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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##VV_PARLER_FRANCE-2026-02-10##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Bonsoir François-Louis Bourneau.
00:01Bonsoir cher Philippe David, comment allez-vous ?
00:03Quand je suis avec vous et en contact avec les auditeurs qui viennent nous raconter leur vie, ça va toujours très bien.
00:08En pleine bourre donc ?
00:09Absolument, et vous ?
00:11Un petit peu enrhumé mais je vais être en forme, je vous le promets.
00:14En plus on a beaucoup de sujets, une fois de plus que vous nous avez suggérés,
00:18notamment les cambriolages et les homejacking.
00:20Il y en a de plus en plus en France des plus en plus violents, on l'a vu dans l'actualité.
00:24Si vous avez déjà été victime d'un cambriolage ou même d'un homejacking,
00:27cette situation vous inquiète, que feriez-vous face à un cambrioleur ?
00:31Vraiment, dites-le nous, 0826 300 300, on prend vos témoignages.
00:35Eh bien écoutez, vous nous avez beaucoup parlé de ce sujet, absolument.
00:39Et puis il y a d'autres, bien évidemment, que vous avez proposé.
00:41D'autres sujets, le lait enfantil, vous avez sûrement suivi l'actualité.
00:4424 familles portent plainte contre l'État et les industriels pour les différentes intoxications qu'il y a eues.
00:49Si vous êtes concerné par ces intoxications, que votre enfant a déjà été malade,
00:53que vous avez acheté des lots qui sont rappelés, pareil,
00:560826 300 300 ou le 728 aussi par SMS avec VV, vous nous envoyez un SMS.
01:02Et puis la proportionnelle, Philippe ?
01:04Absolument, on devait en parler hier soir, mais malheureusement,
01:06il y a eu beaucoup, beaucoup de réactions sur le harcèlement scolaire
01:10et donc on n'en a pas parlé et on en parlera très probablement en fin d'émission.
01:14Pour contre la proportionnelle, on prend vos avis, 0826 300 300.
01:18Et donc on va commencer avec ce sujet des cambriolages et des homejacking avec Alain.
01:22Bonsoir Alain.
01:23Bonsoir Alain.
01:24Alors, Alain, pour que nos auditeurs le sachent, vous avez été victime d'un homejacking il y a quelques années,
01:31très violent avec votre femme.
01:33On vous laisse prendre la parole et vous exprimer à ce sujet.
01:37Bon, bonsoir François et Philippe.
01:39D'abord pour préciser, je n'ai pas été victime d'un homejacking,
01:42j'ai été victime de deux homejacking, ce qui est absolument exceptionnel et terrifiant à la fois.
01:49D'accord.
01:50Vous voulez que je vous raconte un peu comment ça s'est passé ?
01:51Bien sûr.
01:53Bon, il y a 9 ans, c'était 5 décembre, la nuit était bien avancée,
01:58mes petits chiens qui étaient dans mon pavillon se sont mis à hurler.
02:02Je pensais tout simplement qu'un chat passait dans le jardin, c'est j'ai ouvert la porte,
02:05c'est moi qui ai ouvert la porte à mes potentiels assassins.
02:12C'est épouvantable ce que je vais dire là.
02:14Ils se sont précipités sur moi, armés de pieds de biche.
02:18Alors comment j'ai réagi ? C'est hallucinant ce que je vais vous dire.
02:22J'ai été tétalisé et sidéré.
02:25Impossible d'ouvrir la bouche, impossible de me défendre.
02:29Ils se sont précipités sur moi, m'ont jeté à terre,
02:31m'ont couvert la tête d'une veste qui traînait à côté
02:36en me délaissant évidemment de tous mes papiers de mon portefeuille.
02:41Ils m'ont attaché les mains dans le dos avec un serflex,
02:44c'est-à-dire c'est un essai de collier de serrage.
02:48Et ça a duré 1h40 d'horreur, d'horreur absolue.
02:56Alors ils m'ont volé ma montre,
02:58qui était le seul objet de valeur que j'avais dans la maison.
03:00Mon portefeuille évidemment, mon téléphone.
03:03A la suite de ça, ils se sont mis à fouiller de façon méthodique.
03:07En commençant par le frigidaire, le congélateur.
03:10Ils ont détruit ma cuisine pour savoir si sous les meubles de cuisine
03:15je n'avais pas caché quelque chose de forcément important.
03:19Et de façon méthodique, ils ont fouillé tout l'appartement.
03:23Et de temps en temps, ils venaient me voir pour me demander
03:26le code du coffre que j'avais à l'étage.
03:29Je me suis refusé de leur donner le code
03:34parce que je pensais impensable, impensable.
03:37C'était impensable ce qui arrivait.
03:39C'était un film d'horreur.
03:41À un moment, ils m'ont transporté comme un bas du fond.
03:44Ils m'ont couché sur le lit,
03:46toujours recouvert de ma veste.
03:51Ils m'ont attaché ensuite avec les mêmes serflexes,
03:53les pieds, mains dans le dos et les pieds.
03:57Donc je ne pouvais absolument plus bouger.
03:59Je pensais à chaque instant
04:01qu'ils allaient venir me tuer
04:03pour demander les codes du coffre.
04:06J'ai un petit coffre à l'étage
04:07dans lequel je mets des fusils de chasse
04:11de mon père, de mon grand-père.
04:13Et je voulais toujours protéger ça
04:15de peur justement d'un cambriolage.
04:17Voilà ce qui s'est passé
04:18et ça a duré une heure quarante.
04:22Jusqu'à ce que je n'en passe plus.
04:24Parce qu'à chaque fois qu'ils venaient me voir
04:26pour vérifier s'ils étaient toujours bien couché sur le lit,
04:29à chaque fois,
04:31un malade mental me serrait les serflexes.
04:34Au bout d'un moment,
04:35je commençais à plus sentir mes mains
04:36et je me suis dit
04:37plutôt que par mes mains,
04:39je préfère leur donner le peu
04:40qu'il y a dans le coffre.
04:42Et je leur ai donné
04:43les codes d'accès au coffre
04:46et ils ont volé évidemment dedans
04:48tout ce qu'ils pouvaient voler.
04:49C'est-à-dire des bijoux de peu de valeur,
04:53quelques espèces.
04:54Et le cauchemar a duré à ce moment-là.
04:57Mais il ne s'est pas terminé là, monsieur.
04:58Il ne s'est pas terminé là.
05:00Une fois qu'ils sont partis,
05:02j'ai été sissé sur le lit.
05:04Vous étiez seul chez vous ?
05:06J'étais tout seul.
05:07Mon épouse n'était pas là.
05:09Alors comment faire ?
05:10Il était à ce moment-là,
05:11il était près de 11h le soir.
05:14J'ai réussi à me lever
05:15en marchant pas à pas
05:18avec des pas de 10 cm.
05:21J'ai réussi à aller dans la cuisine
05:23qui était dévastée évidemment.
05:25J'ai réussi à me les mettre dans le dos,
05:26attaché,
05:28à me saisir d'un couteau à pain
05:29et je voulais me défaire d'un lien
05:32parce que je ne pouvais pas bouger.
05:34Je ne pouvais pas bouger.
05:36Et à ce moment-là,
05:36j'ai fait l'erreur de me coucher,
05:38tant bien que mal,
05:39parce que je n'ai plus 20 ans,
05:41pensant qu'il était plus facile pour moi
05:44de couper les serflexes.
05:46Et les serflexes étaient très gros.
05:48Je n'ai pas pu les couper.
05:50Et je me suis dit,
05:50je me suis dit partir.
05:53Vous entendez ce que je veux dire ?
05:55Est-ce que moi, vous me...
05:56Non, non, je vous laisse parler.
05:58Je vous laisse parler.
05:59Je vous laisse parler.
05:59On a tout notre temps, Alain.
06:01On a tout notre temps.
06:02C'est très douloureux
06:03parce que ça réveille.
06:07Prenez votre temps, Alain.
06:11On comprend tout à fait votre émotion.
06:12Une tentative, je me suis dit, c'est fini.
06:17Et je ne sais pas pourquoi,
06:18j'ai eu un réflexe.
06:20Je me suis mis à hurler.
06:22C'était fin décembre.
06:24La porte qui donnait son jardin était ouverte.
06:27Il faisait froid.
06:28Ippovendable.
06:29Je me suis mis à hurler.
06:30Et ma chance absolue,
06:32c'est qu'une voisine,
06:34j'avais un petit pavillon,
06:35une voisine a entendu mes roulements.
06:38Et elle a appelé les pompiers et la police.
06:40Ils sont venus me délivrer.
06:41Cinq minutes après.
06:42Cinq minutes après.
06:44Mais vous pouvez t'imaginer le choc.
06:47La police est arrivée.
06:50Et quand la police est arrivée,
06:52comment j'ai réagi à ce moment-là ?
06:54J'ai réagi comme si
06:55je n'avais plus de corps.
06:57Je regardais la scène du crime
06:59comme s'il était spectateur d'un film
07:01que je voyais au cinéma.
07:05Ce n'était pas moi qui voyais.
07:07Je regardais un film de télévision.
07:10Évidemment,
07:13ça a été épouvantable.
07:14La police est arrivée,
07:15c'est là toute la nuit.
07:16Évidemment,
07:17faire les prélèvements,
07:18faire leur travail.
07:19Leur travail remarquable, d'ailleurs.
07:22Et merci,
07:23mon Dieu,
07:24à la police.
07:26Quand on entend les horreurs
07:27qui se disent sur ce corps
07:28qui n'est pas fondamental
07:31dans notre société,
07:32je les remercie
07:3425 000 fois
07:35de ce qu'ils ont fait.
07:38Évidemment,
07:38ils n'ont entrapé personne.
07:40Ça, c'est le premier événement
07:41épouvantable.
07:43Le deuxième est encore pire.
07:45Alors,
07:45est-ce que vous voulez
07:46qu'on prenne un tout petit moment
07:47pour que vous vous ressourciez ?
07:49Alain,
07:50on doit faire une courte pause.
07:51On fait une courte pause,
07:54vous reprenez votre souffle
07:55et on en parle après la pause.
07:58Vous avez entendu le témoignage
07:59bouleversant d'Alain.
08:01Et le pire,
08:01c'est que c'est que la première partie,
08:03a priori.
08:03victime justement
08:04d'un home jacking
08:05il y a quelques années
08:06à son domicile.
08:07Si vous aussi,
08:07vous avez été victime,
08:09témoin ou alors justement
08:10que vous avez peur
08:11des cambrioleurs
08:11ou vous l'avez déjà fait face,
08:13dites-le nous.
08:14Témoignez 0826 300 300.
08:16La parole vous est donnée.
08:17On se retrouve dans un instant.
08:19Sud Radio.
08:20Sud Radio.
08:20Parlons vrai.
08:21Parlons vrai.
08:21Sud Radio.
08:22Parlons vrai.
08:23Et on parle,
08:24François-Louis,
08:25des home jackings
08:26et ce témoignage
08:27bouleversant d'Alain.
08:28Qui a connu justement
08:29un home jacking ?
08:30Deux home jacking.
08:31Il commençait à nous en raconter
08:32un premier, le suivant on va suivre,
08:34on va l'écouter.
08:35Je le rappelle,
08:35si vous voulez témoigner 0826 300 300,
08:38vous avez été victime
08:39de comment il y a l'âge
08:40ou d'un home jacking
08:41à votre domicile.
08:42Témoignez,
08:43la parole vous est donnée.
08:44Alain,
08:44on vous reprend.
08:45Vous avez pu reprendre
08:46votre souffle.
08:47Vous avez tout votre temps.
08:49Et vous avez donc été victime
08:50d'un second home jacking.
08:53Oui,
08:53deux, trois ans après,
08:55à trois heures du matin,
08:56mon épouse dormait à l'étage
08:57parce qu'elle voulait dormir
08:58la tête ouverte.
09:00Oui.
09:00Et à trois heures du matin,
09:02elle a entendu un fracas
09:03qui l'a réveillé,
09:04évidemment,
09:05parce que les criminels,
09:09il avait une échelle
09:11pour monter à l'étage
09:12et s'appuyer sur un compresseur
09:13de climatisation
09:14qui est tombé.
09:16D'accord.
09:17Donc, ça fait un bruit d'enfer.
09:18Moi,
09:19l'épouse,
09:19c'est réveillant sur ce haut.
09:21Et elle a vu
09:22pénétrer par la fenêtre
09:24cette ordure,
09:26excusez-moi.
09:27Oui.
09:28Elle a voulu
09:29essayer de précipiter.
09:31Elle a voulu
09:32le repousser.
09:33Évidemment,
09:34elle n'a pas pu.
09:34Il faisait le double de poids
09:35qu'elle.
09:37Et il a précipité,
09:39il a précipité
09:40dans l'escalier,
09:42dans l'escalier,
09:43lui cassant
09:44trois ou quatre côtes.
09:45Et vous imaginez
09:47à trois heures du matin.
09:48Qui plus est,
09:49il y avait dans le pavillon
09:50un noir absolu
09:51puisque quand ils sont rentrés
09:53dans le jardin,
09:53des détecteurs de lumière
09:54se sont déclenchés.
09:56Ils ont coupé le fil
09:57et le fait de couper les fils
09:58a fait sauter le plan du pavillon.
09:59Donc, il n'y avait plus
10:00aucune lumière.
10:02D'électricité.
10:02D'accord.
10:03Dans un pavillon
10:04ou un appartement,
10:06il y a toujours une lumière
10:07la nuit.
10:07Il y a des LED,
10:08les téléviseurs et autres.
10:10On sait toujours se repérer.
10:12Là, il n'y avait plus rien.
10:14J'ai été réveillé
10:14par les hurlements
10:16de mon épouse.
10:17Et quand j'ai voulu allumer
10:18la lampe de la...
10:20de la...
10:21de la chambre de la chambre,
10:22de la chambre de la chambre,
10:22il n'y a pas eu de lumière.
10:24Je me suis douté
10:25qu'il se passait quelque chose.
10:27Alors,
10:27fort de l'expérience
10:28du premier au jacquine,
10:30et depuis,
10:32j'ai adopté cette attitude,
10:34excusez-moi,
10:35mais je dors avec un fusil
10:36à la tête du lit, monsieur.
10:38Oui.
10:38Vous m'écoutez ?
10:40Oui, je vous entends.
10:40Je dors avec un fusil
10:41de chasse à la tête du lit.
10:44Il n'y avait pas de cartouche,
10:45je levais loin,
10:46parce que ça avait toujours peur,
10:47quand même,
10:47d'avoir du cartouche
10:49dans un fusil.
10:50J'ai pris mon fusil,
10:51il y a un tâton,
10:52j'ai essayé de voir
10:53ce qui se passait.
10:55Oui.
10:55C'est un fusil à pompe.
10:56J'actionnais régulièrement
10:58à la culasse du fusil à pompe
10:59sans cartouille dedans.
11:00Oui.
11:01Eh bien,
11:01ces assassins
11:02descendaient l'escalier,
11:04ils n'avaient pas peur, monsieur.
11:06Ils n'ont pas eu peur du bruit.
11:08Oui.
11:10Une culasse de fusil à pompe
11:11contre l'action,
11:12en pleine nuit,
11:13ça fait un bruit.
11:13Ça fait du bruit, oui, absolument.
11:14C'est incroyable.
11:15J'ai réussi à tourner à tâton
11:16dans la chambre
11:17parce qu'il n'y avait pas de lumière du tout,
11:18et j'ai appelé la police.
11:20J'ai réussi à faire le numéro le 17,
11:23et vous ne me croirez pas,
11:24ils m'ont répondu instantanément.
11:27Oui.
11:27Ils m'ont répondu instantanément.
11:29Et ils sont arrivés,
11:31même pas une minute ou deux,
11:33à mon avis,
11:33ils devaient être en attente
11:35sur le parking du supermarché
11:38qui est à côté.
11:39Ils sont arrivés tout de suite.
11:41Et quand ces malfaisants
11:43ont entendu que j'étais en contact
11:44avec la police,
11:46ils se sont sauvés.
11:47Oui.
11:47Et vous vous rendez compte.
11:49Je ne dirais pas que
11:50le deuxième objacking,
11:51j'ai été, à la limite,
11:53moins choqué que le premier.
11:55Parce que le cerveau...
11:57Vous aviez déjà une mémoire émotionnelle
11:59qui était...
12:00Vous avez tout dit, la vérité.
12:02Et j'ai été habitué à ce genre de choc.
12:05Mais par contre,
12:05mon épouse ne s'en met pas.
12:07Des années après.
12:08Votre épouse est traumatisée,
12:09on peut légitimement s'en douter.
12:11Il ne faut surtout pas
12:12lui poser la question
12:13parce qu'elle ne fait pas pleurer tout de suite.
12:15Et est-ce que les premiers
12:17n'ont pas été arrêtés ?
12:18Est-ce que les seconds ont été arrêtés ?
12:20Ni les premiers,
12:21ni les seconds.
12:22Bien évidemment.
12:22Et aujourd'hui,
12:25on imagine que
12:26quand vous dormez la nuit,
12:27le moindre bruit
12:28doit faire sursauter votre épouse,
12:30voire même peut-être vous.
12:33Immédiatement.
12:34Alors,
12:35fort de ces expériences approf,
12:37je me suis équipé.
12:39Et le seul conseil
12:40que je puisse donner
12:41à des victimes
12:43ou futures victimes potentielles,
12:44parce que maintenant,
12:45il y en a tellement
12:45que personne n'est à l'abri,
12:48tout le monde me demande
12:49« Mais pourquoi tu ne déménages pas
12:50de cette banlieue ? »
12:51Mais aller à Paris,
12:52c'est la même chose.
12:53On a vu notamment
12:54un home-jacking
12:55d'un diplomate chinois,
12:57oui,
12:57en plein 16e arrondissement,
12:59ce qui est quand même
12:59surréaliste.
13:00Dans un immeuble d'un quartier,
13:02on ne peut plus qu'au-dessus,
13:03parce que le 16e...
13:04J'ai une amie
13:05qui a un super appartement
13:06face au Bois-de-Vincennes.
13:07Le 31 décembre,
13:08l'immeuble entier
13:09a été cambriolé,
13:10parce que le 31 décembre,
13:11s'il n'y a pas de lumière,
13:11c'est que vous faites
13:12la fête ailleurs.
13:13Dans quel monde vivons-nous ?
13:15Dans quel monde vivons-nous ?
13:16Alors,
13:16maintenant,
13:21les caméras sont branchés
13:23en permanence,
13:23on le voit sur un petit écran.
13:24D'accord.
13:25Alors, Alain,
13:25restez avec nous.
13:26Il n'y a des personnes
13:27qui veulent réagir
13:28à votre témoignage
13:28et même témoigner.
13:30On a Sarah de Belgarde.
13:31Bonsoir, Sarah.
13:31Bonsoir, Sarah.
13:33Bonsoir, David.
13:34Bonsoir à toutes lesquêtes.
13:35Vous avez été victime
13:37d'un cambriolage,
13:39du moins,
13:40justement par des mineurs.
13:42Racontez-nous.
13:42Et vous avez probablement
13:43été bouleversé
13:44pour réagir
13:45à ce que vient de dire Alain.
13:47Oui, mais enfin,
13:48quand j'entends Alain,
13:49j'ai honte,
13:49parce que moi,
13:51on a très peur
13:54dans ma région
13:54parce que c'est dans
13:55le sud de la France
13:56et il y a eu
13:57à un moment donné
13:57le gang des saumiers.
13:59C'est des gens charmants
14:00qui attaquaient
14:01des endroits isolés
14:02et mettaient les gens
14:03sur des saumiers
14:04et les faisaient griller
14:04pour trouver leurs économies.
14:06Donc, on avait toujours
14:07un peu peur.
14:08Donc, moi,
14:08j'avais des alarmes,
14:09j'avais tout ce qu'il fallait.
14:10Mais en fait,
14:10on a fait des travaux
14:11dans la maison
14:11et il y avait un endroit
14:13qui était bloqué
14:13qu'avec du bois.
14:15Et donc, on est partis.
14:16Heureusement,
14:16on n'était pas là.
14:17Moi, je me mets
14:17à la place d'Alain,
14:18c'est abominable.
14:19Mais en arrivant,
14:20on trouve la maison
14:21comme à des criales.
14:23Et en plus,
14:23il y avait des choses
14:24très mesquines.
14:24Par exemple,
14:25on avait des petites boîtes
14:26en bois
14:26qu'ils avaient jetées
14:27dans la piscine
14:28des enfants
14:28parce qu'il n'y avait rien.
14:30Ils étaient tellement déçus
14:31qu'ils ont abîmés,
14:32en fait.
14:32Ils ont volontairement abîmés
14:33parce que chez nous,
14:34il n'y a rien à voler.
14:35On n'est pas très riches,
14:36donc il n'y a pas grand-chose.
14:37Mais trouver une maison
14:38et surtout,
14:39comme disait Alain,
14:40on les a retrouvées.
14:42C'était des mineurs.
14:43Là, on a des gendarmes,
14:44pareil, bravo les forces de l'ordre,
14:46ils sont formidables.
14:47Ils nous ont écoutés,
14:48ils les ont trouvés,
14:49mais ils ne peuvent rien faire
14:50parce que c'est des mineurs.
14:51Voilà.
14:51Oui.
14:52Et ils n'ont même pas été condamnés,
14:53donc ?
14:54Rien du tout.
14:55Ils ont été malades,
14:56les gendarmes.
14:57Ils étaient les premiers
14:57à en être malades.
14:59Et il y a eu quand même
15:00un procès
15:01où ça a été classé sans fuite ?
15:03Rien du tout.
15:03Rien du tout.
15:04Les gendarmes
15:05sont venus nous voir.
15:06Ils nous ont dit
15:06qu'on les a retrouvés.
15:08Évidemment,
15:08ils n'ont rien trouvé
15:09de ce qu'ils avaient volé,
15:10mais c'était...
15:11Ils ont volé une perceuse,
15:13ils n'avaient rien à voler,
15:14quoi.
15:15Donc, voilà.
15:16Ils ont retrouvé...
15:17Ils n'ont même pas retrouvé
15:18la perceuse,
15:18mais bon,
15:19c'est pas grave.
15:22Mais surtout,
15:23vous rentrez dans votre maison
15:24saccagée
15:25et puis vous vous sentez
15:26vulnérable.
15:26Qu'est-ce que dit Alain ?
15:27Moi, je dors avec une épée.
15:29Moi, j'ai des armes blanches.
15:30Je dors avec une épée
15:31sous l'oreilleux.
15:32Justement, Alain l'a dit,
15:34lui aussi,
15:34il garde maintenant
15:35une arme proche de son lit.
15:36C'est un réflexe
15:38qu'on n'a pas forcément,
15:38et heureusement d'ailleurs,
15:40mais que de plus en plus
15:41de gens qui, parfois,
15:42ont vécu un cambriolage
15:43ou qui ont entendu
15:44un témoignage,
15:45c'est un réflexe.
15:47C'est quand même inquiétant
15:47d'en arriver là, Sarah.
15:49J'ai même pris un chien aussi
15:51parce que vous savez
15:52qu'il y a des gens
15:52qui se font cambrioler
15:53et le chien l'est mort
15:55et le cambrioleur
15:56porte plainte
15:57et il a gagné.
15:58Il a porté plainte
15:59parce que le chien
16:00l'avait mordu.
16:01Vous vous rendez compte ?
16:02C'est complètement fou.
16:03Je me rappelle
16:04de quelqu'un
16:04qui avait immobilisé
16:06le cambrioleur
16:08avait porté plainte
16:09contre lui
16:09et il avait été
16:10plus condamné
16:11que son cambrioleur,
16:12ce qui est purement
16:13et simplement surréaliste.
16:14L'affaire avait fait
16:15beaucoup jaser
16:16il y a, je ne sais pas,
16:174-5 ans.
16:18J'ai oublié
16:18à quel endroit
16:19ça s'était passé,
16:19mais c'était complètement fou.
16:21Sarah,
16:22si je puis me permettre,
16:22le cambriolage
16:23que vous avez subi,
16:25vécu dans votre maison,
16:26c'est dans la même maison
16:27dans laquelle
16:28vous vivez actuellement ?
16:30Oui, tout à fait.
16:31Et vous avez pensé
16:32à un moment
16:32à déménager,
16:33à vous dire
16:33non, je ne peux plus vivre ici,
16:35le cambriolage
16:36m'a mis en insécurité
16:38dans la maison
16:39ou pas du tout ?
16:40Vous avez raison,
16:43je devrais me poser la question,
16:44mais j'ai mon épais,
16:45j'ai un chien,
16:46j'ai verrouillé
16:47toutes les issues
16:48en bas sécurisées,
16:50puis bon,
16:51il faut vivre aussi.
16:52Bien sûr.
16:54Alain,
16:54quand vous entendez Sarah,
16:56vous,
16:56on n'a pas arrêté
16:57vos bourreaux,
16:58je vais appeler ça comme ça,
16:59parce que des homejackers,
17:00ce que vous avez subi,
17:01c'est vraiment
17:01des bourreaux
17:02de votre femme
17:04et de vous-même.
17:05Quand vous entendez,
17:05par exemple,
17:06que les mineurs
17:06n'ont même pas été poursuivis,
17:08on se dit
17:09qu'il y a quand même
17:09quelque chose
17:10qui ne marche pas
17:10en France,
17:11non ?
17:12C'est épouvantable,
17:13c'est épouvantable
17:14ce qui se passe,
17:15c'est atroce
17:16pour les victimes.
17:18On donne des excuses
17:19à ces assassins
17:21et la victime,
17:22on n'en parle jamais,
17:23on n'en parle jamais.
17:25Par contre,
17:25moi,
17:25si je peux me permettre,
17:26et si vous me donnez
17:27deux minutes,
17:27je pense qu'il y a
17:28à tous vos auditeurs
17:30de se prémunir
17:32contre ça.
17:34Depuis ce qui m'est arrivé,
17:36j'ai mis un système
17:36de vidéosurveillance
17:37tout autour du pavillon.
17:40Les fenêtres côté jardin,
17:41j'ai mis des barreaux
17:42comme s'ils étaient en prison,
17:44dans ma propre maison.
17:46J'ai mis des barreaux.
17:47J'ai fait un saline à l'arbre,
17:48tout ça à un coup,
17:50et le soir,
17:50quand je me couche,
17:51devant la porte,
17:52je me mets une barre de fer
17:53en travers de la porte.
17:55Dans quel monde sommes-nous ?
17:57Je vous pose la question.
17:58Vous avez peut-être la réponse.
18:00On vit actuellement une horreur.
18:02Enfin, moi,
18:02c'est ce que j'ai vécu.
18:03Excusez-moi.
18:04On comprend tout à fait.
18:06Et je vous remercie,
18:07et je vous dis bravo
18:08pour le courage
18:09d'avoir témoigné ce soir
18:10en micro-dessus de radio.
18:11Merci beaucoup.
18:13Alain,
18:13vous allez nous laisser.
18:15On va faire une petite pause
18:16parce qu'on a également Hector
18:17qui, lui, je crois,
18:19a travaillé sur ses cambriolages
18:20vu sa profession,
18:22François-Louis.
18:22Mais on va peut-être
18:23faire la pause maintenant
18:24pour continuer juste après.
18:25Absolument.
18:25Mais on continue
18:26de prendre vos témoignages
18:27à l'antenne, bien sûr,
18:28si vous avez été victime
18:29une fois de plus
18:29de cambriolages,
18:30de homejacking,
18:31ou même si, justement,
18:33vous pensez qu'il faut s'armer
18:34face aux cambrioleurs.
18:36Dites-le-nous.
18:360 826 300 300.
18:39On attend vos appels.
18:40Ça s'est passé dans le Grand Matin Sud Radio.
18:43Les vrais voix font parler la France,
18:46c'est un sujet qui vous fait
18:47beaucoup réagir.
18:48On a entendu le témoignage
18:49poignant d'Alain,
18:51victime de deux homejacking.
18:54Et ce sujet fait réagir,
18:55François-Louis.
18:56Absolument.
18:57On a écouté le témoignage
18:59de Sarah également
19:00avec celui d'Alain.
19:01Mais on a Hector de Montpellier
19:02qui voulait réagir.
19:03Bonsoir, Hector.
19:04Bonsoir, Hector.
19:05Oui, bonsoir.
19:06Merci de me donner la parole.
19:07Avec plaisir.
19:08Vous nous dites
19:09que vous avez travaillé
19:10sur des cambriolages.
19:12Expliquez-nous.
19:13De par votre métier,
19:14vous y êtes confronté.
19:15Dites-nous tout.
19:17Oui, oui.
19:18C'était lors de mes stages,
19:19justement.
19:20Parce qu'on m'a amené
19:21à faire divers stages en police.
19:22Effectivement,
19:23j'avais eu affaire
19:24à un cambriolage,
19:25on va dire,
19:26tout à fait banal
19:27où, évidemment,
19:28c'est toujours des personnes âgées
19:30qui sont vidées
19:31où les deux mecs sont arrivés,
19:33ont fracturé la porte.
19:35La mamie a été au front
19:36de la maison.
19:37Elle n'a rien compris.
19:38Ils ont renverté
19:39les plantes.
19:41Ils ont volé
19:41tout ce qui avait
19:42à peu près de la valeur.
19:43Ils sont repartis.
19:44Bon, ça s'est bien passé.
19:45Un autre cambriolage
19:46qui était beaucoup plus inquiétant.
19:48Donc, c'était sur la commune
19:48de Tournefeuille.
19:49Il n'y a pas si longtemps que ça.
19:51Alors, Tournefeuille,
19:51je l'explique,
19:52c'est en banlieue de Toulouse,
19:53une ville de 20 000 habitants.
19:54Qui était la plus cambriolée
19:55de France.
19:56Je sais, j'y ai habité.
19:58Voilà.
19:58Et du coup, là,
19:59c'était comme il y avait
20:01évidemment des squats
20:02pas très loin,
20:04ainsi que des,
20:05comment on va dire,
20:06des toxicomanes.
20:07Ça se baladait pas mal
20:09dans tout Tournefeuille.
20:10Et dès qu'il y avait
20:11une fenêtre ouverte,
20:12parce que les gens,
20:12en fait,
20:13à l'approche des boutons,
20:15ouvraient les fenêtres
20:16et tout ça.
20:17Qu'il y ait des enfants,
20:18qu'il y ait des gens.
20:19Je me rappelle,
20:19la dame,
20:20elle prenait sa douche.
20:22Elle a entendu,
20:22en fait,
20:23le gars qui a tout volé
20:24à l'intérieur.
20:24Ce téléphone,
20:25des papiers d'identité.
20:27Et du coup,
20:27on s'est retrouvés
20:28à pourchasser le gars.
20:30Oui.
20:31Et finalement,
20:32il avait été capturé
20:34par une équipe
20:34de la BAC.
20:36Donc là,
20:37ça s'est plutôt bien passé,
20:38mais il y a des dizaines
20:38de témoignages,
20:39des dizaines de cambriolages
20:41qui tournent très mal.
20:42D'ailleurs,
20:42en ce moment,
20:43la tendance,
20:44de plus en plus,
20:44c'est qu'ils suivent
20:46des femmes,
20:46les cambrioles,
20:47et ils en profitent
20:48pour les violer.
20:49C'est terrifiant.
20:50De plus en plus.
20:51Et d'ailleurs,
20:51il y a eu plein,
20:52là, ces derniers temps.
20:54Et ce que j'entends
20:55sur le témoignage,
20:56ce genre de témoignage,
20:57ça me rend fou.
20:59Ce qui a sauvé
21:00la personne
21:00lors de son deuxième
21:02cambriolage,
21:03c'est son fusil,
21:04en fait.
21:04Oui.
21:05Ils ont entendu peut-être
21:06le bruit de la pompe.
21:09Par contre,
21:10voilà,
21:10le truc,
21:10c'est que quand vous pompez
21:11sur un fusil à pompe,
21:12ça veut dire que vous désarmez.
21:13Donc,
21:14vous le faites une fois.
21:15En général,
21:16après,
21:17il faut qu'il y ait quand même
21:17du répondant derrière.
21:19Parce que si vous le faites
21:19plusieurs fois,
21:20c'est l'action de décharger
21:21le fusil.
21:23Mais bon,
21:23les gars,
21:23entre guillemets,
21:24le clic-clac du fusil à pompe
21:26dans le langage universel,
21:27c'est me fait pas chier.
21:28Excusez-moi du terme.
21:29C'est ça.
21:29Et le problème,
21:31c'est que cette dame,
21:32pareil qu'embriolée,
21:33qu'est-ce qui se passe ?
21:34Elle dort avec une arme blanche.
21:36C'est ça.
21:36Et le problème,
21:37c'est qu'à l'heure actuelle,
21:38en France,
21:38vu les niveaux de violence
21:39qu'il y a,
21:40on a même eu une magistrate
21:42qui s'est fait homme-jacqué
21:43pour des crypto-monnaies.
21:45C'est-à-dire qu'il y a
21:45une multiplication,
21:46en fait,
21:47de ces actes violents.
21:49La seule,
21:49je vous le dis,
21:50je pense qu'on va arriver,
21:52au final,
21:52à la défense personnelle.
21:53Ce qui s'est passé à Genas
21:55où cet homme de 70 ans
21:57s'est défendu.
21:58Bien sûr,
21:58sauf que si vous consultez
22:00l'article 122-6
22:02du Code pénal,
22:05il y a présomption
22:07de légitime défense
22:08quand il y a effraction,
22:11violence ou ruse
22:12dans un local d'habitation.
22:15Alors, Hector,
22:16restez avec nous
22:17parce que le sujet
22:17fait beaucoup réagir.
22:19Absolument.
22:20Philippe,
22:20on a Christine de Paris.
22:21Puis d'ailleurs,
22:22si vous voulez réagir,
22:23n'hésitez pas.
22:24On parle de cambriolage
22:25et de home jacking
22:26ce soir avec Philippe David.
22:280826 300 300
22:29pour nous contacter.
22:30Bonsoir, Christine.
22:31Bonsoir, Christine.
22:33Bonsoir.
22:33Alors, justement,
22:35je venais...
22:36Merci beaucoup.
22:37Je voulais...
22:39Je viens de dire
22:39à votre
22:40charbon standardiste
22:42que
22:42je parlais d'un cambriolage
22:47qui avait eu lieu
22:49chez mon oncle
22:50et ma tante
22:51dans un petit village
22:52à côté de nos garros.
22:53C'est dans le Gers,
22:54c'est à la limite des Landes.
22:56Voilà.
22:58Dans le bon sud-ouest.
22:59Absolument.
23:00Et ils ont été cambriolés
23:05lors d'un enterrement.
23:06Parce qu'à cette époque-là,
23:09quand il y avait des enterrements,
23:10évidemment,
23:11dans les villages,
23:11tout le monde se connaît
23:12et tout le monde
23:13va assister à l'enterrement.
23:15Et donc,
23:16les maisons sont vides
23:17et les cambrioleurs
23:19ont profité
23:20pour visiter
23:20les maisons
23:21à ce moment-là.
23:22Alors,
23:22mon oncle et ma tante,
23:23ils avaient un petit coffre
23:25à l'étage.
23:26Comme ils n'arrivaient pas
23:27à l'ouvrir,
23:28ils l'ont décelé
23:30et ils lui ont fait
23:31débouler l'escalier.
23:33Donc,
23:33ils ont été obligés
23:34de refaire complètement
23:35leur escalier.
23:35et ils ont retrouvé
23:39plusieurs semaines après
23:41dans un petit bois
23:42le coffre
23:43qui avait réussi
23:44à être ouvert
23:45et dedans,
23:47il n'y avait aucune valeur.
23:48Il n'y avait que
23:49des papiers de famille
23:51et qui ont été retrouvés
23:54tout détrempés,
23:55tout abîmés,
23:56etc.
23:57Et ce que je disais à Zac,
23:59c'est qu'à l'enterrement
24:01de mon papa,
24:03quelques années plus tard,
24:05dans le village
24:06où habite encore ma mère,
24:09eh bien,
24:12un voisin
24:13et ami
24:14s'est dénoué
24:16pour ne pas assister
24:17à l'enterrement
24:17et pendant toute la cérémonie,
24:20il a arpenté
24:21toute la carrière
24:22pour passer devant
24:24toutes les zones.
24:25La carrière,
24:25c'est la rue,
24:26en Occitan.
24:28C'est la route.
24:31Il a arpenté
24:32toute la route
24:33pour passer
24:35devant toutes les maisons
24:36de façon à vérifier
24:38que personne ne rentrait.
24:40Voilà.
24:40Il a été obligé
24:41de faire ça.
24:42C'est fou.
24:43C'est fou.
24:43Voilà.
24:43C'est ça que je voulais dire.
24:45Alors bon,
24:45personne n'a essayé
24:47de rentrer.
24:48Mais enfin,
24:48vous voyez,
24:49on était...
24:49Et c'était
24:50il y a
24:50une douzaine d'années,
24:52ça.
24:53Ah oui.
24:53C'est-à-dire
24:54que c'est pas récent
24:55tout en étant...
24:55On va faire réagir.
24:57Restez avec nous,
24:58Christine.
24:58Sarah,
24:59Hector,
24:59quand vous entendez ça...
25:01Hector,
25:01tiens,
25:02vous qui êtes policier
25:03ou qui étiez policier,
25:05dire qu'une personne
25:06ne va pas à l'enterrement
25:06pour surveiller la rue
25:07et je connais bien,
25:09ça c'est vraiment
25:10la Gascogne,
25:11le confin des Landes
25:12et du Gers,
25:14on pense pas quand même
25:14qu'on en soit à ce stade
25:15en termes d'insécurité
25:16et pourtant oui.
25:17Et pourtant oui
25:19et de toute façon,
25:20moi je viens aussi
25:21d'une petite île
25:22où les enterrements
25:23en général c'est sacré,
25:25c'est inimaginable.
25:26C'est inimaginable.
25:27Mais malheureusement
25:28avec ce qui se passe
25:29à l'heure actuelle,
25:30on va avoir
25:31de plus en plus recours
25:32entre guillemets
25:33à ce genre de service
25:35entre voisins.
25:37Ah oui.
25:37Par exemple,
25:38c'est con hein,
25:39mais quand moi
25:40mes voisins partent en vacances,
25:42je veille sur leur maison.
25:45enfin, je veux dire,
25:47c'est un peu des mesures
25:47de prophylaxie
25:48qui ont toujours été
25:49et qui deviennent
25:51de plus en plus nécessaires
25:53de toute façon.
25:53Et d'ailleurs,
25:54dans certaines agglomérations,
25:56si vous cherchez
25:57à avoir quelqu'un
25:58qui surveille votre maison,
25:59parfois la police municipale
26:00peut s'en charger,
26:01il suffit de faire la demande
26:02auprès de votre mairie
26:03et voilà,
26:04il y a des démarches
26:05qui existent
26:05si jamais ça peut vous aider.
26:06Moi, c'est ce que je fais, moi.
26:08Ah oui, très bien.
26:09C'est ce que vous faites.
26:11Eh bien, je vais,
26:12avant de partir,
26:13comme je vais m'occuper
26:14de ma mère
26:15et que je reste assez longtemps
26:16dans le sud-ouest,
26:18je vais au commissariat de police
26:20et je leur donne
26:22les clés d'entrée
26:24dans la copropriété
26:25et le code
26:27pour faire tranquillité vacances.
26:30Et je fais ça à chaque fois.
26:32Et je préviens
26:33mon voisin de palier
26:34et je préviens
26:36les quelques voisins
26:39avec qui j'ai des relations
26:41dans mon immeuble, voilà.
26:44Et vous êtes à Paris,
26:46vous, Christine, c'est ça ?
26:47Oui, je suis à Paris
26:48dans le 9ème.
26:49Pas eu trop de problèmes
26:50de cambriolage
26:51que là, c'est une zone
26:51on ne peut plus urbaine
26:53le 9ème.
26:54Ah oui, oui, je sais,
26:55mais moi,
26:56j'ai une peur bleue de ça
26:59et j'ai surtout peur
27:00des squats, moi.
27:03Ah oui, c'est vrai
27:04que ça fait peur.
27:04Il n'y a pas grand-chose
27:06à voler chez moi
27:07mais c'est surtout
27:10les squats, moi,
27:11qui me font peur.
27:11Donc c'est pour ça
27:12que je fais ça.
27:13On peut en parler.
27:14Et j'en profite
27:16pour vous dire
27:17que je suis,
27:19mais vraiment,
27:20mais scandalisée,
27:22mais outrée,
27:23ça me met dans une rage folle
27:25de voir
27:27que la justice française,
27:29d'ailleurs,
27:30je me demande
27:30pourquoi on lui donne
27:31ce nom-là
27:32parce qu'elle n'est pas juste
27:33du tout.
27:35Les fautifs
27:37ont beaucoup plus,
27:39presque ont plus de droits
27:40que les victimes.
27:41Les victimes,
27:43la justice s'en fout.
27:45Voilà.
27:46Alors, on vous répondra
27:46que je vous coupe,
27:48les juges vous disent
27:49qu'ils rendent la justice
27:50non pas au nom des victimes
27:51mais au nom de la société.
27:53Oui, bien sûr.
27:53Ben voyons.
27:54Ben comme si la société
27:56ne souffrait pas
27:57de tout ce qui se passe
27:59d'incivilité
28:02maintenant partout.
28:04Il faudrait que ça leur arrive
28:05à eux.
28:06Moi, c'est ce que je le souhaite.
28:08Toujours, je me dis
28:09mais il faudrait qu'on leur fasse
28:11un home jacking,
28:12eux aussi,
28:13qu'ils soient attachés
28:14avec des serflexes,
28:15ce qui doit être
28:16horriblement douloureux.
28:18Et voilà, quoi.
28:19Mais vraiment,
28:20c'est dégoûtant.
28:22Alors, restez avec nous, Christine.
28:23Hector, vous voulez réagir
28:25au propos de Christine.
28:27Allez-y.
28:27Bien sûr, bien sûr.
28:29On peut en parler justement
28:30parce qu'il faut savoir
28:31que le domicile
28:32est un lieu sacré
28:33dans la loi française.
28:35Il faut savoir
28:36si un policier
28:37a le malheur
28:38justement
28:39de rentrer
28:40dans un domicile
28:41sans autorisation,
28:44c'est aggravé
28:45par sa qualité.
28:46qui est d'ailleurs
28:49ce qui est tout à fait
28:50normal.
28:51Mais là, par contre,
28:52là, vous allez avoir
28:53des juges
28:54qui vont être
28:54d'une sévérité extrême.
28:57Et par contre,
28:58évidemment,
28:58vu que la justice
29:00est dans une grande majorité
29:03on va dire
29:05depuis les années
29:06allez, 68,
29:07avec notamment
29:08le grand syndicat
29:09de la magistrature
29:10qui a dit
29:11qu'il fallait
29:11inverser les valeurs,
29:13que le policier
29:13devait être le délinquant,
29:14que le délinquant
29:15devait être un victime
29:16de la société.
29:16C'était la harangue
29:18de Baudot,
29:18c'était un des fondateurs
29:19du Sénégal de la magistrature
29:20qui disait
29:20qu'il fallait prendre parti
29:21pour la femme,
29:23contre l'homme,
29:23pour le salarié,
29:24contre le patron,
29:26pour le voleur,
29:27contre le volet,
29:27etc.
29:28C'est ça.
29:28Et ce que je veux dire,
29:29c'est qu'on en arrive
29:30à un mal.
29:30Attendez, Christine.
29:32On en arrive
29:32au bout de 30 ans
29:33de culture,
29:34de l'excuse.
29:36On en arrive
29:36après 30 ans
29:38de chercher
29:39mais peut-être
29:40que c'est parce
29:41qu'il n'était pas bien.
29:42Enfin, je veux dire,
29:43moi j'ai eu une enfance
29:44qui n'a pas été
29:45forcément très facile.
29:46Je n'ai jamais pensé
29:47à aller cambrioler.
29:48C'est clair.
29:49La moindre des chances,
29:50c'est quand...
29:50La moindre des choses,
29:51c'est effectivement
29:52que vous squatiez.
29:55D'ailleurs,
29:55la loi a changé apparemment.
29:57La loi sur le squat
29:58a changé.
29:59Oui, le casse-baryon, oui.
30:00Voilà.
30:01La moindre des choses,
30:02c'est...
30:03Ce serait que justement
30:04dans les cas,
30:05dans ces cas-là,
30:06ça doit être puni.
30:07Il ne devrait même pas
30:07y avoir de nid
30:08de peine.
30:09Et il faut repasser
30:10à la pleine planchée
30:11directement.
30:12Alors, je vais vous dire
30:12une chose.
30:13Je sors du sujet
30:14un quart de seconde.
30:15Moi, j'étais en Espagne
30:16l'été dernier.
30:17Là-bas, vous avez
30:18une entreprise
30:18qui s'appelle
30:19Désocupa.
30:20Donc, débarrasse,
30:20désocoupe,
30:21on va dire,
30:22traduire ça comme ça,
30:23plus ou moins littéralement.
30:24Les types,
30:25c'est des mollos.
30:26Votre domicile est squatté.
30:28Vous les appelez.
30:28Une heure après,
30:29il n'y a plus personne.
30:30Ça, avec armes et bagages,
30:31ils sont partis.
30:31On va faire réagir Sarah.
30:33Sarah, quand vous entendez
30:34Christine,
30:35sa famille cambrioler.
30:36Alors, c'est l'autre bout du sud.
30:37Vous êtes dans le gare.
30:39Elle, sa famille,
30:40c'est à la limite
30:41du Gers et des Landes.
30:43C'est vrai qu'on se dit
30:43que...
30:44Non, du Gers et des Hauts-de-Pyrénées.
30:45Des Hauts-de-Pyrénées.
30:46Mais les Landes,
30:46c'est pas très loin
30:47à nos gareaux non plus.
30:48Non, non.
30:49Vous êtes d'accord ?
30:49Je suis tout à fait d'accord
30:50avec Christine.
30:51Et en tout cas,
30:51nous, on a organisé...
30:53On est dans une rue
30:54où on est des voisins,
30:55on se connaît bien.
30:56Et dès qu'on voit
30:57un camion dans la passe,
30:58on s'appelle entre nous,
30:59on se dit
30:59quand on est en vacances.
31:00Enfin, on est très soudés.
31:01Et je pense que la solidarité,
31:03c'est un élément
31:03quand on peut le faire.
31:05Et l'autre chose
31:05que disait Christine
31:06qui était intéressante,
31:08par exemple,
31:08nous,
31:09quand on va voir
31:09des matchs de foot,
31:10vous savez,
31:11les familles d'enfants,
31:12pendant les matchs de foot,
31:13on vole les voitures
31:14des parents.
31:15Il y a un parent
31:16qui reste de garde
31:17pour pas que les véhicules
31:18accompagnent les enfants.
31:19Voilà.
31:20C'est fou.
31:22Vous êtes dans le gare
31:23et quand il y a
31:24un match de foot
31:24avec les gamins,
31:26vous garez...
31:26J'ai fait ça
31:27des dizaines de fois
31:28avec mon fils.
31:28Et il y en a un
31:30qui reste à côté
31:31des voitures
31:31pour pas que les voitures
31:33se fassent voler.
31:34Mais c'est fou.
31:35Ce pays est devenu
31:36complètement fou.
31:36Hector,
31:37vous qui êtes policier,
31:38vous entendez ça,
31:39ça vous surprend même pas,
31:40je parie.
31:40Moi, c'est même plus surprenant.
31:42Et d'ailleurs,
31:43moi, je trouve que
31:43c'est plutôt sain.
31:44Si les gens
31:45commencent à réagir comme ça,
31:46c'est plutôt sain.
31:47Parce que, de toute façon,
31:48il va falloir que les Français,
31:50à un moment donné,
31:50se réveillent
31:51et qu'ils prennent en main
31:53leur propre destin,
31:54notamment au sujet
31:55de la défense.
31:56Parce qu'au bout d'un moment,
31:57si ce sont que des actes,
31:59on va dire, isolés,
32:00mais si ça commence
32:01à devenir la norme,
32:02excusez-moi,
32:03mais moi,
32:04il est hors de question
32:05que chez moi,
32:07je me réveille en pleine nuit,
32:09que ma femme
32:10se fasse tabasser
32:11et que peut-être
32:12j'aurais fini
32:12s'handicaper à 80%.
32:14Oui, voire tuer.
32:16Voire tuer.
32:17Oui.
32:18Ou que ma petite fille,
32:19pareil,
32:19subisse les derniers outages.
32:20Je veux dire,
32:21c'est hors de question.
32:22Parce que, désolé,
32:22on m'en parlait tout à l'heure
32:23dans les vraies voix
32:24lors du premier débat,
32:25je ne sais pas si vous l'avez entendu,
32:27mais quand c'est François Zoua
32:28qui a dit
32:28oui, il rentre pour le cambrioler,
32:30je dis non,
32:30vous n'êtes pas certain
32:31qu'il vienne pour le voler,
32:32il vient peut-être pour le tuer.
32:33Ça, on ne le sait pas.
32:34Ça, on ne le sait pas.
32:35On n'est pas dans la tête
32:36de celui qui vient
32:37parce que peut-être
32:38qu'il va dire,
32:38bon, lui, c'est un vieux,
32:39je le tue
32:40et je le vole après.
32:42Ça, on ne peut pas le savoir.
32:43Et désolé,
32:45la présomption de légitime défense,
32:47ça doit exister.
32:48Merci beaucoup à tous.
32:49Le sujet a fait beaucoup réagir.
32:51Merci à Alain
32:52qui nous a raccroché,
32:54qui, pour son témoignage,
32:57très courageux.
32:57Merci, Sarah.
32:58Victime d'un double
32:59homme-jackling, absolument.
33:01Merci, Christine.
33:02Et merci, Hector.
33:03On va avoir un sujet
33:04qui revient sur le vent de la scène
33:06mais qui est beaucoup plus léger
33:07juste après la pause, François.
33:08Bien sûr,
33:09la proportionnelle
33:10des dizaines de personnalités politiques,
33:12notamment François Hollande
33:13ou même Elisabeth Borne,
33:14plaide pour la proportionnelle
33:16aux législatives avant 2027.
33:18Philippe,
33:19c'est un sujet qui vous plaît
33:20puisqu'il vous fait réagir.
33:210826 300 300
33:23pour les témoignages.
33:24Est-ce que ça vous inquiète ?
33:25Est-ce que vous êtes pour ou contre ?
33:26Dites-le nous juste après.
33:29Sud Radio.
33:29Sud Radio.
33:30Parlons vrai.
33:30Parlons vrai.
33:31Sud Radio.
33:32Les vraies voix font parler la France.
33:34François-Louis Bourneau,
33:35un sujet lourd.
33:36Les home-jackings,
33:37les cambriolages
33:38avec des personnes
33:38qui en ont été victimes,
33:39qui nous ont appelés.
33:40On va finir l'émission
33:41avec un peu plus de légèreté.
33:42Un peu plus de légèreté
33:43mais un sujet qui vous concerne
33:44puisque vous réagissez
33:45sur la proportionnelle.
33:48Avec la proportionnelle,
33:49chaque voix contrait davantage
33:50et les résultats des législatifs
33:52pourraient être plus représentatifs
33:54de l'électorat
33:54que sous les systèmes
33:55majoritaires actuels,
33:57Philippe.
33:58Justement,
33:58vous réagissez pour ou contre ?
34:00Dites-le nous 0826 300 300.
34:02Nous sommes avec Maxime.
34:03Bonsoir Maxime.
34:04Bonsoir Maxime.
34:05Oui, bonsoir.
34:06Vous êtes du Tarn.
34:07de Mirandol dans le Tarn.
34:10La proportionnelle,
34:11ça vous évoque quoi ?
34:12Vous êtes plutôt pour ou contre ?
34:15Moi, je suis plutôt contre.
34:17Pour moi, la priorité,
34:18ce serait plutôt de redonner
34:19une obligation
34:24d'être liée au territoire.
34:26De ne plus pouvoir être parachuté
34:27dans une circonscription.
34:29Voilà, je suis plutôt contre.
34:30Donc, vous êtes partisan
34:32du scrutin majoritaire
34:33avec une circonscription.
34:34Alors, je dis une chose.
34:36Les circonscriptions
34:36n'ont jamais empêché
34:37les parachutages.
34:39Prenez Jacques Langue,
34:40dont on parle beaucoup
34:41en ce moment.
34:42Il a été élu à Blois.
34:43Il a été élu dans le Pas-de-Calais.
34:45Il a été élu un peu partout.
34:46Vous voyez ce que je veux dire.
34:47Et en général,
34:48on vous envoie dans une circo
34:49imperdable pour votre camp.
34:51Voilà, mais on devrait être obligé
34:52d'être résident à ses principales
34:54dans la circo.
34:55Voilà.
34:55Moi, je pense que ça devrait être
34:56au moins 10 ans d'habitants
34:58de résident à ses principales.
34:59Par exemple, tous 5 ans,
35:00ils devraient vraiment
35:01être sur le terrain.
35:02Alors, Maxime,
35:03restez avec nous
35:04parce qu'on a Laurent de Mérignac.
35:07Bonsoir, Laurent.
35:08Oui, bonsoir.
35:09Vous avez entendu
35:09ce que vient de dire Maxime.
35:10Il est plutôt contre
35:11la proportionnelle.
35:12Est-ce que vous êtes d'accord
35:13avec lui ?
35:14Alors, en partie.
35:17Parce que moi,
35:17je suis plutôt favorable
35:19à la proportionnelle
35:20à la base
35:21puisque ça permet
35:23d'avoir la meilleure
35:24représentativité des électeurs.
35:26Par contre,
35:28vu le bazar ambiant
35:29à l'Assemblée,
35:30je pense que ça crée
35:32une Assemblée
35:32qui est à nouveau
35:33ingouvernable.
35:34Oui.
35:35Donc, au coup,
35:38bon,
35:38c'est un serpent de mer,
35:39le truc.
35:39Personne n'a la vérité
35:41vraie.
35:41mais je rejoins
35:43l'auditeur précédent
35:44sur la représentativité
35:45sur le terrain.
35:48Bon, moi,
35:48pour un exemple personnel,
35:50moi, j'avais un député
35:51avant des solutions
35:52qui étaient vraiment proches
35:53des gens, en fait,
35:56et avec qui j'ai pu discuter
35:57à de nombreuses reprises.
35:58Là, j'ai une députée
36:00que j'ai sollicitée
36:02plusieurs fois
36:03et qui ne s'occupe pas
36:04du tout de moi.
36:05Donc, il y a vraiment
36:06un problème de personne
36:07et la façon
36:07dont on fait le travail.
36:08mais on voit
36:10que quand les gens
36:11sont impliqués
36:11sur leur territoire,
36:13ça peut marcher
36:14et puis ça peut donner
36:17des résultats.
36:18Donc, sur le coup,
36:19je vous fais une réponse
36:21un peu entre deux.
36:22Vous avez une réponse
36:23de Gascon
36:24même si vous êtes
36:25dans la Gironde.
36:26C'est ça, exactement.
36:27Je suis pour une meilleure
36:29représentativité
36:29mais on a besoin
36:31d'avoir une assemblée
36:33qui est stable
36:33pour l'économie
36:34de la France
36:35parce qu'on a besoin
36:36d'une stabilité
36:37pour faire repartir
36:38du pays.
36:39Donc, je ne suis pas sûr
36:40que la proportionnelle
36:40ça soit la solution.
36:41Alors, mais vous êtes
36:42quand même pour
36:43la représentativité.
36:45Maxime, est-ce que vous
36:46croyez qu'il ne faudrait pas
36:47peut-être quelque part
36:48un scrutin mixte ?
36:50Une partie de l'Assemblée
36:51alors ça se passe
36:52comme ça en Allemagne
36:52par exemple
36:53et ce n'est pas le seul pays.
36:55Une partie de l'Assemblée
36:56élue au majoritaire
36:57pour les territoires.
36:58Une partie élue
36:59à la proportionnelle
37:00pour la représentativité.
37:02Ça vous paraîtrait
37:02une bonne idée ou pas ?
37:04Et même une question
37:05pour Laurent après.
37:05Moi, honnêtement,
37:08je pense qu'il faudrait
37:09presque une élection
37:10à un seul tour.
37:11C'est le premier
37:12qui la porte
37:13et il y passe
37:13et il faut qu'il y ait
37:14un lien au territoire fort.
37:16Parce que sinon,
37:16moi je me dis
37:16autant ressortir
37:17les cartons
37:18de la Constitution
37:18de la Troisième République.
37:19C'est sûr,
37:20elle a duré pendant 70 ans.
37:22De toute façon,
37:22elle est toute prête.
37:23On la ressort,
37:24elle s'insère
37:25et puis on repart
37:25sur un régime des partis
37:26comme avant.
37:27Ça ne sera aucune réforme
37:29tout à fait possible.
37:30On ne fera plus
37:30aucune réforme.
37:31On a besoin d'avoir
37:32des budgets
37:33à moins de 5% de déficit.
37:34C'est du délire complet.
37:35On ne respecte rien du tout.
37:37Si on veut avoir
37:38une Europe forte,
37:39il faut une France forte.
37:40Alors si on commence
37:40à partir à tous les 16
37:41d'avoir une Assemblée
37:44ingouvernable,
37:45on va continuer comme ça
37:46et puis c'est n'importe quoi.
37:48Alors Maxime,
37:50allez-y Maxime.
37:51L'idée que vous avez soumis,
37:53moi je vous ai soumis
37:54un mode électoral
37:55à l'allemand,
37:55à l'allemande,
37:56pardon,
37:57et vous,
37:57vous me répondez
37:58par le mode électoral
37:59au Royaume-Uni
38:00parce qu'au Royaume-Uni
38:01c'est le scrutin majoritaire
38:02à un tour.
38:03S'il y a 25 candidats,
38:05vous arrivez en tête
38:05avec 8% des voix,
38:07et bien vous êtes élu
38:09à la Chambre des communes
38:11qui est l'équivalent
38:12de l'Assemblée nationale.
38:14On ne pourrait pas
38:14qu'il y ait trop de partis
38:15mais bon.
38:15C'est une question
38:16des libertés quoi.
38:17On est d'accord.
38:18Tout le monde
38:19doit pouvoir être candidat.
38:20Qu'est-ce que vous en pensez
38:21vous Laurent ?
38:22Vous seriez plutôt
38:22quitte à mettre,
38:23parce que la représentativité
38:25c'est important,
38:26plutôt un scrutin
38:27à l'allemande
38:27dans ces cas-là
38:28où il y a une partie
38:29proportionnelle,
38:29une partie majoritaire.
38:31Qu'est-ce que vous voudriez faire ?
38:33Ah oui,
38:33moi je serais plutôt
38:33sur la partie à l'allemande
38:35parce que dans votre exemple
38:36avec 8%
38:37on peut s'y gérer
38:38à la Chambre des l'Ordes.
38:39Non, non,
38:40il y en a des communes
38:40j'ai dit,
38:41des communes.
38:41Pardon, pardon.
38:43En fait,
38:44ce n'est pas représentatif.
38:45Moi j'attache l'importance
38:47à la représentativité.
38:48Donc un scrutin mixte,
38:51oui,
38:51moi ça c'est quelque chose
38:52qui me conviendrait
38:52parce qu'on arriverait
38:55à avoir
38:55une certaine représentativité
38:56et tenter
38:59de trouver
39:00une certaine stabilité.
39:02Est-ce que vous seriez,
39:03alors,
39:03parce que quand on parle
39:04de proportionnelle,
39:04il y a une question
39:05qui se pose,
39:06on a connu
39:07la proportionnelle
39:08qu'on va qualifier
39:08d'intégrale
39:09sous la 4ème République,
39:11pardon,
39:12où le pays
39:12était ingouvernable,
39:13on a eu une fois
39:14la proportionnelle
39:15sous la 5ème,
39:17ça n'a pas duré
39:17très longtemps,
39:18ça a été 86
39:19et comme l'Assemblée
39:20a été dissoute
39:21deux ans plus tard,
39:22ça aura duré deux ans,
39:23une proportionnelle
39:24départementale,
39:26vous voudriez quoi,
39:27vous le remplissez,
39:28quitte à faire
39:29quelque chose
39:29que c'est amusant,
39:31c'est qu'aujourd'hui
39:32on a une assemblée
39:32au scrutin majoritaire
39:33ingouvernable,
39:34alors que de 86
39:35à 88
39:36on avait la proportionnelle
39:37et c'était gouvernable.
39:39Oui,
39:40c'est vrai,
39:40c'est caustique,
39:42on a dit
39:42qu'on supprimait
39:43le scrutin proportionnel
39:44parce que c'est
39:44ingouvernable
39:45et aujourd'hui
39:45c'est ingouvernable
39:46avec le majoritaire.
39:47Oui,
39:48c'est pour ça
39:49que je parle
39:50d'un serpent de mer
39:51sans solution,
39:52il y va aussi
39:53de la responsabilité
39:54et du professionnalisme
39:56des gens
39:57qui sont élus.
39:59Ce qu'on assiste
39:59à l'Assemblée là,
40:01si c'est ingouvernable,
40:02c'est parce qu'il y a
40:03des incompétents
40:04dans cette Assemblée
40:04dont la conflictualisation
40:07de tout
40:07et la bordélisation
40:08de nos institutions,
40:10c'est pas une solution
40:11pour la France.
40:12Mais au majoritaire
40:14ou à la proportionnelle,
40:15soit dit,
40:15en passant,
40:16dans les deux cas de figure.
40:18Exactement,
40:18tout à fait.
40:19Donc,
40:20il y va là-dessus
40:21et pour le coup,
40:23il faudrait mettre
40:23un scrutin
40:24et l'autre jour,
40:25je réfléchissais
40:26aux partiels
40:27qu'il va y avoir
40:27aux élections
40:29de mi-mandat
40:30aux États-Unis.
40:31Aux USA, oui.
40:32Oui,
40:32à la limite,
40:33on pourrait faire
40:34un truc comme ça
40:35pour sanctionner les gens
40:35qui ne font pas leur boulot.
40:36Ah oui, d'accord,
40:37carrément des élections.
40:38Alors oui,
40:38le problème,
40:39c'est que depuis
40:39qu'on est passé
40:40au quinquennat,
40:41surtout avec
40:42l'Assemblée ingouvernable,
40:43moi, je vous prends
40:44un pari,
40:45mais je pense,
40:45je sais que vous parirez pas
40:46parce que vous seriez sûr
40:47de perdre,
40:48que le prochain président élu
40:49au mois d'avril 2027,
40:51il dissout
40:52au mois d'avril
40:53ou au mois de mai 2027.
40:54On est d'accord ?
40:55Ah ben oui.
40:56Ça, c'est certain.
40:57Maxime,
40:58c'est vrai que c'est marrant
40:59parce que vous,
40:59vous défendez le majoritaire.
41:01On disait que le majoritaire,
41:02il garantissait
41:02d'avoir une majorité,
41:04mais aujourd'hui,
41:04c'est plus le cas.
41:05Oui, mais après,
41:06moi, je suis d'accord
41:07avec Laurent,
41:08il faudrait pouvoir
41:09sanctionner
41:09ou rendre responsable
41:11les députés.
41:12Moi, à un moment donné,
41:13les gars,
41:13ils sont élus
41:14et ils sont quand même
41:15capables de raisonner
41:16et je comprends pas
41:17qu'ils soient jusqu'au boutiste
41:18jusqu'à mettre le pays
41:19dans l'impasse complète
41:20pour avoir raison,
41:22mais raison de quoi ?
41:23Parce qu'à la fin,
41:24les intérêts personnels
41:25et partisans.
41:28Moi, c'est vrai que là,
41:29moi, je comprends plus les gens.
41:31Ils sont élus,
41:31ils sont payés comme il faut,
41:32tout ça,
41:33ils ont tout ce qu'il faut
41:33et encore,
41:34ils n'arrivent pas à faire...
41:35Ils ne sont pas responsables.
41:36Il y a un problème
41:37à la responsabilité.
41:39Mais vous avez tous les deux
41:40mis le doigt sur quelque chose
41:41qui m'est venu à l'esprit.
41:44Vous avez parlé, Laurent,
41:45des élections de mi-mandat.
41:46Maxime,
41:47vous n'étiez pas d'accord
41:48sur la proportion
41:48de la majoritaire
41:49et d'accord avec vous.
41:51Est-ce que quelque part,
41:52ce qui a mis en partie
41:53la panade en France,
41:55ça a été la fin du septennat ?
41:57Parce qu'on avait
41:57des députés élus pour 5 ans,
41:59un président élu pour 7.
42:01Au pire,
42:02il y avait une cohabitation,
42:03au pire,
42:03il y avait une dissolution,
42:05au pire,
42:05voilà.
42:05Mais ça marchait.
42:07Est-ce que vous ne pensez pas,
42:08Maxime ou Laurent,
42:09qui vous pouvez même
42:10en débattre entre vous,
42:11que la suppression du septennat
42:13a peut-être été une erreur ?
42:15Ah oui.
42:16Oui, parce que les politiques publiques,
42:17c'est toujours...
42:18Les politiques publiques,
42:20c'est très souvent,
42:21quand même,
42:21ça demande du temps
42:21pour la mise en application
42:22et retirer les premiers résultats.
42:26Et en fait,
42:27au lieu de faire des courses de fonds,
42:28on fait des sprints en permanence.
42:29Et ça marche pas.
42:30Moi, je suis d'accord aussi, oui.
42:31Vous êtes d'accord ?
42:32Vous seriez pour le retour
42:33au septennat, par exemple ?
42:35Ah oui, tout à fait.
42:37Mais alors,
42:38c'est pas prévu à l'ordre du jour,
42:41c'est pas dans les programmes de candidats,
42:43mais bon, il y a juste des gens
42:45qui ont dit
42:45« je serai candidat »,
42:46mais l'eau a le temps
42:47de couler sous les ponts
42:48d'ici un an.
42:49Est-ce que vous seriez
42:50en ces cas-là
42:50pour un septennat non renouvelable
42:53ou un septennat,
42:54comme c'était à l'époque,
42:55on pouvait en faire deux,
42:57trois, quatre ?
42:58Laurent ?
42:59Renouvelable une fois.
43:01Donc, 14 ans, pas plus.
43:04Vous êtes d'accord avec ça, Maxime ?
43:06Ouais, je suis plutôt d'accord,
43:07mais bon, après,
43:08le problème,
43:09c'est qu'il y a un gros travail
43:10de réforme à faire
43:11sur les états politiques françaises
43:14et ça va être compliqué
43:15de...
43:16Je vois pas comment
43:17d'arriver à réformer tout ça,
43:20à moins que nos députés,
43:21ils arrivent à se raisonner,
43:23mais bon, je sais pas,
43:24c'est compliqué, ouais.
43:25Eh bien, écoutez,
43:26merci beaucoup à vous,
43:28Maxime Dutarn
43:29et Laurent de Mérignac.
43:31Bon, la proportionnelle,
43:32François Hollande,
43:33Elisabeth Borne,
43:3470 personnalités
43:35ont demandé son instauration.
43:37Ce que je trouve amusant,
43:38c'est qu'elles l'ont pas instaurée
43:39quand elles étaient au pouvoir.
43:40C'est quand même un peu...
43:41Non, mais c'est vrai
43:41que c'est quand même amusant,
43:42non, François Louis ?
43:43Absolument.
43:43Et aujourd'hui,
43:45il y aurait,
43:46comme disaient Laurent
43:47et Maxime,
43:48quelques arrières-pensées politiques
43:49derrière
43:50que ça ne m'étonnerait pas.
43:52Merci beaucoup Maxime,
43:54merci beaucoup Laurent,
43:55merci beaucoup François Louis.
43:56Merci pour votre précieux témoignages
43:57qui sont très touchants
43:58et puis on se retrouve demain.
44:00On se retrouve demain.
44:0119h20h
44:02pour les témoignages
44:03chez 0826 300 300
44:05et puis aussi le 728
44:06par SMS avec VV.
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