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  • il y a 16 minutes
Ce lundi 10 août, Isabelle Martin, présidente de Jahan, Thierry Bros, expert énergie et professeur à Science Po Paris, et Pierre-Louis Guhur, docteur en IA et fondateur d'Argile, étaient les invités dans l'émission Good Morning Business présentée par Erwan Morice Good Morning Business est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:00:02BFM Business et RMC Live présente la matinale de l'économie.
00:00:07Good morning business, Erwan Morris.
00:00:09Il est bientôt 7h, bonjour à tous, bon réveil, ravi de vous retrouver dans votre matinale éco à la une
00:00:15de ce lundi 10 août.
00:00:17Les voyants sont toujours au rouge en ce début de semaine.
00:00:19Le détroit d'Hormuz reste fermé et ce, tant que les Etats-Unis n'accepteront pas toutes les conditions qui
00:00:25ont été posées par Téhéran,
00:00:27ça insiste les gardiens de la révolution, le point avec notre correspondant à Washington dès le début du journal.
00:00:33Une situation qui n'arrange pas non plus les affaires des Européens,
00:00:36qui compte sur un déblocage pour remplir leurs stocks de gaz qui sont au plus bas,
00:00:40le point à 7h45 avec le spécialiste des questions énergétiques Thierry Bross.
00:00:45C'est l'une des sociétés d'investissement les plus puissantes et surveillées au monde.
00:00:50Berkshire Hathaway réduit sa montagne de cash.
00:00:53Greg Abel, le successeur de Warren Buffett, investit près de 20 milliards de dollars,
00:00:57dont rien que la moitié dans Google.
00:00:59Les détails de cette nouvelle stratégie d'investissement à 7h30 avec Etienne Braque.
00:01:03Et puis dans le reste de vos rendez-vous, ne manquez pas à 7h20, parole de patron,
00:01:07nous serons avec Isabelle Martin, présidente de Jaan.
00:01:10Salariée dans la publicité, elle a décidé d'être sa propre patronne
00:01:13en reprenant une entreprise de tourteau à Poitiers.
00:01:17Voilà le programme, il est 7h, c'est le journal.
00:01:22Votre rendez-vous avec N2F.
00:01:25Simplifiez le pilotage de vos dépenses professionnelles.
00:01:34Et dans le détroit d'Hormuz, la situation n'a donc toujours pas bougé,
00:01:37malgré les déclarations de Donald Trump qui indiquaient la semaine dernière
00:01:42qu'un accord était en bonne voie.
00:01:44Téhéran répond qu'il maintiendra le blocage,
00:01:47tant que les Etats-Unis n'auront pas accepté toutes ces conditions.
00:01:50Axel Meunier, on va vous retrouver depuis Washington pour BFM Business.
00:01:55On vous retrouvera un peu plus tard dans cette édition.
00:01:58A noter toujours qu'à l'international, un autre revers pour Donald Trump
00:02:02puisque Israël a rejeté ce week-end le plan américain pour Gaza
00:02:06qui avait pourtant été accepté par le Hamas.
00:02:09Menamin Netanyahou tente ainsi de contenter sa base électorale
00:02:12avant des législatives délicates qui se tiendront au mois d'octobre.
00:02:17En tout cas, pour revenir sur l'Iran, on entendra Axel Meunier dans un instant depuis Washington.
00:02:21Le blocage toujours effectif du détroit d'Hormuz n'arrange pas non plus les Européens,
00:02:26notamment parce que le conflit avec Téhéran fait peser des tensions d'approvisionnement sur le gaz.
00:02:31Bonjour Étienne Braque.
00:02:32Bonjour.
00:02:32En l'absence d'accord ce week-end entre l'Iran et les Etats-Unis,
00:02:35Étienne, les cours du gaz en Europe repartent de l'avant.
00:02:38Le mégawatt-heure est en hausse de 2% ce lundi à 56 euros.
00:02:41Il faut suivre de près les cours du gaz en ce moment car c'est lors de la période estivale
00:02:45que l'Union Européenne remplit ses stocks de gaz pour l'hiver.
00:02:49Et en ce moment, en zone euro, vous avez des stocks qui sont remplis à environ 58%.
00:02:53C'est un niveau relativement bas pour la période.
00:02:55Il faut revenir à 2009 pour retrouver un stock si bas au mois d'août.
00:02:59Et la normalisation, là aussi, dépend un petit peu de la situation en Iran,
00:03:04en ce qui concerne notamment le détroit d'Hormuz,
00:03:06puisque vous avez le Qatar qui exporte principalement son GNL via le détroit d'Hormuz.
00:03:10Et vous l'avez bien vu, en ce moment, bien sûr, c'est compliqué pour faire sortir ces fameux métaniers
00:03:16à 56 euros le mégawatt-heure.
00:03:17La situation à l'interpelle, bien sûr, puisque souvenez-vous, en février, juste avant le conflit au Moyen-Orient,
00:03:23on était plutôt aux alentours des 30-35 euros.
00:03:25Néanmoins, la situation n'a rien à voir avec 2022 lors de la guerre en Ukraine,
00:03:30puisque en août 2022, le prix du mégawatt-heure, le TTF, c'est la référence en Europe,
00:03:34était monté à plus de 300 euros.
00:03:36Donc, vous voyez, 56 euros d'un côté, 300 euros de l'autre il y a 4 ans.
00:03:39Et puis, si vous regardez en France, en l'espace de 4 ans, il y a eu également un basculement
00:03:43majeur,
00:03:44que ce soit de la part des ménages, mais également de la part des industriels,
00:03:47qui font moins appel au gaz, plus de fours électriques que de fours au gaz, par exemple.
00:03:52Et donc, tout cela permet d'aborder la situation un peu plus sereinement entre 2025 et 2022.
00:03:59La consommation de gaz en France a baissé de 19%.
00:04:02Merci, Étienne, pour ces éclairages. On reparlera de tout ça à 7h45, dans le Grand Entretien,
00:04:06avec notre invité Thierry Bross, spécialiste des questions énergétiques.
00:04:10Nous avons retrouvé Axel Monnier, notre correspondant depuis Washington.
00:04:14Axel, je le disais dans le détroit d'Hormuz, la situation n'a donc pas bougé,
00:04:19malgré les déclarations de Donald Trump, qui indiquaient la semaine dernière qu'un accord était en bonne voie.
00:04:23Téhéran répond donc ce week-end qu'il maintient le blocage,
00:04:26tant que les États-Unis n'auront pas accepté toutes ces conditions.
00:04:30Axel, pourtant, dans l'entourage du président américain,
00:04:32on presse la Maison-Blanche de trouver rapidement maintenant une sortie de crise.
00:04:38Effectivement, depuis plusieurs semaines, il semblerait que le chef d'État-major, Dan Cain,
00:04:42fasse un petit peu le tour des grosses huiles de cette administration.
00:04:45Le patron de la CIA, le vice-président J.D. Vance, ou encore le secrétaire d'État, Marco Rubio,
00:04:52pour leur dire qu'il ne faut pas qu'il y ait une nouvelle escalade,
00:04:54que celle-ci pourrait se retourner contre les États-Unis,
00:04:57et surtout que les seules frappes aériennes ne permettront pas aux Américains
00:05:01d'atteindre leurs objectifs de guerre.
00:05:04Il fait aussi pression pour sortir de la guerre pour une autre raison,
00:05:07il est très inquiet de la diminution des stocks des armes américaines.
00:05:12Ça, on le sait, c'est un sujet qui est très sensible au sein de tout le Pentagone,
00:05:17même si Donald Trump, lui, continue à nier ce problème.
00:05:20Alors, pourquoi c'est important ?
00:05:21C'est important parce que d'abord, face au très fantasque secrétaire à la guerre,
00:05:25Pete XS, Dan Cain, depuis le début, et notamment dans les points presse réguliers
00:05:29qu'il faisait au début du conflit, faisait figure de sérieux,
00:05:33de quelqu'un de stable, de posé, qui a utilisé les mots savamment choisis.
00:05:38Et on sait aussi que c'est un avis qui est de plus en plus partagé ici,
00:05:42au sein de la Maison-Blanche.
00:05:43Il y a de nombreux conseillers de Donald Trump qui le poussent à trouver cette porte de sortie,
00:05:48si pas uniquement parce que cette guerre, elle est impopulaire,
00:05:50parce que l'économie va mal ou parce qu'elle pourrait peser sur les élections de mi-mandat,
00:05:55mais aussi parce que militairement, ça n'est pas un choix qui leur semble pertinent.
00:05:59Bref, c'est une parole qui compte et que Donald Trump pourrait écouter.
00:06:03Et c'est pour ça d'ailleurs, probablement pour ça,
00:06:06que Donald Trump, comme il le fait depuis plusieurs semaines et plusieurs mois même,
00:06:09va encore une fois tenter de trouver une porte de sortie rapide, s'il y arrive.
00:06:14Axel Meunier depuis Washington pour BFM Business.
00:06:17Les questions énergétiques qui préoccupent aussi les Européens sur le volet du nucléaire,
00:06:21c'est notamment le cas en Europe de l'Est, en Hongrie particulièrement,
00:06:25où là-bas un tiers de l'électricité dépend d'une seule centrale nucléaire.
00:06:29Et ces derniers jours, le pays a bien cru devoir s'en passer.
00:06:32En cause, la sécheresse historique qui fait chuter le niveau du Danube,
00:06:36ce fleuve qui est indispensable au refroidissement des réacteurs.
00:06:40Les explications de Valentin Adbi.
00:06:42Le gestionnaire de l'unique centrale nucléaire hongroise pilote le système au jour le jour.
00:06:47Le gouvernement hongrois s'attend à tout moment à devoir fermer la centrale de Pax par manque d'eau,
00:06:52une première en 44 ans.
00:06:54A l'heure actuelle, un seul des quatre réacteurs est opérationnel.
00:06:57Des pluies tombées en Autriche en amont du fleuve ont fait remonter le niveau du Danube
00:07:01et permis de gagner quelques jours de répit.
00:07:03Mais les chaleurs ne sont pas prêts de redescendre et le niveau du fleuve reste sous pression.
00:07:07La centrale fonctionne donc au ralenti.
00:07:10Un enjeu économique considérable pour Budapest,
00:07:13puisque sans Pax, qui fournit habituellement un tiers de l'électricité du pays,
00:07:17la Hongrie doit acheter davantage d'électricité sur les marchés européens,
00:07:20alors même que la demande augmente avec la canicule.
00:07:23Le gouvernement a déjà demandé aux industriels et aux ménages de réduire leur consommation.
00:07:28La situation est la même chez sa voisine la Roumanie.
00:07:31Les autorités tentent de repousser la fermeture de la seule centrale du pays,
00:07:35elle aussi refroidie par les eaux du Danube.
00:07:37Les entreprises roumaines sont appelées notamment à décaler leur production vers les heures creuses.
00:07:42Certains réacteurs qui sont aussi mis à l'arrêt en France face au même phénomène,
00:07:46c'est le cas de la centrale de Golfech à 100 km de Toulouse,
00:07:50mise à l'arrêt par ODF pour la quatrième fois depuis le début de l'été.
00:07:53On y revient dans le détail dans le journal de 7h30.
00:07:56A noter d'ailleurs que 22 départements sont placés en vigilance orange canicule aujourd'hui.
00:08:02Des chaleurs historiques en France pour un mois de juillet,
00:08:04mais aussi pour le Royaume-Uni avec un niveau de sécheresse record.
00:08:08Là-bas, les agriculteurs font face à une chute vertigineuse des rendements.
00:08:11Johan Delra.
00:08:13Des champs desséchés, des terres craquelées.
00:08:16A l'est du Royaume-Uni, l'exploitation agricole de la famille Pauzy subit de plein fouet les fortes chaleurs.
00:08:21Ici, on produit des vests, une légumineuse utilisée notamment comme engrais.
00:08:25Rufus, le fils, se désole de la faiblesse des récoltes.
00:08:29Cette année, il y a eu zéro humidité.
00:08:31Du coup, pendant la moisson, les vests se sont très vite desséchés.
00:08:34Je ne vois même pas où je vais.
00:08:36Car le sol est tellement sec qu'un nuage de poussière se soulève au passage de sa moissonneuse batteuse.
00:08:41La pluie se fait désirer depuis deux mois.
00:08:44Une attente interminable pour son père John au beau milieu d'un terrain en jachère.
00:08:49Ici, il devrait y avoir un champ de quinoa, mais après l'avoir semé, il n'a pas plu.
00:08:53Les plants n'ont pas poussé.
00:08:54Les mauvaises herbes les ont envahis.
00:08:56Nous avons dû détruire la culture.
00:08:59À cause du réchauffement climatique, les rendements de la famille ont baissé de 30% en 10 ans
00:09:03et la situation devrait s'aggraver à l'avenir.
00:09:06Pour John, il faut s'adapter ou disparaître.
00:09:11Continuer à travailler comme nous l'avons toujours fait n'est plus possible.
00:09:13Il faut réfléchir à comment renforcer la résilience de notre système.
00:09:19Ici, on cultive plein de variétés différentes.
00:09:22Avec de la chance, toutes les cultures ne seront pas trop pendommagées.
00:09:26Ainsi, depuis peu, l'essai de cultiver des pois chiches, une légumineuse qui a besoin de peu d'eau pour
00:09:30se développer.
00:09:31Et à noter toujours sur ce dossier que selon l'Institut Copernicus, au niveau mondial, les océans ont aussi atteint
00:09:36au mois de juillet les niveaux de chaleur les plus élevés,
00:09:40jamais enregistrés pour ce mois, alimentés par le phénomène naturel El Niño et par l'activité humaine.
00:09:47Et puis en France, encore un été compliqué pour MaPrimeRénov' entre la fin annoncée des subventions pour la plupart des
00:09:53travaux.
00:09:53Dès le 1er septembre et la maintenance du site depuis lundi dernier jusqu'au 17 août, la rénovation des logements
00:09:59risque d'accumuler toujours plus de retard.
00:10:01Résultat, la fin du mois d'août pourrait générer un nouvel embouteillage dans les demandes d'aide.
00:10:05On y reviendra notamment à 8h15 avec le fondateur d'Argile, un des acteurs de la rénovation énergétique, qui propose
00:10:12une solution à base d'IA.
00:10:15Il est 7h08, la Bourse.
00:10:21Etienne Braque, les conditions de l'emploi aux Etats-Unis se dégradent.
00:10:23Avec des chiffres qui ont été publiés vendredi, qui sont largement en deçà des attentes.
00:10:28Le marché s'attendait à plus de 80 000 créations de postes au mois de juillet.
00:10:32Finalement, l'économie américaine a détruit des postes.
00:10:35Moins 23 000 le mois dernier, quand les chiffres du mois de mai et du mois de juin ont été
00:10:40revus à la baisse.
00:10:42Ça montre quand même un tournant majeur.
00:10:44Vous avez eu des destructions de postes dans le secteur public.
00:10:47Et puis, comme en Europe, il y a également beaucoup d'incertitudes.
00:10:50Et donc, par rapport à cela, vous avez des entreprises qui n'ont pas créé des emplois.
00:10:55Par rapport à cela, vous avez un marché qui anticipe désormais une Fed moins ferme.
00:11:00C'est-à-dire qu'il y a environ une semaine, le marché anticipé à plus de 60 % une
00:11:04hausse de taux de la part de Kevin Walsh,
00:11:06le patron de la réserve fédérale américaine, lors de la prochaine réunion du mois de septembre.
00:11:09Et bien, après la publication de ce chiffre, on est tombé à 46 %.
00:11:13Et donc, ça, ça a plu au marché actions.
00:11:15Avec un S&P 500 qui a atteint un niveau record vendredi soir, plus 0,6 % à la clôture,
00:11:20plus 1,3 % pour le Nasdaq.
00:11:22Quand le Dow Jones a pris 0,3 %, trois indices américains qui ont pris plus de 3 % sur
00:11:27l'ensemble de la semaine,
00:11:28plus 5 même pour l'indice Nasdaq.
00:11:31Le CAC 40 n'était pas en reste.
00:11:32Lui aussi, il a fini sur un niveau record et a gagné plus de 2 % la semaine passée.
00:11:36Et dans ce contexte, Étienne, l'once d'or retrouve des couleurs.
00:11:38Ben, forcément, si la Fed ne remonte pas assez tôt, c'est une bonne nouvelle pour l'or.
00:11:42L'or qui ne fait pas grand-chose depuis le début de l'année, un 0 % ou presque depuis
00:11:46le 1er janvier.
00:11:47Et un plus 7 % la semaine dernière.
00:11:49L'once d'or n'apporte pas de rendement.
00:11:51Et donc, forcément, si demain, la réserve fédérale américaine ne augmente pas assez tôt,
00:11:55eh bien, c'est une bonne nouvelle pour l'once.
00:11:58L'once qui retrouve donc ce lundi matin les 4 300 dollars.
00:12:02La semaine sera encore chargée.
00:12:03Après la micro, donc les entreprises, c'est la macro qui va prendre la relève.
00:12:07Beaucoup d'indicateurs économiques seront publiés cette semaine,
00:12:10notamment aux États-Unis en ce qui concerne la période du mois de juillet.
00:12:13Avec notamment l'inflation américaine, ça sera mercredi.
00:12:16Et puis enfin, pour terminer, vendredi, la consommation, les ventes au détail
00:12:19qui donneront un petit peu une image de la résilience ou non de la consommation aux États-Unis.
00:12:24Merci Étienne Mourac.
00:12:25On vous retrouve dans une demi-heure.
00:12:277h10, c'est l'heure du pitch.
00:12:29Et cet été, BFM Business vous fait revivre donc cette séquence de quelques minutes
00:12:32où des entrepreneurs viennent présenter leur projet en direct face à l'équipe de Good Morning Business.
00:12:37Écoutez cette séquence il y a quelques semaines au micro de Laure Closier.
00:12:456h14 sur BFM Business et sur AMC Live.
00:12:48Le pitch aujourd'hui, c'est avec Grégoire Alston.
00:12:50Bonjour, vous êtes le cofondateur de Risoil.
00:12:53Une minute pour pitcher et on débriefe.
00:12:55Vendredi dernier, on fêtait les 10 ans de l'accord de Paris qui vise la neutralité carbone en 2050.
00:13:00Et un chiffre est encore peu connu en France, 86% du potentiel de stockage de carbone additionnel
00:13:05se trouve sous nos pieds, dans les sols agricoles.
00:13:07Alors même que l'agriculture est le deuxième poste d'émission de gaz à effet de serre du pays.
00:13:11Chez Risoil, on est une entreprise à mission pour mesurer, valoriser et financer la transition agricole.
00:13:16Concrètement, on a développé un outil logiciel qui permet de mesurer les émissions de CO2
00:13:20et le stockage de carbone en fonction des pratiques agricoles mises en place sur les fermes.
00:13:24On valorise l'amélioration des pratiques pour permettre aux agriculteurs de financer le coût de leur transition,
00:13:30notamment via la génération de crédits carbone qui sont scientifiquement reconnus
00:13:33et certifiés par le ministère de la Transition écologique.
00:13:35On vend ces crédits carbone à des entreprises situées sur le même territoire que nos agriculteurs.
00:13:40L'intérêt pour elles, c'est qu'au lieu d'aller planter un arbre au bout du monde,
00:13:43on leur propose une action locale, identifiable, mesurable et valorisable,
00:13:48qui ne tombe pas dans le greenwashing.
00:13:50Aujourd'hui, on travaille avec plus de 80 entreprises qui financent nos projets,
00:13:53plus de 300 agriculteurs en transition,
00:13:55et c'est 3 millions d'euros pour financer l'agriculture durable et la souveraineté alimentaire en France.
00:13:59Donc votre boulot, c'est les crédits carbone, parce que vous avez parlé de stockage aussi de carbone.
00:14:03Oui, les crédits carbone, en fait, c'est...
00:14:04Un crédit carbone, c'est une tonne de CO2, soit réduite, soit stockée dans les sols.
00:14:08C'est la monétisation de l'impact, quelque part.
00:14:10Et donc l'une des façons de financer l'impact, c'est les crédits carbone,
00:14:13c'est un des leviers du financement de la transition qu'on développe.
00:14:15Donc ça veut dire que concrètement, vous allez voir les agriculteurs
00:14:18et vous leur expliquez comment ils pourraient stocker du carbone
00:14:23pour générer des crédits carbone, c'est comme ça que ça fonctionne ?
00:14:25Tout à fait. On identifie des pratiques qui permettraient d'améliorer le stockage de carbone dans les sols,
00:14:28donc des changements sur leur ferme.
00:14:29Et donc c'est quoi alors concrètement, qu'est-ce qu'on peut faire pour stocker du carbone ?
00:14:32Il y a plusieurs pratiques, mais si je vous donne un exemple,
00:14:34ça va être de couvrir les sols en permanence.
00:14:37Aujourd'hui, si vous êtes un agriculteur et que sur votre parcelle,
00:14:39vous cultivez par exemple du blé et ensuite une culture de printemps,
00:14:42comme de la betterave ou du maïs, la moisson du blé et la récolte, c'est en été,
00:14:46et ensuite vous allez semer votre culture de printemps en mars ou avril,
00:14:49ce qui fait qu'entre août et février, à peu de choses prêches,
00:14:52je simplifie un tout petit peu, il y a quelques obligations réglementaires,
00:14:54mais vos sols vont rester à nu, ou en tout cas il y aura peu de choses qui vont pousser.
00:14:57Nous, on va développer ce qu'on appelle des couverts végétaux,
00:14:59qui par la magie de la photosynthèse, vont stocker du carbone,
00:15:02et ces cultures-là, elles ne sont pas valorisées économiquement pour l'agriculteur.
00:15:05L'idée, c'est de les broyer et de les restituer au sol,
00:15:07donc il n'y a pas de vente de ces cultures,
00:15:08d'où le besoin d'additionnalité financière pour financer les mises en place.
00:15:12Mais je reprends le système, c'est-à-dire que vous avez des boîtes qui sont dans la même région,
00:15:16qui elles ont besoin de crédit carbone pour faire baisser l'ensemble de leurs empreintes,
00:15:22et ils vont financer, eux, le projet dont vous venez de nous parler.
00:15:26Exactement, il y a des enjeux différents, soit c'est des entreprises,
00:15:28par exemple du secteur agroalimentaire, dans ce cas-là,
00:15:31leur enjeu c'est de financer leur chaîne d'approvisionnement,
00:15:33leurs agriculteurs fournisseurs, concrètement,
00:15:35décarboner les cultures qu'elles achètent, comme ça elles se décarbonent elles-mêmes,
00:15:38soit ça va être un cas complètement différent d'une entreprise industrielle
00:15:41qui va souhaiter stocker du carbone autour de son usine ou autour de son site,
00:15:44et qui va avoir un focus particulier, par exemple, sur la préservation de l'eau,
00:15:48qu'on va également mesurer, puisqu'on va mesurer des indicateurs sur la biodiversité
00:15:50et sur les ressources naturelles.
00:15:52Pendant cette transition, du coup, les agriculteurs, ils n'ont rien à payer finalement ?
00:15:56Alors, d'un point de vue outil, non,
00:15:58parce qu'ils ont déjà suffisamment de charges à prendre en compte
00:16:01pour mettre en place les levées de transition.
00:16:03Je vous prenais l'exemple des couverts végétaux, c'est un achat de semences,
00:16:06c'est de la consommation de carburant pour les implémenter,
00:16:08de la consommation de carburant pour les détruire,
00:16:09et du temps de travail supplémentaire.
00:16:11Ça peut être de l'achat de matériel pour réduire le travail du sol,
00:16:14ça peut être produire, diversifier les rotations de culture,
00:16:17introduire des légumineuses qui vont avoir une rentabilité économique
00:16:20un peu moindre par rapport à certaines céréales.
00:16:22Donc l'idée, c'est de les aider à rentrer dans leurs coûts,
00:16:24mais que leurs charges soient uniquement sur leur ferme
00:16:26et pas sur tous les outils qui les aident à valoriser cette transition.
00:16:29Et donc ça, c'est vous qui le labellisez ?
00:16:32C'est-à-dire que vous avez des gens qui vont sur les exploitations
00:16:37et qui vont analyser les changements réalisés après quelques mois,
00:16:40et en fonction de ça, on peut dire,
00:16:41là, vous avez gagné tant de crédits carbone ?
00:16:43Oui, alors on a un logiciel pour faire ça,
00:16:45qui permet de la remontée de données et de collecter
00:16:47en fonction de données de sol et de tous les itinéraires techniques
00:16:49de ce qui est mis en place sur les fermes.
00:16:50Mais ce qu'on fait, ce n'est pas nous qui avons inventé la méthodologie,
00:16:52on se base sur le rapport du GIEC
00:16:53et sur des méthodes qui ont été développées par notamment
00:16:56le ministère de la Transition écologique à travers un label,
00:16:57qui s'appelle l'Abel Bas Carbone.
00:16:59Donc tout ce qu'on fait est audité par un auditeur indépendant
00:17:02et certifié par les directions régionales de l'environnement.
00:17:04Mais ça finance le projet, par exemple, pour couvrir les sols,
00:17:08mais ça permet aussi du revenu pour les agriculteurs ?
00:17:10En fait, pour les agriculteurs, la transition à moyen terme et à long terme,
00:17:14c'est du revenu additionnel,
00:17:15puisque la transition de mettre du carbone dans le sol,
00:17:16c'est remettre de la matière organique,
00:17:18et c'est ce qui fait la fertilité des sols.
00:17:19Donc à court terme, c'est un coût,
00:17:21mais aujourd'hui, 87% des agriculteurs veulent faire cette transition
00:17:24pour, à moyen terme, préserver leur rendement,
00:17:26préserver leur production, c'est-à-dire leur sol,
00:17:29qu'ils vont derrière léguer à leurs enfants.
00:17:30Mais vous leur parlez de revenu futur ?
00:17:31On leur parle de revenu futur,
00:17:33mais d'intérêt d'être plus indépendant.
00:17:34Aujourd'hui, quand vous avez une hausse du cours du gaz russe,
00:17:36ils se retrouvent directement dans leur charge
00:17:38avec la hausse du cours des engrais.
00:17:40Mais attendez, parce que vous dites revenu futur,
00:17:41mais les crédits carbone, c'est eux qui récupèrent l'argent ?
00:17:44Oui, les crédits carbone, c'est le revenu aujourd'hui,
00:17:46mais qui vient contrebalancer un coût
00:17:47qui est le coût des pratiques sur la ferme.
00:17:49Donc nous, notre objectif, c'est presque d'en faire un jeu à somme nulle,
00:17:52ce qui est compliqué, parce que la transition est très élevée,
00:17:54mais c'est déjà de les aider à rentrer dans leur coût.
00:17:56Eux, le bénéfice, il est juste après,
00:17:58passé 5 ans, leurs sols sont plus fertiles,
00:18:01ils résistent beaucoup mieux aux aléas climatiques,
00:18:02aux sécheresses et aux inondations,
00:18:03ils ont beaucoup moins de risques sur leur exploitation
00:18:06et ils ont une exploitation qui conduise
00:18:07de façon beaucoup plus intéressante pour eux.
00:18:09Du coup, il vous faut une espèce de double force commerciale,
00:18:11c'est-à-dire il y a ceux qui parlent aux agriculteurs
00:18:13et puis il y a ceux qui parlent aux boîtes,
00:18:15c'est pas les mêmes profils.
00:18:16Exactement, et c'est d'ailleurs pour ça aujourd'hui
00:18:18qu'on a levé des fonds avec la Banque des Territoires,
00:18:21Inves, un fonds d'amorçage de la région de France et Generali,
00:18:24dans le but de recruter des ingénieurs agronomes.
00:18:26Notre équipe, elle est composée d'ingénieurs agronomes
00:18:28côté agriculteurs et d'experts carbone et biodiversité
00:18:30côté entreprises pour s'adapter aux besoins des entreprises.
00:18:33Vous avez levé 4 millions d'euros, tout à fait.
00:18:36Ça suffira ?
00:18:37Ça suffira dans un premier temps pour emmener,
00:18:39aujourd'hui on travaille, comme je le disais,
00:18:40avec plusieurs centaines d'agriculteurs,
00:18:42300 projets déjà développés, 300 en cours.
00:18:44Notre objectif, c'est d'emmener 2000 agriculteurs
00:18:45en transition d'ici 2028
00:18:46et 5000 d'ici 2030.
00:18:48Donc ça suffira dans un premier temps pour ça,
00:18:50mais comme on veut être le leader de la transition agricole en France,
00:18:52il va falloir aller encore plus loin.
00:18:53Et quand vous allez parler aux agriculteurs,
00:18:56la discussion est facile ?
00:18:57Ils sont ouverts tout de suite ?
00:18:59Ils comprennent leur intérêt d'un point de vue
00:19:01changement de pratique.
00:19:02Forcément, la première question, c'est
00:19:03combien ça va me coûter
00:19:04et combien vous allez pouvoir me rapporter.
00:19:06Et nous, grâce à cette levée de fonds notamment,
00:19:07on leur garantit un revenu en amont.
00:19:09On n'attend pas d'avoir trouvé l'entreprise
00:19:11pour lancer le projet et pour les financer.
00:19:12On leur offre une visibilité financière.
00:19:15Qu'est-ce qui leur manque cruellement aujourd'hui ?
00:19:16Pour lancer des projets de transition.
00:19:18Et on a pensé à notre outil
00:19:19qu'on est en train d'encore plus développer
00:19:21pour qu'il soit sans friction pour eux
00:19:23en termes d'attents administratifs,
00:19:25de collègues de données,
00:19:26pour qu'il soit un maximum automatisé.
00:19:27Voilà pour le pitch à retrouver tous les matins
00:19:29dans Good Morning Business.
00:19:30Cet été, nous vous faisons aussi
00:19:32réviser les chroniques tech
00:19:33d'Anthony Morel
00:19:34qui déniche pour vous
00:19:35les innovations les plus sensationnelles.
00:19:37Ce matin, une intelligence artificielle
00:19:39qui révolutionne les recrutements.
00:19:44Écoutez.
00:19:46Good Morning Business.
00:19:48Culture IA.
00:19:49Si vous cherchez du travail,
00:19:51votre prochain entretien d'embauche
00:19:52se passera peut-être avec une intelligence artificielle.
00:19:54Anthony Morel, vous avez testé pour nous.
00:19:56Oui, c'est ça.
00:19:56Une expérience assez déroutante
00:19:58mais qui va devenir de plus en plus courante,
00:19:59je pense, dans les mois qui viennent.
00:20:01Passer son entretien d'embauche
00:20:03avec un recruteur virtuel.
00:20:04Enfin, là, en l'occurrence,
00:20:05c'était une recruteuse qui s'appelle Adèle.
00:20:07C'est une start-up qui s'appelle All-in-One,
00:20:09une start-up française qui a mis ça au point,
00:20:10utilisée par plusieurs dizaines d'entreprises
00:20:12jusqu'à présent.
00:20:14Donc, en gros, le principe est simple.
00:20:15Vous remplissez un formulaire
00:20:17comme si vous postuliez pour un poste.
00:20:19Alors là, c'était pour un emploi.
00:20:21Donc là, c'était un emploi de vendeur
00:20:23dans le prêt-à-porter.
00:20:24Donc, peut-être chez Kiabi.
00:20:24Voilà, je me suis reconverti.
00:20:26Et quelques secondes après,
00:20:27eh bien, Adèle m'a rappelé.
00:20:29Je vais vous faire passer
00:20:30un mini-entretien de démonstration
00:20:31pour le poste de vendeur en magasin.
00:20:34C'est parti.
00:20:36Est-ce que vous pouvez me décrire brièvement
00:20:38votre dernière expérience professionnelle
00:20:40dans la vente ?
00:20:42Donc là, il n'y a pas de surprise.
00:20:43C'est un peu dur.
00:20:44Voilà, c'est robotique.
00:20:45On sait qu'on est en train de discuter
00:20:46avec une intelligence artificielle.
00:20:48Mais ensuite, on discute en langage naturel.
00:20:50C'est-à-dire qu'elle va me poser des questions.
00:20:51Je lui réponds.
00:20:52Elle comprend ce que je lui dis.
00:20:53Alors, c'est vite ficelé.
00:20:54C'est trois minutes chrono en tout.
00:20:55Donc, elle me demande,
00:20:56voilà, c'est quoi votre motivation ?
00:20:58Vos prétentions salariales ?
00:20:59Est-ce que vous êtes mobile ?
00:21:00Dans une situation de vente avec un client ?
00:21:02S'il y a un conflit, comment vous gérez le conflit ?
00:21:04Enfin, ce genre de choses, d'accord ?
00:21:06Et ce qui est formidable,
00:21:07c'est que j'ai raccroché
00:21:08et dix secondes après, j'avais la réponse.
00:21:10Et la réponse, c'est pas...
00:21:11On vous rappellera, c'est...
00:21:12Bah, vous n'êtes pas pris.
00:21:13Donc, en l'occurrence, c'était assez clair.
00:21:15Et surtout, vous avez un débrief complet.
00:21:17Donc, c'est pas juste...
00:21:17C'est terminé.
00:21:18Donc, elle a le droit de prendre des décisions
00:21:20et de vous dire pour vous, c'est niais.
00:21:21Oui, c'est ça.
00:21:21Elle fait le tri, quand même.
00:21:22Elle fait le tri.
00:21:23Elle fait le tri.
00:21:23Après, il y a quand même un recruteur humain
00:21:25qui, sur les profils qui ont été présélectionnés,
00:21:28va intervenir.
00:21:29Oui, mais vous, vous avez été basé direct.
00:21:30J'étais directement.
00:21:31Elle a bien compris que j'avais tout bidonné.
00:21:33En tant que vendeur, pas t'apporter.
00:21:34Oui, c'était pas forcément fait pour moi.
00:21:35Mais ce qui est génial, c'est que...
00:21:36Alors, elle me donne une note.
00:21:37Donc, moi, j'ai 7 sur 10.
00:21:39Et elle vous dit les points forts
00:21:39et les points faibles de votre entretien.
00:21:41Donc, moi, les points forts, c'était...
00:21:43J'avais l'air très motivé.
00:21:44Donc, elle analyse aussi mon ton, etc.
00:21:45Dynamique.
00:21:46J'avais de l'expérience.
00:21:47Alors, j'avais complètement bidonné
00:21:48que j'avais travaillé au Galerie Lafayette et tout ça.
00:21:49Donc, ça, ça lui a plu.
00:21:50Et après, les points faibles,
00:21:51c'était manque d'initiatives.
00:21:52Parce que sur la partie gestion des conflits,
00:21:55j'avais dit, j'irais demander au manager.
00:21:56Non, il faut gérer toi-même avec le client.
00:21:58Donc, c'était ça.
00:21:58Ça lui a pas trop plu.
00:21:58Ah, c'est pas mal, ça.
00:21:59Oui, mais c'est ça.
00:22:00En fait, je trouve ça vraiment intéressant
00:22:02parce que la plupart des entretiens d'embauche,
00:22:04en fait, on vous rappellera.
00:22:05On vous rappelle pas.
00:22:05On vous rappelle pas, surtout.
00:22:06On vous rappelle pas.
00:22:07Et vous savez pas pourquoi, en fait.
00:22:08Là, au moins, je sais pourquoi ça va pas fonctionner.
00:22:10Et pour les prochains entretiens d'embauche,
00:22:11j'aurais quand même des armes supplémentaires
00:22:13pour m'améliorer.
00:22:14Et donc, après le recruteur,
00:22:15on lui présente que les profils positifs.
00:22:18C'est exactement ça.
00:22:19En fait, on va lui présélectionner
00:22:20alors deux, trois, quatre, cinq profils.
00:22:22Et puis, ensuite, il a beaucoup moins de travail.
00:22:24Et c'est ça, en fait.
00:22:25Tout l'avantage, il est quand même du côté des entreprises.
00:22:27C'est un gain de temps.
00:22:28La machine peut faire passer des centaines d'entretiens
00:22:31potentiellement en même temps.
00:22:32Et l'humain n'a plus grand-chose à faire.
00:22:34Et c'est pas les seuls à faire ça.
00:22:35D'ailleurs, il y a d'autres entreprises américaines, australiennes,
00:22:38où ça va même encore plus loin.
00:22:39On va vous faire passer un entretien
00:22:40face à un avatar virtuel de recruteurs.
00:22:42Donc là, vous avez carrément l'impression,
00:22:43vous êtes en visio, de discuter avec le recruteur.
00:22:47Alors, les promoteurs de cette technologie disent
00:22:49ce qui est bien, au-delà du gain de temps,
00:22:52c'est le fait que l'IA n'a pas de biais
00:22:54et donc va juger tout le monde pareil.
00:22:56Et c'est vrai que c'est un problème.
00:22:58On est tous humains et donc les recruteurs,
00:23:00ils vont pas forcément avoir le même sentiment sur un candidat.
00:23:02S'ils viennent d'arriver au boulot,
00:23:04ils ont bien dormi la nuit dernière
00:23:06et à la fin de la journée,
00:23:07quand ils ont eu une journée éreintante.
00:23:08On est humains, c'est normal, on est tous comme ça.
00:23:10Et la machine, évidemment, elle n'est pas soumise à ces biais.
00:23:13Donc ça fait partie des avantages.
00:23:15Après, dans les inconvénients,
00:23:16tous ceux qui connaissent un peu l'IA
00:23:17vous disent que les biais, de toute façon,
00:23:19c'est ceux qui conçoivent l'IA,
00:23:21qui mettent des biais dans l'IA,
00:23:22qui se retrouvent après dans la sélection des candidats.
00:23:24Donc il n'y a aucune solution parfaite en réalité.
00:23:25Oui, mais vous-même, vous dites
00:23:26que vous avez menti à la machine.
00:23:27C'est-à-dire que vous pouvez faire semblant
00:23:29« Hey, je suis super motivée ! »
00:23:31Je vais dire, c'est beaucoup plus facile
00:23:33et on a beaucoup moins de scrupules
00:23:34à mentir face à une machine que face à un humain.
00:23:36Là, je l'ai fait de manière très naturelle.
00:23:37Face à un humain, j'aurais été très gêné, par exemple, de mentir.
00:23:40Et en fait, je pense que ce qui est intéressant aussi,
00:23:42c'est qu'il va y avoir de nouvelles stratégies
00:23:43qui vont se mettre en place.
00:23:45Un entretien d'embauche,
00:23:46c'est toujours un jeu d'informations imparfaite.
00:23:49Le recruteur ne sait pas exactement
00:23:50si ce que je lui dis est vrai.
00:23:51Et puis, moi, je peux raconter un peu n'importe quoi
00:23:54ou essayer d'embellir un peu mon CV, etc.
00:23:57Face à la machine, il y a d'autres stratégies
00:23:59qui vont se mettre en place
00:24:00pour essayer de se faire bien voir par l'algorithme
00:24:02et qu'ensuite, vous soyez présélectionnés.
00:24:04C'est intéressant de voir cette évolution-là.
00:24:07Et d'ailleurs, il y a aussi la possibilité
00:24:09de tricher carrément en faisant appel à ChatGPT.
00:24:12C'est-à-dire, vous lancez la conversation
00:24:13et puis vous avez ChatGPT qui écoute
00:24:15et qui vous donne les bonnes choses.
00:24:17C'est-à-dire que le futur...
00:24:17Donc, c'est l'IA qui fait passer
00:24:18un entretien d'embauche à une IA.
00:24:19C'est exactement ça.
00:24:20Le futur, ça va être ça.
00:24:21Je pense que ça va être l'IA
00:24:22qui fait passer un entretien d'embauche à une IA.
00:24:24Après, il y aura des trucs de contrôle
00:24:27où on pourra vérifier
00:24:28que vous n'êtes pas en train d'utiliser ChatGPT
00:24:30pendant votre entretien.
00:24:30Mais sur la détection de mensonges,
00:24:32elle n'est quand même pas très forte.
00:24:33Pour l'instant, je pense qu'il y a encore
00:24:35des marges de progression.
00:24:36Mais ça va s'améliorer dans les mois qui viennent.
00:24:38Ça va très très vite, évidemment.
00:24:39Parce qu'elle vous a quand même mis 7 sur 10.
00:24:407 sur 10, ce n'est pas une mauvaise note.
00:24:42Vous n'avez pas été pris.
00:24:42Non, je n'ai pas été pris.
00:24:44Voilà les actualités de l'intelligence artificielle
00:24:46à retrouver tous les matins
00:24:54Et ce matin, une patronne
00:24:56qui va nous parler de reconversion
00:24:58et d'entrepreneuriat.
00:24:59Bonjour Isabelle Marin.
00:25:00Merci d'être avec nous.
00:25:02Vous êtes la présidente de Jaan.
00:25:04Jaan Société Poitvigne
00:25:05qui fabrique des tourteaux.
00:25:07Un sacré défi pour vous au départ,
00:25:09Isabelle Martin,
00:25:10puisque vous étiez salariée
00:25:12dans la publicité, c'est ça ?
00:25:14Oui, c'est ça, exactement.
00:25:17Quel est le point de départ
00:25:18de ce changement de vie total
00:25:19que vous avez opéré ?
00:25:23L'âge, certainement.
00:25:25Et puis, l'envie de pouvoir faire évoluer
00:25:31ou faire changer des choses
00:25:32selon mes convictions aussi
00:25:34et donc de pouvoir prendre la main
00:25:35sur une entreprise en elle-même.
00:25:38Donc, reprise qui intervient en quelle année ?
00:25:41Fin 2023, le 31 août 2023.
00:25:43Et alors, à ce moment-là,
00:25:45vous cherchez une entreprise
00:25:46qui est à vendre
00:25:47pour vous lancer dans ce nouveau défi,
00:25:50cette nouvelle carrière professionnelle.
00:25:53Pourquoi vous tombez sur Jaan ?
00:25:56Pourquoi vous choisissez cette entreprise
00:25:57et pas une autre ?
00:25:59Alors, quand moi,
00:26:01j'ai cherché une entreprise,
00:26:02en tout cas, j'ai commencé
00:26:03par chercher ce qui m'intéressait,
00:26:05c'est-à-dire, moi,
00:26:06je cherchais d'abord un lieu
00:26:07parce que je ne voulais pas repartir de zéro
00:26:10au niveau des connaissances amicales,
00:26:13personnelles, etc.
00:26:14Donc, j'ai d'abord cherché un lieu
00:26:15et ensuite, en visitant
00:26:18beaucoup, beaucoup d'entreprises,
00:26:19on regarde un peu
00:26:20ce qui nous plaît, ce qui ne nous plaît pas.
00:26:22Donc, j'ai compris en visitant
00:26:23les entreprises
00:26:23que je cherchais quelque chose à produire.
00:26:25Cette fois-ci, moi,
00:26:26j'ai toujours fait des métiers de service
00:26:28et là, j'avais besoin
00:26:29de fabriquer quelque chose
00:26:30qu'on puisse tenir dans ses mains.
00:26:31Et je me suis rendu compte aussi
00:26:33que je cherchais quelque chose
00:26:34d'un peu particulier.
00:26:35J'ai adoré les bénisteries,
00:26:37la ferronnerie d'art,
00:26:39les chocolateries.
00:26:40Et donc, quand je suis revenue
00:26:41dans mon département natal
00:26:43et que j'ai vu que l'entreprise
00:26:45Jaand, les tourtos fromagers
00:26:46étaient à vendre,
00:26:48je n'ai pas hésité une seule seconde.
00:26:50Combien de temps, alors,
00:26:51est-ce que ça vous a pris
00:26:52pour vous mettre d'accord
00:26:53et pour signer ce rachat ?
00:26:57Un petit peu moins d'un an,
00:26:58si je me souviens bien.
00:26:59Oui, un petit peu moins d'un an, quand même.
00:27:01C'est long et en même temps, c'est court
00:27:03parce qu'il y a beaucoup de choses à faire.
00:27:04à regarder,
00:27:05surtout quand on ne connaît pas
00:27:06le métier d'origine.
00:27:09Vous parliez de l'âge,
00:27:10il n'y a pas d'âge
00:27:11pour faire ce type de virage
00:27:12professionnel, selon vous ?
00:27:16Non, pour pouvoir faire un virage,
00:27:17il faut avoir déjà un petit peu
00:27:19d'expérience derrière,
00:27:21mais on peut changer quand on veut.
00:27:23Il suffit de vouloir, je pense,
00:27:26et puis d'être très bien entouré.
00:27:28Quelles sont les principales difficultés
00:27:30que vous avez rencontrées ?
00:27:34Les principales difficultés,
00:27:35c'est le temps que ça prend
00:27:37et puis le manque de connaissances techniques,
00:27:40en tout cas pour ma part,
00:27:41venant de métiers de service
00:27:42où il n'y avait pas du tout de machinerie,
00:27:44ni de recettes d'ailleurs.
00:27:47Ça, c'est compliqué.
00:27:48Après, j'ai la chance
00:27:49d'avoir des gens qui m'entourent
00:27:51qui sont très, très compétents.
00:27:53Et ça, quand on reprend une entreprise,
00:27:55je pense que c'est vraiment essentiel.
00:27:57Donc, ça fait trois ans maintenant
00:27:58que vous êtes à la tête de Jaang.
00:27:59Entreprise, on disait
00:28:00que vous avez donc repris.
00:28:02Qu'est-ce que cette reconversion
00:28:04vous a appris sur l'entrepreneuriat
00:28:07et puis sur vous aussi, peut-être ?
00:28:10Sur l'entrepreneuriat,
00:28:12je me dis qu'en fait,
00:28:14c'est très facile de le dire,
00:28:15mais je vais quand même le dire,
00:28:16quand on veut, on peut en fait,
00:28:17parce que c'est vrai que
00:28:20une fois qu'on a choisi son projet,
00:28:23finalement, le frein qui au départ
00:28:25peut être financier ne l'est pas.
00:28:27On arrive toujours à trouver
00:28:29quand on a vraiment un projet
00:28:31qui nous tient à cœur,
00:28:32on arrive toujours à emmener
00:28:33des gens avec nous.
00:28:34Et puis sur moi, la résilience,
00:28:37beaucoup.
00:28:39Voilà, et puis la persévérance aussi.
00:28:43Et si vous deviez refaire ce virage,
00:28:45Isabelle Martin, aujourd'hui,
00:28:47est-ce que vous feriez pareil ?
00:28:48Qu'est-ce que vous feriez différemment ?
00:28:51Alors, j'hésite à entre dire
00:28:53je ferai pareil parce que vraiment,
00:28:55c'est une super expérience
00:28:56et même si c'est épuisant,
00:28:59physiquement et moralement,
00:29:01ça apporte une richesse de fou.
00:29:06Peut-être...
00:29:08Non, en fait, je ne changerais rien.
00:29:09J'ai adoré.
00:29:09Et j'adore toujours.
00:29:11Ben voilà, pour ces messages positifs
00:29:13et encourageants pour ceux qui nous écoutent
00:29:15et qui réfléchissent peut-être aussi
00:29:16et qui hésitent à se lancer dans l'entrepreneuriat.
00:29:19Je pense que si on vous écoute,
00:29:20Isabelle Martin, on n'hésite plus.
00:29:22Merci d'avoir été avec nous,
00:29:24présidente de Jaand, avec nous ce matin.
00:29:26Dans un instant, le journal de 7h30,
00:29:28on va revenir sur Berkshire Hathaway,
00:29:30la société d'Oaren Buffett,
00:29:31aujourd'hui pilotée par Greg Abel,
00:29:33qui vient d'investir 10 milliards de dollars
00:29:35supplémentaires dans Google.
00:29:36À 7h45, le grand entretien,
00:29:38nous reviendrons sur les tensions
00:29:39concernant les stocks de gaz en Europe
00:29:41avec Thierry Bross, spécialiste des questions énergétiques.
00:29:44À tout de suite.
00:29:497h30, bienvenue, si vous nous rejoignez.
00:29:51On commence avec l'actualité des entreprises.
00:29:54Berkshire Hathaway a publié ses résultats ce week-end.
00:29:57Des résultats attendus au tournant
00:29:58puisqu'il s'agissait de la deuxième publication trimestrielle
00:30:01pour Greg Abel,
00:30:02qui a pris la relève de Warren Buffett
00:30:04au début de l'année, au mois de janvier.
00:30:05Le conglomérat a publié bénéfice opérationnel
00:30:08au-delà des attentes,
00:30:09plus 16% au deuxième trimestre
00:30:10à quasiment 13 milliards de dollars.
00:30:12Etienne Braque, le nouveau patron,
00:30:14tente d'imprimer sa marque.
00:30:15Avec notamment un tournant important
00:30:17puisqu'après 13, 14, même 14 trimestres consécutifs
00:30:21où le conglomérat a vendu plus d'actions
00:30:23qu'il n'en a achetées,
00:30:24au deuxième trimestre,
00:30:25vous avez eu plus de 20 milliards de dollars
00:30:29de plus que le groupe a vendu
00:30:32avec notamment des investissements dans la tech.
00:30:35Souvenez-vous, c'était au mois de juin,
00:30:37Alphabet, la maison mère de Google,
00:30:38puisque Greg Abel a participé
00:30:40à une augmentation de capital de Google
00:30:42à hauteur de 10 milliards de dollars.
00:30:44Et puis, vous avez notamment eu
00:30:45un programme de rachat d'actions.
00:30:48Un rachat d'actions qui est important
00:30:49puisque pendant près de deux ans,
00:30:51la société n'avait pas racheté ses propres actions.
00:30:53Warren Buffett trouvait que le marché
00:30:55était un petit peu trop valorisé,
00:30:57que le marché d'actions était un petit peu trop cher.
00:30:58Et bien là, au deuxième trimestre,
00:31:00vous avez eu 4,5 milliards de dollars
00:31:02de rachat d'actions.
00:31:03Et au mois de juillet,
00:31:04encore plus de 3 milliards de dollars supplémentaires.
00:31:07Donc, en effet, Greg Abel essaye un petit peu
00:31:08d'imprimer sa marque avec ses dernières décisions.
00:31:11Mais alors, Étienne,
00:31:11malgré ces rachats d'actions
00:31:12dont vous venez de nous parler,
00:31:13le titre est toujours à la traîne
00:31:14depuis le début de l'année.
00:31:15Oui, ça ne suffit pas
00:31:16de racheter ses propres actions
00:31:17pour faire monter son cours.
00:31:18Quand vous regardez Berkshire Hara-Ottawa
00:31:20depuis le début de l'année,
00:31:21ça fait plus 5%.
00:31:22Alors que dans le même temps,
00:31:23le S&P 500,
00:31:24qui est l'indice de référence aux États-Unis,
00:31:26fait plus 13% à 521 dollars
00:31:30à l'action vendredi soir à la clôture.
00:31:32Elle était quasiment au même prix
00:31:33qu'en mai 2025.
00:31:34Mai 2025, c'est le mois
00:31:36où Warren Buffett a annoncé
00:31:38qu'il allait quitter
00:31:39la direction opérationnelle du groupe.
00:31:42Ça montre bien que depuis cette annonce,
00:31:43on a des investisseurs qui sont inquiets,
00:31:45qui attendent de voir un petit peu
00:31:47à quoi va ressembler Berkshire Hara-Ottawa
00:31:49après Warren Buffett.
00:31:50Alors certes, il est toujours président.
00:31:51Et encore dernièrement,
00:31:53Greg Abel a dit qu'il ne prenait aucune décision
00:31:55sans en parler à Warren Buffett.
00:31:57Mais on a des investisseurs
00:31:58qui sont toujours inquiets
00:31:59par rapport à cela.
00:32:01Pour rappel, c'est quand même
00:32:021 000 milliards de dollars
00:32:03de capitalisation boursière.
00:32:04C'est l'une des plus grandes capitalisations mondiales.
00:32:06Berkshire Hara-Ottawa et ce conglomérat.
00:32:08Et surtout, un trésor de guerre
00:32:09qui est toujours énorme,
00:32:11puisque vous avez quand même
00:32:12une trésorerie de plus de 365 milliards de dollars
00:32:15du cash,
00:32:16qui est en grande partie investi
00:32:18dans la dette à courte échéance,
00:32:19dans l'attente de meilleures opportunités,
00:32:21notamment sur le marché actions.
00:32:23Merci Etiano.
00:32:23On se retrouve dans 5 minutes
00:32:24à la fin de ce journal
00:32:25pour un point marché.
00:32:26En France,
00:32:27c'est l'une des conséquences directes
00:32:28des fortes chaleurs
00:32:29et de la sécheresse.
00:32:30Plusieurs réacteurs nucléaires du pays
00:32:32sont à l'arrêt.
00:32:33Paul Valère,
00:32:34depuis samedi,
00:32:34l'un des sites de Golfèche,
00:32:36à 100 km de Toulouse,
00:32:38à peu près au bord de la Garonne,
00:32:39est à nouveau stoppé.
00:32:40Oui, seulement 33 heures
00:32:42après son redémarrage,
00:32:43en cause,
00:32:44la température de l'eau
00:32:45trop élevée.
00:32:47La centrale ne peut plus rejeter
00:32:49dans la Garonne
00:32:49une eau réchauffée
00:32:50sans dépasser
00:32:51les limites environnementales.
00:32:53Résultat,
00:32:53c'est la quatrième fois
00:32:55cet été
00:32:55que ce réacteur
00:32:56doit être stoppé
00:32:57sur le site de Golfèche.
00:32:59Cet arrêt vient s'ajouter
00:33:00à ceux des réacteurs
00:33:01de Chouze
00:33:02le long de la Meuse
00:33:03ainsi que le réacteur
00:33:04de Cathénon
00:33:05le long de la Moselle.
00:33:07Et ils doivent tous les trois
00:33:09être stoppés
00:33:09à cause de débits d'eau
00:33:10trop insuffisants.
00:33:12La puissance totale
00:33:13indisponible de ces réacteurs
00:33:14n'est pas négligeable.
00:33:16Environ 5 gigawatts et demi,
00:33:17soit environ 9%
00:33:19de la capacité totale
00:33:20du parc nucléaire français.
00:33:22Pas d'inquiétude à ce stade,
00:33:23mais EDF dit suivre attentivement
00:33:25l'évolution
00:33:25des conditions climatiques.
00:33:27Et alors, Paul,
00:33:27quand elles ne sont pas
00:33:28mises à l'arrêt,
00:33:29d'autres centrales nucléaires
00:33:30restent quand même touchées.
00:33:31Tout à fait, Erwan.
00:33:32EDF indique
00:33:33que quatre autres réacteurs
00:33:34situés le long du Rhône
00:33:36ont dû adapter leur puissance
00:33:37durant plusieurs heures.
00:33:39Début août,
00:33:39un dans l'un,
00:33:40un dans la Drôme
00:33:41et deux en Isère.
00:33:42Si l'on remonte
00:33:43au pic de canicule
00:33:44de juin et juillet,
00:33:45neuf réacteurs
00:33:46ont dû réduire leur puissance.
00:33:47C'est pourquoi
00:33:48EDF prévoit d'investir
00:33:49près de 9 milliards d'euros
00:33:51sur 15 ans
00:33:52pour adapter son parc
00:33:53au changement climatique
00:33:54en investissant,
00:33:55par exemple,
00:33:56dans des mini-tours
00:33:57qui refroidissent l'eau
00:33:58avant de la rejeter
00:33:59dans le fleuve.
00:34:00Solution déjà mise en place
00:34:01dans la Vienne.
00:34:02Merci, Paul Valère.
00:34:03À noter que 22 départements
00:34:05sont placés
00:34:06en vigilance orange canicule
00:34:07aujourd'hui en France.
00:34:09Et dans l'actualité
00:34:11des entreprises,
00:34:12on vous parle
00:34:12du secteur automobile
00:34:13ce matin.
00:34:14Avec leur publication
00:34:15fin juillet,
00:34:15les équipementiers
00:34:16Forvia et Valeo
00:34:17ont démontré
00:34:17qu'ils parviennent
00:34:18à surmonter
00:34:19la morosité
00:34:20du marché mondial
00:34:21grâce à de nouveaux débouchés,
00:34:22notamment dans la défense.
00:34:24Ils profitent en effet
00:34:25de la hausse
00:34:25des dépenses militaires
00:34:26en Europe.
00:34:27Johan Delra.
00:34:29La défense,
00:34:30nouvelle voie
00:34:31de diversification
00:34:32pour un secteur automobile
00:34:33à la peine.
00:34:34Fin juillet,
00:34:35les Français
00:34:35Forvia et Valeo
00:34:36annonçaient se lancer
00:34:37dans les drones militaires.
00:34:38Les objectifs de production
00:34:40porteront sur quelques centaines
00:34:41d'appareils par mois seulement,
00:34:43une partie minime
00:34:44de leur chiffre d'affaires.
00:34:45Mais l'intérêt est ailleurs.
00:34:46Cette incursion
00:34:47dans le secteur
00:34:48de la défense
00:34:48leur permet de maintenir
00:34:49l'activité
00:34:50de leurs usines.
00:34:51Pour cela,
00:34:52pas besoin de trop investir.
00:34:53L'idée n'est pas
00:34:54de développer
00:34:55de nouvelles technologies
00:34:56mais plutôt
00:34:56de décliner
00:34:57celles qui existent déjà.
00:34:59Les capacités
00:34:59de production
00:35:00des équipementiers
00:35:01automobiles
00:35:01sont une bénédiction
00:35:02pour l'Europe
00:35:03dans sa course effrénée
00:35:04au réarmement.
00:35:05En Allemagne,
00:35:06en Italie,
00:35:07au Royaume-Uni,
00:35:07d'autres acteurs
00:35:08de la filière
00:35:09profitent également
00:35:10de la hausse
00:35:10des dépenses militaires.
00:35:11Une porte de sortie
00:35:13pour les groupes
00:35:13en difficulté
00:35:14qui auraient besoin
00:35:15de se réorganiser.
00:35:16Forvia, par exemple,
00:35:17va vendre
00:35:18une de ses usines
00:35:18en Allemagne
00:35:19au géant américain
00:35:20de la défense
00:35:20General Dynamics.
00:35:22L'accord va lui permettre
00:35:23de faire des économies
00:35:24et surtout
00:35:25de sauver 300 emplois.
00:35:26Dans l'actualité
00:35:27des entreprises,
00:35:28toujours ce contrat record
00:35:29pour Métrobus,
00:35:30le spécialiste
00:35:31de la publicité
00:35:32dans les transports
00:35:33est détenu par Publicis
00:35:35et JC Decaux
00:35:36signe pour 2 milliards d'euros
00:35:38pour exploiter
00:35:39les espaces publicitaires
00:35:40de la RATP.
00:35:41Le marché comprend
00:35:4240 000 faces publicitaires
00:35:44dans le métro parisien.
00:35:45Le contrat débutera
00:35:46en janvier
00:35:47et court sur une durée
00:35:48de 12 ans.
00:35:50En France,
00:35:51l'encadrement des loyers
00:35:52sera-t-il reconduit
00:35:53à la rentrée ?
00:35:54C'est l'un des sujets
00:35:55qui attend les parlementaires,
00:35:56sans doute dès le mois
00:35:57de septembre,
00:35:57car le temps presse.
00:35:59Si la pérennisation
00:36:00du dispositif,
00:36:01ou à minima sa prolongation,
00:36:03n'est pas rapidement votée,
00:36:04l'encadrement prendra
00:36:05officiellement fin
00:36:06au mois de novembre.
00:36:07Marie Cœur de Roy.
00:36:09Éviter une remontée brutale
00:36:10des loyers
00:36:11dans les villes encadrées,
00:36:12voilà l'objectif
00:36:13du gouvernement,
00:36:14un peu contraint
00:36:14face à l'échéance légale
00:36:15du dispositif,
00:36:17censé prendre fin
00:36:18le 23 novembre
00:36:19et sous pression politique
00:36:20à quelques mois
00:36:21de la présidentielle.
00:36:22L'exécutif va donc inscrire
00:36:23dès la rentrée
00:36:24à l'ordre du jour du Sénat
00:36:25une proposition
00:36:26de loi socialiste
00:36:27déjà votée
00:36:28par les députés
00:36:29mais restée bloquée
00:36:30dans l'agenda législatif.
00:36:31Il ne s'agira plus
00:36:33de pérenniser
00:36:33et d'étendre le dispositif
00:36:35comme le prévoyait
00:36:35le texte initial
00:36:36mais uniquement
00:36:37de le prolonger
00:36:38pour deux ans
00:36:39et c'est déjà bien
00:36:40selon Jacques Baudrier,
00:36:41l'adjoint au maire de Paris
00:36:42en charge du logement.
00:36:43C'est déjà une première victoire
00:36:45parce qu'à un moment
00:36:45le ministre disait
00:36:46qu'il voulait abandonner
00:36:47tout encadrement des loyers.
00:36:49Il y a quand même
00:36:4950 collectivités
00:36:50de gauche
00:36:51mais aussi de droite
00:36:51qui se sont mobilisées
00:36:52pour l'encadrement des loyers
00:36:53et 87% des Français
00:36:55soutiennent
00:36:56l'encadrement des loyers.
00:36:57Au-delà du soutien populaire,
00:36:58la mairie de Paris
00:36:59continue de contester
00:37:00les critiques
00:37:00des opposants
00:37:01à l'encadrement.
00:37:02Pour Jacques Baudrier,
00:37:03le dispositif
00:37:04n'est pas responsable
00:37:05de la baisse
00:37:05du nombre de logements
00:37:06alloués dans la capitale
00:37:07comme ailleurs.
00:37:08Que les villes
00:37:10appliquent ou pas
00:37:11l'encadrement des loyers,
00:37:12la baisse a été la même.
00:37:13Donc on voit bien
00:37:13qu'à Nice par exemple
00:37:14il y a une baisse
00:37:14très importante
00:37:15comme à Paris
00:37:16et le point commun
00:37:17entre Nice et Paris
00:37:18c'est justement
00:37:19qu'il y a énormément
00:37:20de logements vacants
00:37:21et de résidences secondaires
00:37:22et on espère bien
00:37:23faire voter au Parlement
00:37:24une nouvelle mesure
00:37:25pour nous permettre
00:37:26d'augmenter aussi
00:37:26la taxe sur résidence secondaire.
00:37:28D'ici là,
00:37:28la mairie de Paris
00:37:29a d'ores et déjà
00:37:30adopté en juillet
00:37:30le doublement
00:37:31de sa taxe
00:37:32sur les logements vacants
00:37:33comme le permet
00:37:34la dernière loi de finances.
00:37:35La ville espère remettre
00:37:36ainsi 20 000 logements
00:37:38sur le marché.
00:37:38Et puis dans un tout autre
00:37:40registre,
00:37:40eux aussi sont dans le flou.
00:37:42Faute de pluie,
00:37:42les viticulteurs alsaciens
00:37:43doivent reporter
00:37:44leur vendange.
00:37:45Elle devait normalement
00:37:46débuter vendredi dernier.
00:37:48Résultat,
00:37:48il faut recruter
00:37:49sans savoir exactement
00:37:50quand les saisonniers
00:37:52commenceront.
00:37:52Clara Bido
00:37:53avec les équipes
00:37:54de BFM Alsace.
00:37:55En Alsace,
00:37:57le recrutement
00:37:57des vendangeurs
00:37:58est lancé
00:37:58mais les viticulteurs
00:37:59ne peuvent pas encore
00:38:00fixer de date précise.
00:38:02Une situation inédite
00:38:03alors que la récolte manuelle
00:38:05reste essentielle
00:38:06pour certains vins,
00:38:07explique Pierre-Olivier Baffray,
00:38:08secrétaire général
00:38:09de l'Association
00:38:10des viticulteurs d'Alsace.
00:38:11C'est toujours un sujet
00:38:12bien sûr
00:38:12puisqu'on a besoin
00:38:14grosso modo
00:38:15sur la période
00:38:16des vendanges
00:38:17de 25 000 vendangeurs.
00:38:19C'est le chiffre
00:38:20qui circule
00:38:22donc effectivement
00:38:23c'est une période
00:38:23très intense
00:38:24où on fait
00:38:26un gros appel
00:38:26à la main d'oeuvre
00:38:27puisque
00:38:28et pour les créments
00:38:31la vendange manuelle
00:38:32est obligatoire
00:38:33et pour certains
00:38:34vins tranquilles aussi
00:38:35comme les grands crus
00:38:36par exemple.
00:38:37Les plannings doivent
00:38:37donc être revus,
00:38:39les raisins mûrissent
00:38:39moins vite que prévu
00:38:40et les entreprises s'adaptent
00:38:42constate Agostino Panetta
00:38:44directeur général
00:38:44des caves de Bestem.
00:38:45Toute la complexité
00:38:46qu'on a aujourd'hui
00:38:46c'est qu'on s'est préparé
00:38:47moi aujourd'hui
00:38:49au niveau de la cave
00:38:49on a dit à certains
00:38:50de nos employés
00:38:52rentrez de vos vacances
00:38:52avant le 15 août
00:38:53parce qu'on va vendanger
00:38:54le 15 août
00:38:54et aujourd'hui
00:38:55on est en train
00:38:55de leur dire
00:38:56vous pouvez prendre
00:38:562-3 jours de plus
00:38:57donc c'est une organisation
00:38:58difficile mais on s'adapte.
00:39:00Dans ce contexte
00:39:01attirer les saisonniers
00:39:02ne se résume plus
00:39:03à proposer un contrat.
00:39:04Les viticulteurs
00:39:05misent donc sur l'ambiance
00:39:06et les services
00:39:07afin de fidéliser
00:39:08leurs équipes
00:39:09détaille Gilles Hérard
00:39:10président de l'association
00:39:11des viticulteurs d'Alsace.
00:39:12On propose de l'eau
00:39:13on prend un petit déj
00:39:15ensemble
00:39:16petit pain
00:39:17café etc.
00:39:18Le service
00:39:19c'est de proposer
00:39:20aussi un repas traiteur
00:39:21alors chez nous
00:39:21par exemple
00:39:22ils peuvent choisir
00:39:22un menu sur la semaine
00:39:23avec un plateau
00:39:25repas.
00:39:26Au total
00:39:26les viticulteurs alsaciens
00:39:28s'attendent à une récolte
00:39:28d'environ 804 000 hectolitres
00:39:30cette année
00:39:31soit une baisse de 4%
00:39:32par rapport à l'année dernière.
00:39:347h40
00:39:35la bourse
00:39:40Etienne Braque
00:39:40la semaine dernière
00:39:41à Wall Street
00:39:42a été la meilleure semaine
00:39:43depuis le mois d'avril
00:39:44pour les indices parisiens.
00:39:45Notamment pour le Nasdaq
00:39:46qui a gagné plus de 5%
00:39:48la semaine passée
00:39:48meilleure séance
00:39:49depuis ces semaines
00:39:50depuis avril
00:39:51plus 3%
00:39:52sur l'ensemble
00:39:53de la semaine
00:39:53pour le Dow Jones
00:39:54plus 3,6%
00:39:55pour le S&P 500
00:39:57avec on en reparlera
00:39:58à 8h
00:39:58et surtout dans le club
00:39:59de la bourse
00:39:59à 8h40
00:40:00des données de l'emploi
00:40:01qui sont ressorties
00:40:02largement inférieures
00:40:03aux attentes
00:40:04et qui font dire
00:40:04aux investisseurs
00:40:05que la Fed
00:40:05ne va pas relever
00:40:06ses taux
00:40:07en tout cas
00:40:08à une probabilité
00:40:08moindre que prévu
00:40:09et puis dans le même temps
00:40:11des résultats d'entreprises
00:40:12au rendez-vous
00:40:12au début de ce journal
00:40:13on parlait de Berkshire Hathaway
00:40:14qui a publié ses résultats
00:40:15samedi
00:40:16c'est vrai que
00:40:16quand vous regardez
00:40:17pour l'instant
00:40:18les entreprises du S&P 500
00:40:20ont largement dépassé
00:40:21les attentes
00:40:2285% des sociétés
00:40:24qui ont publié
00:40:24leurs résultats
00:40:25ont dépassé
00:40:26leurs attentes
00:40:26quand la moyenne historique
00:40:27est plutôt aux alentours
00:40:28des 68%
00:40:29donc ça montre bien
00:40:30que ce cru du deuxième trimestre
00:40:322026
00:40:33est juste exceptionnel
00:40:35et c'est ce qui propulse
00:40:35notamment les indices
00:40:36sur des niveaux records
00:40:37puisque vendredi soir
00:40:38le S&P était sur un plus haut
00:40:39idem pour le Dow Jones
00:40:41il ne manque plus
00:40:41que le Nasdaq à la pelle
00:40:42Merci Etienne
00:40:43Dans une minute
00:40:44le grand entretien
00:40:45nous serons avec Thierry Bross
00:40:46spécialiste des questions énergétiques
00:40:47pour parler des tensions
00:40:48sur les stocks de gaz
00:40:51en Europe
00:40:51à tout de suite
00:40:52Good morning business
00:40:54le grand entretien
00:40:56En Europe
00:40:56les stocks de gaz
00:40:57sont au plus bas
00:40:58depuis 2009
00:40:59on en parle ce matin
00:41:01dans le grand entretien
00:41:01avec notre invité
00:41:02Bonjour Thierry Bross
00:41:03merci d'être en ligne
00:41:05avec nous ce matin
00:41:06spécialiste des questions énergétiques
00:41:07professeur à Sciences Po Paris
00:41:09des stocks qui ne sont remplis
00:41:11qu'à 57% environ en Europe
00:41:14contre 74% d'ordinaires
00:41:16à cette période de l'année
00:41:18d'abord est-ce qu'il faut
00:41:19s'en inquiéter
00:41:20quand on sait que c'est
00:41:21en ce moment généralement
00:41:22qu'on fait des réserves
00:41:23pour l'hiver
00:41:26Oui il faut s'en inquiéter
00:41:27puisque vous le rappeliez
00:41:29les stocks aujourd'hui
00:41:30sont pleins à 59%
00:41:32au niveau européen
00:41:32et le minimum
00:41:33que l'on avait vu en 2021
00:41:35c'était 60%
00:41:36et 2021 c'était l'année
00:41:38où Vladimir Poutine
00:41:39avait décidé d'utiliser
00:41:41l'arme gazière
00:41:42contre l'Union Européenne
00:41:43et vous savez que
00:41:44l'hiver 2022
00:41:45a été compliqué
00:41:46les stocks gaziers
00:41:48c'est une assurance
00:41:49pour l'hiver
00:41:49et comme vous ne savez pas
00:41:50si l'hiver va être froid
00:41:52comme vous ne savez pas
00:41:53si Vladimir Poutine
00:41:54va nous couper le gaz
00:41:55parce que nous recevons
00:41:56encore un peu de gaz russe
00:41:59via le Turkestream
00:42:00comme vous ne savez pas
00:42:01si les Ukrainiens
00:42:02ne vont pas attaquer
00:42:03les infrastructures gazières russes
00:42:05et bien nous avons besoin
00:42:06de stockage de gaz
00:42:07mieux rempli
00:42:09et malheureusement
00:42:10nous sommes mal préparés
00:42:11pour l'hiver qui arrive
00:42:12avec plusieurs facteurs
00:42:14vous le disiez
00:42:14on va les détailler
00:42:16peut-être à commencer
00:42:17puisque c'est aussi
00:42:17dans l'actualité
00:42:18du week-end dernier
00:42:20la guerre en Iran
00:42:21toujours pas de signaux
00:42:21favorables
00:42:22à la réouverture
00:42:23du détroit d'Ormuz
00:42:25l'entourage de Donald Trump
00:42:26qui le presse
00:42:27de trouver un accord
00:42:28désormais
00:42:29mais dans ces conditions
00:42:31on voit mal
00:42:32comment en tout cas
00:42:33depuis le Moyen-Orient
00:42:36la situation
00:42:37pourrait s'améliorer
00:42:38sur le front du gaz
00:42:39mais aussi du pétrole
00:42:42alors sur le front du gaz
00:42:44je pense que la situation
00:42:45ne s'améliorera pas
00:42:46au Moyen-Orient
00:42:47puisqu'il va falloir
00:42:48d'abord débloquer
00:42:49le détroit d'Ormuz
00:42:50pour le pétrole
00:42:51et ensuite pour le gaz
00:42:52et pour le gaz
00:42:52ça va prendre
00:42:53beaucoup plus de temps
00:42:55puisque d'abord
00:42:56je vous rappelle
00:42:56qu'un méthanier
00:42:57c'est un des navires
00:42:58les plus chers au monde
00:42:59qui est sur l'eau
00:43:00donc vous n'allez pas
00:43:01vous amuser
00:43:02à faire passer des méthaniers
00:43:03si vous avez un risque
00:43:04d'avoir un drone
00:43:05qui va venir le toucher
00:43:07et puis
00:43:08deuxièmement
00:43:09le Qatar
00:43:09qui est le grand producteur
00:43:11de gaz naturel liquéfié
00:43:13a envoyé à ses clients
00:43:15une notice
00:43:16de force majeure
00:43:17jusqu'à fin octobre
00:43:18donc nous savons déjà
00:43:20qu'il n'y aura pas
00:43:21de gaz naturel liquéfié
00:43:22qui viendra du Qatar
00:43:23d'ici l'hiver
00:43:24donc cette solution-là
00:43:26elle n'est plus sur la table
00:43:28pour le pétrole
00:43:29vous avez raison
00:43:30il y a encore
00:43:32des navires qui passent
00:43:33il se peut
00:43:33que ça soit débloqué
00:43:35je ne suis pas
00:43:35un très grand optimiste
00:43:37sur ce sujet-là
00:43:38mais le pétrole
00:43:39c'est un peu différent
00:43:40puisque vous avez
00:43:41Donald Trump
00:43:42le locataire
00:43:42de la Maison Blanche
00:43:43qui régulièrement
00:43:45fait des tweets
00:43:46pour nous dire
00:43:47le Détroit va être ouvert
00:43:48et qui incite
00:43:49les traders
00:43:50à ne pas avoir
00:43:51des prix du pétrole
00:43:52qui flambent
00:43:53en fait
00:43:53dans le pétrole
00:43:54les prix du pétrole
00:43:56n'ont pas flambé
00:43:56on est dans les 84 dollars
00:43:58par baril
00:43:58alors que le prix
00:43:59des produits pétroliers
00:44:01lui continue à croître
00:44:03parce que ce que l'on mesure
00:44:04vraiment
00:44:04c'est la tension
00:44:05sur les produits pétroliers
00:44:06et cette tension
00:44:07sur les produits pétroliers
00:44:08elle va malheureusement
00:44:10rester
00:44:11sur le pétrole
00:44:12selon vous
00:44:13donc effectivement
00:44:14on est autour des 84 dollars
00:44:15le baril de Brent
00:44:17alors qu'on était passé
00:44:18sous les 80 dollars
00:44:19la semaine dernière
00:44:20mais dans ce contexte
00:44:21d'incertitude
00:44:22où on voit
00:44:23que ça n'avance pas
00:44:24on va rester
00:44:25à ces niveaux-là
00:44:25ou est-ce qu'un retour
00:44:26autour des 100 dollars
00:44:28est possible ?
00:44:30Alors
00:44:31en fait
00:44:31si vous regardez
00:44:32l'équilibre
00:44:32en fait de demande
00:44:33on devrait être
00:44:34à des niveaux
00:44:34plus élevés
00:44:35mais je pense
00:44:35que les traders
00:44:36ne veulent pas
00:44:38parier
00:44:38contre Donald Trump
00:44:39ils sont tétanisés
00:44:41puisque si vous avez
00:44:41une position acheteuse
00:44:43et que vous avez
00:44:44un tweet
00:44:45du locataire
00:44:46de la Maison Blanche
00:44:46qui fait que le prix
00:44:48du baril
00:44:48baisse de 10 dollars
00:44:49et bien vous vous retrouvez
00:44:50avec une perte
00:44:51donc je crois
00:44:52qu'aujourd'hui
00:44:53le prix du Brent
00:44:55ne représente plus
00:44:56le prix réel
00:44:57du pétrole
00:44:57ce qui représente
00:44:58le prix réel
00:44:59du pétrole
00:44:59c'est soit
00:45:00le pétrole physique
00:45:01et il y a eu
00:45:01des corrélations
00:45:02entre le pétrole papier
00:45:04et le pétrole physique
00:45:04soit les produits pétroliers
00:45:06et vous savez
00:45:07que la marge de raffinage
00:45:08a fortement grimpé
00:45:10justement
00:45:11parce qu'il y a
00:45:11des corrélations aussi
00:45:13entre les produits pétroliers
00:45:14et le pétrole
00:45:16Thierry Bross
00:45:17je reviens au gaz
00:45:18est-ce qu'il y a
00:45:18des solutions d'urgence
00:45:19pour les Européens
00:45:20pour tenter peut-être
00:45:21de faire des réserves
00:45:23plus importantes
00:45:24l'hiver approchant
00:45:25est-ce que les Etats-Unis
00:45:26par exemple
00:45:27on en a déjà parlé
00:45:28pendant les crises précédentes
00:45:29est une bonne piste
00:45:31pour remplir
00:45:31les cuves
00:45:33de GNL
00:45:35alors
00:45:36vous devez remplir
00:45:37vos stockages de gaz
00:45:38effectivement
00:45:39la réglementation européenne
00:45:41c'était 90%
00:45:42au début de l'hiver
00:45:43puis on l'a baissé
00:45:43à 80%
00:45:44je pense qu'on n'arrivera
00:45:45même pas à 70%
00:45:46non encore une fois
00:45:47une politique énergétique
00:45:48ça se décide
00:45:49dans la durée
00:45:50on voit bien ici
00:45:51l'incompétence
00:45:53des politiques énergétiques
00:45:54qui ont été menées
00:45:56je vous rappelle
00:45:56que l'on avait
00:45:57par exemple
00:45:58des sociétés françaises
00:45:59qui voulaient signer
00:46:00des contrats long terme
00:46:01avec des sociétés américaines
00:46:04pour du gaz naturel
00:46:05liquéfié
00:46:05et qu'on leur avait dit
00:46:06à l'époque
00:46:07que c'était pas bien
00:46:08parce que
00:46:08finalement
00:46:09on n'allait plus avoir
00:46:10besoin de gaz
00:46:11à l'horizon 2040
00:46:12ce qui est aujourd'hui faux
00:46:13et qu'en plus
00:46:14c'était peut-être
00:46:15du gaz
00:46:15avec des émissions de méthane
00:46:18donc encore une fois
00:46:19aujourd'hui
00:46:20nous sommes dans une position
00:46:21difficile
00:46:22alors je pense pas
00:46:23qu'il y aura de pénurie
00:46:24puisque ce qui va se produire
00:46:26c'est une poursuite
00:46:27de la désindustrialisation
00:46:28c'est-à-dire qu'on voit bien
00:46:30que l'industrie
00:46:31de la pétrochimie
00:46:33n'a plus aucun intérêt
00:46:34à opérer en Europe
00:46:35puisque l'Europe
00:46:36est un pays
00:46:36où le gaz est cher
00:46:38et où tous les 5 ans
00:46:39vous avez une crise gazière
00:46:40donc c'est plutôt
00:46:41malheureusement
00:46:42à ce niveau-là
00:46:42que ça va se passer
00:46:43plutôt qu'une solution
00:46:45et puis ensuite
00:46:46il ne restera qu'à prier
00:46:48comme en 2022
00:46:49que l'hiver soit doux
00:46:50mais les factures
00:46:52des résidentielles
00:46:53des Français
00:46:54et des Européens
00:46:55vont augmenter
00:46:56et l'industrie
00:46:57va continuer
00:46:58à se désindustrialiser
00:47:00à se délocaliser
00:47:01On était sur le gaz
00:47:02à 30 euros
00:47:02du mégawatt-heure
00:47:03avant la guerre en Iran
00:47:04aujourd'hui autour
00:47:05des 60 euros
00:47:06selon les calculs
00:47:07de Goldman Sachs
00:47:08la hausse pourrait atteindre
00:47:09les 100 euros
00:47:10du mégawatt-heure
00:47:11vous avez la même
00:47:14analyse ?
00:47:16Oui à peu près
00:47:16puisque en fait
00:47:17la hausse avait été
00:47:19extrêmement élevée
00:47:20en 2022
00:47:21et on avait atteint
00:47:22les 300 euros
00:47:23et cela
00:47:24parce que finalement
00:47:25on avait mis
00:47:26beaucoup d'argent
00:47:27sur la table
00:47:27je vous rappelle
00:47:28qu'il y avait
00:47:28beaucoup de subventions
00:47:29or cette année
00:47:30nous n'avons plus
00:47:31la capacité
00:47:32de subventionner
00:47:33les énergies
00:47:34pour donner
00:47:35un ordre de grandeur
00:47:36l'Union Européenne
00:47:37en 2022
00:47:38avait mis
00:47:38400 milliards
00:47:39d'euros
00:47:40sur la table
00:47:41pour subventionner
00:47:42toutes les énergies
00:47:43aujourd'hui
00:47:43c'est plus possible
00:47:44donc l'équilibre
00:47:45offre-demande
00:47:46se fera à un prix
00:47:47plus bas
00:47:48que celui de 2022
00:47:49mais plus haut
00:47:50qu'aujourd'hui
00:47:50donc 100 euros
00:47:51ça me paraît
00:47:52être cohérent
00:47:53Est-ce que l'Allemagne
00:47:54est le principal
00:47:55mauvais élève
00:47:56quand on voit
00:47:57que c'est le premier
00:47:58consommateur de gaz
00:47:59de l'Union Européenne
00:47:59mais qu'il n'a rempli
00:48:00ses cuves
00:48:01qu'à moins de 50%
00:48:03aujourd'hui ?
00:48:05Oui mais l'Allemagne
00:48:06a toujours été
00:48:07depuis Angela Merkel
00:48:08le plus mauvais élève
00:48:10énergétique
00:48:11de la classe européenne
00:48:12et nous avons accepté
00:48:13que l'Allemagne
00:48:14soit ce très mauvais élève
00:48:16quand vous arrêtez
00:48:17votre nucléaire
00:48:18et que vous estimez
00:48:19que vos voisins
00:48:21vont vous aider
00:48:22quand vous avez
00:48:24uniquement du gaz
00:48:25gazeux
00:48:25qui est arrivé
00:48:26par Nord Stream 2
00:48:27même Trump
00:48:27leur avait dit
00:48:28dans le Stream 1
00:48:29puis dans le Stream 2
00:48:30même Trump leur avait dit
00:48:31vous faites trop confiance
00:48:32aux Russes
00:48:33et donc l'Allemagne
00:48:34a toujours voulu
00:48:35de l'énergie peu chère
00:48:36et s'est dit
00:48:37finalement
00:48:38ce sont les autres états
00:48:39qui vont prendre
00:48:40les assurances
00:48:43l'assurance stockage
00:48:44l'assurance nucléaire
00:48:45l'assurance etc.
00:48:46et donc à un moment
00:48:47ou à un autre
00:48:48il faut bien comprendre
00:48:49que l'Allemagne
00:48:50ne joue pas le jeu
00:48:51et il va falloir
00:48:52en tirer les conclusions
00:48:54On parle aussi
00:48:56de la Chine
00:48:56avec vous Thierry Bross
00:48:57qui est dans une situation
00:48:59quand même
00:48:59je ne sais pas
00:49:00si elle est identique
00:49:01mais en tout cas
00:49:02qui s'en rapproche
00:49:03la Chine
00:49:04qui doit chercher
00:49:05à assurer
00:49:07ses stocks
00:49:07de GNL
00:49:08pour l'hiver
00:49:09à la différence
00:49:10peut-être que Pékin
00:49:10est davantage prêt
00:49:12à acheter au prix fort
00:49:15Je crois qu'il y a
00:49:16une très grande différence
00:49:17entre le régime
00:49:19communiste chinois
00:49:20et la Commission européenne
00:49:22Un régime comprend l'énergie
00:49:23l'autre pas
00:49:24donc effectivement
00:49:25ça change
00:49:25la donne
00:49:26Le régime communiste chinois
00:49:28sait qu'il a besoin
00:49:29d'énergie
00:49:30pour sa population
00:49:31et fera tout
00:49:32pour alimenter
00:49:33sa population en énergie
00:49:35et donc
00:49:35il va acheter
00:49:36et il achète déjà
00:49:37du gaz naturel liquéfié
00:49:40en remplacement
00:49:40de celui du Qatar
00:49:41et la Chine finalement
00:49:43c'est celle qui
00:49:45dans la première partie
00:49:46de la guerre aussi
00:49:47si on revient sur le pétrole
00:49:48avait été capable
00:49:49de baisser
00:49:50ses importations
00:49:51de pétrole
00:49:52pour que le prix du pétrole
00:49:53n'augmente pas trop
00:49:54donc la Chine
00:49:54vraiment regarde
00:49:55les marchés d'énergie
00:49:56avec une compétence
00:49:58qui est souvent
00:49:59sous-estimée
00:50:00Et pour revenir à l'Europe
00:50:02vous le disiez
00:50:03on n'a pas de politique
00:50:04énergétique
00:50:05à la hauteur
00:50:06et qu'on est dans
00:50:07des politiques
00:50:08en réalité d'urgence
00:50:09depuis maintenant
00:50:10un moment
00:50:11si l'hiver
00:50:12n'était pas doux
00:50:13comme il est possible
00:50:15que ça arrive
00:50:16quels seront les recours
00:50:18pour les Européens
00:50:19pour assurer justement
00:50:21leur distribution
00:50:22au gaz
00:50:24Alors je ne veux pas dire
00:50:25qu'on n'avait pas
00:50:26de politique énergétique
00:50:26je dis qu'elle est stupide
00:50:27tout à fait différent
00:50:28au niveau européen
00:50:30pour l'hiver
00:50:32et bien
00:50:33vous allez avoir
00:50:34des industriels
00:50:35qui vont être obligés
00:50:36de s'effacer
00:50:36et on va aller
00:50:38vers ce que l'on a vu
00:50:39en 2022
00:50:40ce que j'appelle
00:50:40la sobriété énergétique
00:50:42contrainte
00:50:42où on expliquera
00:50:44aux Français
00:50:44qu'ils doivent se chauffer
00:50:45moins
00:50:45où on expliquera
00:50:48etc.
00:50:49Et donc
00:50:49on va arriver
00:50:50à cette énergie chère
00:50:52et on va expliquer
00:50:53comme d'habitude
00:50:53que le meilleur
00:50:54mégawatt-heure
00:50:55est celui
00:50:55que vous ne consommez pas
00:50:56et qu'il va falloir
00:50:57un peu avoir froid
00:50:58chez vous
00:50:58on va baisser
00:50:59la température
00:51:00des piscines municipales
00:51:01etc.
00:51:02donc c'est ce monde-là
00:51:05auquel on se prépare
00:51:06si l'hiver
00:51:07est rude
00:51:08ou si encore une fois
00:51:09vous avez
00:51:10un problème
00:51:11et encore une fois
00:51:12les problèmes existent
00:51:13c'est-à-dire que
00:51:13penser qu'une industrie
00:51:15opère sans problème
00:51:16c'est une hérésie
00:51:18vous avez des problèmes
00:51:19dans le nucléaire français
00:51:21c'est pas ce que j'appelle
00:51:22des problèmes
00:51:22vous avez juste
00:51:23le fait que
00:51:24quand vous avez
00:51:25des niveaux
00:51:26bas sur les cours d'eau
00:51:28ou que vous avez
00:51:28une température élevée
00:51:30vous êtes obligé
00:51:31de baisser
00:51:31votre production nucléaire
00:51:32donc ça
00:51:33ça peut aussi arriver
00:51:34dans le gaz
00:51:35Merci beaucoup
00:51:36Thierry Bross
00:51:37pour votre analyse
00:51:39et vos éclairages
00:51:39avec nous
00:51:40ce matin
00:51:41j'appelle que vous êtes
00:51:42spécialiste des questions
00:51:43énergétiques
00:51:43professeur à Sciences Po Paris
00:51:45on marque une courte pause
00:51:46on se retrouve
00:51:47dans un instant
00:51:48pour les informations
00:51:49du journal de 8h
00:51:51BFM Business
00:51:52et RMC Live
00:51:53présentent
00:51:53la matinale de l'économie
00:51:56Good Morning Business
00:51:58Erwan Morris
00:51:59Il est bientôt 8h
00:52:00bienvenue si vous nous rejoignez
00:52:01dans votre matinale éco
00:52:02au programme de ce lundi 10 août
00:52:04les voyants sont donc
00:52:05toujours au rouge
00:52:06en ce début de semaine
00:52:07le détroit d'Hormuz
00:52:08reste fermé
00:52:09et ce
00:52:10tant que les Etats-Unis
00:52:11n'accepteront pas
00:52:12toutes les conditions
00:52:12posées par Téhéran
00:52:13c'est ce que disent
00:52:14les gardiens de la révolution
00:52:15le point avec notre correspondant
00:52:17à Washington
00:52:18dès le début du journal
00:52:19une situation qui n'arrange pas
00:52:21non plus les affaires
00:52:21des Européens
00:52:22qui comptent sur un déblocage
00:52:23pour remplir les stocks de gaz
00:52:25qui sont au plus bas
00:52:25vous entendrez à 8h30
00:52:27le spécialiste des questions énergétiques
00:52:29Thierry Bross
00:52:30c'est l'une des sociétés d'investissement
00:52:32les plus puissantes
00:52:33et surveillées au monde
00:52:34Berkshire Hathaway
00:52:35réduit sa montagne de cash
00:52:37Greg Abel
00:52:38le successeur de Warren Buffett
00:52:39investit près de 20 milliards
00:52:41dont rien que la moitié
00:52:42dans Google
00:52:43les détails de cette nouvelle stratégie
00:52:45d'investissement
00:52:46à 8h30
00:52:46avec Etienne Braque
00:52:47et puis dans le reste de vos rendez-vous
00:52:49ne manquez pas
00:52:49la French Tech
00:52:508h15
00:52:51Pierre Louis Gure
00:52:52docteur en intelligence artificielle
00:52:54et fondateur d'Argile
00:52:55spécialiste de la rénovation énergétique
00:52:58voilà le programme
00:52:59tout de suite c'est le journal
00:53:02Good Morning Business
00:53:03le journal
00:53:05et dans le détroit d'Hormuz
00:53:06la situation n'a donc toujours pas bougé
00:53:08malgré les déclarations
00:53:10de Donald Trump
00:53:10qui indiquaient la semaine dernière
00:53:12qu'un accord était en bonne voie
00:53:13Téhéran répond
00:53:14qu'il maintiendra le blocage
00:53:16tant que les Etats-Unis
00:53:18n'auront pas accepté
00:53:19toutes ces conditions
00:53:20Axel Moni
00:53:21on vous retrouve depuis Washington
00:53:22pour BFM Business
00:53:24Axel dans l'entourage
00:53:25du président américain
00:53:26on presse la Maison-Blanche
00:53:27de trouver désormais
00:53:28une sortie
00:53:32Effectivement
00:53:32depuis plusieurs semaines
00:53:33il semblerait que le chef
00:53:34d'état-major
00:53:35Dan Cain
00:53:36fasse un petit peu
00:53:37le tour des grosses huiles
00:53:38de cette administration
00:53:39le patron de la CIA
00:53:40le vice-président
00:53:41J.D. Vance
00:53:42ou encore le secrétaire
00:53:43d'état
00:53:44Marco Rubio
00:53:45pour leur dire
00:53:46qu'il ne faut pas
00:53:47qu'il y ait une nouvelle escalade
00:53:48que celle-ci pourrait se retourner
00:53:49contre les Etats-Unis
00:53:50et surtout
00:53:51que les seules frappes aériennes
00:53:53ne permettront pas
00:53:54aux Américains
00:53:55d'atteindre leurs objectifs
00:53:57de guerre
00:53:57il fait aussi pression
00:53:59pour sortir de la guerre
00:54:00pour une autre raison
00:54:01il est très inquiet
00:54:02de la diminution
00:54:03des stocks
00:54:04des armes américaines
00:54:06ça on le sait
00:54:06c'est un sujet
00:54:07qui est très sensible
00:54:09au sein de tout le Pentagone
00:54:10même si Donald Trump
00:54:11lui continue à nier
00:54:12ce problème
00:54:13alors pourquoi c'est important
00:54:14c'est important
00:54:15parce que d'abord
00:54:16face au très fantasque secrétaire
00:54:18à la guerre
00:54:18Pete XS
00:54:19Dan Kane
00:54:20depuis le début
00:54:21et notamment dans les points
00:54:21presse réguliers
00:54:23qu'il faisait au début
00:54:24du conflit
00:54:24faisait figure de sérieux
00:54:26de quelqu'un de stable
00:54:27de posé
00:54:28qui a utilisé
00:54:29les mots
00:54:30savamment choisis
00:54:31et on sait aussi
00:54:33que c'est un avis
00:54:34qui est de plus en plus
00:54:34partagé ici
00:54:35au sein de la Maison Blanche
00:54:37il y a de nombreux
00:54:38conseillers de Donald Trump
00:54:39qui le poussent
00:54:40à trouver cette porte de sortie
00:54:41pas uniquement
00:54:42parce que cette guerre
00:54:43elle est impopulaire
00:54:44parce que l'économie
00:54:45va mal
00:54:46ou parce qu'elle pourrait peser
00:54:47sur les élections
00:54:48de mi-mandat
00:54:49mais aussi parce que militairement
00:54:50ça n'est pas un choix
00:54:51qui leur semble pertinent
00:54:52bref c'est une parole
00:54:54qui compte
00:54:54et que Donald Trump
00:54:55pourrait écouter
00:54:57et c'est pour ça d'ailleurs
00:54:59probablement pour ça
00:55:00que Donald Trump
00:55:00comme il le fait
00:55:01depuis plusieurs semaines
00:55:02et plusieurs mois même
00:55:03va encore une fois
00:55:04tenter de trouver
00:55:05une porte de sortie rapide
00:55:06s'il y arrive
00:55:07Axel Meunier
00:55:08depuis Washington
00:55:09pour BFM Business
00:55:11a noté toujours
00:55:11à l'international
00:55:12un autre revers
00:55:13pour Donald Trump
00:55:14puisqu'Israël rejette
00:55:16le plan américain
00:55:17pour Gaza
00:55:18qui avait pourtant été
00:55:18accepté par le Hamas
00:55:20Benhamid Netanyahou
00:55:21tente ainsi
00:55:22de contenter
00:55:23sa base électorale
00:55:24avant des législatives
00:55:25délicates
00:55:26qui se tiendront
00:55:27au mois d'octobre
00:55:27en tout cas
00:55:28pour en revenir à l'Iran
00:55:29le blocage
00:55:30toujours effectif
00:55:31du détroit d'Hormuz
00:55:31n'arrange pas non plus
00:55:33les Européens
00:55:34notamment parce que
00:55:35le conflit avec Téhéran
00:55:37fait peser
00:55:37des tensions
00:55:38d'approvisionnement
00:55:39sur le gaz
00:55:40Etienne Braque
00:55:41en l'absence
00:55:41d'un accord
00:55:42ce week-end
00:55:43entre l'Iran
00:55:43et les Etats-Unis
00:55:44les cours du gaz
00:55:45en Europe
00:55:46on le voit
00:55:46repartent de l'avant
00:55:47le mégawatt-heure
00:55:48en hausse de 2%
00:55:49à 56 euros
00:55:50il faut suivre de près
00:55:52les cours du gaz
00:55:52dans cette période estivale
00:55:53puisque c'est en ce moment
00:55:54que l'Europe
00:55:55que l'Union Européenne
00:55:56reconstitue ses stocks
00:55:58avec des stocks
00:55:59qui sont sur des niveaux
00:56:01relativement bas
00:56:0258% en ce moment
00:56:03sachant qu'habituellement
00:56:05on tourne plutôt
00:56:06aux alentours
00:56:07des 70%
00:56:08il faut revenir à 2009
00:56:09pour retrouver
00:56:10un stock si bas
00:56:11au mois d'août
00:56:12et la normalisation
00:56:13de ces stocks
00:56:14dépend bien sûr
00:56:14de la situation
00:56:15sur le détroit d'Hormuz
00:56:17avec notamment le Qatar
00:56:18qui peine à exporter
00:56:19son génel
00:56:20son gaz
00:56:21à faire passer
00:56:22des bateaux
00:56:22dans ce détroit d'Hormuz
00:56:23et donc à court terme
00:56:25cette situation
00:56:25se répercute
00:56:26sur les prix
00:56:27vous l'avez souligné
00:56:2856 euros
00:56:29pour 1 mégawatt-heure
00:56:30sachant qu'au mois de février
00:56:31juste avant le conflit
00:56:33en Iran
00:56:33on était plutôt
00:56:34aux alentours
00:56:35des 30-35 euros
00:56:36le mégawatt-heure
00:56:37néanmoins
00:56:37la situation
00:56:38n'a rien à voir
00:56:39avec 2022
00:56:40lors de la guerre
00:56:41en Ukraine
00:56:41où là au mois d'août
00:56:43en août 2022
00:56:43on était monté
00:56:44à plus de 300 euros
00:56:45le mégawatt-heure
00:56:4656 aujourd'hui
00:56:47plus de 300
00:56:48donc il y a 4 ans
00:56:49et puis des entreprises
00:56:51des ménages
00:56:52également
00:56:52et bien
00:56:53qui se sont adaptés
00:56:54à cette situation
00:56:55quand vous regardez
00:56:55les industriels
00:56:56beaucoup sont passés
00:56:57à l'électrique
00:56:58donc par rapport à cela
00:56:59la situation
00:56:59est un petit peu plus sereine
00:57:01et puis on a également
00:57:02une baisse de la consommation
00:57:04de la part des ménages
00:57:05si vous regardez
00:57:06typiquement en 2025
00:57:07par rapport à 2022
00:57:08en France
00:57:09la baisse de la consommation
00:57:11de gaz
00:57:11était de l'ordre
00:57:12de 20%
00:57:12voilà
00:57:13un mégawatt-heure
00:57:13autour des 60 euros
00:57:16contre 30 euros
00:57:17avant la guerre en Iran
00:57:18et Goldman Sachs
00:57:19qui anticipe une hausse
00:57:21qui pourrait atteindre
00:57:21les 100 euros
00:57:22du mégawatt-heure
00:57:23vous entendrez
00:57:24Thierry Bross
00:57:25à ce sujet
00:57:25à 8h30
00:57:26la question énergétique
00:57:28qui inquiète aussi
00:57:29en Europe de l'Est
00:57:30en Hongrie particulièrement
00:57:31où là-bas
00:57:32un tiers de l'électricité
00:57:33consommée
00:57:34dépend d'une seule
00:57:35centrale nucléaire
00:57:36ces derniers jours
00:57:37le pays a bien cru
00:57:38devoir s'en passer
00:57:39en cause
00:57:40la sécheresse historique
00:57:41qui fait chuter
00:57:42le niveau du Danube
00:57:43ce fleuve indispensable
00:57:45au refroidissement
00:57:45des réacteurs
00:57:46Valentin Adbis
00:57:48le gestionnaire
00:57:49de l'unique centrale nucléaire
00:57:50hongroise
00:57:51pilote le système
00:57:51au jour le jour
00:57:52le gouvernement hongrois
00:57:54s'attend à tout moment
00:57:55à devoir fermer
00:57:55la centrale de Pax
00:57:56par manque d'eau
00:57:57une première
00:57:58en 44 ans
00:57:59à l'heure actuelle
00:58:00un seul des 4 réacteurs
00:58:02est opérationnel
00:58:02des pluies
00:58:03tombées en Autriche
00:58:04en amont du fleuve
00:58:05ont fait remonter
00:58:06le niveau du Danube
00:58:07et permis de gagner
00:58:08quelques jours de répit
00:58:09mais les chaleurs
00:58:10ne sont pas prêts
00:58:10de redescendre
00:58:11et le niveau du fleuve
00:58:12reste sous pression
00:58:13la centrale
00:58:14fonctionne donc au ralenti
00:58:15un enjeu économique
00:58:17considérable pour Budapest
00:58:18puisque sans Pax
00:58:19qui fournit habituellement
00:58:20un tiers de l'électricité
00:58:21du pays
00:58:22la Hongrie doit acheter
00:58:23davantage d'électricité
00:58:25sur les marchés européens
00:58:26alors même que la demande
00:58:27augmente avec la canicule
00:58:29le gouvernement a déjà
00:58:30demandé aux industriels
00:58:31et aux ménages
00:58:32de réduire leur consommation
00:58:33la situation est la même
00:58:35chez sa voisine
00:58:35la Roumanie
00:58:36les autorités tentent
00:58:37de repousser la fermeture
00:58:39de la seule centrale
00:58:39du pays
00:58:40elle aussi refroidie
00:58:41par les eaux du Danube
00:58:42les entreprises roumaines
00:58:44sont appelées notamment
00:58:45à décaler leur production
00:58:46vers les heures creuses
00:58:47certains réacteurs
00:58:48qui sont aussi mis
00:58:49à l'arrêt en France
00:58:50face à ce même phénomène
00:58:52c'est le cas
00:58:52de la centrale de Golfech
00:58:53à 100 km de Toulouse
00:58:55mise à l'arrêt
00:58:56par EDF
00:58:56pour la quatrième fois
00:58:58depuis le début de l'été
00:58:59on y revient
00:59:00dans le détail
00:59:01dans le journal
00:59:02de 8h30
00:59:02à noter d'ailleurs
00:59:03que 22 départements
00:59:05sont placés en vigilance
00:59:06orange canicule
00:59:07aujourd'hui
00:59:07des chaleurs historiques
00:59:09en France
00:59:09pour un mois de juillet
00:59:10mais aussi au Royaume-Uni
00:59:12avec un niveau
00:59:12de sécheresse record
00:59:13et là-bas
00:59:14les agriculteurs
00:59:15font face
00:59:15à une chute vertigineuse
00:59:17des rendements
00:59:18Yoen Delra
00:59:20des champs desséchés
00:59:22des terres craquelées
00:59:23à l'est du Royaume-Uni
00:59:24l'exploitation agricole
00:59:25de la famille Pauzy
00:59:26subit de plein fouet
00:59:27les fortes chaleurs
00:59:28ici on produit des vests
00:59:30une légumineuse
00:59:30utilisée notamment
00:59:31comme engrais
00:59:32Rufus le fils
00:59:33se désole
00:59:34de la faiblesse
00:59:34des récoltes
00:59:35cette année
00:59:37il y a eu zéro humidité
00:59:38du coup pendant la moisson
00:59:39les vests
00:59:40se sont très vite desséchées
00:59:41je ne vois même pas
00:59:42où je vais
00:59:43car le sol est tellement sec
00:59:45un nuage de poussière
00:59:46se soulève au passage
00:59:47de sa moissonneuse batteuse
00:59:48la pluie se fait désirer
00:59:50depuis deux mois
00:59:50une attente interminable
00:59:52pour son père John
00:59:53au beau milieu
00:59:54d'un terrain en jachère
00:59:56ici il devrait y avoir
00:59:57un champ de quinoa
00:59:58mais après l'avoir semé
01:00:00il n'a pas plu
01:00:00les plans n'ont pas poussé
01:00:01les mauvaises herbes
01:00:02les ont envahis
01:00:03nous avons dû détruire
01:00:04la culture
01:00:06à cause du réchauffement climatique
01:00:07les rendements de la famille
01:00:08ont baissé de 30%
01:00:10en 10 ans
01:00:10et la situation devrait s'aggraver
01:00:12à l'avenir
01:00:13pour John
01:00:13il faut s'adapter
01:00:14ou disparaître
01:00:18continuer à travailler
01:00:19comme nous l'avons toujours fait
01:00:20n'est plus possible
01:00:20il faut réfléchir
01:00:22à comment renforcer
01:00:23la résilience
01:00:23de notre système
01:00:26ici on cultive
01:00:27plein de variétés différentes
01:00:28avec de la chance
01:00:29toutes les cultures
01:00:30ne seront pas trop endommagées
01:00:33ainsi depuis peu
01:00:34l'essai de cultiver
01:00:35des pois chiches
01:00:35une légumineuse
01:00:36qui a besoin
01:00:37de peu d'eau
01:00:37pour se développer
01:00:39et à noter aussi
01:00:40au sujet de la sécheresse
01:00:41que selon l'institut Copernicus
01:00:43au niveau mondial
01:00:44les océans ont aussi
01:00:46atteint au mois de juillet
01:00:46les niveaux de chaleur
01:00:47les plus élevés
01:00:48jamais enregistrés
01:00:49pour ce mois
01:00:50alimentés par le phénomène
01:00:52naturel El Nino
01:00:53et par l'activité humaine
01:00:558h07
01:00:56les marchés
01:01:00Etienne Braque
01:01:01à quoi faut-il s'attendre
01:01:02à moins d'une heure
01:01:03de l'ouverture
01:01:03des marchés européens
01:01:04stable en préouverture
01:01:06pour les grands indices
01:01:07européens
01:01:07après de nouveaux records
01:01:08qui ont été touchés
01:01:09vendredi
01:01:10que ce soit à Paris
01:01:11mais aussi à Wall Street
01:01:13que ce soit pour le S&P 500
01:01:14mais également pour le Dow Jones
01:01:15il n'y a que le Nasdaq
01:01:16qui manque à l'appel
01:01:17c'était une très belle semaine
01:01:18pour les grands indices
01:01:19boursiers mondiaux
01:01:20typiquement à Paris
01:01:21le CAC 40 a gagné 2,5%
01:01:23quand le Dow Jones
01:01:24et le S&P 500
01:01:25ont gagné plus de 3%
01:01:26et le Nasdaq
01:01:26a même gagné plus de 5%
01:01:27c'était la meilleure semaine
01:01:28aux Etats-Unis
01:01:30depuis avril dernier
01:01:31pourquoi ?
01:01:31parce que vous avez
01:01:32une situation de l'emploi
01:01:33aux Etats-Unis
01:01:33qui se dégrade
01:01:34alors vous allez me dire
01:01:35c'est une mauvaise nouvelle
01:01:35mais pour le marché
01:01:36c'est une bonne nouvelle
01:01:37on est en retour du spectre
01:01:39bad news is good news
01:01:40dans le sens où
01:01:40ces mauvaises nouvelles économiques
01:01:42vont probablement
01:01:43faire que la Fed
01:01:45ne va pas relever ses taux
01:01:46en tout cas
01:01:46c'est ce que croit le marché
01:01:47en ce qui concerne
01:01:48la réunion du mois de septembre
01:01:50et forcément
01:01:51si le coût de l'argent
01:01:52n'est pas relevé
01:01:52ce serait une bonne nouvelle
01:01:53pour les investisseurs
01:01:54et pour les entreprises
01:01:56l'once d'or profite
01:01:58de ce climat
01:01:59vous avez quand même
01:02:00une once d'or
01:02:01qui est ce matin
01:02:01au-delà des 4 300 dollars
01:02:04plus 7% la semaine dernière
01:02:05on est toujours stable
01:02:06néanmoins
01:02:07depuis le début de l'année
01:02:08sur cette once d'or
01:02:09et puis après
01:02:10la microéconomie
01:02:12donc les entreprises
01:02:13c'est la macro
01:02:14qui va prendre
01:02:15le dessus cette semaine
01:02:16avec notamment
01:02:17l'inflation américaine
01:02:18qui sera publiée
01:02:19mercredi
01:02:20et puis en fin de semaine
01:02:21vous aurez
01:02:21les ventes au détail
01:02:22la consommation
01:02:23ça sera publié vendredi
01:02:24à 14h30
01:02:25dans le sens où
01:02:26toutes les grandes entreprises
01:02:27ont publié leurs résultats
01:02:28on aura l'occasion
01:02:29de parler de Berkshire Hathaway
01:02:30tout à l'heure
01:02:31dans le journal de 8h30
01:02:33c'est l'une des dernières
01:02:34grandes entreprises
01:02:34aux Etats-Unis
01:02:35après les GAFAM
01:02:37avoir publié
01:02:37ses résultats trimestriels
01:02:39et là aussi
01:02:39pour Berkshire Hathaway
01:02:40pour ce conglomérat
01:02:41on avait des résultats
01:02:42largement au-delà des attentes
01:02:43avec une croissance
01:02:44du résultat opérationnel
01:02:45à deux chiffres
01:02:46au deuxième trimestre
01:02:47merci Etienne
01:02:48et on vous retrouve donc
01:02:48à 8h30
01:02:49tout de suite
01:02:50c'est la tech
01:02:52Good Morning Business
01:02:54Culture IA
01:02:55cet été
01:02:56dans Good Morning Business
01:02:57nous faisons revivre
01:02:58les chroniques tech
01:02:58d'Anthony Morel
01:02:59qui déniche pour vous
01:03:00les innovations
01:03:01les plus sensationnelles
01:03:02et ce matin
01:03:03l'IA révolutionne
01:03:04donc le recrutement
01:03:06expérience assez déroutante
01:03:07mais qui va devenir
01:03:08de plus en plus courante
01:03:09je pense
01:03:10dans les mois qui viennent
01:03:11passer
01:03:11son entretien d'embauche
01:03:13avec un recruteur virtuel
01:03:14enfin là en l'occurrence
01:03:15c'était une recruteuse
01:03:16qui s'appelle Adèle
01:03:17c'est une start-up
01:03:18qui s'appelle All-in-One
01:03:19une start-up française
01:03:20qui a mis ça au point
01:03:20utilisée par plusieurs
01:03:21dizaines d'entreprises
01:03:22jusqu'à présent
01:03:23donc en gros
01:03:24le principe est simple
01:03:25vous remplissez
01:03:26un formulaire
01:03:27comme si vous postuliez
01:03:29pour un poste
01:03:29alors là c'était
01:03:30pour un emploi
01:03:31donc là c'était
01:03:31un emploi de vendeur
01:03:33dans le prêt-à-porter
01:03:33donc peut-être
01:03:34je me suis reconverti
01:03:35et quelques secondes après
01:03:37Adèle m'a rappelé
01:03:38je vais vous faire passer
01:03:40un mini-entretien
01:03:41de démonstration
01:03:41pour le poste
01:03:42de vendeur en magasin
01:03:44c'est parti
01:03:45est-ce que vous pouvez
01:03:46me décrire brièvement
01:03:48votre dernière expérience
01:03:49professionnelle
01:03:50dans la vente
01:03:51donc là
01:03:52il n'y a pas de surprise
01:03:53c'est un peu dur
01:03:53voilà c'est robotique
01:03:55on sait qu'on est en train
01:03:56de discuter
01:03:56avec une intelligence artificielle
01:03:58mais ensuite
01:03:58on discute en langage naturel
01:03:59c'est-à-dire qu'elle va me poser
01:04:00des questions
01:04:00je lui réponds
01:04:01elle comprend ce que je lui dis
01:04:03alors c'est vite ficelé
01:04:04c'est 3 minutes chrono en tout
01:04:05donc elle me demande
01:04:06voilà c'est quoi votre motivation
01:04:07vos prétentions salariales
01:04:09est-ce que vous êtes mobile
01:04:10dans une situation de vente
01:04:11avec un client
01:04:12s'il y a un conflit
01:04:13comment vous gérez le conflit
01:04:14enfin ce genre de choses
01:04:15d'accord
01:04:15et ce qui est formidable
01:04:17c'est que j'ai raccroché
01:04:18et 10 secondes après
01:04:19j'avais la réponse
01:04:20et la réponse
01:04:21c'est pas
01:04:21on vous rappellera
01:04:22c'est vous n'êtes pas pris
01:04:23donc là en l'occurrence
01:04:23c'était assez clair
01:04:24et surtout vous avez
01:04:25un débrief complet
01:04:26donc c'est pas juste
01:04:27c'est terminé
01:04:28donc elle a le droit
01:04:29de prendre des décisions
01:04:30et de vous dire
01:04:30pour vous saignette
01:04:31elle fait le tri quand même
01:04:32elle fait le tri
01:04:33après il y a quand même
01:04:34un recruteur humain
01:04:35qui sur les profils
01:04:36qui ont été pré-sélectionnés
01:04:37va intervenir
01:04:38oui mais vous vous avez été
01:04:39basé directement
01:04:41elle a bien compris
01:04:41que j'avais tout bidonné
01:04:43vendeur plate-à-porter
01:04:44oui c'était pas forcément
01:04:45fait pour moi
01:04:45mais ce qui est génial
01:04:46c'est que
01:04:46alors elle me donne une note
01:04:47donc moi j'ai 7 sur 10
01:04:48et elle vous dit
01:04:49les points forts
01:04:49et les points faibles
01:04:50de votre entretien
01:04:51donc moi les points forts
01:04:52c'était
01:04:52j'avais l'air très motivé
01:04:53donc elle analyse aussi
01:04:54mon ton etc
01:04:55dynamique
01:04:55j'avais de l'expérience
01:04:56alors j'avais complètement bidonné
01:04:58que j'avais travaillé
01:04:58au galerie Lafayette
01:04:59et tout ça
01:04:59donc ça ça lui a plu
01:05:00et après les points faibles
01:05:01c'était manque d'initiative
01:05:02parce que sur la partie
01:05:04gestion des conflits
01:05:04j'avais dit
01:05:05j'irais demander au manager
01:05:06non bah non
01:05:06faut gérer toi-même
01:05:07avec le client
01:05:07donc c'était ça
01:05:08ça lui a pas trop plu
01:05:08ah c'est pas mal ça
01:05:09ouais mais c'est ça
01:05:10en fait je trouve ça
01:05:11vraiment intéressant
01:05:11parce que la plupart
01:05:13des entretiens d'embauche
01:05:13bah en fait
01:05:14on vous rappellera
01:05:15on vous rappelle pas
01:05:15on vous rappelle pas
01:05:16et vous savez pas pourquoi
01:05:17en fait
01:05:18là au moins
01:05:18je sais pourquoi
01:05:25que les profils positifs
01:05:28c'est exactement ça
01:05:29en fait on va lui présélectionner
01:05:30alors 2, 3, 4, 5 profils
01:05:32et puis bah ensuite
01:05:33bah il a beaucoup moins de travail
01:05:34et c'est ça en fait
01:05:34tout l'avantage
01:05:35il est quand même du côté
01:05:36des entreprises
01:05:37c'est un gain de temps
01:05:38la machine peut faire passer
01:05:39des centaines d'entretiens
01:05:40potentiellement en même temps
01:05:41et l'humain n'a plus
01:05:43grand chose à faire
01:05:43et c'est pas les seuls
01:05:44à faire ça
01:05:45d'ailleurs il y a d'autres
01:05:46entreprises américaines
01:05:47australiennes
01:05:47où ça va même encore plus loin
01:05:48on va vous faire passer
01:05:49un entretien face à un avatar
01:05:51virtuel de recruteur
01:05:52donc là vous avez carrément
01:05:53l'impression
01:05:53vous êtes en visio
01:05:54de discuter avec le recruteur
01:05:57alors les promoteurs
01:05:58de cette technologie
01:05:59disent
01:05:59ce qui est bien
01:06:00au delà du gain de temps
01:06:02c'est le fait que l'IA
01:06:03n'a pas de biais
01:06:04et donc va juger
01:06:05tout le monde pareil
01:06:06et c'est vrai que c'est un problème
01:06:07on est tous humains
01:06:09et donc les recruteurs
01:06:09ils vont pas forcément
01:06:10avoir le même sentiment
01:06:12sur un candidat
01:06:12s'ils viennent d'arriver au boulot
01:06:14ils ont bien dormi
01:06:15la nuit dernière
01:06:15et à la fin de la journée
01:06:16quand ils ont eu
01:06:17une journée éreintante
01:06:18on est humains
01:06:18c'est normal
01:06:19on est tous comme ça
01:06:19et la machine
01:06:21évidemment elle n'est pas
01:06:21soumise à ces biais
01:06:22donc ça fait partie
01:06:23des avantages
01:06:24après dans les inconvénients
01:06:26tous ceux qui connaissent
01:06:27un peu l'IA
01:06:27vous disent que voilà
01:06:28les biais de toute façon
01:06:29c'est ceux qui conçoivent l'IA
01:06:30qui mettent des biais dans l'IA
01:06:31qui se retrouvent après
01:06:32dans la sélection des candidats
01:06:34donc il n'y a aucune solution
01:06:34parfaite en réalité
01:06:35oui mais vous-même
01:06:35vous dites que vous avez
01:06:36menti à la machine
01:06:37oui bien sûr
01:06:38c'est-à-dire que vous pouvez
01:06:38faire semblant
01:06:39hey je suis super motivée
01:06:41je vais dire
01:06:41c'est beaucoup plus facile
01:06:42et on a beaucoup moins
01:06:43de scrupules à mentir
01:06:44face à une machine
01:06:45que face à un humain
01:06:45là je l'ai fait de manière
01:06:46très naturelle
01:06:47face à un humain
01:06:47j'aurais été très gêné
01:06:48par exemple de mentir
01:06:49et en fait je pense
01:06:50que ce qui est intéressant aussi
01:06:51c'est qu'il va y avoir
01:06:52de nouvelles stratégies
01:06:53qui vont se mettre en place
01:06:55un entretien d'embauche
01:06:55c'est toujours un jeu
01:06:56d'informations imparfaite
01:06:59le recruteur
01:06:59ne sait pas exactement
01:07:00si ce que je lui dis est vrai
01:07:01et puis moi
01:07:02je peux raconter
01:07:04un peu n'importe quoi
01:07:04ou essayer d'embellir
01:07:05un peu mon CV etc
01:07:07face à la machine
01:07:07il y a d'autres stratégies
01:07:09qui vont se mettre en place
01:07:10pour essayer
01:07:10de se faire bien voir
01:07:12par l'algorithme
01:07:12et qu'ensuite
01:07:13vous soyez présélectionné
01:07:14c'est intéressant
01:07:15de voir cette évolution là
01:07:17et d'ailleurs
01:07:18il y a aussi la possibilité
01:07:19de tricher carrément
01:07:20en faisant appel
01:07:21à ChatGPT
01:07:22c'est à dire
01:07:22vous lancez la conversation
01:07:23et puis vous avez ChatGPT
01:07:24qui écoute
01:07:25et qui vous donne
01:07:26les bonnes choses
01:07:26c'est à dire que le futur
01:07:27c'est l'IA qui fait passer
01:07:28un entretien d'embauche
01:07:29à une IA
01:07:29c'est exactement ça
01:07:30le futur ça va être ça
01:07:31je pense que ça va être
01:07:32l'IA qui fait passer
01:07:33un entretien d'embauche
01:07:33à une IA
01:07:34alors après il y aura
01:07:35des trucs de contrôle
01:07:37où on pourra vérifier
01:07:38que vous n'êtes pas en train
01:07:39d'utiliser ChatGPT
01:07:40pendant votre entretien
01:07:40mais sur la détection
01:07:41de mensonges
01:07:41elle est quand même
01:07:42pas très forte
01:07:42pour l'instant
01:07:43je pense qu'il y a encore
01:07:45des marges de progression
01:07:46mais ça va s'améliorer
01:07:47dans les mois qui viennent
01:07:48ça va très très vite
01:07:49évidemment
01:07:49parce qu'elle vous a quand même
01:07:50mis 7 sur 10
01:07:507 sur 10
01:07:51c'est pas une mauvaise note
01:07:51c'est pas si mal
01:07:52non j'ai pas été pris
01:07:53non non
01:07:54voilà la tech
01:07:54tous les matins
01:07:56avec Anthony Morel
01:07:57et on continue
01:07:58de parler de tech
01:07:58avec notre invité
01:07:59c'est la French Tech
01:08:04ce matin l'intelligence artificielle
01:08:07se met au service
01:08:07de la rénovation énergétique
01:08:10grâce à vous
01:08:10Pierre-Louis Gure
01:08:11bonjour
01:08:12bonjour
01:08:12avec plaisir
01:08:14merci d'être sur le plateau
01:08:14de BFM Business
01:08:15au coeur de l'été
01:08:16vous êtes docteur
01:08:17en intelligence artificielle
01:08:19et fondateur d'Argile
01:08:21Argile donc une solution
01:08:22pour accompagner
01:08:23les entreprises de travaux
01:08:25c'est ça
01:08:26pour qu'on comprenne bien
01:08:26c'est du B2B
01:08:27exactement
01:08:28il y a à peu près
01:08:292000 entreprises
01:08:30de rénovation
01:08:30qui utilisent Argile
01:08:31au quotidien
01:08:32alors comment ils l'utilisent
01:08:33concrètement
01:08:34ils prennent leur téléphone portable
01:08:35ils filment un bâtiment
01:08:37ils viennent parler
01:08:38comme s'ils parlaient
01:08:38à un collègue en visio
01:08:39et l'IA d'Argile
01:08:42leur sort le devis
01:08:44les économies d'énergie
01:08:46et puis le plan du bâtiment
01:08:47donc en fait l'IA fait le boulot
01:08:49à la place des experts
01:08:51c'est ça
01:08:51et de manière peut-être
01:08:52plus synthétique
01:08:53plus exhaustive
01:08:54alors ça vient les accompagner
01:08:56on n'est vraiment pas
01:08:57en remplacement des experts
01:08:59déjà pour une raison très simple
01:09:00c'est qu'il y a énormément
01:09:01de bâtiments à rénover
01:09:03en très peu de temps
01:09:03donc il faut des outils
01:09:05qui permettent
01:09:06de réussir à mieux
01:09:07comprendre le logement
01:09:08mais c'est surtout
01:09:09qu'on a
01:09:09aujourd'hui
01:09:10on est tellement
01:09:11en manque
01:09:11de ces audits énergétiques
01:09:14qu'on n'a pas forcément
01:09:15les bonnes décisions
01:09:16qui sont prises sur le terrain
01:09:17ou des décisions
01:09:18que le client final
01:09:19ne va pas forcément comprendre
01:09:21si jamais demain
01:09:22je vous dis
01:09:22est-ce que Erwin
01:09:23vous voulez bien payer
01:09:2415 000 euros
01:09:24pour une pompe à chaleur
01:09:25vous allez me dire
01:09:26vous êtes sûr
01:09:26qu'on ne peut pas
01:09:27un peu baisser les prix
01:09:28parce que vous ne comprenez pas
01:09:29forcément toute la difficulté
01:09:31technique qu'il y a derrière
01:09:32donc chez Argyle
01:09:33on vient révéler
01:09:34l'expertise des artisans
01:09:35en venant concrètement
01:09:37vous expliquer
01:09:38les avantages
01:09:39d'une rénovation
01:09:39alors quels sont
01:09:40les différents métiers
01:09:41du bâtiment
01:09:42avec lesquels vous travaillez
01:09:43oui on en a plein
01:09:44aujourd'hui
01:09:45on vient travailler
01:09:45sur plus d'une trentaine
01:09:46de gestes de rénovation
01:09:48les principaux aujourd'hui
01:09:49c'est la pompe à chaleur
01:09:50mais on travaille aussi
01:09:51bien sur de l'isolation
01:09:53des combles
01:09:54des façades
01:09:55ou même sur des panneaux
01:09:56photovoltaïques
01:09:57avec différentes qualifications
01:09:58que vous agrégez
01:10:00dans votre solution
01:10:01c'est ça exactement
01:10:02donc on part des normes
01:10:03les normes viennent dire
01:10:04comment est-ce qu'on
01:10:05qui change souvent
01:10:07malheureusement
01:10:08donc il faut mettre
01:10:09la plie à jour régulièrement
01:10:10exactement
01:10:11avec aussi tout le calcul
01:10:12des aides
01:10:13qui change encore plus souvent
01:10:14et puis on vient
01:10:16aider toutes ces entreprises
01:10:17pour vous donner
01:10:19un peu un chiffre
01:10:20avant d'utiliser Argile
01:10:21on avait un peu plus
01:10:21de 50% de nos clients
01:10:23qui n'utilisaient pas
01:10:24les aides
01:10:25parce que c'est trop
01:10:26complexe administrativement
01:10:27et en fait avec Argile
01:10:29ils venaient surtout
01:10:29trouver une solution
01:10:30qui leur permettait
01:10:31d'arrêter de passer
01:10:32des soirées entières
01:10:33à faire leur devis
01:10:34d'aller plus vite là-dessus
01:10:35et puis en plus
01:10:36comme on leur fait
01:10:37tout le calcul des aides
01:10:38la préparation administrative
01:10:39ça leur permet aussi
01:10:40pour eux de venir
01:10:41d'user les aides
01:10:43comme un accélérateur
01:10:44de rénovation énergétique
01:10:45on gagne en rapidité
01:10:46et en efficacité
01:10:48énergétique
01:10:48et puis on est un peu
01:10:49plus précis aussi
01:10:50puisqu'on comprend
01:10:51le logement
01:10:51dans sa globalité
01:10:52ce qui est indispensable
01:10:53pour pouvoir accompagner
01:10:55la décarbonation
01:10:56de nos bâtiments
01:10:57combien de clients
01:10:58est-ce que vous avez
01:10:59aujourd'hui ?
01:11:00donc on a un peu plus
01:11:00de 2000 entreprises
01:11:01qui viennent l'utiliser
01:11:02ça va représenter
01:11:03un peu plus de 10 000
01:11:04projets par mois
01:11:05qui sont réalisés
01:11:06sur notre plateforme
01:11:07on parlait des normes
01:11:08on parlait des réglementations
01:11:10sur l'énergie
01:11:10qui évolue
01:11:11qui change aussi
01:11:12rapidement
01:11:13c'est le cas
01:11:13sur les DPE
01:11:15c'est le cas
01:11:16sur MaPrimeRénov
01:11:17avec des dispositifs
01:11:19qui vont être réduits
01:11:20à partir
01:11:21du 1er septembre
01:11:22et la rénovation
01:11:23de logements
01:11:23qui risque d'accumuler
01:11:24aussi toujours
01:11:24plus de retard
01:11:25comment est-ce que
01:11:26vous faites face
01:11:27à ces changements ?
01:11:28on vient les anticiper
01:11:30nous
01:11:30on est assez bien
01:11:32au courant
01:11:32de qu'est-ce qui va se passer
01:11:33à chaque fois
01:11:34à plusieurs mois
01:11:35en avance
01:11:36et en fait
01:11:36on est sorti
01:11:37d'un modèle
01:11:38où au départ
01:11:38on était quand même
01:11:38assez dépendant
01:11:39aux aides
01:11:40un modèle
01:11:41où maintenant
01:11:41on apporte vraiment
01:11:42une brique technique
01:11:43à ces artisans
01:11:44pour les aider
01:11:44vraiment dans leur métier
01:11:46et leur permettre
01:11:47d'utiliser argile
01:11:48même si demain
01:11:48il n'y aurait plus d'aide
01:11:49en fait
01:11:50l'avantage
01:11:50d'une rénovation énergétique
01:11:51c'est que
01:11:52tout le monde
01:11:54y est gagnant derrière
01:11:55par exemple
01:11:56le locataire
01:11:57va avoir plus de confort
01:11:58le propriétaire
01:11:59va avoir son bien
01:12:00qui va se valoriser
01:12:01on va aussi avoir
01:12:02une baisse
01:12:02des factures énergétiques
01:12:03donc on a plein de raisons
01:12:05aujourd'hui
01:12:05de faire une rénovation énergétique
01:12:06en dehors des aides
01:12:07et un particulier
01:12:08peut faire appel à vous
01:12:09ou vous adresser vraiment
01:12:10aux professionnels ?
01:12:11Alors nous on vient
01:12:11accompagner les pros aussi
01:12:13à faire de l'acquisition
01:12:14donc comment est-ce qu'ils peuvent
01:12:15trouver par exemple
01:12:15un particulier
01:12:16on leur fournit
01:12:17un simulateur
01:12:18qu'ils peuvent mettre
01:12:19sur leur site internet
01:12:20et qui va du coup
01:12:21pouvoir répondre
01:12:22à quelques questions
01:12:23des particuliers
01:12:24voilà si jamais
01:12:25vous êtes un particulier
01:12:25et que vous écoutez
01:12:26cette émission
01:12:26vous pouvez aussi aller
01:12:27sur notre site internet
01:12:29on a une boîte aux outils
01:12:30dans laquelle vous pouvez
01:12:31faire aussi
01:12:31votre propre bilan énergétique
01:12:33ça va rester
01:12:34on va dire
01:12:34en côte mal taillée
01:12:35en grosse
01:12:36dans les gros volumes
01:12:37mais ça va pouvoir comprendre
01:12:38quels sont les gestes
01:12:39qu'on va prioriser
01:12:40chez vous
01:12:40Et alors vous
01:12:41voilà vous êtes une solution
01:12:42pour les professionnels
01:12:43qui propose ensuite
01:12:44des services
01:12:46ou des solutions
01:12:47vraiment adaptées
01:12:48à chaque cas
01:12:50de particuliers
01:12:51qui veulent faire
01:12:51de la rénovation énergétique
01:12:53combien vous facturez
01:12:54votre solution
01:12:55pour ces professionnels ?
01:12:57Alors on vient facturer
01:12:58nous sur un modèle
01:12:59de logiciel
01:13:01ça veut dire
01:13:01qu'on vient facturer
01:13:02chaque mois
01:13:02selon le nombre
01:13:03d'utilisateurs
01:13:04comme ça
01:13:05une petite entreprise
01:13:06va payer moins cher
01:13:07qu'une grosse entreprise
01:13:08et là tout dépend
01:13:09du nombre de modules
01:13:10que vous utilisez
01:13:10ça va être de 49 euros
01:13:12à 99 euros
01:13:13selon si vous utilisez
01:13:15uniquement pour faire
01:13:16des devis
01:13:16ou aussi pour faire
01:13:17l'étude du logement
01:13:18aussi pour le suivi
01:13:19de chantier
01:13:20en fait on vient couvrir
01:13:21nous l'ensemble
01:13:22des besoins
01:13:22d'une boîte de travaux
01:13:24et forcément
01:13:24vous ne payez pas
01:13:25le même abonnement
01:13:27si vous n'utilisez
01:13:27qu'une ce brique
01:13:28ou l'intégralité d'argile
01:13:30on parlait
01:13:30des problèmes
01:13:32d'isolation
01:13:33passeurs thermiques
01:13:34aujourd'hui
01:13:35on est dans un été
01:13:37historiquement chaud
01:13:38on parle plutôt
01:13:38de bouilloire thermique
01:13:40est-ce que vous voyez
01:13:41aussi que les préoccupations
01:13:42des professionnels
01:13:43et puis in fine
01:13:43des propriétaires
01:13:46changent
01:13:47on veut aujourd'hui
01:13:47aussi que le logement
01:13:48il respire
01:13:49l'été
01:13:50et plus faire des logements
01:13:51très bien isolés
01:13:52mais qui en fait
01:13:52deviennent très chaud
01:13:53l'été
01:13:54tout ça aussi
01:13:55vous le prenez
01:13:56en considération
01:13:56dans l'évolution
01:13:57de vos applications
01:13:58c'est une très bonne question
01:13:59en fait on a beaucoup
01:14:01travaillé au départ
01:14:01sur le DPE
01:14:02le diagnostic
01:14:03de performance énergétique
01:14:04donc c'est ce qu'on retrouve
01:14:05sur une annonce immobilière
01:14:08la petite note
01:14:09entre A et G
01:14:09et ce DPE
01:14:11il est très concentré
01:14:12sur le confort d'hiver
01:14:14c'est-à-dire
01:14:15est-ce que je vais perdre
01:14:17des calories
01:14:17l'hiver
01:14:19nous ce qu'on propose aussi
01:14:20c'est un diagnostic
01:14:21de performance d'été
01:14:23donc qui vient
01:14:24prendre en compte
01:14:24l'ensemble
01:14:26des caractéristiques
01:14:27de votre logement
01:14:27le niveau d'isolation
01:14:28la ventilation du logement
01:14:30potentiellement
01:14:31un système de climatisation
01:14:32pour savoir aussi
01:14:33est-ce qu'on sera dans le confort
01:14:35ou pas en été
01:14:35et ensuite
01:14:36on donne toutes ces informations
01:14:38c'est au client final
01:14:39donc le propriétaire
01:14:40d'une maison
01:14:41ou d'un bâtiment tertiaire
01:14:43de prendre les décisions
01:14:44ok
01:14:44quel est l'arbitrage
01:14:45que je vais faire
01:14:46alors on va l'accompagner
01:14:47bien évidemment
01:14:48parce que c'est des questions
01:14:49qui sont difficiles
01:14:50mais l'objectif
01:14:51c'est toujours le même
01:14:51comment est-ce qu'on va trouver
01:14:52les bons gestes d'isolation
01:14:53et ensuite changer
01:14:54les systèmes de chauffage
01:14:55et peut-être là-dessus
01:14:56que vous devancez un peu
01:14:57le législateur
01:14:57qui est en train de réfléchir
01:14:58justement à mettre
01:15:00une nouvelle norme
01:15:01des nouvelles réglementations
01:15:02sur justement
01:15:03le confort d'été
01:15:04exactement
01:15:05donc là on arrive
01:15:06dans un nouveau chapitre
01:15:07où on a un climat
01:15:08qui ne correspond pas
01:15:09du tout à celui
01:15:11enfin ça allait beaucoup
01:15:12trop vite
01:15:12les canicules
01:15:13on dépasse largement
01:15:15les trajectoires
01:15:15qui avaient été publiées
01:15:16en début d'année
01:15:17par le gouvernement
01:15:18et donc là
01:15:19il faut que le gouvernement
01:15:20agisse de manière
01:15:21très urgente
01:15:21pour redresser la barre
01:15:23et nous permettre
01:15:24de vivre dans nos logements
01:15:25aussi en été
01:15:25merci beaucoup
01:15:26Pierre-Louis Gure
01:15:28pour Argyle
01:15:28d'être venu
01:15:29donc nous présenter
01:15:30cette solution
01:15:31on parlait ce matin
01:15:32de rénovation énergétique
01:15:33on marque une pause
01:15:34on va se retrouver
01:15:34dans un tout petit instant
01:15:35pour votre journal
01:15:36de 8h30
01:15:40et ce matin
01:15:41une patronne
01:15:42qui va nous parler
01:15:43de reconversion
01:15:44et d'entrepreneuriat
01:15:45bonjour Isabelle Marin
01:15:46merci d'être avec nous
01:15:48vous êtes la présidente
01:15:49de Jaand
01:15:50Jaand Société Poitvigne
01:15:52qui fabrique des tourteaux
01:15:53un sacré défi
01:15:54pour vous
01:15:54au départ
01:15:55Isabelle Martin
01:15:56puisque vous étiez
01:15:57salariée
01:15:58dans la publicité
01:15:59c'est ça ?
01:16:00oui c'est ça
01:16:01exactement
01:16:02quel est le point
01:16:04de départ
01:16:04de ce changement
01:16:05de vie total
01:16:06que vous avez opéré ?
01:16:09l'âge
01:16:11certainement
01:16:11et puis
01:16:12l'envie
01:16:13de
01:16:14l'envie
01:16:15de pouvoir
01:16:16faire évoluer
01:16:17ou faire changer
01:16:18des choses
01:16:18selon mes convictions
01:16:20aussi
01:16:20et donc de pouvoir
01:16:21prendre la main
01:16:21sur une entreprise
01:16:23en elle-même
01:16:24donc reprise
01:16:25qui intervient
01:16:26en quelle année ?
01:16:27fin 2023
01:16:28le 31 août 2023
01:16:29et alors
01:16:30à ce moment-là
01:16:31vous cherchez
01:16:31une entreprise
01:16:32qui est à vendre
01:16:33pour vous lancer
01:16:35dans ce nouveau
01:16:36défi
01:16:36cette nouvelle
01:16:37carrière
01:16:38professionnelle
01:16:39pourquoi
01:16:39vous tombez
01:16:40sur
01:16:41Jaan ?
01:16:42pourquoi
01:16:42vous choisissez
01:16:43cette entreprise
01:16:43et pas une autre ?
01:16:45alors
01:16:46quand moi
01:16:47j'ai cherché
01:16:48une entreprise
01:16:48en tout cas
01:16:49j'ai commencé
01:16:49par chercher
01:16:50ce qui m'intéressait
01:16:51c'est-à-dire
01:16:52moi je cherchais
01:16:52d'abord un lieu
01:16:53parce que
01:16:54je ne voulais pas
01:16:55repartir de zéro
01:16:56au niveau
01:16:57des connaissances
01:16:58amicales
01:16:59personnelles
01:16:59etc
01:17:00donc j'ai d'abord
01:17:01cherché un lieu
01:17:01et ensuite
01:17:03en visitant
01:17:04beaucoup
01:17:04beaucoup
01:17:05d'entreprises
01:17:05on regarde
01:17:06un peu
01:17:07ce qui nous plaît
01:17:07ce qui ne nous plaît
01:17:08pas
01:17:08donc j'ai compris
01:17:09en visitant
01:17:09les entreprises
01:17:10que je cherchais
01:17:10quelque chose
01:17:11à produire
01:17:11cette fois-ci
01:17:12moi j'ai toujours
01:17:13fait des métiers
01:17:13de service
01:17:14et là j'avais besoin
01:17:15de fabriquer quelque chose
01:17:16qu'on puisse tenir
01:17:17dans ses mains
01:17:17et je me suis rendu compte
01:17:19aussi que je cherchais
01:17:19quelque chose
01:17:20d'un peu particulier
01:17:21j'ai adoré
01:17:22les bénisteries
01:17:23la ferronnerie d'art
01:17:25les chocolateries
01:17:26et donc quand je suis revenue
01:17:27dans mon département natal
01:17:29et que j'ai vu
01:17:30que l'entreprise
01:17:31Jaand
01:17:32les tourtos fromagers
01:17:33était à vendre
01:17:34je n'ai pas hésité
01:17:35une seule seconde
01:17:36Combien de temps
01:17:37alors est-ce que ça vous a pris
01:17:38pour vous mettre d'accord
01:17:39et pour signer
01:17:40ce rachat ?
01:17:43Un petit peu moins d'un an
01:17:44si je me souviens bien
01:17:46oui un petit peu moins
01:17:46d'un an quand même
01:17:47c'est long
01:17:48et en même temps
01:17:48c'est court
01:17:49parce qu'il y a beaucoup
01:17:49de choses à faire
01:17:50à regarder
01:17:51surtout quand on ne connait pas
01:17:52le métier d'origine
01:17:54donc voilà
01:17:55Vous parliez de l'âge
01:17:56il n'y a pas d'âge
01:17:57pour faire ce type
01:17:58de virage professionnel
01:17:59selon vous ?
01:18:02Non
01:18:02pour pouvoir faire un virage
01:18:04il faut avoir déjà
01:18:04un petit peu d'expérience derrière
01:18:07mais on peut changer
01:18:09quand on veut
01:18:10il suffit de le vouloir
01:18:11je pense
01:18:11et puis d'être
01:18:13très bien entouré
01:18:14Quelles sont les principales
01:18:15difficultés que vous avez rencontrées ?
01:18:20Les principales difficultés
01:18:21c'est le temps que ça prend
01:18:23et puis le manque
01:18:25de connaissances techniques
01:18:26en tout cas pour ma part
01:18:27venant de métiers de service
01:18:28où il n'y avait pas du tout
01:18:29de machinerie
01:18:30ni de recettes d'ailleurs
01:18:33ça c'est compliqué
01:18:34après j'ai la chance
01:18:35d'avoir des gens
01:18:37qui m'entourent
01:18:37qui sont très très compétents
01:18:39et ça quand on reprend
01:18:41une entreprise
01:18:41je pense que c'est vraiment
01:18:43essentiel
01:18:43Donc ça fait trois ans
01:18:44maintenant que vous êtes
01:18:45à la tête de Jean
01:18:45entreprise
01:18:46on disait que vous avez
01:18:47donc repris
01:18:48qu'est-ce que cette reconversion
01:18:51vous a appris
01:18:52sur l'entrepreneuriat
01:18:53et puis sur vous aussi
01:18:54peut-être ?
01:18:56Sur l'entrepreneuriat
01:18:58je me dis qu'en fait
01:18:59quand on
01:19:00c'est très facile de le dire
01:19:01mais je vais quand même le dire
01:19:02quand on veut
01:19:03on peut en fait
01:19:03parce que c'est vrai
01:19:04qu'une fois qu'on a choisi
01:19:07son projet
01:19:09finalement
01:19:10le frein qui au départ
01:19:12peut être financier
01:19:13ne l'est pas
01:19:13on arrive toujours
01:19:14à trouver
01:19:15quand on a vraiment
01:19:17un projet qui nous tient à cœur
01:19:18on arrive toujours
01:19:19à emmener des gens avec nous
01:19:20et puis sur moi
01:19:21la résilience
01:19:23beaucoup
01:19:25voilà
01:19:26et puis
01:19:28la persévérance aussi
01:19:29Et si vous deviez
01:19:30refaire ce virage
01:19:31Isabelle Martin
01:19:32aujourd'hui
01:19:33est-ce que vous feriez pareil
01:19:34qu'est-ce que vous feriez
01:19:35différemment ?
01:19:37Alors
01:19:38j'hésite
01:19:39entre dire
01:19:39je ferai pareil
01:19:40parce que vraiment
01:19:41c'est une super expérience
01:19:42et même si c'est épuisant
01:19:45physiquement
01:19:46et moralement
01:19:47ça apporte
01:19:48une richesse
01:19:49de fou
01:19:51peut-être
01:19:54non
01:19:54en fait
01:19:55je ne changerai rien
01:19:55j'ai adoré
01:19:56Voilà
01:19:56c'était Isabelle Martin
01:19:57présidente de
01:19:58Jaan
01:19:59dans un instant
01:20:00il sera 8h30
01:20:00on se retrouve
01:20:01pour un point
01:20:01sur l'actualité
01:20:02de la matinée
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