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  • il y a 6 jours
Tous les jours, les informés débattent de l’actualité autour de Agathe Lambret et Renaud Dély.

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00:00Générique
00:00...
00:04Bienvenue dans Les Informés, votre rendez-vous de décryptage de l'actualité sur France Info, Radio et Télévision, canal 16 de la TNT.
00:16Bonjour Renaud et...
00:17Bonjour Agathe.
00:17Deux sujets à la une ce matin.
00:19Comment riposter face à la méthode Trump ?
00:22Quel ton adopter ?
00:24Et puis Attal, Philippe et les autres, le bloc central peut-il s'unir pour survivre ?
00:29A 2027, pour nous éclairer ce matin, nos informés, Sylvain Courage, directeur adjoint de la rédaction du Nouvelle Obs, bonjour Sylvain,
00:36et Myriam Ankawa, présentatrice de l'émission Tout est politique, vendredi, samedi, dimanche, 18h-20h sur France Info et PV.
00:43Bonjour Myriam.
00:44Bonjour Agathe.
00:44Et donc on commence, Renaud, avec Macron, le dur à cuire selon Donald Trump.
00:50Jusqu'où ira ses passes d'armes ce duel ?
00:52Donald Trump qui a répondu hier à Davos au président français, la veille, Emmanuel Macron avait expliqué
00:56qu'il ne fallait pas se laisser impressionner par les menaces du locataire de la Maison-Blanche,
01:00qu'il préférait l'état de droit plutôt que la brutalité,
01:03et il s'était posé en quelque sorte en chef de file d'une Europe résistant à la loi du plus fort que voudrait imposer Donald Trump.
01:10La réponse hier, lors du forum de Davos, de Donald Trump.
01:13Je l'ai vu hier avec ses magnifiques lunettes de soleil.
01:17Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
01:19Bon, je l'ai regardé.
01:24Il faisait le dur.
01:26Je ne veux insulter personne.
01:29Mais il y a des pays européens que je ne reconnais plus.
01:31Moi, j'adore l'Europe.
01:33Et je veux que l'Europe aille mieux.
01:36Mais elle avance dans le mauvais sens.
01:37Bon, ça c'est le style Donald Trump qui lui aussi fait un peu le dur
01:41et qui réplique donc assez vertement Emmanuel Macron en essayant de le moquer.
01:45Mais sur le fond, Donald Trump a aussi affirmé qu'il ne recourrait pas à la force
01:50pour s'emparer du Groenland.
01:52Jusque là, il entretenait l'ambiguïté.
01:53Et puis, à l'issue d'un entretien avec le secrétaire général de l'OTAN,
01:56qu'il a qualifié de très fructueux,
01:57il a assuré avoir établi les bases d'un futur accord concernant le Groenland,
02:02une solution qui sera très avantageuse pour les États-Unis
02:05et pour tous les pays de l'OTAN, dit-il.
02:07Alors, est-ce que la fermeté, finalement, qui a été celle de l'Europe, a fonctionné ?
02:14Donald Trump ayant aussi annoncé qu'il renonçait à mettre en place
02:17de nouveaux droits de douane contre l'Union européenne le 1er février,
02:21comme il l'avait envisagé il y a quelques jours.
02:24Est-ce qu'on peut considérer sur le fond, Myriam Mankawa,
02:27que Donald Trump a quand même baissé d'un ton reculé ?
02:30Oui, il a reculé nettement.
02:32C'est un peu un cas d'école, je pense qu'il faudra vraiment tenir compte
02:34de ces quelques jours à Davos.
02:36Évidemment, il faut rester vigilant, il est très erratique,
02:38il peut encore changer d'avis et rechanger d'avis.
02:41Mais malgré tout, c'est un peu un cas d'école que la fermeté,
02:44il n'y a que ça qui comprend.
02:45Et plus que la fermeté, la limite.
02:47C'est un peu comme les enfants.
02:48À un moment donné, il faut poser une limite,
02:50et cette limite, il faut qu'elle soit contraignante,
02:54c'est-à-dire qu'elle soit dissuasive.
02:55Et il a reculé, vous l'avez dit, à la fois sur la question du Groenland,
03:00sur la question de l'invasion militaire, le recours à la force.
03:04Et ça, il faut y voir quand même la victoire française et européenne,
03:07parce que s'il n'y avait pas eu même quelques troupes,
03:09symboliquement, c'était très bien joué,
03:11eh bien il n'y aurait pas eu la réception aux États-Unis de ces troupes,
03:14parce que dans l'armée, dans la société américaine,
03:16il fallait voir la réaction.
03:18Personne ne pouvait imaginer que des troupes américaines tirent sur des Européens.
03:23C'était un autre monde, deux pays d'OTAN.
03:25Et ça, ça a limité.
03:26C'est plus la réaction chez lui qui a limité Donald Trump.
03:29Et de la même manière, sur les droits de douane,
03:32la bourse, c'est ça qui l'a limité.
03:34Il faut toujours regarder ce qui se passe sur les marchés financiers.
03:37Ils ont commencé à dévisser.
03:391200 milliards de dévalorisation, ça y est, ça remonte.
03:41Et ça, ça le limite.
03:43Ça va calmer aussi Donald Trump.
03:44Et donc, d'une certaine façon, il faut regarder ce qui s'est passé
03:47et reproduire ce qui s'est passé la prochaine fois.
03:50Ça veut dire, Sylvain Courage, que cette fois,
03:52les Européens ont se trouvé le bon temps.
03:53Même Gabriel Attal, qui depuis plusieurs jours disait
03:55« il faut assumer le rapport de force, il faut arrêter de déclarer, il faut agir »,
03:59a reconnu que là, l'Union Européenne, Emmanuel Macron, avait eu la bonne attitude.
04:04Oui, on est un peu tous dans la tête de Donald Trump depuis un an.
04:07Donc, on essaie de comprendre sa psychologie.
04:09Effectivement, comme le rappelle Myriam,
04:11il faut fixer une limite, mais il faut aussi lui donner le beau rôle.
04:15Il faut qu'il puisse lui donner une porte de sortie,
04:17qu'il puisse apparaître quand même comme l'homme fort.
04:19Donc, c'est assez compliqué.
04:21C'est la psychologie.
04:22On ne lui parle pas comme un quelqu'un totalement normal.
04:23Du comportementalisme, parce qu'on ne peut pas vraiment savoir ce qui se passe dans sa tête.
04:27Mais on peut observer son comportement.
04:29Effectivement, quand il se heurte au réel, les marchés financiers,
04:33finalement, il n'est pas si fou que ça.
04:36Il recule d'un pas.
04:37Mais il faut, encore une fois, qu'il puisse être quand même le parrain du show,
04:43la vedette.
04:44Et c'est un peu ça qu'il reproche à Macron aussi,
04:46parce qu'Emmanuel Macron cherche la lumière, on le sait, sur la scène internationale.
04:51Donc, ils s'entendent pour l'un et l'autre.
04:54En tout cas, ils partagent cette caractéristique.
04:58Et Donald Trump veut rester maître du spectacle.
05:01La première leçon de cette séquence, je pense, pour l'Europe,
05:05c'est déjà peut-être de cesser l'auto-flagellation.
05:07C'est-à-dire qu'à chaque fois que Donald Trump multiplie les provocations,
05:09les propos parfois à l'emporte-pièce, les menaces, les propos brutaux, etc.,
05:13on explique que l'Europe n'est pas capable de répondre, de réagir, de répliquer.
05:19On met l'accent sur telle ou telle déclaration un peu dissonante.
05:21C'est vrai que, par exemple, Georgia Melody n'a pas le même ton
05:23ou la même attitude vis-à-vis de Donald Trump.
05:24Il n'empêche que l'Europe réussit à montrer un visage uni, avec des nuances, bien sûr.
05:29Mais on dit souvent, d'ailleurs, du côté de l'administration américaine,
05:31que Marco Rubio n'a pas forcément le même ton ni que Donald Trump
05:35ou que d'autres émissaires de Donald Trump.
05:36Donc il y a la forme et le fond.
05:38Sur le fond, l'Europe réussit, finalement, à présenter un visage uni
05:41et elle est plus forte que certains le prétendent.
05:43Et d'abord en Europe, d'ailleurs.
05:44Il y a vraiment une forme d'auto-flagellation ici qui est assez impressionnante.
05:48Parfois, c'est un peu brouillon.
05:48Mais enfin, si la communication, aussi une communication brouillonne,
05:51celle de Donald Trump, elle est quand même, en la matière, particulièrement spectaculaire.
05:55Et juste un deuxième point, il y a ce duel assez médiatique,
06:00effectivement, assez spectaculaire entre Emmanuel Macron et Donald Trump.
06:03On voit, comme le disait Gabriel Attal, d'ailleurs, tout à l'heure sur ce plateau,
06:06que Donald Trump, tout en disant qu'Emmanuel Macron ne compte plus,
06:09passe son temps à lui répondre.
06:10S'il ne comptait plus, peut-être qu'il ne le ferait pas.
06:12Mais je pense qu'il y a aussi une forme de répartition des rôles.
06:14C'est-à-dire qu'on moque parfois aussi la déférence de Marc Ruteux,
06:16le secrétaire général de l'OTAN, à l'endroit de Donald Trump.
06:19Sauf que, là, on l'a vu hier, il y a cette passe d'armes à distance
06:24entre Emmanuel Macron et Donald Trump sur les deux derniers jours.
06:27Mais de l'autre côté, Marc Ruteux, lui, continue de perpétuer un dialogue,
06:31à l'issue duquel, surtout, il a fait sortir, en tout cas,
06:33cette période, ce moment a fait sortir Donald Trump de ambiguïté
06:35sur le recours à la force Groenland, peut-être sur la souveraineté même du Groenland.
06:38Maintenant, Miriam Mankawa, qu'est-ce qu'il faut penser de ces déclarations de Trump ?
06:43Il y a un accord qu'il aurait discuté avec l'OTAN,
06:47mais sans l'Union Européenne, sans l'ANAN ?
06:49Ça reste encore trop flou pour répondre à la question de façon extrêmement précise,
06:53parce que personne ne sait exactement, même Marc Ruteux, lui-même, a dit
06:56« Ah non, non, non, on s'est mal compris, on n'a pas trouvé d'accord sur la question centrale,
07:01qui est la souveraineté du Groenland. »
07:02Il a dit qu'il n'en avait pas parlé de la souveraineté.
07:04Il a même dit que ça n'avait pas été évoqué.
07:07Lui dit qu'il y aurait peut-être un renforcement de base militaire.
07:11Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les Américains,
07:13s'ils veulent négocier une sécurité supplémentaire, ils peuvent le faire.
07:16C'est possible avec les Danois, c'est même possible avec les Groenlandais.
07:19La question des minerais, c'est un peu différent,
07:21mais je ne suis pas sûre que même économiquement,
07:23ce serait complètement impossible d'ouvrir une négociation.
07:26Mais c'est la question de la souveraineté, c'est la question de l'annexion,
07:29qui n'est pas possible.
07:30Les Groenlandais n'en veulent pas.
07:31Ça ferait évidemment un énorme problème politique et militaire en Europe, au sein de l'OTAN.
07:37Et c'est vrai qu'il y avait une scène lunaire hier,
07:40où vous avez un Marc Ruteux qui dit à Donald Trump
07:42« Je veux vous rassurer, Monsieur le Président,
07:45jamais, sachez-le, si vous êtes attaqués,
07:48les Européens seront à vos côtés. »
07:50On en est là.
07:51C'est-à-dire qu'il faut aussi rassurer sur une hypothèse un peu impossible.
07:55Il y a un partage des rôles.
07:57Il est payé pour faire ce job-là, Marc Ruteux.
08:00Il n'est pas chef d'État.
08:01Il peut se permettre d'une certaine façon de s'humilier,
08:04de s'abîmer très clairement,
08:05à l'appeler papa,
08:07à le caresser dans le sens du poil.
08:08Mais ça lui fait plaisir.
08:10Et quelque part, que ce soit avec lui qu'un accord,
08:13ce n'est pas encore vraiment un accord,
08:15que l'autre Marc Ruteux dénonce comme étant un accord,
08:19puisqu'il n'existerait pas,
08:20ce n'est pas grave.
08:21Ce n'est pas grave parce que ça se fait au bon niveau,
08:23avec le bon interlocuteur.
08:25Et donc, ça permet quand même de gagner une première bataille diplomatique.
08:28Évan Coural ?
08:28On voit mal comment l'OTAN pourrait concéder une souveraineté aux États-Unis
08:33sur un territoire qui est contrôlé par le Danemark.
08:38Enfin, tout ça, il ne tient pas debout sur le plan juridique.
08:41Mais c'est vrai que c'est la compensation du radoucissement de Donald Trump.
08:44Et il l'arrache lui-même.
08:45Il sort de là en disant « j'ai un accord ».
08:47Et en fait, il remet à nouveau,
08:50il rentre dans cette négociation, dans cet art du deal,
08:53qui est vraiment sa ligne de conduite permanente.
08:56Il met la barre haut, il regarde si ça passe,
08:59il baisse un peu la barre.
09:00Et comme ça, il finit par obtenir quelque chose.
09:02Il veut rentrer à Washington en disant
09:03« j'ai peut-être pas eu tout le Groenland, mais j'ai un bout de glace.
09:06C'est déjà bien.
09:07Donc, le reste, on l'aura plus tard. »
09:09Il faut être très prudent sur le fond de cet accord encore,
09:13d'ailleurs, improbable, partiel ou autre.
09:16D'abord, il faut rappeler que le Danemark n'était pas représenté.
09:17Il n'était pas présent.
09:18Il n'a pas participé aux discussions.
09:20L'Union européenne non plus, d'ailleurs.
09:21Marc Hoteu était là en tant que secrétaire général de l'OTAN.
09:23Les pistes les plus probables,
09:25c'est que puisque Marc Hoteu dit que la question de la souveraineté
09:27n'a pas été évoquée,
09:29c'est évidemment une ligne rouge qui est absolument infranchissable
09:31et pour l'Union européenne et pour l'OTAN.
09:34Et que ça, l'Europe a fait comprendre ces derniers jours
09:36qu'il était inimaginable que la souveraineté du Groenland
09:40soit remise en cause et que Donald Trump s'en empare.
09:42Peut-être qu'en contrepartie,
09:43il y a l'idée d'un renforcement de la présence militaire
09:46avec de nouvelles bases militaires américaines,
09:47puisqu'il y en a déjà une au Groenland.
09:50Peut-être avec la possibilité pour les Américains
09:52d'exercer leur souveraineté sur ces bases-là.
09:54C'est-à-dire que ces quelques kilomètres au Groenland
09:57soient considérés comme un territoire américain.
09:58Mais il ne s'agit pas du tout de céder la souveraineté
10:00de l'ensemble du Groenland.
10:01Et puis, il y a une autre dimension
10:02qui a probablement été évoquée,
10:04mais là aussi, il faut être prudent,
10:06c'est une dimension commerciale.
10:09Et ça, on sait que c'est un sujet
10:10qui intéresse Donald Trump,
10:12avec peut-être une possibilité de faciliter
10:14un peu plus l'accès ou qu'il y ait un accord commercial
10:16pour que les États-Unis puissent accéder
10:19un peu plus facilement
10:20aux ressources naturelles du Groenland,
10:21même si on sait que là-bas, c'est extrêmement difficile,
10:24enfin, c'est compliqué en tout cas d'un point de vue technique,
10:26tout simplement, justement,
10:28d'accéder aux ressources du sous-sol du Groenland.
10:30Et juste un dernier mot,
10:32Donald Trump a déclaré que Vladimir Poutine
10:34avait accepté de rejoindre son Conseil de paix
10:36ou Conseil de la paix,
10:38une sorte d'ONU-BIS.
10:40Est-ce qu'il y a de quoi s'inquiéter,
10:41Myriam Mankawa, de cette nouvelle initiative ?
10:44Oui, il faut regarder de près
10:45ce que veut faire Donald Trump.
10:46Je rappelle qu'il y a un ticket d'entrée
10:48de 1 milliard de dollars
10:49pour faire partie de ce Conseil de paix,
10:52de Conseil de paix avec des dictateurs,
10:54comme peut-être Vladimir Poutine,
10:57comme peut-être Loukachenko, le biélorusse.
10:59À qui ira ce milliard ?
11:01Est-ce que c'est dans la poche ?
11:03Tout est possible !
11:04Des États-Unis, de Donald Trump lui-même.
11:07Il y a un Conseil européen ce soir.
11:09Le sujet va être évoqué à Bruxelles par les 27.
11:11Donc, il ne faut rien lâcher.
11:13C'est important de se positionner
11:14parce que pour l'instant,
11:15il n'y a que la France qui a dit
11:16qu'il n'irait pas dans ce Conseil de paix.
11:18L'Allemagne ne devrait pas y aller non plus.
11:20Mais évidemment, tous les pays fondateurs
11:21seraient évidemment bienvenus
11:23de poser clairement à nouveau une limite
11:25sur cette question du Conseil de paix.
11:28Dans un instant, on va parler de 2027.
11:30Beaucoup d'ambition dans le bloc central.
11:33Comment les départager ?
11:34Mais tout de suite, il est 9h17
11:35et c'est l'Info en une minute avec Marine Sunia.
11:38Un tireur recherché dans les Alpes-Maritimes.
11:41Une femme d'environ 25 ans a été tuée par balle hier à Nice.
11:44Elle se trouvait dans sa voiture avec son bébé âgé de 6 mois.
11:48Lui n'a pas été touché.
11:49On ne connaît pas encore les motivations du tireur
11:51qui circulait à scooter.
11:53Pas d'intervention militaire,
11:54pas de hausse de taxes.
11:56Donald Trump rétropédale sur le dossier du Groenland.
11:59Le président américain dit avoir conçu
12:01le cadre d'un futur accord sur le Groenland
12:03avec le chef de l'OTAN.
12:05Les hauts gradés de l'Alliance ont évoqué hier à Bruxelles
12:07la possibilité que les Etats-Unis récupèrent
12:09de petites parcelles du Groenland
12:12pour y installer des bases militaires.
12:14C'est une information de la cellule
12:15Investigation de Radio France.
12:17L'Actalis avait délai infantile de la marque
12:20à rappeler, pardon,
12:22délai de la marque Pico hier.
12:24Mais le ministère de l'Agriculture
12:25savait depuis au moins 5 jours
12:27qu'il y avait une toxine dans les lots.
12:29Elle peut entraîner nausées et vomissements.
12:31Le ministère se défend et affirme
12:32que le taux détecté la semaine dernière
12:34n'ont pas été jugés dangereux.
12:36Et puis c'est une première depuis 2015.
12:38Les épargnants ont retiré plus d'argent
12:40qu'ils n'en ont déposé sur leur livret
12:42à l'année dernière.
12:43L'intérêt du livret est plombé
12:45par deux baisses successives
12:46de son taux de rémunération.
12:47France Info
12:51Les informés, Renaud Delis, Agathe Lambret
12:57Les informés avec Myriam Ancawa
13:01présentatrice de Tout est politique
13:03sur France Info TV
13:04Sylvain Courage, directeur adjoint
13:05de la rédaction du Nouvelle Ops
13:07Renaud, on passe à notre deuxième débat
13:09Attal, Philippe et les autres
13:11le bloc central peut-il s'unir
13:13pour survivre ?
13:14De nombreux candidats à la présidentielle
13:16de nombreux candidats
13:17de prétendants potentiels
13:19vous les citiez, ces anciens premiers ministres
13:20Edouard Philippe, Gabriel Attal
13:22si on étend même le fameux
13:23bloc central au socle commun
13:25donc si on y ajoutait l'air
13:27puisque c'est un espace politique
13:28on va dire assez proche
13:29là on a Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez
13:32et j'en oublie, il y en a plein d'autres
13:33alors est-ce que ce bloc central
13:35voire ce socle commun
13:36peut avoir un candidat unique en 2027
13:38notamment pour atteindre le second tour bien sûr
13:40Gabriel Attal sème des petits cailloux
13:43depuis déjà plusieurs semaines
13:44il va bientôt publier un livre
13:46il a programmé un certain nombre de déplacements
13:49en France et à l'étranger
13:51et pourtant quand on écoute l'ancien premier ministre
13:53lui ce qui l'intéresse
13:54c'est les idées
13:55c'est pas du tout sa candidature
13:57c'est pas du tout
13:57son calendrier dit-il
13:59lui c'est le projet d'abord
14:01on verra bien qui après
14:02on verra bien qui après
14:03et pourtant Gabriel Attal
14:05n'est pas totalement inintéressé
14:07par le job
14:08je réfléchis beaucoup
14:10vous le savez
14:11à la manière d'exercer cette fonction
14:12de président de la république
14:13bien sûr
14:14et c'est normal
14:15pas uniquement d'ailleurs
14:15sur les questions internationales
14:17sur lesquelles je me suis exprimé
14:18sur lesquelles
14:19j'ai eu l'occasion de beaucoup intervenir
14:21quand j'étais premier ministre
14:22notamment et avant ça
14:23dans différentes fonctions
14:24mais aussi sur ce que ça implique
14:25évidemment dans la vie du pays
14:27et la préparation de notre pays
14:29à tous les défis
14:29il faut préparer la France
14:31aujourd'hui de 2050
14:32régler les problèmes d'aujourd'hui
14:33mais préparer la France de 2050
14:35il vise plusieurs mandats là
14:37oui oui
14:372050 il pourra pas aller jusque là
14:39en tout cas s'il est élu en 2027
14:40puisqu'on rappelle que le président de la République
14:42ne peut faire que deux mandats consécutifs maximum
14:44reste donc que Gabriel Attal
14:47c'est pas son calendrier
14:47enfin il réfléchit quand même au job
14:49qui semble l'intéresser
14:50alors peut-il lui incarner ce bloc central
14:53peut-il aussi se débarrasser
14:55en quelque sorte
14:56se délester peut-être
14:57de l'impopularité d'Emmanuel Macron
15:00dont il apparaît quand même
15:01comme l'héritier
15:02même si on sait qu'il a mis en scène
15:04depuis qu'il a été
15:06passé moins l'expression
15:07viré de Matignon
15:08au moment de la dissolution
15:09ça brouille, ça fâcherie
15:10avec le chef de l'État
15:11Gabriel Attal
15:12qui était donc ce matin
15:13l'invité du 8h30 sur France Info
15:15s'il veut un courage
15:15c'est un candidat crédible ?
15:17Il met tout en place
15:18évidemment il va pas se déclarer aujourd'hui
15:21mais on voit bien
15:21on connaît ses ambitions
15:22sa volonté de revanche
15:24que rappelait Renaud
15:25et puis il a un parti aussi
15:26c'est important
15:27pour essayer d'accéder
15:29à la candidature
15:29mais la pression
15:31pour un candidat unique
15:32est forte
15:32parce que si
15:33si tout le monde y va
15:34alors le bloc central
15:36et disons
15:36tous les soutiens de Macron
15:38depuis toutes ces années
15:39perdront complètement
15:41l'élection présidentielle
15:42donc il avance
15:43sur ce chemin de crête
15:45affirmer ses ambitions personnelles
15:47mais ne pas non plus
15:48insulter l'avenir
15:49parce qu'il faudra
15:50qu'il y ait un regroupement
15:51c'est impossible
15:52autrement
15:53Est-ce que le principal problème
15:54de Gabriel Attal
15:55Miriam Mankawa
15:56on l'a interrogé là-dessus
15:57d'ailleurs
15:58c'est pas Emmanuel Macron ?
16:00Oui évidemment
16:00c'est Emmanuel Macron
16:01c'est vrai pour tous ceux
16:03qui ont été
16:03son premier ministre
16:05leur premier ministre
16:06c'était évidemment
16:08la personnalité
16:10la plus toxique
16:12d'un point de vue politique
16:13aujourd'hui
16:13donc il faut jouer la rupture
16:15et en même temps
16:15personne n'est dupe
16:16puisque quand Édouard Philippe
16:18dit je ne lui dois rien
16:19les français qui sont
16:21un peuple très politique
16:22savent qu'il lui doit tout
16:23donc c'est très malvenu
16:24et on a vu à chaque fois
16:25qu'il y a des volontés
16:26de rupture
16:27nettes et franches
16:28que ce soit
16:28pour demander une dissolution
16:30demander qu'il ne se représente pas
16:32pardonnez-moi
16:33comme c'était le cas
16:34d'Édouard Philippe
16:35en organisant
16:36une présidentielle anticipée
16:37ou en disant
16:37je ne le comprends plus
16:38c'est vécu
16:39comme des erreurs
16:41en plus
16:41on se rend compte
16:42que malgré tout
16:43dans la séquence internationale
16:44extrêmement chaotique
16:45que l'on connaît
16:46beaucoup se disent
16:47bon il n'est pas parfait
16:48Emmanuel Macron
16:49mais qu'est-ce que ce serait
16:50si c'était
16:51un autre candidat
16:52moins expérimenté
16:53un autre personnalité
16:54ces questions-là
16:55elles se posent
16:56parce que
16:56voilà
16:57on est souvent
16:58dans une forme d'abîme
16:59géopolitique aujourd'hui
17:01donc à mon sens
17:02vouloir jouer trop
17:04pour la rupture
17:04c'est perdu d'avance
17:06et en ce qui concerne
17:08Gabriel Attal
17:09moi ce que je trouve
17:10très très compliqué
17:11c'est ce syndrome
17:11du pourquoi pas moi
17:12dans le bloc central
17:13si bien courage l'a dit
17:15il faut un seul candidat
17:16quand vous voyez des français
17:18qui se disent
17:18alors attention
17:19pour comprendre le sondage
17:20il faut hypothèse 1
17:21hypothèse 2
17:21hypothèse 3
17:22c'est impossible
17:23vous avez Jean-Luc Mélenchon
17:24et vous avez de l'autre côté
17:25Jordan Bardella
17:26ou peut-être
17:27mais Marine Le Pen
17:28c'est moins probable
17:28il faut un seul candidat
17:30et il faudrait qu'il se décide
17:32primaire ou pas primaire
17:33mais il faut qu'il se décide
17:34et de façon très claire
17:36sur la rupture
17:37je ne sais pas
17:37si c'est possible ou pas
17:39si c'est efficace ou pas
17:39d'abord c'est un classique
17:40de la vie politique
17:41c'est-à-dire
17:42être le candidat
17:44le successeur
17:45l'héritier putatif
17:46d'un président
17:47qui achève un mandat
17:48dans l'impopularité
17:49ça s'est déjà vu
17:50et il faut tuer le père
17:51on se souvient
17:53que Nuel Jospin
17:53en 1995
17:54lui avait sorti
17:55cette formule
17:56de droit d'inventaire
17:57pour se détacher
17:57de François Mitterrand
17:58ça n'avait pas suffi
17:59mais en revanche
18:00il y a un exemple
18:00qui a fonctionné
18:01c'est Nicolas Sarkozy
18:01et moi ce qui me frappe
18:02c'est quand même
18:03une forme de gémilité
18:03dans l'attitude
18:04de la stratégie
18:05en tout cas la tactique
18:06de Gabriel Attal
18:07avec celle de Jacques Chirac
18:08Nicolas Sarkozy
18:09à l'époque
18:09il avait commencé
18:10par faire quoi ?
18:10par se victimiser
18:11c'est-à-dire que Jacques Chirac
18:12le maltraitait
18:13il n'avait pas donné Matignon
18:14il passait son temps
18:16à chouchouter Alain Juppé
18:17c'était vraiment
18:18la position
18:18il se victimisait
18:19en martyr de Jacques Chirac
18:21c'est exactement
18:21ce que fait Gabriel Attal
18:22depuis qu'il a été
18:23viré de Matignon
18:24au bout de 8 mois
18:25a-t-il rappelé tout à l'heure
18:26et il a montré
18:27à quel point
18:28il essaie de montrer
18:29à quel point
18:29Emmanuel Macron
18:30l'a vraiment maltraité
18:32ce qui est une façon aussi
18:32de souligner le fait
18:34que selon lui
18:34il ne lui devrait
18:35rien ou pas grand chose
18:36et puis la deuxième chose
18:38c'est effectivement
18:38d'incarner la rupture
18:39c'était le slogan
18:40de Nicolas Sarkozy
18:41à l'époque
18:42la rupture
18:42avec un président
18:44de la République
18:44auquel ils sont prenaient
18:45de façon extrêmement violente
18:46d'ailleurs
18:46beaucoup plus violente encore
18:47que Gabriel Attal
18:48aujourd'hui
18:48vis-à-vis d'Emmanuel Macron
18:49caricaturé Jacques Chirac
18:51en Louis XVI
18:52claque-murin à l'Elysée
18:53etc.
18:54il en rajoutait
18:55bon
18:55ça avait fonctionné
18:56et je pense qu'il a
18:57ce modèle-là en tête
18:58la différence avec
19:00ce qu'a fait Édouard Philippe
19:01qu'il n'a pas manqué
19:01dégratiner implicitement
19:02tout à l'heure
19:03en soulignant qu'Édouard Philippe
19:04enfin il n'a pas cité son nom
19:05mais que certains
19:05comme l'a dit Gabriel Attal
19:06il avait eu peur d'appeler
19:07à la démission
19:07il avait appelé à la démission
19:08et imaginez effectivement
19:09si le président de la République
19:10avait démissionné
19:11il y a quelques semaines
19:12ou quelques jours
19:13en pleine tempête
19:14géopolitique aujourd'hui
19:16menace de Trump
19:18de Poutine et autres
19:18la situation de la France
19:20serait catastrophique
19:20l'erreur peut-être
19:22qu'a commise Édouard Philippe
19:23sans doute même
19:25c'est d'abîmer
19:25la fonction présidentielle
19:26c'est-à-dire que dès lors
19:27que vous demandez la démission
19:28du président de la République
19:29que vous voulez vous-même devenir
19:31accessoirement vous mettez
19:33sous le risque de devoir
19:35le jour venu
19:35lorsqu'il y aura des manifestations
19:36contre vous
19:37si vous êtes à l'Elysée
19:38démissionner à votre tour
19:39d'ailleurs Sylvain Courage
19:40Édouard Philippe
19:41il est en mauvaise posture
19:41depuis qu'il a démissionné
19:42oui ça a été très net
19:43en tout cas dans les études d'opinion
19:45ce geste de défiance ultime
19:49et qui a abîmé l'institution
19:50et qui était en plus
19:51la revendication
19:54de la France insoumise
19:55donc c'était incompréhensible
19:56vu du point de vue des citoyens
19:59que l'ancien Premier ministre
20:01adopte la position
20:01des opposants les plus radicaux
20:03de manière complètement
20:05voilà
20:06irrationnelle
20:07et donc effectivement
20:08Gabriel Attal
20:09il prend garde à ça
20:10à rester dans la responsabilité
20:12ce qu'il a dit sur le budget aussi
20:14montre que
20:14bon il critique
20:15le budget
20:16qui à son avis
20:18ne prépare rien
20:19mais il se satisfait
20:20quand même
20:21de l'adoption du budget
20:22donc il essaie d'endosser
20:23cette posture
20:24d'homme d'Etat
20:27qui est indispensable
20:28pour essayer de devenir président
20:29Miriam Mankawa
20:30oui alors moi
20:30je ne suis pas tout à fait d'accord
20:31à Cronodelli
20:32sur répéter le scénario
20:34de 2007
20:35Sarkozy-Chirac
20:36parce que Sarkozy
20:37incarnait une autre droite
20:38très clairement
20:39et on le voyait
20:40c'était quand même un libéral
20:42c'était quelqu'un
20:43qui voulait moins d'impôts
20:43et moins d'Etat
20:44par rapport à Jacques Chirac
20:45extrêmement social
20:46et qui en tout cas
20:48sur sa dernière période
20:49avait joué la fracture sociale
20:50là on ne voit absolument pas
20:52d'un point de vue du projet
20:54de l'ADN
20:55ce que peut avoir
20:56de différents
20:56Gabriel Attal
20:57d'Emmanuel Macron
20:58mais ça ne l'empêche pas
21:00d'essayer de s'inspirer
21:01de Nicolas Sarkozy
21:01comme d'autres candidats
21:02d'ailleurs qui cherchent un peu
21:03encore faut-il faire la rupture
21:05sur le fond également
21:06et on reparlera
21:07de cela
21:08et notamment du fait
21:09qu'il y ait une primaire
21:10ou pas
21:11dans le bloc central
21:12Gabriel Attal a dit
21:13qu'il n'y était pas
21:13opposé
21:14merci beaucoup
21:15nos informés
21:16merci
21:16Miriam Mankawa
21:17présentatrice de
21:18Tout est politique
21:19vendredi, samedi, dimanche
21:20de 18h à 20h
21:21sur France Info TV
21:23merci Sylvain Courage
21:25directeur adjoint
21:25de la rédaction
21:26du Nouvelle Ops
21:27vous avez la une
21:28du Nouvelle Ops
21:28oui c'est consacré
21:29à Jordan Bardella
21:30la créature
21:31c'est une enquête
21:32sur la fabrication
21:32du candidat extrême droite
21:34précipitez-vous
21:35dans les meilleurs kiosques
21:36merci Renaud
21:37merci Agathe
21:38les informés reviennent
21:39ce soir à 20h
21:40avec Victor Maté
21:41merci
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