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00:00...
00:04On a déjà dit beaucoup de choses sur ce sujet de la féminisation des sciences.
00:09Votre ouvrage, il est absolument implacable.
00:12Vous dites qu'en mathématiques, physique, chimie, sciences de l'univers,
00:15la part des femmes plafonne autour d'un tiers des postes.
00:18Dans les mathématiques, c'est encore pire.
00:20Alors, revenir sur le constat, on l'a déjà un petit peu fait.
00:24En revanche, aller directement vers ces stéréotypes qui modèlent,
00:27qui façonnent la société.
00:28Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur le sujet ?
00:30Qu'est-ce que vous avez observé en écrivant ce livre ?
00:33Oui, on a observé, par exemple, en effet, les stéréotypes venaient très, très tôt.
00:37Il y a une étude qui a été faite en CP.
00:40Les petits garçons et les petites filles arrivent à 6 ans.
00:43Il y a une grande étude.
00:44Toutes les CP de la France entière, pendant 4 ans, ont été suivies.
00:47Donc, les notes des petites filles et des petits garçons sont exactement égales en maths à l'entrée.
00:52Et puis, 4 mois plus tard, ça décroche déjà pour les filles.
00:54Ça, c'était vraiment une surprise de voir à quelle rapidité ces stéréotypes sont...
00:59En fait, cette enquête a été faite aussi à cheval sur le Covid.
01:04C'était en 2020-2021.
01:05Et donc, lorsque les petites filles et petits garçons faisaient un télétravail,
01:10ce décrochage n'existait pas.
01:12Ça veut dire que c'est vraiment le fait d'aller à l'école,
01:14de rencontrer les garçons qui se moquent un peu des filles,
01:17de regarder les professeurs qui ne les interrogent pas de la même façon.
01:19Donc, c'est la socialisation qui a...
01:22Ces stéréotypes venaient de la socialisation, en fait.
01:25Donc, c'est bien nous qui sommes responsables de ces stéréotypes.
01:28Donc, auparavant, il n'y avait rien du tout.
01:31Donc, on voit qu'il y a vraiment beaucoup de choses à faire.
01:33Par exemple, de former les professeurs des écoles.
01:36Ce qu'on essaie de faire, par exemple, avec la main à la pâte.
01:38À l'Académie, on a créé la main à la pâte pour avoir des aides pour les professeurs
01:43qui ne forment pas aux sciences tous les petits.
01:46Donc, on aimerait qu'il y ait un changement de ce côté-là.
01:48Frédéric Worms, je vous vois acquiescé.
01:50Vous êtes donc président, directeur de l'ENS depuis 2022.
01:55Qu'est-ce que vous répondez à François Ascombe sur ce sujet ?
01:59Et qu'est-ce que vous observez surtout à l'ENS ?
02:01Donc, avec des filles qui sont bien plus âgées quand elles rentrent à l'ENS.
02:06Pardon, d'abord, merci de l'invitation.
02:08Je suis très heureux d'être là.
02:09C'est un moment important.
02:10Je ne suis pas président de l'école qui est présidée par une femme,
02:13par Anne Mouvreau, qui préside le conseil d'administration
02:16et qui représente l'intelligence artificielle au plus haut niveau.
02:19Elle a présidé le sommet de Paris.
02:21Elle préside bientôt le sommet et la suite en Inde.
02:25Et donc, elle préside le conseil d'administration de l'ENS.
02:27C'est important parce que c'était une informaticienne.
02:30Elle a fait l'école normale supérieure en informatique
02:33juste au moment de la fusion des deux EMS.
02:36Ça a été évoqué tout à l'heure par Lord Arcos.
02:38Cette fusion de l'école normale supérieure de jeunes filles,
02:41comme on l'appelait, et de l'école normale supérieure tout court,
02:44comme on l'appelait aussi, sans préciser que c'était pour les garçons.
02:47Donc, c'était...
02:48Voilà.
02:49Et dont on a célébré et réfléchi sur les 40 ans
02:52et qui a montré que les quotas, de fait,
02:56maintenaient un taux de femmes dans les sciences très important.
03:00Aujourd'hui, il y a cette réflexion sur les quotas
03:01que porte Lord Arcos.
03:03Notre responsable d'égalité homme-femme, Charlotte Jacquemot,
03:05a été auditionnée.
03:07Elle est très en faveur des quotas.
03:09Comme ça a été dit, on ne va pas les rétablir comme avant,
03:11mais il faut y réfléchir.
03:13Donc, oui, je converge tout à fait avec ce que disait Françoise Combes.
03:18Je pense que c'est un sujet dont il faut prendre conscience.
03:21C'est extrêmement difficile pour la société,
03:23pour des institutions républicaines
03:25qui se disent fondées sur l'égalité,
03:27qui le veulent, qui le sont,
03:29de prendre conscience que cette égalité
03:30suppose la correction d'inégalités
03:32jusqu'au cœur de leur programme d'avant, en amont,
03:36dans les concours.
03:38On a maintenant une formation pour les biais de genre
03:40auxquelles vient de se rallier aussi l'école polytechnique.
03:43Laura Chobard, que je remercie beaucoup, qui est en ligne.
03:46On a été obligés de mettre en place aussi,
03:49dans notre deuxième concours, ça a été dit,
03:50des bourses pour les femmes
03:52qui permettent d'augmenter le nombre de femmes
03:54en informatique, mathématiques, physique,
03:56les trois disciplines critiques.
03:58Mais il faut souligner que même en lettres,
04:00dans les concours le plus sélectif,
04:02qui comprend un peu de mathématiques,
04:03c'est vrai, en économie, le BL,
04:05pour ceux qui connaissent les codes,
04:08cette année, ça a été catastrophique pour les femmes.
04:10Donc, on est effectivement très inquiets,
04:13on est mobilisés,
04:14aux côtés de l'Académie des sciences,
04:15aux côtés de tout le monde,
04:16et avec toutes et tous.
04:17Puis la prise de conscience continue,
04:19en même temps que des actions très précises.
04:20Il faut absolument qu'on reconnaisse
04:22la part des femmes dans notre histoire,
04:24dans le nom des salles,
04:26et qu'on prenne conscience aussi des violences.
04:28L'école a été marquée par plus d'un féminicide,
04:32je dirais, dans son histoire.
04:33Récemment, une ancienne élève
04:34qui a été assassinée par son mari.
04:37Ça a été l'occasion aussi
04:38d'un ébranlement très profond.
04:40On a heureusement des anciennes,
04:42des anciens aussi,
04:43qui portent ces combats.
04:44Et je pense vraiment que c'est essentiel
04:46pour nous toutes et tous.
04:48Le signe que j'envoie, moi,
04:50comme tout le monde,
04:51c'est qu'aujourd'hui,
04:52les femmes et les sciences
04:53sont attaquées ensemble.
04:54On parle de l'attaque,
04:55du backlash sur les femmes.
04:57Aujourd'hui, il y a aussi
04:58une attaque sur les sciences.
04:59Et on essaye de montrer
05:01que c'est inséparable.
05:02Et ça a été dit par Sylvie Retailleau.
05:04Des études scientifiques montrent
05:05que les sciences progressent
05:07s'il y a plus de femmes.
05:08Et il faut travailler scientifiquement
05:10sur ces sujets
05:11qui concernent les sciences et les femmes.
05:12Et je pense qu'on a besoin de tout le monde.
05:15Alors, on a beaucoup parlé
05:16des recommandations déjà
05:17tout au long de cette séquence.
05:19François Ascombe,
05:20vous, vous parliez
05:21de mesures assez coercitives
05:23pour gagner cette bataille.
05:25Qu'est-ce que vous entendez par là ?
05:26Oui, je pense que surtout
05:27pour les jeunes,
05:28les jeunes à l'école,
05:30on a une expérience
05:31qui a été faite au Portugal
05:33qui montrait
05:34qu'on ne donnait pas le choix
05:36aux jeunes de choisir
05:37les maths ou bien les lettres.
05:39Jusqu'à un certain niveau,
05:40même jusqu'à le fait
05:41qu'ils soient adultes
05:41après 17 ou 18 ans.
05:43Donc, il n'y avait pas
05:44des options facultatives.
05:46Et donc, les jeunes filles
05:47se dirigeaient comme les personnes
05:49dans les maths, les physiques
05:51et toutes les sciences dures.
05:53Elles s'apercevaient
05:54qu'elles étaient aussi capables
05:55que les autres.
05:56Et puis aussi, elles l'appréciaient.
05:58C'est un aspect ludique
05:59qu'elles apprécient cela.
06:00Donc, finalement, ça marche mieux.
06:02Ils ont eu des meilleurs résultats
06:03à la fin.
06:04Je pense que ça, ça marche bien.
06:05Il y a aussi l'effet
06:07qu'on a vu
06:08de le témoignage
06:10de Nalini Anantaramal,
06:11qui est une mathématicienne,
06:13qui disait que lorsqu'on avait
06:15séparé les filles en maths,
06:17surtout d'un côté et de l'autre,
06:18ça se passait beaucoup mieux.
06:19Parce qu'en effet,
06:20il n'y avait pas le contact
06:21et le mépris
06:22qu'ont parfois les masculinistes
06:25pour les filles en maths.
06:27Et donc là,
06:27il faut peut-être
06:28revenir à une certaine
06:29non-mixité au départ.
06:31Alors, Pauline Avenel,
06:33à la Fondation Le Réal,
06:34vous, vous travaillez aussi
06:35sur ces stéréotypes
06:36pour les filles
06:37dès leur plus jeune âge,
06:39avec notamment
06:40l'Association pour les filles
06:41et la science.
06:42Pourquoi est-ce que cet âge
06:43est fondamental ?
06:44Pourquoi est-ce que
06:44vous êtes d'accord
06:45avec Françoise ?
06:46On le disait tout à l'heure,
06:47ça a été dit plusieurs fois,
06:48ça commence très jeune.
06:49Alors, nous,
06:50on n'agit pas aussi jeune
06:51dès le primaire,
06:52dès 6 ans.
06:52On aimerait bien.
06:53Mais on agit un peu plus tard
06:54au moment, en fait,
06:55au lycée,
06:56où se font...
06:56Adolescence.
06:57À l'adolescence, exactement.
06:58Le lycée, le moment
06:59où, quand même,
06:59c'est les choix d'orientation
07:00qui se font.
07:01Alors, c'est sans doute
07:01un peu tard, honnêtement.
07:03Mais c'est déjà à ce moment-là.
07:04Et donc, c'est vrai
07:05qu'on va agir pour...
07:06Entre filles,
07:07donc on garde ces espaces
07:08de non-mixité.
07:09On va leur présenter
07:10des rôles modèles.
07:11On en a parlé plusieurs fois
07:12ce soir.
07:13Des rôles modèles des femmes
07:14qui acceptent,
07:14bénévolement,
07:15on le disait aussi
07:16plus tôt dans la soirée,
07:17de venir,
07:18de parler de leur parcours,
07:19de les inspirer,
07:20de leur donner envie.
07:20On les fait aller
07:21en partenariat avec d'autres.
07:22Et ça, je crois beaucoup
07:23à l'action collective
07:24autour de ça.
07:25D'autres entreprises,
07:27des institutions.
07:28On va les faire visiter
07:29l'Académie des sciences,
07:29évidemment,
07:30qui est le grand partenaire
07:31de la Fondation L'Oréal là-dessus.
07:33On va leur faire rencontrer
07:34pour les inspirer,
07:35leur dire, voilà,
07:36le scientifique,
07:37c'est pas justement
07:37le scientifique,
07:38ça peut être la scientifique.
07:39C'est pas le scientifique
07:41cheveux fous en blouse blanche.
07:43Et voilà,
07:43leur montrer des nouvelles choses
07:44et essayer de les convaincre
07:45d'aller vers la science
07:46à ce moment-là
07:47pour ensuite avoir ce vivier
07:49qui va permettre
07:50qu'on ait plus
07:50scientifique femme.
07:52Les stéréotypes,
07:53puis qu'on est sur le sujet,
07:54Claire Schwartz,
07:54vous y faites face,
07:55vous aussi,
07:56chez Amazon.
07:58Alors, peut-être pour commencer,
07:59je voulais revenir
08:00sur les chiffres
08:01que vous avez donnés
08:02sur cette étude
08:03qui a été faite
08:04auprès des enfants de CP.
08:05Moi, je trouve ça
08:06absolument dingue.
08:07Et c'est assez choquant.
08:09Alors, je fais mon autoréflexion
08:11sur la manière
08:12dont j'ai enseigné
08:13à mes enfants
08:13pendant le confinement.
08:14Du coup,
08:15mais ça montre effectivement
08:17qu'on est baigné,
08:18en fait,
08:19dans cette culture,
08:22ces stéréotypes,
08:22ils sont là.
08:23L'approche qu'on a choisi
08:25d'avoir chez Amazon,
08:26elle est très pragmatique.
08:28Ils sont là,
08:29il faut les regarder,
08:30il faut les identifier
08:31pour les combattre.
08:32Et donc,
08:33ça commence dès le recrutement.
08:35Typiquement,
08:35toutes les personnes
08:36chez Amazon
08:37qui sont amenées
08:38à faire passer
08:39des entretiens de recrutement,
08:40qu'ils soient managers
08:41ou pas,
08:42dans les RH ou pas,
08:43on les forme
08:44sur les biais.
08:46le biais
08:48de similitudes,
08:49le biais de confirmation,
08:50le biais de récence,
08:51le biais de distance,
08:52on les passe en revue.
08:54Comment les identifier ?
08:55Comment les combattre ?
08:56Et ça,
08:57c'est systématique.
08:57On a un autre mécanisme
09:01qui est assez unique,
09:02qui fonctionne très bien,
09:04c'est celui du bar raiser.
09:06C'est une personne neutre,
09:09une figure neutre
09:10qui participe
09:11au processus de recrutement
09:12dans tous les entretiens
09:13et qui est formée spécialement
09:15pour identifier
09:17les biais conscients
09:18et inconscients.
09:20Et cette personne joue un peu
09:21ce rôle de gardien des biais
09:22pour s'assurer
09:24que chaque personne
09:24qu'on recrute,
09:25on le fait en fonction
09:26de son adéquation au poste
09:28et pas en fonction
09:29de critères un petit peu subjectifs.
09:32La conviction derrière,
09:34elle est claire.
09:35On veut que nos équipes
09:36reflètent la diversité
09:38de nos clients,
09:40donc la diversité
09:41de la société.
09:42C'est ça qui nous permet
09:44évidemment d'attirer,
09:45de retenir les talents,
09:46mais surtout,
09:46ça favorise l'innovation
09:48et la créativité.
09:49Moi, j'en suis convaincue,
09:51ça vient de la diversité
09:52des perspectives.
09:54Sylvie Richard,
09:55quel est votre regard
09:56sur le sujet ?
09:57Pourquoi, selon vous,
09:58la science a-t-elle besoin
09:59des femmes et comment
10:00est-ce que ça se passe
10:00chez EDF en matière
10:01de mixité ?
10:02Je crois que Sylvie Retailleau
10:04a déjà bien développé.
10:07La science a besoin
10:08des femmes parce que
10:08la science a besoin
10:09de talent.
10:10Et puis finalement,
10:11génétiquement,
10:11il n'y a pas de différence.
10:14On constate les chiffres,
10:15mais c'est certain
10:17qu'avoir beaucoup plus
10:18de mixité,
10:19c'est échapper aux angles morts,
10:20avoir finalement une science
10:22au niveau où on la souhaite.
10:24Alors, chez EDF,
10:26si je vous redonne
10:26quelques chiffres,
10:28EDF, c'est 180 000 salariés
10:31de par le monde.
10:31Si je reviens en France,
10:32c'est 140 000.
10:34Et nous sommes 26 % de femmes.
10:38On cherche à inverser un peu
10:39ces lois des chiffres
10:42depuis quelques temps.
10:43Mais force est de constater,
10:44on a beaucoup d'embauches
10:46dans les formations scientifiques
10:48et techniques.
10:48Et force est de constater
10:49que nos embauches 2025,
10:53on est à 26 %.
10:54Donc on n'est pas prêts
10:55de rejoindre les 30 % de femmes
10:58à tous niveaux confondus,
10:59y compris dans les strates managériales
11:01ou comités de direction
11:03en 2026,
11:06et même 36 à 40 %,
11:07la loi Rixin,
11:08un peu plus tard, en 2030.
11:10Voilà.
11:10Donc on a vraiment à tordre ça.
11:12Alors qu'est-ce qu'on fait ?
11:13Bon, ça commence déjà par le haut.
11:16On a un PDG, un COMEX,
11:17qui est très explicite
11:18et engagé sur la mixité.
11:21On a le réseau,
11:22dont je suis présidente,
11:24dont on a choisi
11:25que ce soit un réseau mixte.
11:26Alors on a plus d'adhérentes femmes
11:28que d'hommes,
11:29mais en tout cas,
11:30on a vraiment fait le choix
11:31d'attraper ce sujet
11:32de la mixité ensemble
11:33avec le collectif de salariés.
11:37Et puis différentes mesures
11:41des reconversions internes.
11:42On a parfois certains métiers
11:44qui sont en décroissance,
11:46en particulier certains métiers
11:48dits supports,
11:49où on va retrouver d'ailleurs
11:50des proportions de femmes
11:51bien plus élevées que d'hommes.
11:53Voilà.
11:53Donc ça rejoint,
11:54mais il y a eu des exemples
11:55juste avant,
11:55les domaines de la data,
11:57de l'IT,
11:58de l'informatique et télécom,
12:00du numérique,
12:00voilà,
12:00avec des dispositifs
12:02où nous incitons,
12:04en particulier les femmes,
12:05à venir rejoindre
12:06quand bien même
12:07elles n'ont aucun bagage scientifique
12:09initialement dans leurs études.
12:10Eh bien,
12:11un temps,
12:12c'est sur plusieurs mois
12:14que ça se déroule,
12:14donc ça organise
12:15le temps de travail
12:16pour permettre
12:17de suivre ce dispositif.
12:19Et puis surtout,
12:20au bout,
12:20il y a un poste cible.
12:22Voilà,
12:22donc c'est vraiment
12:22une vraie reconversion réussie
12:24avec un poste.
12:26Et puis,
12:27on va aussi directement,
12:30on a une stratégie RH
12:31tournée vers la jeunesse.
12:32Donc là aussi,
12:34alternant,
12:34alternante,
12:35et stagiaire,
12:36on cherche à tordre
12:37un peu nos chiffres
12:38et à dépasser largement
12:39les 30% d'alternantes,
12:41à confirmer ensuite
12:42par des embauches.
12:44Et puis,
12:45différents réseaux
12:47et autres
12:47dont on est partenaire
12:49pour aller porter
12:50dès le collège
12:50et même encore un peu plus tôt,
12:52accueillir en visite
12:53sur nos sites de production
12:55où ils voient
12:55des jeunes femmes
12:57épanouies dans leur métier,
12:58vraiment,
12:59pour aller chercher,
13:00changer ces fameux biais
13:01au moment de...
13:03enfin,
13:03avant l'orientation.
13:05Frédéric Worms,
13:06vous avez dit
13:07que pour affronter
13:09les défis du siècle,
13:10je cite,
13:11climat,
13:11santé,
13:12quantique,
13:13IA,
13:13la science de haut niveau
13:14ne pouvaient se priver
13:15de 50% de l'humanité.
13:16Il se trouve que c'est
13:17exactement ce que nous a dit
13:18Sylvie Retailleau
13:19tout à l'heure.
13:20Cette équité entre hommes
13:21et femmes
13:21nécessaire pour la construction
13:23d'un monde plus juste
13:24et plus apaisé,
13:24elle est souvent remarquée
13:25par les femmes,
13:27moins par les hommes.
13:29Est-ce que ça ne joue pas
13:30justement dans le fait
13:31que les femmes ont du mal
13:32à accéder justement
13:34au poste stratégique
13:35aujourd'hui
13:35ce refus masculin
13:38et ce bâclage
13:39dont on parlait
13:40au début
13:40qui nous vient
13:41des Etats-Unis ?
13:42Quel est votre regard
13:43sur le sujet ?
13:44Bien sûr,
13:46je pense qu'il faut
13:47prendre conscience
13:49de ce biais très profond
13:50dont on a été
13:52bénéficiaire inconscient
13:53et dont même ceux
13:54qui prennent conscience
13:55de cette injustice
13:56n'ont pas tous les moyens
13:59innés, immédiats
14:00de les corriger
14:01sans même parler
14:02de ceux
14:02chez qui cette prise
14:04de conscience
14:04produit ce retour
14:06de bâton
14:06ou de flamme
14:07ou de pire.
14:09Donc oui,
14:10je pense que d'ailleurs
14:10ce bâclage
14:11est un symptôme
14:12quand même
14:13un aveu
14:13en quelque sorte
14:14de la profondeur
14:15du sujet
14:16et il faut
14:17effectivement,
14:18je suis assez d'accord
14:19avec l'idée
14:20comme disait
14:21Françoise aussi
14:22qu'il faut
14:24quelques mesures
14:25obligatoires,
14:25un pourcentage
14:26dans certains comités,
14:28d'ailleurs je regardais
14:29les mesures
14:29du livre blanc
14:30de Marie-Claire,
14:31en fait on l'essaye
14:32à l'école normale
14:33mais on n'est pas les seuls
14:34on en a réalisé déjà
14:36les trois quarts
14:37presque toutes
14:38donc il faut un tout petit peu
14:40de normes,
14:42de lois
14:42et puis parfois
14:44il faut admettre
14:45qu'il peut y avoir
14:45des excès.
14:46J'entendais Philippe Aguillon
14:47qui disait
14:47il y a des excès,
14:48c'est pas faux,
14:49c'est vrai,
14:50ça crée des retours,
14:51ça crée aussi
14:52un cycle un peu infernal
14:54de certaines justifications
14:56par les extrêmes
14:58mais c'est aussi
14:59un fait
14:59qu'il faut en faire
15:01un peu plus
15:02que parfois
15:03on se dirait
15:04que c'est nécessaire.
15:06Les hommes ont besoin
15:07de prendre conscience
15:08qu'il y a des biais
15:09de ce genre,
15:10aujourd'hui
15:10c'est une prise de conscience
15:11de beaucoup de dimensions
15:12de la science
15:14de genre,
15:15ça a été dit
15:16des autres diversités,
15:18de la responsabilité climatique,
15:20de l'intégrité scientifique,
15:22il faut prendre conscience
15:23que nous sommes
15:23dans une société,
15:24nous ne sommes pas
15:24de purs esprits
15:25et la prise de conscience
15:27par les enseignantes
15:28et enseignantes
15:28dès le début,
15:30c'est vrai qu'il y a
15:30beaucoup de faits
15:30très marquants,
15:31vous étiez frappés
15:32mais on voit des études
15:33très précises,
15:34scientifiques,
15:34il faut convaincre
15:35les scientifiques
15:36par la science,
15:36c'est ça qui les touche.
15:38Anne-Christophe,
15:39chez nous,
15:40Charles-Odjacmeau,
15:40c'est des cognitivistes,
15:41elles sont des faits,
15:43et là c'est vrai
15:44que ça heurte encore plus
15:45les hommes
15:47qui se prétendent savants.
15:49Vous avez créé
15:50un système de bourse
15:51au sein de l'ENS,
15:52vous avez aussi
15:52un système de mentorat,
15:54est-ce que ça vous semble
15:55suffisant aujourd'hui
15:56justement pour désamorcer
15:59ce qui est ancré
16:00de façon très profonde
16:01comme vous venez
16:01de le préciser à l'instant ?
16:02En tout cas,
16:03ça marche.
16:04Notre système de bourse
16:05pour notre deuxième concours,
16:06le premier,
16:07ça a été dit,
16:07c'est un concours
16:08de recrutement de fonctionnaires,
16:09la déclaration des droits
16:10de l'homme
16:11que je respecte
16:12et des droits humains
16:13nous interdit
16:14de faire des discriminations
16:15autre que le mérite
16:17et évidemment pour nous
16:18dans notre concours
16:19on prend en compte
16:20l'ensemble du mérite
16:21on reste sur une qualité
16:23scientifique extrême
16:24on s'aperçoit
16:25que quelques corrections
16:27de billets
16:27la prise en compte
16:29de la difficulté
16:29du parcours
16:30du handicap surmonté
16:31c'est juste
16:32la petite pichenette
16:33qui permet à des femmes
16:34qui sont là
16:36comme les autres
16:37et qui ont besoin
16:38de cette petite pichenette
16:38donc ça marche.
16:39Après on sait
16:40qu'on est un point
16:40très particulier du système
16:42on sait qu'on est très regardé
16:43on sait que si on se met
16:44avec les autres
16:44les autres écoles normales
16:46l'école polytechnique
16:47on sait quand même
16:48qu'on a un effet
16:49de visibilité
16:50de reconnaissance
16:52donc on a
16:53une grande responsabilité
16:54même si elle est
16:55petite en nombre
16:56elle est grande
16:58quand même
16:58en symbole
17:00et je pense que
17:00pour les parents
17:01d'élèves
17:02voir qu'on prend
17:03cette dimension
17:04très au sérieux
17:05je peux vous citer
17:06un mail qu'on a reçu
17:07d'un père
17:09de deux jeunes femmes
17:10qui quand elles ont vu
17:11le résultat
17:11au concours BL
17:12en lettres
17:13ont dit
17:13ben non finalement
17:14je vais plutôt préparer
17:15des écoles de commerce
17:15donc c'est quand même
17:16catastrophique
17:17ça veut dire
17:18qu'il y a des effets
17:18aujourd'hui
17:19tout circule sur les réseaux sociaux
17:21donc il faut faire quelque chose
17:23Pauline Avenel
17:24l'Oréal apporte aussi
17:25de l'eau au moulin
17:27avec le prix
17:27Women in Science
17:28qui existe depuis
17:29une trentaine d'années
17:31racontez-nous
17:31ce prix
17:32ses avancées
17:34où en êtes-vous
17:35aujourd'hui ?
17:35Alors ce prix
17:36qui a reçu Françoise
17:37oui c'est ça
17:39ce prix
17:39il existe en effet
17:40quasiment depuis 30 ans
17:41donc au départ
17:41c'était vraiment pour récompenser
17:43l'excellence scientifique au féminin
17:45et donner des rôles modèles
17:47à voir
17:47et montrer que
17:48la science n'est pas faite
17:49que par les hommes
17:50et notamment un petit pendant
17:51au Nobel
17:52on l'a dit tout à l'heure
17:52mais qui prime très peu
17:54les femmes
17:54alors pas pour la paix
17:55mais pour les disciplines scientifiques
17:58il y en a très peu
17:59donc voilà
17:59c'est un peu cette manière
18:00de montrer ces femmes d'excellence
18:01de les rendre visibles
18:02contre l'effet Mathilda
18:04et ensuite au fur et à mesure
18:05on a été vers
18:06d'autres programmes
18:07pour une dimension
18:09plus intergénérationnelle
18:10et il y avait ce programme
18:11dont on parlait tout à l'heure
18:12filles et sciences
18:13les lycéennes
18:14et il y a aussi un programme
18:16un peu intermédiaire
18:18qui existe aujourd'hui
18:19dans 140 pays dans le monde
18:21et qui vise à accompagner
18:23les femmes scientifiques
18:25au moment de leur doctorat
18:26et post-doctorat
18:26parce qu'en fait
18:27on s'est rendu compte
18:28que c'était un moment
18:29charnière dans les carrières scientifiques
18:30parce que c'est notamment
18:31un moment dans la carrière
18:32où les femmes veulent aussi
18:33avoir une vie de famille
18:34et là ça devient
18:35la dégringolade
18:36dans les classements
18:36notamment vous savez
18:37en sciences
18:37il y a cette course permanente
18:39à la publication scientifique
18:40et donc évidemment
18:42quelques mois
18:42vous ne pouvez plus
18:43vous dégringoler
18:43vous vous faites voler
18:45les recherches
18:46par le directeur de thèse
18:47etc.
18:48et je raconte des choses
18:49qu'on m'a racontées
18:49des scientifiques
18:50donc c'est vrai
18:51que c'est un moment clé
18:52donc on donne des bourses
18:53de recherche
18:53mais aussi
18:54et surtout j'ai envie de dire
18:55on fait un accompagnement
18:56autour de disciplines
18:58telles que
19:00négociations
19:01visibilisées dans les médias
19:02dans les réseaux sociaux
19:04identifier les billets de genre
19:05en fait très souvent
19:06c'est hyper frappant
19:07à ce moment-là
19:07elles nous disent
19:08en fait c'est ce que je vis au quotidien
19:10on a quand même publié
19:11une petite étude
19:12dans 117 pays
19:13mais il y a deux ans
19:14qui montre
19:15qu'une femme sur deux
19:16dans la science
19:16a été victime
19:17de harcèlement sexuel
19:18sur son lieu de travail
19:19donc c'est malheureusement
19:21pas anodin
19:21ce qu'elle nous raconte
19:22et donc voilà
19:22c'est tout ce moment-là
19:24qui est quand même aussi important
19:25il y a ce prix en effet
19:26qui montre l'excellence scientifique
19:28mais il faut vraiment agir
19:29à tous les niveaux
19:29une réaction Françoise
19:31puisque vous avez reçu ce prix
19:32et cette période
19:33c'est pas tellement pour moi
19:34mais je voudrais remercier L'Oréal
19:36qui depuis 20 ans
19:38finance en fait
19:38ses jeunes talents
19:39il y en a 35 par an
19:41en France
19:42pour 700 candidats
19:43mais alors qu'est-ce que ça a changé
19:44pour vous
19:45et qu'est-ce que vous...
19:46pour moi aussi c'est de la visibilité
19:47mais je pense que pour tout le monde
19:48c'est de la visibilité
19:49pour les jeunes aussi
19:49et pour les plus anciens
19:52il y a aussi un autre prix
19:53un peu semblable
19:54Joliot-Curie
19:55qui parle au ministère
19:55et on a pris à l'Académie
19:58beaucoup de jeunes
19:59et même moins jeunes femmes
20:01parce qu'elles avaient eu un prix
20:02donc c'est pour ça
20:03qu'à l'Académie
20:04on fait cela aussi
20:05on distribue des prix
20:07à 80 personnes par an
20:08à l'Académie des sciences
20:09on essaie de les faire
20:10à la fois en parité
20:11femmes et hommes
20:12et avec cela
20:13on découvre
20:14des femmes qui étaient invisibles
20:16encore aujourd'hui
20:17elles sont invisibles
20:18tout à l'heure
20:19cet après-midi
20:19on parlait de la tour Eiffel
20:21on va inscrire 72 noms
20:23de femmes scientifiques
20:23sur la tour Eiffel
20:24parce qu'il n'y avait que 70 hommes
20:26vous vous rendez compte
20:27donc peut-être
20:27on est dans le symbole
20:28vous pensez que ça peut vraiment
20:29mais c'est quand même important
20:30dans la visibilité des femmes
20:32on va rendre ces 72 femmes invisibles
20:34visibles
20:34alors qu'elles sont invisibles
20:35et donc ce que ces prix font
20:37et l'Oréal font
20:38je les remercie beaucoup
20:39c'est de rendre visibles ces jeunes
20:40et de leur donner confiance
20:42et à ce moment-là
20:43elles peuvent monter
20:43le plafond de verre
20:46se disperse un petit peu
20:47parce qu'on les a eus visibles
20:48par exemple
20:49pour élire des femmes
20:52à l'Académie des sciences
20:52on impose
20:53que pour chaque poste
20:54il y ait au moins
20:55une femme sur quatre
20:57candidate
20:57donc on impose
20:58de les trouver
20:59et en effet
21:00là on les trouve
21:01et en partie
21:02à cause de ces actions
21:03pour les femmes
21:04qui nous ont rendu visibles
21:05donc ça marche
21:06on est dans les actions
21:07Claire Schwartz
21:07chez Amazon
21:08vous avez un programme
21:09dédié pour les étudiants
21:10Amazon Future Engineer
21:11qui vise à aller chercher
21:12les talents
21:13le plus en amont possible
21:14vous aussi
21:15racontez-nous
21:17Amazon Future Engineer
21:18c'est le programme
21:20emblématique d'Amazon
21:22pour l'égalité des chances
21:24dans la tech
21:24qui porte une attention
21:27particulière
21:27pour les jeunes filles
21:28c'est un programme
21:30qu'on a lancé en 2020
21:31et on a déjà touché
21:33plus d'un million
21:34et demi de jeunes
21:35donc c'est
21:38absolument énorme
21:39on est très heureux de ça
21:41c'est un programme
21:42qui repose en fait
21:43sur deux piliers
21:44qui sont des choses
21:45qui ont été évoquées avant
21:46mais qui marchent très bien
21:47la première chose
21:48c'est la sensibilisation technique
21:51et comme vous l'avez dit
21:52ça commence
21:54pour nous
21:55dès le plus jeune âge
21:56en tout cas
21:57dès un âge assez jeune
21:58dès l'école primaire
22:00au collège aussi
22:01parce que c'est là
22:01qu'on fait les choix
22:02d'orientation
22:02des spécialités
22:03au lycée etc
22:04qui conditionnent
22:05notre capacité
22:06à aller faire
22:07des études supérieures
22:08bon
22:08donc c'est vrai
22:09que c'est important
22:09d'agir à ces jeunes
22:11et donc c'est des ateliers
22:13pour apprendre à coder
22:14on a un programme
22:15qui s'appelle
22:15Citizen Code Python
22:16par exemple
22:17c'est un jeu éducatif
22:18en ligne
22:18qui est gratuit
22:19on a plus de 120 000 utilisateurs
22:21il a été distingué
22:22par la commission
22:23ça marche super bien
22:24et on a ajouté
22:25un module sur l'IA
22:27avec notre partenaire
22:28qui est France IOI
22:29en fin d'année 2025
22:30donc voilà
22:31on espère que ça va permettre
22:33au plus grand nombre
22:34de jeunes
22:35de découvrir ça
22:36le deuxième pilier
22:38c'est
22:39inspirer
22:39et accompagner
22:40on a parlé
22:42de l'importance
22:42du mentorat
22:43donc je ne vais pas
22:43revenir dessus
22:44évidemment
22:44je souscris
22:45à ce qui a été dit
22:46avant
22:47on a développé
22:49en partenariat
22:50avec deux écoles
22:51d'ingénieurs
22:52que ce sont
22:52Epita et Epitech
22:53un programme de bourse
22:55donc c'est des bourses
22:57qu'on propose
22:59à des étudiantes
23:01boursières
23:0120 chaque année
23:03qui intègrent le programme
23:04c'est 7500 euros
23:06par an
23:07pendant 5 ans
23:08voilà
23:09on a déjà
23:09150 étudiantes
23:10qui ont bénéficié
23:11de ça
23:11et ça leur permet
23:13d'intégrer
23:14des écoles
23:14d'ingénieurs spécialisés
23:16dans l'informatique
23:17et c'est super important
23:19pour elles
23:20voilà
23:21comme vous dites
23:21la petite piche net
23:23il y a le soutien financier
23:24mais il y a du mentorat aussi
23:25on travaille avec Article 1
23:27cette association
23:28très reconnue
23:30je dirais
23:30pour son expérience
23:31en la matière
23:32et c'est vraiment
23:33cette combinaison
23:34qui fait que ça marche
23:35donc Amazon Futur Ingenier
23:37c'est ça
23:37et c'est un programme
23:38qui marche très bien
23:39et qu'on est très heureux
23:40de poursuivre encore cette année
23:43merci beaucoup
23:43on est terriblement
23:44pris par le temps
23:45et je m'en excuse
23:46mais j'ai une dernière question
23:48pour vous Frédéric
23:48qui est peut-être
23:49une réaction
23:49de chacune d'entre vous
23:51vous avez récemment
23:52publié un article
23:52sur cette notion
23:53sur la notion
23:54d'urgence
23:55la notion d'urgence
23:57urgence d'agir
23:58à différents niveaux
24:00qui devient finalement
24:00la norme
24:01que vous décrivez
24:02un peu comme une névrose
24:03de nos sociétés contemporaines
24:04si j'ai bien compris
24:05est-ce que cette urgence
24:06d'agir
24:07pourrait se mettre
24:07au service
24:08de la féminisation
24:09des sciences
24:09et donc être extrêmement
24:10positif pour gagner du temps
24:13en un mot
24:14puisque tout le monde
24:14n'a pas repris la parole
24:16moi ce que je décris
24:17dans cet article
24:17c'est effectivement
24:20les tourbillons
24:21des urgences
24:21tous les jours
24:22et en plus vital
24:23et en plus réel
24:24et qui viennent
24:26du climat
24:27de la géopolitique
24:28de la santé
24:29etc
24:30et au fond
24:31il faut se donner
24:31un moyen de les traiter
24:32il y en a deux
24:33il y a la science
24:34qui permet de les échelonner
24:35dans le temps
24:36comme dans un hôpital
24:37au service des urgences
24:38les médecins
24:39si on leur fait confiance
24:41s'ils sont bien financés
24:42aussi d'ailleurs
24:42vont vous orienter
24:44en fonction de vrais critères
24:45et vous laisserez passer
24:45la crise cardiaque
24:46avant la fracture
24:48du poignet
24:49mais il y a aussi
24:50la justice
24:51c'est-à-dire que
24:51pour arbitrer
24:52entre toutes les urgences
24:53il faut une société
24:54qui écoute
24:55toutes les voix
24:56qui parlent chacune
24:57pour leur urgence
24:58il faut arbitrer
24:59et de fait
25:00donc la reconnaissance
25:01de certaines urgences
25:02qui peuvent toujours
25:03passer après les autres
25:04parce qu'en fait
25:05aujourd'hui
25:05le backlash
25:06s'appuie aussi
25:06sur des priorités
25:08guerrières
25:08militaires
25:09parfois climatiques
25:10mais même plus trop
25:12donc économiques
25:13bien sûr
25:14la fin du mois
25:14mais non
25:15pour traiter
25:17toutes les urgences
25:18il faut écouter tout le monde
25:19et de fait
25:19les urgences de justice
25:20sont en fait
25:21les premières
25:21pas les dernières
25:22et je pense vraiment
25:23qu'on le sait très bien
25:24dans une famille
25:25dans des amis
25:25on ne traite
25:27la diversité des urgences
25:28qu'en s'écoutant
25:28les uns et les unes
25:30ou les unes et les autres
25:31et je pense vraiment
25:32réellement
25:33qu'il ne faut pas considérer
25:34ces sujets
25:34comme secondaires
25:35comme si on pouvait
25:36les traiter plus tard
25:37au contraire
25:38c'est un des derniers
25:39critères de progrès
25:39qui nous reste
25:40dans nos sociétés
25:41démocratiques
25:41c'est de montrer
25:42que la démocratie
25:43n'est jamais gagnée
25:44qu'elle montre
25:44des inégalités
25:45et qu'il faut les traiter
25:46et que le progrès
25:47est possible
25:47c'est extrêmement intéressant
25:49Sylvie
25:49est-ce que cette urgence
25:50se met au service
25:51de vos actions
25:52pardon si je peux ajouter
25:52un tout petit mot
25:53remerciant mes voisines
25:54pour plein de choses
25:55leurs travaux
25:57etc
25:57mais aussi dans les fondations
25:59les bourses
26:00dont on parle
26:01comme celles que vous avez citées
26:02elles ne peuvent pas
26:03être financées par l'état
26:04qu'on aimerait bien
26:06nous financer
26:06tous les normaliens
26:07et normalières
26:07mais donc c'est vrai
26:08que les soutiens privés
26:09nous permettent
26:10grâce à la fondation
26:11de l'école
26:11d'aider aussi les femmes
26:13oui moi je voudrais
26:13faire un rebond
26:14sur les quotas
26:15ou les objectifs
26:16qu'on a pu évoquer
26:17je pense que ce sont
26:18exactement
26:19des mesures
26:20très pertinentes
26:21et intelligentes
26:22lorsqu'on cherche
26:23à apporter des ruptures
26:25et donc
26:27réagir dans ces
26:28moments d'urgence
26:29voilà donc
26:30usons et abusons
26:31usons largement
26:34François je vous laisse
26:34le mot de la fin
26:37je dirais qu'en effet
26:38il y a urgence
26:39pour la question de genre
26:41mais aussi pour la science
26:42parce qu'en fait
26:43j'ai l'impression que
26:44non seulement
26:44autre atlantique
26:45on a de l'antiscience
26:47en général
26:47on a vu qu'il y avait
26:48une désaffection des sciences
26:49même pour les jeunes garçons
26:51en fait je pense que là
26:52on est en danger
26:53parce qu'en fait
26:54on a besoin d'ingénieurs
26:55de scientifiques
26:56des deux genres
26:57encore plus de la diversité
26:59mais aussi des scientifiques
27:00Philippe Aguillon disait
27:01que l'Europe était en déclin
27:03parce qu'il n'y avait pas
27:03assez d'innovation
27:04et vous êtes en train de dire
27:05que c'est pareil
27:05avec le domaine scientifique
27:07actuellement c'est la Chine
27:08qui est qui prend le dessus
27:08de la productivité
27:09et des parts de marché
27:10je crois que c'est la Chine
27:10on a vu avec le train
27:12mais la Chine prend le dessus
27:13et ce qui est frappant
27:14c'est que les directeurs
27:15enfin les présidents
27:16le gouvernement chinois
27:17met la science
27:18en première priorité
27:19et donc à chaque fois
27:20le budget est énorme
27:22alors que chez nous
27:22la science n'est plus en priorité
27:24dans les gouvernements
27:25etc
27:26je sais pas tout le monde est parti
27:27mais on pourrait leur dire
27:29tout de même
27:29que les décideurs
27:31ne sont pas des scientifiques
27:32et ne voient pas la science
27:33comme une priorité
27:34et ça c'est grave
27:35et c'est très important
27:36on restera là dessus
27:37merci infiniment
27:38à tous les cinq
27:39merci
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