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  • il y a 3 mois
Avec Eric Revel et Elisabeth Lévy

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2025-10-28##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Benjamin Glaze.
00:07Il est 8h33, vous avez choisi Sud Radio et vous allez avoir du débat, vous allez en avoir parce que vous-même, vous allez réagir à l'actualité et réagir à toutes les actualités que vous souhaitez aborder à l'antenne 0826 300 300.
00:22Manu vous attend, comme toujours, au Standard. Avec nous pour ce Grand Débrief de Sud Radio, Elisabeth Lévié et Éric Revelle. Rebonjour.
00:30Oui, bonjour. Bonjour. Et salut à Manu.
00:35Effectivement, c'est ça. J'aimerais qu'on revienne tout d'abord sur ce qui s'est passé hier devant la prison de la santé avec ses deux députés LFI, Hugo Bernalicis et Daniel Obono,
00:45qui ont tenté de rentrer dans la prison de la santé pour rendre visite à Nicolas Sarkozy. C'est quoi, Elisabeth Lévié ? C'est de la provoque ? Ça vous choque ou pas ?
00:55Non mais bon, je pense qu'on ne devrait même pas en parler, en fait. Je pense qu'évidemment que c'est de la provoque ou ils veulent le narguer ou je ne sais trop quoi.
01:04Mais franchement, c'est tout ce qu'ils ont inventé pour qu'on parle d'eux. Ils ne pourraient pas faire un truc pour la France, plutôt ?
01:10Non mais franchement, je suis sidéré par cette... C'est minable, en fait. Voilà. Il n'y a qu'un mot à dire.
01:20Éric Revelle.
01:21Je suis sûr qu'Éric va être beaucoup plus d'Isère que moi.
01:25Non, non, non, non. Mais moi, j'ai trouvé ça d'une indécence-vole. En plus, je crois qu'ils ont voulu rentrer avec deux journalistes, c'est ça ?
01:30C'est ça.
01:30Un Mediapart et un... Non mais attendez, attendez. Donc c'était... C'est d'un voyeurisme, une indécence. C'était pour voir si le prisonnier Sarkozy...
01:37Non mais attendez, c'est... Enfin, comment pourrais-je qualifier cela ? Au moment où on se parle, il est 8h34, 35, sans être vulgaire. C'est des cons. Voilà. Ça vous va ?
01:52Oui.
01:52Voilà. C'est ridicule.
01:53C'est ridicule.
01:55Mais nous l'accepterons.
01:56Se vouloir se payer la gueule de Sarkozy, comme ça, c'est absolument abject. Voilà.
02:01En tout cas, un bar répété pour les enfants qui nous écoutent. Voilà.
02:05Voilà. On est avec, au standard, 0826-300-300, avec Olivier de Bordeaux. Bonjour, Olivier.
02:11Bonjour à tous. Merci.
02:14Bonjour.
02:14Bienvenue, Olivier. Vous voulez revenir sur... Bah voilà, ces deux députés LFI qui ont tenté de voir Nicolas Sarkozy en prison.
02:21Ça vous fait réagir ? Vous en pensez quoi, vous, Olivier ?
02:23Alors, il y a deux choses. La première, c'est qu'ils ont clairement démenti en disant que c'était absolument faux.
02:27Donc ça, je pense qu'il faut le prendre en compte. Quand ils avaient voulu voir Balkany, ils avaient demandé, ils l'avaient fait.
02:34Là, ils disent qu'ils ont affirmé qu'ils n'ont jamais demandé à rencontrer, en particulier, Nicolas Sarkozy. Voilà.
02:40Ah oui, oui. C'est très, très clair. Hugo Bernalicis l'a très, très bien expliqué sur... Il a dit, nous n'avons jamais demandé à voir Nicolas Sarkozy.
02:48Ils ont demandé à visiter le quartier d'isolement, comme le quartier disciplinaire, comme le quartier vulnérable et le quartier arrivant à la détention classique.
02:55Donc, il lui aurait demandé directement, comme il l'avait fait pour Balkany. C'est ce qu'il explique très clairement.
03:00Par contre, il explique, en effet, qu'ils étaient encore dans la prison quand les infos étaient déjà en train de sortir sur les journaux d'extrême droite.
03:06Donc, ça pose question, quand même, sur les liens entre les deux. Première chose.
03:09Deuxième chose, quand bien même ils auraient voulu voir ce qui n'est pas le cas, mais quand bien même ils auraient voulu le faire,
03:15moi, je rappelle quand même qu'il y a des gens qui dorment à 8, il y a 8 matins dans les prisons qui sont en surpopulation,
03:20que M. Sarkozy a la chance d'avoir, bon, pour sa sécurité, on peut l'entendre, une cellule pour lui tout seul.
03:27Mais que, moi, j'aurais été curieux de savoir s'il est traité comme un détenu comme les autres, en fait.
03:31Donc, peut-être qu'il est privilégié aussi en prison.
03:34Mais en attendant, faites attention sur Sudrabio, parce que si vous commencez à véhiculer des fake news,
03:38sans demander déjà aux premiers concernés qui démentent formellement, et c'est des députés,
03:43c'est quand même, c'est une parole importante.
03:45D'abord, monsieur, excusez-moi, je l'ai vu, Olivier, vous êtes complètement sur ce côté de la plaque.
03:49J'ai le téléphisme, mon cher Olivier.
03:51S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
03:52Non, mais attendez, attendez, attendez, attendez.
03:54Excusez-moi de me terminer.
03:54Ils ont même dit qu'ils n'étaient pas antisémites, je l'ai vu téléphisme.
03:57On n'entend rien, on n'entend rien, on n'entend rien.
04:00Voilà, Olivier, vous terminez.
04:02Je précise qu'on l'a dit, ça.
04:05On a donné, justement, on a donné exactement ce qu'a déclaré Hugo Bernalicis.
04:11Dans ce cas-là, moi, je suis assez choqué, quand même,
04:15que malgré la parole, l'analystiste se soit relayée
04:18et qu'on se retrouve avec des invités chez vous qui traitent les députés de cons.
04:21On est à un niveau, quand même,
04:23que moi, je suis extrêmement choqué par cette façon de procéder
04:25et par le fait, en fait, que ce soit ce genre de commentaire
04:28auquel on est droit sur Sud Radio.
04:30Vous nous avez habitués à mieux.
04:32Écoutez, moi, c'est quand même une radio de droite et je suis de gauche
04:35et j'interviens souvent et je suis très content qu'on prenne la parole de tout le monde.
04:39Mais oui, Olivier, tout le monde, que vous soyez,
04:43que les auditeurs soient de gauche ou de droite,
04:46vous prenez la parole, vous appelez au 0826 300 300
04:49et vous êtes à l'antenne.
04:51Je vous remercie, mais je suis très choqué
04:53par le fait qu'on insulte des députés à l'antenne,
04:55tout simplement parce qu'ils sont insoumis.
04:57Je rappelle que M. Sarkozy est en prison,
04:59qu'il a assisté à son procès avec un bracelet électronique.
05:02Il a déjà été condamné.
05:04Il est convaincu de corruption déjà.
05:06Il a trois procès qui arrivent encore à un moment donné.
05:09C'est bien gentil de traiter ce monsieur comme si c'était un innocent qu'on avait enfermé.
05:16En tout cas, il a fait appel. On verra cela.
05:18Merci beaucoup, Olivier.
05:20Éric Revelle.
05:22Oui, mais attendez, je vais vous dire une chose.
05:24Je vais vous dire une chose.
05:25Je ne sais pas qui est ce monsieur.
05:28C'est un auditeur évidemment important pour Sud Radio.
05:31Mais pardonnez-moi, qui peut croire un seul instant
05:35que par hasard, nos deux députés éléphistes,
05:37accompagnés de journalistes,
05:39sont venus à la prison de la santé
05:40pour humer l'air du temps ?
05:44En réalité, ils se sont fait prendre la main dans le sac
05:47parce qu'en fait, ils avaient une idée derrière la tête.
05:50Et évidemment, devant le tollé, ils ont rétropédalé.
05:53Et moi, je devrais croire cette parole ?
05:55Et ce rétropédalage ?
05:56Je vous dis que non.
05:57Pourquoi ils ont été à la prison de la santé, à votre avis ?
06:00Pourquoi ?
06:00Pour voir la députée de Psylone,
06:02pour voir s'il y avait 8 matelas,
06:03comme dit faussement ce monsieur.
06:06Le taux d'occupation de la prison de la santé,
06:08il est de 190%.
06:09Il y a 82 matelas par terre,
06:11pas 8 matelas par cellule.
06:13Ça, c'est une fake news, cher Olivier.
06:15Ça, c'est une fake news.
06:16Elisabeth, vous vouliez rajouter quelque chose ?
06:18Non, moi, ce qui me frappe, en fait,
06:19c'est la rage égalitariste qu'il y a dans notre pays, en fait.
06:23C'est-à-dire, ce qui compte surtout,
06:26c'est qu'un ancien président de la République
06:27soit exactement traité comme un refus d'obtempéré
06:30qui, d'ailleurs, ne va pas en prison.
06:32Mais passons.
06:32Donc, il faut absolument
06:34qu'il soit traité comme le mec de la drogue
06:37ou comme...
06:37Non, eh ben non.
06:39Effectivement, un ancien président de la République,
06:41des présidents de la République,
06:43on en a un tous les 5 ans.
06:44Donc, effectivement,
06:46je veux dire,
06:47je considère que
06:49c'est pas non plus...
06:51Évidemment, ça veut pas dire
06:52qu'il n'a pas les mêmes droits
06:54ou qu'il aurait des droits supérieurs.
06:55Ça n'est pas ça.
06:57C'est simplement que, pour moi,
07:00je fais une différence
07:01entre Nicolas Sarkozy
07:03et, je sais pas,
07:04plein d'autres malfrats qui sont en prison.
07:06Oui.
07:07Et l'égalité,
07:08ça signifie pas
07:09de mettre tout le monde
07:10comme ça d'équerre.
07:13C'est-à-dire,
07:13il y a quelque chose,
07:14dès que quelqu'un dépasse,
07:16dès que quelque chose dépasse,
07:17attention, il a des privilèges.
07:18Quel privilège !
07:20Oh là là,
07:20il a deux flics qui le surveillent
07:22pour pas qu'il se fasse tuer en prison.
07:23Quel privilège !
07:24Franchement !
07:26Bon, en tout cas,
07:26ça fait réagir.
07:27Et puis, vous vous appelez
07:280826 300 300.
07:30On va changer de sujet.
07:31Ça vous dit ou pas,
07:31Elisabeth et Eric ?
07:33Oui, oui.
07:33Ouais.
07:34Ah non, mais si c'est pour parler
07:35du budget, là, je...
07:36Eh bien, on va parler du budget.
07:38On va parler du budget.
07:40Non, on va parler de l'ambiance
07:40à l'Assemblée nationale
07:41parce que c'est vrai
07:42que c'est un sacré spectacle.
07:44On a Frédéric Brindel
07:45qui est là,
07:45qui va nous en parler
07:46dans quelques instants.
07:47Et puis, juste après la pub,
07:48je voudrais qu'on parle aussi
07:49de ce rapport du CESE.
07:50Je ne sais pas si vous en avez
07:51entendu parler.
07:52C'est ce matin
07:53dans Le Quotidien,
07:54aujourd'hui en France,
07:56l'instabilité politique
07:57qui préoccupe les Français.
07:59Troisième sujet
08:00de préoccupation des Français
08:01selon ce rapport du CESE.
08:04Derrière la santé
08:06et le pouvoir d'achat,
08:06mais devant l'immigration
08:07et le chômage.
08:08Ça vous fait réagir ?
08:09On en parle avec vous,
08:10Eric et Elisabeth,
08:11dans un instant.
08:11Et puis, avec vous,
08:120826 300 300.
08:13A tout de suite.
08:16Le Grand Matin Sud Radio,
08:187h10h,
08:19Benjamin Glaze.
08:20Il est bientôt 9h moins le quart.
08:22Soyez les bienvenus
08:23si vous nous rejoignez
08:24sur Sud Radio.
08:24C'est le Grand Débrief
08:25avec Elisabeth Lévy
08:26et Eric Revelle.
08:27Il y a de l'ambiance
08:28avec, on l'a entendu,
08:30quelques invectives.
08:31Frédéric Brindel,
08:32on en parle justement
08:33des invectives aussi
08:34à l'Assemblée nationale
08:35avec l'étude du budget
08:37en ce moment.
08:38Dans une ambiance,
08:39on va dire,
08:40une tension qui est généralisée.
08:42Oui, et ça travaille
08:43déjà depuis tôt ce matin.
08:44Au moment où la séance
08:45a débuté,
08:46déjà 3700 amendements
08:48avaient été déposés
08:50entre le 24 et le 27 octobre.
08:52Certains se lâchent
08:53et s'en prennent
08:53à leurs opposants.
08:55C'est le cas
08:55de Jean-Philippe Tanguy,
08:57député RN.
08:58Écoutez-le.
08:58Les cocus,
08:59les super cocus,
09:00les hyper cocus,
09:02les méga cocus,
09:03c'est les LR.
09:03Voilà,
09:04alors ce même
09:05Jean-Philippe Tanguy,
09:06très vindicatif,
09:07vous l'avez compris,
09:07s'en prend alors
09:09au PS.
09:10Vous paraissiez m'étonner
09:10que, comme par hasard,
09:12l'abandon socialiste
09:12est arrivé avant
09:13que nous,
09:13on puisse le déposer.
09:14Un hasard sans doute.
09:16Il y a une préscience.
09:17Sans doute,
09:17les socialistes
09:18ont eu une préscience
09:19de ce qu'il allait se passer.
09:20Mais un truc incroyable encore.
09:21Il se passe du spiritisme.
09:23Il se passe du spiritisme
09:24dans cette salle.
09:25On entend des voix
09:26qui viennent des couloirs
09:27de Bercy,
09:28de Matignon.
09:29C'est incroyable.
09:30Et alors,
09:31voici donc la réponse
09:32de Philippe Brun,
09:33député PS,
09:34tout aussi musclé
09:35en direction
09:36de Jean-Philippe Tanguy
09:37du RN.
09:38Merci, M. le Président.
09:39Je souhaite répondre
09:40au pitre M. Tanguy
09:43pour mise en cause personnelle.
09:45M. Tanguy,
09:46M. Tanguy,
09:47nous avons découvert
09:48l'amendement du gouvernement.
09:50Comme vous tous,
09:51nous avons déposé
09:52un sous-amendement.
09:53Et M. Tanguy,
09:54je constate en tout cas
09:55de votre part
09:55une certaine obsession
09:57à mon égard.
09:58Et je pense
09:59qu'il va falloir
09:59maintenant vous faire soigner.
10:00Bon, vous l'avez compris,
10:02ça va assez loin.
10:03C'est morceau choisi.
10:04Ça ne s'enchaîne pas.
10:05C'est un montage,
10:06bien sûr,
10:07mais de vrais propos.
10:08Et aujourd'hui,
10:09les membres de la Commission
10:09des Affaires Sociales
10:10se prononcent sur le projet
10:12de loi de finances
10:12de la Sécurité Sociale.
10:14Vous l'avez compris,
10:15ça promet d'être
10:15une nouvelle fois pimenté.
10:16Oui, merci beaucoup,
10:18Frédéric.
10:18Elisabeth,
10:19le spectacle que nous offrent
10:20en ce moment
10:21les députés,
10:22c'est un sujet important.
10:23On parle de budget,
10:24c'est capital
10:25pour l'avenir du pays,
10:26pour notre avenir.
10:27Ce spectacle,
10:28il vous inspire quoi,
10:30je vais vous dire,
10:31je pense qu'il y a eu
10:32de grandes et belles joutes
10:34à l'Assemblée Nationale.
10:35L'Assemblée Nationale,
10:36ce n'est pas fait
10:37pour s'envoyer des roses
10:38et se faire des mamours.
10:40Ce que je regrette,
10:41c'est le niveau,
10:42en fait,
10:42parce que vous pouvez avoir
10:43des choses très violentes.
10:45Ce n'est pas le conflit
10:45qui me gêne.
10:46C'est pour ça.
10:47C'est fait pour ça,
10:47l'Assemblée Nationale.
10:48C'est fait pour représenter
10:50le conflit.
10:51Qui était le dernier
10:51qui parlait dans le reportage
10:53de Frédéric Brindel ?
10:54Philippe Brun,
10:55député socialiste.
10:56Philippe Brun.
10:57Philippe Brun, oui.
10:58Ah, Philippe Brun,
10:59qui était d'ailleurs
10:59un autre micro,
11:00je croyais un peu.
11:04Comment dire ?
11:05C'est juste le niveau
11:06qui est de ce théâtre
11:09qui n'est quand même pas...
11:10Ce n'est pas du Molière, quoi.
11:12Il n'y a pas beaucoup
11:12de bonnes répliques.
11:14C'est des attaques personnelles
11:16bas de plafond.
11:18Bon, voilà.
11:19Maintenant,
11:21ce qui est clair,
11:22c'est qu'il n'y a pas d'accord,
11:23il n'y a pas de consensus.
11:26Il n'y a pas de majorité
11:27pour voter un budget
11:28à l'Assemblée.
11:29Alors, est-ce qu'on va passer
11:30par la loi spéciale ?
11:32Bon, je ne sais pas.
11:33Moi, si vous voulez,
11:34j'attends la fin, en fait.
11:35Je ne suis pas les épisodes
11:37absolument avec passion.
11:40Éric va certainement me dire.
11:41Non mais, Éric,
11:41quoi ?
11:42Oui, non,
11:43mais Elisabeth a raison.
11:44L'Assemblée nationale
11:45a toujours été
11:46le théâtre d'invectifs
11:48plus ou moins bien senti.
11:50Alors, on en déplaise
11:51peut-être
11:51à certains de nos auditeurs,
11:53mais il me semble quand même
11:54que depuis que
11:55la France insoumise
11:56a bordélisé
11:57l'Assemblée nationale
11:58et le niveau a baissé
12:01et souvent,
12:02le son et les invectives
12:04ont gagné dans les aigus,
12:06si j'ose dire.
12:06C'est indéniable.
12:08Alors, est-ce que dire ça,
12:09c'est être quelqu'un
12:10d'extrême droite,
12:11comme le disait
12:12l'auditeur avant ?
12:14Je ne le crois pas du tout.
12:16Maintenant, oui,
12:16le théâtre de l'Assemblée nationale,
12:19c'est un endroit
12:20où chaque député
12:21aime se faire remarquer
12:22pour des raisons électoralistes.
12:26Bon, maintenant,
12:26je vais vous dire,
12:27on est quand même
12:27dans une impasse
12:28et sur le budget de la Sécu
12:29et sur le budget tout court.
12:31Est-ce que l'ALR
12:32voterait une taxe Zuckman,
12:33même light,
12:34comme disait
12:35Jean-François
12:35qui dit tout à l'heure ?
12:36J'ai du mal à le croire.
12:37Est-ce que le PS
12:38va battre en retraite
12:41et accepter
12:42une taxe Zuckman
12:43ou simplement
12:44rester au milieu du guet
12:45au risque d'être monteré
12:47du doigt,
12:48ce qui se passe
12:48à l'Assemblée nationale
12:49par les anciens
12:50ex-futurs partenaires,
12:51les LFistes ?
12:52Enfin,
12:53on est dans une impasse totale.
12:54Le responsable,
12:55c'est Emmanuel Macron.
12:56C'est indéniable.
12:57Depuis la dissolution,
12:59on ne sait pas
12:59comment s'en sortir.
13:01Le 49.3,
13:02le cornu a dit
13:02qu'il ne l'utiliserait pas.
13:03Vous savez ce qu'il va faire ?
13:04Il va sans doute
13:05utiliser les ordonnances,
13:07ce qui ne sera jamais vu,
13:08d'ailleurs,
13:08sous la 5e politique.
13:10Est-ce qu'il sera une façon
13:11de faire passer tout ça
13:12en force ?
13:14Voilà, point final.
13:14Comment ça ?
13:15Qu'est-ce qui n'est jamais arrivé ?
13:17L'utilisation des ordonnances
13:18pour faire passer un budget.
13:19On les a déjà utilisées,
13:21me semble-t-il,
13:22sous Mitterrand ?
13:24Je ne sais plus.
13:25Ah oui, oui,
13:25mais pas pour faire passer
13:26un budget, Elisabeth.
13:27Ah non,
13:27pas pour faire passer un budget.
13:29C'est donc ça la première.
13:30Mais là,
13:30si vous voulez le piège...
13:31On va chercher à savoir
13:31ce qui était la première.
13:32D'accord.
13:32Alors là,
13:33je vais donner raison
13:34à notre auditeur
13:35et aux LFistes.
13:37Les socialistes,
13:38en croyant
13:39que la belle idée
13:42de le cornu
13:42de ne pas passer
13:43par un 49.3
13:44allait rehausser
13:45le niveau démocratique
13:46de la discussion
13:47à l'Assemblée,
13:48en fait,
13:48le PS est tombé
13:49dans une sorte de piège.
13:50Puisque,
13:51de toute façon,
13:51ce budget,
13:53il sera...
13:54Il passera par les ordonnances.
13:56Donc,
13:56ce n'est pas un 49.3,
13:57je suis d'accord.
13:57Mais voilà.
13:58Donc,
13:58le débat jusqu'au bout,
13:59on risque de dépasser
14:00la limite du 31 décembre,
14:02quand même.
14:02Oui.
14:03Et donc,
14:04une reconduction du budget
14:05de celui qu'on avait précédemment.
14:07Et là,
14:07je vais vous dire,
14:08on est...
14:08Enfin,
14:09pardon,
14:09mais on est dans une impasse.
14:11Et cette situation,
14:11cette situation,
14:14qui inquiète les Français,
14:18en croire,
14:18tenait un rapport du CESE,
14:20je vous en parlais,
14:20c'est le Conseil économique,
14:22social et environnemental.
14:23Il a publié cette étude,
14:26ce rapport dans lequel,
14:27on apprend que la situation politique
14:30que l'on traverse,
14:31la situation de blocage,
14:32d'instabilité,
14:34c'est là où ce serait
14:35la troisième préoccupation
14:36des Français,
14:37derrière la santé
14:38et le pouvoir d'achat,
14:40en tête,
14:40mais devant l'immigration
14:41et le chômage.
14:44Elisabeth,
14:44ça vous inspire quoi ?
14:45On paye le CESE
14:46pour faire des sondages ?
14:48Non mais franchement,
14:49on paye ce machin
14:51pour nous dire des trucs
14:52que je peux apprendre
14:53en allant dans le bistrot du coin,
14:55là,
14:55que les Français
14:56sont acquis
14:56de la situation politique,
14:57mais vous vous moquez de moi,
14:58Benjamin.
14:59Là, vraiment,
15:00vous venez de prouver
15:02qu'il n'y a plus
15:03qu'à le fermer,
15:04ce truc.
15:04Mais écoutez,
15:06je ne sais pas comment dire.
15:07Ça,
15:07il y a des tas
15:08de sociologues,
15:09de sondeurs,
15:09de think tanks
15:10qui travaillent
15:11sur ce que pensent
15:12les Français.
15:12Franchement,
15:13on n'a pas besoin
15:14du CESE pour ça.
15:15Et je ne sais pas,
15:17ça vous étonne
15:18que les Français
15:18soient inquiets
15:19de voir des gouvernements
15:20valsés,
15:21les choses pas avancées,
15:23etc.
15:23Éric Revelle.
15:26Non, mais je savais
15:26que ça allait vous faire
15:27réagir, Elisabeth.
15:28Je sais aussi
15:29que ça va faire réagir
15:30Éric.
15:30Éric, on va essayer
15:31de retrouver,
15:32on l'a perdu.
15:32Bon, en attendant,
15:33on accueille
15:34Johan au 0826 300 300.
15:38Bonjour, Johan.
15:39Bonjour, Benjamin.
15:40Et bienvenue
15:40sur ce radio.
15:42Alors, la situation politique,
15:43en ce moment,
15:43elle vous inquiète ou pas ?
15:44Est-ce que vous avez répondu
15:45au sondage du CESE ?
15:47Non.
15:47Non, non, non.
15:48Je n'ai pas répondu.
15:50Bon, dites-moi,
15:51vous en pensez quoi
15:51de cette situation politique ?
15:52Et vous inquiète,
15:53vous, aujourd'hui, Johan ?
15:54Oui, c'est inquiétant.
15:56C'est inquiétant
15:57pour plusieurs raisons.
15:58La première,
15:59c'est que, de toute façon,
16:00les blocages entraînent
16:01des répercussions
16:03sur notre vie quotidienne.
16:06Et là, je parle
16:07en tant que chef d'entreprise,
16:09c'est-à-dire qu'il n'y a pas
16:10beaucoup d'entreprises
16:10qui sont aussi dans l'attentisme
16:12un peu de ce qui se passe.
16:14Et du coup,
16:14les projets n'avancent pas.
16:15La vie économique
16:16est un petit peu paralysée.
16:19On va dire,
16:19suite à...
16:20Comme à chaque fois,
16:21d'ailleurs,
16:21quand il y a des élections
16:23ou quand, comme ça,
16:24là, ça fait un an et demi
16:25après,
16:26depuis la dissolution,
16:27où, vraiment,
16:28on sent un flottement
16:30au niveau économique
16:31en France
16:31où les grandes entreprises
16:34n'osent plus vestir
16:35ou n'osent plus avancer
16:36leurs projets
16:36parce qu'elles ne savent pas...
16:38Vous, ça veut dire quoi
16:39à titre personnel ?
16:41Vous êtes chef d'entreprise.
16:43C'est quoi les conséquences
16:44concrètes pour vous
16:45sur cette instabilité politique ?
16:47Les conséquences contre moi,
16:48ce sont des potentiels clients
16:51qui n'osent pas signer
16:53de bonnes commandes
16:54parce qu'ils ne savent pas
16:55s'ils vont pouvoir investir
16:58et s'ils vont rester en France.
17:00Ça veut dire que,
17:02moi, derrière,
17:03je ne peux pas non plus embaucher.
17:05Ça veut dire que je ne peux pas
17:06développer un certain projet
17:07ou développer une entreprise.
17:09Donc, c'est aussi
17:10aller chercher des clients,
17:11aller à la recherche de clients
17:13qui deviennent
17:14de plus en plus compliqués
17:15parce que c'est toujours pareil.
17:16On ne sait pas trop.
17:18Donc, oui,
17:18il y a un impact significatif
17:21de la vie de nos chers dirigeants
17:23qui sont d'un niveau CP
17:27qui bloquent tout le pays
17:31et qui, en tout cas,
17:33sur le plan économique
17:33et qui ont un impact direct
17:35et on le voit
17:36sur les agences de notation
17:38qui ont un impact direct
17:39sur, après,
17:40la renommée de la France
17:41sur le plan économique
17:42mais aussi d'un point de vue
17:43diplomatique
17:44où c'est une catastrophe.
17:47Merci beaucoup, Johan.
17:48On a retrouvé
17:49Éric Rebelle.
17:51Réaction à ce que disait Johan
17:52et à ses inquiétudes,
17:53effectivement.
17:55Oui, oui.
17:55Sauf, évidemment,
17:56pour ceux qui sont
17:57des anticapitalistes
17:59forcenés
18:00et qui aimeraient vivre
18:01dans un autre système
18:01plus soviétisé.
18:02l'inquiétude des Français
18:05se traduit par une consommation
18:07qui baisse.
18:08La consommation,
18:10c'est le principal moteur
18:11de la croissance française.
18:13Donc, quand vous avez
18:15de l'inquiétude,
18:15vous n'avez pas de confiance
18:16et quand vous n'avez pas
18:17de confiance,
18:18vous avez moins de consommation,
18:20ça c'est pour les ménages,
18:21et moins d'investissement,
18:22ça c'est pour les entreprises.
18:23Les deux se rejoignent,
18:26entraînent une croissance
18:27plus faible
18:28et donc,
18:29un chômage qui augmente.
18:30Voilà, c'est tout simple.
18:31C'est tout simple.
18:32On est dans cette situation politique
18:34qui suscite de l'inquiétude,
18:37qui met par terre la confiance,
18:39donc, des ménages
18:40qui consomment moins,
18:41des entreprises
18:42qui investissent moins.
18:43Le tout,
18:44les deux confluences
18:45rejoignent dans le grand fleuve
18:46de la croissance
18:47qui coule moins vite
18:49et qui génère moins d'emplois.
18:50Voilà, c'est tout simple.
18:51Un petit peu d'optimisme,
18:52ma chère Elisabeth,
18:54non ?
18:55Non, mais enfin,
18:57de l'optimisme
18:57à long terme,
18:58non, mais c'est justement
18:59parce que je pense
19:01qu'on a quand même besoin
19:02d'autres choses
19:03que des lois au jour le jour.
19:05On a quand même besoin
19:06de, comment dire,
19:07de savoir si on veut,
19:08par exemple,
19:09sortir de ce système soviétique.
19:11Et ça,
19:11ça suppose un débat,
19:13ça suppose un pouvoir
19:14qui ait une grosse légitimité
19:15et qui puisse,
19:17si vous voulez,
19:18il ne s'agit pas simplement
19:18de gérer l'existant,
19:21mais de prendre
19:22des décisions
19:23qui vont nous engager
19:24longtemps.
19:25Donc ça,
19:26je crois qu'on a besoin
19:27d'élections présidentielles
19:29et d'élections législatives
19:31dans cet ordre-là
19:32et à la date prévue.
19:33C'est pour ça que moi,
19:34je crois que de toute façon,
19:36compte tenu de l'état
19:37de division du pays,
19:39le mieux qu'on puisse faire,
19:40c'est tenir.
19:41Voilà.
19:42Donc oui,
19:43on aura un budget
19:44pas terrible.
19:45Oui.
19:46Oui.
19:47Je cherchais un petit peu
19:48d'optisme parce que...
19:49On n'a pas la légitimité
19:50pour l'avoir.
19:51Maintenant,
19:52la vie continue.
19:53Voilà l'optimisme.
19:54La vraie vie continue.
19:5638% d'optimisme
19:57en chute de 10 points
19:58par rapport à 2024.
19:59Ça,
20:00c'est un autre chiffre aussi
20:00de cette fameuse étude
20:03en quête du...
20:04Du CESE.
20:05Du CESE.
20:06Mais oui,
20:06Eric,
20:06vous n'avez pas fait réellement
20:07à cette enquête.
20:08Il est logé dans le palais
20:09d'Iéna à Paris.
20:11Et il y a quelques années,
20:13on s'était interrogé
20:15sur la poursuite
20:16de l'activité du CESE
20:17et de transformer
20:18le palais d'Iéna
20:19en hôtel de luxe
20:20parmi des agences
20:21d'État
20:22qui coûtent très cher.
20:23Tiens,
20:24celle-ci.
20:25Il serait intéressant
20:26de faire un petit audit,
20:27vous voyez,
20:27pour voir ce que ça rapporte,
20:28ce que ça coûte
20:29et si on peut toujours
20:30financer tout ça.
20:31Voilà.
20:31Parce qu'elle n'est pas utile
20:33pour vous,
20:33cette agence ?
20:35Ce conseil ?
20:35Ah non.
20:36Oui.
20:36Ah non,
20:37ça ne sert strictement à rien
20:38à recaser les copains.
20:39à recaser beaucoup de gens,
20:40vous savez.
20:41Voilà.
20:42Non,
20:42ça ne sert vraiment à rien,
20:44Benjamin.
20:44Je crois que François Mitterrand
20:45avait même nommé
20:46Georgette Lemaire
20:48qui était une ancienne chanteuse
20:49au CESE,
20:50vous voyez,
20:50pour plancher.
20:52Personne n'a nommé son spade encore.
20:54On rend des services
20:55à des gens
20:56qui sont parfois en difficulté,
20:57qui trouvent un job,
20:59enfin en tout cas
20:59qui ont une rémunération
21:00sans savoir exactement
21:01ce qu'ils y font.
21:02D'ailleurs,
21:03on n'en parle plus trop
21:04de ces agences à supprimer.
21:06Je ne sais pas.
21:06Ouais.
21:08Parce que précisément,
21:10on ne va pas le faire
21:10demain matin,
21:11vous voyez,
21:11ce n'est pas l'Assemblée actuelle
21:13qui va supprimer
21:15l'Arc Homme et les autres.
21:18Il faut de la volonté politique.
21:19Il faut de la volonté politique.
21:19C'est vraiment des vrais débats,
21:20tout ça.
21:20Ça rejoint ce qu'on disait
21:21tout à l'heure
21:21sur Ravier Mileï.
21:23Tout à fait,
21:23Ravier Mileï
21:24avec ce carton.
21:26Inattendu,
21:26mais vous nous l'avez expliqué.
21:28Soyons honnêtes,
21:29juste un mot sur Mileï.
21:31C'est plus facile
21:32de gagner les élections législatives.
21:34Voilà,
21:34l'argentin.
21:35C'est plus facile
21:35de les gagner
21:36quand quelqu'un vous dit
21:37« Ah, mais si tu gagnes,
21:38tu auras un tas de milliards. »
21:40Oui, venant de Donald Trump.
21:44C'est ce que j'ai rappelé,
21:45Elisabeth, tout à l'heure,
21:46en grande objectivité.
21:47Ça a peut-être joué aussi.
21:47Absolument.
21:48Merci beaucoup
21:49pour votre objectivité,
21:50Elisabeth Lévy.
21:51Eric Revelle.
21:52Merci d'avoir une très belle journée
21:54et à très vite.
21:55A 8h57 sur Sud Radio.
21:57Vous restez avec nous
21:58dans un instant.
21:59Les infos de Laurie Leclerc,
22:00le journal de 9h.
22:01Et puis, dans un instant,
22:02la vérité en face
22:03avec Jean-François Killy.
22:05Vous nous appelez 0826 300 300.
22:08Manu vous attend au standard.
22:09Et puis Jean-François
22:09à l'antenne juste après ça.
22:10Merci.
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