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  • il y a 11 heures
Ce mardi 20 janvier, François Sorel a reçu Salime Nassur, fondateur de Maars, Fanny Bouton, directrice du quantique chez OVHcloud, et Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud. Ils se sont penchés sur Paris s'apprêtant à accueillir un centre de recherche en IA unique en Europe, et la préparation d'une levée de fonds de 25 milliards de dollars par Anthropic, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:00Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Tech & Co, c'est chaque soir, vous le savez, 90 minutes de tech et une heure de débrief.
00:11On revient sur les gros sujets d'actualité et on les analyse avec nos experts.
00:15Avec ce soir sur le plateau de Tech & Co, Fanny Bouton. Bonsoir Fanny.
00:18Bonsoir François.
00:19Directrice du Quantique chez OVH Cloud et passionnée de tech depuis toujours, j'ai envie de dire.
00:24Ah bah, 25 ans de passion.
00:26Voilà, 25 ans de tech, ce qui fait que tu commences à avoir un sacré background.
00:30Et à nos côtés aussi, Salim Nassur qui est là. Salut Salim !
00:32Salut !
00:33Fondateur de Mars avec deux A, ex-Google, passionné par tout ce qui touche la tech et l'intelligence artificielle.
00:41Tu en fais d'ailleurs ton job aujourd'hui, rappelons-le.
00:43C'est ça.
00:44L'un de tes jobs, c'est de sensibiliser les entreprises à l'utilisation de l'IA, mais pas n'importe comment.
00:50On aura peut-être l'occasion d'en parler tout à l'heure.
00:53Profite juste que tu le dis, enfin les entreprises comprennent que ce n'est pas juste quelque chose de technologique,
00:57mais il y a beaucoup d'humains, donc développer ses capacités humaines.
00:59Alors que c'est un paradoxe, l'IA va remplacer l'humain.
01:02On a mis trois ans à comprendre, mais voilà, maintenant, on a tous compris.
01:05C'est très bien.
01:06On arrive à comprendre ce sujet.
01:08Dans quelques instants, on parlera d'Antropique qui pourrait faire une levée de fonds géante de 25 milliards de dollars.
01:15Ça n'arrête plus du côté de ces chiffres tous plus monstrueux que les autres concernant l'IA.
01:20On évoquera aussi l'épisode Netflix qui devrait racheter, si tout va bien, Warner, même si, évidemment, la Paramount met des bâtons dans les roues dans cette transaction.
01:30Et puis, on découvrira aussi la manière dont Netflix commande ses films et oblige les producteurs à avoir, comment dire, des petites informations régulièrement dans le film.
01:41Parce que Netflix a remarqué une chose, c'est que vous et moi, lorsqu'on regarde un film sur Netflix, on a quoi dans les mains ?
01:48Eh bien, notre téléphone, ce qui fait qu'on est perturbé.
01:50Et donc, il faut répéter plusieurs fois le scénario dans le film pour qu'on le comprenne.
01:53C'est dingue.
01:54Et c'est Matt Damon qui a raconté cette petite anecdote.
01:57On reviendra là-dessus dans un instant.
01:58Mais dans l'immédiat, l'actu chaude, elle se passe à Davos, où le président de la République a enfin pu parler d'IA.
02:05C'est vrai que notre pauvre président, en ce moment, il a deux, trois sujets sur le feu.
02:10Laure Closier est avec nous.
02:11Bonsoir, Laure.
02:16Bonsoir.
02:17Quel plaisir de te retrouver dans ta Kenko.
02:18Ce n'est pas du tout ton heure.
02:19Mais là, effectivement, à Davos, on casse les codes.
02:23Alors, Emmanuel Macron a annoncé, je le disais, un centre d'excellence en intelligence artificielle qui sera à Paris.
02:28C'est une annonce un peu en catimini, c'est ça ?
02:31Bah oui, parce que la journée d'Emmanuel Macron, elle a été un peu gâchée, évidemment, par la géopolitique.
02:38Il avait prévu de faire une annonce tonitruante sur ce centre de recherche IA, centre de recherche européen, qui va être basé à Paris.
02:45Et puis, en fait, il a dû parler uniquement géopolitique toute la journée.
02:48Donc, cette annonce, elle s'est faite dans une salle de Davos, un peu à l'arrière, avec la délégation française, les entreprises qui l'accompagnent.
02:56Et puis, Maurice Lévy, qui a fait le déplacement pour soutenir le chef de l'État dans cette annonce.
03:02Donc, ce centre, évidemment, c'est important.
03:04Il y aura de la recherche, on travaillera avec les entreprises, ça sera basé à Paris.
03:07Vous avez compris, mais l'annonce, en fait, la plus importante de la journée, ce n'est pas ça.
03:11L'annonce la plus importante, c'est Yann Lequin, dont on dit, et c'est Emmanuel Macron lui-même,
03:15qui l'a annoncé tout à l'heure lors de sa prise de parole, qui sera bien basé à Paris.
03:19Oui, confirmé par Maurice Lévy, qu'on a vu il y a quelques instants et qui était à notre micro.
03:24Yann Lequin, qui redevient français, fierté pour Emmanuel Macron.
03:28Larry Fink, le patron de BlackRock, qui l'intervouait tout à l'heure, disait, belle prise, quand même, ce Yann Lequin.
03:33Yann Lequin, qui est là, à Davos, qui se promène, qui fait des rencontres.
03:36Laurent Solier est également présent.
03:38Il discute, il rencontre énormément de monde.
03:40Les premières annonces dans le détail de ce que va faire son entreprise d'intelligence artificielle, ça sera début février.
03:47Merci beaucoup, Laure.
03:50On reviendra bien évidemment tout au long de la semaine qui se poursuit, bien sûr, ce centre d'excellence concernant l'IA.
03:57Mais j'aimerais à chaud avoir un petit peu votre réaction là-dessus.
04:01On n'a donc pas beaucoup d'informations sur ce centre d'excellence IA,
04:05qui effectivement a été annoncé, Laure le disait, dans un contexte géopolitique évidemment gravissime.
04:11Donc c'est vrai que voilà.
04:13Mais bon, information, Yann Lequin revient à Paris.
04:16C'est plutôt une bonne nouvelle.
04:18Je ne sais pas si vous le connaissez personnellement, Yann Lequin ?
04:20Non, on l'a entendu en conférence plusieurs fois, bien évidemment.
04:24C'est une sommité de l'IA qui a travaillé sur des modèles depuis longtemps.
04:28Et donc le fait qu'il ait travaillé chez Meta lui a donné encore plus de visibilité.
04:33Mais il est vraiment très, très intéressant à suivre.
04:37Oui, on en parlait hier.
04:38Donc rappelons-le, Yann Lequin, l'ancien directeur scientifique de l'IA chez Meta,
04:43qui a décidé de quitter Meta.
04:45Alors il y a un article d'ailleurs très intéressant qu'on commentait hier dans Le Monde,
04:49qui explique pourquoi Yann Lequin est parti de chez Meta.
04:52Tout simplement parce qu'il n'était plus en phase avec la stratégie de Mark Zuckerberg.
04:57A la fois, on va dire, philosophique sur son avancée sur l'IA, mais aussi idéologique.
05:03Parce que Yann Lequin est plutôt, et ce n'est pas un secret de tendance démocrate,
05:07et ce qui se passe en ce moment aux Etats-Unis,
05:10et le rapport de force qu'il y a entre tous ces dirigeants de la tech et Donald Trump,
05:14rebat les cartes en quelque sorte.
05:16Et c'était assez intéressant de l'écouter.
05:18Tu le connais, toi, Salim ou pas ?
05:22Non, j'ai l'occasion de le rencontrer.
05:23Mais c'est bien d'avoir enfin quand même une star comme celle d'IA,
05:26qui réaffirme son appartenance à la France,
05:28alors que je crois qu'il vit encore aux US.
05:31Est-ce qu'il va pouvoir retourner en pas longtemps ?
05:35Non, mais je crois qu'il vit aux US, je crois qu'il est...
05:38Alors, il enseigne à New York, à l'université de New York,
05:42mais ça va être intéressant de voir ça aussi, justement.
05:44En fait, ce qui est vraiment bien, c'est...
05:47Il y a plusieurs choses que je trouve intéressantes là-dedans.
05:49C'est un, effectivement, il est français,
05:50donc là, il y a une grosse guerre qui se joue aujourd'hui
05:53entre les Etats-Unis, la Chine et l'Europe.
05:56Donc, avoir un des trois prix Turing,
05:59parce que je rappelle qu'il y avait Joshua Bengio,
06:01qui était, lui, canadien,
06:02mais plutôt, dans cet esprit démocrate encore,
06:06il y avait Geoffrey Hinton,
06:08qui, lui, est britannique,
06:10mais qui a beaucoup vécu aux Etats-Unis,
06:12et qui est en ancienne Google.
06:14Et il y avait Yann Lequin.
06:15Et moi, j'ai toujours dit,
06:16tant qu'Yann Lequin sera chez Meta,
06:18je n'apporte pas forcément beaucoup de crédit
06:20à ce qu'il dit,
06:20parce qu'il était quand même piloté,
06:22plus ou moins, quand même, par Mark Zuckerberg,
06:24et on connaît un peu les envies de Zuckerberg.
06:27Maintenant qu'il est parti,
06:28c'est une très bonne chose,
06:29parce qu'il reprend sa liberté.
06:30Et quand on a vécu,
06:31enfin, on a passé beaucoup de temps
06:32dans les grands groupes américains,
06:34on sait comment ça se passe à l'intérieur,
06:36et ça se passe...
06:37Ce n'est pas toujours ce qui est dit à l'extérieur.
06:39Donc, qu'aujourd'hui,
06:39Yann Lequin reprenne sa liberté,
06:41et qu'en plus, ils le fassent en France.
06:42C'est une très, très bonne chose.
06:44Que, justement, parmi ces trois prix Turing,
06:47les trois sont alignés sur...
06:49Ce n'est pas forcément ce modèle
06:50hégémonique à l'américaine qu'on veut avoir,
06:52et qu'il y a potentiellement des dangers
06:53à aller vers ce qu'ils veulent faire.
06:55C'est plutôt très bien.
06:57Oui, et puis, c'est aussi
06:58les changements de type de modèle.
07:00Il y avait clairement un Meta
07:02qui voulait continuer à aller plus loin
07:03dans les LLM,
07:04qui a fait des recrutements, justement,
07:06qui n'allaient pas dans le sens
07:07de ce que voulait Yann Lequin,
07:08et Yann Lequin qui parle
07:09d'aller vers des world models
07:11qui seront des modèles
07:12beaucoup plus, comment dire,
07:15grands,
07:16et qui vont utiliser l'IA différemment.
07:18Et ça, ça demandait aussi
07:19de recréer des nouvelles entreprises
07:21et des façons de penser.
07:22Donc, il y avait aussi
07:23cette façon scientifique
07:24d'aborder l'IA
07:25et d'aller vers le sujet
07:26« est-ce qu'on peut faire des AGI ou pas ? »
07:29Voilà, donc c'est tout un tas de débats.
07:31Et là, je pense qu'il va aller là-dessus.
07:34Christophe, nous a rejoint
07:34sur le plateau de quelque chose.
07:35Bonsoir, Christophe.
07:36Bonsoir.
07:37Rappelons que tu es
07:38senior advisor chez Seven2
07:39et ancien président
07:40de Microsoft France.
07:41C'était il y a quelques années.
07:44Quelques-unes.
07:44Quelques-unes.
07:45Merci de ne pas rappeler trop bien.
07:49Surtout que c'est le début de l'année.
07:50Mais bon, je suis de très près
07:52cette actualité, effectivement.
07:53Oui, c'est clair.
07:55Le fait que Yann Lequin
07:57réaffirme son appartenance à la France.
07:59Je trouve que c'est positif
08:00parce qu'on est une star,
08:01effectivement,
08:02qui décide de se relocaliser.
08:04Je pense qu'il y a quand même
08:05une problématique sous-jacente
08:07qui est de faire que l'Europe
08:10soit de nouveau
08:11une force d'innovation.
08:13Je suis toujours un gros avocat
08:15de l'échelle européenne.
08:16Ça peut commencer par la France.
08:17Mais je pense qu'il faut
08:18qu'on se serre un peu plus les coudes
08:20au niveau européen
08:21dans le contexte qu'on voit aujourd'hui.
08:23Donc je pense qu'on est une star
08:25qui vient, qui effectivement
08:27puisse éventuellement réfléchir
08:28à des modèles un peu différents
08:29parce qu'on est quand même
08:30dans une course à l'innovation.
08:34Aujourd'hui, peut-être,
08:35les LLM vont un peu s'essouffler
08:36à un moment donné.
08:37Il va falloir inventer
08:38de nouvelles façons
08:39de faire les choses.
08:40Peut-être ces world models.
08:41Donc qui sait,
08:42on aura peut-être,
08:43un peu comme on peut l'espérer
08:44avec le quantique,
08:46des technologies disruptives
08:47qui peuvent arriver
08:48et puis faire qu'on saute
08:50une génération technologique.
08:52Donc en tout cas,
08:53avoir cette perspective-là,
08:54je trouve ça positif.
08:56Je trouve que certainement
08:58pour Yann Lequin,
08:59c'est aussi de l'oxygène
09:02de pouvoir se libérer,
09:05pouvoir avoir une liberté
09:07de prise de parole.
09:08Et je dirais que
09:08ce n'est pas forcément,
09:10à mon avis,
09:10un combat entre démocrate
09:12et républicain.
09:13Je pense que c'est un peu,
09:14c'est plus effectivement
09:15une volonté d'imposer
09:19la technologie
09:20comme un facteur
09:22de domination,
09:24non seulement économique,
09:26mais militaire
09:27et culturel,
09:28avec un vrai projet
09:29derrière,
09:31piloté par certains géants
09:34de la tech
09:35et auquel,
09:36Mark Zuckerberg,
09:37de façon un peu surprenante
09:37quand on voyait
09:38l'histoire de Facebook,
09:40c'est largement,
09:42finalement,
09:42s'est révélé
09:43et a fait une sorte
09:44de coming out réactionnaire.
09:46Et c'est vrai que,
09:47bon,
09:47ça ne devait pas être simple
09:48pour Yann Lequin.
09:50et que,
09:51voilà,
09:51en tout cas,
09:51ça peut être un des éléments
09:52qui peut participer
09:53à faire renaître
09:55un peu d'innovation disruptive,
09:57mais le problème demeure,
09:59c'est celui
10:00de pouvoir agir
10:02de façon plus concertée,
10:03plus solidaire
10:04entre Européens
10:05face à une menace,
10:06là,
10:07parce que je crois
10:07que l'ambiance,
10:08elle est assez électrique
10:08à Davos
10:09et qu'on ne sait pas
10:11que l'escalade,
10:13elle peut avoir lieu
10:14et si on décide
10:15de l'enclencher,
10:16il va falloir avoir
10:16les guts
10:18pour re-suivre.
10:19C'est ça
10:19et surtout
10:20qu'il y a un sujet
10:21qui est l'innovation
10:22technologique
10:23et l'intelligence artificielle,
10:25c'est-à-dire que,
10:26voilà,
10:26aujourd'hui,
10:27il devient urgent
10:28d'acquérir,
10:29en fait,
10:30notre souveraineté
10:31sur tous ces domaines.
10:32Bien sûr.
10:32Et d'où la création
10:34de ce centre d'excellence
10:35de l'IA,
10:35alors qu'il va peut-être
10:36parier tous les problèmes,
10:38qui, rappelons-le,
10:39va être aussi
10:40très mis en avant
10:42lors du prochain
10:42VivaTech,
10:44d'après ce que j'ai compris.
10:46Et l'idée,
10:46c'est de créer
10:48une espèce
10:48d'équipe cohérente
10:50sur l'intelligence artificielle
10:52à la mode européenne,
10:53en quelque sorte,
10:54souveraine.
10:55Je lisais
10:56ces centres
10:57qui sont issus,
10:58en fait,
10:58d'une initiative
10:59de Klaus Schwab,
11:00qui est le fondateur
11:01du World Economic Forum
11:03de Davos.
11:04C'est le C4IR,
11:06donc C4 Center
11:07for Industrial Revolution.
11:11Et en fait,
11:11quand on lit
11:12la façon
11:12dont sont conçus
11:13ces centres,
11:13ce n'est pas
11:14des centres
11:15de données massives,
11:16c'est plus
11:16des centres de recherche
11:17ou différents stakeholders,
11:19donc parties prenantes
11:20se rencontrent
11:20et on réfléchit
11:21à une confiance,
11:23une éthique,
11:24une gouvernance
11:24autour des nouvelles technologies.
11:26C'est tout un vocabulaire
11:28de multilatéralisme,
11:30d'inclusivité
11:31qui semble
11:32être un peu
11:35dépassé aujourd'hui
11:36quand on voit
11:37ce qui se passe
11:37à Davos.
11:39Je voudrais juste
11:39rebondir sur ce que tu disais
11:40sur la démocrate
11:42versus républicain.
11:43Je pense que ça a quand même
11:43un point, en fait.
11:44Je pense qu'aujourd'hui,
11:46si tu refais un peu
11:46l'histoire de la tech
11:47et tout cela depuis
11:48un petit moment,
11:49la tech américaine
11:50à la base
11:51a été plutôt démocrate.
11:52Oui, bien sûr.
11:52Là, on l'a vu
11:53au moment
11:54de l'investiture
11:55de Trump.
11:56Ils se sont tous
11:56pliés derrière.
11:57Donc, ça devient
11:57très républicain
11:59et républicain
11:59veut dire quelque part
12:00une certaine vision
12:02des États-Unis,
12:03de l'hégémonie américaine.
12:05C'est un Hollywood
12:06boosté sous stéroïde,
12:09si tu veux,
12:09pour pouvoir
12:10commencer à coloniser
12:12les autres pays.
12:12Et de l'autre côté,
12:13tu as la Chine
12:13qui fait la même chose.
12:14Donc aujourd'hui,
12:15avoir l'Europe
12:16qui se positionne
12:17un peu tardivement,
12:18mais mieux vaut tard
12:18que jamais,
12:19c'est toujours bien.
12:20Bien sûr.
12:20Et moi, je vois
12:21qu'il y a vraiment,
12:22tu parlais de Zuckerberg,
12:23il y a vraiment
12:24un vrai courant
12:26philosophique,
12:27idéologique.
12:28Il y a derrière
12:28des vrais investissements
12:31qui sont faits
12:32non plus au niveau
12:32du software,
12:33au logiciel,
12:34mais au niveau
12:35du hardware
12:35avec les terres rares.
12:37Donc, c'est vraiment
12:37quelque chose
12:38qui est devenu
12:38très stratégique.
12:39C'est pour ça
12:39qu'ils en parlent
12:40autant à Davos
12:40aujourd'hui.
12:41C'est quelque chose
12:42qui en va
12:44de la survie de l'Europe,
12:45si tu veux.
12:45Oui, mais il y a
12:46des vrais sujets
12:47d'ailleurs, tu disais
12:48de filière et tout,
12:49parce que c'est bien
12:49qu'on ait le centre
12:50de recherche,
12:51qu'on crée
12:51les logiciels,
12:54les modèles, etc.,
12:54mais sur quoi
12:55on va les faire tourner ?
12:56Et là, on a le sujet
12:57des puces et des GPU
12:59sur lesquels tout ça tourne.
13:01Et là, pour l'instant,
13:02on est quand même
13:02très dépendant
13:03des Américains
13:04et des Chinois.
13:05Et c'est là où
13:07on voit,
13:08tu parlais du Quantique
13:09qui est un des sujets
13:10qui est aussi présent
13:11à Davos,
13:11qui sera plus discret
13:12cette année,
13:12mais on a aussi
13:13des startups
13:13qui sont représentées.
13:14Par exemple,
13:16moi, la semaine dernière,
13:16j'étais visitée
13:17chez ST Electronics.
13:18Comment ils vont produire
13:19les puces de silicium
13:20de la startup Cobli ?
13:22Comment on arrive
13:22à reproduire
13:23des puces
13:25chez nous
13:25pour ces technologies ?
13:26Ça fait plaisir
13:27de voir ST Micro
13:28dans l'aventure.
13:32Mais on voit bien
13:33qu'ils gravent
13:33et qu'ils vont pouvoir
13:34graver ce type de puces,
13:35mais les GPU
13:36dont on a besoin
13:36pour l'IA,
13:37pour l'instant,
13:38on ne sait plus les faire
13:39en France et en Europe.
13:40On est dépendant d'autres.
13:41Donc comment on arrive
13:42à reproduire tout ça ?
13:43Il y a toute cette chaîne
13:44de valeurs
13:45qui est très très importante.
13:46Et puis après,
13:47il y a le choix
13:47des data centers
13:48où on met les données,
13:50où on traite les données
13:51et aussi cette indépendance-là
13:53qui pose problème.
13:55Et on voit la souveraineté
13:57commencer à être renommée
13:59et remaniée
14:00de tout un tas de façons.
14:02Est-ce que ce centre
14:02d'excellence de l'IA
14:04est une vraie bonne chose
14:07qui va être concrète
14:08à votre avis
14:08ou c'est encore
14:09une annonce
14:09de communication
14:11comme on en a connu
14:12malheureusement
14:12plusieurs ces dernières années ?
14:14C'est l'éternelle question.
14:15Je n'ai pas la réponse.
14:16On aimerait tous y croire.
14:17Oui, on aimerait.
14:18Mais je pense que...
14:19Mais je pense que...
14:20Je pense que là,
14:21on n'a plus le choix.
14:22Ce n'est pas un élément décisif,
14:23je pense,
14:23par rapport à la hauteur
14:24des problématiques qu'on a.
14:26Je veux dire,
14:26les problématiques qu'on a,
14:28c'est une problématique
14:29de dire comment est-ce
14:30qu'on décide
14:30de faire jouer
14:32l'échelle européenne.
14:33On a un atout majeur,
14:34c'est notre marché.
14:35À un moment donné,
14:36si l'économie européenne
14:38est détruite,
14:39pour les GAFAM,
14:40c'est la poule aux oeufs d'or
14:41qui disparaît.
14:42Donc, à un moment donné,
14:43je pense que ce qui pourra faire
14:45rééquilibrer les choses,
14:46c'est aussi avoir une réflexion
14:48tout simplement pragmatique,
14:50consiste à dire
14:50jusqu'où ne pas aller trop loin
14:52par rapport à l'Europe.
14:53Et pour ça,
14:54il faut qu'on soit capable
14:55d'avoir une certaine solidarité
14:57en disant,
14:57oui, on va prendre le risque
14:59dans l'escalade
15:00qu'effectivement,
15:01il y ait des droits de douane
15:02qui soient donnés.
15:03Mais l'escalade,
15:03elle va peut-être durer
15:04trois, quatre semaines
15:04parce que les revirements,
15:06ils existent
15:07et les tensions vont monter.
15:09Et simplement,
15:10il ne faut pas aller diviser.
15:12Si on est divisé,
15:13on n'y arrivera pas.
15:14Et on a un atout majeur,
15:16c'est un marché
15:17de 450 millions de consommateurs
15:19éduqués,
15:20avec un bon niveau de vie,
15:21en bonne santé,
15:22qui représente un marché
15:23important.
15:25Je veux dire,
15:2630, 35, 40 %
15:27pour certains acteurs américains.
15:29Donc, c'est une vraie valeur
15:31et donc, je pense qu'il faut
15:32qu'on la fasse
15:33il faut qu'on la valorise
15:36beaucoup plus.
15:39Et pour ça,
15:41j'ai regardé un petit peu
15:42les fameux outils,
15:47le bazooka européen
15:49et les outils
15:49à outils coercition.
15:52Si on les déclenche,
15:54il va falloir accrocher
15:56sa ceinture.
15:56Parce qu'en face,
15:58ça va répondre.
15:59et ça veut dire que
16:00peut-être,
16:02si on commence
16:02à taxer massivement
16:04les services numériques
16:05et donc,
16:06les big tech américains
16:08et que ça répond
16:09de l'autre côté
16:10et qu'à un moment donné,
16:12on va nous faire peser
16:13la menace
16:14de couper
16:15office,
16:18qu'est-ce qui se passe ?
16:19Imaginez,
16:21parce que c'est vrai
16:22que t'as raison,
16:22ça paraît surréaliste,
16:24on se croirait
16:24dans un film de science-fiction.
16:26Mais en même temps,
16:26on niait.
16:27Imaginez,
16:28demain,
16:28on vous coupe Google.
16:29Non mais Google,
16:30c'est pas grave,
16:31mais office,
16:32tous les services
16:33de mail et autres,
16:34tout ce qui est lié,
16:35c'est un vrai sujet
16:36pour les entreprises,
16:37encore plus que Google.
16:38Google,
16:38t'as déjà,
16:39je sais pas combien
16:40de téléphones Android
16:41qui marchent plus
16:41ou très mal.
16:42Oui,
16:42parce qu'on parle pas de search,
16:43on parle de tout Google.
16:44Oui,
16:44de tout Google.
16:45T'as plus Gmail,
16:46t'as plus de mail,
16:48t'as plus de tout
16:49ce qui touche à l'office
16:50aussi de Google
16:50qui est très utilisé.
16:53Mais en fait,
16:53on te coupe l'accès
16:55aux nouvelles technologies,
16:56soyons clairs.
16:56Faut pas être bisounours
16:58là-dessus,
16:58c'est s'ils nous coupent
16:59les robinets,
17:00nous on retourne
17:01à l'an zéro
17:01de la technologie
17:02pendant un certain temps.
17:03Et on a malheureusement
17:04aucune solution alternative
17:05sérieuse.
17:06C'est-à-dire que
17:07le sujet de souveraineté,
17:08il est en train
17:09d'évoluer.
17:10On était partis,
17:11on dit on veut pas
17:11se faire piller nos données,
17:12c'est un problème
17:13de sécurité.
17:13Mais là,
17:14c'est quasiment existentiel.
17:15Mais après,
17:16c'est ce qu'il disait,
17:17c'est un vrai sujet,
17:18on l'avait vu déjà
17:19en 2019
17:19avec les Chinois
17:20et les Etats-Unis
17:21à l'époque,
17:22c'était,
17:23il y avait cette espèce
17:24de gars,
17:25ils se regardaient
17:25en chien de fusil
17:26parce qu'en effet,
17:28les Chinois ne pouvaient
17:29pas s'attaquer
17:29tout de suite aux Américains
17:30parce que c'était
17:3180% de leur production,
17:33de leur PIB
17:33et que même s'ils étaient
17:35vraiment sur la pente
17:36ascendante en termes
17:37de business
17:37et ils prenaient
17:38une indépendance
17:38et ils grossissaient,
17:40Huawei,
17:40quand il nous en est,
17:41il nous disait clairement
17:41en Chine,
17:42on ne peut pas encore,
17:43on est dépendant financièrement
17:45des US
17:46et de l'autre côté,
17:47c'était pareil,
17:48c'était,
17:48on ne peut pas se couper
17:49de la production
17:49de ce qui se fait en Chine
17:51et donc,
17:52il y a encore
17:52ces jeux de pouvoir
17:53mais c'est vrai que l'Europe,
17:55elle est au milieu de tout ça,
17:56elle n'est plus devenue
17:57que consommatrice
17:58et productrice de talent,
18:00comment et bon,
18:01de l'huile de la culture
18:02et de la culture,
18:03on est un marché
18:03mais entre les deux,
18:06sur la technologie,
18:08voilà,
18:08comment on passe
18:09à la prochaine étape ?
18:11Moi j'ai juste
18:11un petit bémol
18:12sur le marché
18:12parce qu'on parle toujours
18:13de ce marché européen,
18:14450 millions,
18:15il est là
18:16mais il est virtuel.
18:17En réalité,
18:17aujourd'hui,
18:18ce qu'il faut voir
18:19c'est que quand tu as
18:20un Trump d'un côté,
18:22il y a un gars
18:22qui prend une décision.
18:24Notre société,
18:24Xi Jinping,
18:26il y a une personne
18:26qui prend une décision.
18:27Nous,
18:28quand on doit prendre
18:28une décision,
18:29on va vers cette personne.
18:30C'est pour ça que je dis
18:31que théoriquement,
18:32c'est génial,
18:33sans parler
18:35de la barrière linguistique.
18:36Bien sûr,
18:37mais tu vois,
18:38et sans parler
18:39des investissements,
18:39etc.
18:40Ça va être tendu.
18:42Ce serait formidable
18:43si on arrivait
18:44à mieux fonctionner.
18:44On l'espère tous,
18:45mais de toute façon,
18:45je pense qu'on n'aura pas
18:46trop le choix
18:46si ça continue comme ça.
18:48C'est-à-dire que là,
18:48ça sera la seule voie
18:50de salut.
18:51J'aimerais qu'on enchaîne,
18:52s'il vous plaît,
18:53avec un autre sujet
18:54qui est toujours
18:56lié à l'intelligence artificielle.
18:58On va parler d'entropique.
19:00Entropique,
19:01évidemment,
19:01vous connaissez peut-être.
19:02C'est moins connu,
19:03évidemment,
19:04et moins brillant,
19:05je veux dire,
19:06spectaculaire
19:07que Chagipiti
19:08ou que Google Gemini.
19:11Mais malgré tout,
19:11entropique,
19:12c'est Claude,
19:13qui est un assistant
19:14d'intelligence artificielle
19:15qui a déjà fait ses preuves,
19:18qui est excellent
19:18dans le codage.
19:21Je crois que c'est
19:21sa particularité.
19:22Et entropique,
19:23il faut savoir
19:24qu'il y a quand même,
19:25derrière entropique,
19:25pas mal de gros,
19:27de géants de la tech
19:28qui ont investi.
19:29Je crois qu'il y a Google,
19:30il y a Amazon,
19:31enfin voilà,
19:32il y en a beaucoup,
19:33Microsoft aussi.
19:33Et ce qui est intéressant,
19:35c'est qu'il y a cette rumeur
19:36qui grossit,
19:39c'est que,
19:40en fait,
19:41entropique pourrait
19:42lever 25 milliards
19:44de dollars.
19:46Et avec cette levée de fonds,
19:50pourrait atteindre
19:50une valorisation
19:51entre 300 et 400 milliards,
19:53ce qui le met
19:53à des niveaux,
19:55en fait,
19:56inédits.
19:56Enfin,
19:57Chagipiti,
19:57enfin,
19:57OpenA,
19:58il n'est pas loin
19:58de ces...
20:00500-600 milliards,
20:01mais effectivement,
20:01300 milliards,
20:03c'était,
20:03il y a 10 ans,
20:04la valorisation
20:05de la première capitalisation
20:07boursière au monde.
20:09Microsoft,
20:10ils tutoyaient
20:10les 300 milliards.
20:11Oui,
20:12Apple aussi,
20:13enfin...
20:13C'était ça,
20:14il y a 10 ans,
20:14c'est une valorisation énorme.
20:16Et aujourd'hui,
20:16c'est une...
20:16Ils font 10 milliards
20:19d'ARR,
20:19de revenus récurrents,
20:20c'est-à-dire que ça leur fait
20:21un multiple de 35,
20:22c'est à peu près le même
20:23qu'OpenA et d'ailleurs.
20:25Mais ce qui est intéressant
20:26dans l'annonce
20:27et qui alerte beaucoup,
20:29c'est que Sequoia,
20:30qui est un énorme fonds
20:31d'investissement américain
20:32qui a soutenu depuis le début
20:35OpenAI
20:35et a investi massivement,
20:37quelque part,
20:38brise un tabou
20:38en investissant
20:39dans un concurrent
20:40d'OpenAI
20:41alors que la règle
20:42pour un venture capital
20:43en général...
20:44C'est d'être fidèle
20:44en fait à ses investisseurs.
20:46Surtout,
20:46et pas d'investir
20:46avec un concurrent,
20:47ça fait partie des choses.
20:48Et d'ailleurs,
20:49Samadman avait déclaré
20:50que si un investisseur
20:52investissait ailleurs,
20:53il le priverait
20:54l'information.
20:54Donc on va voir
20:55comment ça va.
20:56Donc c'est assez agressif
20:59comme move
20:59de la part
21:00de Sequoia.
21:02Et ça annonce peut-être
21:03une annus horribilis
21:05pour OpenAI.
21:06Ça démarre mal
21:07parce que ça démontre
21:09une certaine...
21:10Les investissements
21:11de Sequoia,
21:11de Microsoft,
21:12de Nvidia
21:12montrent une certaine forme
21:13de commoditisation
21:15des LLM
21:15en disant
21:16finalement,
21:17Claude,
21:17c'est bien pour le codage,
21:18c'est bien pour ça,
21:19Gemini pour ça,
21:20OpenAI pour ça.
21:21Et finalement,
21:22ça dévalorise
21:23la valeur
21:24excusez-moi
21:25de l'ULLM,
21:29mais ça déplace
21:30la valeur
21:31vers les usages.
21:32Et donc,
21:33tout un ensemble
21:34de choses reste ouverte,
21:35y compris d'ailleurs
21:35pour l'Europe.
21:36Mais en l'occurrence,
21:37là,
21:37ce n'est pas une très bonne
21:38nouvelle pour OpenAI.
21:39Je ne sais pas
21:39si vous avez suivi
21:40l'actualité.
21:41En fait,
21:41hier,
21:41on en parlait
21:42dans Tech&Co,
21:42mais il y a un analyste
21:43qui dit que
21:44si ça continue comme ça
21:45dans 18 mois,
21:46OpenAI fait faillite.
21:48Il dépense
21:49un milliard par mois.
21:49C'est pour ça qu'ils rentrent
21:50la pub,
21:52qu'ils ne sont plus partis
21:52sur un modèle
21:53qui était aussi open.
21:56Ce qu'il y a d'intéressant
21:56derrière cet argent
21:58qui pourrait rentrer,
22:00ce n'est pas de continuer
22:01à innover,
22:02c'est plus de sécuriser
22:03des choses,
22:04c'est-à-dire sécuriser
22:05l'achat des GPU
22:06parce que les prix augmentent
22:07et il va y avoir pénurie.
22:09Et donc,
22:09il faut quand même
22:10avoir le cash
22:11pour pouvoir continuer
22:11à payer les GPU
22:13et à payer la facture énergétique,
22:15le prix de l'électricité
22:16pas en train de baisser
22:17non plus
22:17et l'accès...
22:19Il ne veut qu'il paye
22:19le surcoût.
22:20Voilà,
22:21donc il y a ça
22:21et il y a verrouiller
22:22aussi les partenariats cloud
22:24parce que,
22:25mine de rien,
22:25pour être au bon endroit
22:27au bon moment,
22:28il faut aussi avoir
22:28des sous
22:29et faire des partenariats.
22:30Donc,
22:30c'est ça qu'il y a d'intéressant,
22:31ce n'est pas que pour innover,
22:32c'est vraiment pour consolider
22:34cette position stratégique
22:36et continuer à gagner du terrain
22:39et voilà.
22:40Donc,
22:41ça aussi,
22:41c'est important.
22:42Salim ?
22:43Juste pour revenir
22:44sur ce qu'utilisé,
22:44Christophe,
22:45c'est vrai que ça change
22:46un peu le paradigme
22:47qu'on avait jusqu'à présent
22:48de l'investisseur
22:49qui a sa thèse d'investissement
22:50et qui n'investit
22:51pas chez un concurrent.
22:52Là,
22:52ce qu'on voit avec l'IA
22:53et on le voit déjà
22:54depuis un petit moment,
22:55je ne sais pas si vous voyez
22:56la même chose,
22:56c'est que les cartes
22:58sont assez floues.
22:59Il n'y a pas le winner
22:59stake all
23:00comme d'habitude,
23:00celui qui arrive en premier
23:02gagne.
23:02On a cru que c'était
23:03OpenAI
23:03et puis finalement,
23:05il y a Google
23:05qui revient en force
23:07et puis là,
23:07il y a Claude
23:08avec Entrepris
23:09qui se dit
23:09je suis super positionné
23:11sur la partie B2B
23:12et en plus,
23:13je vais pouvoir offrir
23:15des capacités
23:16à tous les développeurs,
23:17à tous les gens
23:18qui créent eux-mêmes
23:19leurs services
23:19sur la création
23:21de sites,
23:23d'applications.
23:24Donc,
23:24on ne sait plus tellement,
23:25c'est un peu ce que tu disais
23:26tout à l'heure,
23:26on ne sait plus tellement
23:27qui va gagner.
23:28Donc,
23:28moi,
23:28je serai investisseur,
23:29je ferai exactement
23:29la même chose.
23:30Je serai investisseur
23:31mais pas au même niveau.
23:32je ne mettrai pas
23:34tous les oeufs
23:34dans le même panier
23:35parce qu'aujourd'hui,
23:35le panier,
23:36on ne sait pas
23:36qui va le gagner.
23:39Oui,
23:39et bon,
23:41on verra bien
23:42si tout ça,
23:43parce que pour l'instant,
23:43ce sont des rumeurs,
23:44on verra si c'est conforté.
23:46Ça a l'air assez fondé.
23:47Oui,
23:47ça a l'air fondé
23:48et puis assez crédible
23:50en plus.
23:51Mais Sequoia,
23:52je pense,
23:52ça leur fait mal
23:52quand même à OpenAI.
23:54Ah oui,
23:54bien sûr,
23:55le signal n'est pas bon.
23:57On va suivre de près
23:58l'évolution d'OpenAI
23:59pour cette année 2026.
24:00Vous restez sur OpenAI.
24:02On parlait tout à l'heure
24:03des world models
24:04et c'est vrai
24:04qu'eux,
24:04ils n'ont pas été
24:05sur cette voie-là.
24:07Mais par contre,
24:08il n'y a pas que Yann Lequin
24:08et aussi Faye Faye Lee,
24:10qui est une chercheuse
24:11de Stanford à la base,
24:12qui avait créé déjà
24:13sa boîte il y a un an
24:14avant Yann Lequin
24:15justement sur ces world models
24:16parce qu'elle voulait
24:18aller sur quelque chose
24:18d'un peu nouveau.
24:19Donc là,
24:20un n'empêche pas l'autre.
24:20Il y en a un qui est
24:21normalement du cache tout de suite
24:22et un du cache plus tard.
24:23On verra qui est ce qui...
24:25Il faudra qu'un jour
24:25on revienne pour expliquer
24:26ce qu'est les world models
24:27alors on a le temps là
24:28mais c'est quand même
24:29assez complexe.
24:30C'est pas assez complexe
24:31en réalité.
24:32Presque 20 heures.
24:33J'ai heureux que ça...
24:34On s'arrête là.
24:37Petite pause.
24:38On revient dans un instant.
24:40Tech & Co,
24:41la quotidienne avec
24:41Fanny Bouton,
24:42Salim Nassure
24:43et Christophe Honnette.
24:44On débriefe l'actu tech.
24:45On va s'intéresser
24:46à un gros morceau
24:46dans un instant.
24:47Le géant du divertissement
24:48qui essaie de racheter
24:50avec beaucoup de difficultés
24:51quand même en tous les cas
24:52de bâtons dans les roues.
24:54Le géant du contenu
24:56audiovisuel Warner
24:57parce que derrière
24:58il y a HBO.
24:58Enfin voilà,
24:59tout ce contenu
25:00que la plupart des gens adorent.
25:03Ça se complexifie
25:04puis on s'intéressera
25:05un petit peu
25:06au-dessous
25:06des productions
25:08de Netflix
25:09et ce que demande Netflix
25:10en fait aux producteurs
25:11pour que les séries
25:13soient efficacement
25:14regardables.
25:17On en parle dans un instant.
25:18C'est assez intéressant.
25:19Tech & Co,
25:20la quotidienne.
25:21On revient dans un instant.
25:21A tout de suite.
25:22Tech & Co,
25:25la quotidienne
25:26sur BFM Business.
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