurité
26:22de l'ONU
26:22avec les autres nations européennes. »
26:24Alors, vous croyez,
26:25vous voyez,
26:25il y a encore beaucoup
26:26de détricotage
26:27en perspective
26:28d'ici 2027.
26:31On croyait avoir tout vu.
26:33Merci beaucoup,
26:34Gabrielle Cluzel.
26:36Marc Menand,
26:37quand une chroniqueuse
26:39de France Inter
26:40chante
26:40la mort de responsable politique,
26:42est-ce encore
26:43de la satire,
26:44de la déshumanisation,
26:46de la liberté d'expression ?
26:47Qu'est-ce que c'est,
26:48concrètement ?
26:48J'en ris encore,
26:50j'en peux plus,
26:50j'ai failli mourir,
26:51m'étouffer,
26:52c'était tellement invraisemblable.
26:54Alors,
26:54il y a eu trois émissions
26:56d'enregistrées
26:56pour France Inter,
26:57ça s'appelle
26:58« Zoom, zoom, zoom, zen »
27:00et « Camille Laurente ».
27:02Alors,
27:02je découvre Camille Laurente
27:04et en l'occurrence,
27:06elle a une perruque
27:07et elle fait de l'histoire
27:09à sa façon.
27:10Alors,
27:10elle parle d'abord
27:10de Louis XV.
27:12Elle dit
27:12« C'est le seul
27:13de cette famille
27:14qui n'a pas crevé
27:15de la rougeole ».
27:17Bon,
27:17on peut être un peu grossier
27:18parfois,
27:18ça aide à faire rire
27:19éventuellement.
27:20Louis XVI,
27:21une chance exceptionnelle.
27:23Oh !
27:24Oui,
27:24hop !
27:25Son frère aîné,
27:27il a la tuberculose
27:29et ça le propulse
27:30au pouvoir.
27:31Et puis,
27:33il nous faut donc envisager
27:34à partir de ces exemples,
27:36au lieu d'avoir le vote,
27:38« Fuck le vote ! »
27:39dit-elle carrément,
27:40« Fuck le vote ! »
27:41Prenons des puces
27:43et hop !
27:44On les enseignent
27:46au siège
27:48du rassemblement national
27:49et comme ça,
27:51eh bien,
27:51tout le monde crève
27:52de la peste.
27:53Et il se met à chanter
27:54« Jordan a une variole mortelle,
27:57elle va le tuer
27:58en trois jours
27:59et Marion Maréchal
28:01a les mêmes symptômes,
28:03si tu veux,
28:04on l'achève ».
28:05Ça fait rire,
28:06non ?
28:07Pourquoi vous ne riez pas ?
28:08Vous avez pris des médicaments
28:11ou quoi ?
28:12Voilà où on en est.
28:13On est sous le poids
28:15du bon sens.
28:16Non mais,
28:16alors,
28:17c'est quand même extraordinaire
28:18parce que ce n'est pas drôle,
28:20bah oui,
28:20malheureusement.
28:22C'est d'une vulgarité totale.
28:24Or,
28:24la grossièreté,
28:25ce n'est pas la vulgarité.
28:27Ce n'est pas de la satire.
28:29Ce n'est pas de l'injure.
28:32Ce n'est pas de l'insulte.
28:34Mais objectivement,
28:36c'est quoi ?
28:38Eh bien,
28:38écoutez bien,
28:40c'est une façon métaphorique
28:42d'un appel à la mort.
28:43C'est clair.
28:45Si tu veux,
28:46on l'achève.
28:47Et prenez des puces
28:48et vous faites crever
28:49Bardella et Marion Maréchal.
28:52J'ai l'impression
28:52qu'il s'était endormi
28:53avant la fin du sketch
28:54à l'Arcom
28:55parce qu'apparemment,
28:56ça ne les a pas offusqués.
28:58Alors,
28:59crépiter des mots orduriers,
29:01Coluche le faisait.
29:03Là,
29:03il y avait de l'humour.
29:04Mais simplement
29:05de l'ordure pour de l'ordure,
29:07ce n'est pas drôle.
29:09L'humour,
29:10c'est transgressif.
29:11Tout à l'heure,
29:12Mathieu nous le rappelait.
29:13C'est transgressif,
29:14ça offusque,
29:16ça dérange,
29:17ça gratouille.
29:19Mais il y a
29:20derrière cela,
29:21éventuellement,
29:22la volonté
29:23de nous obliger
29:24à nous interroger
29:25sur nos propres pensées.
29:27Là,
29:27ça vous oblige à quoi ?
29:29Ça vous oblige,
29:30si vous êtes un fanatique,
29:31à être encore plus
29:32emporté par la haine.
29:35Alors,
29:35il faudrait rappeler quand même
29:36ce qu'est le principe
29:38de la caricature.
29:39On est les maîtres en la matière,
29:41même si on a hérité cela,
29:43d'Aristophane.
29:44On est cinq siècles
29:45avant Jésus-Christ.
29:46Aristophane,
29:47il déstabilisait tout,
29:49il le faisait,
29:50il présentait les femmes
29:52comme étant des bougresses
29:54qui ne pensaient
29:55qu'à la lubricité,
29:56à la bagatelle.
29:58Il faisait du peuple,
29:59eh bien,
30:00un monde
30:01de pauvres cloportes,
30:03un monde
30:04où l'être humain
30:05n'était que lâcheté
30:06et vilaini.
30:08Il se moquait des dieux.
30:09Tout cela,
30:10il y avait une force
30:11qui dérangeait,
30:13mais une crédibilité,
30:14je dirais,
30:15pour nous entraîner
30:16à nous forcer
30:17à déranger
30:18nos propres certitudes.
30:21Et puis,
30:21Clémenceau,
30:22alors Clémenceau,
30:23il disait quoi ?
30:24Il disait,
30:24on a le droit
30:25d'accabler l'adversaire,
30:27de l'outrager.
30:29C'est la verve de l'ironie.
30:31C'est la verve du sarcasme.
30:33Puis alors,
30:33il y a eu des journaux
30:35bien avant Charlie Hebdo,
30:36l'Assiette au beurre.
30:38En 1900,
30:40l'Assiette au beurre,
30:40c'est un journal à nard.
30:42Ils écrasaient tout,
30:43mais il n'a pas
30:44il n'appelait pas au meurtre.
30:46Oui,
30:46on est allé loin
30:47dans l'Assiette en France.
30:48On faisait de la tête
30:49de Louis-Philippe,
30:50tout le monde a ça
30:51dans les livres d'histoire.
30:52C'est la tête
30:53qui devient une poire
30:54et parfois même une fesse.
30:56Tout ça peut être amusant.
30:58Alors,
30:58ça dit quoi
30:58de notre temps ?
31:01Eh bien,
31:02c'est une mentalité
31:03qui est en pleine dérive.
31:05C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
31:07c'est à qui
31:07deviendra
31:08milicien,
31:09que ce soit
31:10un humoriste,
31:11que ce soit
31:12un journaliste.
31:13C'est à qui
31:14tranche.
31:15C'est à qui
31:16détermine
31:17que soudain,
31:18eh bien,
31:19il faut bafouer un tel,
31:20il faut l'exclure,
31:21il faut le détruire.
31:23Il n'y a plus
31:23la moindre nuance.
31:25C'est Élise Lucey
31:26qui est là,
31:27qui court derrière
31:28les uns et les autres
31:29pour dire
31:29« Parlez,
31:30donnez-moi la vérité,
31:31donnez-moi ! »
31:32C'est invraisemblable
31:33et tout à chacun
31:34comme ça,
31:35au nom de sa propre morale,
31:37au nom de sa propre
31:38vertu,
31:40au nom de son idée
31:41du bien,
31:42veut que ce soit
31:43telle exécution
31:45qui puisse apparaître
31:47dans l'espace public.
31:48Ça veut dire quoi ?
31:49Eh bien,
31:49qu'on est en train
31:50d'abattre la démocratie,
31:52on ne la menace plus
31:52aujourd'hui.
31:53On est en train de la...
31:54On l'a déjà écroulée
31:56et on est en train
31:57de la piétiner.
31:59Alors,
31:59je dirais
32:00que je n'y vois pas
32:02de quoi rire,
32:04j'y vois surtout
32:05de quoi pleurer.
32:07Merci beaucoup,
32:10Marc Menon.
32:11Ça nous permet
32:11de nous replonger
32:12effectivement dans ce pays
32:14qui a la notion
32:15de la liberté d'expression
32:16et de la satire
32:17mais qui a ses limites.
32:18Avant de recevoir
32:19notre invité
32:19dans un instant
32:20en exclusivité,
32:21Antoine Valentin
32:22qui a été élu député
32:24en Haute-Savoie
32:25face à un candidat LR
32:26et lui qui est UDRN.
32:28On le reçoit
32:29dans un instant.
32:30On va s'arrêter
32:30avec vous,
32:31Charlotte Dornelas,
32:32puisqu'aujourd'hui,
32:33même deux stars
32:34dans le division public,
32:35Léa Salamé
32:36et Laurent Delahousse
32:37ont été auditionnés
32:38par la fameuse commission
32:39d'enquête parlementaire
32:41sur l'audiovisuel public.
32:43Il y avait beaucoup d'attentes
32:44autour de ces auditions.
32:45Qu'est-ce qu'il faut retenir ?
32:46Oui, forcément,
32:47ce sont les stars
32:48absolument connues
32:49et très honnêtement,
32:50les questions étaient
32:50parfois plus intéressantes
32:52que les réponses
32:53pour une raison
32:53assez simple d'ailleurs
32:54qui dépasse
32:55les deux personnes
32:56en question.
32:57C'est que cette commission,
32:58elle a pour but
32:59d'essayer de comprendre
33:00un système
33:01et que individuellement,
33:02les journalistes
33:03ne sont pas forcément
33:04les plus à même
33:04de l'expliquer.
33:06Et vous allez voir
33:06pourquoi dans le détail,
33:07à la fois dans les chaînes
33:08de responsabilité d'une part
33:09et d'autre part,
33:10ce ne sont pas forcément
33:11ceux que l'on connaît le mieux
33:12qui font le plus,
33:14on va dire,
33:14la construction
33:16du service public.
33:18Alors,
33:18cette commission,
33:19elle s'intéresse d'abord
33:19à la question des finances.
33:21Alors,
33:22Léa Salamé
33:22est productrice,
33:23alors elle nous a expliqué,
33:24ça c'était quand même
33:25la réponse assez grotesque,
33:27elle nous a expliqué
33:27qu'elle était coproductrice
33:29de son émission
33:30pour éviter que l'émission
33:31puisse être vendue
33:31par exemple
33:32à des sociétés étrangères,
33:34par exemple à des Russes.
33:35Bon,
33:35ben là,
33:35on ne pose plus de questions
33:36derrière parce qu'en effet,
33:38cette réponse était
33:39assez étonnante,
33:41très bien.
33:42Et Laurent Delahousse,
33:43lui,
33:43explique qu'il a divers contrats,
33:45en effet,
33:45qu'il n'est pas patron
33:46des sociétés de production,
33:48mais salarié de ces sociétés
33:49de production,
33:50que les divers contrats
33:50sont encadrés,
33:52sans doute,
33:52de toute façon,
33:53on n'a pas les moyens
33:53de vérifier au moment
33:54où on l'écoute,
33:55évidemment.
33:55et alors tous,
33:57mais c'est vrai de deux,
33:58mais c'est vrai de tous
33:58les gens qui ont répondu,
33:59vous le savez,
34:00aucun d'eux n'a voulu
34:02dévoiler les rémunérations
34:04des uns et des autres
34:05dans le service public.
34:06Alors,
34:07tous ont dit
34:07qu'ils avaient été,
34:08comment dire,
34:11invités,
34:12enfin,
34:12ils ont eu des propositions,
34:14on va dire,
34:14dans le privé,
34:15qu'ils auraient beaucoup mieux
34:15gagné leur vie dans le privé,
34:17mais on n'a aucune info
34:18sur les rémunérations,
34:20donc beaucoup mieux,
34:20on ne sait pas non plus
34:21ce que ça veut dire,
34:22donc vous voyez,
34:23que retenir de ces échanges,
34:24on ne va pas les forcer évidemment
34:25à dire combien ils gagnent,
34:27le président et le rapporteur
34:28ont expliqué
34:29que la question
34:29n'avait d'intérêt
34:30que parce qu'en effet
34:31c'était de l'argent public
34:32qui était en jeu
34:32et que donc c'était
34:33pour avoir une idée évidemment,
34:35notamment dans l'accumulation
34:37des rémunérations
34:38quand vous êtes
34:39dans une société de production
34:40qui éventuellement
34:41produit des choses
34:42pour le service public.
34:44Ensuite,
34:44la commission,
34:45et c'est sans doute
34:45ce qui la rend le plus populaire,
34:47s'intéresse à la question
34:48de la neutralité
34:49ou de l'absence de neutralité
34:50dans le service public.
34:52Là,
34:52c'est pareil,
34:53l'absence de neutralité
34:54ça a l'air évident
34:55et puis dans le dur
34:57des questions
34:57c'est pas si simple
34:58en fait de déceler
35:00on va dire
35:00surtout quand c'est
35:01une personne
35:01que vous avez
35:02en face de vous
35:03et que l'exemple
35:04par exemple
35:04est une tierce personne.
35:05Je dis ça
35:05parce qu'évidemment
35:06cette commission
35:07est arrivée,
35:08a été décidée
35:08au moment de l'affaire
35:09Le Grand Cohen.
35:11Alors,
35:12de là où
35:12comme Salamé
35:13ont dit
35:13qu'ils avaient été choqués
35:15de la manière
35:16dont leurs collègues
35:16avaient été enregistrés,
35:18bon pourquoi pas ?
35:19Et derrière
35:19on leur dit d'accord
35:20et les propos
35:20qui sont sortis
35:21et les deux ont dit
35:22on ne commande pas
35:22les propos des confrères.
35:24Il ne paraît que retenir
35:25de cette réponse
35:26une fois qu'elle est dite
35:27est-ce que c'est
35:28par manque de liberté ?
35:29Est-ce que c'est
35:30par confraternité ?
35:32Est-ce que c'est
35:32pour une autre raison ?
35:34C'est difficile
35:35de le savoir.
35:36Ensuite,
35:36l'absence de neutralité
35:37vous voyez
35:37vous avez des exemples
35:38qui vous viennent en tête
35:39tout de suite.
35:40Alors on pose
35:40à Lea Salamé
35:40la question
35:41dans un de vos reportages
35:42vous avez présenté
35:43la police ICE
35:44comme la police
35:45de Donald Trump.
35:46Réponse alors
35:47du rédacteur en chef
35:48en l'occurrence
35:48de l'émission
35:49qui dit
35:50vous n'avez pas regardé
35:52juste avant
35:53qu'en effet
35:54cette police existait
35:55bien avant Donald Trump.
35:56On m'a circulé.
35:58La confusion
35:59entre Samuel Paty
36:00et Dominique Bernard
36:01qui avait fait
36:01beaucoup de bruit
36:02elle dit écoutez
36:02j'ai lancé 2000 reportages
36:04depuis que je suis au journal
36:06les erreurs ça existe
36:07je me suis excusé
36:08le lendemain
36:08je représente mes excuses
36:09aujourd'hui aux familles
36:10bon bah fin de l'histoire.
36:12La question de Pigasse
36:13elle est interrogée
36:14vous savez
36:14c'est une de ses consœurs
36:15en l'occurrence
36:16qui avait reçu
36:17monsieur Pigasse
36:18sans expliquer
36:19qui il était idéologiquement
36:22on va dire
36:22et Léa Salamé dit
36:23vous poserez la question
36:24à ma consœur
36:24parce que moi
36:25je ne l'ai pas reçu
36:25et si je le recevais
36:26la seule chose
36:27que je pourrais
36:27comment dire
36:29formuler
36:31c'est s'il a une carte
36:32d'adhésion
36:33dans un parti politique
36:34je note que
36:35dans le service public
36:36en tout cas
36:36même ailleurs
36:37dans beaucoup
36:38d'autres émissions
36:38il y a des gens
36:39qui sont étiquetés
36:39sans avoir de carte
36:40dans aucun parti politique
36:43évidemment
36:43mais il est facile
36:45on va dire
36:45d'esquiver les questions
36:47et sur cette question
36:48de la neutralité
36:48il y a un d'abord
36:49la question du pluralisme imposé
36:51la question du pluralisme imposé
36:52vous savez
36:53c'est les temps de parole
36:54etc
36:54on en parle souvent ici
36:56il est par définition
36:57respecté par tout le monde
36:58ensuite
36:58il y a les manières
36:59d'interviewer
37:00les uns ou les autres
37:01vous pouvez être
37:02très bienveillant
37:02avec l'un
37:03et extrêmement agressif
37:04avec l'autre
37:05essayer de coincer
37:06une personne
37:06ou au contraire
37:07lui dérouler
37:09le tapis rouge
37:09bon ben ça
37:10c'était assez flagrant
37:12vous voyez
37:12dans la manière
37:13dont les différents
37:13groupes politiques
37:14ont ensuite interrogé
37:15les gens
37:15parce que Laurent Delahousse
37:17il a été accusé
37:18par les députés
37:19de la France Insoumise
37:20d'être complaisant
37:21avec Marine Le Pen
37:22par un autre parti
37:24de dérouler le tapis rouge
37:26à Emmanuel Macron
37:27et par les autres
37:28enfin d'être
37:29trop proche
37:30de la gauche
37:31donc vous voyez
37:31qu'il y a en effet
37:32des sensibilités différentes
37:34je dis ça
37:35encore une fois
37:35peut-être qu'il est difficile
37:37de coincer quelqu'un
37:38entre guillemets
37:38sur la question
37:39de la neutralité
37:40une seule personne
37:41parce que vous voyez
37:42le problème du service public
37:43c'est l'accumulation
37:44c'est pas tel ou tel
37:45ou ce qu'en pense un tel
37:46ou ce qu'en pense un autre
37:47c'est l'accumulation de gens
37:48qui ont tous le même regard
37:50sur le monde
37:51de manière générale
37:52ensuite il y a évidemment
37:53le choix des sujets
37:54et là ça peut encore
37:56une fois être nébuleux
37:57on a vu l'ancien directeur
37:58de l'information
37:59de l'audiovisuel public
38:00expliquer il y a quelques jours
38:02il était interrogé
38:03vous savez sur ce reportage
38:04sur la fabrique du mensonge
38:05juste après la mort de Lola
38:07disant que en fait
38:08c'était une instrumentalisation
38:09politique etc
38:10et bien il expliquait
38:11qu'en fait
38:11c'était pas sa propre décision
38:13alors on a compris là
38:14parce que Laurent Delahousse
38:15nous a expliqué
38:15que les circuits de validation
38:17des sujets
38:18étaient extrêmement rigoureux
38:19et qu'il y avait
38:19quatre étapes
38:20alors en effet
38:21on se dit
38:21il y a quatre niveaux
38:22de validation
38:22c'est en effet rigoureux
38:24oui enfin
38:25s'il y a le même esprit
38:27de système
38:27aux quatre niveaux
38:28de validation
38:29c'est juste une manière
38:30de déresponsabiliser
38:31tout le monde
38:32parce qu'en effet
38:32quand vous êtes interrogé
38:33c'est jamais que de votre faute
38:34puisqu'il y a quatre personnes
38:35qui ont donné leur avis
38:36donc il n'y a pas vraiment
38:37de responsable
38:37et ça ne dit pas du tout
38:39ça n'assure pas du tout
38:40évidemment
38:41un quelconque pluralisme
38:42et Léa Salamé
38:45évidemment vous disiez
38:46tout à l'heure
38:46ils étaient très attendus
38:47Léa Salamé était très attendue
38:48notamment sur une question
38:49le fait que son compagnon
38:51soit tête d'affiche
38:52au parti socialiste
38:53Raphaël Glucksmann
38:54elle était attendue là-dessus
38:55et là encore une fois
38:56il n'y a pas grand chose
38:58à répondre
38:59elle répond
39:00qu'elle est évidemment
39:00libre de s'affranchir
39:01des idées de son mari
39:03au moment où elle fait
39:04son journal
39:05où elle commente
39:06et comment répondre non
39:07évidemment
39:08quand elle dit ça
39:08la question lui est posée
39:10est-ce que vous pensez
39:12que la compagne
39:13de Jordan Bardella
39:14pourrait présenter le 20h
39:15de la même manière
39:15et elle ne répond pas
39:17est-ce qu'elle pense
39:17que oui ou non
39:18ça se ferait
39:19elle dit
39:19j'espère bien
39:20que la compagne
39:21de Jordan Bardella
39:22pourrait le faire
39:22exactement de la même manière
39:23c'est une manière
39:24de s'engager elle
39:25mais impossible
39:25de répondre derrière
39:27et elle annonce
39:28qu'elle se retirera
39:29bien sûr
39:29si les candidats
39:30à la présidentielle
39:31comment exiger
39:32autre chose de sa part
39:33vous voyez je vous dis
39:34c'est difficile
39:35parce qu'évidemment
39:36il n'y a pas 10 personnes
39:37qui leur demandaient
39:38attendez Mme Salamé
39:38c'est pas votre avis
39:39est-ce que vous pensez
39:40aujourd'hui
39:41que la compagne
39:42de Jordan Bardella
39:42bon par ailleurs
39:43elle a dit
39:43bon bah arrêtez
39:44de vouloir me caser
39:45avec Jordan Bardella
39:45bon c'était assez drôle
39:46et du coup
39:47vous passez à autre chose
39:47parce qu'on lui a dit
39:50oui si vous étiez
39:51avec Jordan Bardella
39:52c'était ça la question exacte
39:53donc elle a dit
39:54bon bah je ne suis pas
39:54avec Jordan Bardella
39:55vous voulez qu'on l'écoute
39:55parce que France
39:56la chef d'édition
39:56elle a retrouvé l'extrait
39:57on l'écoute
39:58on l'écoute
39:58parce qu'il faut aussi
39:59se rappeler peut-être
40:00dans le contexte
40:01que Jean-François Akili
40:01on se rappelle
40:02il avait été viré
40:05pour avoir l'intention
40:06de faire un livre
40:07avec Jordan Bardella
40:08on écoute Léa Salam
40:10j'espère que si la compagne
40:11de Jordan Bardella
40:12était journaliste
40:13elle pourrait continuer
40:14à faire son travail
40:15sur une chaîne privée
40:17ou sur une chaîne publique
40:18je l'espère
40:19jusqu'à ce que son compagnon
40:21soit candidat
40:23et si elle me demandait conseil
40:25la compagne de Jordan Bardella
40:27qui serait peut-être journaliste
40:28et bien je lui dirais
40:30tant qu'il n'est pas
40:31candidat
40:32tant qu'on n'est pas
40:33en période de campagne
40:34tu ne vas pas faire du tricot
40:36il faut que tu travailles
40:38et tu es indépendante
40:40et fais-le
40:41quand il sera candidat
40:42s'il est candidat
40:43retire-toi
40:44pour protéger tes équipes
40:45pour garder le lien de confiance
40:46avec les français
40:47je ne suis pas compagne
40:48de Jordan Bardella
40:49elle dit qu'elle
40:53elle espère
40:54mais la question
40:54était un petit peu différente
40:56est-ce que ça arriverait
40:57et en effet
40:57vous prenez l'exemple
40:58de Jean-François Akili
40:59qui n'était pas la compagne
41:00de Jordan Bardella
41:01mais qui peut-être
41:02dans un papier
41:03dans le monde
41:04avait envisagé
41:05éventuellement
41:05d'écrire un livre
41:06et qui ne travaille plus
41:07sur le service public
41:08cette réalité elle est là
41:09mais évidemment
41:09la responsable
41:10de cette décision
41:11n'étant pas
41:11Léa Salamé
41:12et bien c'est toujours pareil
41:14vous avez une question
41:15et vous courez
41:15après la réponse
41:16évidemment
41:17et pourtant la pression
41:18sur cette commission
41:19depuis le premier jour
41:20le fait vous savez
41:21qu'elle ait été suspendue
41:22parce que
41:23en raison de l'ambiance
41:24que ça générait
41:25la gêne qui entoure
41:26toutes ces questions
41:27le suivi de la commission
41:28et le suivi même populaire
41:29de la commission
41:30et révèle un problème
41:32évidemment
41:32que tout le monde
41:33faisait depuis des années
41:34un peu semblant
41:35de ne pas voir
41:36et cette commission
41:37a le mérite
41:37au moins
41:38de soulever
41:39ce sujet là
41:40depuis maintenant
41:41plusieurs semaines
41:41Alors pourquoi vous dites
41:42Charlotte
41:43que les questions
41:44étaient plus intéressantes
41:45que les réponses ?
41:47Évidemment
41:47parce que tout le monde
41:48aimerait savoir
41:48quand vous regardez
41:49de jour en jour
41:50cette commission
41:50tout le monde aimerait savoir
41:51comment l'argent
41:52parce qu'il est conséquent
41:53est géré au sein
41:55de l'audiovisuel public
41:57quel est le fonctionnement
41:59s'il existe des conflits
42:00d'intérêts justement
42:00entre ces fameuses boîtes
42:01de prod
42:02et les différents journaux
42:04et surtout
42:04comment est-ce qu'une ligne
42:05éditoriale est décidée
42:06et ou tronquée
42:07par les uns et les autres
42:09et selon quels critères
42:10mais les réponses
42:11je vous le disais
42:11sont évasives
42:12ou plutôt policées
42:13vous savez
42:14vous ne pouvez pas demander
42:14la même chose non plus
42:15à la directrice
42:16de France Télévisions
42:17qui a pris elle-même
42:18des positions idéologiques
42:22ou aux salariés
42:23qui n'a évidemment pas
42:24le même genre de liberté
42:26quand il répond
42:27devant une commission d'enquête
42:28filmée aux yeux du monde
42:30je vais vous prendre
42:31un exemple concret
42:31le rapporteur Charles Aloncle
42:33il a pris une enquête
42:35qui avait été publiée
42:36dans Marianne
42:36et qui regardait
42:37les préférences politiques
42:38des gens qui regardaient
42:39la télévision
42:40selon ce qu'il vote
42:42et il lui dit
42:43sur le journal de France 2
42:45les électeurs RN
42:47sont deux fois moins représentés
42:49que dans le reste du pays
42:50et ceux de Raphaël Glucksmann
42:51sont deux fois plus représentés
42:53que ce qu'ils sont
42:53dans le reste du pays
42:54et disait-il
42:55c'est très différent
42:57par exemple
42:57quand on analyse
42:58l'auditoire de TF1
43:00est-ce que vous avez une idée
43:01de la raison
43:03pour laquelle ça existe ?
43:04alors là on a eu
43:05plusieurs réponses
43:06le fait que la une
43:07déjà historiquement
43:08c'est la une
43:09et les télévisions
43:10s'allumaient directement
43:11sur la une
43:11donc les gens ont pris
43:12l'habitude de regarder TF1
43:13c'est peut-être ça l'histoire
43:15c'est peut-être autre chose aussi
43:18mais une fois que la personne
43:19vous explique
43:19qu'elle n'a pas étudié
43:20la sociologie du public
43:21qui la regarde
43:22vous n'avez toujours pas
43:24de réponse
43:24alors que la question
43:25était intéressante
43:26et mériterait une analyse
43:27et à savoir
43:29ce qui plaît
43:30dans le service public
43:30c'est une question
43:31qui est posée à chaque fois
43:32pourquoi est-ce que vous aimez
43:32le service public
43:33d'autant qu'on nous explique
43:34qu'il gagnerait beaucoup plus
43:35d'argent ailleurs
43:36ce qui est d'ailleurs
43:36probablement vrai
43:37pour certains d'entre eux
43:38qu'est-ce qui leur plaît
43:40dans le service public
43:41ils disent
43:41c'est la liberté
43:42la créativité
43:43et le fait que l'audience
43:44ne soit pas une fin en soi
43:46donc ça donne
43:47la possibilité
43:48je cite Laurent Delahousse
43:49de faire un autre journal
43:50alors moi j'ai une question
43:52pourquoi ce qui semble
43:53absolument évident
43:54pour tous les gens
43:55du service public
43:55depuis quelques jours
43:56ne le serait pas
43:57pour tout le monde
43:58parce qu'on revient
43:59à la fin évidemment
43:59à la même question
44:00quand on est sur la question
44:01de la neutralité
44:02ou de la ligne éditoriale
44:04des différents médias
44:05si la ligne C-News
44:07la ligne éditoriale
44:08de C-News
44:09gêne tant que ça
44:10et révèle à la fois
44:12sa propre différence
44:13par rapport
44:13à toutes les autres
44:14lignes éditoriales
44:15c'est bien qu'il y a
44:17une différence
44:18qui est identifiée
44:19dans le choix des sujets
44:20et à l'inverse
44:22si autant de gens
44:23regardent cette chaîne
44:24qui a décidé
44:25d'avoir une ligne différente
44:26par le biais
44:27du choix de ces sujets
44:28n'ont-ils pas raison
44:29de se sentir trahis
44:30non pas par tout
44:31le reste des médias
44:32mais au moins par le service public
44:34qu'ils financent
44:35à la même hauteur
44:36que tout le reste des français
44:37puisque les gens
44:38du service public
44:39expliquent que cette ligne là
44:40est absolument insupportable
44:41c'est donc bien
44:42que ce n'est pas une question
44:43de liberté éditoriale
44:44qui se pose
44:45par ailleurs
44:45elle se pose différemment
44:46sur le service public
44:47mais bien une volonté
44:49de taire certains sujets
44:50et là on commence
44:51à avoir le début
44:52en effet d'une réponse
44:53s'il est aussi difficile
44:54d'avoir des réponses
44:55quel est l'intérêt
44:56d'une telle commission
44:57on peut se poser la question
44:58d'abord évidemment
45:00les deux personnes
45:01qui étaient
45:01Léa Salamé
45:02et Laurent Delahousse
45:02ne sont pas les seuls
45:03à être auditionnés
45:04ils ne sont pas ceux
45:05qui ont le plus
45:06de pouvoir décisionnaire
45:08à l'échelle
45:08de l'audiovisuel public
45:09et il y a d'autres
45:10qui ont été obligés
45:11de répondre
45:11sur des points
45:11extrêmement précis
45:12par ailleurs
45:13il y a des documents
45:13qui devront être fournis
45:14et donc le rapport
45:16de cette commission
45:16sera très probablement
45:18plus instructif
45:19que les auditions
45:20des uns et des autres
45:20prises individuellement
45:22ensuite ça empêche
45:23surtout
45:23et je pense que
45:24c'est la première vertu
45:25de cette commission
45:25ça empêche un système
45:27dont le dysfonctionnement
45:28est pointé par même
45:30la cour des comptes
45:31sur le terrain financier
45:32de tourner en rond
45:33loin de tout contrôle
45:35comme si tout ça
45:35était une évidence
45:36et qu'il n'y avait
45:37aucune question à poser
45:39dans l'utilisation
45:40de l'argent public
45:40parce qu'il faut rappeler
45:41une chose
45:42c'est la moitié du budget
45:43du ministère de la culture
45:44la moitié du budget
45:45du ministère de la culture
45:46dans un pays
45:47qui se demande tout le temps
45:48comment restaurer son patrimoine
45:49comment mettre en valeur
45:50sa culture
45:51etc.
45:53donc c'est évidemment
45:54une question éminemment politique
45:55et cette commission
45:56a le mérite au moins
45:57de dévoiler le fonctionnement
45:59et les questions de neutralité
46:01qui se posent sur le service public
46:02aux yeux de tous
46:03et de répondre
46:04une bonne fois pour toutes
46:05que non ça n'est pas comme ça
46:07ce n'est pas comme ça
46:08pour le service public
46:09et qu'on a le droit
46:09de poser des questions
46:10et surtout
46:11on a le droit
46:12d'avoir des réponses
46:12et on continuera
46:13donc évidemment
46:14à suivre
46:15Merci beaucoup Charlotte
46:17on continuera à suivre
46:18on a appris
46:19que le budget 2026
46:20a été définitivement adopté
46:22après le rejet
46:23de la dernière motion
46:24de censure
46:25déposée par le
46:27Rassemblement National
46:27on l'apprend à l'instant
46:28on va accueillir
46:29tout de suite
46:30en exclusivité
46:31le maire
46:32le maire de la commune
46:33de Saint-Jouard
46:33en Haute-Savar
46:34vous ne le connaissez pas
46:35mais voilà
46:35on va apprendre à le connaître
46:37il s'appelle
46:37Antoine Valentin
46:38bienvenue
46:39sur notre plateau
46:41c'est votre interview
46:42en exclusivité
46:43au niveau national
46:44ça va ?
46:45Ça va bien Christine Kelly
46:46merci
46:46Oui
46:47j'adore
46:48Christine Kelly
46:50ça fait drôle
46:51ravi de vous accueillir
46:52en tout cas
46:53vous êtes
46:54UDR
46:55RN
46:56élu
46:57fraîchement député
46:58on va voir
46:59la fiche qu'on a faite
47:00parce que vous avez été élu
47:01à près de 60% quand même
47:02c'est une victoire écrasante
47:04et vous êtes maire
47:05je disais depuis 2020
47:06élu de terrain
47:07ancien militant
47:08des républicains
47:08vous avez suivi
47:10Eric Ciotti
47:10en juin 2024
47:12d'où venez-vous
47:13d'où vient votre engagement
47:15et ensuite on ira
47:15un peu plus loin
47:16Moi je suis né
47:17dans ma commune natale
47:18de Saint-Jouard
47:19là où je suis maire
47:20depuis 2020
47:20et au quotidien
47:22je suis un maire de terrain
47:23j'ai noué un lien
47:24presque charnel
47:25avec les habitants
47:26de ma commune
47:26ici des retraités
47:27dont le pouvoir d'achat
47:28s'étiole chaque année
47:29ici des employeurs
47:31des entrepreneurs
47:32dont les charges
47:33les normes
47:34étouffent l'activité
47:35là des médecins
47:35qui se noient
47:36sous la paperasse
47:37imposée par l'état
47:38des forces de l'ordre
47:39des gendarmes
47:40découragés
47:40d'une justice
47:41qui ne fait plus son travail
47:42et donc en tant que maire
47:44à porter d'engueulade
47:45mais aussi à porter
47:46des joies et des peines
47:47de mes administrés
47:48j'ai décidé de porter
47:49à un autre échelon
47:50ce combat politique
47:51parce qu'il y a en France
47:53des millions de personnes
47:53qui sont cette France silencieuse
47:55besogneuse
47:56qui travaille
47:56qui paye ses impôts
47:57qui s'arrête au contrôle de police
47:59qui dit bonjour monsieur l'agent
48:00bonjour monsieur le maire
48:01au revoir
48:02merci
48:02et qui au fond
48:03sont souvent les grands oubliés
48:05des politiques publiques
48:05que l'on ne retrouve pas
48:07sur Twitter
48:08qui n'ont pas de collectif
48:09qui n'ont pas toujours accès
48:10au plateau de télévision
48:11peut-être un peu plus
48:12ici qu'ailleurs
48:13d'ailleurs
48:13et merci à CNews
48:14de faire ce travail
48:15et donc j'ai décidé
48:16lors de cette élection
48:17d'être à nouveau
48:18leur porte-voix
48:19et je crois qu'un certain nombre
48:20d'électeurs
48:21se sont retrouvés
48:22derrière mes propositions
48:23et ma candidature
48:24Victoire éclatante
48:26je le disais
48:27à 60%
48:28dans un fief de la droite
48:30une circonscription
48:31historiquement
48:32RPR
48:33UMP et LR
48:35quelle lecture nationale
48:37faire de cette victoire ?
48:39vous l'avez dit
48:39c'est un fief de la droite
48:41et depuis plusieurs années
48:42ce fief de la droite
48:43déviait
48:44progressivement
48:45au fur et à mesure
48:46des renoncements
48:47du parti
48:47les républicains
48:48de Laurent Wauquiez
48:49de Bruno Retailleau
48:51et ce fief de droite
48:52était devenu
48:53un territoire tenu
48:54par des petites baronnies
48:56locales
48:56plutôt au centre
48:57voire parfois
48:58socialistes
48:59et bien
48:59on a renoué
49:01avec l'histoire
49:01depuis la 5ème république
49:02cette circonscription
49:03a toujours été à droite
49:04et les électeurs
49:05ont décidé
49:05de la replacer
49:06sur le chéquier
49:07et ont décidé
49:08de soutenir un maire
49:08qui porte
49:09depuis le premier jour
49:10de son mandat
49:11une politique de droite
49:12réduction
49:13de l'endettement
49:14de la commune
49:15pas de hausse d'impôts
49:15une réduction massive
49:17de faits délinquants
49:17et de criminalités
49:18ils ont donc décidé
49:19de la recentrer
49:20là où elle se trouvait
49:22historiquement à droite
49:23pourquoi est-ce que vous avez
49:25puisque vous étiez LR
49:27pourquoi est-ce que vous avez
49:28rejoint Eric Ciotti
49:29j'ai rejoint Eric Ciotti
49:30en 2024
49:31quand les cassiques
49:32et les chapeaux à plumes
49:33s'apprêtaient à faire alliance
49:35avec Emmanuel Macron
49:36celui qui a endetté
49:37notre territoire
49:38notre pays
49:39comme jamais
49:39celui qui a asphyxié
49:41notre économie
49:41qui a détricoté
49:42nos services publics
49:43et moi tout cela
49:44je l'ai constaté
49:45chaque jour
49:46dans l'exercice
49:47de mon mandat de maire
49:48Eric qui est un ami
49:49et à qui je dédie
49:50cette victoire
49:51a eu raison
49:52en 2024
49:53avant beaucoup d'autres
49:54il a senti
49:55cette aspiration profonde
49:56qui est celle des territoires
49:57et des français
49:57de mettre fin
49:58à un système
49:59qui a coulé
50:00notre nation
50:01qui a apporté
50:02le désordre
50:03à la fois dans nos comptes publics
50:05mais aussi dans nos rues
50:06et ensemble
50:06nous allons redresser ce pays
50:08et remettre un peu d'ordre
50:09est-ce que vous pensez
50:10que les républicains
50:11ont encore un avenir
50:12lorsqu'on voit cette élection
50:14j'ai reçu Eric Ciotti
50:15la semaine dernière
50:16on parlait justement
50:17du premier tour
50:18qui avait déjà été
50:18une terrible leçon
50:20quand même on peut le dire
50:21pour LR
50:22est-ce que vous pensez
50:22que les républicains
50:23ont un avenir
50:24est-ce que l'UDR
50:25et le RN
50:25leur tendent la main
50:27vous savez face à moi
50:28le candidat
50:29de monsieur Emmanuel Macron
50:30et de Laurent Wauquiez
50:31était aussi
50:32pour le second tour
50:33le candidat de monsieur Mélenchon
50:34de madame Rousseau
50:35de monsieur Hollande
50:36les LR n'ont comme seule ambition
50:38que d'être la béquille
50:39du socialisme
50:40et de l'extrême gauche
50:41voire de la Macronie
50:42leur avenir est à court terme
50:44extrêmement éteint
50:46et très difficile
50:47moi je veux tendre la main
50:49à leurs électeurs
50:50que je côtoie au quotidien
50:52et qui me rejoignent massivement
50:53aujourd'hui
50:54qui rejoignent massivement l'UDR
50:55nous tendons la main
50:56à ce peuple de droite
50:57et nous les invitons
50:58à rejoindre leur parti
51:00leur famille
51:00celle de l'UDR
51:01je tends aussi la main
51:03à ces cadres sincères
51:04qui à travers la France
51:05essayent de défendre
51:06une politique de droite
51:07et qui sont systématiquement
51:08trahis
51:09on le voit encore aujourd'hui
51:10un parti
51:11les républicains
51:12devenus béquilles
51:13de la Macronie
51:14et qui défend
51:15des budgets socialistes
51:16avant d'en venir
51:18au barrage républicain
51:19est-ce que justement
51:20il y a une certaine érosion
51:21une avant-dernière question
51:23est-ce que ce soir
51:25les républicains
51:25ont refusé
51:27encore une fois
51:28de voter
51:29à la censure
51:30est-ce qu'il faut
51:31applaudir
51:32critiquer
51:33souligner
51:35s'interroger
51:36ils ont fait
51:36le choix
51:37à nouveau
51:38de trahir
51:38leurs électeurs
51:39et leurs électeurs
51:40ne s'y sont pas trompés
51:41en haut de sa voix
51:41puisqu'ils les ont
51:42lourdement sanctionnés
51:43et c'est ce qui se passera
51:45systématiquement
51:46et si aujourd'hui
51:47nous ne retournons pas
51:48aux urnes
51:48c'est parce que
51:49les républicains
51:50comme le parti socialiste
51:51d'ailleurs
51:52savent pertinemment
51:53qu'en cas d'élection
51:54ils seront balayés
51:55leur envoquer en tête
51:56contrairement à nous
51:57et mes scores
51:58le démontrent
51:59nous n'avons pas peur
52:00de retourner devant
52:00les français
52:01car nous ne sommes pas
52:02de ceux qui leur donnons
52:03des leçons de morale
52:04mais plutôt de ceux
52:05qui leur faisons confiance
52:06donc vous êtes de la DN
52:08de Charles Aloncle
52:09vous êtes du même parti
52:11vous êtes député
52:12maintenant comme lui
52:13vous avez peut-être
52:13le même âge
52:13je ne sais pas
52:14quel âge avez-vous ?
52:1533 ans
52:15un an de plus que lui
52:17donc à peu près le même âge
52:19une autre génération
52:20on voit
52:20qui vient
52:21qui a vraiment
52:22beaucoup d'énergie
52:23est-ce que vous pouvez
52:24témoigner peut-être
52:26d'une certaine érosion
52:28du barrage
52:28européen
52:29parce que
52:29votre élection
52:30montre qu'il y a
52:31une érosion
52:32de ce barrage
52:33est-ce que vous avez
52:33vraiment témoigné
52:34ou bien peut-être
52:34moi j'ai subi des barrages
52:36contre l'extrême droite
52:37ceux-ci ne m'ont absolument
52:38pas concerné
52:39les électeurs
52:39ne s'y sont pas trompés
52:41l'UDR
52:41le RN
52:42n'est pas l'extrême droite
52:43moi je suis pour quelques jours
52:44encore le député maire
52:45de ma commune
52:46il y a 20 ans
52:47il y avait à Saint-Jean
52:48un député maire RPR
52:49quand je prends
52:50ma profession de foi
52:51et sa profession de foi
52:52RPR d'il y a 20 ans
52:53c'est un calque
52:54le programme qui est le nôtre
52:55c'est celui du RPR
52:57canal historique
52:58il y a 20 ans
52:58ce n'est pas nous
52:59qui avons dérivé
53:00ce sont les républicains
53:01qui ont trahi leur électeur
53:03est-ce que
53:04quelques dernières questions
53:05il nous reste
53:06une minute
53:07je ne sais pas
53:08cela dit
53:08vous avez bon espoir
53:09de voir
53:10la plançonnale
53:11de la droite
53:11tendance Retailleau
53:12vous rejoindre
53:13dans cette coalition nouvelle
53:14ou pour vous
53:15cette alliance ne viendra pas ?
53:17je les invite à nous rejoindre
53:18s'ils ne veulent pas
53:19avoir le destin
53:19de M. Fournier
53:20qui était le candidat
53:21de M. Retailleau
53:22de M. Macron
53:23de M. Wauquiez
53:24de M. Mélenchon
53:24et de Mme Sandrine Rousseau
53:26est-ce qu'il faut revenir
53:27à la possibilité
53:29d'être à la fois
53:30maire et député ?
53:31moi j'y suis évidemment
53:32très attaché
53:32vous savez
53:33d'être au contact
53:34des joies et des peines
53:35de nos administrés
53:35de tisser des liens charnels
53:37d'être à leur côté
53:37pour les décès
53:39pour les accidents de la vie
53:40nous rappelle que
53:40la politique n'est pas un jeu
53:41que derrière chaque décision
53:43il y a des destins
53:44et je crois que c'est ce
53:45qu'ont trop souvent
53:46oublié les politiques nationaux
53:47donc je suis très favorable
53:48au cumul des mandats
53:50pas forcément au cumul
53:51des indemnités d'ailleurs
53:52pour recréer ce lien
53:53charnel
53:53entre les politiques
53:54et la France
53:54merci Antoine Valentin
53:56restez avec nous
53:57parce qu'on va faire
53:58le JT
53:58ensuite le coup de poing
54:00de Mathieu Bocoté
54:01et puis une petite phrase finale
54:02si vous voulez bien
54:03peut-être une dernière question
54:04pour finir à cette émission
54:06il est 20h
54:07le JT
54:07avec Isabelle Piboulot
54:08à la une
54:11le Parlement adopte définitivement
54:13le budget de l'Etat
54:14pour 2026
54:15les motions de censure
54:17déposées respectivement
54:18par la gauche
54:19hors PS
54:20et le RN
54:20allié au groupe UDR
54:22ont été rejetées
54:23par l'Assemblée nationale
54:24la motion de la gauche
54:25a obtenu 260 voix
54:27la seconde 135
54:28pour faire passer
54:30sans vote le budget
54:31le Premier ministre
54:31aura donc cumulé
54:323,493
54:343 refus d'obtempérer
54:36en moins de 24 heures
54:37le ministre de l'Intérieur
54:38s'est rendu au commissariat
54:39de Nantes
54:40pour soutenir
54:40les forces de l'ordre
54:413 fonctionnaires
54:42ont été blessés
54:43à Savnay
54:44une enquête
54:45pour tentative
54:45de meurtre
54:46sur personne
54:47dépositaire
54:47de l'autorité publique
54:48a été ouverte
54:49des policiers
54:50de la BAC
54:51de Meaux
54:51ont également été blessés
54:53hier en Seine-et-Marne
54:54enfin une policière
54:55de 22 ans
54:56a été traînée
54:56sur 100 mètres
54:57par un chauffard
54:58dans le Val d'Oase
54:59Prudence dans le Sud-Ouest
55:01deux départements
55:02sont placés
55:03en vigilance orange crue
55:05la Charente-Maritime
55:06et la Gironde
55:07des débordements importants
55:08sont attendus
55:09demain et mercredi
55:10les Landes
55:11ont été rétrogradées
55:12en vigilance jaune
55:13la station de Viscarros
55:15touchée par l'érosion
55:16a néanmoins
55:17fait les frais
55:18de la tempête
55:18de ce week-end
55:19la promenade
55:20qui surplombe
55:21les dunes de sable
55:22s'est effondrée
55:23Merci beaucoup
55:26ma chère Isabelle
55:28pour le JT de 20h
55:29avant de vous donner
55:31le mot de la fin
55:32cher Antoine Valentin
55:33encore merci
55:33d'être avec nous
55:35pour votre entretien
55:36exclusif
55:36après votre grande victoire
55:38en Haute-Savoie
55:39écoutez bien
55:40le coup de poing final
55:41de Mathieu Beaucoté
55:42vous me direz
55:42ce que vous en pensez
55:44êtes-vous considéré
55:45parce que vous avez parlé
55:46d'extrême droite
55:46tout à l'heure
55:46vous avez dit que le RN
55:47n'est pas d'extrême droite
55:48êtes-vous considéré
55:49vous comme d'extrême droite
55:50vous qui nous regardez ce soir
55:51si oui
55:52il serait légitime
55:54de vous discriminer
55:55en tout cas
55:56c'est ce que considère
55:57l'association
55:58APF France Handicap
55:59selon un document
56:00révélé
56:01un document interne
56:02révélé par l'incorrect
56:04de quoi parlons-nous
56:05Mathieu ?
56:05enfin de ce qui pourrait
56:06vous arriver
56:06cher monsieur
56:07alors je vous explique
56:08APF France Handicap
56:09une association
56:10qui est à 80%
56:12financée
56:13par l'argent public
56:14donc dans les faits
56:15concrètement
56:16un prestataire
56:17de services publics
56:18un document
56:19est publié à l'interne
56:20avec précision
56:21de mémoire marquée en rouge
56:22document secret
56:23ne pas présenté aux médias
56:24évidemment ça se retrouve
56:25devant les médias
56:26et on nous explique
56:27que devant la montée
56:28de ce qu'ils appellent
56:29l'extrême droite
56:29il est légitime
56:30pour cette association
56:31au nom de ses valeurs
56:33d'inclusion
56:34d'exclure les représentants
56:36de cette tendance
56:37supposée
56:38dite l'extrême droite
56:40donc on nous dit
56:40au nom des droits humains
56:43de la société ouverte
56:44il faut savoir
56:45comment traiter
56:46ces gens d'extrême droite
56:47qui se présenteraient
56:48donc globalement
56:49c'est Debout la France
56:50Reconquête
56:51RN
56:51et on comprend
56:52UDR aussi
56:53donc que doit-on faire
56:55devant ces gens
56:55d'extrême droite
56:56parce qu'il y en a
56:56de plus en plus
56:57à l'Assemblée nationale
56:58ça fait beaucoup de gens
56:59c'est un courant
56:59qui est croissant
57:00c'est presque 40%
57:01dans la population
57:02que faire de ces gens
57:03alors APF France Handicap
57:05nous dit
57:05premièrement
57:06il ne faut solliciter
57:07aucun candidat
57:08d'extrême droite
57:09en période électorale
57:10de peur d'être instrumentalisé
57:12donc bannissement
57:13des députés
57:14il ne faut pas
57:15leur adresser de courrier
57:16je cite au prétexte
57:17que ce courrier
57:18pourrait appeler
57:18une demande de rencontre
57:20qu'il serait difficile
57:21de refuser
57:21il faut éviter
57:23je cite encore
57:23tout rendez-vous avec eux
57:24ni ne jamais assister
57:26à leurs événements
57:27ni être pris en photo
57:28à leur côté
57:29on va vous refuser
57:30les selfies
57:30ni l'utiliser d'images
57:32d'eux dans des communications
57:33internes ou externes
57:34je cite encore
57:34et si l'organisation
57:37France Handicap
57:38est obligée
57:39par un événement
57:40le protocole
57:41fait en sorte
57:41qu'on est obligé
57:42d'avoir des gens
57:42d'extrême droite
57:43d'extrême droite
57:44d'extrême droite
57:44à côté de soi
57:46mieux vaut renoncer
57:47à organiser l'événement
57:49d'ailleurs
57:50les auteurs du rapport
57:52nous disent
57:52qu'ils l'ont déjà fait
57:53en annulant
57:54je cite
57:54la pose
57:55de la première pierre
57:56d'un établissement
57:57pour ne pas se retrouver
57:58à côté de ces gens
57:59dits d'extrême droite
58:00mais si
58:01monsieur l'extrême droite
58:03se présente
58:03sans avertir
58:04de manière spontanée
58:05vous vous présentez
58:05on ne vous a pas demandé
58:06votre présence
58:07vous arrivez
58:07qu'est-ce qu'on fait
58:07avec vous
58:08et bien je le sais
58:09il est recommencé
58:10d'avoir la précaution
58:11de ne pas le citer
58:12nous ne vous citerons pas
58:13si vous vous présentez
58:14sans être invité
58:15quant aux membres
58:16évidemment
58:17de l'association
58:17France Handicap
58:18ils sont invités
58:19à des membres
58:19de tous les partis politiques
58:20possibles
58:21au nom du pluralisme
58:22ça va de soi
58:22mais pas les partis
58:23d'extrême droite
58:24on commence à comprendre
58:25c'est de l'inclusion
58:26on appelle ça
58:27et de l'ouverture
58:27incroyable
58:28Antoine Valentin
58:30peut-être une réaction
58:31par rapport à la chronique
58:32de Mathieu Bocoté
58:33oui je crois que
58:34ces quelques organismes
58:35qui sont les soubresauts
58:37d'un système
58:37qui est en train
58:38de s'éteindre
58:39ne sont pas très intéressants
58:40et très importants
58:41mais derrière
58:41ce sont des personnes
58:43handicapées
58:43mais vous savez
58:43moi ce que je regarde
58:44c'est les électeurs
58:45de mon territoire
58:46qui m'ont élu
58:46à plus de 60%
58:47au second tour
58:48de cette élection législative
58:49ce sont les habitants
58:50de ma commune
58:50qui m'ont confié
58:5180% de leur scrutin
58:53au second tour
58:53de cette élection législative
58:55et ces quelques cassiques
58:56qui visent
58:57de l'argent public
58:58et qui feraient mieux
58:58de servir la cause
58:59qu'ils déshonorent
59:01ne sont bien peu de choses
59:02face aux enjeux
59:02de notre territoire
59:03de la France
59:04que nous allons redresser
59:05au-delà même
59:06de toutes ces prises de position
59:08qui sont bien ridicules
59:09au vu des enjeux
59:10qui sont les nôtres
59:10C'était Antoine Valentin
59:12pour un entretien exclusif
59:14après sa élection
59:16en tant que député
59:17de Haute-Savoie
59:18merci à tous
59:19pour cette émission
59:20à demain
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