- il y a 8 heures
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Tout de suite, ces nouvelles informations dans l'affaire du petit Émile.
00:03Les grands-parents du petit garçon demandent désormais à la justice de nouveaux actes d'investigation.
00:08Ils réclament notamment de nouvelles fouilles, davantage d'analyses de la téléphonie
00:12et que tous les habitants du Auvergne soient soumis à des tests ADN.
00:18Regardez ce document signé Stéphanie Zenati et Sophie Herbé et on se retrouve juste derrière.
00:22Dans le silence des montagnes enneigées du Auvergne, un mystère plane toujours.
00:34Celui de la mort d'Émile.
00:37Depuis deux ans et demi, une dizaine d'hommes de la section de recherche de Marseille
00:42sont toujours mobilisés quotidiennement pour tenter d'élucider l'affaire.
00:46Mais en parallèle, la famille Védovigny mène elle aussi sa propre enquête.
00:54Gilles habite le Vernet et suit l'affaire depuis le début.
00:59Il se dit prêt à tout pour permettre à la vérité d'éclater enfin.
01:04Ça fait déjà très longtemps que cette histoire traîne et qu'on n'en voit jamais la fin
01:09et il y a toujours un peu des suspicions qui traînent dans le village.
01:12Donc ce qui serait bien, c'est si les gens peuvent aider à trouver une issue à cette affaire,
01:20il faut que tout le monde participe.
01:24Le 8 novembre dernier, Anne et Philippe, les grands-parents de l'enfant,
01:29ainsi que deux de ses oncles et tantes, Marthe et Maximin, passent la journée dans le hameau.
01:35Ils cherchent des réponses, tentent d'explorer des pistes qui, selon eux,
01:39n'auraient pas été suffisamment étudiées.
01:43Ils ont analysé la topographie des lieux de recherche,
01:47ils ont fait des relevés, pris des photos,
01:49utilisé des drones pour réaliser une cartographie des lieux.
01:53Il s'agit ici d'une critique ou d'une concurrence portée au travail remarquable
01:58que les femmes et les hommes de la section de recherche de Marseille ont mis en œuvre
02:02depuis la disparition du petit Émile.
02:04Simplement, la partie civile que je représente ne peut pas demeurer un spectateur passif
02:10face à une procédure qui engage la vie de sa famille et entend bien apporter sa contribution à la recherche de la vérité.
02:17Alors après cette visite, les Védovigny décident de déposer par la voix de leurs avocats
02:23plusieurs demandes d'actes complémentaires auprès des deux juges d'instruction d'Aix-en-Provence.
02:28Un dossier de plus d'une centaine de pages dans lequel il pointe du doigt plusieurs éléments à vérifier.
02:36Certains bâtiments agricoles, notamment au Vernet, dans le Hameau et à proximité,
02:42sur la colline de Villevieille, là où les ossements du petit garçon ont été retrouvés en mars 2024,
02:46n'ont pas été fouillés pour certains ou n'ont pas été assez fouillés pour d'autres.
02:52Il y a également des prélèvements ADN qui sont ciblés des personnes du Au Vernet,
02:56mais pas que, également des personnes qui ont l'habitude du Au Vernet en juillet.
03:01Ça peut être des agriculteurs, ça peut être des randonneurs, des chasseurs également.
03:08Des prélèvements ADN qui ont déjà été évoqués par les enquêteurs, se souvient Gilles,
03:14mais qui jusque-là n'ont jamais été réalisés.
03:16Je suis un peu surpris sur cette demande, mais c'est les enquêteurs qui jugeront.
03:22Moi, du moment que les enquêteurs le demandent, c'est pour faire avancer l'affaire,
03:26donc moi je dis oui sans poser de questions.
03:29Autre demande formulée dans ce dossier remis au juge, l'élargissement de la zone d'enquête.
03:35Et puis dernière demande portée à notre connaissance, c'est l'utilisation du Blue Star.
03:40Le Blue Star, vous le savez, c'est ce produit qui permet de déceler des traces de sang invisibles à la nu.
03:44Les avocats des grands-parents souhaitent qu'on utilise ce produit sur tous les sentiers
03:50aux abords du domicile familial du Au Vernet.
03:52L'objectif, c'est d'arriver au constat selon lequel aucune porte ne sera restée fermée.
04:00Aucune option n'aura pas été suivie.
04:02C'est véritablement ce que nous appelons de nos voeux à travers ces différentes demandes.
04:08Est-ce une manière de relancer la procédure ?
04:10De montrer qu'après avoir été placé en garde à vue en mars 2025,
04:16les grands-parents d'Émile, son oncle et sa tante n'ont rien à se reprocher
04:20et estiment qu'il y a d'autres pistes à explorer que l'hypothèse familiale.
04:25Oui, c'est vrai que depuis le début de cette affaire, la piste familiale n'a jamais été refermée.
04:30Cela peut être bien évidemment une stratégie de défense, faire ce que l'on appelle un contre-feu,
04:35amener les enquêteurs sur une piste en particulier pour détourner leur attention.
04:40Pourtant, la semaine dernière, l'enquête semblait tourner autour de Maximin, l'un des enfants d'Eve Dovini.
04:49Aujourd'hui, Maximin, aux yeux de la justice, il est une partie civile,
04:53c'est-à-dire qu'il s'estime victime de ce préjudice.
04:56Il était là au moment de la disparition du petit garçon, il a participé aux recherches,
05:00il a été placé en garde à vue sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui
05:03et aujourd'hui, il vit discrètement, si j'ose dire, dans le sud de la France, il travaille.
05:08Il tient absolument à préserver son anonymat et il n'a jamais publiquement pris la parole.
05:15Le 9 décembre dernier, comme ses grands-parents et sa sœur, il avait été entendu devant le juge d'instruction.
05:22Une convocation qui intervenait quelques jours avant que les gendarmes investissent le Auvergnet
05:27et perquisitionnent la maison familiale d'Eve Dovini.
05:30Ce qu'on sait, c'est que les enquêteurs de la section de recherche, donc les gendarmes de Marseille,
05:35sont retournés au Auvergnet dans le cadre de perquisitions,
05:37qui ont donc été ordonnées par le juge d'instruction.
05:40Et lors de ces perquisitions, il y a eu des saisies.
05:42Ces saisies et cette perquisition ont été faites au vu de tous au Auvergnet.
05:47Il n'y avait pas de dispositif de façon à cacher cette opération.
05:50Je vous assure qu'une dizaine de personnes appartenant à la gendarmerie
05:53qui se présentent au Auvergnet un 16 décembre, ceux-là, par définition, se remarquent, oui.
05:59Ils ont saisi plusieurs objets et notamment, ce qu'on est en mesure de dire aujourd'hui,
06:03c'est qu'ils ont saisi deux vélos dans le garage des grands-parents du petit Émile
06:06dans leur logement du Auvergnet.
06:09Des vélos qui, selon nos informations, appartiennent à Maximin.
06:14L'oncle d'Émile pourrait-il être lié à la disparition du petit garçon ?
06:18Pourquoi ces deux vélos intéressent-ils autant les enquêteurs ?
06:21On va mener des expertises pour voir s'il y a un élément de ce vélo
06:26qui a pu entrer en contact avec le crâne de l'enfant
06:29et dans quelles circonstances, est-ce que c'est un accident ?
06:31Est-ce que c'est le vélo qui lui est rentré dedans ?
06:32Est-ce qu'il est tombé sur le vélo ?
06:34Est-ce qu'on s'est servi du vélo comme du dame ?
06:36C'est toutes ces pistes que les experts vont tenter de vérifier aujourd'hui.
06:39Ces expertises qui sont menées notamment par le docteur d'Outrouvain-Puche à Bordeaux,
06:43à chaque fois que les enquêteurs trouvent un élément, en l'espèce les vélos,
06:47ces vélos sont emmenés dans ce laboratoire pour tenter de déceler un ADN
06:50que cela soit une tâche de sang, une empreinte digitale,
06:54pour toujours, avec ce même objectif, trouver l'élément qui a causé la mort du petit garçon.
07:00Car d'après le rapport anthropologique rendu début 2025
07:03et l'expertise de la boîte crânienne de l'enfant,
07:07Émile aurait reçu un coup au niveau du zygomatique droit,
07:10cet os situé en haut de la pommette.
07:13Une blessure causée avec un objet, ce qui écarte la piste d'une chute accidentelle.
07:18On a maintenant la certitude qu'Émile ne s'est pas perdu seul,
07:22qu'il y a l'intervention d'un être humain pour expliquer la disparition et la mort de l'enfant.
07:26Ce n'est pas rien.
07:27Ça veut donc dire qu'à un moment donné,
07:30quelqu'un a donné la mort à Émile volontairement ou involontairement.
07:34Est-ce ce coup qui aurait provoqué la mort d'Émile ?
07:37Le rapport ne le précise pas.
07:39En revanche, un autre élément trouble les enquêteurs.
07:43Les vêtements récupérés à proximité du crâne de l'enfant sont restés intacts.
07:48Ils auraient donc été transportés, puis déposés peu de temps après leur découverte.
07:53Les conclusions de ces expertises permettent de considérer l'hypothèse que le corps n'est pas demeuré au même endroit
07:59et dans le même biotope au cours du processus de décomposition et qu'il n'a pas été enfoui.
08:06Vous aurez compris donc que les expertises introduisent la probabilité de l'intervention d'un tiers
08:12dans la disparition et la mort d'Émile Soleil.
08:14Ça veut dire deux choses.
08:16Soit quand Émile est mort, il n'avait pas les vêtements qui ont été retrouvés sur ce chemin forestier
08:24à proximité du hameau de Villevieille, au Vernet.
08:28Soit il avait ses vêtements, mais ils lui ont été retirés au moment de son décès
08:32pour ensuite être déposés avec ses ossements.
08:37Que s'est-il réellement passé le 8 juillet 2023 ?
08:42Après deux ans et demi d'investigation, l'enquête pourrait-elle aujourd'hui prendre une nouvelle tournure ?
08:50Le dossier de demande d'actes supplémentaires remis par les grands-parents du petit garçon
08:54peut-il permettre d'élucider les circonstances de la mort de leur petit-fils ?
09:00Leur démarche a une chance d'aboutir, libre maintenant aux deux juges d'instruction en charge de cette enquête
09:04d'y donner suite, favorablement ou non.
09:06Quoi qu'il en soit, ces deux magistrats ont un délai de 30 jours pour rendre leurs observations
09:12et prendre une décision sur un acte en particulier ou sur l'ensemble des actes demandés.
09:17Si ce délai est expiré, les avocats des grands-parents d'Émile pourront saisir la chambre de l'instruction
09:21de la cour d'appel d'Aix-en-Provence.
09:24Anne et Philippe Vedovini, ainsi que leurs enfants, Marthe et Maximin, sont partis civils dans ce dossier.
09:30Après leur arrestation, il y a un peu moins d'un an, aucune charge n'a été retenue contre eux.
09:38Depuis le début de l'affaire, aucune mise en examen n'a été prononcée.
09:42Et j'accueille en plateau Laurent Valigué.
09:49Bonsoir Laurent.
09:50Florence Rouas, avocate pénaliste.
09:52Bonsoir Florence.
09:53Bienvenue Nicolas Daguin, journaliste au Figaro.
09:55Bonsoir.
09:56Vous êtes l'un des premiers journalistes à avoir été présent au Vernet avec les équipes de BFM TV
10:01au moment de la disparition d'Émile.
10:03Bienvenue à vous sur ce plateau.
10:05On est avec Stéphane Renaud, dresseur et comportementaliste canin.
10:08On reviendra avec vous sur ce que les enquêteurs ont pu manquer ces derniers mois, ces dernières années dans l'enquête.
10:19On est également avec Jacques Fonbonne.
10:21Bonsoir Jacques, général de gendarmerie, ancien commandant de la section de recherche d'Orléans.
10:26Et on est avec Dylan Slama, avocat pénaliste.
10:29Bonsoir à tous les six.
10:30Laurent Valdiguier, ces demandes d'actes supplémentaires, c'est une demande qui compte plus d'une centaine de pages
10:38avec des demandes très précises.
10:40Combien vous dites ?
10:41400.
10:41Moi j'ai dit 400.
10:42400.
10:42Moi j'ai dit 400 aussi.
10:43Donc c'est conséquent avec des demandes très concrètes sur des témoignages supplémentaires.
10:50C'est ce qu'ils demandent.
10:51Sur une analyse de la téléphonie.
10:53C'est une contribution de la famille, enfin en tout cas des grands-parents auxquels ce soir l'avocate de Maximin disait qu'elle se joignait à ça, à cette demande.
11:03C'est une contribution de la famille à la recherche de la vérité.
11:06Ils ont eu accès au dossier d'instruction.
11:08Alors c'est vrai que la famille elle est face au poison du doute.
11:11Puisqu'à la fois la piste, à la fois ils ont été en garde à vue, à la fois ils sont sortis de garde à vue sans aucune charge.
11:17Et puis à la fois, à chaque fois qu'il y a une communication officielle ou semi-officielle des enquêteurs,
11:21c'est pour dire que la piste familiale n'est pas refermée.
11:24Donc la piste familiale c'est aussi eux.
11:25Donc c'est vrai qu'ils sont face à ce poison.
11:29Donc la famille, via leurs avocats, ils ont eu accès à la totalité du dossier.
11:34Donc ils ont pu tout lire.
11:35Parce qu'ils sont partie civile dans le dossier.
11:37Parce qu'ils sont partie civile, parce qu'ils ont le statut de victime pour la justice.
11:40Et puis parce qu'ils ont découvert.
11:41Alors c'est vrai que le fait de lire un dossier judiciaire, maître Slama c'est bien ça,
11:45ça veut dire découvrir ce qu'a dit de vous, votre voisin, votre voisine,
11:49les membres de la famille entre eux.
11:51Donc éventuellement tout petit désaccord, etc.
11:55Donc c'est vrai que c'est aussi...
11:57Et puis surtout la famille, elle est face à cette double énigme qu'est l'affaire Emile.
12:02C'est-à-dire qu'on ne sait toujours pas exactement pourquoi...
12:05Comment l'enfant est décédé le 8 juillet 2023.
12:10Et puis surtout pourquoi il a été...
12:12Le corps a été entreposé pendant 8 mois, puis ensuite rendu à la famille d'une certaine façon.
12:20Parce que son crâne a été posé sur un chemin.
12:22Donc c'est vrai que...
12:23Puisque ça c'est peut-être l'une des seules certitudes.
12:25C'est que le petit Emile n'est pas mort là où le crâne a été retrouvé.
12:30Et c'est peut-être pour ça aussi que la famille demande à ce que de nouveaux endroits soient investigués.
12:39Alors visiblement ce ne seraient pas des maisons habitées.
12:42Eux demandent à ce qu'il y ait des granges, des remises, des hangars,
12:47des terrains qui soient investigués dans leur intégralité.
12:49Ça veut dire Nicolas Daguin que selon la famille,
12:52il y a encore des endroits qui n'ont pas été...
12:55où les enquêteurs ne se sont pas rendus ?
12:57Selon eux, a priori, effectivement, tout n'aurait pas été ratissé pour ce qui concerne ces zones agricoles.
13:04C'est vrai que la géographie, le secteur est quand même assez large, assez épais.
13:10Et effectivement, il y a de nombreuses fermes, de nombreuses granges, de vieilles cabanes abandonnées.
13:17Et sans doute n'ont-elles pas toutes été explorées de fond en comble ?
13:20Et c'est vrai qu'aujourd'hui, ce dont disposent les enquêteurs, les scientifiques,
13:26c'est d'un crâne qui n'est même pas complet.
13:28Donc il y a peut-être, c'est malheureux à dire, mais un squelette des restes à retrouver,
13:34des effets personnels également du petit Émile.
13:37Et c'est en ce sens, effectivement, que les parties civiles demandent
13:42à ce que ces zones qui n'auraient pas été suffisamment ratissées, ces bâtiments, le soient.
13:46Voilà ce que dit l'avocate du grand-père d'Émile.
13:51De nombreux bâtiments, notamment agricoles, n'ont jamais été fouillés ni perquisitionnés.
13:56En fin de compte, on n'a retrouvé qu'un morceau de crâne de l'enfant.
13:58Le reste du corps, ainsi que plusieurs effets personnels, manquent toujours.
14:01Ils sont peut-être encore quelque part.
14:03Jacques Fonbonne, on croyait quand même que les enquêteurs avaient ratissé,
14:08dans les moindres recoins, cette zone du hameau du Auvergne, non,
14:14il reste des endroits où les enquêteurs ne sont pas allés.
14:17C'est ce que disent les parties civiles, avec, comme le disait Laurent,
14:19peut-être la volonté d'apporter des éléments nouveaux à l'enquête.
14:24C'est une procédure qui réunit plusieurs milliers de PV.
14:30Vous savez, c'est une question d'enquête concentrique.
14:35C'est-à-dire qu'on va d'abord s'intéresser aux lieux et aux personnages
14:39les plus proches des faits, puis ensuite on va étendre les investigations
14:42aux personnes qui n'ont qu'un rapport beaucoup plus distant
14:46et aux lieux qui sont plus loin.
14:48Au bout d'un moment, on s'arrête forcément.
14:50Alors après, on peut toujours mettre, peut-être qu'ils ont raison,
14:55mais on peut toujours mettre un coup de lumière, un coup de projecteur
14:58sur des zones qui n'ont pas été explorées,
15:01mais où s'arrêtent de façon pragmatique,
15:04le moment où on dit, écoutez, maintenant on est à 2, 3, 4, 5 kilomètres,
15:09compte tenu du terrain, de la distance que le petit a pu parcourir,
15:13manifestement, mais en matière d'enquête, il n'y a jamais de certitude absolue,
15:17on est en dehors de la zone.
15:18Parce qu'à un moment donné, il faut se concentrer sur d'autres pistes,
15:21sur d'autres personnes, sur d'autres perquisitions.
15:24Et voilà, il paraît très difficile de l'endroit où on est
15:28de savoir si on a poussé les investigations assez loin.
15:33A priori, je vais vous dire, oui, la section des recherches de Marseille,
15:35c'est la plus grande section des recherches de la gendarmerie.
15:38C'est tous des gens qui sont expérimentés.
15:41Et c'est quand même le béabat d'une enquête criminelle
15:44que déjà d'investiguer sur la zone de crime,
15:47sur la zone de disparition, de façon à essayer de trouver quelque chose.
15:50– Valentin Doyen, journaliste spécialiste de l'affaire Émile, est avec nous.
15:56Est-ce que la famille estime que l'enquête a été mal faite ?
16:01– Je ne pense pas que la famille pense ça.
16:04En revanche, elle a une certitude, la famille et leurs avocats,
16:08c'est que l'énergie de la section de recherche de Marseille
16:10et de la cellule nationale d'enquête a avant tout été mise
16:13pour confondre un membre de la famille.
16:16Et en creux, ils pensent que d'autres pistes
16:21n'ont peut-être pas été assez fouillées à leur goût.
16:26C'est pour cette raison qu'ils formulent plusieurs demandes,
16:29vous l'avez dit, des fouilles.
16:30Ce qu'il faut savoir, c'est que c'est vrai qu'il y a eu 90,
16:33enfin, de nombreux hectares qui ont été fouillés.
16:35Mais ces fouilles ont eu lieu avant la découverte
16:38du crâne de l'enfant et de ses vêtements.
16:41Ça veut dire que la colline de Villevieille
16:42n'a peut-être pas été fouillée dans son intégralité
16:46ainsi que les bâtiments agricoles.
16:49Ce qui relève également les partis civils,
16:51ce sont certaines incohérences et des approximations
16:54lors de nombreuses auditions qui ont été menées
16:56au tout début de l'enquête.
16:58Des incohérences dans les propos
16:59et des incohérences également en fonction des déclarations
17:02et des bornages téléphoniques.
17:05Et puis, il y a ces ADN également
17:07qui intéressent les partis civils
17:09et les grands-parents de l'enfant
17:11avec peut-être un prélèvement qui pourrait être fait
17:15non pas massif, mais ciblé de personnes
17:18qui ont l'habitude du hameau l'été,
17:20que ce soit des randonneurs,
17:22des personnes également qui ont des terres,
17:24donc des agriculteurs ou encore des chasseurs
17:27puisque c'est un endroit assez escarpé
17:29où une partie du crâne de l'enfant a été retrouvée.
17:32Mais je ne pense pas que la famille a l'impression
17:34que l'enquête a été bâclée.
17:36– Vous restez avec nous, Valentin Dorian,
17:38mais effectivement, vous avez évoqué un point intéressant
17:40sur cette demande aussi de la famille,
17:43des grands-parents du petit Émile,
17:45d'effectuer des prélèvements ADN
17:47sur les habitants du hameau.
17:49Peut-être qu'on peut écouter l'avocat
17:51de la grand-mère du petit Émile.
17:52– C'est quelque chose qui me semble opportun
17:54au regard des investigations qui ont été conduites.
17:58En réalité, une enquête, c'est quelque chose de vivant,
18:01elle ne doit jamais être figée.
18:02Nous avons pu suivre, et vous avez d'ailleurs
18:04apporter un intérêt particulier au suivi de cette enquête
18:07et aux investigations qui ont été mises en œuvre,
18:09notamment sur le plan technique,
18:10il faut que celle-ci, et notamment celle
18:12que vous avez évoquée à l'instant,
18:14puissent être complétées le plus ultimement possible.
18:16L'objectif, c'est d'arriver au constat
18:19selon lequel aucune porte ne sera restée fermée.
18:22Aucune option n'aura pas été suivie,
18:24c'est véritablement ce que nous appelons de nos voeux
18:26à travers ces différentes demandes.
18:28– Voilà, peut-être donc des tests ADN
18:30qui seront réalisés sur les habitants du hameau.
18:33On va les réécouter, ces habitants.
18:35Plutôt pour ces tests ADN, on écoute.
18:41– Maintenant, si ça peut apporter quelque chose
18:45pour faire aboutir l'affaire,
18:48moi, je n'habite pas le Haut-Vernay,
18:50mais j'habiterai le Haut-Vernay,
18:51je serai tout à fait d'accord,
18:52du moment que ça nous permet d'avancer,
18:53parce que tout le monde attend le dénouement de cette histoire.
18:58– Ça fait que ça va faire deux ans,
19:01au mois de mars, que j'habite ici.
19:03Après, s'il faut le faire, je le ferai.
19:05Pourquoi pas ?
19:06Oui, ça pourrait être utile.
19:07– C'est quelque chose d'habituel, ça,
19:08dans les enquêtes, Jacques Fonbonne ?
19:10– Non, ce n'est pas habituel.
19:12La première fois que ça s'est fait à grande échelle,
19:14ça a été dans l'affaire Dickinson.
19:16Vous savez, la jeune, très jeune,
19:19parce que je crois qu'elle avait 13 ans,
19:20la jeune Anglaise qui avait été violée,
19:23puis étranglée dans une colonie de vacances
19:26à Pleine-Fougère.
19:28Et c'est le juge Van Ruenbeek
19:29qui avait lancé cette procédure,
19:31avec, je crois, plus de 5000 hommes
19:34entre 15 et 65-70 ans,
19:38qui avaient effectivement tous été testés,
19:41sur réquisition du juge d'instruction, évidemment.
19:43– Et ça avait été concluant ?
19:44– Non, ça n'avait pas été concluant,
19:46mais c'est une histoire absolument extraordinaire,
19:50où, à un moment donné,
19:51je crois que c'est le procureur qui dit,
19:53écoutez, d'une liste de suspects potentiels,
19:57voilà quelques noms,
19:58et en tête de liste,
20:00parce que c'est une liste alphabétique,
20:01il y a un garçon qui s'appelle Arce Montès,
20:04et il y a un flic américain
20:06qui lit ce journal sur lequel ce nom est avancé,
20:10il tape sur sa bécane,
20:12il voit qu'il est en détention à Miami
20:15pour une affaire d'agression sexuelle,
20:18ça matche,
20:19et c'est lui qui, effectivement,
20:20est condamné, d'ailleurs,
20:23pour le meurtre de cette jeune femme.
20:26– Il est possible, Laurent Valiguet,
20:28que la justice décide d'aller dans le sens de la famille
20:32et dire, effectivement, pourquoi pas, testons,
20:34– Alors la famille dit qu'elle souhaite
20:36des prélèvements ciblés,
20:38mais c'est vrai que c'est tout à fait possible,
20:39les Anglais, le pays de Sherlock Holmes,
20:41ça fait au moins 15 ans d'avance
20:43sur le pays de Maigret,
20:44puisque 1987,
20:46les Anglais arrivent à résoudre
20:50deux viols et meurtres commis en 83 et 86
20:55grâce à l'ADN,
20:56c'est une première mondiale,
20:58et alors là, ils n'hésitent pas,
20:59les Anglais,
20:59ils font tous les hommes dans un rayon
21:01de 50 kilomètres des crimes.
21:03Ça fait 8 000,
21:04plus de 8 000 prélèvements ADN,
21:06à l'époque, il faut l'autorisation
21:08de la première ministre en personne
21:10pour autoriser ça,
21:11et puis grâce à ça,
21:12alors pour le coup,
21:13contrairement à l'affaire Dickinson
21:14dont parlait le général Fonbonne,
21:15pour le coup, grâce à ça,
21:17ils arrivent à résoudre le double crime,
21:20parce que grâce à ça,
21:21ils se rendent compte,
21:22alors un peu indirectement,
21:24ils se rendent compte
21:24que quelqu'un avait payé un autre
21:26pour aller faire le prélèvement ADN
21:28à sa place,
21:29et alors cet autre,
21:30finit par le dire au pub,
21:31puisqu'on est en Angleterre,
21:33et du coup,
21:33la patronne du pub
21:34va le dire à la police,
21:36attention,
21:37et là, ils l'arrêtent,
21:38ils arrêtent un père de famille
21:39qui était l'auteur des deux,
21:40alors que quelqu'un
21:41s'était déjà dénoncé
21:42pour le deuxième meurtre.
21:45Autrement dit,
21:46la première enquête mondiale
21:47avec de l'ADN
21:48permet d'innocenter un témoin,
21:50un innocent
21:51qui s'était pourtant accusé
21:53d'un crime,
21:54et d'en trouver un autre.
21:56C'est vrai que c'est vertigineux,
21:57tout était dit un petit peu
21:58dans cette première enquête.
21:59Ceci dit,
21:59il y a quelque chose
22:00que je trouvais un peu étonnant
22:00dans cette demande de test ADN,
22:02c'est qu'il n'y a pas d'ADN
22:03qui a été trouvé,
22:04sauf erreur de ma part,
22:05dans le cadre de cette affaire.
22:05C'est-à-dire qu'en fait,
22:06pour que des tests ADN
22:07soient utiles à un moment,
22:09il faut qu'on trouve un ADN
22:10qui matche avec un ADN.
22:10Alors, pardon,
22:11c'est ça que j'allais demander.
22:13Est-ce qu'on peut s'arrêter
22:14sur ce fameux ADN mystère ?
22:16Il y a quand même un ADN mystère
22:18sur un des vêtements
22:18du petit garçon
22:20retrouvé en forêt.
22:21Alors, c'est vrai
22:22qu'on peut imaginer
22:23que ce soit un ADN de contact,
22:25une pollution d'ADN,
22:28si c'est un gendarme,
22:29un pompier,
22:30quelqu'un qui l'est manipulé.
22:31Enfin, à ce jour,
22:31il y a un ADN inconnu
22:34sur un des vêtements
22:35de l'enfant.
22:35Et autre chose que j'ajouterais,
22:36et alors là,
22:37ce n'est pas vous forcément
22:37qui allez me contredire,
22:38mais sur les demandes
22:39d'investigation,
22:39notamment de perquisition
22:40d'un certain nombre de lieux
22:41et de bâtiments agricoles,
22:43je trouve ça curieux peut-être
22:43de le médiatiser,
22:44de le communiquer.
22:45Parce qu'à partir du moment
22:45où on communique
22:46sur des endroits
22:47à perquisitionner,
22:48tous les faits de surprise
22:49qui pourraient avoir lieu
22:50en allant chercher
22:51dans ces endroits
22:51des éventuels objets
22:53qui auraient été oubliés
22:54il y a quelques mois
22:55ou quelques années,
22:56on perd cet effet de surprise-là.
22:58Donc, je suis peut-être
22:58un peu surpris
22:59de cette manière-là
22:59de communiquer sur
23:00« n'oubliez pas d'aller voir
23:01tel endroit,
23:02telle adresse,
23:02telle chose »,
23:03et y compris sur
23:04un certain nombre
23:04de témoignages
23:05dont ils disent
23:05« nous avons ici
23:06deux témoignages
23:07qui ne sont pas corroborants,
23:09qui ne vont pas
23:10dans le même sens ».
23:10Bon, pareil,
23:11en le disant à la presse,
23:13il y a peut-être un risque
23:14que les personnes concernées
23:15prennent leur téléphone
23:16par un message récrypté
23:17ou autre pour se dire
23:19« peut-être que là,
23:19on n'a pas été très fin ».
23:21Donc, moi, je pense
23:22que ces investigations,
23:23elles peuvent être utiles.
23:24Mais le fait de communiquer
23:25sur ces investigations,
23:26je me demande
23:26si ça ne peut pas nuire
23:27à l'effectivité
23:28de ces investigations.
23:29Oui, forcément.
23:30Alors après,
23:31il peut y avoir
23:32deux niveaux
23:33dans la perquisition.
23:34C'est-à-dire que
23:35si on cherche un éléphant
23:37au milieu du salon,
23:38effectivement,
23:40celui qui est le propriétaire
23:41de l'éléphant
23:41va le déplacer.
23:42Maintenant,
23:43si on a déjà fait
23:44ces perquisitions,
23:44si on a déjà fait
23:45des visites domiciliaires
23:46et qu'on va chercher
23:47une minuscule trace d'ADN,
23:50quelque chose
23:51qui forcément
23:52a échappé
23:53à celui qui aurait voulu
23:54dissimuler les preuves,
23:55là,
23:56on a une chance
23:56de le trouver.
23:57Mais dans une grange,
23:58il y a énormément
23:59de poussière,
24:00il y a énormément
24:00de mouvements.
24:02Il fait chaud l'été,
24:03il fait froid l'hiver.
24:04Donc l'ADN va se détruire
24:06très facilement,
24:08du moins plus rapidement
24:09que depuis le temps
24:11que l'enquête est commencée.
24:11Mais trois ans plus tard,
24:12on peut quand même
24:12retrouver des traces ADN.
24:14Alors,
24:15ça n'est qu'une question
24:16de conservation.
24:19Moi,
24:19je me souviens
24:20d'une affaire
24:20qu'on avait faite
24:21dans l'arrière-pays-niçois
24:23où pour identifier un corps,
24:24on avait été faire
24:25une exhumation
24:26de la maman
24:27et on avait retrouvé
24:28de l'ADN mitochondrial
24:29qui avait été parfaitement
24:30conservé dans le caveau.
24:32Là,
24:32si c'est en plein air,
24:33on évoquait la question
24:34du Blue Star,
24:35si c'est en plein air,
24:36si c'est aux intempéries,
24:38je veux dire,
24:38on va le faire
24:39pour fermer la porte,
24:40peut-être,
24:40mais il y a vraiment
24:41très peu de chances
24:41que ça fonctionne.
24:42Blue Star,
24:42Samis Faxi,
24:43c'est ce produit
24:44qui révèle des taches de sang
24:45et ça fait partie
24:45des demandes très spécifiques
24:46des grands-parents
24:47qui disent
24:47il faut qu'on utilise
24:48ce produit-là
24:49pour essayer
24:51de trouver des...
24:51Oui,
24:51et on en parlait
24:52tout à l'heure
24:53avec Jacques
24:53et avec Laurent,
24:54ça a été vraiment
24:55un tournant finalement
24:56dans l'enquête criminelle
24:58parce que ce produit,
24:59il permet de marquer
25:01des traces de sang
25:02qui sont invisibles
25:03à l'œil nu.
25:04Vous le voyez
25:04d'ailleurs sur ces photos,
25:06si vous enlevez
25:08cette lampe ultraviolet,
25:10vous ne verrez rien
25:10et dès que vous appliquez
25:11ce produit
25:12et que vous mettez
25:13cette lampe,
25:14il y a ces traces de sang.
25:15Alors pourquoi
25:16c'est intéressant ?
25:17Parce que même si
25:18ce sang est nettoyé,
25:20lavé,
25:21relavé,
25:22qu'il a presque parfois
25:23des dizaines d'années,
25:24il ne disparaît pas.
25:27Il est même utilisé
25:28le Blue Star,
25:28je l'ai appris
25:29cet après-midi,
25:30en archéologie
25:31pour parfois
25:32retrouver des traces
25:33de sang,
25:35tout simplement
25:35de vestiges
25:37qui ont des milliers
25:39d'années,
25:39absolument.
25:40Alors comment ça marche ?
25:41C'est plutôt simple
25:42en fait,
25:43on a fait
25:43une petite infographie
25:44pour vous montrer ça.
25:46S'il y a en tout cas
25:48une suspicion
25:49autour d'un objet,
25:51les enquêteurs
25:51vont asperger
25:52cet objet
25:52de ce Blue Star,
25:54de ce produit
25:55et ensuite,
25:56s'il y a du sang,
25:57il est détecté
25:57avec cette lumière.
25:59Jacques ne va pas
26:01me contredire
26:01si je dis
26:02que justement
26:03l'avantage de ce produit
26:04qui est français,
26:05d'ailleurs,
26:06qui a été découvert
26:07par un Français
26:08il y a près de 25 ans,
26:10il ne détruit pas l'ADN.
26:12Et ça,
26:12c'est important justement,
26:13parler d'ADN à l'instant.
26:15Ce qu'il faut dire
26:16quand on voit les photos,
26:17c'est que
26:18ce n'est pas
26:19des taches de sang
26:20dans lesquelles
26:20on va marcher.
26:21Ça veut dire
26:21que ça a été
26:22absolument nettoyé.
26:26L'avé,
26:27n'importe quelle lampe
26:28et qu'on regarde,
26:29on ne voit aucune trace
26:31de sang,
26:31on ne voit rien.
26:32Il n'y a même pas
26:33une trace qui reste,
26:34on ne voit absolument rien
26:35et au moment
26:36où on met le produit,
26:37on éteint tout,
26:38ça se fait dans l'obscurité
26:39de façon à ce que
26:41le produit
26:42a son effet.
26:44Réagisse,
26:45c'est extraordinaire.
26:45En fait,
26:46en une minute,
26:47en une seconde,
26:47on voit apparaître le sang.
26:49Techniquement,
26:50c'est le fer
26:50qui se trouve
26:51dans les globules rouges
26:52qui va réagir
26:53avec ce produit.
26:54Il y a eu une affaire
26:54qui est assez célèbre,
26:55c'est la disparition,
26:56rappelez-vous,
26:57de Sophie Lottane
26:57qui était en 2018
27:00cette jeune étudiante
27:01de 20 ans.
27:02Eh bien,
27:03grâce à ce produit,
27:04les enquêteurs
27:04avaient retrouvé du sang
27:05sur une scie
27:07du suspect
27:08à l'époque,
27:09suspect numéro 1
27:10qui était Jean-Marc Rester
27:11et donc il a été condamné
27:12à la perpétuité
27:13avec une sûreté.
27:16C'est ce produit
27:16qui avait permis
27:17de le retrouver.
27:1722 ans de sûreté.
27:19Il faut le voir
27:19pour le croire,
27:20je vous dis,
27:21parce que dans le chalet
27:21des Flactifs,
27:22en 2003,
27:23ils avaient tué
27:24toute la famille.
27:25Et ils avaient tout nettoyé
27:27pendant des jours.
27:27Il n'y avait plus
27:28une goutte de sang visible.
27:30Vous n'y voyez rien.
27:31D'ailleurs,
27:31les premiers gendarmes
27:32étaient rentrés,
27:33sortis,
27:33il n'y avait rien.
27:34Ils ont passé du Bluestar
27:36et là,
27:36tout d'un coup,
27:37sur les photos projetées
27:37au procès,
27:38vous voyez des traces
27:39de sang dans l'escalier,
27:41vous voyez très précisément
27:42les projections du sang
27:43de tous ceux
27:44qu'ils avaient tués.
27:45C'était comme s'ils n'avaient
27:47rien nettoyé.
27:48Est-ce qu'on peut avoir
27:49des informations sur le sang ?
27:51Alors ça,
27:52Jacques,
27:52là-dessus,
27:53sur le sang,
27:54ça peut être...
27:54On sait qu'il y a eu du sang
27:54ou est-ce qu'on peut en savoir plus
27:55sur le sang,
27:56la nature,
27:57la date ?
27:57Si on a de l'ADN sur le sang,
27:59on va déterminer
27:59que c'est un sang humain
28:00ou pas.
28:01Ensuite,
28:02la difficulté,
28:03en fait,
28:04on a sur le sang
28:05quelque chose
28:05qui est toujours intéressant,
28:07c'est le morphisme
28:09des tâches de sang.
28:10C'est-à-dire
28:10qu'on va pouvoir,
28:11en fonction de la forme
28:13et de la projection,
28:14savoir si c'est un sang veineux,
28:16si c'est un sang artériel,
28:17si la personne a perdu son sang
28:18au courant,
28:20si ça a été lavé,
28:21effectivement,
28:21c'est beaucoup plus difficile.
28:23Moi,
28:23j'ai le souvenir
28:24d'une affaire d'agression
28:24d'une vieille personne
28:25d'un coup de couteau
28:26où la malheureuse
28:27avait couru
28:28tout le long du couloir
28:30et on avait pu déterminer
28:31le nombre de coups
28:32qui avaient été portés
28:33à la forme
28:34des tâches de sang
28:36sur les murs
28:36qui avaient été projetées.
28:38Là,
28:38évidemment,
28:39c'est plus possible.
28:40Mais c'est un progrès extraordinaire.
28:41Ça prend vraiment
28:42cinq secondes.
28:43On fait l'obscurité,
28:44on projette le produit,
28:45on attend un tout petit peu,
28:47on branche le polylight
28:48ou une lumière
28:49ou une lumière ultraviolette
28:50et ça marche.
28:51Il y a un service
28:52à l'IRCGN,
28:53chez les gendarmes,
28:54qui est spécialisé
28:55dans l'analyse
28:56des traces de sang.
28:57D'ailleurs,
28:57ils développent même
28:57un logiciel donné
28:58à tous les gendarmes
28:59pour savoir,
29:00avec un téléphone,
29:01savoir s'il y a face
29:02à une flaque
29:04ou à un goutte de sang,
29:05savoir depuis quand remonte
29:06le...
29:07Enfin,
29:07depuis quand elle est.
29:08Et ils savent,
29:09en regardant tout simplement
29:11une scène de crime,
29:13s'il y a des coups de couteau,
29:14par exemple,
29:14ils savent si c'est un droitier
29:15ou un gaucher.
29:16Alors ne me demandez pas comment,
29:18je dis,
29:18mais ils savent très précisément
29:20lire les impacts de sang
29:22sur une scène de crime.
29:23C'est une course de la personne.
29:25C'est extrêmement spectaculaire.
29:26Si elle est frappée par un gaucher,
29:27on va avoir une projection
29:28par rapport évidemment
29:29à l'analyse médico-légale.
29:30Nicolas Daguin,
29:32qu'est-ce qui va se passer là ?
29:33Ils espèrent,
29:34dans l'entourage du petit Émile,
29:36que ce produit sera donc aspergé,
29:39pardon pour les...
29:41dans les grandes lignes en tout cas,
29:43dans ces endroits un peu non-habités,
29:46ces granges,
29:47ces fermes,
29:48etc.,
29:48dans ce hameau du Auvergne.
29:49Oui, évidemment.
29:50L'objectif pour eux,
29:51c'est effectivement de retrouver
29:52des traces qui permettraient
29:54de mettre en évidence
29:56le lieu de stockage
29:58où le corps a séjourné
30:00pendant plusieurs mois
30:01ou voir l'endroit
30:03où l'Émile est décédé
30:04ou en tout cas,
30:06se rapprocher petit à petit
30:07de la vérité.
30:08Simplement,
30:08ce que je voulais dire
30:08par rapport à ces perquisitions,
30:10ce qui pourront être menées,
30:12ces fouilles dans ces bâtiments,
30:13c'est qu'on parle de l'ADN
30:14qui est la signature génétique,
30:16mais il y a aussi la question
30:17de la signature environnementale
30:19parce qu'avec cette,
30:20j'allais presque dire,
30:21cette arme
30:22et cette technique scientifique
30:23qu'est la palynologie,
30:26qui est l'étude des pollens.
30:29Or,
30:29ce qui a été mis en évidence
30:31aussi par les enquêteurs,
30:33les scientifiques,
30:34c'est justement des pollens
30:36sur les restes
30:37et les vêtements,
30:38notamment du petit Émile
30:39qui ont été retrouvés,
30:40qui ne correspondent pas
30:41au biotope
30:42où ces ossements
30:44ont été retrouvés.
30:45Ça, ça veut dire quoi ?
30:45Ça voudrait dire
30:46que si
30:47les pollens
30:49qui étaient présents
30:51sur le corps
30:53et sur les restes
30:54du petit Émile
30:54correspondent à ceux
30:55qui sont retrouvés également
30:57dans telle ou telle grange,
30:59dans tel ou tel environnement,
31:00on pourra peut-être
31:01les lier,
31:02effectivement,
31:03à cet endroit
31:04et ensuite,
31:05nous verrons.
31:06C'est le fameux
31:08biotope 1.
31:09C'est ça.
31:09Ils ont le biotope 2,
31:11c'est-à-dire qu'ils savent
31:11que le crâne d'Émile,
31:14les ossements d'Émile
31:14ont été découverts en forêt
31:16et ça,
31:17c'est ce qui fait,
31:18c'est ce qui rend
31:18cette enquête
31:19absolument hors norme.
31:20C'est l'équivalent
31:21d'une première enquête
31:23criminelle avec de l'ADN
31:24ou c'est l'équivalent
31:25de la révolution
31:26du Blue Star.
31:27Là,
31:27ils ont passé
31:29ces ossements
31:30retrouvés d'Émile
31:31à l'analyse
31:32des pollens
31:33et ils se sont rendus compte
31:34qu'ils venaient d'être mis
31:35à cet endroit-là.
31:37Et donc,
31:38le corps de l'enfance,
31:40c'est terrible,
31:40rendez-vous compte pour la famille
31:41en quoi cette affaire
31:43est terrible.
31:44Le corps de l'enfance
31:44s'est décomposé
31:46dans un autre biotope,
31:47un biotope 1,
31:48disent-ils,
31:49les gendarmes.
31:50Et effectivement,
31:51comme vous le dites,
31:52ils sont à la recherche.
31:53C'est pour ça que
31:53les avocats de la famille
31:55ont raison
31:57de pousser
31:57dans cette direction.
31:59Ils sont à la recherche
32:00du biotope 1.
32:01C'est comme ça
32:01que les gendarmes...
32:02L'endroit
32:03où il a été tué
32:04et où son corps
32:05s'est décomposé.
32:07Il a attendu
32:07pendant 8 mois
32:08que d'être déposé en forêt.
32:10Mais ceci dit,
32:10l'intervention d'un tiers humain
32:12semble actée
32:13par ce déplacement.
32:14Et c'est ça
32:14qui rend la clôture
32:15d'une information judiciaire
32:16totalement invraisemblable
32:17pour les proches.
32:18On sait qu'un humain,
32:19un être humain
32:19est intervenu.
32:21À la mort,
32:21ça on ne peut pas le savoir,
32:22mais en tout cas
32:22au déplacement du corps
32:24de ce petit émile.
32:25D'autant que le crâne
32:26a été analysé,
32:27qu'une lésion
32:28a été trouvée
32:29sur une des pommettes
32:30du petit garçon.
32:32Et c'est ce qu'avait dit
32:33à l'époque
32:34le procureur
32:35ou l'expert
32:36en tout cas
32:37qui avait analysé ce crâne.
32:38Cette lésion,
32:39elle était
32:39a priori consécutive
32:41à un coup
32:41porté
32:42par un objet.
32:45Un objet contendant.
32:47Vous êtes
32:47dresseur canin,
32:49je disais,
32:49Stéphane Reynaud,
32:50comportementaliste.
32:52En l'état,
32:53les chiens
32:53ne sont pas monopolisés.
32:55Ça dépend.
32:55Là, vous m'avez fait penser
32:56à quelque chose.
32:56Si jamais ils avaient
32:57localisé un endroit,
32:58une range, etc.,
32:58s'il reste des ossements,
33:00un chien qui est dressé
33:01sur la recherche de cadavres
33:02pourrait retrouver des os
33:03qui seraient là
33:03depuis plusieurs mois
33:04ou plusieurs années.
33:05Parce qu'il n'y a
33:06qu'une partie du corps.
33:07Un chien
33:07a cette capacité-là ?
33:08Oui.
33:09Gramma travaille là-dessus
33:10avec des chiens
33:10qui retrouvent des corps.
33:12Ils ont déjà eu
33:13des résultats très progrès
33:14parce qu'ils ont retrouvé
33:14déjà des corps
33:15dans le passé
33:15pour la victime
33:17Maëlys,
33:18c'est ça, non ?
33:19Oui.
33:19Maëlys a été retrouvée
33:20par les chiens de Gramma.
33:21Et donc, en fait,
33:22s'ils arrivent à localiser
33:23des petites zones comme ça,
33:24ils peuvent utiliser
33:24des chiens
33:25qui pourraient aider
33:25à retrouver
33:25le reste du corps,
33:27éventuellement.
33:28Même deux ans,
33:29deux ans, deux ans et demi ?
33:31Le problème,
33:31c'est que des os
33:32d'un enfant de cet âge-là,
33:33à part le crâne,
33:34il va rester très peu de choses
33:35au bout de quelques semaines.
33:37Si le sol est argileux ou pas,
33:38il y a une décomposition
33:39du corps
33:39qui va plus ou moins vite.
33:40Mais s'il reste,
33:41le sang dont on parlait,
33:43ça peut rester
33:43des centaines d'années
33:44et les os pareils,
33:45ça dépend du milieu.
33:47D'ailleurs,
33:47le Blue Star
33:47a été utilisé deux fois,
33:49il me semble,
33:49dans cette enquête
33:51et ça n'a rien donné.
33:52Pour la jardinière,
33:52oui, bien sûr.
33:54Mais c'est l'autre aspect
33:55qui interpelle
33:56dans cette enquête,
33:56Stéphane Renaud,
33:57Renaud, pardon,
34:00c'est que les chiens,
34:01finalement,
34:03se sont arrêtés
34:05à des endroits
34:06très précis.
34:09Il y a une énigme,
34:10moi aussi,
34:10autour de ces chiens
34:11qui ont été déployés
34:11qui ont pourtant un odorat.
34:13Ils sont spécialisés
34:14là-dedans.
34:15Ils sont en capacité
34:16de retrouver,
34:18a priori,
34:19de faire avancer l'enquête.
34:20Et dans cette enquête,
34:21les chiens,
34:24à certains endroits,
34:24sont arrêtés.
34:25Dès le départ,
34:25on s'est dit,
34:26c'est ce que j'ai pensé
34:27et puis ça a été confirmé
34:28par la suite,
34:29c'est que si un chien
34:30se trompe,
34:31ça arrive,
34:32personne n'est infaillible.
34:33Un chien,
34:34deux chiens,
34:34trois chiens,
34:34six chiens,
34:35tous les chiens
34:35n'ont rien trouvé du tout.
34:37Les différents types
34:38de chiens engagés,
34:39que ce soit les chiens
34:39qui ont été en castage
34:40ou en pistage,
34:41castage,
34:42c'est une zone
34:43pour les cadavres
34:44parce qu'ils ont fait
34:44intervenir les chiens
34:45de recherche de cadavres
34:46trois semaines après.
34:47Si le cadavre était sur place,
34:49les chiens l'auraient trouvé.
34:50Ce n'est pas assez grand.
34:52Et ensuite,
34:53sur les chiens
34:54qui ont tous marqué
34:55au même endroit,
34:56c'est un indice,
34:57je pense,
34:58important pour les enquêteurs.
34:59Il y a deux faillites
35:00de chiens,
35:01Julie.
35:01La faillite des chiens
35:02pisteurs,
35:04ceux qui suivent
35:05des traces chaudes,
35:07qui auraient donc raté
35:08l'enfant
35:08s'il s'était perdu
35:09tout seul en forêt
35:10puisqu'ils s'arrêtent
35:12au lavoir.
35:12Les Saint-Hubert aussi.
35:13Ils s'arrêtent tous
35:14au lavoir.
35:14Donc c'est vrai
35:16qu'il y a plusieurs générations
35:18de chiens
35:18qui n'auraient pas
35:20su suivre la piste.
35:21Et puis il y a
35:21une deuxième faillite
35:22de chiens,
35:23c'est ce que nous explique
35:24M. Renaud depuis tout à l'heure,
35:26qui sont les chiens
35:27de recherche de cadavres
35:28qui seraient allés,
35:30alors on ne sait pas
35:30avec précision,
35:31qui seraient allés
35:32dans la zone
35:33de découverte
35:35des ossements
35:35et puis qui là,
35:36à l'époque,
35:37n'avaient rien vus.
35:38Même s'ils ne sont pas
35:38passés à côté à côté,
35:39c'est quand même
35:40un enfant qui est mort
35:41qui fait 15 kilos
35:42depuis plusieurs semaines.
35:44C'est pas concevable.
35:46C'est quand même assez...
35:48Je suis très sceptique.
35:49Dès le départ,
35:50on s'est dit
35:50qu'il a forcément
35:51été déplacé mécaniquement.
35:53Et là, effectivement,
35:54on peut perdre les chiens
35:54sur un déplacement mécanique.
35:56Donc quelqu'un
35:56qui aurait déplacé,
35:58d'où l'arrêt net
35:59de ces différentes races
36:01de chiens.
36:02En plus,
36:02soit il a été déplacé
36:03dans un environnement
36:04très proche,
36:05mais bien fermé
36:06parce que les molécules
36:07continuent à s'échapper,
36:10soit il a été mis
36:11assez loin
36:11pour qu'effectivement
36:12aucun chien
36:12puisse prendre la piste.
36:13Mais même s'il n'était
36:15pas très loin,
36:16je dirais,
36:16de la zone de recherche
36:17des chiens,
36:18il était forcément
36:19bien enfermé
36:21pour qu'il n'y ait
36:22aucune odeur,
36:23molécule
36:23qui s'échappe
36:24de ce contenant.
36:26Valentin Doyen
36:27est toujours avec nous,
36:28journaliste spécialisé
36:28dans l'affaire Émile.
36:29Vous connaissez très bien
36:30le Auvergne.
36:31On est quasiment
36:32trois ans plus tard.
36:34Quelle est l'atmosphère ?
36:36Il y a toujours
36:37cette atmosphère
36:38de soupçons,
36:39ce climat de soupçons
36:40qui règnent dans ce hameau
36:42du Auvergne ?
36:44Écoutez,
36:44les habitants du Auvergne
36:45n'en parlent plus.
36:46Ils ne parlent pas
36:46de l'affaire.
36:47Même entre eux,
36:48lorsque je m'y rends,
36:49lorsque je discute avec eux,
36:51ça met du temps
36:51avant que le sujet
36:52vienne sur la table
36:53et c'est toujours moi
36:53qui le met sur la table.
36:55Ils en ont assez
36:56de cette affaire.
36:57Ils aimeraient bien savoir.
36:59La plupart des habitants
37:00du Auvergne,
37:00comme du Bas-Vernay,
37:01ont une intime conviction
37:02et cette intime conviction
37:03les oriente vers
37:04la piste familiale
37:06pour la simple et bonne raison
37:07qu'ils ne veulent pas croire
37:08que l'un des leurs,
37:09l'un des 120 administrés
37:10de cette commune
37:10puisse être à l'origine
37:11d'un crime,
37:14tout simplement.
37:14Mais le doute
37:15est toujours permis.
37:16Donc c'est ça aussi
37:17qui peut parfois
37:19les mettre au mal à l'aise
37:19lorsqu'on discute avec eux,
37:20lorsque je leur dis
37:21que voilà,
37:22quatre personnes
37:23de la même famille
37:23ont été mises en garde à vue,
37:25ces personnes sont sorties
37:26sans aucune poursuite,
37:27même si la piste n'est pas,
37:28la porte n'est pas fermée,
37:30la porte familiale,
37:31les enquêteurs travaillent
37:32sur d'autres possibilités
37:33et ces possibilités,
37:34elles peuvent aussi être au cœur
37:36du hameau et du village.
37:38Ça, bien sûr,
37:39les habitants ne veulent pas
37:40en entendre parler,
37:40je peux les comprendre
37:41puisqu'ils vivent
37:42les uns avec les autres
37:43depuis plusieurs décennies,
37:45plusieurs générations
37:46pour certaines familles.
37:47Donc voilà,
37:48il n'y a pas vraiment
37:49de soupçon,
37:50il y a une grande appréhension
37:51sur la suite
37:52qui va être donnée
37:52à cette enquête.
37:55Merci Valentin.
37:56Et peut-être qu'on peut
37:57revenir sur la question
37:58de cet oncle.
38:00Il y a donc
38:00les grands-parents,
38:02l'oncle et la tante,
38:04l'une des tantes,
38:05l'un des oncles
38:06du petit Émile
38:06qui avait été placé
38:07en garde à vue,
38:08ils ont été entendus
38:08à plusieurs reprises.
38:10Et l'enquête
38:11qui s'est intéressée
38:12plus spécifiquement
38:13ces derniers jours
38:14à l'oncle Maximin
38:15dont on a entendu parler
38:17dans le reportage
38:17tout à l'heure,
38:18dont les deux vélos
38:20ont été perquisitionnés,
38:22Laurent Valdiguier.
38:23Pourquoi ?
38:24Pourquoi ces vélos ?
38:25Qu'est-ce qu'on soupçonne ?
38:27Alors,
38:28ils sont allés perquisitionner
38:29la maison des grands-parents
38:30au Auvergne.
38:31Et dans un but précis,
38:33on l'avait appris
38:34le 16 décembre,
38:35en direct,
38:35quasiment,
38:36que les gendarmes,
38:38qui n'étaient pas
38:39passés inaperçus,
38:40avaient saisi
38:41des objets volumineux.
38:43Et puis,
38:43ensuite,
38:43on a découvert
38:44qu'il s'agissait de vélos.
38:46Et en réalité,
38:47de vélos,
38:47deux vélos ciblés,
38:49puisque,
38:49tu sais,
38:50la famille Védovini,
38:51ils sont dix enfants,
38:52donc des vélos
38:52dans la maison,
38:53ils devraient y avoir
38:53beaucoup,
38:56peut-être une grosse
38:58demi-douzaine.
38:59Et en réalité,
39:00ils sont venus,
39:00les enquêteurs,
39:01pour chercher les vélos
39:02utilisés par Maxima,
39:05l'un des oncles.
39:08Alors,
39:08c'est vrai aussi
39:09que ça,
39:09ça a interpellé
39:10parce qu'il y a
39:11des témoignages
39:12des gens du Haut-Vernay
39:14qui ont vu Maxima
39:15le jour de la recherche
39:17d'Émile
39:18à vélo.
39:20Donc,
39:21c'est vrai
39:21que les enquêteurs
39:22testent l'hypothèse,
39:24d'où la saisie des vélos,
39:25leur envoie
39:26au laboratoire
39:27du professeur
39:29d'Outre-Mé-Puche
39:29à Bordeaux
39:30à la recherche
39:31d'éventuelles traces...
39:32C'est l'un des plus grands
39:32spécialistes français
39:33de l'analyse ADN.
39:35...de traces de sang,
39:36appelons un chat à chat,
39:38dans le but
39:38de fermer cette piste,
39:40de fermer cette porte,
39:41comme disent les enquêteurs,
39:42à savoir
39:43d'un éventuel
39:43choc avec l'enfant
39:46au moment
39:46de sa recherche.
39:47Donc,
39:49là,
39:49l'hypothèse
39:50qui est étudiée,
39:51en tout cas,
39:51c'est potentiellement
39:52un accident de vélo
39:53qui aurait
39:55tué le petit émé.
39:57Oui,
39:57la fracture du zygomatique
39:59de l'enfant
39:59est compatible
40:00avec un choc
40:01sur un cadre de vélo.
40:04Moi,
40:04raisonnablement,
40:06je pense que les enquêteurs
40:07auront eu un renseignement
40:07pour s'intéresser,
40:09comme le dit Laurent,
40:10particulièrement
40:11à ces deux vélos
40:13qui appartiennent
40:14à la même personne,
40:15donc à l'oncle.
40:16Après,
40:17même si on retrouve
40:18l'ADN de l'enfant
40:19sur ce vélo,
40:21sur ce cadre de vélo,
40:23qu'il pilotait
40:23au moment où
40:24les faits ont lieu.
40:25C'est-à-dire qu'on va apporter
40:26une preuve matérielle,
40:27mais a priori,
40:28ce n'est pas avec ça
40:29qu'on va aller
40:30jusqu'à l'utilisateur
40:31et donc qui pourrait
40:32être potentiellement
40:33le coupable.
40:34Moi,
40:35juste ce que j'allais vous dire,
40:36c'est que je suis en mesure
40:36de vous dire ce soir
40:37pour avoir discuté ce matin
40:38avec une source
40:39très proche de l'enquête
40:40qu'a priori,
40:41cette porte des vélos
40:42serait refermée.
40:44Qu'a priori,
40:45les tests,
40:46les analyses conduites
40:48sur ces deux roues
40:49n'ont rien donné.
40:51C'était extrêmement ténu
40:53comme piste.
40:53Il s'agissait de trouver
40:55éventuellement du sang
40:56ou des traces de sang
40:57parce que de l'ADN
40:58qui est de l'ADN
40:59du petit Émile
40:59sur le vélo
41:00ou de son oncle,
41:01ça n'aurait rien dit
41:02de particulier.
41:03Avec le ton,
41:03on ne l'aurait pas forcément
41:04retrouvé de toute façon.
41:06C'est là qu'on voit
41:06que les enquêteurs
41:07font un boulot
41:07et ratissent large
41:08et effectivement
41:09vont voir absolument
41:10toutes les hypothèses.
41:11C'est pour ça
41:12qu'il y a des demandes d'actes.
41:13Il faut qu'elles soient acceptées
41:14par le juge d'instruction
41:14de les demandes d'actes
41:15parce qu'on parle
41:16depuis tout à l'heure
41:16de Blue Mineral.
41:17C'est au juge d'instruction
41:18de dire si oui ou non
41:19il mène ces investigations
41:21demandées par les grands-parents.
41:22J'imagine que les 400 pages
41:23il y a plusieurs demandes d'actes
41:24distinctes.
41:25Le juge d'instruction
41:26peut aussi dire
41:26oui pour ça,
41:27non pour ça,
41:28oui pour ça,
41:28non pour ça.
41:29C'est-à-dire un rejet partiel
41:30ou une acceptation partielle
41:31des demandes d'actes
41:32et les avocats
41:33auront la possibilité
41:33d'aller devant
41:34la chambre d'instruction
41:35pour faire appel
41:36de l'éventuel refus
41:37du magistrat instructeur.
41:39Il est possible
41:39effectivement
41:41que ce soit
41:42un contre-feu
41:43allumé par
41:44les grands-parents.
41:45Tout le monde
41:46est présumé innocent
41:46dans cette affaire.
41:47Il faut bien le repréciser.
41:48Il faut absolument le rappeler.
41:50Mais est-ce qu'il y a
41:51aussi derrière
41:52cette possibilité
41:54que voyant les taux
41:55se resserrer
41:56quand même
41:56depuis des mois
41:57sur la famille
41:59ils se disent
41:59on va essayer
42:01d'envoyer les enquêteurs ailleurs.
42:02C'est de se dire
42:03que ce sont effectivement
42:04des victimes
42:05incontestablement
42:06parce qu'ils ont perdu
42:06ce petit garçon
42:09et qu'ils ont
42:10j'allais dire
42:11presque le devoir
42:12mais en tout cas
42:12ils ont le droit
42:13de savoir ce qui se passe
42:15et comme vous le disiez
42:16maître
42:16de pousser
42:19le juge d'instruction
42:19à faire
42:20tous les actes
42:21qu'il juge utiles
42:23et puis
42:24le côté obscur
42:26c'est
42:26ça pourrait nous permettre
42:29à un moment donné
42:30de prouver
42:31notre bonne foi
42:32puisque c'est nous
42:33pour le cas
42:34où les soupçons
42:35reviendraient sur nous
42:36qui avons demandé
42:37ces actes supplémentaires
42:38d'enquête
42:38on ne l'aurait évidemment
42:39pas fait
42:40si on était mêlé
42:41à la mort du petit.
42:43En l'état
42:44Nicolas Daguin
42:46c'est la famille
42:49qui est au cœur
42:49de l'enquête
42:50je veux dire
42:50il n'y a pas
42:51d'autre profil
42:52autour de cette famille
42:53après trois ans
42:55d'enquête
42:56qui intéressent
42:58particulièrement
42:58les enquêteurs.
42:59En tout cas
42:59à ce stade
43:00tout ce qui ressort
43:01de l'enquête
43:02des actes d'enquête
43:03qui sont plus ou moins
43:03médiatisés
43:04plus ou moins volontairement
43:05d'ailleurs
43:06on peut se poser
43:07la question de savoir
43:07aussi si
43:08les perquisitions
43:10des vélos
43:10le prénom de Maximin
43:12est-ce que c'était pas
43:13aussi une manière
43:13peut-être pour
43:14les juges d'instruction
43:15pour les enquêteurs
43:16de mettre un peu
43:17la pression
43:17sur ce dernier
43:18mais a priori
43:20aujourd'hui
43:20à part la cellule familiale
43:21en tout cas
43:22aucune piste sérieuse
43:23ne se dégage
43:24On va revenir
43:25sur ces demandes
43:27d'investigation
43:28par la famille
43:29plus d'analyse
43:30de la téléphonie
43:31que les habitants
43:33du Auvernais
43:33soient soumis
43:33à des tests ADN
43:34c'est un reportage
43:35signé Stéphanie Zenati
43:36et Sophie Herbie
43:37Dans le silence
43:43des montagnes
43:43enneigées
43:44du Auvernais
43:45un mystère
43:46plane toujours
43:47celui de la mort
43:50d'Emile
43:51Depuis deux ans
43:53et demi
43:54une dizaine
43:55d'hommes
43:55de la section
43:55de recherche
43:56de Marseille
43:57sont toujours
43:58mobilisés
43:58quotidiennement
43:59pour tenter
44:00d'élucider l'affaire
44:01Mais en parallèle
44:03la famille Védovini
44:05mène elle aussi
44:06sa propre enquête
44:07Gilles
44:09habite le Vernais
44:11et suit l'affaire
44:12depuis le début
44:13Il se dit prêt à tout
44:15pour permettre
44:16à la vérité
44:16d'éclater enfin
44:17Ça fait déjà
44:20très longtemps
44:21que cette histoire
44:22traîne
44:22et qu'on n'en voit
44:23jamais la fin
44:23et il y a toujours
44:24un peu des suspicions
44:26qui traînent
44:27dans le village
44:27donc ce qui serait bien
44:29c'est si les gens
44:31peuvent aider
44:31à trouver
44:32une issue
44:34à cette affaire
44:35il faut que
44:36tout le monde
44:37participe
44:37Le 8 novembre dernier
44:40Anne et Philippe
44:42les grands-parents
44:43de l'enfant
44:43ainsi que deux
44:44de ses oncles et tantes
44:45Marthe et Maximin
44:47passent la journée
44:48dans le hameau
44:49Ils cherchent
44:51des réponses
44:52tentent d'explorer
44:53des pistes
44:54qui selon eux
44:54n'auraient pas été
44:56suffisamment étudiées
44:57Ils ont analysé
45:00la topographie
45:01des lieux de recherche
45:02ils ont fait
45:03des relevés
45:03pris des photos
45:04utilisé des drones
45:05pour réaliser
45:06une cartographie
45:07des lieux
45:08Il s'aurait s'agir
45:08ici d'une critique
45:10ou d'une concurrence
45:11portée au travail
45:13remarquable
45:13que les femmes
45:14et les hommes
45:15de la section
45:15de recherche de Marseille
45:16ont mis en oeuvre
45:16depuis la disparition
45:18du petit Émile
45:19Simplement
45:19la partie civile
45:21que je représente
45:22ne peut pas demeurer
45:23un spectateur passif
45:25face à une procédure
45:26qui engage
45:27la vie de sa famille
45:28et entend bien
45:29apporter sa contribution
45:31à la recherche
45:31de la vérité
45:32Alors après cette visite
45:34les Védovigny
45:35décident de déposer
45:36par la voix
45:37de leurs avocats
45:38plusieurs demandes
45:39d'actes complémentaires
45:41auprès des deux juges
45:42d'instruction
45:42d'Aix-en-Provence
45:43Un dossier
45:46de plus d'une centaine
45:47de pages
45:47dans lequel
45:48ils pointent du doigt
45:49plusieurs éléments
45:50à vérifier
45:51Certains bâtiments agricoles
45:53notamment au Vernet
45:55dans le Hameau
45:56et à proximité
45:56sur la colline
45:57de Villevieille
45:58là où les ossements
45:58du petit garçon
45:59ont été retrouvés
46:00en mars 2024
46:01n'ont pas été fouillés
46:02pour certains
46:03ou n'ont pas été
46:05assez fouillés
46:06pour d'autres
46:06Il y a également
46:07des prélèvements
46:08ADN
46:08qui sont ciblés
46:09des personnes
46:10du Haut-Vernay
46:11mais pas que
46:11également des personnes
46:12qui ont l'habitude
46:14du Haut-Vernay
46:15en juillet
46:16ça peut être
46:17des agriculteurs
46:18ça peut être
46:19des randonneurs
46:20des chasseurs
46:21également
46:22Des prélèvements
46:24ADN
46:25qui ont déjà
46:26été évoqués
46:26par les enquêteurs
46:27se souvient Gilles
46:28mais qui jusque là
46:29n'ont jamais été réalisés
46:31Je suis un peu surpris
46:32sur cette demande
46:34mais c'est les enquêteurs
46:36qui jugeront
46:36Moi
46:37du moment
46:38que les enquêteurs
46:39le demandent
46:40c'est pour faire avancer
46:40l'affaire
46:41donc moi
46:42je dis oui
46:43sans poser de questions
46:44Autre demande
46:45formulée dans ce dossier
46:46remis au juge
46:47l'élargissement
46:48de la zone d'enquête
46:49Et puis dernière
46:51demande
46:52portée à notre connaissance
46:53c'est l'utilisation
46:54du Bluestar
46:55Le Bluestar
46:55vous le savez
46:55c'est ce produit
46:56qui permet de déceler
46:57des traces de sang
46:58invisibles à la venue
46:59Les avocats des grands-parents
47:00souhaitent qu'on utilise
47:02ce produit
47:03sur tous les sentiers
47:04aux abords
47:05du domicile familial
47:06du Haut-Vernay
47:07L'objectif
47:09c'est d'arriver
47:11au constat
47:11selon lequel
47:12aucune porte
47:13ne sera restée fermée
47:14aucune option
47:16n'aura pas été suivie
47:17c'est véritablement
47:18ce que nous appelons
47:18de nos voeux
47:19à travers ces différentes demandes
47:20Est-ce une manière
47:23de relancer la procédure ?
47:27De montrer
47:27qu'après avoir été placé
47:28en garde à vue
47:29en mars 2025
47:30les grands-parents
47:31d'Émile
47:32son oncle
47:33et sa tante
47:33n'ont rien à se reprocher
47:35et estiment
47:37qu'il y a d'autres pistes
47:38à explorer
47:38que l'hypothèse familiale
47:40Oui c'est vrai
47:41que depuis le début
47:41de cette affaire
47:42la piste familiale
47:43n'a jamais été refermée
47:45cela peut être
47:45bien évidemment
47:46une stratégie de défense
47:47faire ce que l'on appelle
47:49un contre-feu
47:50amener les enquêteurs
47:51sur une piste en particulier
47:52pour détourner
47:53leur attention
47:54Pourtant
47:57la semaine dernière
47:58l'enquête
47:58semblait tourner
47:59autour de Maximin
48:00l'un des enfants
48:01des Vedovini
48:02Aujourd'hui Maximin
48:05aux yeux de la justice
48:06il est une partie civile
48:07c'est-à-dire
48:08qu'il s'estime victime
48:09de ce préjudice
48:11il était là
48:11au moment de la disparition
48:13du petit garçon
48:13il a participé
48:14aux recherches
48:15il a été placé
48:16en garde à vue
48:16sans qu'aucune charge
48:17ne soit retenue
48:18contre lui
48:18et aujourd'hui
48:19il vit discrètement
48:20si j'ose dire
48:21dans le sud de la France
48:22il travaille
48:22il tient absolument
48:24à préserver son anonymat
48:25et il n'a jamais
48:26publiquement
48:27pris la parole
48:27Le 9 décembre dernier
48:31comme ses grands-parents
48:33et sa soeur
48:33il avait été entendu
48:35devant le juge d'instruction
48:36une convocation
48:38qui intervenait
48:39quelques jours
48:40avant que les gendarmes
48:41investissent le Auvergnet
48:42et perquisitionne
48:44la maison familiale
48:45des Vedovini
48:45Ce qu'on sait
48:46c'est que les enquêteurs
48:47de la section de recherche
48:48donc les gendarmes
48:49de Marseille
48:50sont retournés
48:50au Auvergnet
48:51dans le cadre
48:51de perquisitions
48:52qui ont été ordonnées
48:53par le juge d'instruction
48:54et lors de ces perquisitions
48:56il y a eu des saisies
48:57Ces saisies
48:57et cette perquisition
48:58ont été faites
49:00au vu de tous
49:00au Auvergnet
49:01il n'y avait pas
49:02de dispositif
49:03de façon à cacher
49:04cette opération
49:04je vous assure
49:05qu'une dizaine
49:06de personnes
49:06appartenant à la gendarmerie
49:08qui se présentent
49:09au Auvergnet
49:09un 16 décembre
49:10ceux-là
49:11par définition
49:12se remarquent
49:13ils ont saisi
49:14plusieurs objets
49:15et notamment
49:16ce qu'on est en mesure
49:17de dire aujourd'hui
49:17c'est qu'ils ont saisi
49:18deux vélos
49:19dans le garage
49:20des grands-parents
49:21du petit Émile
49:21dans leur logement
49:22du Auvergnet
49:23des vélos
49:25qui selon nos informations
49:26appartiennent
49:27à Maximin
49:28l'oncle d'Émile
49:29pourrait-il être lié
49:31à la disparition
49:32du petit garçon
49:32pourquoi ces deux vélos
49:34intéressent-ils autant
49:35les enquêteurs
49:36on va mener des expertises
49:39pour voir
49:40s'il y a un élément
49:41de ce vélo
49:41qui a pu entrer
49:42en contact
49:43avec le crâne
49:43de l'enfant
49:43et dans quelles circonstances
49:44est-ce que c'est un accident
49:45est-ce que c'est le vélo
49:47qui lui est rentré dedans
49:47est-ce qu'il est tombé
49:48sur le vélo
49:49est-ce qu'on s'est servi
49:49du vélo comme du dame
49:50c'est toutes ces pistes
49:51que les experts
49:52vont tenter de vérifier
49:53aujourd'hui
49:54ces expertises
49:55qui sont menées
49:56notamment par le docteur
49:57d'Outruma-Puche
49:57à Bordeaux
49:58à chaque fois
49:58que les enquêteurs
49:59trouvent un élément
50:00en l'espèce
50:00les vélos
50:01ces vélos sont emmenés
50:02dans ce laboratoire
50:03pour tenter
50:04de déceler un ADN
50:05que cela soit
50:06une tache de sang
50:07une empreinte digitale
50:09pour toujours
50:10avec ce même objectif
50:11trouver l'élément
50:12qui a causé
50:13la mort du petit garçon
50:14car d'après
50:15le rapport anthropologique
50:17rendu début 2025
50:18et l'expertise
50:20de la boîte crânienne
50:21de l'enfant
50:21Emile aurait reçu
50:23un coup au niveau
50:24du zygomatique droit
50:25cet os situé
50:26en haut de la pommette
50:27une blessure
50:29causée avec un objet
50:30ce qui écarte
50:31la piste
50:32d'une chute accidentelle
50:33on a maintenant
50:35la certitude
50:35qu'Emile ne s'est pas
50:36perdu seul
50:36qui a l'intervention
50:37d'un être humain
50:38pour expliquer
50:39la disparition
50:40et la mort de l'enfant
50:41ce n'est pas rien
50:42ça veut donc dire
50:43qu'à un moment donné
50:45quelqu'un a donné
50:46la mort à Emile
50:47volontairement
50:48ou involontairement
50:48est-ce ce coup
50:50qui aurait provoqué
50:51la mort d'Emile
50:51le rapport
50:52ne le précise pas
50:53en revanche
50:54un autre élément
50:55trouble les enquêteurs
50:57les vêtements
50:59récupérés
50:59à proximité
51:00du crâne de l'enfant
51:01sont restés
51:02intacts
51:03ils auraient donc
51:04été transportés
51:05puis déposés
51:06peu de temps
51:06après leur découverte
51:08les conclusions
51:09de ces expertises
51:10permettent de considérer
51:11l'hypothèse
51:12que le corps
51:13n'est pas demeuré
51:14au même endroit
51:14et dans le même biotope
51:16au cours du processus
51:18de décomposition
51:18et qu'il n'a pas été
51:19enfoui
51:20vous aurez compris
51:21donc que les expertises
51:23introduisent
51:24la probabilité
51:25de l'intervention
51:26d'un tiers
51:26dans la disparition
51:28et la mort
51:29d'Emile Soleil
51:29ça veut dire deux choses
51:31soit
51:32quand Emile
51:33est mort
51:34il n'avait pas
51:35les vêtements
51:36qui ont été retrouvés
51:37sur ce chemin
51:39forestier
51:39à proximité
51:40du hameau
51:41de Villevieille
51:41au Vernet
51:42soit
51:43il avait
51:44ses vêtements
51:44mais ils lui ont été
51:45retirés au moment
51:46de son décès
51:47pour ensuite
51:48être déposés
51:49avec ses ossements
51:50que s'est-il réellement
51:54passé le 8 juillet
51:552023
51:56après deux ans
51:57et demi
51:58d'investigation
51:59l'enquête
52:00pourrait-elle
52:00aujourd'hui
52:01prendre une nouvelle
52:01tournure
52:02le dossier
52:06de demande
52:06d'actes supplémentaires
52:07remis par les grands-parents
52:08du petit garçon
52:09peut-il permettre
52:11d'élucider
52:11les circonstances
52:12de la mort
52:13de leur petit-fils
52:14leur démarche
52:15a une chance
52:16d'aboutir
52:17libre maintenant
52:18aux deux juges
52:18d'instruction
52:18en charge
52:19de cette enquête
52:19d'y donner suite
52:20favorablement ou non
52:21quoi qu'il en soit
52:22ces deux magistrats
52:23ont un délai
52:24de 30 jours
52:25pour rendre
52:25leurs observations
52:26et prendre une décision
52:28sur un acte
52:29en particulier
52:29ou sur l'ensemble
52:30des actes
52:31demandés
52:32si ce délai
52:33est expiré
52:33les avocats
52:33des grands-parents
52:34d'Émile
52:34pourront saisir
52:35la chambre
52:36de l'instruction
52:36de la cour
52:37d'appel
52:37d'Aix-en-Provence
52:37Anne et Philippe
52:40Vedovini
52:40ainsi que leurs enfants
52:42Marthe et Maximin
52:43sont partis civils
52:44dans ce dossier
52:45après leur arrestation
52:48il y a un peu
52:49moins d'un an
52:49aucune charge
52:51n'a été retenue
52:52contre eux
52:52depuis le début
52:54de l'affaire
52:54aucune mise
52:55en examen
52:56n'a été prononcée
52:57de l'affaire
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