00:00Un gros travail à faire qui est un travail de, non pas de communication, ça suffit la communication, il faudrait
00:05qu'on s'aime, ce serait tellement bien si on s'entendait, etc.
00:08Oui, mais le dialogue ça compte quand même ?
00:09Non, pas quand on est aux manettes, aux manettes c'est l'action qui compte, c'est pas le dialogue.
00:13C'est pas le on va faire, il n'y a qu'un, on devrait, nous allons créer une commission
00:17dans laquelle nous allons analyser les conditions de possibilités
00:20qui nous permettront d'envisager des rencontres, qui nous permettront de voir si un jour on peut s'aimer.
00:24Tout ça, ça suffit quoi.
00:25Quand on est au pouvoir, tous ces gens-là se battent, passent leur vie pour être au pouvoir, et quand
00:29ils sont au pouvoir, ils font comme s'ils étaient toujours dans l'opposition.
00:31On ne leur demande pas à ces gens-là de parler, de communiquer, de dire que ce serait bien qu
00:35'on s'aime, mais d'agir.
00:36Je rappelle que l'Algérie n'est pas dans un état de droit, parce que tout le monde parle de
00:40l'état de droit en permanence.
00:42Dès que vous ouvrez la bouche, vous avez violé l'état de droit, etc.
00:45Je rappelle que Boilem Sansal, par exemple, il s'est juste fait interpeller, quand il arrive à l'aéroport, on
00:51le dit directement en prison.
00:52Interdiction d'avoir un avocat juif, interdiction d'être défendu, interdiction d'être vu, condamné, etc.
00:59Et gracié par le président Tebboune.
01:01Oui, enfin, oui, je veux bien...
01:03Oui, c'est le fait.
01:04Oui, d'accord, non, mais factuellement, je veux dire que là, quand il gracie, je ne sais pas si c
01:07'est l'état voyou qu'on peut invoquer.
01:09Donc, j'ai vu que M. Darmanin parlait de Fifi de ses deux mamans, etc.
01:12C'est-à-dire, d'un seul coup, ça devient... Il y a une mère qui aimerait bien retrouver son
01:15fils, mais ce n'est pas ça le problème.
01:16Alors là, vous parlez de Christophe Glaze, hein ?
01:18Oui, mais on parle de l'Algérie, tout de même.
01:19On parle de l'Algérie et de Christophe Glaze, qui est notre compatriote journaliste sportif, qui est incarcéré pour apologie
01:24du terrorisme.
01:24Je le précise pour notre téléspecteur et auditeur.
01:27Vous avez raison, vous avez raison, mais c'est le dossier.
01:27Et le dossier, c'est, nous ne sommes pas à égalité sur ce terrain-là.
01:32Vous avez un État qui kidnappe quelqu'un qui n'a rien fait.
01:36Admettons qu'il ait fait quelque chose, faisons l'état de droit dont tout le monde se gargarise,
01:39en disant, eh bien, on va instruire le dossier, il va y avoir une plainte, il va y avoir des
01:43juges, il va y avoir une défense possible, etc.
01:45Je rappelle quand même que Boulême Sansa ne lui refusait son avocat parce qu'il était juif.
01:49Bien sûr, François Zimré.
01:50Maitre Zirmé.
01:52Et donc, il y a un moment donné où ça ne suffit pas de dire, ce serait bien qu'on
01:56finisse par s'entendre.
01:57Ça, c'est une première chose.
01:58Une deuxième chose, c'est le récit de cette histoire, qui est confisquée par la vieille Algérie du FLN,
02:05et par d'autres qui sont en train de refaire ce discours.
02:09Benjamin Stora, par exemple, qui a, dans l'université française qui est ultra-géacobine,
02:14qui a quasiment le monopole des travaux universitaires, des productions, des recherches et des livres.
02:18Y a-t-il un livre sur les photos d'Alger dans les années 50 que s'est préfacé par
02:22lui ?
02:22Une thèse ou un master, c'est lui qui les dirige.
02:24Si ce n'est pas lui, c'est un de ses disciples ou de ses élèves.
02:26Si ce n'est pas lui, il est dans le jury, etc.
02:28Donc, on réécrit cette histoire des deux côtés.
02:30Non, pas la réécrire, mais l'écrire.
02:32Il y a eu une réécriture.
02:33On a une histoire du Parti communiste soviétique, elle a été écrite par Georges Marché,
02:37et c'est Georges Marché qui dit la vérité sur ce sujet.
02:39Maintenant, il n'y aura que des disciples de Georges Marché, etc.
02:42La vérité historique ne surgira pas.
02:44Sur la question de ce qui s'est véritablement passé, j'ai dit, on a dit sur notre plateau,
02:50qu'il y a eu un référendum et que c'était la France entière qui avait...
02:53Et on va écouter le général de Gaulle là-dessus.
02:55Oui, et des gens m'ont dit, ah oui, mais on ne sait pas ça.
02:57Mais bien sûr qu'on ne le sait pas.
02:59On ne l'apprend pas.
02:59Pour les gens qui nous disent, le général de Gaulle a décidé, etc.
03:02Pas du tout, le général de Gaulle, il a fait ce qu'on fait en République,
03:04c'est-à-dire il a demandé un référendum et il a dit, c'est vous qui allez choisir.
03:08Et les gens ont choisi.
03:09On ne dit jamais, par exemple, que Simone de Beauvoir,
03:12plutôt du camp politique de M. Storin,
03:14mais quand elle écrit Tout compte fait en 1972,
03:17qui est un bilan des années qui ont précédé,
03:20c'est l'un de ses journaux,
03:21et elle nous dit, on n'a tout de même pas fait le jeu du FLN pour ça.
03:26Ça, c'était quoi ?
03:27C'était l'arabilisation de l'Algérie,
03:28c'était le fait que les femmes soient obligées de porter le voile,
03:30c'était le fait que les femmes n'allaient plus à l'école,
03:32c'était le fait que les femmes soient obligées de faire la cuisine,
03:34à vaisselle, le ménage, à la maison, etc.
03:36Simone de Beauvoir, 1972,
03:38Tout compte fait, c'est facile de vérifier.
03:40Donc ça ne vient pas de l'extrême droite,
03:42du fascisme, de la néo-nazie, Simone de Beauvoir.
03:45Mais donc, j'aimerais que les historiens puissent prendre ça en considération,
03:48et qu'ils soient encore sartriens s'ils le souhaitent,
03:50mais qu'ils le soient au moins avec Simone de Beauvoir,
03:52en disant, écrivons, et non pas réécrivons,
03:53mais écrivons cette histoire où on fait la part des choses.
03:56Oui, l'armée française a torturé,
03:58oui, il y a eu des massacres,
03:59mais il y a eu aussi des massacres de la part du FLN
04:01à l'endroit du MNA, du mouvement nationaliste algérien,
04:04oui, il y a eu un massacre des pieds noirs, etc.
04:06Et faisons véritablement l'histoire,
04:08plutôt que de dire, quelle histoire voudriez-vous qu'on écrive
04:10pour que vous puissiez être gentils avec nous ?
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