- il y a 11 mois
Avec Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin, c'est Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme.
00:12Bonjour Jean-Philippe Tanguy.
00:14Bonjour Monsieur Aquili.
00:14Vous avez entendu Sébastien Lecornu aux 20h de France 2, un Premier ministre dans les 48h, ça donne du demain soir.
00:22Qui selon vous va s'installer à Matignon ?
00:24Écoutez, je n'en ai aucune idée et tout ce que je peux vous dire, c'est que je doute que ce Premier ministre ait la moindre marge de manœuvre,
00:32autre que de jouer au kamikaze.
00:35Le temps de déposer un budget et de lancer, si je puis dire, une procédure parlementaire que nous ne pourrons malheureusement plus arrêter est très cynique.
00:43Parce que moi je le dis, je l'ai dit depuis maintenant dix jours.
00:47Et les informations que j'ai obtenues depuis confirment ce que j'avais dit.
00:52Monsieur Macron se moque de nous.
00:53Monsieur Macron veut lancer une procédure budgétaire qu'on ne pourra plus arrêter et qui finira par ce qu'on appelle les ordonnances.
01:00Des ordonnances ?
01:00Oui, ceux qui nous écoutent ne le savent peut-être pas parce que ça n'a jamais été utilisé sous la Ve République.
01:05Mais le général de Gaulle avait prévu dans notre constitution que si le Parlement ne vote pas sur un budget avant la fin de l'année, dans le délai imparti,
01:12eh bien le gouvernement peut faire un budget par ordonnance.
01:15Ce serait la première fois sous la Ve République, ce serait évidemment un déni démocratique extrêmement grave,
01:20puisque le général de Gaulle ne l'a pas prévu pour contourner le Parlement, contourner une majorité qui serait compte.
01:27Donc pas de 49.3 selon vous, Jean-Philippe Quintanguis a été annoncé, mais des ordonnances.
01:31Mais d'où est-ce que vous tenez cette information ou affirmation ?
01:35Écoutez, je le tenais de Jean à Bercy qui travaille dessus et qui, depuis que j'ai révélé cette information,
01:40m'ont plus confirmé les choses que me démenti, voilà.
01:44Mais je vous dis, c'est dans la logique des choses.
01:45Donc quel que soit le quataire de Matignon, l'Elysée préparerait une sorte de gouvernance par ordonnance
01:53pour, au fond, faire passer le budget en détournant du Parlement, c'est ça l'idée ?
01:58Oui, mais en détournant d'ailleurs aussi le principe de la constitution,
02:00car cette procédure du général de Gaulle n'avait évidemment pas été prévue pour cela,
02:05mais ça s'inscrit, je pense que celles et ceux qui nous écoutent ne seront pas surpris
02:08que M. Macron utilise une des dernières armes qui lui reste pour ne pas écouter les Français.
02:14Parce que, en fait, M. Macron n'a jamais écouté les Français qui ont voté aux élections européennes
02:18contre sa politique fédéraliste de soumission à Bruxelles,
02:23en mettant Jordan Bardella largement en avance,
02:26qui ont mis en minorité de très loin les macronistes à l'Assemblée nationale
02:30et ils n'écoutent pas, voilà, ils continuent à gouverner seul,
02:35comme c'est seul et surtout isolé de la majorité de la population.
02:38Jean-Philippe Tanguy, il faudra bien que quelqu'un s'installe à Matignon, vous êtes d'accord ?
02:43Il faudra bien que quelqu'un, au fond, prenne les rênes de Matignon.
02:47Quel profil ? Est-ce que c'est le retour ?
02:49Il a dit que sa mission a été terminée, Sébastien Lecornu.
02:52Il peut revenir à vos yeux ?
02:53Oui, mais vous savez, en fait, en commentant aussi le casting en permanence...
02:58Mais ce n'est pas le casting, c'est la nature même de...
02:59Mais ces gens n'ont pas de poids politique.
03:01Moi, si vous voulez, tous ces gens, moi je n'ai rien contre la personne de Sébastien Lecornu,
03:06mais si vous voulez, ce n'est pas le sujet.
03:08Et en fait, Macron s'amuse, Marine Le Pen a dénoncé hier le fait qu'il envoyait des babales,
03:13et c'est vrai que tout le personnel politique et médiatique, moi y compris,
03:16on a tendance à courir derrière les babales, à commenter le commentaire,
03:19et la réalité c'est que...
03:20Ça vous a fait déraper, quand vous avez utilisé le sobriquet de salaud sur un plateau de télé ?
03:25Non, non, mais je n'ai pas traité M. Rotaillot de salaud, ce n'est pas vrai.
03:28Ça a été dit et redit.
03:28Oui, oui, mais ça a été dit et redit, il y a beaucoup de choses qui sont dites,
03:31c'est totalement faux, je parlais des pratiques politiques en général,
03:34parce qu'il y avait un journaliste qui expliquait que les politiques,
03:36c'était fait pour trahir, c'était fait pour mentir,
03:38et moi j'ai dit non, la politique, ce n'est pas des méthodes de salauds,
03:40et on a cru que j'avais insulté M. Rotaillot, je ne vois pas du tout pourquoi...
03:44Mais pas du tout, mais vous voyez, on commente...
03:47Mais c'est votre question de bonne guerre, mais on commente le commentaire.
03:49Mais il y a quoi derrière ça ?
03:51Parce que pendant que M. Macron jouait la course des petits chevaux,
03:54lance des babales, le monde avance, le macronisme avance.
03:59Il y a des décisions qui sont prises au quotidien.
04:01J'ai dénoncé il y a un mois avec Marine Le Pen,
04:03le projet qu'ils ont sur les barrages hydroélectriques,
04:05c'est les biens des Français, ça va coûter un milliard,
04:08et personne n'en parle à part nous.
04:10Un milliard d'euros encore qu'on va piquer aux biens publics des Français.
04:13Il y a, comment dire, les franchises médicales
04:15qui vont doubler, deux fois doubler,
04:18franchises médicales sur les médicaments,
04:20franchises médicales sur les consultations de médecine.
04:22C'était il y a un mois, on n'arrive pas à en parler.
04:24Il y a des décisions graves, M. Aquilis,
04:27qui sont prises pour le quotidien des Français,
04:28pour les entrepreneurs, pour les retraités.
04:31Et pendant qu'on parle du pont et du pont,
04:34les décisions sont prises,
04:36et les décisions sont payées par les Françaises et les Français.
04:38Jean-Philippe Tanguy, donc vous dites ce matin,
04:40un soupçon nourri par des contacts à Bercy,
04:43d'une volonté de gouverner par ordonnance,
04:47pour faire passer le budget de la part d'Emmanuel Macron.
04:50Marine Le Pen en Auvergne a dit,
04:51« Je sens surtout jusqu'à obtenir la dissolution,
04:55c'est une blague, la plaisanterie a assez duré. »
04:58Quelle sera donc votre stratégie dans les jours,
05:01les semaines qui viennent ?
05:02Mais mettre une pression politique la plus forte possible,
05:05celle de la légitimité que nous avons des urnes,
05:08mais aussi d'une pression populaire qui veut une rupture,
05:10pour obtenir cette rupture politique que les Français et les Français veulent.
05:13Donc censurer pour obtenir une dissolution ?
05:15Absolument, parce qu'il faut qu'on ait un grand débat
05:17sur les enjeux et que les Français tranchent
05:20et choisissent leur destin.
05:22La France, malheureusement, est ruinée.
05:24Nous sommes dans une crise budgétaire extrêmement grave,
05:26donc je pense que malheureusement,
05:2890% du personnel politique en dehors du Rassemblement National
05:31n'a pas conscience,
05:32parce que comme c'est leur dette et leurs résultats,
05:34ils sont dans le déni de la situation dans laquelle ils ont mis la France.
05:37La crise migratoire, évidemment, est extrêmement grave.
05:39Des nouveaux chiffres de l'INSEE
05:40qui montrent que la part d'étrangers dans notre pays
05:43est totalement hors contrôle
05:44et ne correspond absolument pas à ce que veulent nos compatriotes.
05:48La crise de l'école, évidemment.
05:50La crise où les résultats de notre pays s'effondrent
05:52et on sacrifie des générations entières.
05:54Mais est-ce que vous ne craignez pas que renverser la table,
05:56une douelle dissolution,
05:57ce soit mettre du chaos sur le chaos ?
05:59Après tout, on peut gérer les affaires courantes
06:01jusqu'à la présidentielle.
06:03Il y a 2027, c'est pas si loin que ça en réalité.
06:05Est-ce qu'il faut rajouter de la panique à la panique ?
06:12Est-ce que vos électeurs ont envie de ça ?
06:13Ils ont envie de travailler ?
06:14Il y a des chefs d'entreprise ?
06:16Vous voyez, ce que je veux dire,
06:17est-ce que cette respectabilité que vous recherchez
06:20à travers votre travail à l'Assemblée nationale,
06:23est-ce qu'elle ne serait pas mise à terre
06:25en voulant tout renverser une fois de plus ?
06:27Mais renverser quoi ?
06:30Renverser la soupe ?
06:31Une mauvaise soupe qui est en train de frémir
06:34sur la Vème République qui n'est défigurée ?
06:38Il faut prendre des décisions.
06:40Ça veut dire que là,
06:41ils ne veulent même plus défendre leur réforme des retraites,
06:43évidemment, que je condamne.
06:44Mais ça veut dire que...
06:45La suspension, ça vous va ?
06:46La suspension, mais oui.
06:47D'ailleurs, ils n'ont même pas le courage de l'abroger.
06:48C'est suspension, donc on ne fait rien.
06:50Donc en fait, on aura 5 ans.
06:51Le deuxième mandat de M. Macron,
06:53ça aurait été 5 ans pour ne rien faire,
06:55ne rien décider,
06:56laisser tout pourrir
06:57et envoyer chaque semaine
06:59une nouvelle facture aux Français
07:00qui doivent la payer.
07:01Donc, cette situation de fausse stabilité,
07:08c'est le chaos.
07:08Parce qu'au quotidien,
07:10l'insécurité, une fois de plus, explose.
07:12Les problèmes s'aggravent.
07:13Excusez-moi, je vais encore parler d'un problème concret.
07:15Mais pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale,
07:19l'agriculture française est déficitaire.
07:21Donc, ils ont même réussi à mettre à terre,
07:23les macronistes ont même réussi à mettre à terre
07:24l'agriculture française,
07:26joyau national,
07:27qui nous nourrit.
07:29Écoutez, on va importer cette année
07:30500 millions d'euros de beurre.
07:33Donc, nous ne sommes même plus capables,
07:34enfin on est capables,
07:35puisque nos agriculteurs, nos paysans sont capables de le faire,
07:37de faire notre propre beurre.
07:38On doit importer du beurre, du Pologne
07:40et d'Europe de l'Est.
07:41On est dans le délire complet.
07:42Nous sommes dirigés par des gens
07:43qui sont gravement incompétents,
07:45gravement impactés,
07:46et qui s'accrochent au pouvoir.
07:47Donc, vous dites, il faut repasser par les urnes.
07:49Mais bien sûr, c'est très urgent.
07:50Jean-Philippe Tanguy,
07:51cette suspension de la réforme des retraites,
07:53c'est ce que dit Sébastien Lecornu sur France 2.
07:56Il dit, ça coûte 3 milliards.
07:58En 2030.
07:59Oui.
07:592027, 2027.
08:013 milliards.
08:02C'est-à-dire rajouter de la dette à la dette.
08:04Pourquoi revenir en arrière ?
08:06Regardez ce qui se passe.
08:07Nous voisins européens,
08:08les Allemands, les Italiens,
08:09ils sont à 67 ans déjà, voire plus.
08:11Oui, mais ça crée du malheur.
08:12Je ne pense pas que les Allemands soient spécialement heureux
08:14de la situation dans laquelle ils sont.
08:17La politique, c'est aussi essayer de créer du bonheur
08:20et de créer une perspective pour les gens.
08:22La réforme des retraites,
08:24vous verrez qu'elle ne rapporte pas 3 milliards,
08:26qu'elle-même coûte beaucoup d'argent,
08:28parce que, comme la réforme Fillon,
08:29les gens sont parfois abîmés au travail,
08:31sont fatigués.
08:32Donc, vous devez payer le chômage des aînés,
08:35vous devez payer les maladies chroniques,
08:37vous devez payer les incapacités,
08:38vous devez payer les blessures.
08:41Donc, tout ça se retrouve sur la sécurité sociale.
08:42Ce sont des fausses économies.
08:44Et nous, on a une réforme des retraites
08:45qui incite notamment les jeunes à travailler plus tôt,
08:48qui permettent à toutes les personnes
08:50exclues du marché du travail
08:51de trouver un emploi de cotiser.
08:53Je vous rappelle que, par exemple,
08:54les personnes en situation de handicap dans notre pays
08:56sont sous-employées,
08:57alors qu'elles peuvent apporter beaucoup de choses
08:59à notre pays.
09:00Il y a encore des femmes sous-employées
09:02en temps partiel subi.
09:03Il y a beaucoup de gens qui veulent travailler en France
09:04plutôt que de faire travailler
09:06des personnes déjà abîmées
09:07entre 62 et 64 ans.
09:08Que dites-vous de ce concept ?
09:10Ça parle de retour au pouvoir,
09:12ou d'aller au pouvoir,
09:13en ce qui vous concerne,
09:14de l'union des droites.
09:15Qu'est-ce qu'est la réalité de ça ?
09:17On entend des Républicains
09:18qui disent
09:18« Jamais le Rassemblement National,
09:20on ne travaillera jamais ensemble ».
09:21Il y a toujours
09:21cette espèce de plafond de verre
09:23avec Marine Le Pen.
09:24Que dites-vous ?
09:25Est-ce qu'il faut cette union des droites ?
09:26C'est un plafond de verre,
09:27c'est un plafond de la lâcheté.
09:28Je ne peux pas forcer...
09:29Plafond de la lâcheté.
09:30Bien sûr, c'est un plafond de la lâcheté.
09:32Écoutez, M. Rotaillot
09:33et d'autres,
09:34ils ont eu l'occasion
09:35quatre fois de faire barrage
09:37à M. Macron.
09:38Deux fois à la présidentielle,
09:40cinq fois même,
09:41et trois fois aux élections législatives,
09:42et notamment les dernières élections
09:43législatives anticipées,
09:44où M. Ciotti,
09:45avec une partie des Républicains,
09:47ont le courage de faire barrage
09:49à M. Macron,
09:50soutenant Marine Le Pen
09:50et Gérardane Bardella.
09:51Qu'est-ce qu'il a fait,
09:52M. Rotaillot et les autres,
09:53M. Wauquiez et toute la semaine-là ?
09:55Ils ont soutenu M. Macron.
09:57Parfois, ils ont même soutenu
09:58les Insoumis et la gauche.
10:00Donc ces gens,
10:00je suis désolé,
10:01pour redresser la France,
10:02il faut un programme évidemment,
10:04mais il faut aussi des valeurs morales.
10:06Et des gens qui n'ont pas eu le courage
10:08de s'opposer à M. Macron,
10:10qui ont sacrifié l'intérêt de la France
10:11pour garder leur poste,
10:12eh bien, on ne peut pas travailler avec ces gens.
10:14Voilà, on ne peut pas.
10:15Et d'ailleurs,
10:15ce n'est pas qu'ils ne veulent pas,
10:16c'est qu'en fait,
10:16ils n'ont pas la force morale de le faire.
10:18Si demain, il y a une dissolution,
10:19pardon de revenir à la mécanique des choses,
10:22mais ça raconte ça aussi, la politique.
10:24Si demain, il y a une dissolution
10:25et que vous, les sondages le disent,
10:28vous êtes en dynamique,
10:29mais vous n'aurez pas d'allié,
10:30en quelque sorte,
10:31puisque vous n'arrivez pas
10:32à vous parler les uns et les autres.
10:33Mais le principal allié,
10:34c'est le peuple français.
10:35C'est le gaullisme,
10:36c'est la logique de la 5ème République.
10:38Marine Le Pen,
10:39future présidente des Français,
10:41s'il le souhaite,
10:42parle à tous les Français
10:43et veut gouverner pour tous les Français.
10:45Parce que cette espèce d'esprit de clan,
10:46de coalition,
10:47qui ne fonctionne pas en France,
10:49vous arrivez au pouvoir,
10:50vous ne gouvernez pas
10:50pour la majorité des Français,
10:52voire la totalité,
10:53vous gouvernez pour votre clan,
10:54vous gouvernez pour votre petit parti.
10:56Donc, il faut arrêter de penser
10:57de façon étriquée
10:58à des partis,
10:59à des intérêts partisans.
11:00Il faut penser
11:00à une majorité de Françaises et de Français
11:02et d'ailleurs régler ainsi
11:04beaucoup de problèmes
11:05par l'utilisation du référendum.
11:07Ça, c'est le gaullisme,
11:08ça, c'est la vision
11:08pour notre pays
11:10et ça, ça permettra
11:10de régler les problèmes
11:11parce que tous ces gens
11:12qui ont coalisent
11:13que des fausses coalitions
11:14à la bouche,
11:15des petits accords de boutique,
11:17réglés aucun problème.
11:19Aucun problème n'est réglé
11:20par ce genre de pensée minable.
11:21Vous convoquez le général de Gaulle,
11:22nous allons terminer cet échange,
11:24mais tiens, Robert Badinter,
11:26il a sa place au Panthéon ?
11:27Oui, bien sûr qu'il a sa place,
11:29une grande figure de la gauche.
11:31Moi, je ne suis pas sectaire,
11:32ce n'est évidemment pas
11:32mes références personnelles,
11:34mais on peut et on doit même
11:36admirer, respecter
11:38des personnes d'autres familles politiques
11:40qui ont apporté des valeurs
11:41et porté des combats
11:42pour notre pays.
11:43Jean-Philippe Tanguy,
11:44ultime question,
11:45c'est la grosse fatigue ?
11:46Non, c'est...
11:48Je vous sens lassé.
11:49Non, je ne suis pas du tout lassé,
11:50c'est peut-être que je suis un peu malade,
11:52mais ça, ce n'est pas grave.
11:54Non, non, je suis révolté,
11:56je suis indigné,
11:57parce que moi,
11:58je ne me suis pas engagé en politique
11:59pour attendre sur mon siège
12:00de député
12:01que des gouvernements d'incapables
12:03se succèdent.
12:04Moi, je suis là
12:04pour essayer de changer les choses
12:05avec Marine Le Pen
12:06et Jordan Bardella,
12:07et je trouve que fuir le peuple,
12:09contester le peuple,
12:11refuser de se soumettre au peuple,
12:12c'est une infamie,
12:13c'est indigne de nos mandats
12:16et tous ces gens
12:16qui s'arrangent
12:17pour ne pas demander la ravi
12:19aux Françaises ou aux Français,
12:20vous savez,
12:20moi, je me suis engagé
12:21contre la trahison du référendum de 2005.
12:23Et bien là,
12:23j'ai l'impression
12:23qu'on trahit la parole des Français
12:25au quotidien,
12:26en refusant de leur donner la parole
12:27et de les écouter
12:28comme le fait M. Macron
12:29et surtout de laisser pourrir
12:30les problèmes
12:31des gens qui souffrent,
12:33parce qu'il y a des gens
12:33dans notre pays,
12:34vous le savez,
12:34à Sud Radio,
12:35qui souffrent,
12:36qui ont du mal à s'en sortir,
12:37qui travaillent dur
12:38et qui ne voient pas
12:39le fruit de leur travail
12:40et qui sont très inquiets
12:41pour leurs enfants
12:42et l'avenir de leurs enfants.
12:43C'est ça le sens de la politique.
12:44Peut-être que j'enfonce
12:45une porte ouverte,
12:46peut-être que je suis naïf,
12:47mais moi,
12:47je ne me départirai pas
12:48de ces valeurs simples.
12:49Merci à vous,
12:50Jean-Philippe Tanguy.
12:51Merci.
12:51Jean-Philippe Tanguy.
12:52Vous voulez un doliprane,
12:53Jean-Philippe Tanguy ?
12:54Non ?
12:54Il faut du doliprane
12:55pour faire de la politique
12:56en ce moment, non ?
12:57Non, il faut un peu de courage.
13:01Malheureusement,
13:01ce n'est pas dans des capsules.
13:02Comme disait Jacques Chirac,
13:04vous connaissez sa formule,
13:05mais je vais encore avoir des problèmes.
13:06Non, mais allez-y, allez-y.
13:08On fait des grèves de tout
13:09dans notre pays,
13:10sauf de couilles,
13:11faute de donneurs.
13:12Ah, voilà, c'est ça.
13:13Bon, ben c'est cash, au moins.
13:15Allez, on va revenir
13:17dans un instant
13:17sur ce que vous avez dit.
13:19Je ne sais pas s'il y aura
13:19un Premier ministre
13:20vendredi soir.
13:21Vous y croyez, vous ?
13:23Mais ça, ça manque,
13:23je m'en fiche.
13:24Oui, vous en fichez ?
13:25Oui, parce qu'en fait...
13:26Ah ben, sauf si c'est
13:27quelqu'un de chez vous.
13:28Mais ce ne sera pas
13:28quelqu'un de chez nous.
13:29Non, c'est sûr, ça.
13:29Non, non, mais ce ne sera pas
13:30quelqu'un de chez nous
13:31parce que nous,
13:31on ne veut pas le poste,
13:32on veut une majorité
13:33pour porter des politiques.
13:34Bon, vous voulez la dissolution ?
13:35Oui.
13:36Fin de la blague,
13:36comme a dit Marine Le Pen.
13:38Rend le pouvoir au peuple.
13:39Bon, on va en parler
13:40dans un instant
13:41avec Elisabeth Lévy
13:42et Françoise de Gois.
13:44Emmanuel Macron lance des babales,
13:46dit Jean-Philippe Tanguy
13:47il y a quelques instants.
13:48Qu'est-ce que vous pensez, tiens ?
13:49Qu'est-ce que vous en pensez ?
13:50Est-ce que c'est comme ça
13:51qu'agit Emmanuel Macron ?
13:52J'aimerais vous entendre.
13:54Et puis, une union des droites.
13:55Visiblement,
13:59de Jean-Philippe Tanguy,
14:01de Retailleau aussi.
14:02Déjà, il y a un gros problème,
14:03c'est les retraites.
14:04On n'a pas du tout
14:05la même vision.
14:05Vous pouvez nous appeler
14:060826 300 300.
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