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  • il y a 2 jours
Découvrez les acteurs qui fournissent des solutions innovantes, au service de la Terre et des territoires, grâce aux données satellites. Ces projets sont amorcés par le CNES et le Space for Climate Observatory, une alliance internationale qui catalyse des solutions concrètes d’adaptation au changement climatique.
Découvrez Clic’Forest, présenté par Cécile Tondriaux, Directrice des ventes et du marketing, Terranis, dédié à la surveillance des forêts des régions Centre Val de Loire et Grand Est.

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Transcription
00:00...
00:00Espaces Durables, c'est votre séquence dédiée aux acteurs et solutions
00:07qui mettent à profit les données spatiales pour prendre soin de notre Terre et de ses habitants.
00:13Aujourd'hui, on découvre l'entreprise Terranis et son projet ClickForest
00:17en partenariat avec le SCO, l'Observatoire pour le Climat.
00:20Cécile Tondriot, directrice des Vents et Marketing chez Terranis, est avec nous en plateau.
00:24Bonjour Cécile.
00:25Bonjour, bienvenue sur le plateau de Smart Space.
00:27Alors, ClickForest, c'est un projet qui est dédié à la France, précisément à deux régions,
00:32Grand-Est et Centre-Val-de-Loire, deux régions qui bénéficient de votre technologie.
00:36Qu'est-ce que c'est précisément ? Alors, ClickForest, c'est un projet en cours.
00:39Oui, il a commencé l'année dernière, en 2025.
00:43Et ce qu'on va faire, c'est étudier le dépérissement des forêts
00:48et voir quelle est la cause du changement climatique sur ce dépérissement.
00:54Et on étudie plus précisément deux espèces, l'épicéa et le chêne.
01:00L'idée, c'est quoi ? D'aller chercher quel marqueur pour comprendre le développement de chacune de ces forêts ?
01:05La hausse des températures, principalement.
01:07Ok. Et vous êtes capable de mesurer l'effet que ça a sur les arbres que vous surveillez ?
01:13Alors oui, on peut voir des tendances grâce à des séries temporales d'images.
01:17On peut voir quand il y a un dépérissement et remonter à la cause et voir pourquoi, comment ça se propage.
01:25Est-ce que vous avez besoin, pour ce genre d'opérations, de données en temps réel ?
01:32Quel est un peu l'ordre de grandeur en termes de temps de la technologie ?
01:36Vous avez besoin de temps de latence plutôt réduit ?
01:38Quel satellite vous utilisez ? Comment ça marche, en fait ?
01:40Alors là-dessus, nous, sur ce, on a plusieurs panels d'images satellites à utiliser.
01:46Mais pour ça, on va utiliser des séries temporales d'images pour voir l'évolution.
01:50Et donc, on va travailler avec des images à 10 mètres, des images sentinelles qui sont libres et gratuites.
01:55Et elles sont acquises tous les 3 à 5 jours. Ça dépend où on est sur la Terre.
02:01Et après, elles sont disponibles en temps réel. Donc, on les processe et on les traite au fur et à mesure.
02:07Pourquoi ces deux régions en particulier ?
02:09Parce qu'elles sont ciblées par les dépérissements.
02:14Donc, c'est les deux régions. C'est le Val-de-Loire et le Grand-Est.
02:19Centre Val-de-Loire et Grand-Est.
02:21Alors, l'objectif, c'est de créer un outil qui s'est destiné à qui ?
02:27Destiné aux territoires, aux parcs nationaux.
02:31Ça peut être des départements, des régions.
02:33C'est des gens qui auront besoin d'être formés pour utiliser cet outil ?
02:36Alors, l'objectif, c'est que non. C'est de faire des outils le plus...
02:40Le plus clic-bouton possible. Voilà, exactement. De rassembler les données, mais aussi les indicateurs qui vont bien le rassembler dans des plateformes interactives.
02:51Est-ce que vous répondez à un besoin ? C'est-à-dire, est-ce que les collectivités, à un moment donné, ont tiré la sonnette d'alarme pour dire qu'on a besoin de suivre plus précisément ce qui se passe dans nos forêts ?
03:01Alors, oui, on a un besoin. Il y a des gens qui viennent vers nous. En tout cas, il y a un constat et il y a une volonté d'agir.
03:14Est-ce que c'est facile, aujourd'hui, quand vous travaillez avec vos clients, vous en particulier, vous travaillez aux ventes, de faire comprendre l'intérêt de la technologie spatiale pour ces acteurs-là ?
03:25Est-ce qu'il y a encore besoin de vulgariser l'apport de la technologie spatiale pour la Terre ?
03:29C'est une bonne question. Oui, mais quand même de moins en moins. Disons qu'il y a, sur les villes et les collectivités et régions, il y a un constat et une volonté d'agir, par exemple, pour préserver la végétation ou limiter les impacts du changement climatique.
03:46Et quand même, de plus en plus, elles deviennent au courant que l'imagerie satellitaire peut avoir de la valeur ajoutée pour capturer un espace à une large échelle en une fois.
04:00Il y a un gros atout de réplicabilité de la donnée. On sait qu'elle est prise exactement dans les mêmes conditions.
04:06Et que c'est aussi un outil qui peut être précis et qui vaut le coup économiquement.
04:14Ce n'est pas forcément plus cher d'aller chercher une solution qui utilise de la donnée spatiale, au contraire.
04:18Alors, plus cher que quoi ? Souvent, il n'y a pas d'alternative, en fait.
04:22Alors, si, c'est l'intervention sur le terrain, mais ça coûte très cher.
04:27Et puis, sur le terrain, particulièrement dans le cas des forêts, on voit plus les troncs que la canopée, donc on ne voit pas tout.
04:35Vous, votre modèle économique, comment il se construit quand votre matière première, elle est gratuite ?
04:41Alors, d'ailleurs, elle n'est pas toujours gratuite.
04:44Ça dépend des services.
04:46On travaille sur l'agriculture, sur l'aménagement du territoire et sur les forêts.
04:50Donc là, dans ce cas-là, on va travailler avec de l'imagerie satellitaire Sentinelle de gratuite, mais ce n'est pas toujours le cas.
04:56Et le business, il vient de ce qu'on apporte par rapport à la donnée, parce qu'effectivement, tout le monde peut télécharger une image, mais encore faut-il savoir comment.
05:07Les traités, ça me demande beaucoup de capacités de traitement, de retraitement, pour enlever les nuages, par exemple.
05:14Elles ne sont pas livrées de traité, les images.
05:17Non.
05:17C'est vraiment la matière première brute qui arrive directement des satellites, en fait.
05:20Et là-dessus, pour extraire ce qu'on veut, il y a de l'IA, il y a du machine learning, il y a de l'automatisation de données, il y a de l'expertise métier, heureusement, et de la télédétection, de la géomatique.
05:35Beaucoup de termes qu'il faut comprendre aujourd'hui et qu'on a besoin de vulgariser pour comprendre l'intérêt d'acteurs comme vous, démocratiser la donnée spatiale.
05:45Globalement, les activités de Terre à Nice, elles reposent sur quoi ?
05:51Vous allez voir, vous avez cité les domaines de l'agriculture, les forêts.
05:55Oui.
05:56Quoi d'autre ?
05:56L'aménagement du territoire, on travaille beaucoup avec les villes et les collectivités.
06:00Dans quel cadre ?
06:01On a un service qui s'appelle Landia, qui est né d'un constat que les villes voulaient préserver la végétation en ville, mais ils ne savaient pas trop comment.
06:15Elles voulaient éradiquer la baisse de la biodiversité et puis agir contre la surchauffure urbaine.
06:20Et donc là-dessus, on a développé un service Landia qui est un démonstrateur avec des données, là aussi des indicateurs et des thématiques, des tableaux de bord interactifs pour leur permettre d'agir.
06:35Donc, l'imagerie satellitaire, elle est au cœur de tous nos services, mais elle est souvent croisée avec plein d'autres jeux de données, métiers, et elle fait l'objet effectivement d'expertise par-dessus.
06:53C'est facile de travailler avec des organismes comme le SCO, le CNES ou encore l'IFREMER peut-être ?
06:58Enfin, d'aller chercher ces acteurs institutionnels pour travailler avec eux ?
07:03Alors, pour nous, le SCO, ça a été une vraie opportunité et ça facilite le partenariat justement avec les partenaires privés, les publics, les partenaires de la recherche.
07:15Donc, disons que le SCO nous a amenés là-dedans.
07:19Donc, ça nous a amenés par exemple à renforcer le lien avec le CEREMA, on travaille avec l'IGN, on fait partie du réseau Data Alliance, on utilise beaucoup leurs données et puis on vient vraiment en complément.
07:32On utilise ce qui existe déjà pour venir l'enrichir.
07:35Vous avez besoin de ce lien pour avoir accès aussi à toutes ces institutions en tant qu'entreprise.
07:40Et alors, je me demandais, est-ce que vous avez beaucoup de concurrence dans ce secteur-là ?
07:43Parce que nous, par exemple, sur ce plateau, on reçoit quelques acteurs qui font ce travail-là, d'aller travailler avec les collectivités pour les aider à revaloriser les espaces verts, etc.
07:53Mesurer aussi le taux de carbone dans les villes.
07:58Est-ce que vous avez beaucoup de concurrence ?
08:00Alors, on est peu.
08:02On a peu de concurrents.
08:04On a tous, je dirais, nos spécificités.
08:08Et heureusement, le marché est quand même grand.
08:11Il y a encore de la place pour l'imagerie sédilitaire.
08:15Je dirais que nous, par rapport à nos concurrents, ce qu'on peut dire, c'est qu'on fait des services à façon.
08:21Je prends, par exemple, notre service Landia, qui a été aussi enrichi grâce au SCO.
08:27Ils sont vraiment faits à façon pour chaque ville et collectivité avec laquelle on travaille, en fonction de leurs enjeux, de leurs données disponibles, ce qu'ils veulent mettre en avant.
08:39Et là, c'est vraiment un travail qui se fait main dans la main avec eux.
08:42À chaque étape de validation, on valide ensemble et on voit vers où on va et on le fait évoluer au fur et à mesure des années.
08:52Et puis, on a aussi ce partenariat, justement, public-privé.
08:59On a ce partenariat avec IGN que j'ai mentionné, avec le Cerema, avec qui on a fait plusieurs SCO.
09:04Et donc, on vient s'appuyer sur les données et faire des partenariats avec eux quand c'est possible.
09:11C'est quoi la suite pour le projet Click Forest ? Les prochaines étapes ?
09:16Alors, les prochaines étapes, ça va être mettre en avant les causes de ces bérisements, les mettre en valeur, mettre des indicateurs,
09:25les mettre en forme aussi pour qu'elles soient utilisables et, comme vous le disiez au début, simplement utilisables et qu'on n'ait pas besoin de formation.
09:34Donc, qu'elles soient prises en main facilement.
09:37Et puis après, si ça marche, l'étendre à d'autres territoires.
09:40Merci beaucoup d'avoir pris le temps de venir sur le plateau de Smart Space pour nous présenter ce projet passionnant qui se penche sur les forêts françaises.
09:48C'est la fin de cette émission.
09:49On se retrouve dès le mois de février sur Bsmart et sur toutes les plateformes de podcast.
09:55Merci.
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