00:00Antoine, cette fois, aujourd'hui, après 4 baisses d'affilée, mais des baisses à chaque fois extrêmement limitées, extrêmement ténues,
00:05la baisse, le mouvement s'accentue un peu.
00:07Oui, on a l'impression qu'on est en train de solder cette semaine par une note un peu plus franche, un peu plus négative,
00:13moins 0,81% pour le CAC 40, 8245 points.
00:16Mais, mais, mais, les préférences des investisseurs sont très clairement identifiées,
00:21vu que si on regarde les titres en hausse sur le CAC 40, on a vraiment un panorama des secteurs dynamiques du moment,
00:27alors notamment la Défense, un Thalès qui gagne 1,9% à 260 euros, c'est la plus forte hausse du CAC 40,
00:32Airbus plus 0,81, 216,60 euros.
00:36On a aussi le pétrole avec Total Energy qui prend 0,28% à 56,90 et un petit peu de techno.
00:42Il faut dire que la techno surperforme un petit peu les marchés aujourd'hui,
00:46notamment l'Euronext Tech Leaders qui était en hausse tout à l'heure.
00:50Là, on a ST Microelectronics qui résiste bien en gagnant 0,1% à 24,39.
00:54En revanche, à la baisse, l'ensemble du secteur du luxe est vendu.
00:58On a notamment Kering qui recule de 3,4% à 291,05 euros.
01:02C'était la plus forte baisse du CAC 40 hier et là, on continue sur une baisse marquée.
01:07On a Essilor Lusotica, moins 4%, 270,70 euros.
01:10Et puis le secteur auto, moins 2,62 pour Renault à 31,94.
01:14Stellantis, moins 2,58 à 8,43 euros.
01:17Un tout petit mot sur le SBF 120, des plus fortes baisses.
01:20Les matériaux, la chimie, on a Arkema, moins 5,2 à 50,75.
01:24Eramet, moins 5,05 à 80,90.
01:27La plus forte hausse du SBF 120, c'est un titre de la santé.
01:29C'est Médincelle qui prend 3,65 à 27,86 euros.
01:33Effectivement.
01:33Alors, il nous rejoint Pierre-David Kenu pour GSD Gestion.
01:35Bonjour Pierre-David.
01:37Il y a un autre secteur, Pierre-David, à surveiller aujourd'hui.
01:39C'est le secteur auto.
01:40On va regarder Renault.
01:41Pour ceux qui nous suivent à la radio, on est aussi en télé.
01:42Cette courbe de Renault, elle est clairement en baisse, moins 2,6%.
01:45Pourquoi ? Parce que Citi s'attend, en fait, à une prise de pouvoir chinoise
01:50plus rapide qu'attendue sur le marché automobile européen.
01:52Pour Citi, la barre des 10% de parts de marché en Europe sera franchie
01:56dès cette année par les constructeurs chinois.
01:58Jusqu'ici, Citi pensait qu'en 2026, ils auraient les Chinois 7% de parts de marché.
02:02Finalement, ce serait 10% dans leur dernière étude.
02:05Bonjour Guillaume.
02:06Oui, effectivement, le secteur automobile souffre et on a comme le sentiment que ça va un peu durer
02:15et que ce n'est pas juste une position très, très court terme.
02:21C'est vraiment un secteur qui est sous pression.
02:25La concurrence chinoise les fait beaucoup souffrir, notamment également sur tous les modèles électriques.
02:32Quand on voit le prix des voitures électriques chinoises et la qualité à laquelle ils sortent ces voitures.
02:42Et quand on sait que beaucoup de voitures électriques sont des secondes voitures,
02:46les constructeurs européens ont également du mourant à serre, si je puis dire,
02:54parce que ça va être très compliqué de les concurrencer.
02:57Donc c'est un secteur, notamment Renault, qui a très, très bien fonctionné l'année dernière.
03:02Mais un début d'année qui ne présage pas quelque chose de bon pour nous,
03:07enfin Renault et les autres, dont Stellantis peut-être encore plus,
03:11sur le début et sur l'année 2026.
03:14Donc ces valeurs Renault, Stellantis et autres valeurs, groupe européen, constructeur automobile européen,
03:20toujours pas tant d'y revenir.
03:21D'autant que les Chinois, d'après City, vont aller plus vite que prévu dans leur gain de part de marché sur ce secteur.
03:28Non, Renault, Stellantis, aucune, aucune, Pierre-David ne trouve grâce à vos yeux en début d'année.
03:33Ben non, et puis là, je vous écoutais avant de passer sur votre antenne.
03:39On voit bien l'accord avec le Canada.
03:40Voilà, ça continue en fait.
03:45Voilà, l'histoire s'écrit au fur et à mesure.
03:48Et elle s'écrit dans le sens où on va être inondé de plus en plus de marques chinoises sur notre continent,
03:57mais à travers le monde, je pense.
03:58D'autres valeurs à suivre aujourd'hui.
04:00Alors c'était évidemment hier, avant-hier, avant-avant-hier, l'alerte marché.
04:05C'est la valeur sur laquelle beaucoup de particuliers se sont alarmés, se sont inquiétés.
04:10C'est sans doute encore le cas aujourd'hui.
04:11Si vous nous suivez à la radio, à la télé régulièrement,
04:13vous suivez précisément les marchés, vous devinez de quelle valeur on va parler à présent.
04:17Ça commence par un V.
04:18Oui, cette valeur, elle perd encore 1,3% aujourd'hui.
04:21Fusion, sur une semaine, on est maintenant à un peu moins de 30% de replis.
04:26Et encore une baisse aujourd'hui.
04:27Donc, on enchaîne les replis, toujours pas de branches auxquelles se rapprocher manifestement.
04:32Alors, la direction de Fusion s'est un peu exprimée.
04:33Elle a répondu hier à Eric Blen, un de nos intervenants BFM Bourse,
04:37qui, du coup, nous a fait part, nous a partagé l'opinion de Fusion sur la chute du groupe,
04:41expliquant cette direction de Fusion que la chute n'était pas justifiée.
04:44Bien sûr, qu'ils maintiennent leurs objectifs, leurs prévisions,
04:47malgré une note d'exam qui était plutôt pessimiste sur l'avenir de Fusion.
04:50Ils estiment, Fusion, également la direction investisseur,
04:52que la concurrence chinoise a 5 ans de retard,
04:55alors que certains observateurs se disent
04:57« Oh non, non, la concurrence chinoise est peut-être en train, justement,
05:00de mettre en danger les parts de marché de Fusion. »
05:02On a un titre, en tout cas, malgré la riposte de la direction hier de Fusion,
05:05qui recule encore.
05:06Comment est-ce que vous regardez ce dossier aujourd'hui, Pierre-David ?
05:09Écoutez, nous, on est, pour le coup, on le regardait depuis longtemps,
05:13on le trouvait trop cher, donc depuis hier, on le trouve plus à notre goût.
05:18Après ce trou d'air et cette forte baisse,
05:23voilà, qui se confirme aujourd'hui, on va dire qu'on se stabilise.
05:27Pour nous, en fait, on n'est pas du tout dans un scénario catastrophe,
05:30et le marché est un peu excessif dans sa lecture.
05:36Certes, il y a des risques, notamment,
05:41sa part de marché est constituée, évidemment, des plus gros distributeurs.
05:48Donc, s'il y a un concurrent chinois qui, lui, pour le coup,
05:52a progressé de 30 % sans chiffre d'affaires l'année dernière,
05:55il y a forcément un danger, mais j'ai envie de dire que c'est un peu le risque
05:59d'être leader sur son marché depuis des années.
06:02On se doutait bien, enfin, nous, les marchés se doutaient bien
06:07qu'un jour ou l'autre, il y aurait quelqu'un qui allait arriver,
06:09qui allait commencer à prendre des parts de marché.
06:12Moi, je pense qu'ils ont effectivement de l'avance.
06:14Alors, peut-être que 5 ans, c'est trop, je ne suis pas spécialiste.
06:17C'est leur vision, si je peux me permettre.
06:21Magnifique.
06:22Mais, effectivement, ils ont de l'avance,
06:25et pendant que les autres avancent,
06:27la fusion va également avancer.
06:28Donc, en fait, on est assez serein.
06:32Et quand on regarde les chiffres,
06:34si on enlève un peu la spéculation de ces dernières 48 heures,
06:38en 2028, à moyen terme,
06:41même si on intègre une baisse du chiffre d'affaires
06:43entre 10 et 15 %,
06:45à terme de ces trois ans,
06:48on sera toujours à plus 30 par rapport à fin 2025.
06:52Donc, en fait, pour nous, il n'y a pas vraiment de gros danger.
06:55Il faut, voilà, il faut, c'est plutôt une opportunité d'achat.
06:59On peut dire aussi qu'il y a eu beaucoup de ventes,
07:02parce que c'est une position acheteuse pour beaucoup de fonds,
07:06parce que c'est une valeur spéculative.
07:08Donc, en fait, il y a aussi des mouvements très importants
07:11qui se font aussi bien à l'achat, à la vente,
07:13quand il y a de mauvaises ou de bonnes nouvelles,
07:15ce qui accentue les effets.
07:18Donc, pour nous, c'est vraiment une opportunité d'achat.
07:22Pas du tout en retrait, plutôt acheteur.
07:27Oui, oui, achat avec une certaine conviction, manifestement.
07:30Ça ne pouvait pas être plus clair.
07:31Ce type de vision, en tout cas, aujourd'hui, recule un petit peu.
07:33Dans un marché qui recule aussi,
07:35moins 0,7% actuellement.
07:38L'âge de glace, vous aimez le film L'âge de glace, Pierre-David ?
07:41Oui, oui, j'aime.
07:43Et puis, je l'ai vu de nombreuses fois quand ma fille était petite.
07:46Voilà.
07:46On vous emmène faire un nouveau tour de manège.
07:48L'âge de glace en partant au Groenland.
07:50Vous nous voyez venir.
07:51On va forer le sol du Groenland.
07:54Le Groenland, le Danemark et les États-Unis
07:55vont créer un groupe de travail
07:56pour favoriser l'implantation de bases américaines sur place au Groenland.
08:00Certains acteurs du minage, de terres rares notamment,
08:03en profitent notamment aux États-Unis.
08:05Mais la question qu'on se pose depuis le début de la semaine,
08:07c'est de savoir s'il existe des acteurs européens aussi
08:09susceptibles d'en profiter,
08:11même si évidemment, on serait tous pour protéger
08:14l'environnement naturel au Groenland.
08:16Mais manifestement, on va vers une exploitation accrue.
08:19Alors déjà, premièrement, je trouve que
08:21dans la situation dans laquelle on était ou on est,
08:25le fait de trouver un compromis et de travailler ensemble,
08:29c'est peut-être ce qu'il y a encore de mieux.
08:31D'abord parce qu'on va pouvoir, si ce n'est orienté,
08:35au moins voir ce qui se passe
08:37et peut-être espérer maîtriser quelques actions.
08:42Et puis, voilà, ça sera peut-être plus collégial.
08:46Après, sur les exploitations, en fait,
08:50j'ai t'avoué, Guillaume, que j'ai cherché
08:52parce qu'il n'y a pas beaucoup de sociétés
08:55qui exploitent le Groenland.
08:57Tout simplement parce qu'il y a beaucoup de règles,
08:59notamment qui sont imposées par le Groenland lui-même
09:02quant au ralentissement de certaines extractions
09:07parce qu'il y a du zinc, il y a du uranium dans les terres rares.
09:10Et en fait, l'uranium est dangereux.
09:12Et donc, il y a beaucoup de règles.
09:14Alors, c'est là où on peut se demander
09:16si avec l'arrivée des Américains,
09:20les règles risquent de sauter
09:23et qu'il y ait des choses qui se passent.
09:25Mais on sera au moins là pour les voir.
09:27Et donc, majoritairement, ce sont des sociétés
09:29qui sont cotées en Australie, au Nasdaq et au Canada jusqu'à présent.
09:34Et il y a beaucoup de sociétés qui y travaillent
09:36mais qui ne sont pas cotées,
09:37qui sont des entreprises locales
09:39comme Royal Greenland, Royal Arctic.
09:42Donc, elles y travaillent,
09:44mais dans une certaine sérénité.
09:46Donc, on peut avoir malgré tout un peu peur de l'avenir.
09:52Après, il y a des grosses sociétés qu'on connaît bien,
09:56un critical métal, d'ailleurs, qui a des mouvements
09:59très, très importants,
10:01mais qui est coté, elle, au Nasdaq.
10:03Il y a USA Rare Earth aussi qui cartonne en ce moment.
10:05Bon, c'est des valeurs très volatiles aussi.
10:07Merci beaucoup, Pierre-David.
10:08On vous retrouvera à la clôture des marchés tout à l'heure.
10:10Ce sera à 17h35.
10:12Alors, notez que la semaine prochaine,
10:13les publications vont un peu accélérer aux États-Unis.
10:15On suivra, par exemple, la publication d'Intel.
10:18Oui, oui, jeudi de la semaine prochaine.
10:20Intel publiera.
10:21On aura aussi à suivre la semaine prochaine.
10:23et des prises de parole de plusieurs patrons de la tech américaine, figurez-vous.
10:26Alors là, ce ne sera pas des publications,
10:28mais des prises de parole depuis Davos.
10:30Et on sera sur place, d'ailleurs, BFM Business à Davos
10:32pour une semaine spéciale, notamment en matinale.
10:34Laure Closier et ses experts, semaine très riche.
10:36Le patron de Microsoft, le PDG de Microsoft, sera là-bas.
10:39Il s'exprimera, ce sera mardi.
10:42Mercredi, ce sera au tour de James Nguyen,
10:44le patron d'Nvidia, de s'exprimer.
10:45Ne ratez pas ce moment, ce sera à 11h30.
10:47Mercredi, ça pourrait faire bouger Nvidia ensuite.
10:48Et puis, à suivre aussi, Jamie Dimon, le PDG de JP Morgan,
10:52s'exprimera.
10:53Lui, ce sera mercredi à 13h,
10:55semaine très riche que vous vivrez, bien sûr,
10:57avec nous sur BFM Business.
10:58BFM Business.
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