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  • il y a 9 mois
Regardez "On refait le monde" avec Melissa Bell, correspondante de CNN à Paris, Laurence Nardon, chercheuse et responsable du programme États-Unis à l'Ifri (Institut français des relations internationales), Aurore Lalucq, député européenne et co-présidente de Place Publique, et Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po et spécialiste des questions européennes.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 05 janvier 2026.

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Transcription
00:00Pensez à covaturer.
00:04Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL.
00:08Avec Anne-Sophie Lapix.
00:10Le réveil est un peu brutal.
00:12En 2026, le président américain peut faire enlever un autre chef d'état sans rien demander à personne
00:16et annoncer qu'il dirigera désormais son pays en exploitant son pétrole.
00:21Finalement, c'est assez simple, c'est la loi du plus fort, c'est l'Amérique d'abord.
00:25Et Donald Trump ne compte pas s'arrêter là.
00:27Il menace Cuba, la Colombie, l'Iran et même le Groenland ou Danemark et donc en Europe.
00:34Jusqu'où ira-t-il ? Va-t-on le laisser faire ?
00:37On en débat avec nos invités.
00:39Mélisabelle, correspondante de CNN à Paris, bonsoir.
00:42Laurence Nardon, chercheuse responsable du programme Etats-Unis à l'Institut français des relations internationales, bonsoir.
00:49Aurore Laluc, députée européenne et coprésidente de Place Publique, bonsoir.
00:53Et Patrick Martin-Jeunier, enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions européennes, bonsoir.
00:59Bonsoir.
01:00Et bonne année à tous.
01:01Alors d'abord, je vous propose de nous rendre à New York où se trouve notre correspondant Arnaud Touche, bonsoir.
01:07Nicolas Maduro, enlevé il y a deux jours et jugé avec son épouse Silvia Flores pour narco-terrorisme, ça va décidément très vite.
01:16Que leur reproche-t-on exactement Arnaud ?
01:19Alors concrètement, Nicolas Maduro est accusé de quatre crimes par la justice américaine.
01:23Le premier, c'est d'avoir organisé du narcotrafic à grande échelle grâce à un cartel et d'avoir envoyé des tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis.
01:29Le deuxième, c'est d'utiliser le trafic de drogue pour financer et soutenir les organisations armées hostiles aux Etats-Unis.
01:36Le troisième, c'est la possession d'armes et d'engins destructeurs illégales selon le droit américain dans le cadre d'activités criminelles.
01:42Et le quatrième, c'est une conspiration pour soutenir les activités de narcotrafic grâce à des armes.
01:47Pour ces quatre crimes, ils risquent pour chacun plusieurs dizaines d'années de prison.
01:52Merci Arnaud Touche.
01:53L'audience est terminée.
01:55Nicolas Maduro et sa femme restent emprisonnés à New York.
01:59Et la prochaine audience aura lieu le 17 mars.
02:02Mélisabelle, est-ce que ce n'est pas une bonne chose que cet homme-là soit traduit en justice ?
02:08Peu de gens pleureront, Nicolas Maduro.
02:10Mais le problème, c'est surtout...
02:12Bon, là, on parlait du volet judiciaire.
02:15Et c'est vrai que ça a été présenté, notamment par Marco Rubio,
02:17comme étant une opération qui visait une extraction, finalement, de quelqu'un qui voulait traduire en justice.
02:23Parce que ça aurait été plus compliqué de reconnaître que, comme chef d'Etat,
02:26ce n'est juste pas possible de le mettre devant un tribunal fédéral à New York,
02:29comme ils l'ont fait aujourd'hui, à l'instant.
02:32Le problème, c'est le langage qui a été utilisé.
02:34Je pense que c'est 20 fois le président Trump a fait référence au pétrole dans sa première allocution samedi.
02:41Ouvertement, c'est de quoi il s'agit, avec tellement de questions qui se posent maintenant.
02:46Pour aucune, on a la réponse.
02:48Comment ils vont gérer le Venezuela ?
02:49Qui va le gérer précisément ?
02:51Comment vont se passer les achats de pétrole, les prises de ressources pétrolières par les entreprises américaines ?
02:58Tout ça reste entièrement flou.
03:01Et on se demande véritablement si, derrière ça, il y a un plan, au-delà du fait d'avoir décapté ce régime,
03:06en laissant en place, d'ailleurs, tous les autres chefs du régime de Maduro avant.
03:10Et c'est inquiétant pour plein d'égards différents,
03:13notamment l'expansion soudaine du pouvoir exécutif américain,
03:15le ministre à l'écart du Congrès,
03:18et toutes ces questions pour lesquelles on n'a pour l'instant aucune réponse.
03:21Mais l'opinion publique américaine, elle a compris ce qui s'est passé là ?
03:25Non, je pense qu'elle n'a aucune idée.
03:27Quelques jours avant l'intervention,
03:28et ce qui est intéressant aussi, c'est qu'on a tous été surpris par la rapidité de cette décapitation,
03:33de son efficacité, parce que l'opération a été un succès en soi,
03:36mais ça fait des mois qu'on voit les Etats-Unis se diriger vers une intervention au Venezuela,
03:41les frappes sur les bateaux dans les mers des Caraïbes,
03:45tout ça avait été annoncé finalement assez clairement.
03:48Un sondage a été fait avant ce week-end,
03:5125% selon les Américains soutenaient une intervention au Venezuela.
03:54Donc ça n'est pas soutenu par la population,
03:57ça n'a pas été discuté par le Congrès,
03:59c'est hasardeux, je pense que c'est le mieux qu'on puisse dire.
04:02Alors vous l'avez dit, Donald Trump, il assume,
04:05puis il parle du pétrole, il ne se cache pas derrière son petit doigt,
04:08et puis il parle d'une doctrine, Donnero,
04:12qui s'inscrit au pire de la doctrine Monroe.
04:14Est-ce que vous pouvez nous expliquer en quoi cela consiste,
04:18Laurence Tardon ?
04:19Oui, alors la doctrine Donnero,
04:22donc c'est Donald et Monroe,
04:24en fait c'est ces grands principes de la politique américaine
04:27qui se sont développés depuis le XIXe siècle.
04:30On part de la doctrine Monroe cette fois-ci,
04:32c'est le quatrième président des Etats-Unis,
04:34c'est en 1823,
04:36et c'est en décembre 1823,
04:38le président américain,
04:40qui est encore un tout petit pays,
04:41encore pas très puissant,
04:43annonce aux Européens qu'ils ne veulent plus
04:46que nous nous mêlions, nous les Européens,
04:49des affaires des Amériques.
04:51C'est-à-dire, voilà, c'est une sorte de déclaration d'indépendance
04:53que les Américains, les Etats-Uniens,
04:55posent à l'Europe,
04:57vis-à-vis de ce qui se passe chez eux.
04:59Il faut noter que cette doctrine Monroe,
05:02pendant tout le XIXe siècle,
05:03elle n'a pas du tout été efficace,
05:04parce qu'en fait c'était encore un tout petit pays,
05:06et de nombreux pays européens,
05:08l'Espagne, la France,
05:09ont continué à s'impliquer dans les affaires du continent.
05:13Nous, sous Napoléon III, nous par exemple,
05:15on a mené une tentative de conquête du Mexique,
05:19on a installé un Maximilien autrichien
05:23comme empereur du Mexique dans les années 1860,
05:26autant dire que ça n'a pas marché très longtemps,
05:27mais bref, cette doctrine Monroe n'a pas fonctionné à l'époque.
05:31Et puis, par la suite,
05:34il y a eu le corollaire Roosevelt,
05:36je vais aller vite,
05:36parce que c'est quand même un petit peu point de vue.
05:37Oui, il a fait toute l'histoire.
05:38Oui, non, non, mais je vais aller vite.
05:40Donc, doctrine Monroe,
05:41les Européens n'ont plus le droit,
05:43censément, de s'occuper de ce qui se passe dans les Amériques.
05:47Roosevelt, qui est l'un des...
05:48Teddy Roosevelt, aux alentours de 1900,
05:51qui est l'un des grands présidents impérialistes,
05:54l'un des premiers présidents impérialistes des Etats-Unis,
05:56installant le pays sur la scène internationale,
05:59déclare dans son corollaire Roosevelt
06:01que non seulement les Européens ne doivent plus s'occuper des Amériques,
06:05mais ce sont les Etats-Unis qui doivent diriger les Amériques.
06:09Donc, il donne à son pays le droit d'envahir Cuba,
06:13d'envahir Puerto Rico, etc.
06:16Ça, c'est aux alentours de 1900.
06:18Et alors, aujourd'hui, Donald Trump fait référence à ça ?
06:21Exactement.
06:21Parce que croyait le droit de s'occuper de l'Amérique latine.
06:25Oui, il ajoute une troisième couche doctrine Monroe,
06:27corollaire Roosevelt.
06:28Et ce corollaire Trump, on va dire,
06:31c'est de dire, non seulement les Etats-Unis peuvent s'occuper des Amériques,
06:37mais en fait, il dit au reste du monde
06:39que plus personne ne doit s'occuper de quoi que ce soit.
06:41Il n'y a que les Etats-Unis qui s'occupent des Amériques et du monde,
06:45avec la Russie et la Chine éventuellement.
06:47Et nous, Européens, nous avons disparu.
06:49Il le dit, et il l'écrit, Patrick Martin-Junier,
06:52et c'est écrit dans un document sur la stratégie de sécurité nationale.
06:57En fait, tout ça est annoncé.
06:58Tout cela est annoncé parce que,
07:00alors vous parliez de la doctrine Monroe,
07:01vous savez qu'en fait, il veut marquer l'histoire.
07:03Il veut marquer son empreinte.
07:05Regardez, il a voulu qu'on rebaptise le Kennedy Center
07:08entre Trump et Kennedy Center.
07:10C'est pour bien montrer que lui va imprimer une nouvelle marque aux Etats-Unis.
07:13Vous avez raison.
07:14Toute cette initiative est partie du danger à la sécurité nationale des Etats-Unis.
07:20C'est d'ailleurs ce sur quoi il veut tenir,
07:22parce que c'est ce qu'il a dit au Congrès des Etats-Unis,
07:25en disant qu'il y avait un véritable risque pour la sécurité nationale des Etats-Unis
07:29qui pouvait justifier cette intervention.
07:32Et il ne peut pas dire autre chose dans le procès Maduro,
07:34parce qu'il ne va pas l'inculper pour crime contre l'humanité,
07:37même s'il en a fait.
07:38Il ne va pas l'inculper pour avoir assassiné des opposants.
07:40Ce n'est pas son problème.
07:41Il considère que le narcoterrorisme, le trafic de drogue,
07:46constitue un danger pour la sécurité nationale,
07:49qui a justifié dans un premier temps l'arrestation et de nombreux morts
07:53sur des pétroliers qui partaient du Venezuela dans la mer du Caraïbe.
07:56Et ensuite, la semaine dernière...
07:58Il a eu 114 morts quand même dans ces bombardements.
08:01Absolument.
08:01Et il a donné un signe tangible en frappant un quai.
08:04Donc c'était une première intervention terrestre.
08:06ce qui était tout à fait l'annonce d'une intervention.
08:10Mais personnellement, je ne me doutais pas
08:11qu'il irait jusqu'à kidnapper un chef d'État,
08:15même si je considère qu'il n'est pas légitime.
08:16Donc oui, il va essayer de tenir,
08:18notamment vis-à-vis du Congrès,
08:20sur cette notion de danger à la sécurité nationale.
08:23Mais à mon avis, ce sera extrêmement périlleux.
08:25Or, la Luc, c'est loin de chez nous, le Venezuela.
08:28Mais à quel moment on dit stop,
08:29on s'indigne,
08:30et on essaie d'agir pour arrêter Donald Trump ?
08:33Mais en fait, il faut agir depuis...
08:36Ça fait un an, quand même, par exemple,
08:37qu'il parle du Groenland.
08:39Ça fait un an qu'il nous a prévenus
08:40sur la question des droits de douane.
08:42C'est terrible.
08:44Je pense que l'Union européenne
08:47est en train de nous mettre en danger
08:50un peu par orgueil,
08:54ou par condescendance, ou par mépris.
08:55C'est-à-dire qu'on regarde Donald Trump
08:57exactement comme on a regardé Poutine.
08:59On se dit, mais ces gens sont vulgaires.
09:01En fait, le monde, il est vulgaire en ce moment.
09:02Il est vulgaire, il est grossier,
09:03c'est fait que de rapports de force.
09:05Et en fait, il faut les écouter.
09:06Ils font ce qu'ils disent.
09:08Poutine, il a été très clair,
09:10il nous avait donné le plan.
09:11Et bien, Trump, il nous donne le plan.
09:13Il a dit qu'il ferait les droits de douane.
09:15Il a dit qu'il ferait le Venezuela.
09:17Et maintenant, la prochaine étape,
09:19qu'est-ce que c'est ?
09:20C'est le Groenland.
09:22Il y a le Groenland, on va en parler,
09:23mais d'abord, puisqu'on était dans la sphère
09:25d'influence des Etats-Unis,
09:27il y a en Amérique latine,
09:29il y a Cuba, il y a la Colombie.
09:30Et quel est le prochain ?
09:32Quel est le prochain, selon vous, Laurence Mardon ?
09:35Eh bien, ça pourrait être...
09:36Il a dit sur le Groenland,
09:38dans les deux mois, il ferait quelque chose.
09:40Je pense que les plans sont prêts.
09:41On va y revenir.
09:42Mais bon, ça peut être Cuba,
09:45ça peut être la Colombie.
09:46En fait, il faut quand même remarquer
09:47quelque chose d'intéressant
09:49dans la politique de Trump
09:51vis-à-vis de l'Amérique latine
09:52depuis un an.
09:53C'est qu'il a sorti
09:56des raisons successives.
09:59Quand il a commencé les premières frappes
10:00sur les bateaux vénézuéliens
10:03au mois de septembre dernier,
10:04la cause, c'était le narcotrafic.
10:06C'est ce qu'on retrouve dans les chefs d'accusation
10:08dont Mélissa a parlé tout à l'heure.
10:10Et puis maintenant, c'est le pétrole,
10:12parce qu'il veut récupérer
10:13les installations
10:15et le pétrole qui a été volé
10:16par le Venezuela aux Etats-Unis
10:18lors de la nationalisation.
10:19Voilà, c'est ça.
10:20Les installations ont été nationalisées.
10:24C'est ce qu'il appelle
10:24le vol des entreprises américaines.
10:26Exactement.
10:26Il a aussi parlé à un moment
10:28dans l'intervalle
10:29des problèmes d'immigration vénézuélienne
10:32vers les Etats-Unis.
10:34Et donc, ces différents motifs
10:36d'intervention qu'il brandit,
10:39on ne sait pas trop pour quelles raisons
10:40suivant les jours,
10:42à mon avis, il peut tout à fait
10:43les brandir contre Cuba
10:44ou la Colombie.
10:46Mélissa, Cuba, c'est un sujet
10:48un peu particulier,
10:48d'autant que le secrétaire
10:49d'État américain, Marco Rubio,
10:51est d'origine cubaine
10:52et on a l'impression
10:52qu'il en fait un petit peu
10:53une affaire personnelle.
10:54Oui, oui, absolument.
10:55Et il a été très clair
10:56sur le fait que Cuba
10:57et Marco Rubio
10:58et le président Trump
10:59devaient faire attention.
11:00Mais sur cette question
11:01de narcotrafic,
11:02c'est vrai qu'il y a un glissement.
11:04Suivant qu'on écoute
11:05le secrétaire d'État
11:05ou le président
11:06en tel ou tel jour,
11:07c'est pour des raisons différentes.
11:08Et ce qui est intéressant aussi,
11:09c'est que, d'abord,
11:11ça avait commencé
11:11avec le fentanyl
11:12pour le Venezuela
11:13qui n'a jamais été produit
11:14au Venezuela.
11:15Pour le mois de décembre,
11:17le président Trump
11:18a aussi, en même temps,
11:19pardonné l'ancien président
11:21du Honduras
11:22qui faisait face,
11:23qui avait été jugé,
11:23condamné à 45 ans de prison
11:25pour le trafic de cocaïne.
11:27Donc, d'un côté,
11:28il a ce pardon exceptionnel
11:30de quelqu'un
11:30qui avait été condamné
11:32en justice
11:32et de l'autre,
11:33il utilise cette excuse
11:35pour des opérations
11:39comme celles
11:39qu'on vient de voir au Venezuela.
11:40Et je pense que, oui,
11:41il a mis en garde
11:42le président pro-colombien
11:43en disant
11:43« C'est quelqu'un qui aime bien
11:44faire de la cocaïne.
11:45Attention, on arrive
11:46pour vous enlever du pouvoir. »
11:48Mais ce sont finalement
11:49des excuses assez minces
11:50qui ne tiendront pas la route
11:51ni en droit international
11:52ni par rapport au Congrès
11:53qui va commencer
11:53à se réveiller un petit peu.
11:55On s'attend à une résolution
11:55cette semaine
11:56qui l'empêcherait
11:57si elle est votée bipartisan
11:59pour l'empêcher
12:00d'organiser
12:01d'autres interventions
12:02au Venezuela
12:03si elle passe.
12:03Après coup, bien sûr,
12:04parce que personne n'avait été prévenu.
12:06Mais il y aura un réveil
12:07sur la question légale
12:08de ce qu'il est en train de faire
12:09et de ce qu'il a menacé
12:11de faire ailleurs.
12:11Justement, vous avez commencé
12:13à l'évoquer
12:14et il a menacé l'Europe
12:15puisqu'il veut s'en prendre
12:17Groenland.
12:18C'est de moins en moins
12:19une blague.
12:19Va-t-il y aller ?
12:20Va-t-on le laisser faire ?
12:21On en parle après
12:21le rappel des titres
12:22d'Alban Leprince.
12:23Jusqu'à 20h,
12:25Anne-Sophie Lapix
12:26refait le monde
12:26sur RTL.
12:27Le rappel des titres
12:38de l'actualité
12:39de ce lundi
12:39avec Alban Leprince.
12:4026 départements
12:42du Nord-Ouest
12:42placés en vigilance
12:43orange-neige
12:44verglas
12:45et notamment
12:45l'île de France
12:46où le pic de Bouchon
12:47est passé
12:48mais on a toujours
12:49739 km de ralentissement.
12:52Arthur Pereira,
12:53vous êtes à Sèvres
12:54dans les Hauts-de-Seine
12:55pour RTL
12:55où la galère continue
12:56pour les automobilistes ?
12:58Absolument.
12:59Et ici maintenant,
13:00on anticipe la nuit,
13:02on anticipe
13:03les conditions difficiles.
13:04Demain,
13:04je suis aux côtés
13:05de Perla
13:06qui a enfilé
13:07ses gants,
13:09son bonnet,
13:09ses après-ski.
13:10et vous entendez
13:11les bruits de pelles.
13:12Perla,
13:12tout simplement,
13:13vous anticipez demain ?
13:15Oui,
13:15j'anticipe demain
13:16parce que ça va geler
13:18cette nuit.
13:19Potentiellement,
13:19il va falloir
13:20qu'on sorte des voitures.
13:22Les gens vont passer
13:23sur le trottoir
13:24pour éviter qu'ils se cassent
13:26la figure,
13:27on déneige
13:27et on va dessaler
13:28sur tout ce qui borde
13:30chez nous.
13:32C'est un peu de boulot
13:34mais en même temps,
13:35c'est agréable.
13:36Après avoir passé
13:37la pelle,
13:38vous allez mettre du sel
13:40pour éviter
13:40qu'une épaisse couche
13:42de verglas
13:43se forme ?
13:43Exactement.
13:44Pour ne pas qu'on glisse
13:46et pour que ça puisse
13:47faire fondre un peu
13:48les derniers résidus
13:51de neige
13:51qui peuvent rester
13:52et anticiper
13:53les potentielles chutes
13:55cette nuit.
13:56Demain,
13:56vous allez prendre
13:57la voiture,
13:58vous allez être
13:58sur les routes
13:58qui sont,
13:59comme on le rappelle
14:00depuis tout à l'heure,
14:02tout simplement bondées
14:03où il y a des bouchons
14:04partout en Ile-de-France ?
14:05S'il y a trop de neige,
14:06non.
14:07On essaiera
14:08de ne pas prendre la voiture.
14:09On va essayer
14:09de ne pas faire
14:10la même bêtise
14:11que tout le monde
14:12mais en cas de besoin,
14:13on ne sait jamais.
14:15Du coup,
14:16on fait attention.
14:18Merci Perla
14:19et bon courage
14:19et surtout aux automobilistes
14:21qui nous écoutent
14:22depuis leur voiture
14:23puisque maintenant,
14:25c'est le verglas
14:25qui s'installe
14:26progressivement
14:27partout en Ile-de-France.
14:28Merci beaucoup
14:29Arthur Pereira
14:30avec les moyens techniques
14:31de Jérôme Cavert
14:32pour RTL.
14:33Courage aux automobilistes
14:34mais aussi aux voyageurs
14:36dans les transports
14:37en commun franciliens.
14:39La circulation des bus
14:40est suspendue à Paris.
14:42C'est également
14:42très compliqué
14:43dans le RER.
14:44La ligne 6 du métro
14:45est interrompue.
14:47Dans la région,
14:47la vitesse est limitée
14:48à 80 km heure.
14:50Les poids lourds
14:50de plus de 3,5 tonnes
14:51comptent interdiction
14:52de rouler ailleurs.
14:54En Normandie,
14:55en Bretagne par exemple
14:56mais aussi dans les Yvelines,
14:58il n'y aura pas
14:58de transport scolaire demain.
15:00Merci Alban,
15:01on vous retrouve à 20h.
15:02A tout à l'heure.
15:02Anne-Sophie Lapix
15:05On refait le monde
15:06jusqu'à 20h sur RTL.
15:08Je vais dire ceci
15:09à propos du Groenland.
15:11Nous avons besoin
15:11du Groenland
15:12pour des raisons
15:13de sécurité nationale.
15:14C'est tellement stratégique.
15:16En ce moment,
15:17des navires russes et chinois
15:18sont partout
15:19autour du Groenland.
15:20Nous avons besoin
15:21du Groenland
15:22pour des raisons
15:22de sécurité nationale
15:24et l'Union européenne
15:25a besoin que nous l'ayons
15:27et ils le savent.
15:27Dire qu'on en souriait.
15:32Trump est très sérieux
15:33quand il parle
15:34d'envahir le Groenland
15:35situé au Danemark
15:35et donc en Europe.
15:37Osera-t-il ?
15:38Va-t-on le laisser faire ?
15:39N'y a-t-il plus de règles
15:40entre pays amis ?
15:42On en débat
15:42avec nos invités.
15:43Mélissa Bell,
15:44correspondante de CNN à Paris,
15:46Laurence Nardon,
15:47chercheuse responsable
15:48du programme
15:48Etats-Unis à l'IFRI,
15:49Aurore Laluc,
15:50députée européenne
15:51et coprésidente
15:52de Place Publique
15:52et Patrick Martin-Jeunier,
15:54enseignant à Sciences Po
15:55et spécialiste
15:56des questions européennes.
15:57Patrick Martin-Jeunier,
15:58pourquoi veut-il le Danemark ?
16:01Le Groenland ?
16:02Enfin, le Groenland, oui.
16:03Pardon.
16:04Je suis allée un peu loin.
16:05Je suis allée un peu loin.
16:07Pour l'instant,
16:08juste le Groenland.
16:09Dans un premier temps.
16:11Excusez-moi.
16:11Non, mais effectivement,
16:12vous avez raison.
16:13Je crois qu'on ne peut pas
16:15contester le fait
16:16que ce territoire
16:17très très important
16:18qui fait partie
16:19du territoire
16:19des Outre-mer,
16:21du Danemark,
16:22qui est protégé également
16:23par l'Union Européenne.
16:24Il reçoit des subventions.
16:25C'est un territoire
16:26éminemment stratégique
16:27parce qu'on sait très bien
16:28que vu le positionnement
16:30de ce territoire,
16:31il y a des centaines
16:32de sous-marins
16:32russes, chinois.
16:35Il a raison sur le fond,
16:37c'est un enjeu stratégique.
16:38Mais si tout le monde disait
16:40qu'un territoire
16:41constitue un enjeu stratégique
16:43et qu'on décidait
16:43de l'envahir,
16:44eh bien,
16:45ce ne serait plus
16:45que le règne de la force.
16:47Et ça veut dire aussi
16:48que puisqu'on va jusque-là,
16:50est-ce qu'on ne donne pas raison
16:51à Vladimir Poutine
16:52d'avoir envahi l'Ukraine
16:53parce qu'on va considérer
16:54que l'Ukraine,
16:55ce sont des enjeux stratégiques
16:56pour la Russie.
16:58Donc, bien évidemment,
16:59cela était extrêmement grave.
17:01S'il devait mettre
17:02sa menace à exécution,
17:05ce serait la fin de l'OTAN.
17:06Ce serait un cas de guerre,
17:09carrément,
17:09parce qu'un pays de l'OTAN
17:11serait en guerre
17:11contre un autre pays de l'OTAN.
17:13C'est tout à fait inédit.
17:14Ce serait aussi la fin
17:15de l'Union Européenne
17:16si nous n'étions pas capables
17:17de riposter à cela.
17:18Donc, je pense que c'est
17:20une ligne rouge.
17:21Je ne suis pas certain
17:22qu'il a jusqu'au bout
17:23parce que,
17:24vous disiez tout à l'heure
17:24que le Congrès
17:25allait préparer une résolution.
17:27Je pense que cette résolution
17:28sera bien plus large
17:29que le seul vénézuélien.
17:30En tout cas,
17:31ça ne permettra pas
17:31au président
17:32d'intervenir comme cela.
17:33Mais ça veut dire que,
17:34oui,
17:34il faut prendre cette menace
17:35au sérieux.
17:36S'il le faisait,
17:37ce serait un casus belli.
17:38Et donc, naturellement,
17:39que ce serait la fin
17:40de l'OTAN
17:41puisque, imaginez
17:42que demain,
17:43Trump envahit l'OTAN.
17:45Il faudrait que
17:45les pays de l'OTAN
17:46s'est réunis
17:47sur le fondement
17:47des articles 4 et 5
17:48d'assistance mutuelle.
17:51Évidemment que les Etats-Unis
17:52seraient mis en accusation
17:53mais nous ne pourrions
17:54rien faire.
17:55C'est pourquoi,
17:55aujourd'hui,
17:56et peut-être que Mme Lalluc
17:57assistera là-dessus,
17:58il faut que l'Europe
17:59soit d'une extrême fermeté.
18:01Alors, justement,
18:02Aurore Lalluc,
18:03vous êtes interpellée.
18:04Est-ce qu'il faut être
18:05d'une extrême fermeté
18:06et jusqu'à quel point ?
18:07Parce que là,
18:08on parle de casus belli,
18:12de guerre.
18:12Est-ce qu'il faut réagir
18:14en fonction de cette menace ?
18:15En fait, la réalité,
18:16c'est qu'on est déjà
18:18en guerre économique.
18:19Ils nous attaquent
18:20d'un point de vue économique
18:22à travers les droits de douane.
18:23On est déjà
18:24en guerre hybride.
18:24Mais là,
18:25ça va beaucoup plus loin.
18:25Ils nous attaquent
18:26à travers les réseaux sociaux,
18:28en faisant des ingérences,
18:30en soutenant
18:31toutes les extrêmes droites
18:32européennes.
18:33Donc, en fait,
18:34ce n'est pas...
18:35La prochaine étape,
18:36quelle est-elle ?
18:37C'est évidemment la guerre.
18:38Enfin, je veux dire,
18:39il faut le dire
18:39à un moment clairement.
18:40C'est un acte de guerre.
18:42Donc, c'est extrêmement grave.
18:44Moi, mon inquiétude,
18:45maintenant,
18:45elle est la suivante.
18:47C'est que fait-on
18:48au niveau européen ?
18:49Je veux dire,
18:49ce n'est pas nouveau.
18:51Vous dites mon inquiétude
18:51parce que vous avez l'impression
18:52qu'on ne va rien faire.
18:53Mais je nous trouve
18:54extrêmement mous
18:55et extrêmement faibles.
18:56Je veux dire,
18:57ça fait quand même un an
18:58qu'ils parlent
18:58d'envahir le Groenland.
19:00Et nous,
19:00on est là
19:00en train de le regarder
19:01en disant
19:01mais non,
19:02cet homme un peu vulgaire,
19:03orange,
19:04avec ses cheveux jaunes,
19:05il va partir.
19:06Là, les gens se sont
19:07un peu énervés aujourd'hui.
19:07Oui, les gens se sont énervés.
19:08Mais rappelez-vous
19:09au moment du discours
19:10de J.D. Evans ?
19:11Les gens se sont énervés aussi.
19:13Je veux dire,
19:14la réalité,
19:15c'est que le Danemark,
19:16il a toujours des F-35.
19:17Qui a les codes
19:18pour les F-35 ?
19:19Ce sont les Etats-Unis.
19:19Moi, j'ai l'impression
19:20que là,
19:21on est au niveau européen,
19:22on est un peu comme Bambi
19:22qui découvre la neige.
19:23Mais alors,
19:23qu'est-ce qu'il doit faire Bambi ?
19:24Eh bien,
19:26Bambi,
19:26il doit être en économie de guerre.
19:28Et je sais que ce terme,
19:29il fait peur.
19:29Mais en fait,
19:30c'est ça.
19:30Matin,
19:31midi et soir,
19:32on doit penser
19:33à quelle est notre planification
19:34pour être indépendant
19:36en termes militaires.
19:37Parce que tant qu'on ne sera pas
19:38indépendant du point de vue militaire,
19:39on n'arrivera effectivement pas
19:40à négocier les droits de douane.
19:42On n'arrivera à rien faire.
19:43C'est bien et c'est sûr,
19:44mais là,
19:45c'est demain,
19:45l'invasion du Groenland.
19:47Justement,
19:48il faut s'y mettre dès maintenant.
19:49On a des gens fantastiques
19:50sur le sol européen,
19:51notamment en France,
19:52qui s'affairent.
19:52Et il nous faut la même chose
19:54dans le domaine
19:54de la communication
19:55et des technologies.
19:57Même chose,
19:58on a des gens fantastiques
19:59sur le sol européen.
20:00Pourquoi on ne va pas
20:01les subventionner,
20:02les aider,
20:02leur passer de la commande publique ?
20:04Comment se fait-il
20:05qu'aujourd'hui,
20:06on dépende encore de tout
20:07dans nos administrations,
20:09dans nos entreprises,
20:11vis-à-vis des Américains ?
20:12Je vous donne juste un exemple
20:13et j'arrête là.
20:14Visa Mastercard.
20:16Tous nos moyens de paiement,
20:17aujourd'hui,
20:18sont américains.
20:19Quand vous vous payez,
20:20vous payez américain.
20:22Et par exemple,
20:23Donald Trump,
20:23quand il n'est pas content
20:24après un juge
20:25de la Cour pénale internationale,
20:27qu'est-ce qu'il fait ?
20:28Eh bien,
20:28il lui coupe le robinet.
20:29Donc,
20:29ce juge,
20:31ces 20 magistrats,
20:31d'ailleurs,
20:32de la Cour pénale internationale,
20:33ils ne peuvent plus rien payer.
20:34Ils veulent même sanctionner
20:35les magistrats français.
20:37Exactement.
20:37Il y a un Français,
20:38d'ailleurs,
20:38qui est sanctionné.
20:39Mais oui,
20:40il veut aller plus loin
20:40sur les Français,
20:41tout à fait.
20:41Mais donc,
20:42typiquement là,
20:42il faut qu'on ait un plan
20:43d'urgence,
20:45d'indépendance.
20:45Parce que nous n'avons
20:46aucune preuve.
20:48On ne sait pas
20:49s'il va envahir
20:49le Groenland.
20:50Mais on n'a aucune preuve
20:51aujourd'hui
20:52et aucun signal
20:52qui nous dit
20:53qu'il ne va pas le faire.
20:54Mais en attendant,
20:54je me suis posé
20:55la question ce matin
20:55par rapport à la timidité
20:57des condamnations européennes,
20:59s'il n'y avait pas
20:59aussi une réticence
21:00qui était née
21:01de ce que veulent
21:02les Européens
21:03et les Américains
21:03en ce moment.
21:05Une forte participation
21:07américaine
21:08aux garanties
21:08de sécurité de l'Ukraine.
21:09Il se tiendra demain
21:10cette conférence
21:12à Paris.
21:13La coalition des volontaires.
21:14La coalition des volontaires.
21:16Et pour les Européens,
21:17la priorité en ce moment,
21:18c'est leur hémisphère,
21:19c'est leur continent,
21:20c'est l'Ukraine,
21:21comment mettre fin
21:21à cette guerre
21:22et comment protéger l'Europe.
21:23Et je me suis demandé
21:24s'il n'y avait pas finalement
21:24un lien là-dedans.
21:26Ils attendent
21:26mettre en colère
21:27le président américain
21:28en ce moment,
21:28ça serait dangereux
21:29par rapport à ça.
21:30Mais là, tout à l'heure,
21:30on parlait d'une certaine
21:31léthargie aux Etats-Unis
21:33d'absence de réaction
21:34après ce qui s'est passé
21:35au Venezuela.
21:35Mais est-ce que les Américains,
21:36ils sont prêts
21:37à voir leur président
21:39envahir
21:40un territoire européen ?
21:43Non.
21:44Le Groenland,
21:45bien sûr,
21:45le problème
21:46de ce qu'il a annoncé
21:47ces deux derniers jours
21:48depuis le Venezuela,
21:49en parlant de Cuba,
21:49Colombie et Groenland,
21:51c'est que d'abord,
21:53renforcer,
21:53puis finalement
21:54par cette victoire
21:55dans le sens où
21:56l'opération elle-même
21:57a été un succès,
21:59il met en opération
22:02deux choses différentes.
22:03À la fois,
22:03ce pouvoir exécutif
22:05expansionniste
22:06où on peut mettre
22:06de côté le Congrès
22:07et faire comme il veut
22:08et aussi,
22:09et c'est vrai pour le Groenland,
22:10il y a cette question stratégique
22:11mais aussi ce sol
22:12qui regorge
22:13de ressources naturelles
22:14et c'est ça,
22:15sa priorité
22:15en politique internationale.
22:17Il a été clair
22:18depuis un an,
22:18il a mis dans ses documents
22:19de stratégie
22:20sur la sécurité,
22:21il le dit
22:22et maintenant,
22:23il le met en pratique.
22:24Deux choses comptent,
22:25son pouvoir à lui,
22:26sa capacité à agir
22:27comme il le souhaite
22:28et la capacité américaine
22:29à aller chercher
22:30de ce dont elle a besoin
22:31surtout sur le continent,
22:32l'hémisphère américain.
22:33Et ça,
22:33ça devrait vraiment
22:34bien sûr inquiéter
22:35les Européens.
22:37Il le dit depuis un an,
22:38qui peut croire aujourd'hui
22:40que quelque chose
22:41pourra le retenir ?
22:42Qu'est-ce qui le retiendra ?
22:43Qu'est-ce qui le retiendra ?
22:46Ce qui est certain,
22:48c'est que c'est absolument vertigineux
22:51le passage de notre monde
22:53dans une nouvelle ère géopolitique
22:55où tout à coup,
22:56il n'y a plus l'ordre international,
22:58l'ONU,
22:58le droit,
22:59le respect du droit
23:00auquel nous étions tellement habitués
23:01et que nous aimons tellement,
23:03nous en Europe.
23:04Mais on est dans ce monde
23:05tout à coup
23:06de sphère d'influence
23:07où c'est la loi du plus fort
23:09qui règne dans chaque région.
23:11Donc les Etats-Unis
23:12sur les Amériques,
23:15la Chine éventuellement
23:18sur Taïwan
23:18et sur tous les pays autour,
23:20la Russie sur l'Ukraine
23:22et peut-être sur nous,
23:23les Européens.
23:24Et ce qui est particulièrement
23:25vertigineux pour nous,
23:26c'est que tout à coup,
23:27nous avons l'impression,
23:28enfin nous avons des preuves,
23:29que les Etats-Unis de Trump
23:31sont plus proches de Poutine
23:32que de nous.
23:33Et donc,
23:34il faut totalement,
23:35si on suit ce que vient
23:36de dire Orban,
23:37Oral-Leluc,
23:38totalement changer de logiciel
23:40et accepter d'avoir
23:41les Etats-Unis
23:42du côté de Poutine
23:43et plus de notre côté.
23:44Alors,
23:45c'est totalement angoissant,
23:46il faut effectivement
23:47se préparer à cela.
23:49En même temps,
23:50Trump n'est pas éternel.
23:52Il a derrière lui
23:53un J.D. Vance.
23:55On a vu qu'il avait réussi
23:55à rentabiliser quand même
23:56son temps
23:57à la tête de l'Etat.
23:59Ça fait même pas un an.
24:00Ça fait pas un an,
24:00exactement.
24:01Il a encore trois ans
24:02devant lui,
24:02c'est sûr.
24:03Et en plus,
24:03derrière lui,
24:04il y a J.D. Vance
24:04qui est totalement
24:05sur la même ligne.
24:06On a parlé de son discours
24:07à Munich,
24:08mais il n'a pas quand même
24:09du tout
24:10le même charisme
24:11que Trump
24:12et il n'aurait pas sans doute
24:13la même emprise
24:14sur les Républicains
24:15et sur les Américains
24:17au sens large.
24:17Donc,
24:18préparons-nous au pire,
24:20mais gardons un espoir.
24:22Le pire, justement,
24:23est-ce que Donald Trump
24:24donne l'exemple ?
24:25La Chine sera-t-elle tentée
24:25d'agir de la même manière
24:27avec Taïwan notamment
24:28et la Russie ?
24:29Pourquoi ne s'autoriserait-elle
24:31pas à attaquer,
24:32à envahir toute l'ancienne
24:33Union soviétique ?
24:34On en débat après la pause.
24:35On refait le monde
24:37sur RTL.
24:39Pensez à covoiturer.
24:42RTL,
24:43on refait le monde.
24:44Anne-Sophie Lapix.
24:47Pourquoi pas moi ?
24:47Se disent peut-être
24:48Xi Jinping
24:49et Vladimir Poutine
24:50après ce coup de force
24:51de Donald Trump.
24:53Il considère pouvoir faire
24:54ce qu'il veut
24:55dans sa zone d'influence.
24:55la Chine et la Russie
24:56pourraient être tentées
24:57d'en faire d'eux-mêmes ?
24:59On en débat avec nos invités.
25:00Mélissa Bell,
25:01correspondante de CNN à Paris.
25:03Laurence Nardon,
25:03chercheuse responsable
25:04du programme Etats-Unis
25:05à l'IFRI.
25:07Aurore Laluc,
25:07députée européenne
25:08et coprésidente
25:09de Place Publique.
25:10Et Patrick Martin-Jeunier,
25:12enseignant à Sciences Po
25:13et spécialiste
25:14des questions européennes.
25:15D'abord,
25:15comment ont-ils réagi
25:17Poutine et Xi Jinping
25:18après cette intervention ?
25:20Moi, personnellement...
25:21Patrick Martin-Jeunier,
25:22ce coup de force.
25:23Personnellement,
25:26je pense qu'ils ont réagi
25:27assez mollement.
25:28Ils ont fait
25:28le service minimum
25:30parce qu'on sait très bien
25:32qu'il y a des relations
25:33du pétrole commercial
25:34entre le Venezuela
25:36et la Chine.
25:36Donc, ça affecte
25:37les relations commerciales.
25:39Justement,
25:39on aurait pu se dire
25:40qu'ils allaient réagir vivement ?
25:41Oui, mais au final,
25:42sur le fond,
25:43ça leur donne entièrement raison
25:44parce qu'on est en train
25:45de dire finalement
25:46lorsque chacun a son précaré,
25:48ses intérêts
25:49dans son territoire,
25:51eh bien,
25:51ça va justifier
25:52une éventuelle intervention
25:53de la Chine
25:54à Taïwan un jour.
25:55Et ça aussi,
25:56il faut le prendre
25:56très au sérieux.
25:58Et après tout,
25:58il y a un journaliste britannique
26:00qui a dit
26:00Trump, finalement,
26:02c'est une poutinisation
26:03de la politique extérieure
26:05des Etats-Unis
26:06en ce sens que finalement
26:07tous les coups de force
26:08sont permis.
26:09Et tout à l'heure,
26:10madame,
26:10vous parliez
26:10de garantie de sécurité.
26:11Si demain,
26:12l'Europe n'est pas capable
26:13de donner des garanties
26:13de sécurité
26:14au Groenland
26:15et au Danemark,
26:16c'en est fini de l'Ukraine
26:17alors que demain
26:18se réunit effectivement
26:18à Paris
26:19la coalition des volontaires.
26:20Moi, ce que je veux dire,
26:21c'est que pendant
26:22les 15 derniers jours,
26:23j'étais en vacances
26:24et je regardais
26:25ce qui se passait
26:26en Chine.
26:27Et il y a eu
26:28jour après jour,
26:29pendant plusieurs jours,
26:30des interventions,
26:32des intimidations chinoises
26:33autour de Taïwan.
26:35Par avion,
26:36par mer,
26:37partout.
26:38Ça fait des années
26:38qu'il y en a souvent.
26:39Ça fait des années.
26:40Avec des violations,
26:41non ce n'est pas
26:41de l'espace aérien taïwanais
26:42puisque ce n'est pas
26:43un État en tant que tel,
26:44mais quand même.
26:45Et Xi Jinping,
26:46le dirigeant chinois,
26:47qui est dans une logique
26:49impérialiste,
26:50c'est aussi une vraie dictature,
26:51regardez ce qui se passe
26:52en Europe avec la route
26:53de la soie,
26:54a clairement dit
26:55aux dirigeants européens
26:56et les Américains le savent
26:58que de toute façon,
26:59Taïwan sera repris,
27:00que ce soit par la voie
27:01diplomatique ou militaire.
27:02Et aujourd'hui,
27:03si on laisse faire
27:04ce qui se passe aujourd'hui
27:05aux Etats-Unis,
27:06au final,
27:06on n'a qu'à dire
27:07finalement,
27:07Poutine avait raison en Ukraine
27:09parce que c'est son précaré,
27:10c'est un ancien territoire
27:11soviétique et russe
27:13et donc il a le droit
27:13de s'interroger
27:15et d'y aller.
27:16Donc c'est extrêmement grave,
27:17oui,
27:18on est effectivement
27:18dans une sorte
27:19de nouvelle gouvernance mondiale
27:20où il n'y a plus
27:21de règles de droit,
27:23c'est la force
27:23qui l'emporte.
27:25Mais aujourd'hui,
27:25si on n'est pas capable
27:26de résister à Trump,
27:27je parle bien de résister
27:28aujourd'hui,
27:29eh bien,
27:30bien évidemment que demain,
27:31c'est la voie ouverte,
27:32un blanc-seing donné
27:33à la Chine pour Taïwan,
27:35donné donc à la Russie
27:36pour l'Ukraine
27:37et voire à d'autres territoires
27:38pour d'autres pays.
27:39Mais ça ne fait pas déjà
27:40longtemps qu'ils résonnent
27:41comme ça,
27:41Vladimir Poutine
27:42et Xi Jinping,
27:43qu'ils n'attendent pas
27:44vraiment la permission
27:45des autres pour faire
27:45ce qu'ils ont envie
27:46de faire à l'Anse-Nardon.
27:47Si, mais ils étaient tenus
27:48justement par l'ordre
27:49international.
27:50Vraiment,
27:50ils le respectent.
27:51Pour le coup,
27:52Vladimir Poutine,
27:52est-ce qu'il l'a respecté ?
27:53Oui, à vrai dire,
27:54ça fait depuis 2014
27:55qu'il a commencé
27:56à grignoter l'Ukraine
27:58avec la Crimée,
27:59etc.
27:59Mais là,
28:00effectivement,
28:01on a le gendarme du monde,
28:04enfin le pays
28:04qui s'est voulu,
28:05avec tous les problèmes
28:06qu'on a connus,
28:07évidemment,
28:08qui s'est voulu
28:08le gendarme du monde
28:09depuis 1945
28:10qui a tout simplement
28:11lâché l'affaire
28:12et dit finalement
28:13je vais faire pareil
28:14et puis chacun pour soi
28:16et que le plus fort gagne.
28:18Est-ce qu'après tout,
28:20les opinions
28:20des pays concernés
28:22ne se réjouissent pas
28:24de cela ?
28:25Mélisabelle,
28:26Donald Trump,
28:27c'était America first.
28:29On y est là, non ?
28:30On y est
28:30et puis ça faisait très longtemps,
28:32Pékin et Moscou
28:32tenaient cette position,
28:34un monde multipolaire,
28:35impérialiste,
28:36finalement,
28:37de leur partie du monde.
28:39C'est simplement
28:39que Washington les a rejoints
28:40de façon très étonnante
28:42et aujourd'hui,
28:43on le sait,
28:43très fort par cette agression
28:45qu'on a vue à Caracas
28:47samedi soir
28:47et vous disiez tout à l'heure
28:49qu'elle a la différence
28:49finalement aujourd'hui
28:50entre un président Trump
28:51et un président Poutine.
28:52La différence,
28:53c'est la puissance américaine,
28:54c'est l'efficacité de son armée,
28:56c'est son pouvoir
28:56et c'est pour ça
28:57que c'est terrifiant.
28:58Que Vladimir Poutine
28:59et Xi Jinping
28:59aient tenu ce raisonnement
29:01et argumenté dans ce sens-là
29:02et agi dans ce sens-là,
29:03c'était inquiétant.
29:04Que les Etats-Unis s'y mettent,
29:06oui,
29:06c'est la fin d'un ordre mondial
29:07et le début d'un nouveau système
29:09d'hommes forts,
29:11de pays forts
29:11et d'imprévisibilité
29:12puisqu'on ne sait pas,
29:13on en parlait tout à l'heure,
29:14Groenland, Cuba,
29:15qui sera le prochain ?
29:17Trois puissances
29:18extrêmement fortes
29:20avec des régimes
29:22un peu,
29:23on va dire,
29:23plus ou moins autoritaires.
29:25Là-dedans,
29:25l'Europe,
29:26qui a ses divisions,
29:27qui a ses problèmes,
29:28qu'est-ce qu'elle peut faire ?
29:30Elle doit tenir bon.
29:31Mais tenir bon comment ?
29:32Elle doit tenir bon.
29:32Déjà, il ne faut jamais
29:33renier ces principes
29:35dans ce cas-là, en fait.
29:36Tout ça, encore une fois,
29:37ce n'est pas nouveau.
29:38On savait que les Etats-Unis
29:39allaient être agressifs
29:40vis-à-vis de nous.
29:41On savait que la Chine
29:42a quand même théorisé
29:44l'éradication de notre économie
29:46d'ici 2050.
29:48La Russie,
29:49en Ukraine.
29:50Donc, oui,
29:51les blocs se sont reformés.
29:52Ils se sont reformés
29:53de la pire des façons
29:54à vrai dire.
29:56et nous, là-dedans,
29:58on doit absolument
29:59s'affirmer.
30:01S'affirmer en tant
30:01que puissance politique.
30:03Arrêter, en fait,
30:04dans quelque chose
30:05d'un petit peu gestionnaire
30:06comme ça.
30:07Non, il faut s'affirmer
30:08aujourd'hui en tant
30:08que puissance politique.
30:09C'est absolument essentiel.
30:11Et il faut apprendre
30:11à répondre.
30:12Moi, je suis désolée,
30:13mais, enfin,
30:14Trump, c'est du capitalisme
30:15d'extorsion, fondamentalement.
30:17C'est vous allez faire
30:17ce que je veux,
30:19quand je veux,
30:19et vous allez même
30:20payer pour.
30:21Regardez avec les questions
30:22du pétrole,
30:22c'est exactement ça
30:23qui se passe aujourd'hui
30:24au Venezuela.
30:24Et bien, à un moment,
30:25il faut lui mettre
30:26des limites.
30:26Et les limites,
30:27ça peut passer, par exemple,
30:28par le fait de taxer
30:30les géants du numérique américain.
30:32Regardez,
30:32ils ne supportent pas ça.
30:33Regardez comment
30:34ils sont partis
30:36dans les tours.
30:36Ils vont taxer
30:37des entreprises françaises,
30:38européennes.
30:39Oui, mais ils ne comprennent
30:40que le rapport de force.
30:42À chaque fois qu'il a reculé,
30:43c'était pourquoi ?
30:44C'était quand la Chine
30:45lui a tenu tête
30:45sur les droits de Wannes.
30:46À chaque fois qu'on lui tient tête
30:47et que nous aussi,
30:48on vise ces points faibles,
30:50et bien, dans ce cas-là,
30:52il réfléchit à deux fois.
30:53Donc, nous, maintenant,
30:55il faut qu'on change
30:56de logiciel
30:58sur certaines choses.
30:59Pas sur tout,
30:59encore une fois.
31:00Il faut qu'on garde nos principes.
31:01On doit défendre
31:02notre vision du monde
31:03parce que je pense
31:04qu'aujourd'hui,
31:05c'est la meilleure
31:06et la plus généreuse.
31:07Mais par contre,
31:08on doit être en capacité
31:09de répondre et d'attaquer
31:10parce qu'il ne s'arrêtera pas.
31:12C'est quelqu'un
31:13qui adore dépasser les limites.
31:15Il a été élu pour ça.
31:16Patrick Martin-Jeunier,
31:17je vous sens extrêmement sceptique.
31:19Oui, j'aimerais
31:20que l'Europe soit
31:20une puissance politique.
31:21Il va falloir.
31:22Il va falloir.
31:23Mais quand on voit
31:23les divisions européennes,
31:24je crains que ce soit
31:25un vœu pu.
31:26Regardez.
31:27J'ai entendu la réaction
31:28de Friedrich Schmerz,
31:29le chancelier allemand.
31:30Il est revenu à Berlin.
31:31Tout le monde l'a critiqué
31:32parce qu'on est en train
31:33de dire,
31:33mais finalement,
31:34évidemment que Maduro,
31:35personne ne le regrettera.
31:37Il faut que nous attendions.
31:38L'Europe est dans
31:38une position d'expectative
31:40qui n'ose pas faire face
31:42à Donald Trump.
31:43Quant à Mme Ursula von der Leyen,
31:44je comprends.
31:45Elle défend les intérêts
31:46de l'Europe douanier,
31:47financier, etc.
31:48Mais je n'ai pas vu
31:48un seul dirigeant européen,
31:50peut-être M. Macron,
31:51mais qui revenait un peu dessus,
31:52dire,
31:53s'opposer franchement
31:54à cette initiative
31:55de M. Trump.
31:56Et je trouve que c'est très grave
31:57parce que nous sommes
31:58extrêmement divisés.
31:59Nous n'avons pas
32:00d'union politique
32:01au sens où les pères
32:02de l'Europe l'entendaient
32:03il y a quelques années.
32:05Nous sommes très divisés.
32:06Chacun veut défendre
32:07ses propres intérêts nationaux.
32:11Keir Starmer,
32:11le Premier ministre britannique,
32:12qui n'est pas dans
32:12l'Union européenne,
32:13a carrément dit que demain,
32:15s'il y avait une résolution
32:15au Conseil de sécurité
32:16des Nations Unies,
32:17il s'abstiendrait
32:18ou votrait contre.
32:19Donc on voit bien
32:19que de toute façon...
32:20Une résolution de condamnation ?
32:21De condamnation
32:22de l'intervention
32:23des Etats-Unis au Venezuela,
32:25il s'abstiendrait.
32:26Je crains que,
32:27bien évidemment,
32:28aucune résolution ne passera.
32:29L'ONU est impuissante
32:30et l'Europe,
32:31malheureusement,
32:32est aussi aux abonnés absents.
32:34La même façon
32:35qu'on l'a vu
32:35s'agissant de la position
32:37vis-à-vis de l'Ukraine.
32:38Malheureusement,
32:39nous ne sommes pas tous unis.
32:40Il y a des divisions.
32:41Nous ne sommes pas
32:42une union politique.
32:43Et moi,
32:43effectivement,
32:44j'aimerais,
32:44comme le dit Aurore Laluc,
32:46que nous soyons
32:46une puissance politique,
32:47malheureusement,
32:48ce n'est pas encore
32:49le cas aujourd'hui.
32:50Et vous l'évoquiez,
32:51l'ONU ?
32:52Oui,
32:52c'est l'ONU ?
32:53L'ONU,
32:54Laurence Nardin,
32:55est en grande difficulté
32:57depuis des années.
32:58Ça ne date pas
32:58que du week-end dernier.
33:00Mais pour le coup,
33:01là,
33:02c'est un clou de plus
33:04dans le cercueil ?
33:05Oui,
33:06je pense que le cercueil
33:07est plein de clous maintenant.
33:08Donc ça ne fait pas,
33:09à mon avis,
33:10de différence.
33:11Mais si je peux me permettre
33:12de dire quelque chose
33:13d'un peu plus optimiste,
33:14parce que là,
33:15vraiment,
33:15c'est la déprime totale,
33:16j'ai un petit peu besoin
33:18de notre...
33:19Deux choses.
33:20D'abord,
33:20je trouve que depuis
33:21l'invasion de l'Ukraine
33:23en février 2022,
33:26l'Union européenne
33:27nous a quand même surpris
33:28par sa capacité de réaction.
33:31Je pense quand même
33:31que là,
33:32on peut espérer mieux,
33:34on peut espérer plus.
33:35Il faut absolument
33:36être proactif,
33:37en effet.
33:38Et puis,
33:38sur les Etats-Unis,
33:39il y a quand même
33:39une différence
33:40entre les Etats-Unis,
33:41même de Trump,
33:42et la Chine,
33:43et la Russie,
33:44des dictateurs
33:45qui y sont actuellement.
33:46C'est que quand même,
33:47ça reste un pays
33:47avec une énorme
33:49expérience démocratique
33:50et il y a des oppositions
33:52au sein des Etats-Unis
33:53qui sont extrêmement virulentes.
33:55Alors,
33:55les démocrates
33:56qui représentent
33:56à peu près 50%
33:57de la population,
33:58ils vont voter
33:59en novembre prochain
34:00en espérant que les élections
34:02se tiennent comme il faut,
34:03mais a priori,
34:04ça devrait aller.
34:05On ne va pas rentrer là-dedans.
34:08Mais il y a aussi
34:08des oppositions
34:09du côté même
34:10des Républicains,
34:11puisque un certain nombre,
34:13il faut qu'ils soient courageux,
34:15parce que Trump
34:15fait très peur
34:16même à ses propres troupes,
34:18mais il y a quand même
34:18un certain nombre
34:19de personnalités
34:20du monde MAGA,
34:21Make America Great Again,
34:23enfin les Trumpistes,
34:24qui sont totalement
34:24contre cette invasion,
34:26cette opération
34:27au Venezuela,
34:28parce que Trump...
34:29Vous n'avez pas beaucoup
34:29entendu quand même.
34:30Si,
34:31Marjorie Taylor Greene
34:32et un autre élu
34:33qui s'appelle
34:33Thomas Massey,
34:35qui se sont exprimés
34:37très contre,
34:38parce que Trump
34:39a été élu
34:39sur l'idée
34:41de rentrer
34:42aux Etats-Unis,
34:43d'America First
34:44et on n'allait plus
34:45s'occuper du reste du monde.
34:46Et cette opération
34:47Venezuela
34:48est quand même
34:49une trahison
34:49de cette promesse
34:50de campagne
34:51et il y a quand même
34:52deux, trois voix
34:53qui s'expriment
34:54pour dire
34:55qu'ils ne sont pas contents.
34:56America First,
34:57on peut se dire
34:57soit on ne s'occupe
34:58que de soi,
34:58soit on peut dire
34:59on écrase tout le monde.
35:00Là, c'est un peu
35:00le deuxième...
35:00D'ailleurs,
35:01il l'avait dit
35:01dans notre moment de l'Iran,
35:02des frappes sur l'Iran
35:03et c'est quand on avait
35:04commencé à voir
35:04ces fissures
35:05au milieu
35:05du camp Maga
35:06par rapport
35:07à cette question
35:08d'intervention américaine.
35:10Il avait dit
35:10America First,
35:11c'est ce que je dis
35:11que ça doit être.
35:12Donc, juste pour
35:13rebondir ce que vous dites.
35:14Mais je pense
35:15que ça sera
35:16un problème pour lui.
35:18Ça peut être
35:18un problème pour lui.
35:19On voit des fissures
35:20même au sein
35:21du parti républicain
35:21au Congrès
35:22commencer à devenir
35:23plus vocal
35:24et puis le monde Maga,
35:25il n'a pas été élu pour ça.
35:27Ça aura un coût
35:27et c'est très très loin
35:29de la préoccupation
35:29des Américains,
35:30le coût de la vie,
35:30l'inflation,
35:31tout ce pourquoi
35:32il avait été élu.
35:33Le Venezuela,
35:34on verra précisément
35:35comment les Etats-Unis
35:36comptent le gérer,
35:37ça aura un coût
35:37et le contribuable américain
35:39ne va pas être
35:40tellement d'accord.
35:41Ce n'était pas
35:42là où étaient positionnés
35:44les Américains
35:44quand ils ont voté pour lui
35:45à ce moment-là.
35:46Ce n'est pas pour ça
35:47qu'ils ont voté pour lui
35:47et je pense qu'il en paiera
35:48le prix aux élections
35:50de mes mandats.
35:50Donc, on a quelques mois
35:51à attendre
35:51mais il y aura quand même
35:52un coût politique
35:53pour lui à l'intérieur du pays.
35:54Finalement, il faut espérer
35:55que ce soit les Américains
35:56eux-mêmes
35:57qui feraient de leur président
35:58en la lutte.
35:59Si on peut ajouter
36:00une note positive
36:01parce que c'est vrai,
36:02le plus n'est jamais certain.
36:03Si on est sous l'Union Européenne
36:05et finalement dans le viseur
36:07de la Russie,
36:08de la Chine
36:08et des Etats-Unis,
36:10en fait,
36:10c'est parce qu'on est fort.
36:12En fait,
36:12c'est parce qu'on leur pose
36:13un problème.
36:13C'est ça la réalité.
36:14Sinon, il n'y aurait pas de sujet.
36:15Là, il y a des pays faibles
36:16qui leur posent problème aussi.
36:17Oui, mais en fait,
36:18s'il y a quand même
36:19une telle obsession
36:20vis-à-vis de nous,
36:20c'est parce qu'on est fort.
36:21Il faut vraiment se rendre compte
36:22qu'on est une puissance économique
36:23fantastique,
36:25qu'on est la première puissance
36:26économique commerciale,
36:28que, en fait,
36:28les big tech américaines
36:29ne vivent pas
36:30sans notre marché.
36:31Ils ne vivent pas sans nous.
36:32Donc, il y a un moment,
36:33le seul sujet,
36:34c'est de mettre en musique
36:34tout ça
36:35et si on y arrive,
36:36on pourra faire de belles choses.
36:38Merci à tous
36:38d'être venus débattre
36:39sur ce plateau.
36:40Demain, Thomas Soto
36:41recevra Xavier Bertrand,
36:42président LR de la région
36:44Hauts-de-France
36:45et je ne sais pas encore
36:47qui recevra
36:47Marc-Olivier Fogiel.
36:48Il est l'heure
36:49de retrouver André Dusselier.
36:51Bonsoir André,
36:52quelle belle histoire
36:52allez-vous nous raconter ce soir ?
36:53Bonsoir Anne-Sophie.
36:55Alors ce soir,
36:56je vais vous raconter
36:56l'histoire d'Orson Welles,
36:58de son chef-d'œuvre
36:59Citizen Kane,
37:01aux batailles
37:02qu'il a menées
37:02contre les studios
37:03hollywoodiens.
37:04A tout de suite
37:05sur RTL.
37:06A tout de suite André
37:07sur RTL.
37:08RTL.
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