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  • il y a 2 jours
Au programme de votre séquence Espace Durable : surveiller et cartographier la montée des eaux sur nos littoraux pour anticiper les effets du réchauffement climatique et les conséquences sur la population. Dédié aux acteurs locaux et développé en partenariat avec le SCO, Space for Climate Observatory, le projet Littoscope de la société CLS est à l’honneur avec Claire Dufau, directrice du pôle innovation, CLS.

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00:04Musique
00:12Surveiller les littoraux et la montée des eaux, conséquence directe du changement climatique, c'est le sujet du jour dans
00:18votre séquence espace durable en partenariat avec le SCO, le Space for Climate Observatory.
00:23A l'honneur aujourd'hui, le projet Litoscope, porté notamment par la société CLS. Claire Dufault, directrice du pôle innovation
00:30chez CLS, est avec nous. Bonjour Claire.
00:33Bonjour Cécilia.
00:34Bienvenue sur le plateau de Smart Space. Racontez-nous l'histoire et l'intérêt d'un projet comme le Litoscope.
00:41Le Litoscope fait partie des premiers projets financés par le Space Climate Observatory.
00:53Solution de visualisation des risques encourus par les zones littorales dans le futur jusqu'à l'horizon 2100 liés à
01:01la montée du niveau moyen des mers.
01:04L'idée c'était à l'époque de tester ça sur deux régions en particulier en France ?
01:10Oui, l'objectif était de démontrer que l'observation satellite était un moyen de pouvoir observer et de décrire ces
01:20aléas sur l'ensemble des littoraux.
01:22Et on a choisi deux territoires en France comme des territoires de démonstration, puisqu'on avait dans ces territoires-là
01:30des études existantes, des connaissances existantes que l'on pouvait utiliser comme référence.
01:37Vous disiez, les objectifs concrètement, c'est d'estimer le risque de submersion. Comment vous faites ça ? Avec quels
01:43outils ?
01:45Alors du coup, on associe deux types d'observation satellite.
01:50D'une part, l'observation du niveau moyen des mers, qui est fait par les satellites altimétriques depuis les années
01:5790.
01:58Et on l'associe avec une description de l'élévation de la hauteur terrestre, donc des zones littorales, qui, elle,
02:07peut être évaluée à partir d'imageries optiques très hautes résolutions,
02:11que l'on prend avec différents angles de vue et qui nous permettent d'estimer des modèles numériques de terrain.
02:16Et en combinant ces deux informations, montée du niveau des mers et hauteur des terres, on peut faire des calculs
02:23par des modèles mathématiques simplifiés,
02:26des potentielles zones qui vont être impactées dans le futur par de l'eau permanente ou temporaire lors des tempêtes
02:33sur ces zones-là.
02:36L'idée, c'est de prévenir les civils, c'est de protéger la population in fine.
02:41Et je crois qu'une des difficultés techniques, c'était aussi d'identifier les bâtis végétalisés,
02:47qui font partie aujourd'hui de l'urbanisation des littoraux notamment.
02:52Ça, ça fait partie des défis techniques pour arriver à être concret dans les applications que vous proposez.
02:58En fait, sur les enjeux techniques que l'on a dû relever, les challenges qu'on a dû relever,
03:05il y avait cette estimation fine des hauteurs terrestres, donc d'élévation terrestre dans les zones littorales.
03:14Effectivement, il y a des zones avec du bâti, avec une morphologie d'infrastructure qui doit être prise en compte.
03:22Et ça, c'est aujourd'hui un des challenges de l'imagerie optique très haute résolution.
03:28On a des précisions qui sont autour de 50 cm en hauteur.
03:33Et donc, certains bâtis, certaines digues n'étaient pas forcément toujours visibles.
03:38Ça fait partie des exercices de comparaison qu'on a pu faire et mener avec le BRGM,
03:43par exemple sur la presquive de Gavre, qui avait de leur côté des observations plus précises faites par des mesures
03:51aéroportées.
03:51Alors justement, vous travaillez à ce moment-là avec les acteurs locaux.
03:55L'idée, c'est de comprendre aussi leurs besoins précisément, de récupérer aussi les données qu'ils peuvent vous apporter.
04:02C'était peut-être la première fois pour eux qu'ils utilisaient de la donnée spatiale,
04:07qu'ils travaillaient concrètement avec de la matière spatiale.
04:09Comment s'est passée cette collaboration ?
04:13Alors, ça a été un moment de co-construction, en fait, des indicateurs qu'on a voulu leur mettre à
04:20disposition.
04:23Effectivement, la donnée spatiale en elle-même, ce n'était pas une observation qu'ils avaient l'habitude d'utiliser,
04:29soit dans leur activité de tous les jours ou même dans leur système d'information géographique,
04:34quand certains territoires en avaient un.
04:36Par contre, ce qui était intéressant, ça a été de pouvoir voir comment ça pouvait compléter aujourd'hui leurs connaissances,
04:45comment ça pouvait compléter des informations venant d'autres systèmes comme des modèles,
04:52comme des études faites par des bureaux d'études par le passé.
04:57Donc, on a plutôt essayé de comprendre comment ça pouvait se combiner et leur permettre, eux, d'aller plus loin
05:05dans leurs réflexions.
05:06Et finalement, d'enrichir, vous aussi, votre proposition de valeur.
05:11Oui, tout à fait, de pouvoir concevoir les différents scénarios,
05:14parce qu'au final, c'est des scénarios qu'on a mis en place.
05:18On a fait des scénarios futurs, d'évolution de la hauteur des mers, de la partie prise en compte des
05:28tempêtes
05:28et des différentes échéances temporelles auxquelles ils voulaient regarder,
05:32les différents enjeux locaux qu'ils voulaient prendre en compte pour estimer les risques.
05:36Voilà, donc c'est tout un ensemble de paramètres qu'on a pu échanger et mettre en place avec eux.
05:43Et alors, la mission sous la chambre de ce projet, c'est aussi de caractériser ces enjeux socio-économiques.
05:49Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
05:52Ça veut dire que quand un aléa tel qu'une submersion marine va impacter une zone,
05:59quelle qu'elle soit, mais en l'occurrence, ça, c'est des zones littorales,
06:01elle va avoir un effet plus ou moins important selon l'enjeu socio-économique du territoire.
06:08Donc, la répartition de la population sur ce territoire, son âge, les activités économiques,
06:15si c'est des secteurs à forte dominante industrielle ou non, les infrastructures, les routes, les zones ferroviaires.
06:22Donc, ça, ça va nuancer l'impact de l'aléa sur la zone.
06:27Et donc, c'est important de pouvoir caractériser ces enjeux, soit par le spatial,
06:32à partir d'observations d'occupation du sol, soit par aussi un mélange avec des bases de données locales,
06:37de données sur la population, sur les zones économiques, qui nous permettent de pouvoir estimer des risques.
06:46Et ça, c'est des données que vous n'aviez pas forcément traitées jusqu'alors dans votre activité chez CLS
06:50?
06:52Alors, on n'avait pas forcément combiné l'aléa et l'enjeu.
06:59Par contre, on avait déjà réalisé des cartographies d'occupation du sol,
07:03donc qui visent à décrire un territoire, ses activités,
07:10et comment les enjeux socio-économiques sont répartis.
07:14Oui.
07:16Ça, c'était en 2011.
07:20Qu'est-ce qui a pu se faire depuis ?
07:23Quels enseignements, depuis le lancement du projet, ont été retenus ?
07:27Et où en est aujourd'hui, ce projet Litoscope ?
07:30Alors, c'était exactement en 2021.
07:32En 2021, pardon.
07:33C'était il y a cinq ans.
07:36Non, il n'y a pas de souci.
07:38Donc, le projet est terminé depuis lors.
07:41Ce qu'on a pu apprendre, c'est que le besoin, en fait, aujourd'hui est d'avoir cette mise
07:50à connaissance du risque,
07:52mais que l'adaptation des territoires n'est pas aujourd'hui suffisamment financée par les territoires,
08:00que cette solution a un coût qui n'est pas forcément absorbable à ce jour en l'état par eux.
08:11Et donc, on s'est tourné vers un travail avec des acteurs du risque, du management du risque,
08:16et en particulier du domaine de l'assurantiel, pour construire un produit à l'échelle mondiale.
08:22Donc, c'est une version, une solution dérivée de ce projet qui s'appelle CorisClim
08:28et qui, aujourd'hui, est proposée sous forme d'abonnement,
08:32où le calcul a déjà été fait sur l'ensemble des littoraux de la planète
08:36et où, en fait, une résolution un peu moindre que ce qui avait été fait,
08:41donc résolution horizontale, donc les mailles géographiques qui sont étudiées,
08:45sont faites de manière un peu moins précise.
08:48Mais du coup, on peut donner cette information partout, sur tous les littoraux de la planète,
08:52voilà, sous un interface de visualisation, comme nous l'avions fait pour l'Ethoscope.
08:57Une façon de commercialiser cette solution et votre savoir-faire,
09:00et peut-être de continuer à intéresser les acteurs étatiques vers ces solutions
09:05qui vont aider véritablement les gens, grâce notamment à la donnée spatiale.
09:09Merci beaucoup, Claire Dufault, directrice du Pôle Innovation chez CLS,
09:14d'avoir pris le temps de répondre à nos questions.
09:16Merci à tous de nous avoir suivis dans cette émission.
09:19On se retrouve dès le mois prochain sur Bsmart.
09:21Sous-titrage Société Radio-Canada
09:33– Sous-titrage Société Radio-Canada
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