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  • il y a 3 heures
Ce mercredi 21 janvier, Thibault François, co-fondateur et associé de Fastea Capital, s'est penché sur l'adoucissement du ton de Donald Trump concernant le Groenland, Dassault Aviation sur un plus haut historique, l'effondrement en bourse du titre Danone, le doublement des nouvelles commandes d'Alstom au T3, la conformité du CA d'Atos en 2025 par rapport aux attentes, l'Europe face au défi énergétique dans le domaine de l'IA, l'automatisation de l'ingénierie logicielle pour bientôt, la menace d'achat de Ryanair par Elon Musk, ainsi que la hausse de 3% des ventes de Burberry au T3, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:00BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Antoine, donc on sera à Davos dans un instant, on écoutera Donald Trump qui vient de s'exprimer.
00:10La tendance générale sur les marchés, donc léger retournement à la hausse depuis ce discours de Donald Trump pour le CAC 40.
00:16Oui, et il est uniquement question de tendance sur les indices parce que du côté des valeurs, c'est très troublant.
00:21Trio de tête du CAC 40, trio de queue si on peut dire, on a exactement les mêmes valeurs que tout à l'heure à 11h.
00:30C'est assez étonnant, ça n'a absolument pas bougé.
00:32ArcelorMittal gagne 4% à 43,24 euros, Renault plus 3,17 euros à 32,86 euros et Pernod Ricard plus 3,16 euros à 76,46 euros.
00:41On avait aussi le secteur du luxe qui était en belle hausse.
00:43Il a souffert depuis quelques séances du fait de l'agitation géoéconomique.
00:49Mais là, on s'est bien remis parce qu'il y a eu des résultats plutôt probants de la part de Burberry ce matin au Royaume-Uni.
00:54LVMH gagne donc 2,2% à 582,80 euros et Kering plus de 10, 275,30 euros.
01:01Et à la baisse, on a exactement le même cocktail de valeurs et dans le même ordre.
01:04Danone, moins 6,47 à 68,84 euros.
01:07Euronext, moins 2,56 à 121,95 euros.
01:11Et Thales, moins 1,25 à 261 euros.
01:15A noter que le secteur du luxe nous permet de surperformer assez largement.
01:19L'Europe boursière, vu que l'Eurostock 50 est en baisse de 0,19%, mais qu'il y a des prises de bénéfices musclées sur l'ensemble du secteur de la défense en Allemagne.
01:26Et ça provoque une baisse assez nette du DAX, toujours, malgré ce retournement de tendance, moins 0,53%.
01:31Thibaut François est avec nous pour Fastia Capital.
01:33Bonjour Thibaut, ravi de vous retrouver.
01:36Petit retournement sur les indices.
01:37Quand même un petit impact de Donald Trump qui s'est exprimé à Davos.
01:40Vous restez avec nous Thibaut, je vous propose d'écouter Donald Trump.
01:43Ce qui a permis au marché d'un coup de se retourner légèrement à la hausse, en tout cas pour ce qui concerne le CAC 40.
01:47Mais à la baisse pour les valeurs de défense, lorsque Donald Trump explique qu'il ne recourra pas à la violence pour conquérir le Groenland.
01:53Donald Trump, c'était il y a moins d'une heure.
01:55Nous n'obtiendrons probablement rien, à moins que je ne décide d'utiliser une force excessive, ce qui nous rendrait franchement inarrêtables.
02:04Mais je ne le ferai pas.
02:08Tout le monde dit, autant mieux.
02:11C'est probablement la déclaration la plus importante que j'ai faite, car les gens pensaient que j'utiliserais la force.
02:19Je n'y recourrais pas.
02:23Tout ce que les Etats-Unis demandent, c'est un endroit appelé le Groenland.
02:27Nous l'avions déjà en tant que fiduciaire.
02:29Nous l'avons respectueusement rendu au Danemark, il n'y a pas si longtemps,
02:33après avoir vaincu les Allemands, les Japonais, les Italiens, lors de la Seconde Guerre mondiale.
02:37Nous le leur avons rendu.
02:38Donald Trump qui cherche désormais à convaincre, en tout cas devant le parterre de Davos,
02:44des arguments plutôt que des menaces.
02:46Le CAC gagne un peu de terrain.
02:48Il perdait 0,5, maintenant il gagne 0,18.
02:50Ce n'est pas embrassez-vous, Folville, mais c'est un peu moins négatif quand même qu'il y a une heure avant que Donald Trump s'exprime.
02:55Comment est-ce que vous regardez ce discours que vous avez suivi, Thibault, puis surtout la réaction des marchés cet après-midi ?
03:01Oui, effectivement, c'est un petit peu moins négatif.
03:02Il n'y aura pas d'agressivité pour aller chercher le Groenland,
03:06même si ça reste une position qui risque d'être stratégique pour les États-Unis.
03:11Et donc forcément, on va avoir un petit peu de volatilité sur les marchés.
03:16On parle de stratégie pour éviter que la Russie ou la Chine puissent s'installer au Groenland.
03:20Et donc effectivement, les États-Unis préfèrent être les premiers pour s'y installer.
03:24Il y a aussi le sujet des terres rares derrière.
03:27Donc bien sûr, pas de recours à la guerre, c'est quand même plutôt une bonne nouvelle.
03:30Ça veut dire que d'un point de vue géopolitique, les tensions entre l'Europe et les États-Unis vont un petit peu se détendre,
03:36en tout cas à très court terme.
03:38On avait vu quand même que ça s'était tendu forcément depuis 48 heures de façon assez significative.
03:43Donc bien sûr, c'est normal aujourd'hui que le marché rebondisse.
03:47On retrouve en bas du palmarès les valeurs de la défense.
03:51C'est assez logique aussi.
03:52Et donc on a un marché du luxe qui tire le CAC 40, ainsi que tout ce qui est beverage et tout ce qui est automobile.
04:01C'est assez logique.
04:02Donc on va avoir normalement des taxes douanières qui devraient être moins importantes
04:05et donc un conflit géopolitique qui s'éloigne.
04:07Tant mieux.
04:07Oui, tant mieux, même si les pressions commerciales, elles, sont toujours là.
04:10En fait, la tension va passer plus franchement encore du militaire, manifestement, au commercial ou à l'économique.
04:17Quoique, Donald Trump a dit « mais il est très probable que nous n'obtenons rien sur le gouvernement ».
04:20Bon, on verra.
04:22En tout cas, il met un tout petit peu d'eau dans son vin, de glaçon, on va dire, dans son vin.
04:26Le CAC 40 est en petite hausse de 0,1%.
04:28Alors Dassault Aviation, du coup, recule un peu.
04:31Moins 0,18.
04:31Ce matin, le titre était sur un plus haut historique.
04:33On a cette question d'un auditeur concernant Dassault Aviation
04:36qui nous demande, cet auditeur, il s'appelle Alex, il nous a écrit sur X.
04:40Il nous demande jusqu'où il y aura le titre, tout simplement, après le plus haut de ce matin.
04:42Dassault Aviation, Thibault.
04:45Écoutez, Dassault Aviation, ça fait partie des actifs stratégiques pour l'Europe.
04:49C'est un actif européen.
04:52C'est le seul en Europe aujourd'hui en termes d'aviation militaire.
04:56Donc ça, c'est quand même plutôt intéressant.
04:57Ça veut dire que les autres concurrents, ils sont plutôt américains.
04:59Donc, d'un point de vue en jeu européen, Dassault Aviation a vraiment une carte à jouer.
05:03Alors maintenant, les niveaux de valorisation sont bien sûr bien plus élevés qu'il y a 4 ans sur Dassault Aviation.
05:09Mais ça fait partie des sociétés qui bénéficient d'un momentum qui est extrêmement favorable sur le marché.
05:15Donc, même si la valorisation est élevée, on reste sur un momentum extrêmement favorable sur le dossier.
05:20Donc, pour l'instant, ça fait partie des dossiers qu'il faut avoir en portefeuille.
05:22Oui.
05:23Et alors, ce même auditeur nous demande, entre Dassault Aviation, Thalès et Lockheed Martin aux États-Unis,
05:27qui est en hausse d'ailleurs de 2% aujourd'hui à Wall Street.
05:28Lockheed Martin, laquelle il faut choisir, quitte à investir dans la défense,
05:31plutôt la défense américaine ou les acteurs européens ?
05:34Alors, clairement, on enlève la partie américaine.
05:39Parce que, effectivement, si on veut jouer la partie souveraineté européenne,
05:42on ne va pas investir sur des boîtes américaines, au moins aujourd'hui.
05:45Clairement, Thalès ou Dassault Aviation a privilégié.
05:48Thalès est bien sûr bien plus diversifié qu'un Dassault Aviation.
05:52Dassault Aviation est vraiment un pur player sur la partie aviation.
05:55Donc, une préférence pour Thalès pour la partie diversification.
06:00Et sur la partie, on va dire, enjeu européen, c'est plutôt la partie d'assault aviation qu'il faut jouer.
06:06On va continuer de débriefer le discours de Donald Trump dans quelques minutes, bien sûr.
06:10Pas d'autre annonce que sur le Groenland, donc, où Donald Trump dit qu'il ne recourra pas à la force.
06:14C'est ce qu'il faut retenir principalement de ce discours jusqu'ici.
06:17On sera aussi avec Laure Closier dans la suite de BFM Bourse.
06:19Au-delà de cette question de Davos, du Groenland, de la géopolitique,
06:22il y a ces valeurs qui font le sel du marché chaque jour.
06:24Et aujourd'hui, alors malheureusement, c'est une forte baisse Danone.
06:27On n'en parle pas assez souvent, d'ailleurs, peut-être, de Danone.
06:29Danone perd aujourd'hui 7% en raison d'un rappel de l'aise infantile à Singapour.
06:34Moins 7, c'est la plus forte baisse en Europe aujourd'hui, Danone.
06:37C'est le groupe qui, en tout cas, en termes de capitalisation perdue, s'affiche en tête.
06:41Est-ce que c'est un point d'entrée qu'ouvre Danone aujourd'hui en Bourse d'après vous ?
06:45Écoutez, toujours pas.
06:46Danone, ce n'est pas un dossier qu'on apprécie depuis quelques années.
06:49On trouve que les relais de croissance ne sont pas significatifs et ne sont pas évidents sur le dossier Danone.
06:56La valuation est plutôt acceptable.
06:59Mais Danone nous a habitué à bien mieux en termes de croissance, en tout cas depuis les années 90.
07:05On trouve que la stratégie est aujourd'hui un petit peu perturbée.
07:09Alors là, c'est un problème industriel qui fait baisser le titre aujourd'hui.
07:13Mais on va dire qu'en enlevant ce problème industriel, déjà, on n'est pas acheteur sur le dossier.
07:18Donc, on trouve que les relais de croissance ne sont pas présents sur le dossier.
07:21Donc, pour l'instant, c'est un dossier qu'on évite.
07:22On trouve qu'il y a plein de choses à faire sur le marché.
07:25Et aujourd'hui, Danone n'en fait pas partie.
07:27Plein de choses à faire.
07:28Par exemple, sur Alstom, le titre gagne encore 0,1%.
07:30Ils ont publié leurs résultats.
07:31Alstom, des revenus du troisième trimestre de son exercice en forte hausse avec énormément de nouvelles commandes.
07:36Il n'y a presque pas un jour sans qu'on annonce une nouvelle belle commande pour Alstom.
07:39C'est vrai que le titre, enfin le titre, le groupe a le vent en poupe.
07:43Le titre, peut-être pas encore.
07:44Il revient de très loin.
07:45Il n'a pas rattrapé ses pertes des dernières années loin de là.
07:47Mais enfin, quand même, il est sur un bon train en ce moment.
07:49Et encore aujourd'hui, il surperforme le CAC.
07:50Enfin, oui, le CAC et le marché parisien.
07:52Est-ce que vous avez envie d'accompagner cette remontée, ce rebond d'Alstom qui dure depuis maintenant plusieurs semaines, Thibaut ?
07:58Je ne suis pas plus positif sur Alstom.
08:00Je suis désolé, Guillaume.
08:01En fait, le dossier Alstom, il est assez simple à suivre.
08:05C'est qu'effectivement, depuis de nombreuses années, Alstom est dans un environnement macro et micro qui est exceptionnel pour Alstom.
08:15Que ce soit d'un point de vue train, d'un point de vue transition énergétique, ils sont sur les bons marchés.
08:20Ils ont des carnets de commandes, et vous venez de le dire, exceptionnels.
08:22Ils ont un carnet exceptionnel.
08:24Ils sortent des commandes vraiment de façon extrêmement régulière.
08:27Donc, on devrait avoir une forte visibilité sur Alstom.
08:30Le problème, c'est qu'ils sont en incapacité depuis des années à délivrer.
08:34Il y a toujours un problème d'un point de vue livraison.
08:37Il y a toujours un problème de cash flow.
08:38Il y a toujours un problème de management.
08:40Donc, c'est un dossier qui est usant.
08:43Donc, c'est un dossier sur lequel on aimerait que ça se passe bien,
08:46parce qu'on aimerait avoir une vraie stratégie autour de ça.
08:49Le problème, c'est que ça ne se passe pas bien d'un point de vue opérationnel.
08:51Donc, pour l'instant, c'est un dossier sur lequel on est à neutre.
08:54Le momentum est extrêmement favorable d'un point de vue opérationnel.
08:56Mais je pense que la partie exécution et la partie management est un vrai frein pour un relais de croissance
09:01et pour qu'on aille plus haut sur le titre Alstom.
09:04Dommage.
09:0526,29€ aujourd'hui, Alstom en hausse quand même de 0,1% dans un marché en toute petite hausse sur le CAC.
09:10À Wall Street, il est 10h13 à New York.
09:12À Wall Street, on est en hausse un peu plus franc.
09:14Je veux dire qu'hier, Wall Street a lâché tous ses gains de l'année.
09:16Wall Street est repassé en performance négative sur l'année avec la séance d'hier qui était très dure, très compliquée.
09:21Aujourd'hui, on tente un petit rebond.
09:22Plus 0,7% le S&P.
09:23Plus 0,6% le Nasdaq.
09:24Et puisqu'on parle du Nasdaq, restez bien avec nous.
09:26Dans 2-3 minutes, vous pourrez écouter Jensen Muang, le patron d'Nvidia,
09:30qui est à Davos, qui est présent à Davos et qui a répondu tout à l'heure aux questions de BFM Business.
09:35On vous fera écouter un court extrait.
09:36Puis vous pourrez rebondir dessus d'ailleurs, Thibaut, dans un instant.
09:39À propos de tech, il y a Atos aussi à suivre aujourd'hui.
09:41Plus 7,5% à la Bourse de Paris, ce titre Atos.
09:44Aujourd'hui, ils annoncent un chiffre d'affaires conforme aux attentes.
09:47Mais surtout, ils pensent dépasser, sur l'exercice de 2025,
09:50dépasser ce qui était jusqu'ici leur objectif de rentabilité.
09:53Ça suffit à porter Atos à plus 7% aujourd'hui.
09:55Est-ce que vous, pour le coup, Atos, contrairement à Alstom,
09:58retrouvent un peu d'intérêt pour vous ?
10:01Écoutez, Alstom, oui, en fait, comme de nombreuses sociétés
10:05qui ont déçu ces dernières années et qui se sont bien restructurées,
10:09Alstom repart, on va dire, pratiquement de zéro.
10:12Donc, d'un point de vue opérationnel, ça se passe mieux.
10:15Donc, tant mieux.
10:16Le carnet de commande commence à grossir.
10:18On retrouve de la croissance, on retrouve des marges.
10:21Donc, on a envie de donner un petit peu de crédit au dossier Atos.
10:24Alors, ça ne va pas repartir comme avant sur les cours qu'on a pu voir
10:28sur les dix dernières années sur le dossier Atos.
10:30Mais en tout cas, il y a un petit peu plus de crédit sur le dossier.
10:33Et je pense que ça mérite d'être accompagné.
10:35Donc, on a un momentum extrêmement favorable sur le dossier.
10:37Et ça fait partie des dossiers qu'on peut suivre sur Paris.
10:40Voilà, pourquoi pas Atos.
10:42Donc, le retour d'Atos, 7% de hausse, 57,78 euros en ce moment.
10:46Et donc, je vous le disais, à Davos, la crème de la tech aussi s'exprime.
10:48Et au micro de BFM Business, Jen Senyong, le patron d'NVIDIA,
10:52Nathan Cocampo l'a interrogé ce matin.
10:54L'Europe est-elle en train de rater le virage de l'IA ?
10:57L'Europe peut-elle encore jouer un rôle dans l'IA et la tech mondiale ?
11:00Alors, on écoute la réponse du patron d'NVIDIA sur cette question,
11:03la réponse au micro de BFM Business.
11:05Et vous rebondirez juste après, Thibault.
11:08L'intelligence artificielle repose sur plusieurs niveaux complémentaires.
11:14Et il faut une infrastructure complète.
11:16L'Europe a une opportunité exceptionnelle.
11:18pour se positionner sur l'ensemble de la chaîne de valeurs,
11:21depuis l'énergie, les infrastructures,
11:23jusqu'aux technologies de calcul et aux applications.
11:27Nous sommes à l'aube d'une nouvelle révolution industrielle.
11:34Et comme toute industrie émergente,
11:35elle a besoin d'énergie pour se développer.
11:42NVIDIA qui gagne 1,3%,
11:43Jen Senyong qui répondait aux questions BFM Business de Nathan Cocampo.
11:46Tous les pays ont besoin d'énergie.
11:48Donald Trump a annoncé d'ailleurs des investissements à fond,
11:50à fond sur le nucléaire, a-t-il dit.
11:52Avant, j'étais très dubitatif sur le nucléaire.
11:54Maintenant, je pense qu'il faut y aller à fond,
11:55a dit Donald Trump.
11:57Est-ce que l'Europe, pour vous,
11:59effectivement, Thibault,
12:00comme le dit Jen Senyong,
12:01a encore une carte à jouer
12:02et peut encore espérer exister
12:04sur la carte mondiale de la tech ?
12:05Est-ce que les acteurs cotés en bourse,
12:07certains des plus gros acteurs européens,
12:08mais peut-être encore des pépites,
12:09peut-être méconnus,
12:10mais les futurs leaders de demain
12:11vous intéressent,
12:13vous attirent,
12:13ou vous dites tout est déjà à son prix,
12:15puis l'essentiel se joue quand même là-bas aux Etats-Unis ?
12:18Non, tout n'est pas à son prix.
12:19L'Europe a une vraie carte à jouer,
12:20mais on a une vraie carte à jouer,
12:22on vient de l'entendre,
12:23d'un point de vue énergétique surtout.
12:25Bon, la tech,
12:25après,
12:26il faut juste mettre les moyens et les humains
12:28en face pour pouvoir avancer.
12:30Et est-ce que l'Europe va être capable de le faire ?
12:32Ça, c'est une autre question.
12:33Je pense que les Etats-Unis
12:34ont vraiment une longueur d'avance
12:35de ce point de vue-là.
12:37Mais par contre,
12:37d'un point de vue énergétique,
12:38on avait tout pour avancer
12:39ces 20 dernières années.
12:41On était leader mondial en France
12:43sur le nucléaire.
12:45Si demain,
12:46on réussit à avoir une politique énergétique
12:48différente en France
12:50par rapport au reste de l'Europe,
12:51et notamment,
12:52et je pense à l'Allemagne,
12:53et qu'on arrive à se dissocier de l'Allemagne
12:55d'un point de vue énergétique,
12:56je pense qu'on peut redevenir
12:58un des leaders mondiaux
12:59d'un point de vue énergétique.
13:02Et je pense qu'il faut qu'on le fasse.
13:04Donc, il n'est pas trop tard pour y aller,
13:05mais par contre,
13:05il faut avoir un peu de courage politique.
13:07Donc, on va voir sur les prochaines élections
13:08si nos prochains dirigeants
13:12auront le courage
13:13de faire face à une Allemagne
13:15qui est un petit peu moribonde
13:17d'un point de vue énergie.
13:18Oui, la tech, l'IA,
13:20on en reparle dans la suite de BFM Bourse,
13:21le PDG d'Entropique aussi est à Davos.
13:23Voici ce qu'il disait ce matin
13:25sur l'IA, le PDG d'Entropique.
13:26Nous sommes à 6-12 mois
13:28de modèles d'IA capables
13:29de faire tout ce que font
13:30les ingénieurs logiciels,
13:31de bout en bout.
13:33Nous nous approchons,
13:33ajoute-t-il,
13:34d'une boucle de rétroaction
13:35où l'IA construira de meilleures IA.
13:37L'ingénierie logicielle
13:38sera automatisable d'ici 12 mois.
13:41Voilà ce que dit donc
13:41le patron d'Entropique
13:42qui, en quelque sorte, Thibault,
13:43nous annonce la fin
13:44des acteurs des logiciels.
13:45L'IA fera le job à leur place ?
13:47Oui, c'est un petit peu
13:48ce que joue le marché
13:49déjà depuis 18-24 mois.
13:51On s'aperçoit que, effectivement,
13:53tout ce qui est ESN
13:54et tout ce qui est éditeur de logiciels,
13:56c'est beaucoup plus compliqué en Bourse.
13:58On voit bien que,
13:58d'un point de vue opérationnel,
14:00ça se passe très, très bien
14:01en termes de croissance
14:02et en termes de marge
14:02pour la plupart des entreprises,
14:04qu'elles soient européennes
14:05ou américaines, d'ailleurs.
14:06Mais, d'un point de vue boursier,
14:08c'est juste une catastrophe.
14:09On arrive sur des sociétés
14:11qui sont pratiquement value,
14:12alors que c'était des sociétés
14:13qui étaient valorisées
14:14comme des valeurs de croissance.
14:16Donc, aujourd'hui,
14:17en tout cas,
14:18le marché se pose des questions.
14:19Ce n'est pas la première fois
14:20qu'on l'entend.
14:20Le marché a déjà anticipé
14:21ce genre de discours.
14:24On va voir un petit peu
14:25ce que ça va donner.
14:26Moi, je trouve que le scénario
14:27« On n'aura plus besoin
14:28des éditeurs de logiciels »
14:29me paraît un petit peu utopique.
14:32Je pense que des Dassault Systèmes,
14:35par exemple, en France,
14:36je pense qu'on en aura toujours besoin
14:37et je pense que les ingénieurs
14:38ont cette capacité à se renouveler
14:40qui est extrêmement forte
14:42dans les logiciels.
14:43Donc, je pense que c'est aujourd'hui
14:44de l'anticipation,
14:46on va dire,
14:46un petit peu utopique.
14:47Et je ne serais pas surpris
14:50qu'on retrouve un petit peu d'appétit
14:52sur les éditeurs de logiciels
14:53dans les prochains mois.
14:54Faites vos jeux.
14:55Vraiment, qui sait qui sortira gagnant
14:57de tout ça au bout de...
14:58C'est à la fin de la foire
14:59qu'on compte les...
15:00En tout cas, sur le Nasdaq,
15:02on gagne 0,8%.
15:03Le S&P plus 0,8% aussi.
15:04Le CAC 40, Antoine, plus 0,2%.
15:06On va dire un mot,
15:08juste dans un instant,
15:08de Burberry, Thibault.
15:10Juste avant, un mot de Ryanair.
15:12Le feuilleton Ryanair,
15:13les passes d'armes,
15:14différentes passes d'armes
15:15entre le patron de Ryanair
15:16et Elon Musk,
15:17ça vole bas.
15:18Elon Musk, vous savez,
15:19dit qu'il faut virer
15:20le patron de Ryanair,
15:21le remplacer par un gars
15:21qui s'appellerait vraiment Ryan
15:23pour que Ryanair
15:24puisse mériter son nom de Ryanair.
15:25Le patron de Ryanair
15:26lui répond qu'il est idiot
15:27à Elon Musk.
15:28Et nouveauté,
15:29il annonce que Ryanair
15:30va faire une offre commerciale
15:31pour tous les idiots.
15:32Ryanair va commercialiser,
15:33c'est une vraie annonce,
15:34commercialiser 100 000 sièges
15:36à idiots.
15:37C'est comme ça
15:37qu'il les appelle Michael O'Leary.
15:39Ces sièges seront commercialisés
15:40quoi ?
15:40Moins de 17 euros
15:41le billet d'avion.
15:42Et Michael O'Leary précise
15:44prenez-les vite,
15:44ces sièges avant qu'Elon Musk
15:45ne s'en empare.
15:492026 démarre à peine.
15:51Le vol sera long.
15:52Ce sera un long courrier
15:53pour le coup.
15:54Ryanair aujourd'hui
15:54est en hausse,
15:56Thibaut,
15:57de 2,5%.
15:58Une belle offre commerciale
15:59pour ces sièges
16:00à moins de 17 euros.
16:01Et puis donc,
16:02Burberry dans le luxe,
16:03quel carton,
16:03belle publication.
16:04Alors qu'LVMH annoncera
16:05son tour,
16:06ses résultats sera en début
16:07de semaine prochaine.
16:07Burberry gagne 5,5%.
16:09Quel signal,
16:10quelle leçon vous tirez
16:11de ce qu'annonce Burberry ?
16:13Ce qui est top sur Burberry,
16:14c'est les premiers
16:15à publier.
16:18Ça se passe bien
16:19partout.
16:20D'ailleurs,
16:20plus 3% de croissance organique,
16:22c'est génial.
16:236% de croissance organique
16:24en Chine,
16:25c'est génial.
16:26Et tout ça,
16:27c'est dû depuis quelques trimestres
16:28au changement de stratégie
16:29de la direction.
16:32Il y a un effet
16:34vraiment extrêmement important
16:35par rapport à ce qui a été joué.
16:37Ils se sont recentrés
16:38sur l'historique de la marque.
16:41Ils ont fait des vêtements
16:42outdoor,
16:43donc chose qu'ils faisaient
16:44beaucoup moins.
16:45Ils étaient plutôt repartis
16:46dans la street
16:47depuis 3 ans
16:50sur Burberry.
16:51Là,
16:51ils reviennent
16:51sur les fondamentaux
16:52de Burberry,
16:53sur la marque,
16:53et ça marche.
16:54On sent bien déjà
16:55qu'il y a une nouvelle dynamique
16:56qui se met en place
16:56sur Burberry.
16:57Et ce ne serait pas surprenant
16:58qu'on ait de bonnes publications
16:59sur le secteur du luxe,
17:01notamment LVMH
17:02et Hermès
17:02dans les prochains jours.
17:03Merci Thibault François
17:04avec nous pour Frestia Capital.
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