- il y a 2 jours
Ce mardi 3 février, Maxime Darmet, économiste senior chez Allianz Trade, et Nour Bendimered, directeur des investissements chez iVesta, parlent de l'once d'or et d'argent, qui connaissent une relativité extrême, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Vous avez l'habitude de ce rendez-vous, deux acteurs de marché, avec ce matin Maxime Darmé,
00:04économiste senior chez Allianz Trade et Nourben Zimred qui est directeur des investissements chez Ivesta.
00:10Commençons peut-être avec l'once d'or, Nourben Zimred qui connaît une volatilité extrême.
00:15Et alors l'once d'argent c'est encore plus, on a quand même une baisse de 30% hier de l'argent,
00:19l'argent qui reprend plus de 10% ce matin.
00:22Nous sommes à la porte des 5000 dollars pour l'or, à la porte des 87 dollars pour l'once d'argent.
00:27Quand on gère des portefeuilles comme vous Nourben Zimred, vous êtes directeur des investissements, d'un familier office,
00:33j'imagine que bien sûr on regarde l'or qui est quand même une valeur refuge par excellence
00:37et qui là quand même a affiché des soubresauts importants.
00:40Est-ce que ça remet en cause aujourd'hui le rôle de valeur refuge de l'once d'or ?
00:44Alors non, bonjour d'abord, je ne sais pas s'allier, mais effectivement non,
00:47l'or reste une valeur refuge importante dans nos portefeuilles,
00:52donc c'est une vraie valeur refuge dans le sens où elle apporte une véritable décorrélation.
00:55Par contre, ce n'est pas une valeur peu volatile.
00:59Donc à l'apport de la décorrélation, ça reste un actif relativement volatile en réalité,
01:04qui en vitesse de croisière affiche une volatilité plus élevée que celle des marchés à action
01:09et qui sur les 30 jours affiche une volatilité plus élevée que Bitcoin,
01:13qui est un actif hautement spéculatif, en tout cas extrêmement volatile.
01:19Donc c'est vrai que ces derniers jours, on a vu un regain de volatilité sur les matières premières
01:23et notamment sur l'or et l'argent, qui est assez étonnante,
01:26mais qui est liée en réalité à plusieurs facteurs, à la fois fondamentaux et techniques.
01:32Sur le plan des valeurs, des aspects fondamentaux,
01:35on a eu la nomination de Kevin Warch comme potentiel successeur de Jérôme Poel à la Fed,
01:43qui en fait, étant donné qu'on a assez peu d'éléments concrets
01:45quant à son positionnement sur la politique monétaire.
01:50Le marché s'est un peu rattaché à son passage historique de 2006 à 2011 à la Fed
01:55et donc a considéré que son positionnement historique pouvait avoir les mêmes visions qu'historiquement.
02:03C'est quand même ignorer son positionnement actuel et ses prises de position récentes,
02:07notamment du côté de la trajectoire de l'inflation.
02:12On en reparlera dans un instant avec Maxime Darmé un petit peu sur son profil,
02:15qu'est-ce qu'il peut faire du côté de la Fed,
02:16mais pour vous, ça a quand même été un élément déclencheur de la séance de vendredi ?
02:20Ça a été un élément déclencheur dans un contexte technique particulièrement stressé,
02:24dans la mesure où on a eu en Asie des ETF, notamment en Chine,
02:30des ETF sur le silver, donc sur l'argent spécifiquement,
02:33qui ont été mis en arrêt.
02:36En fait, il y a des ETF, un ETF particulièrement géré par UBS,
02:39qui a été suspendu parce qu'il a affiché une surcote, une prime,
02:43par rapport aux actifs du portefeuille, aux équipes sous-jacents, de près de 40%.
02:47Donc les pouvoirs publics ont décidé de suspendre cet ETF,
02:50ça a généré un petit peu de volatilité.
02:52Ça, en même temps que les rebalancements des indices de fin de mois,
02:55ça a généré un peu de stress, de volatilité.
02:57Et en fait, on a une conjonction de facteurs techniques et fondamentaux
03:00qui ont généré des prises de bénéfices
03:02et une succession de coupures en cascade
03:04dans un contexte relativement leveragé pour ces actifs-là.
03:07D'autant plus que c'était la dernière séance du mois, vendredi,
03:10donc il y a également eu des échéances peut-être
03:13qui ont joué un petit peu là-dessus.
03:15En tout cas, ça se reprend fortement ce matin.
03:17Quelle est la place, vous, que vous avouez dans les portefeuilles ?
03:20Alors j'ai bien conscience que chaque client,
03:22chaque investisseur a un portefeuille différent,
03:25mais la place aujourd'hui de l'or,
03:27elle est toujours présente aujourd'hui ?
03:29Oui, complètement.
03:30L'or doit représenter pour nos clients
03:31de 2 à 5% d'un patrimoine
03:33pour un profit le plus ou moins équilibré.
03:36On ne remet pas du tout en question cette conviction.
03:39Ça reste une tendance de très long terme
03:41avec notamment des achats réguliers et massifs des banques centrales
03:45pour lesquels il y a une tendance qui est très lourde et très forte
03:47et qui va rester dans la durée.
03:49Donc pour nous, il n'y a pas de remise en question
03:51de la conviction, de notre conviction sur l'or.
03:54On ne s'engage pas du tout sur des cibles de prix,
03:56c'est absolument impossible à réaliser.
03:58Par contre, notre conviction de long terme reste intacte,
04:01mais elle reste limitée.
04:02Donc pour nous, l'or, même si ça reste un actif refuge,
04:05au-delà de 5%, ça devient un élément contributeur
04:09très fortement à la volatilité d'un portefeuille.
04:11Il y a quelques instants, on était avec Jean-Marie Mercadal
04:13qui nous parlait des marchés émergents
04:15qui affichent une très belle performance
04:16depuis le début de l'année.
04:18Ça ressemble à quoi aujourd'hui l'allocation
04:20chez Ivesta ?
04:22Dans un contexte où, visiblement,
04:24on a des interrogations autour de l'intelligence artificielle,
04:26des valeurs technologiques,
04:28et c'est le retour en force des émergents,
04:30des valeurs cycliques.
04:30Encore hier, le Dow Jones a gagné plus d'un pour cent.
04:32Ça, ce n'est pas neutre en termes de dynamique
04:35dans les portefeuilles ?
04:37Non, complètement.
04:38Puis c'est des actifs qui ont une belle décorrélation,
04:40qui apportent de la diversification
04:41par rapport à un cœur de portefeuille
04:42qui, historiquement, était très centré
04:44autour de l'intelligence artificielle
04:46et des valeurs américaines spécifiquement.
04:49Donc c'est des valeurs sur lesquelles
04:50il est intéressant de se positionner en décorrélation
04:53et surtout qui apportent à la fois
04:54de la performance fondamentale,
04:56des bons fondamentaux microéconomiques,
04:57et de la diversification sectorielle
05:00pour la grande majorité des émergents,
05:02pour la Chine un peu moins
05:03parce que l'année dernière,
05:04ça a été quand même largement tiré
05:05par les valeurs technologiques chinoises,
05:08mais qui présentent toujours une belle décote
05:10par rapport à leurs homologues américaines.
05:12Sur la tech européenne,
05:14on a vu des mouvements quand même très forts
05:16ces dernières séances,
05:17notamment SAP qui a perdu 16%.
05:20En termes de biais géographiques,
05:22il faut toujours privilégier les États-Unis.
05:24On aura encore des résultats cette semaine
05:26du côté d'Amazon, du côté d'Alphabet.
05:28Exactement, ça va être une semaine assez chargée.
05:30Je crois qu'on a 25% de l'indice S&P
05:32qui publie cette semaine.
05:34On a déjà eu une belle semaine la semaine dernière
05:36avec quelques gros poids lourds de l'indice.
05:38En termes de répartition géographique,
05:40on reste assez aligné avec l'indice de référence,
05:43le MSCI All Country World Index,
05:45donc l'indice le plus large possible
05:47qui comprend les États-Unis, l'Europe et les émergents,
05:50avec une pondération assez majoritaire des États-Unis
05:53autour de 60-65%.
05:55Donc on reste aligné avec cette conviction
05:57de surperformance de long terme des marchés américains,
06:00mais on n'oublie pas les marchés européens et asiatiques.
06:03Le seul problème des marchés européens,
06:05malgré leur décote relative par rapport aux marchés américains,
06:08ils sont chers en absolu
06:09et surtout en termes de valeurs technologiques
06:11qui sont relativement pauvres.
06:13Quand les indices américains
06:14ont une représentation de près de 35% de leur technologie,
06:18on est à moins de 7% en Europe.
06:20Donc en Europe, on va plutôt jouer
06:21un autre segment du côté des small et mid-caps
06:23avec un tissu plus industriel,
06:25plus local,
06:26qui apporte aussi une décorrélation
06:27vis-à-vis du renforcement de l'euro
06:29qui pénalise les larges caps.
06:30On l'a vu la semaine dernière
06:31avec LVMH notamment.
06:33Donc on va avoir des débits plutôt différents
06:35en termes de secteur,
06:37selon les géographies.
06:37Les small caps en Europe
06:38qui ont notamment été portés par l'Allemagne,
06:41par le plan de relance.
06:42Ça doit faire un an qu'on parle de ce plan de relance.
06:44Maxime Darmé, bonjour.
06:46Un plan de relance qui a quand même du mal à se déboucler.
06:50On voit que sur les nombreux milliards,
06:53500 milliards,
06:54infrastructure,
06:55à peine 25 milliards ont été débloqués.
06:59Les entreprises qui sont en train de publier leurs résultats
07:01sont quand même très prudentes
07:02en disant pour l'instant,
07:02ce n'est pas encore signé,
07:04il n'y a rien de fait.
07:04L'Allemagne et également le gouvernement Merz
07:07qui ne voient plus 1,3% de croissance,
07:08mais 1% cette année.
07:10Vous êtes toujours optimiste, vous,
07:12sur l'Allemagne, chez Allianz Trade ?
07:13Alors on n'a jamais été vraiment particulièrement optimiste
07:15puisqu'on a 0,9% de croissance en 2026
07:17depuis déjà pas mal de temps.
07:18Donc le gouvernement allemand
07:20revient un petit peu à la réalité des choses,
07:22c'est-à-dire qu'ils ont vraiment du mal,
07:24comme vous l'avez dit,
07:25à débourser l'argent effectivement sur le terrain.
07:28Je crois même que le déficit allemand
07:29a été légèrement en repli l'année dernière.
07:32En France, on arrive beaucoup à dépenser facilement.
07:34L'Allemagne, c'est exactement l'inverse,
07:36ils n'arrivent pas à dépenser.
07:37Alors il y a vraiment des retards importants
07:39sur la partie effectivement infrastructure.
07:42Sur la partie en revanche, dépenses de défense,
07:44ils ne sont pas loin des cibles.
07:45Donc là, l'argent est déboursé
07:47de façon beaucoup plus rapide et efficace.
07:50Après, 1% de croissance,
07:51on ne va pas se mentir,
07:53c'est vraiment une Allemagne
07:54qui sera à peine d'une récession,
07:56d'une stagnation de près de 4 ans maintenant,
08:00qui sera portée sans doute par la consommation,
08:02les dépenses publiques,
08:03mais de facto,
08:05les problèmes structurels de l'Allemagne,
08:07ils n'ont pas disparu avec le plan de relance.
08:09C'est-à-dire, les grands problèmes structurels,
08:10on les connaît,
08:12niveau des prix de l'énergie extrêmement élevés,
08:15concurrence très forte de la Chine,
08:17sur à peu près tous les secteurs industriels,
08:19automobiles, machines outils notamment.
08:21Donc tous ces problèmes démographiés en berne,
08:25donc les problèmes structurels,
08:26ce n'est pas un plan de relance
08:27qui va améliorer les choses,
08:29ça permet juste en fait
08:30un petit rebond cyclique,
08:320,9, 1% de croissance en 2026,
08:34mais malheureusement,
08:36il y a à craindre
08:37qu'on n'y aura pas beaucoup au-delà,
08:39peut-être qu'en 2027,
08:40on pourra encore un petit peu accélérer,
08:42puisque les dépenses d'infrastructures
08:43devraient prendre un peu plus d'ampleur.
08:45Donc là, on serait plutôt sur une croissance
08:46à peut-être 1,5%,
08:47mais ça reste quand même
08:48des chiffres extrêmement faibles.
08:51Le MDAX,
08:51donc les valeurs moyennes allemandes,
08:54eh bien on gagne 2%
08:55depuis le début de l'année,
08:56ça plafonne un petit peu.
08:58Quelle est la place du MDAX aujourd'hui
08:59dans les portefeuilles
09:00chez Vesta et Nour ?
09:01Assez faible,
09:02assez faible de l'Europe en règle générale,
09:04mais particulièrement
09:04des valeurs allemandes,
09:05des françaises notamment.
09:06Donc assez faible finalement
09:08en termes de positionnement géographique.
09:10Comme je le disais,
09:11on reste très internationaux.
09:13Le poids des valeurs allemandes
09:14est peut-être plus important
09:16au sein des small et mid-cap
09:17qu'au sein des large cap
09:18nous concernant.
09:20Semaine importante également
09:21en termes de banque centrale.
09:23On aura la BCE ce jeudi.
09:26Ce matin,
09:26on a la banque d'Australie
09:28qui a relevé ses taux.
09:29Et puis alors vendredi,
09:30Donald Trump nous a annoncé
09:31le nom de Kevin Walsh
09:33pour succéder à Jérôme Powell.
09:36Comment vous arrivez aujourd'hui
09:37à dessiner un petit peu
09:38le profil de Kevin Walsh,
09:40Maxime Darmé ?
09:41Dans le sens où c'était
09:42un gouverneur de la Fed,
09:43oui, mais il y a 15 ans
09:44et il a pu changer entre-temps.
09:45Puis bon, maintenant,
09:45il va falloir faire
09:46ce que Donald Trump veut,
09:47c'est-à-dire baisser les taux.
09:48Alors Kevin Walsh,
09:49il a typiquement
09:50un profil très monétariste.
09:52Il a dit, si je le cite,
09:54l'inflation est causée
09:55par les gouvernements
09:56qui dépensent trop
09:57et qui impriment trop.
09:59Il voit l'inflation vraiment,
10:00il voit l'État
10:01comme la première cause
10:04de l'inflation.
10:05Donc il n'aime pas
10:06les politiques de QE,
10:07quantitative easing,
10:08qui ont été menées
10:09pendant la foulée
10:11de la crise financière
10:11en 2009 jusqu'à 2013.
10:13Donc il n'aime pas
10:14ces politiques de bilan
10:15atrophiées des banques centrales.
10:18Il n'aime pas
10:19quand les banques centrales
10:19s'immiscent dans les marchés
10:21des treasuries,
10:22des MBS
10:23et achètent des dettes.
10:23Et à mon avis,
10:24là-dessus,
10:24il a plutôt raison.
10:25Je suis assez un critique
10:26aussi de ces politiques.
10:28Donc il a un profil
10:29vraiment sur le papier,
10:30très orthodoxe,
10:31monétariste.
10:32Attention à la politique monétaire,
10:33c'est juste là
10:34pour lutter contre l'inflation.
10:36Cependant,
10:36depuis l'année dernière,
10:38M. Walsh,
10:39il a écrit une op-ed
10:40dans le Wall Street Journal,
10:41c'était en novembre 2025
10:42si je ne me trompe pas.
10:44Et là,
10:44effectivement,
10:45il a pas mal changé
10:45son positionnement
10:46sur la politique monétaire
10:48des taux d'intérêt
10:49de court terme,
10:50donc les taux de la Fed.
10:51Donc là,
10:52il milite pour une baisse
10:53importante effectivement
10:54des taux,
10:55ce qui selon moi
10:56paraît un peu paradoxal
10:57puisque l'inflation,
10:58elle est en-dessus
10:59de la cible depuis 2021.
11:00Ça fait quasiment 5 ans
11:01que la Fed n'a pas réussi
11:02à atteindre
11:03son objectif d'inflation.
11:04Donc M. Walsh,
11:05il nous dit
11:05qu'il faut quand même
11:06baisser les taux.
11:07La Fed,
11:07elle regarde trop,
11:08elle est trop backward looking,
11:09elle regarde trop en arrière,
11:10elle regarde passer en avant.
11:11Il est persuadé
11:11que l'intelligence artificielle
11:14va booster la croissance
11:15à manière américaine.
11:16Là-dessus,
11:16il a raison,
11:17mais il va aussi baisser l'inflation
11:18puisque l'IA,
11:20c'est quoi ?
11:20C'est un choc formidable
11:21de productivité.
11:22Donc c'est supposé
11:23baisser les coûts unitaires salariaux
11:25et donc baisser l'inflation.
11:27Là-dessus,
11:27il n'a pas tout à fait tort.
11:28Dans les années 90,
11:29on l'avait vu,
11:29pendant la bulle internet,
11:31la productivité avait explosé,
11:33les coûts salariaux unitaires
11:34avaient beaucoup baissé
11:36et donc l'inflation avait baissé.
11:37Donc lui,
11:38il croit vraiment
11:38la décennie 2000,
11:40fin année 2020,
11:41début des années 2030
11:42est vraiment une décennie
11:43qui sera un peu similaire
11:46aux années 90,
11:46c'est-à-dire une période
11:47dans laquelle
11:47l'inflation peut baisser
11:49grâce au cas de productivité
11:50petit bémol.
11:52Dans les années 90,
11:53la Fed,
11:53elle a quand même maintenu
11:54des taux très élevés.
11:55Inquiète des risques
11:56de surchauffe
11:57et inquiète aussi
11:58des risques financiers
11:59puisque si la Fed
12:00commence à baisser
12:01ses taux d'intérêt
12:02de façon trop importante,
12:03elle risque d'alimenter
12:04l'euphorie
12:05sur les marchés financiers.
12:06Alan Grispan,
12:07il était très conscient de ça
12:08à la fin des années 90,
12:09il avait maintenu
12:10des taux d'intérêt
12:11de la Fed très élevés.
12:12Donc là,
12:13je suis un petit peu
12:13sceptique,
12:15un petit cas étonné
12:17de la politique
12:18de Kevin Walsh.
12:19Il a plutôt
12:20un bon background,
12:21il est monétariste
12:22là-dessus,
12:23mais en même temps,
12:23il veut baisser les taux.
12:24Bon,
12:25on comprend finalement,
12:26c'est pour complaire
12:27à la Maison-Blanche
12:28finalement,
12:29qui milite
12:30pour cette baisse
12:31de taux
12:31sous les 3%.
12:32Le temps passe très vite,
12:33il nous reste 3 minutes.
12:34Intéressant de voir
12:35la réaction de marché
12:35vendredi,
12:36Nourben-Yimret,
12:37c'est-à-dire que
12:37les taux longs
12:38ne se sont pas vraiment
12:39détendus,
12:39les taux courent
12:40très légèrement,
12:42le dollar,
12:42bon,
12:43s'est raffermi,
12:43mais en tout cas,
12:44on a un marché
12:44qui pour l'instant
12:45ne s'emballe pas,
12:46loin de là.
12:46Effectivement,
12:47parce qu'on a,
12:47comme le dit monsieur,
12:48deux visions
12:49qui s'opposent
12:50et pour l'instant,
12:50le marché a un peu
12:51du mal à savoir
12:52quel camp va dominer.
12:54Ce qui reste intéressant,
12:55c'est qu'on avait
12:55un gros sujet
12:56quant à l'indépendance
12:58de la Banque Centrale.
12:59Le choix de Kevin Walsh
13:00vient quand même
13:00rassurer un petit peu
13:02les marchés
13:02avec un acteur
13:03relativement crédible
13:05et pas forcément
13:06souple
13:07vis-à-vis
13:08de la Banque Centrale,
13:09mais on imagine
13:10quand même
13:10que Donald Trump
13:11a plutôt bien fait son choix
13:12en choisissant
13:14un gouverneur
13:15qui ira
13:16dans son sens
13:16et probablement
13:17qu'il a eu
13:18des garanties
13:18de la part de Kevin Walsh
13:19quant à des baisses
13:21de taux
13:21sur l'année 2026
13:23particulièrement,
13:23sur la trajectoire
13:24plus longue,
13:25on verra bien,
13:25mais on imagine
13:26que son choix
13:26a été éclairé
13:27et lié
13:28à différentes auditions
13:29rassurantes
13:30de la part de Kevin Walsh.
13:31Et effectivement,
13:32le point sur l'intelligence
13:32artificielle
13:33est très juste
13:34parce qu'on a eu
13:34beaucoup de...
13:35On a eu des prises de parole
13:36de la part de Kevin Walsh
13:37qui rejoint les propos
13:39de Scott Besson
13:40sur l'impact
13:40des inflationnistes
13:41de l'intelligence artificielle
13:43qui,
13:44dans des perspectives
13:45de projection
13:46en termes d'évolution
13:47de l'inflation,
13:48milite pour des baisses
13:49de taux à venir.
13:50On aura bien sûr
13:52l'occasion d'en reparler
13:52avec vous
13:53à de nombreuses reprises
13:54dans le sens où
13:55sa prochaine réunion
13:56à Kevin Walsh,
13:57ce sera en juin,
13:57sa première réunion plutôt.
13:59Vous attendez quoi ?
14:00Aujourd'hui,
14:01Maxime Darmé
14:01de Kevin Walsh,
14:02ça va être quoi ?
14:03Ça va être des jumbo cuts ?
14:04C'est-à-dire qu'on va
14:04faire des baisses de taux
14:05de 50-75 points ?
14:07Alors,
14:07je n'y crois pas du tout,
14:09honnêtement,
14:09parce que vous savez
14:10que le FOMC,
14:11donc l'organe de décision
14:12des politiques monétaires
14:12de la fête,
14:13C'est un comité.
14:13C'est un comité,
14:14exactement.
14:14Ils sont 12 votants.
14:16Et une majorité
14:18des membres,
14:20à mon avis,
14:20s'opposait à des taux
14:21d'intérêt sous les 3%.
14:23Donc,
14:23il ne va pas plaire à Trump.
14:24M. Kevin Walsh,
14:25il sera un petit peu isolé
14:27et ça va être un peu bizarre
14:28parce qu'on va voir
14:28un président de la fête
14:29qui va arriver devant
14:30les journalistes
14:31pendant les conférences de presse,
14:32il va dire
14:32« Moi, j'ai milité
14:33pour une baisse de 25-50 points de base
14:35et les autres membres du FOMC
14:36m'ont dit
14:37« Non, nous, on ne veut pas. »
14:39Donc ça,
14:39ça va être vraiment
14:40un truc intéressant à suivre.
14:42Un président de la FED isolé,
14:43c'est quand même
14:43assez unique
14:45dans l'histoire récente
14:46de l'institution,
14:47si je ne me trompe pas.
14:48Donc,
14:49vraiment pas sûr
14:49qu'ils pourront faire
14:50des job mock-up.
14:51En revanche,
14:51j'en termine là-dessus,
14:53on suivra de près
14:54la politique du bilan
14:55de la FED.
14:56C'est-à-dire que là,
14:57à mon avis,
14:57Kevin Walsh,
14:58il pourra trouver
14:59une majorité des membres
15:00pour revenir
15:01sur les achats de T-bills,
15:03donc sur les achats de dettes
15:04qui ont été repris
15:05depuis décembre dernier.
15:07Il y a pas mal de membres
15:08du FOMC,
15:09on ne sait pas combien exactement,
15:10mais c'est marqué dans les minutes,
15:11que quelques membres,
15:12plusieurs membres,
15:14ne sont pas très à l'aise
15:15avec ces politiques
15:16de rachat de dettes.
15:17Donc,
15:17on pourrait basculer
15:18vers une politique
15:19un peu plus conventionnelle
15:21pré-cresse financière 2008
15:22où la FED,
15:23au lieu de fournir
15:24de la liquidité
15:24par l'achat de titres,
15:26fournit de la liquidité
15:26directement par des facilités
15:28de crédit.
15:28On est pris par le temps.
15:29Merci messieurs.
15:30Maxime Darmé,
15:31qui est économiste senior
15:31chez Allianz Trade
15:32et Nurben Zimray,
15:33qui est directeur
15:34des investissements
15:34au familial office Investa.
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