Passer au playerPasser au contenu principal
Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonsoir Ayotte, bonsoir Geoffroy.
00:01Geoffroy Lejeune est avec nous comme chaque vendredi soir.
00:03Cher Geoffroy, bonsoir.
00:05Philippe de Villiers, nous allons bien évidemment revenir en longueur
00:08sur le meurtre de Quentin et les conséquences pour la France et les Français d'un tel drame.
00:13Et votre première réaction après ce drame, on a besoin de l'entendre,
00:17c'est un drame qui a sidéré la France,
00:20et vous souhaitez adresser vos premiers mots bien évidemment à la famille, Philippe.
00:26C'est difficile.
00:28C'est difficile de le faire, c'est difficile de ne pas le faire.
00:32Pour commencer cette émission, nous allons parler longuement de ce drame.
00:40C'est difficile de trouver les mots, parce qu'en fait les mots sont pauvres, trop pauvres,
00:47même s'ils sont lestés de tendresse.
00:54Ils sont trop pauvres pour combler le vide que j'imagine, étant moi-même parent.
01:04Le vertige, l'abéance du chagrin.
01:09En fait, je me dis, en me mettant à la place des parents auxquels je m'adresse,
01:17nous sommes dans le premier moment.
01:23Il ne faut pas chercher à le contourner, c'est le moment de la colère.
01:29On a ramené le fils, piétiné, visage éclaté, lâché.
01:41On croyait que le sourire était éternel.
01:44On pensait que sa présence était dans la maison pour toujours.
01:50On croit toujours que l'instant est un moment d'éternité,
02:00quand on a de l'affection, pour des êtres avec lesquels on vit.
02:06Et puis, il suffit de mettre le nez à la fenêtre, pour la famille,
02:11pour entendre des propos odieux.
02:17L'indécence de toute une société décadente,
02:21qui ne comprend rien à la vie intérieure.
02:25Un garçon qui était un modèle,
02:30et demain probablement un modèle héroïque,
02:35de pureté vertueuse et d'amour du pays.
02:42Lama Sabachthani, pourquoi m'as-tu abandonné ?
02:46Si j'étais parent, je penserais ça.
02:49Puis après, il y a un deuxième moment,
02:52un peu plus tard,
02:55peut-être c'est la messe dans l'intimité,
02:59on tombe à genoux.
03:01C'est le fiat, ainsi soit-il.
03:05On tombe à genoux, la prostration,
03:10en prononçant à sa manière l'ode à vilquer.
03:14Je viens à vous, Seigneur, Père, auquel il faut croire.
03:17Je vous porte apaisé les morceaux de ce cœur,
03:20tout plein d'autres gloires que vous avez brisées.
03:24Il ne reviendra plus.
03:26On ne le reverra jamais plus.
03:29Et puis plus tard, beaucoup plus tard,
03:34il y aura peut-être un cri d'espérance.
03:38Je pense souvent, quand un être cher disparaît à ce psaume,
03:45ceux qui s'aiment dans les larmes moissonnent en chantant,
03:50on le prononce, ce psaume, sans le comprendre.
03:54Mais il chante en soi,
03:57comme une petite lumière.
04:00Et tout à l'heure,
04:02à la fin de l'émission,
04:04moi je voudrais
04:04m'adresser aux jeunes français
04:10pour que
04:12la mort
04:15terrible
04:16de Quentin
04:19soit
04:20pour une occasion
04:23de se lancer dans la vie
04:26et de retrouver l'espérance française.
04:31Philippe Devilliers,
04:32la famille de Quentin
04:33a appelé au calme
04:35par la voix de son avocat,
04:36ne participera pas
04:37à la marche de ce samedi,
04:39organisée une semaine après
04:40le drame.
04:41Ce samedi,
04:42des milliers de Français
04:42entendent
04:43se rassembler à Lyon
04:45de manière pacifique
04:46pour rendre hommage
04:46à Quentin.
04:47Le maire de Lyon,
04:48Grégory Doucet,
04:49a demandé
04:50d'interdire ce rassemblement.
04:53Le ministre de l'Intérieur
04:54a refusé
04:55cette interdiction.
04:56Je voulais vous faire réagir
04:57à la déclaration
04:57de Manuel Bompard
04:58sur ses réseaux sociaux.
05:01Il dit
05:01la marche prévue
05:02samedi à Lyon
05:02est loin d'être seulement
05:03un hommage
05:04à la victime.
05:05Elle est prévue
05:06pour une véritable
05:08démonstration fasciste
05:09dans les rues.
05:10Plus de 1000 néonazis
05:11de toute l'Europe
05:12sont annoncés
05:12dans une volonté
05:13de vengeance mortifère.
05:14Cela représente
05:15une véritable menace
05:16pour les habitants.
05:17Elle doit être interdite
05:19comme cela a été le cas
05:20dans d'autres villes
05:21comme à Toulouse.
05:22Quel regard vous portez
05:23sur cette déclaration
05:24de Manuel Bompard,
05:25Philippe de Villiers ?
05:30Ignominieux.
05:31Ce personnage
05:32est ignominieux.
05:36On a l'impression
05:37que la révolution
05:41qui est leur horizon intime
05:43leur a mangé du cœur.
05:47n'ont plus de cœur.
05:50Mais Che Guevara avait dit
05:53ce qui est porteur
05:54de la révolution
05:55c'est la haine.
05:56Donc en fait
05:56ils ont la haine.
05:59Et pour eux
06:01Quentin
06:02ce n'est pas
06:03un accident.
06:04même pas.
06:06C'est un ennemi
06:10qu'on a abattu
06:13parce qu'il incarne
06:15la figure
06:16de ce qu'on combat.
06:20Alors d'abord
06:21cette marche blanche
06:22elle a été voulue
06:22par les amis
06:24de Quentin.
06:26C'est une marche
06:27de recueillement,
06:28d'imploration,
06:29de déploration,
06:30de supplication.
06:34je pense que
06:35s'il roulera
06:35dans le silence
06:39et
06:40ce n'est pas
06:40une marche politique.
06:43C'est une
06:46une marche
06:47du fort intime.
06:49Les gens qui viennent là
06:50alors il y aura des
06:53probablement
06:53hélas
06:55des gens
06:56qui viendront
06:56pour d'autres raisons.
06:57soit pour se servir
06:59de la marche blanche
07:00soit pour la détruire.
07:02Soit les deux.
07:04Mais ce qui est certain
07:05c'est que le geste
07:06de cette marche blanche
07:08il suffit d'écouter
07:09les amis
07:10de
07:10Quentin
07:13elle a un but noble.
07:16C'est une marche
07:17qui élève.
07:20Alors maintenant
07:21Bompard
07:22puisque c'est votre question.
07:27Alors en fait
07:30Bompard
07:30il faut bien comprendre
07:32et je vais essayer
07:33d'expliquer ça
07:34ce soir
07:34pendant toute l'émission
07:35il faut bien comprendre
07:37ce que c'est que
07:37Mélenchon,
07:38Bompard
07:38et tous les autres.
07:43Ils veulent
07:45une stratégie
07:46de la tension.
07:47Ils le disent
07:49textuellement.
07:49Qu'est-ce que ça veut dire
07:50une stratégie
07:51de la tension ?
07:52C'est que pour exister
07:56il faut
07:57accabler
07:58l'adversaire
07:59le trouver
07:59le retrouver
08:00le désigner
08:01et ensuite
08:04tout
08:05conflictualiser
08:06comme ils disent.
08:08Il y a quelques jours
08:09je me souviens
08:10que j'avais
08:11entendu avec
08:12effroi
08:13un mot
08:14qui passait
08:14inaperçu
08:15dans tous les médias
08:16quand
08:17Mélenchon a dit
08:18il est temps
08:19maintenant
08:19d'utiliser
08:20des méthodes
08:21impactantes
08:22je ne sais pas
08:22si vous vous souvenez
08:23des méthodes
08:24impactantes
08:27pour un impact
08:28là ils ont trouvé
08:29les méthodes
08:29impactantes
08:31avec
08:33le pied
08:34sur le crâne
08:35d'un enfant
08:36de 23 ans
08:38c'est horrible
08:40donc la stratégie
08:41de la tension
08:41c'est-à-dire
08:42il n'existe
08:43LFI
08:44n'existe
08:45que par
08:45la stratégie
08:45de la
08:46de la
08:48tension
08:50et là
08:51je voudrais
08:53dire que
08:53tout le monde
08:54s'est fait piéger
08:55depuis des années
08:56par la dialectique
09:00fa
09:00anti-fa
09:02anti-fa
09:03fa
09:03anti-fa
09:04anti-fasciste
09:05donc fasciste
09:07tout le monde
09:08s'est fait piéger
09:08parce que finalement
09:11à partir du moment
09:12où on accepte
09:13qu'il y ait des anti-fa
09:15qu'on les désigne
09:16ainsi
09:17sur tous les médias
09:18y compris CNews
09:19parce que personne
09:20ne peut faire autrement
09:20il faudrait mettre
09:21des guillemets
09:23on dit
09:23il y a les anti-fa
09:25et d'ailleurs
09:26il y a même
09:27une journaliste
09:28à l'heure
09:28qui disait
09:28l'ultra droite
09:29qui va manifester
09:30demain
09:31sur CNews
09:33donc en fait
09:33on est tous pris
09:36dans un
09:37une propagande
09:38totalitaire
09:39qui est fondée
09:40sur une dialectique
09:42qui a été
09:43remarquablement dénoncée
09:45par un historien
09:47le professeur
09:48Jacques de Saint-Victor
09:51éminent historien
09:52dans le Figaro
09:53de ce matin
09:54alors j'explique
09:55donc il y a
09:56en fait
10:00il y a les
10:02fascistes
10:02et les anti-fascistes
10:04bien
10:05donc les anti-fa
10:06c'est l'abréviation
10:07des anti-fascistes
10:08il y a deux sortes
10:10de violences
10:10selon leur rhétorique
10:16il y a
10:16la violence
10:19des fascistes
10:20qui est une
10:20violence pure
10:24c'est-à-dire
10:25c'est la violence
10:25pour la violence
10:26l'apologie de la violence
10:27ça c'est les fascistes
10:29et puis il y a
10:30les anti-fascistes
10:32c'est la violence
10:33réactive
10:34pour empêcher
10:35que le fascisme
10:36ne gagne
10:39nous triomphe
10:42alors qu'est-ce que
10:43l'anti-fascisme
10:44et bien
10:44l'anti-fascisme
10:46c'est
10:46le mouvement
10:48qui permet
10:49de vaincre
10:50le fascisme
10:52seulement le problème
10:54c'est que
10:55quand vous regardez
10:56l'histoire
10:57depuis deux siècles
10:58ça ne colle pas
10:59ça ne fonctionne pas
11:01pourquoi
11:02parce qu'en fait
11:03la gauche
11:06s'est mariée
11:07à épouser la violence
11:09depuis deux siècles
11:11et
11:13c'était avant
11:14le fascisme
11:16donc
11:16la lutte
11:18contre le fascisme
11:19c'est quand le fascisme
11:19est au pouvoir
11:20mais là
11:21il n'était pas au pouvoir
11:22au 19ème siècle
11:26et il n'est plus au pouvoir
11:28depuis 1945
11:30donc on voit bien
11:31que cette rhétorique
11:33elle
11:34elle s'inscrit
11:35dans le vide
11:37le vide de quoi
11:38le vide du politique
11:41parce que si vous demandez
11:42à quelqu'un
11:43alors c'est quoi le fascisme
11:44alors il dira
11:45ah oui
11:45c'est quelqu'un
11:46qui est attaché
11:47à l'autorité
11:48à la France
11:50ah bon
11:51c'est ça le fascisme
11:53ah oui
11:54ben on voit
11:55que vous n'avez pas
11:55connu la guerre
11:56parce que nos pères
11:57et nos grands-pères
11:57c'est pas ce qu'ils nous ont
11:58raconté sur le fascisme
12:02et donc en fait
12:03il y a quelqu'un
12:04qui a très bien dit ça
12:05c'est Marcel Gaucher
12:09il dit
12:09quand il n'y a plus
12:10de politique
12:10il reste la moraline
12:14c'est à dire
12:15la politique
12:15c'est la communauté
12:16la communauté nationale
12:17quand il n'y a plus
12:17de communauté nationale
12:19soit
12:20parce que
12:20on veut
12:21l'immigration invasive
12:23ça c'est la post-France
12:26et parce qu'on veut
12:28transmettre la France
12:29en d'autres mains
12:29à Bruxelles
12:30ça c'est Macron
12:33l'anti-France
12:34la post-France
12:35de manière
12:35de liquider la France
12:37alors il n'y a plus
12:38la politique
12:38donc quand il n'y a plus
12:39la politique
12:39à l'université
12:40comme à l'école
12:41on fait la morale
12:42mais c'est une morale
12:43particulière
12:44c'est le bien
12:45contre le mal
12:46et comme
12:47on ne définit plus
12:48ce qu'est le bien
12:49et ce qu'est le mal
12:53on le voit en ce moment
12:55avec l'euthanasie
12:55l'euthanasie
12:56ça devient le bien
12:57le fait de tuer
12:58son prochain
12:59son papa
13:00sa maman
13:00son frère
13:01ça devient le bien
13:02donc
13:04c'est une moraline
13:07relative
13:08et donc
13:08comme il n'y a plus
13:10le politique
13:11il y a le moral
13:11et le moral
13:13on le définit
13:14à sa manière
13:15il y a le bien
13:17contre le mal
13:17alors le mal
13:18c'est ceux
13:19qui ne sont pas
13:21révolutionnaires
13:22qui ne sont pas
13:23à LFI
13:24ça c'est le mal
13:25alors il y a le petit mal
13:26le grand mal
13:26il y a le petit mal
13:27ceux qui sont tout prêts
13:28quand même
13:29Olivier Faure
13:30et puis le grand mal
13:31c'est évidemment
13:32à son moment national
13:33le mal absolu
13:34voilà
13:35et cette dialectique
13:36elle rentre dans le cerveau
13:37des enfants
13:38et des jeunes
13:38et qui disent
13:40quand ils arrivent
13:40à l'âge adulte
13:41ah mais moi
13:42je suis antifa
13:44moi je suis
13:45contre le mal absolu
13:46je suis pour le bien
13:47ah bon vous êtes
13:48pour le bien
13:48formidable
13:49et tous les profs
13:50des fac disent
13:51c'est quand même bien
13:51ils sont pour le bien
13:52et il faut qu'ils soient
13:53un peu plus
13:54chaque matin
13:55pour le bien
13:55voilà
13:56et donc en fait
13:57ils jouent sur du velours
13:59les gens de LFI
14:00parce que
14:01ils parlent
14:02à une société
14:04décadente
14:04qui a perdu
14:05complètement
14:06les repères
14:07intellectuels
14:09de ce qu'est
14:12la société
14:14politique
14:15le politique
14:16la police
14:16la cité
14:17les règles
14:19qui définissent
14:19la cité
14:20comme il n'y a plus
14:21de cité
14:22alors
14:23il y a la moraline
14:24Philippe De Villiers
14:25allons aussi
14:26sur le terrain
14:27diplomatique
14:27puisque le drame
14:29et la tragédie
14:30qui a frappé
14:31la France
14:32a des conséquences
14:33au-delà de nos frontières
14:34en Italie
14:35mais également
14:35aux Etats-Unis
14:36puisque l'administration
14:37de Donald Trump
14:38a réagi
14:38restons sur l'Italie
14:40puisque
14:41Georgia Meloni
14:42a eu le malheur
14:43de rendre hommage
14:45mercredi
14:45à Quentin
14:46et d'alerter
14:47elle dit
14:48l'assassinat du jeune
14:49Quentin
14:49est profondément
14:50choquant
14:51et attristant
14:52la mort de ce jeune
14:53homme d'une vingtaine
14:54d'années
14:54agressé par des groupes
14:55liés à l'extrême gauche
14:56et emporté par un climat
14:57de haine idéologique
14:58qui touche plusieurs nations
14:59est une blessure
15:01pour toute l'Europe
15:02aucune idée politique
15:03aucune opposition idéologique
15:04ne saurait justifier
15:05la violence
15:06ni transformer
15:06la confrontation
15:07en agression physique
15:09et très rapidement
15:11c'est Emmanuel Macron
15:12qui lui a répondu
15:13écoutez
15:15quant aux autres commentaires
15:16politiques que je vois
15:17je suis toujours frappé
15:18de voir que les gens
15:19qui sont nationalistes
15:20qui ne veulent pas
15:20qu'on les embête
15:21chez eux
15:21sont toujours les premiers
15:22à commenter
15:22ce qui se passe
15:23chez les autres
15:23que chacun reste chez soi
15:25et les moutons
15:25seront bien gardés
15:29Geoffroy Lejeune
15:30cher Philippe
15:31comment interprétez-vous
15:32cette réaction
15:32d'Emmanuel Macron ?
15:36Quelle est la boisson nationale
15:37en Inde ?
15:38C'est un thé très épicé
15:40non ?
15:42qui a dû forcer
15:43sur la dose
15:43à mon avis
15:45alors je vais vous répondre
15:49Georgia Meloni
15:51elle est née en 1977
15:53elle avait un an
15:54lorsque Aldo Moro
15:56le premier ministre
16:00italien
16:01est mort
16:02assassiné
16:03par les brigades rouges
16:06et donc
16:07elle a vécu
16:08une enfance traumatisée
16:10par
16:11ces groupuscules
16:14qui étaient
16:15des groupuscules
16:16cousins germains
16:17de la jeune garde
16:18tellement cousins germains
16:20qu'il y a quelques jours
16:23d'après ce que j'ai compris
16:27dénommé
16:27comment il s'appelle
16:28Arnaud ?
16:29Raphaël Arnaud
16:29Raphaël Arnaud
16:30il était à Rome
16:33pour une commémoration
16:35de ses anciens
16:36des brigades rouges
16:38donc en fait
16:39elle a
16:42exprimé
16:43le souvenir douloureux
16:44qui est là
16:46de cette période
16:49qui a duré
16:5020 ans
16:51de 1960
16:51et 1980
16:54où les brigades rouges
16:55faisaient la loi
16:56et assassinaient
16:58à tous les coins
16:59de rue
17:01et donc
17:02ayant vécu
17:02ce traumatisme
17:03elle est portée
17:04à dire à la France
17:05au peuple français
17:06je compatis
17:09son message
17:10est digne
17:11il est élégant
17:13et il n'a rien
17:14d'agressif
17:17alors il a été
17:18mal reçu
17:18par Emmanuel Macron
17:19bon
17:21Emmanuel Macron
17:22d'abord
17:23je n'ai pas
17:24le souvenir
17:24peut-être
17:25vous allez me démentir
17:26qu'il ait adressé
17:27un mot
17:29publiquement
17:30à la famille
17:31de Quentin
17:31et qu'il ait eu
17:33un mot
17:34pour Quentin
17:35c'est quand même
17:36le pater familias
17:40ensuite
17:43il explique
17:44à Georgia
17:44Mélanie
17:45alors c'est pathétique
17:46il dit attention
17:48il faut respecter
17:48la frontière
17:51c'est bien
17:52la première fois
17:52que j'entends
17:53Macron
17:54demander
17:55qu'on respecte
17:56la frontière
17:56et il l'accuse
17:57d'être nationaliste
17:59alors évidemment
18:00lui il a largué
18:00la France
18:01puisqu'il l'a transmise
18:02il a transmis
18:03le pouvoir
18:03à Bruxelles
18:04tout le pouvoir
18:04et bientôt
18:05le nucléaire
18:06peut-être qu'on en parlera
18:07si on a le temps
18:08le bouton nucléaire
18:09qui va donner à Mertz
18:11donc il largue tout
18:13il a tout largué
18:13et voilà que lui
18:15ayant tout largué
18:16ne connaissant plus
18:17le mot frontière
18:17tout à coup
18:18le mot frontière
18:19il le ressuscite
18:19pour dire à Mélanie
18:22restez chez vous
18:23et là
18:24il a un mot
18:26malheureux
18:28il dit
18:28les moutons
18:29seront bien gardés
18:31alors de Gaulle
18:32disait
18:33les français
18:33sont des veaux
18:33lui il dit
18:34sont des moutons
18:35les moutons
18:35c'est plus pratique
18:36que les veaux
18:37parce que
18:38les moutons
18:38on peut les tondre
18:39plusieurs fois
18:41le fisc
18:44les moutons
18:45de panurge
18:46voilà
18:46donc il nous prend
18:47pour des moutons
18:49il est en Inde
18:49et il parle des français
18:50comme des moutons
18:51mais quel mépris
18:54mais la question
18:55elle n'est pas là
18:55en fait
18:56pour moi la question
18:57c'est
18:58pourquoi il est piqué
18:59au vif
19:01et je vais vous répondre
19:02pour moi il est piqué
19:04pour moi il est piqué au vif
19:05parce que
19:06il a
19:08avec l'exprime
19:09Bush
19:11un lien
19:14invisible
19:15indicible
19:15mais profond
19:17et pour l'avoir
19:18bien connu
19:19et de près
19:19je peux vous dire
19:21que j'ai compris ça
19:22assez vite
19:24et quel est ce lien
19:26il est double en fait
19:28il y en a un
19:29qu'on peut voir
19:29c'est le lien
19:30électoral
19:31puisqu'il a été élu
19:32à chaque fois
19:33grâce aux voix
19:34au deuxième tour
19:35de l'extrême gauche
19:38et
19:40la chambre
19:41des députés
19:42actuelles
19:43le franc républicain
19:44le fameux franc républicain
19:46il a été largement
19:48encouragé
19:48par Emmanuel Macron
19:49donc en fait
19:50il cautionne
19:51le lien
19:52entre la gauche
19:53et l'extrême gauche
19:53la gauche
19:54d'où il vient
19:55et l'extrême gauche
19:56avec laquelle
19:57il a fait alliance
19:59mais ça va plus loin
20:00il y a un deuxième lien
20:01qui est un lien doctrinal
20:04avec l'extrême gauche
20:05c'est à dire
20:06qu'il a
20:07comme l'extrême gauche
20:09la même détestation
20:11de l'extrême gauche
20:11la même détestation
20:14de la France éternelle
20:15en fait
20:17c'est à dire qu'en fait
20:19il veut
20:21pour parler
20:21comme Mathieu Bocoté
20:22il veut que la France
20:24demeure
20:24et soit chaque jour
20:25davantage
20:27le laboratoire planétaire
20:29du paradis diversitaire
20:31il veut liquider
20:32la France
20:33maintenant c'est clair
20:34il veut la liquider
20:35le plus vite possible
20:37il est prêt à tout
20:38pour ça
20:38puisqu'il est prêt
20:39à partager maintenant
20:40la défense
20:41je vous rappelle
20:42que de Gaulle disait
20:43la défense
20:44c'est la première
20:45raison d'être
20:45de l'État
20:47si l'État
20:48abandonne la défense
20:49il manque
20:50à sa raison d'être
20:53donc il est en train
20:54d'abandonner
20:55la défense
20:55de la France
20:56à la commission
20:57de Bruxelles
20:58et aux Allemands
20:59donc il ne restera rien
21:00tout aura été largué
21:02la loi
21:03la justice
21:06évidemment
21:06l'agriculture
21:07l'industrie
21:08tout
21:08tout
21:08tout
21:09tout
21:10et
21:10et donc en fait
21:13chacun
21:16fait son travail
21:17sur un pan
21:18de la colline
21:19il y a ceux
21:20qui détruisent
21:21la France
21:22en la larguant
21:23ça c'est Macron
21:24et il y a ceux
21:25qui détruisent
21:26la France
21:26en la submergeant
21:29ça c'est la créolisation
21:30c'est Mélenchon
21:31mais sur le fond
21:32ils sont d'accord
21:33ils sont d'accord
21:34sur l'ennemi
21:35l'ennemi c'est qui ?
21:36L'ennemi c'est
21:37le dernier français
21:37l'ennemi c'est
21:38le dernier Mohican
21:39celui qui ne veut pas
21:40que la France meure
21:41celui-là
21:42quelle que soit sa couleur
21:43quelle que soit sa sensibilité
21:44c'est l'ennemi
21:45qu'il faut abattre
21:47je me permets
21:48or aujourd'hui
21:48l'ennemi en question
21:51il relève la tête
21:54et il est de plus en plus nombreux
21:56et peut-être que
21:58en 2027
22:00il va y avoir une alternance
22:03et que
22:03celui qui est considéré
22:05comme l'ennemi
22:06c'est-à-dire en fait
22:07les amis de Quentin
22:09et d'Alice Cordier
22:10et de Némésis
22:13tous ces héros du quotidien
22:14qui défendent
22:15ce pour quoi
22:16la France existe
22:18peut-être qu'on va gagner
22:20je me permets de préciser
22:21qu'il avait adressé un message
22:23justement sur les réseaux sociaux
22:25il y a cinq jours
22:27à sa famille et ses proches
22:29écrit-il
22:29j'adresse mes pensées
22:30et le soutien à la nation
22:32il appelait au calme
22:33à la retenue
22:34et au respect
22:34dans un message
22:35sur les réseaux sociaux
22:36oui mais il vient de le détruire
22:37ce message
22:38en expliquant
22:39qu'il fallait renvoyer
22:40dos à dos
22:41les uns et les autres
22:42c'est absolument épouvantable
22:44c'est indigne
22:45indigne de sa part
22:47vous souhaitiez revenir
22:48évidemment en longueur
22:49sur ce drame
22:50et faire une sorte
22:52de chronologie
22:53d'une tragédie
22:54Philippe De Villiers
22:55et vous voulez commencer
22:56les choses
22:57et prendre les choses
22:59dans l'ordre chronologique
23:00pour apporter un éclairage
23:01sur chaque séquence
23:03du drame
23:04et tout a commencé
23:06selon vous
23:07avec la conférence
23:08on pourrait parler
23:10de réunion politique
23:10plus de conférence
23:11de Rima Hassan
23:13à Sciences Po Lyon
23:14reçu en majesté
23:16à Sciences Po Lyon
23:17regardez
23:44à Sciences Po Lyon
23:52Geoffroy Lejeune.
23:54Philippe, quelle analyse faites-vous des images qu'on vient de voir
23:56de la prise de parole de Rima Hassan, de sa réaction aussi aux événements
24:00qui se sont passés à l'extérieur de Sciences Po Lyon
24:03quand elle était en train de parler aux étudiants ?
24:05Et plus généralement, quelle analyse faites-vous aujourd'hui
24:07de l'état de l'université française ?
24:09Alors, là, en voyant ces images,
24:15Eliott m'a interpellé en disant
24:17« Vous êtes ancien de Sciences Po, effectivement.
24:21Quand je vois ces images, moi, ancien de Sciences Po,
24:23c'est jamais arrivé ça.
24:25De mon temps, comme on dit.
24:27C'est impensable.
24:30On appelle ça une conférence.
24:33Non, c'est pas une conférence, c'est un meeting.
24:36C'est un meeting politique.
24:39Et en fait,
24:42Rima Hassan, j'ai étudié de près ce qui s'est passé.
24:46J'ai écouté son discours.
24:50Et je vous livre ce qu'elle a voulu faire et ce qu'elle a voulu dire.
24:53En fait, elle avait trois objectifs
24:57en venant à Sciences Po Lyon.
25:00Premier objectif,
25:01c'était de faire passer le Hamas,
25:07qui est la branche palestinienne des frères musulmans,
25:12ne l'oublions pas,
25:13pour un mouvement de libération.
25:15Sur le thème,
25:16la libération
25:19de la mer au Jourdain.
25:21C'est-à-dire l'effacement de l'État d'Israël.
25:24Ça, c'est son premier objectif.
25:25Partout où elle va,
25:27partout à Sciences Po, dans les facs,
25:29le Hamas.
25:32Mouvement de résistance.
25:35Deuxième objectif,
25:40transformer
25:41ces auditeurs,
25:45les étudiants,
25:47en propagandistes
25:51auprès
25:52des populations arabo-musulmanes
25:57à la veille des élections municipales.
26:02Et troisième objectif,
26:08qui est dissimulé,
26:09mais qui est très présent,
26:12préparer le troisième tour
26:15de la présidentielle.
26:19C'est-à-dire, en fait,
26:20préparer le chaos social,
26:22parce que Rima Hassan,
26:26qui connaît bien
26:28Jean-Luc Mélenchon,
26:30dont elle est une collaboratrice
26:32immédiate,
26:34Rima Hassan sait
26:37que la victoire de Mélenchon
26:39à la présidentielle
26:41est peu probable,
26:42encore moins depuis
26:43huit jours.
26:46Mais que ce qu'ils veulent faire,
26:48c'est attendre la victoire
26:49du Rassemblement national
26:50pour bordéliser la France
26:54et créer une France
26:56des barricades.
26:57C'est-à-dire que,
26:59ou bien c'est les urnes,
27:01la créolisation des urnes,
27:02ou bien c'est la rue,
27:05l'apocalypse insurrectionnel.
27:07Et donc,
27:08ce qu'elle fait
27:08avec son tour des universités,
27:10elle prépare
27:11l'apocalypse insurrectionnel.
27:12C'est ça qu'elle prépare
27:14avec son kéfier.
27:16Alors maintenant,
27:19j'ajouterai quelque chose.
27:21J'ai regardé son compte,
27:24ce que je ne fais pas habituellement,
27:26ce n'est pas mon truc.
27:27Mais là,
27:28je me suis dit,
27:28j'ai regardé ce qu'elle va dire.
27:30Et en fait,
27:32on a attendu
27:33les messages de compassion,
27:36et j'étais horrifié
27:38de voir
27:39qu'elle a repris
27:44le mot de France Info
27:46qui dit
27:48il a refusé
27:49d'aller à l'hôpital.
27:51France Info,
27:52service public,
27:534 milliards,
27:54service public.
27:56Ça nous coûte 4 milliards, ça.
27:58Il a refusé
27:59d'aller à l'hôpital.
28:00Et France Info ajoute,
28:02on ne sait pas bien
28:02ce qui...
28:03pas trop bien
28:04ce qui s'est passé,
28:06ce qu'il a fait
28:07entre
28:09le moment
28:09où il a quitté les lieux
28:12et
28:12le moment
28:13où il s'est effondré
28:14sous l'abribus.
28:16On ne sait pas très bien
28:17ce qui s'est passé.
28:18Ah oui, en effet, oui.
28:20Salopard.
28:22Et donc,
28:24elle a retweeté ça
28:27quelques instants après
28:28le meurtre.
28:30Honte à elle.
28:32Mais je vais plus loin.
28:34C'est très important,
28:35Rima Hassan,
28:36pour Mélenchon.
28:37Parce que c'est
28:38l'incarnation,
28:41c'est ce qu'on appelle
28:42une incarnation.
28:44C'est l'incarnation
28:47d'une figure
28:49qui
28:54représente la doctrine
28:55de LFI.
28:56Cette doctrine
28:58repose sur
28:58deux éléments
28:59qui se cristallisent.
29:02Si vous comprenez ça,
29:03vous comprenez tout.
29:04Premier élément,
29:06l'islam
29:08et la religion
29:10des opprimés.
29:12Et donc,
29:13grâce à cela,
29:15si vous le croyez,
29:18c'est ce qui permet
29:20au gauchisme
29:21d'abjurer
29:22son aversion
29:23du religieux.
29:25Pas mal.
29:27Et deuxièmement,
29:29deuxième élément,
29:30l'immigration
29:31permettra
29:32de faire
29:33entrer en France
29:34un nouveau
29:35prolétariat
29:35actif,
29:37révolutionnaire,
29:38dont on a besoin
29:40vu que l'autre
29:40prolétariat
29:41s'est
29:41embourgeoisé
29:42est parti
29:43au Rassemblement
29:44National.
29:45Ce sont les deux
29:46éléments
29:46qui se coagulent,
29:47les deux éléments
29:48qui se cristallisent
29:49et qu'incarne
29:50parfaitement
29:52Rima
29:52Hassan.
29:53Alors maintenant,
29:54je réponds à votre question
29:55sur l'université.
29:57L'université,
29:57qu'est-ce qu'elle est
29:58devenue ?
29:58L'université,
29:59c'est devenue la chasse gardée
30:00de l'islamo-gauchisme
30:02et de l'extrême-gauche.
30:04C'est simple,
30:06il n'y a plus
30:09de légitimité académique,
30:11les conférences,
30:13les séminaires
30:14n'obéissent plus
30:15aux lois les plus
30:17élémentaires
30:17de la tradition
30:18universitaire,
30:19de l'éthique universitaire,
30:20ce que dit très bien
30:21Fabrice Ballanche.
30:22Ensuite,
30:23c'est la terreur
30:24qui règne.
30:26En avril 2025,
30:27je ne sais pas
30:27si vous vous souvenez,
30:29Fabrice Ballanche,
30:29grand professeur
30:30de géographie
30:31qui est une sommité,
30:33il a été chassé
30:34de son amphi
30:35Manu Militari.
30:38Il n'a jamais pu
30:39revenir.
30:41Et il ne s'est rien passé.
30:42La direction de Sciences Po
30:43n'a rien dit,
30:44Lyon 2,
30:45là où Rima Hassan
30:46ne perdrait
30:48jeudi dernier.
30:50Et puis,
30:50ensuite,
30:53il y a des enseignants-chercheurs
30:55comme par exemple
30:57Florence Bergeau-Blacler
31:00qui sont déclarés
31:01indésirables.
31:02Vous avez les graffitis,
31:04vous avez les tags,
31:04enfin,
31:05voilà,
31:05ils sont chez eux.
31:06mais ça va plus loin.
31:09C'est qu'en fait,
31:10l'université française
31:11est devenue
31:12le bac
31:14de décantation
31:15ou plutôt
31:15d'incubation
31:17de l'islamo-gauchisme.
31:20Je me souviens,
31:21on avait parlé ensemble
31:22il n'y a pas très longtemps
31:23que le ministre
31:25Philippe Baptiste,
31:26il est encore là,
31:28il sévit toujours,
31:30il avait dit
31:31non,
31:31l'islamo-gauchisme
31:32c'est un mot
31:32qui n'entre pas
31:33dans le langage
31:35universitaire.
31:36Ah bon ?
31:37Et pourtant,
31:38celui qui a
31:41permis à ce mot
31:42d'émerger,
31:42c'est Michel Foucault
31:43en 1979
31:44quand il allait
31:46avec Jean-Paul Sartre
31:48faire la
31:49généfection oblique
31:50du dévot oppressé
31:50sur un petit tapis
31:51sous un coudrier
31:53à Neuf-le-le-Château
31:56devant le grand homme
31:57qui était l'Ayatollah
31:58Khomeini
32:01et c'est là
32:02qu'il a dit
32:02il faut établir
32:04une convergence
32:05politique et intellectuelle
32:06entre l'extrême-gauche
32:08et l'islam politique.
32:10C'est lui
32:10le premier.
32:11Et derrière,
32:12comme l'a dit
32:13Olivier Vial,
32:14il y a eu
32:14trois étapes
32:15dans l'infiltration
32:16de l'islamo-gauchisme
32:20à l'université.
32:22Trois étapes.
32:22Première étape,
32:23l'islamo-gauchisme
32:24s'est accroché,
32:25s'est arrimé
32:27au mouvement
32:28inter-mondialiste.
32:291994,
32:30parution du livre
32:31de Chris Harmon,
32:33l'anglais trotskiste,
32:35Le prophète
32:36et le prolétariat.
32:37Ça, c'est le premier moment.
32:39Donc,
32:40l'alter-mondialisme.
32:41Deuxième moment,
32:43l'invention
32:44de l'islamophobie.
32:46C'est Khomeini
32:47qui a dit
32:48qu'il faut utiliser
32:49ce mot
32:49pour fixer au sol
32:50tout ce qui critique
32:52l'islam.
32:53Il n'y a pas
32:54l'équivalent
32:55avec la christianophobie.
32:57Et puis,
32:57troisième moment,
32:58c'est l'arrivée
32:59du wokisme.
33:00Si bien qu'aujourd'hui,
33:02l'université
33:03est prise
33:04entre l'islamisme
33:05et le wokisme.
33:07Mais ce qu'il faut
33:08bien comprendre,
33:09Eliott,
33:09Geoffroy,
33:11c'est la stratégie
33:12de Mélenchon
33:13qui est très habile.
33:14Mélenchon,
33:15en fait,
33:16il tient
33:17de deux mains
33:18son destin.
33:19Une partie
33:20du destin
33:21vient de
33:22ce qu'il a appelé
33:23la rue arabe,
33:24c'est-à-dire
33:24les quartiers souverains,
33:26là où se développe
33:27l'islamisme radical.
33:29Et l'autre main,
33:30c'est l'EFAC
33:32où se développe
33:36l'islamo-wokisme.
33:40Et donc,
33:40en fait,
33:41il a
33:42pour faire
33:43le Franckistan,
33:44l'islamistan
33:45et le wokistan.
33:47Bien joué l'artiste.
33:49On parlera
33:50de la France insoumise
33:50dans un instant.
33:51Je vous ai laissé
33:52poursuivre,
33:52évidemment,
33:53toute votre réflexion.
33:54Je connais
33:55trop bien
33:56les âmes chagrines
33:57sur les réseaux sociaux
33:58qui attendent
33:59la moindre phrase
34:00ou le moindre mot.
34:01Vous avez emploié
34:02le mot salopard.
34:03Permettez-moi
34:05de modérer,
34:07évidemment,
34:07et de reprendre
34:10sur ce terme
34:10qui peut,
34:11évidemment,
34:12heurter certains.
34:14reprendre.
34:15Moi,
34:16je ne sais pas
34:16ce que c'est que
34:17cette modération,
34:18c'est la censure.
34:19Mais attendez,
34:21comment vous appelez
34:23ces gens,
34:24par exemple,
34:25Ségolène Royal,
34:26qui vient de faire
34:27un tweet
34:27pour dire
34:28que c'est un scandale,
34:29cette marche blanche,
34:30pour un néo-nazi
34:33présumé.
34:34présumé.
34:35Vous appelez ça
34:35comment ?
34:36Vous avez des mots
34:37pour ça ?
34:38Non,
34:38mais...
34:38Voilà.
34:39Alors,
34:42alors...
34:42J'entends,
34:43évidemment,
34:44c'est...
34:44Comment il faut
34:45que je dise
34:45Ségolène Royal,
34:46qui a été
34:47ma voisine,
34:47députée,
34:48qui a été
34:49présidente
34:49de la région
34:50Poitou-Charente,
34:51qui a un très beau
34:51sourire,
34:53qui a séduit
34:54M.
34:55Théboun,
34:56dans une démarche
34:58courageuse,
34:59élégante,
35:00qui n'est pas du tout
35:01une démarche
35:01de trahison.
35:02Il faut que je dise quoi ?
35:03Il faut que je dise
35:05la domina,
35:06comme on disait
35:07au Moyen-Âge,
35:08avec sa cour d'amour,
35:10dame de haut port
35:12et de seigneurie.
35:13J'ai failli vous proposer
35:15cette déclaration
35:15de Ségolène Royal.
35:17Attendez,
35:17vous savez,
35:18moi je vais vous dire,
35:18quelqu'un qui aujourd'hui,
35:20dans la situation
35:20où on est,
35:21avec ce qui se passe
35:21à Lyon,
35:23qui n'est pas en colère
35:24comme moi je le suis,
35:26ça veut dire
35:27qu'il lui manque
35:28quelque chose
35:28sur tous les mecs.
35:29Cette colère,
35:30elle est partagée.
35:31Elle est partagée
35:32par des millions
35:33de Français.
35:33Alors,
35:33elle-sie,
35:34les réseaux sociaux,
35:35elle-sie,
35:35tout le monde a peur
35:36des réseaux sociaux,
35:37d'Arcom,
35:37etc.
35:38On tremble tous,
35:39tout le monde tremble
35:39pour la marche blanche,
35:41il ne faut pas y aller,
35:41il ne faut surtout pas,
35:42là-là,
35:42attention,
35:43ça va être l'extrême droite,
35:44l'ultra droite.
35:45Non mais attendez,
35:46où on est où ?
35:47Philippe.
35:47Eh oh,
35:48la France,
35:48elle est là.
35:49Et là,
35:49en ce moment,
35:50il y a plein de gens
35:51qui nous regardent,
35:51qui prennent le Ricard
35:52et qui disent,
35:53ouais,
35:53il a raison.
35:55Alors,
35:55on continue.
35:56Et ce n'est pas fini,
35:57vous allez voir la suite.
35:58Parlons du mouvement
35:59féministe Némésis,
36:00justement,
36:00qui déroulait,
36:01et on poursuit la chronologie
36:02de la tragédie,
36:04qui déroulait une banderole
36:06intitulée
36:06« Islamo-gauchisme,
36:08hors de nos facs ».
36:09L'université,
36:10vous en parlez juste avant.
36:12Peu de médias
36:13en ont parlé,
36:15mais deux jeunes femmes
36:17militantes
36:18ont été agressées,
36:19dont une
36:20qui a été projetée au sol.
36:22Je vous propose
36:22de voir la séquence.
36:45Et malgré cette agression,
36:47malgré les témoignages
36:48et le courage de l'Ise Cordier,
36:49elle a été violemment attaquée
36:50à de nombreuses reprises,
36:52notamment par Jean-Luc Mélenchon,
36:53qui, la semaine dernière,
36:54disait « c'est nous qui sommes agressés ».
36:56L'inversion accusatoire.
36:58Réponse d'Alice Cordier.
36:59Face à des gants coquets,
37:01nous étions avec un drap,
37:02avec un simple drap,
37:03avec des inscriptions
37:04islamo-gauchistes
37:05hors de nos facs.
37:06Nous étions sept jeunes femmes.
37:08Sept jeunes femmes
37:09âgées entre 20 et 25 ans.
37:12Pour M. Mélenchon,
37:13ça, c'est une agression.
37:14Pour moi, une agression,
37:15c'est ce qui est arrivé
37:16à Quentin,
37:17ce jeune homme catholique
37:19qui est venu simplement
37:19rendre service,
37:20protéger des jeunes femmes,
37:21puisqu'on est à un stade
37:22où, aux abords des réunions,
37:24puisque M. Mélenchon
37:25parle de réunions
37:26de la France insoumise,
37:27il faut sécuriser
37:28des jeunes femmes,
37:28il faut une protection.
37:29Donc, c'est qu'aux abords
37:30des rendez-vous
37:31de la France insoumise,
37:32il y a des dangers.
37:34Ces rendez-vous sont dangereux.
37:35C'est ça,
37:35ce qu'il sous-entend lui-même,
37:37d'ailleurs.
37:39Et on a vu les images
37:41de cette agression
37:42d'une violence inouïe.
37:43On a Quentin
37:44qui est au sol,
37:45un homme est accroupi sur lui,
37:48en train de lui rouer de coups
37:49pendant que d'autres
37:50lui mettent des coups de pied.
37:51Voilà.
37:51Face à ça,
37:52nous, on était avec simplement
37:53des draps
37:53et des pancartes.
37:55Voilà.
37:55Donc, si pour M. Mélenchon,
37:57c'est ça une agression,
37:58si pour M. Mélenchon,
37:59c'est ça une agression,
38:00moi, j'ai une question
38:01à poser aux téléspectateurs.
38:02Qui sont vraiment les violents ?
38:04Qui sont vraiment les violents ?
38:05Qui sont vraiment les violents ?
38:07Geoffroy Lejeune.
38:07Alors, Philippe,
38:08question très importante.
38:10La présence de Némésis
38:11devant Sciences Po Lyon
38:12jeudi dernier
38:12était-elle,
38:13relevait-elle du droit
38:14de manifester ?
38:15Ou bien,
38:16comme l'a expliqué
38:16une certaine presse,
38:18et je mets des guillemets,
38:18d'une provocation insupportable
38:20qui pourrait expliquer
38:21ce qui s'est passé après ?
38:22Non, mais c'est...
38:23Là, on est dans
38:24le scandale absolu.
38:26Némésis, Alice Cordier.
38:28Alors, d'abord,
38:28puisqu'on vient de la voir,
38:29je voudrais dire un mot
38:30sur Alice Cordier
38:31parce que vous la connaissez.
38:32Moi, je la connais bien.
38:33J'ai appris à la connaître
38:34il n'y a pas longtemps,
38:35mais maintenant,
38:36je la connais bien.
38:37En fait, Alice Cordier,
38:38c'est une jeune femme
38:40qui aurait pu très bien
38:41rester chez elle
38:43et qui a été très choquée
38:46en 2012
38:47quand elle a vu
38:48sa petite sœur
38:49revenir à la maison
38:50après avoir été bousculée
38:52et agressée
38:53dans un tram
38:56par quelqu'un
38:57qui n'aurait jamais
38:58dû être en France.
39:01Et là,
39:02il y a eu
39:03un deuxième événement.
39:052016,
39:06les viols de Cologne.
39:08Deuxième traumatisme
39:09pour Alice Cordier.
39:11Et elle dit
39:12qu'est-ce qu'on va faire ?
39:13Ce n'est pas possible.
39:13On ne peut pas rester comme ça.
39:15Et troisième événement,
39:16les grooming guns
39:18en Angleterre.
39:19C'est-à-dire des viols
39:20de jeunes mineurs
39:22par des Pakistanais.
39:26et là,
39:27elle dit
39:27avec quelques amis
39:28qu'on crée un mouvement
39:29qui s'appelle Némésis.
39:31Némésis,
39:32c'est la déesse grecque
39:33de la colère.
39:34Elle crée Némésis
39:38qui a pour vocation
39:40de défendre
39:42la liberté de la femme
39:46que les féministes
39:47traditionnelles
39:48de l'autre bord
39:50ne défendent plus
39:51puisqu'elles acceptent
39:52le voile,
39:53par exemple.
39:54Enfin,
39:55la liberté de la femme,
39:56c'est-à-dire que
39:57face aujourd'hui
39:58à les fémenes
40:00d'un côté
40:01avec les femmes
40:02dépoitrinées
40:03et l'islamiste
40:04avec les femmes grillagées.
40:06Elle dit
40:06moi,
40:06je ne veux pas de ça.
40:07Je veux la civilisation française
40:08dont je parlais à l'instant.
40:10La civilisation française,
40:11ça veut dire
40:12que la France
40:12est le pays inventeur
40:13de la courtoisie.
40:14Michelet disait
40:15la France est une femme.
40:16La France est un être
40:19moral
40:20doué de tendresse.
40:21La France
40:23est une mère,
40:24une mère aimante.
40:26D'ailleurs,
40:27la patronne de la France
40:28s'appelle Notre-Dame.
40:30Bon.
40:30Et donc,
40:31elle,
40:31elle inscrit son action
40:33dans l'idée
40:34de la tradition française
40:35pour défendre
40:35la liberté de la femme.
40:36Et qu'est-ce qu'elle fait ?
40:38Qu'est-ce qu'elles ont fait
40:39à Lyon ?
40:40C'est courageux.
40:40Elles étaient sept.
40:44Sept filles
40:44qui ont mis
40:46une banderole
40:47non à l'islamo-gauchie.
40:48Enfin,
40:49l'islamo-gauchie,
40:49vous venez de le rappeler,
40:50hors des facs.
40:51Très bien.
40:53Qu'est-ce que ça veut dire ?
40:54C'est du happening pacifique.
40:57Rien de violents dedans.
40:59Simplement,
40:59on a le droit
41:00quand même
41:00de protester
41:01contre l'avenue
41:02de Rima Hassan.
41:03Sinon,
41:03on est un pays
41:05totalitaire.
41:06Deux d'entre elles
41:07ont été agressées,
41:08dont une a été
41:09étranglée.
41:11Et à quelques pas
41:13de là,
41:13un groupe d'amis
41:15qui était venu
41:15pour les protéger
41:16à leur demande,
41:17un groupe d'amis
41:18et non pas
41:18un service d'ordre
41:21s'est fait
41:22agresser
41:23à son tour.
41:24Voilà.
41:24Voilà l'histoire
41:25telle qu'elle s'est déroulée.
41:26Et donc,
41:27moi,
41:27je dis
41:29hommage
41:29à Nemesis.
41:31Continuez,
41:31les filles.
41:32Continuez.
41:33Battez-vous
41:33comme vous vous battez,
41:35c'est-à-dire pacifiquement
41:37et avec le sourire,
41:39en tenu en bon.
41:40Vous savez,
41:41un jour,
41:41son jean et le signe,
41:42il m'a dit,
41:43vous savez,
41:43Philippe,
41:44je vais vous dire,
41:44ce qui vous manque
41:45en France,
41:46c'est terrible ce moment.
41:48Je m'en souviendrai
41:48toute ma vie.
41:50On était en train
41:50de prendre un café
41:51et il me dit,
41:52ce qui vous manque
41:53en France,
41:53ce n'est pas l'intelligence.
41:54L'intelligence,
41:55on en avait plus
41:55que tous les autres peuples.
41:57Ce qui vous manque
41:57en France,
41:58c'est le courage.
41:59Et pour moi,
41:59Alice Cordier
42:00et ses amis,
42:01elles incarnent
42:04présenté dans d'autres médias
42:05comme étant membre
42:06de l'ultra-droite.
42:07À l'ultra-droite.
42:10Parlons de Quentin
42:11à présent,
42:12Philippe,
42:13puisque vous parlez
42:14de ses proches
42:15qui étaient présents
42:16au cas où,
42:17à proximité
42:18de leur happening.
42:20Quentin a été lynché,
42:21frappé au sol
42:21et à la suite
42:23de ce lynchage,
42:23il est décédé.
42:24La caste médiatique
42:25apportait un jugement
42:27mitigé pour le moins,
42:29contrasté
42:29sur la personnalité
42:30de Quentin
42:31et sur les causes
42:32du meurtre.
42:33Quelle est votre appréciation,
42:34Philippe,
42:35personnelle
42:36sur ce qui s'est passé ?
42:40Je pense que
42:42Quentin
42:43restera dans l'histoire
42:44de France
42:45comme une sorte
42:47de Charlie Kirk
42:48à la française.
42:52Je vous rappelle
42:53que Charlie Kirk
42:55s'est pris une balle,
42:57une seule,
42:58et sur la douille,
42:59l'antifa
43:01avait écrit
43:06prend ça fasciste,
43:09attrape.
43:12On avait à l'époque
43:14aux Etats-Unis
43:14parlé du
43:15turning point,
43:17on pourrait dire
43:18en France
43:18point de retournement.
43:21et j'entendais
43:23il y a quelques jours
43:25Jordan de Bardella
43:26qui disait
43:27il est possible
43:29que le certificat
43:30d'impunité
43:31de l'extrême-gauche
43:32sur cette affaire
43:37perde de sa valeur.
43:39Je le crois aussi.
43:42Mais ce qui est fascinant
43:44c'est de voir
43:45la société médiatique
43:47et je réponds
43:48à votre question.
43:49Pour la société médiatique,
43:51je dirais
43:51la caste médiatique.
43:53Il y a deux Quentin
43:55et deux narratifs.
43:58Alors les deux Quentin,
44:00le vrai Quentin,
44:01le vrai Quentin
44:02c'est un patriote,
44:04une maman péruvienne,
44:06donc voilà
44:08pour le français de souche.
44:10Ensuite,
44:11c'est un pacifique
44:13pacifique
44:14de tempérament
44:16catholique.
44:17Il faisait la maraude,
44:19c'est-à-dire qu'il allait aider
44:20des sans-abri.
44:23Pour un fasciste,
44:24c'est quand même pas donné.
44:27Et
44:29il était le parrain
44:31de baptême
44:32de son père
44:33qu'il a converti
44:33après avoir lui-même
44:35opéré de conversion.
44:38Alors le Quentin
44:39médiatique,
44:41c'est pas du tout ça.
44:41Le Quentin médiatique,
44:42c'est
44:43la réduction
44:44ad Hitlerum.
44:45Passé par la réduction
44:47ad Hitlerum,
44:47ça donne ceci.
44:48Un activiste
44:49de l'ultra-droite,
44:50d'extrême-droite,
44:51nazion,
44:52néo-nazi
44:53selon
44:55la
44:57dame
44:57du Poitou-Charente,
45:00que je resalue
45:01pour la deuxième fois,
45:02en jetant
45:03le mouchoir.
45:06et
45:08donc,
45:09en fait,
45:11c'est Goebbels,
45:12un petit Goebbels,
45:13voilà.
45:14Et
45:19en fait,
45:20ce qu'a dit très bien
45:21l'avocat
45:23maître
45:25Thibaut
45:26de Montbréal,
45:27il dit
45:28qu'il y a des profils
45:29qui deviennent
45:30suspects
45:31par nature.
45:32C'est le cas
45:33de Quentin.
45:34Souvenez-vous,
45:37Thomas Acrépole,
45:38mauvaise victime,
45:40par contre,
45:40Adam Atreuré,
45:41bonne victime,
45:42on se met à genoux,
45:43on fait une manif
45:43en plein Covid,
45:44etc.,
45:45etc.
45:47Alors,
45:47les narratifs.
45:48Le narratif,
45:50le vrai narratif,
45:52c'est qu'il a été
45:56piétiné
45:56par des antifas
45:58qui sont des miliciens,
45:59des miliciens
46:00qui ont organisé
46:02ce qu'ils ont appelé
46:02eux-mêmes
46:03l'autodéfense populaire.
46:05L'autodéfense populaire,
46:06c'est quoi ?
46:06C'est des milices,
46:08c'est des polices parallèles,
46:09c'est des organisations
46:11paramilitaires
46:11avec un mode opératoire
46:14qui est toujours le même,
46:15c'est-à-dire
46:15cagoule,
46:16masque,
46:17et puis,
46:18évidemment,
46:21on bondit en même temps
46:22et on atteint,
46:24on vise la tête.
46:26C'est-à-dire qu'en fait,
46:27ce sont des milices
46:28qui rappellent les corps francs
46:30de la République de Weimar
46:31qui ont intimidé la bourgeoisie
46:34et ont permis l'arrivée d'Hitler.
46:36En fait,
46:36c'est ça.
46:37Et donc,
46:38en fait,
46:39alors il y a l'excuse absolutoire,
46:41il y a l'inversion victimaire,
46:43quand Mélenchon a dit
46:44c'est nous les victimes,
46:45il y a même Sandrine Rousseau,
46:48je termine,
46:49qui dit
46:51moi je suis victime
46:53des fascistes,
46:54comme ça,
46:54etc.
46:56Parfois,
46:56il y a l'OS qui arrive
46:58pour me troubler.
47:00Alors j'ai regardé,
47:00elle est née
47:01en 1972
47:02et l'OS c'est 1962,
47:05donc je ne sais pas,
47:06elle a vu le fantôme
47:07de l'OS qui revenait,
47:08etc.
47:08Non,
47:09c'est,
47:10et le monde,
47:10le monde qui dit
47:12ils ont fait une grosse erreur
47:14parce qu'ils ont offert
47:15un martyr à l'extrême droite.
47:16Vous vous rendez compte,
47:17le journal Le Monde,
47:18c'est une honte.
47:20Alors je ne redirai pas
47:20le mot de tout à l'heure
47:21parce qu'une fois suffit,
47:24mais je l'ai pensé
47:26en lisant Le Monde.
47:28Parlons de l'enquête à présent.
47:30Parfois,
47:30quand je lis Le Monde,
47:31je me mets près du feu.
47:34L'enquête,
47:35l'enquête qui progresse,
47:36les gardes à vue
47:36se sont multipliées
47:37sur les sept mises en cause,
47:40six ont été placées
47:41en détention provisoire.
47:42La responsabilité
47:43de la jeune garde
47:44semble engagée,
47:45plus que jamais d'ailleurs,
47:47et celle de la France
47:48insoumise pourrait l'être
47:49dans les jours qui viennent.
47:50Écoutez,
47:51Jean-Luc Mélenchon,
47:52nous étions en avril dernier.
47:56Il dit,
47:57eh bien nous allons dissoudre
48:00la jeune garde
48:02qui est une organisation
48:04alliée,
48:04liée au mouvement insoumis.
48:06Ce sont des jeunes antifascistes.
48:07Et qui sont ces jeunes gens ?
48:09Des jeunes gens
48:10qui détestent le fascisme.
48:11Eh bien je leur donne raison.
48:12Et qui se mettent en rang
48:13par deux,
48:14par trois,
48:14par quatre
48:14pour protéger nos cortèges
48:16quand on vient nous taper dessus.
48:17Demain à Lyon,
48:19où il y aura la manif
48:20du 1er mai,
48:21et j'appelle tous mes camarades
48:22des insoumis
48:23à aller se grouper
48:24derrière la bannière
48:25de la jeune garde
48:26pour dire
48:27nous n'avons pas peur.
48:28Nous n'avons pas peur.
48:30Geoffroy Lejeune.
48:32Alors Philippe,
48:33il y a énormément de questions
48:34qui se posent en ce moment
48:36qui relèvent du droit,
48:37de la justice,
48:37mais aussi de la politique.
48:39À toutes ces questions,
48:39quelle est votre réponse ?
48:41Alors moi,
48:41ma réponse,
48:41elle est simple.
48:43Je prends un peu d'avance.
48:45Je pense que le débat à venir
48:48quand l'enquête,
48:53quand l'information judiciaire
48:55va progresser,
48:56le débat à venir,
48:57il est le suivant.
48:58Est-ce que oui ou non,
48:59il faut dissoudre LFI ?
49:03Et ma réponse,
49:04est oui.
49:04Il faudra dissoudre LFI.
49:07Je l'avais dit d'ailleurs
49:07il y a un an.
49:08Et je vais vous dire pourquoi.
49:09Pour trois raisons.
49:11La première raison,
49:13c'est que c'est un mouvement LFI
49:18qui est organiquement,
49:22ontologiquement lié à la jeune garde.
49:25Or, la jeune garde est un mouvement
49:28qui a été dissous.
49:31Et donc, les raisons qui ont fait
49:32que la jeune garde a été dissous
49:34sont les mêmes que celles
49:37qui présideront dans quelques mois
49:40à la nécessité de dissoudre
49:42la maison mère.
49:44Parce qu'en fait,
49:48entre la violence verbale
49:50de LFI
49:52et la violence physique
49:54de la jeune garde,
49:55il y a une différence de degré
49:57mais pas une différence de nature.
49:59Le bras séculier,
50:00c'est la jeune garde.
50:01Mais c'est le bras séculier
50:03de la France insoumise.
50:05La jeune garde,
50:06moi je vous fais le procès là devant vous,
50:09comme si j'étais
50:11juge d'instruction.
50:12Sur toutes les affiches,
50:14les bulletins de vote,
50:16sur beaucoup de bulletins de vote,
50:18y compris François Hollande,
50:19il y avait la jeune garde
50:21en préfecture.
50:24Ensuite,
50:26Mélenchon vient de le dire,
50:28le 30 avril 2025,
50:31il a dit
50:33la jeune garde est un mouvement
50:35qui est allié,
50:37il s'est repris lié
50:39au mouvement insoumis,
50:40lié.
50:41Donc,
50:41ils sont ensemble.
50:42Donc,
50:42il y a un enchaînement
50:46politique,
50:47moral,
50:48physique
50:49entre la jeune garde
50:51et
50:52donc
50:53le mouvement
50:54de Mélenchon.
50:55Donc,
50:55en fait,
50:56ce qui atteint la jeune garde
50:57atteint la France insoumise
50:59et je pense que
51:00par un phénomène
51:00de contagion,
51:01de contamination juridique,
51:04c'est la première raison
51:05d'une dissolution
51:06de la France insoumise.
51:07La deuxième raison,
51:08c'est que c'est un parti
51:10qui est coupable
51:11d'intelligence
51:12avec l'ennemi.
51:13Il s'appuie
51:13sur les islamistes
51:14à l'intérieur
51:15et à l'extérieur.
51:16Je n'ai pas le temps
51:17de développer
51:17mais ce serait important
51:19de le faire
51:20et c'est un mouvement
51:22dont le messianisme
51:23révolutionnaire
51:24dans la tradition
51:25française
51:27du 19ème siècle
51:29est aujourd'hui
51:31un mouvement
51:32qui considère
51:34que la France
51:34ne doit plus exister.
51:36C'est un mouvement
51:37qui considère
51:38qu'il faut changer
51:38de population
51:39et qu'il faut changer
51:40de civilisation.
51:44Troisièmement,
51:45et c'est la troisième raison
51:47et c'est la plus importante,
51:50c'est un parti
51:51de guerre civile.
51:52Pourquoi c'est un parti
51:53de guerre civile ?
51:54Parce que la violence
51:55n'est pas pour lui
51:56un débordement.
51:57Non, la violence
51:58pour lui
51:59elle est constitutive.
52:00La violence pour lui
52:01c'est une doctrine.
52:03La violence pour lui
52:05elle est dans l'ADN
52:07du mouvement.
52:09Alors,
52:10ses grands ancêtres
52:11ils répètent tout le temps
52:12les phrases de Carrier
52:13de Robespierre
52:15nous ferons un cimetière
52:17de la France
52:17plutôt que de ne pas
52:18la régénérer
52:19à notre manière.
52:20C'est sa phrase
52:21favorite,
52:22vous vous rendez compte ?
52:23Ou encore
52:23c'est par principe
52:25d'humanité
52:26que je veux purger
52:27la terre de la liberté
52:28c'est monstre.
52:29Voilà.
52:30Et puis,
52:30il y a Bourdieu
52:31il y a l'idée
52:32qu'en fait
52:32c'est pas eux les violents
52:33ils font face
52:34à une violence systémique.
52:36Et donc les vrais violents
52:38c'est la société
52:39c'est l'État
52:39qui est raciste
52:40qui est colonialiste
52:41etc.
52:43Esclavagiste
52:43etc.
52:44Donc eux
52:44ils ne sont pas violents
52:45ils répondent
52:46par la force
52:46à la violence
52:47systémique.
52:48Voilà.
52:49Et alors
52:51comment ils font
52:51pour terroriser
52:53l'adversaire
52:54et le clouer au sol ?
52:56On fascise
52:57l'adversaire
52:58à partir du principe
52:59de Staline
53:00fait de l'antifascisme
53:02une arme
53:02de destruction
53:03de l'ennemi
53:05d'anéantissement
53:07de l'ennemi.
53:07Deuxièmement
53:08on déshumanise
53:09comme faisait Lénine
53:10qui disait
53:11il faut débarrasser
53:12la société russe
53:13des punaises
53:14des puces
53:15des parasites
53:15qui nous infectent.
53:17Donc c'est le principe
53:18de la déshumanisation
53:19qui a fait dire
53:20au père
53:20de l'attaché parlementaire
53:23mais moi non
53:24ça ne me fait rien
53:25vous me demandez
53:26ce que je pense
53:26du garçon
53:27qui était à terre
53:28ça ne me fait rien.
53:29Oui parce que
53:29en fait
53:30ce n'est plus un homme
53:31mais en fait
53:31c'est un ennemi.
53:32Vous voyez
53:33la déshumanisation.
53:34Et enfin
53:35le dernier point
53:36le plus important
53:37c'est l'intimidation.
53:39On intimide
53:40c'est-à-dire
53:40que
53:44le fait
53:44de se défendre
53:46le fait
53:47d'aller
53:49en place publique
53:50pour protester
53:51devient
53:52trop coûteux
53:53socialement
53:54économiquement
53:55moralement
53:56politiquement.
53:57Vous entendez
53:58ce que je vous dis ?
53:58C'est ça en fait.
53:59C'est ça leur truc.
54:01C'est qu'ils veulent
54:01intimider
54:02et
54:05imposer
54:06imposer
54:06petit à petit
54:07la guerre civile.
54:08Ils ont besoin
54:08de la guerre civile.
54:09Il n'y a que par la guerre civile
54:10qu'ils arriveront au pouvoir.
54:12Philippe De Villiers
54:13il nous reste
54:13quelques minutes
54:14et vous souhaitez
54:16adresser
54:16vous l'aviez annoncé
54:17en début d'émission
54:18après votre mot
54:20à la famille
54:21de Quentin
54:21adresser un mot
54:22à tous les contemporains
54:24de ce jeune homme
54:24de 23 ans
54:25qui pourrait peut-être
54:26demain devenir
54:27pour toute la France
54:28et la jeunesse française
54:30un modèle
54:31sacré officiel
54:32et une source
54:33d'espérance.
54:34Philippe De Villiers
54:34c'est à vous.
54:36Oui je voudrais
54:37m'adresser
54:37aux jeunes français
54:38qui nous regardent
54:40ou qui nous écoutent
54:42qui nous regardent
54:43sur CNews
54:44ou qui nous écoutent
54:45sur Europe.
54:47Et je voudrais
54:48leur dire ceci
54:52étudiez
54:53chacun
54:55à votre tour
54:57là où vous êtes
55:00observer la vie
55:02de Quentin.
55:05Demandez
55:05à ceux
55:06qui l'ont connu
55:07de vous la raconter.
55:10Moi j'ai fait
55:11cet exercice
55:14et je suis en mesure
55:16de dire ceci
55:17ce soir.
55:19Quentin
55:20était
55:22ce que
55:23Solzhenitsyn
55:23avait appelé
55:24pour son pays
55:25en évoquant
55:26le Zamisdat
55:27qu'on cachait
55:29sous le manteau
55:29était un porteur
55:31de lucioles.
55:35Il était
55:35un
55:37enfant
55:38de France
55:40un enfant
55:41de la France
55:43charnelle
55:43et spirituelle.
55:46Il était
55:47un enfant
55:48de France
55:48qui savait
55:49qui avait appris
55:51que c'est
55:54dans la jeunesse
55:55flamboyante
55:57que chacun
55:58doit
55:59aller
56:00forger
56:00l'anneau
56:01de sa mémoire.
56:04Il savait
56:05qu'il devait
56:06apprendre
56:07à voyager
56:08dans l'âme
56:09de la France
56:09pour y goûter
56:11le génie
56:11symphonique
56:13de ces foules
56:15chantantes
56:16sous la voûte
56:18grégorienne
56:19et mémoriale
56:20d'un vieux pays
56:22qui est notre
56:23trésor
56:25notre dernier
56:26trésor
56:27notre premier
56:28trésor
56:29et puis
56:30c'était
56:31un enfant
56:31de France
56:32qui était
56:32un enfant
56:33de Lyon
56:36et donc
56:37il a appris
56:38quand il s'est
56:39converti
56:40à aller prier
56:42devant un
56:42vitrail
56:43de l'église
56:44éponyme
56:46le vitrail
56:47de l'évêque
56:48Potin
56:49premier évêque
56:50de la capitale
56:52des Gaules
56:54martyrisée
56:55pour sa foi
56:57et puis
56:58il a appris
57:00quand il s'est
57:01converti
57:02que la
57:03sainte patronne
57:05de sa ville
57:06c'était
57:09Blandine
57:11Sainte Blandine
57:13et donc
57:14il a appris
57:15que
57:15Lyon
57:16c'est une capitale
57:18du martyr
57:18et que
57:20ces martyrs
57:20ont fécondé
57:21la glèbe
57:22d'un vieux
57:24pays
57:24aux hautes
57:25destinées
57:26alors aujourd'hui
57:31cette luciole
57:32elle est tombée
57:34des mains
57:34de Quentin
57:36mais je dis
57:37aux jeunes français
57:40observez bien
57:41dans la voie
57:42lactée
57:42cette luciole
57:44elle brille
57:45pour vous
57:46au dessus de vous
57:47comme une étoile
57:48elle scintille
57:49elle scintille
57:50et
57:52bientôt
57:54elle
57:56vous guidera
57:58en place
58:01publique
58:03
58:04où s'étendra
58:06la marqueterie
58:09discrète
58:10des cellules
58:12de dissidences
58:14françaises
58:15qui échapperont
58:17à l'esprit
58:17du temps
58:22grâce
58:23à Quentin
58:24grâce
58:25à son
58:26oblation
58:27sacrificielle
58:29c'est une
58:31forêt
58:32de lucioles
58:33qui s'allume
58:34partout
58:34dans toute la France
58:40un autre monde
58:42vient vers nous
58:43plus rien
58:45n'est comme avant
58:48Quentin
58:50un modèle
58:51héroïque
58:52pour la jeunesse
58:54de France
59:02Merci Philippe
59:03de Villiers
59:03Merci à vous
59:05Geoffroy Lejeune
59:05nous continuerons
59:07de parler de Quentin
59:08des conséquences politiques
59:09dans un instant
59:10dans l'heure des pros
59:11et on pourra vous retrouver
59:13bien évidemment
59:13vendredi prochain
59:14à la même heure
59:16pour face
59:16à Philippe
59:17de Villiers
59:18pensons à la famille
59:19et aux proches
59:20de Quentin
59:20ce soir
59:21merci à vous
59:25merci à vous
Commentaires

Recommandations